

lyvi
Le 14 mai 1796 – La première vaccination contre la variole est administrée.
Edward Jenner médecin de campagne en Angleterre et adepte de l’inoculation fit une observation. Les trayeuses de lait qui avaient contracté une maladie des vaches: la vaccine, étaient indemnes de variole lorsque survenaient les épidémies. La vaccine se manifestait alors par des pustules sur les mains.
Le 14 mai 1796, il inocula une goutte de pus de ces pustules à un enfant (James Phipps). Un mois après avoir inoculé la vaccine il lui injecta du pus de variole sans déclencher de réaction. Quelques mois plus tard, il réitéra l’expérience avec le même succès et confirma ainsi l’immunité. Il s’agit de la première « vaccination ». Le contenu des pustules est ensuite prélevé et transmis au bras d’un autre patient et ainsi de suite. La variole fut un tel fléau pour l’humanité que les médecins de l’époque ont osé faire le premier test de vaccination sur un enfant sans garantie de succès.
Misterprof-
14 mai 1610 :
Assassinat d'Henri IV.
Le roi de France Henri IV se rend auprès de son ami Sully qui est malade, mais il n'arrivera pas à destination et sera assassiné à la faveur d'un embarras de la circulation.
Deuxième et dernier roi de France à périr sous le couteau de son assassin après son prédécesseur immédiat Henri III, Henri IV meurt assez tôt pour échapper à une impopularité croissante.
Sa mort marque le début d'un mythe national, celui du «bon roi Henri» qui a mis fin aux guerres de religion et restauré la paix civile et la prospérité.
Usé par une vie pleine de rebondissements extraordinaires le roi peut, en ce début d'année 1610, regarder avec quelque satisfaction l’œuvre accomplie.
Mais lui-même souffre de sa mésentente avec la reine Marie de Médicis, et de grands seigneurs lui tiennent rigueur de la paix conclue entre protestants et catholiques.
En outre, la situation internationale se corse avec un projet de guerre contre les souverains catholiques d'Espagne et d'Autriche, dont les troupes menacent les frontières du royaume.
Des prêtres manifestent leur opposition à ce qu'ils considèrent comme une nouvelle trahison du roi.
Parmi leurs auditeurs, un jeune homme de 32 ans, né à Angoulême dans une famille pauvre et très pieuse.
C'est un colosse à la barbe rousse, aux yeux clairs et profonds, nommé François Ravaillac.
En 1609, Ravaillac monte à Paris, à pied, pour éliminer celui qu'il considère comme un «tyran». Au passage, dans une auberge, il vole le couteau dont il se servira pour tuer le roi.
Le 14 mai 1610, le roi quitte donc le Louvre pour se rendre à la résidence de l'Arsenal, à l'est de Paris, où réside son ami Sully.
Dans la matinée, le roi manifeste son agitation : complots, prédictions de voyantes, tourments amoureux le préoccupent.
En début d'après-midi, il part enfin en carrosse avec à ses côtés quelques compagnons dont le duc d'Épernon, mais il n'a pas jugé nécessaire que la garde à cheval l'escorte.
Rue de la Ferronnerie, près des Halles et du cimetière des Saints-Innocents, le carrosse est bloqué par une charrette de foin qui barre la rue.
Les valets qui se tiennent sur le marchepied du carrosse quittent celui-ci pour faire écarter la charrette.
Ravaillac, qui n'attendait que cela, se hisse sur un rayon de la roue.
Passant le bras par-dessus le duc d'Épernon, il frappe le roi à la poitrine de plusieurs coups de couteau.
Il est aussitôt maîtrisé et traîné dans un hôtel voisin, puis à la prison de la Conciergerie.
Trop tard, Henri IV meurt tandis que le carrosse rebrousse chemin jusqu'au Louvre.
Ravaillac est prestement jugé et, en tant que régicide, écartelé en place de Grève (l'actuelle place de l'Hôtel de ville).
Misterprof-
13 mai 1940 :
Winston Churchill prononce son discours au moment d’entrer dans la Seconde Guerre mondiale.
Il déclare notamment : "J’aimerais dire à la Chambre, comme je l’ai dit à ceux qui ont rejoint ce gouvernement : je n’ai à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur.
Vous me demandez, quelle est notre politique ?
Je vous dirais : C’est faire la guerre sur mer, sur terre et dans les airs, de toute notre puissance et de toutes les forces que Dieu pourra nous donner".

ANCOLIE67
13mai 1968 : Grande manifestation et début d'une grève générale qui va paralyser tout le pays, temps fort de Mai 68 en France. Le lundi 13 mai, une immense manifestation composées de lycéens, d'étudiant et de grévistes ouvriers et employés venus de toute la France traverse Paris.
Les événements de mai-juin 1968, ou plus brièvement Mai 68, sont une période durant laquelle se déroulent, en France, des grandes manifestations ainsi qu'une grève générale et sauvage, accompagnée d'occupations d'usines et de bâtiments administratifs, de la généralisation de forums de discussions et propositions sociales et politiques, d'une paralysie presque complète du système économique et de l'administration, et d'une ébauche d'organisation de relations sociétales égalitaires dans toute la France.
Précédés par le mouvement de 1967 contre les ordonnances sur la sécurité sociale, les événements de mai-juin 1968 apparaissent d'abord comme une rupture fondamentale dans l'histoire de la société française, matérialisant une remise en cause des institutions traditionnelles, mais l'historiographie de mai 68 a ensuite rappelé aussi, à partir des années 1990, que près de dix millions de personnes ont fait grève juste avant la négociation des accords de Grenelle (mai 1968) qui actent un relèvement de 35 % du SMIG, le salaire minimum. La révolte étudiante parisienne et dans les villes universitaires, a ensuite gagné le monde ouvrier et pratiquement toutes les catégories de population sur l'ensemble du territoire, pour constituer le plus important mouvement social du XXe siècle en France.
Ce mouvement est caractérisé par une vaste révolte spontanée antiautoritaire, de nature à la fois sociale, politique et culturelle, dirigée contre le patriarcat, le paternalisme, les structures autoritaires, le capitalisme, le consumérisme, et pour l'instauration de relations égalitaires dans le travail, les études, la famille, et, plus immédiatement, contre le pouvoir gaulliste en place.
Les événements de mai-juin provoquent la mort d'au moins sept personnes[1] et des centaines de blessés graves dans les affrontements, aussi bien du côté des manifestants que des forces de l'ordre.
Paradoxalement, la crise de mai-juin 1968[2] survient au terme d'une décennie de prospérité inégalée. Sur le plan économique, c'est l'apogée des « Trente Glorieuses », avec un taux de croissance stable de l'ordre de 5 %[3]. Le PIB par habitant en parité de pouvoir d'achat augmente lui aussi beaucoup pendant les années 1960, de l'ordre de 5 % par an[4]. Les conditions de vie s'améliorent en parallèle : entre 1954 et 1968, le taux de foyers disposant d'une baignoire ou d'une douche passe de 10 % à la moitié, et ceux équipés d'une toilette d'un quart à la moitié[4]. La société de consommation s'est installée dans les mœurs, sans que l'on prenne vraiment conscience de toutes ses implications ni des déséquilibres mondiaux qui se développent.
Toutefois, la société française est jugée très inégalitaire, l'indice de Gini est élevé : certains sont exclus de cette période d'enrichissement rapide[4].
En outre, cette croissance est aussi liée à la concurrence internationale accrue dans le cadre du marché commun européen lancé par étapes à la suite des traités de Rome de 1957[5]. Les barrières douanières entre les Six sont levées le 1er juillet 1968. Dans ce contexte, la pression sociale et salariale s'accroît tandis que persistent de profondes inégalités[3] :
nombreuses fermetures d'usines dans le textile, la mécanique, la métallurgie ;
entre 470 000 et 500 000 demandeurs d'emplois ;
cinq millions de personnes sous le seuil de pauvreté ;
deux millions de personnes perçoivent des salaires de l'ordre de 400 ou 500 francs par mois.
Depuis plusieurs mois, voire une année, des symptômes importants d'une détérioration de la situation économique française ont fait leur apparition. Le nombre de chômeurs s'accroît régulièrement : début 1968, ils sont déjà près de 500 000, soit un taux de chômage de 2 %. Les jeunes se trouvaient les premiers touchés et en 1967, le gouvernement doit créer l'ANPE[4]. La grande grève des mineurs de 1963 a signalé le malaise d'un monde de la mine qui vit ses dernières années avant le début d'une crise fatale. Un nombre important de grèves se tiennent aussi entre 1966 et 1967, en région parisienne comme en province. Deux millions de travailleurs sont payés au SMIG et se sentent exclus de la prospérité, dont beaucoup d'ouvriers des usines, de femmes ou de travailleurs immigrés. Les salaires réels commencent à baisser et les travailleurs s'inquiètent pour leurs conditions de travail. Les syndicats s'opposent ainsi aux ordonnances de 1967 sur la Sécurité sociale. Des bidonvilles existent encore, dont le plus célèbre est celui de Nanterre, directement sous les yeux des étudiants.
Même les catégories les plus privilégiées ne sont pas sans motifs d'inquiétude : la massification de l'enseignement supérieur a entraîné sur les campus d'innombrables problèmes de locaux, de manque de matériel, de transports. En 1967-1968, le gouvernement reparle aussi de « sélection scolaire », ce qui inquiète les étudiants.
Sur le plan politique, le mouvement survient en une période d'usure de la République gaullienne, en place depuis 1958. En 1965, lors de la première élection présidentielle au suffrage universel direct tenue depuis 1948, le général de Gaulle a été mis en ballottage par François Mitterrand et Jean Lecanuet à la surprise générale. Aux élections législatives de 1967, sa majorité à l'Assemblée nationale se réduit à un seul siège. Les centristes tel Valéry Giscard d'Estaing assortissent de réserves critiques leur soutien au pouvoir (le « oui, mais » de 1967). Les démocrates-chrétiens tels Jean Lecanuet restent hostiles. L'extrême droite ne pardonne pas au général le procès de Vichy ou l'« abandon » de l'Algérie française. Les gaullistes s'irritent du maintien à Matignon de Georges Pompidou, jugé trop conservateur. Quant à ce dernier, une sourde rivalité l'oppose depuis 1965 au général de Gaulle, dont il lorgne en silence la succession. Le 13 mai 1968, le slogan « Dix ans, ça suffit ! » traduit dans les défilés une certaine lassitude de l'opinion.
De Gaulle était arrivé au pouvoir grâce à des tensions sociales particulières survenues autour du coup d'État du 13 mai 1958 en jouant habilement de circonstances exceptionnelles en apparaissant comme un recours après l'émeute du 13 mai et la prise du pouvoir par l'armée à Alger. De ce fait, aux yeux de ses opposants, la légitimité de son régime reste fortement entachée par les soupçons d'un « coup d'État » originel. En dépit des succès du pouvoir (fin de la guerre d'Algérie et de la décolonisation, résorption de la crise économique, monétaire et financière, croissance soutenue) et de l'acclimatation progressive de la Constitution française du 4 octobre 1958 renforçant le pouvoir exécutif par un régime semi-présidentiel, renforcé par l'élection du président de la République au suffrage universel direct et ayant recours durant plusieurs années aux référendums.

lyvi
Le 13 mai 1958 et ses conséquences à Paris et Alger
Les événements du 13 mai 1958 mettent fin à la conception parlementaire de la République.
Ce jour là, à Alger, un comité de vigilance fondé par d'anciens combattants, des groupes de patriotes et des partis politiques, appelle à manifester contre le FLN.
Au même moment, à Paris, le président de la République René Coty désigne au poste de président du Conseil le MRP Pierre Pflimlin, qui est investi avec une majorité confortable de 174 voix pour, 120 contre et 137 abstentions.
A Alger, Pierre Pflimlin est soupçonné de vouloir abandonner l'Algérie française, si bien que sa désignation entraîne la manifestation sur un terrain politique, à un moment où Alger connaît une vacance du pouvoir : Robert Lacoste, représentant du gouvernement en Algérie, est parti sans attendre son successeur.
La manifestation dégénère en émeute, et les émeutiers s'emparent du siège du Gouvernement général. ………
https://fresques.ina.fr/independances/fiche-media/Indepe00219/le-13-mai-1958-et-ses-consequences-a-paris-et-alger.html
Et le 13 mai 1968 : Manifestation contre de Gaulle
Le 13 mai 1968, la France manifeste dans la rue contre de Gaulle, à l'occasion du dixième anniversaire de son retour au pouvoir.
Ce jour-là. Le 13 mai 1968, plus d'un million de personnes défilent dans les rues de Paris, selon les organisateurs (200 000 selon la préfecture). Pour la première fois depuis le début du mouvement, étudiants et ouvriers manifestent derrière la même banderole pour demander le départ du général de Gaulle.
Les salariés se joignent aux étudiants. Les uns et les autres dénoncent la société de consommation, le culte de la croissance économique et le chômage inhérent aux régimes capitalistes (200 000 chômeurs enregistrés…).
https://www.radiofrance.fr/franceculture/13-mai-1968-la-journee-de-l-unite-6324033

lyvi
12 mai :
le jour où Florence Nightingale révolutionna la médecine…
et où un dictateur africain se fit couronner empereur avec 40 millions de dollars
Le 12 mai 1820, Florence Nightingale voit le jour à Florence, en Italie — et c’est de cette ville qu’elle tiendra son prénom. Fille d’une riche famille britannique, elle aurait pu passer sa vie dans les salons. Elle choisit les hôpitaux de guerre.
Pendant la guerre de Crimée (1853-1856), elle débarque à Scutari avec 38 infirmières bénévoles. Les soldats britanniques meurent par milliers — non pas au combat, mais des infections, du choléra et de la dysenterie dans des hôpitaux-charnier. Nightingale nettoie, organise, impose l’hygiène. En six mois, le taux de mortalité passe de 42 % à 2 %.
Le détail que peu de gens connaissent : c’est elle qui a inventé le diagramme polaire — un ancêtre des infographies modernes — pour convaincre le gouvernement britannique de financer des réformes sanitaires. Elle était aussi une pionnière des statistiques. Pas seulement une femme de cœur : une femme de données.
Et c’est pour elle que le 12 mai est aujourd’hui la Journée mondiale des infirmiers et infirmières.
https://www.letribunaldunet.fr/culture/ephemeride-12-mai-histoire-naissances-evenements.html
eglantine
Bonjour,
Aujourd'hui c'est la journée des soignants(es) ILS méritent bien que l'on pense à eux au vu de leur conditions de travail(je suis retraitée Aide-soignante) A l'époque ou je travaillais nous pouvions vraiment prodiguer de la bienveillance,maintenant, hélas, cela devient compliqué au détriment des personnes soignées et, bien évidemment aussi du personnel
Misterprof-
12 mai 1776 :
Le renvoi de Turgot.
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À son entrée au gouvernement deux ans plus tôt, quelques semaines après l'avènement du roi Louis XVI Anne Robert Turgot, brillant et généreux, partisan du libéralisme («laissez faire, laissez passer !»), a découvert la situation catastrophique des finances publiques.
Pour éviter la banqueroute, solution par laquelle l'État se reconnaît incapable de rembourser ses créanciers, il taille dans les dépenses de la Maison du roi.
Il sermonne même le roi en ces termes : «Il faut, Sire, vous armer contre votre bonté, de votre bonté même, considérer d'où vous vient cet argent que vous pouvez distribuer à vos courtisans».
Mais comme cela est loin de suffire, Turgot engage aussi des réformes audacieuses pour faire rentrer les impôts et libérer l'économie des entraves administratives.
Un édit supprime les droits de douane intérieurs sur le commerce du blé et introduit la libre circulation du grain.
Ignorant des principes de l'économie, le peuple croit que cette liberté va aggraver les disettes.
Il s'ensuit une série d'émeutes dans les villes, la «guerre des farines».
On soupçonne les spéculateurs comme le richissime prince de Conti d'avoir manipulé les manifestants et de les avoir excités contre Turgot car ils tirent leur fortune des limites à la circulation des grains qui leur permettent de provoquer artificiellement des pénuries localisées.
Un nouvel édit supprime les corporations qui entravent la liberté d'entreprendre et l'initiative. D'autres édits, enfin, abolissent les corvées qui pèsent sur les paysans.
Turgot veut les remplacer par un impôt sur tous les propriétaires, la «subvention territoriale». C'est un tollé chez les privilégiés qui obtiennent le renvoi du ministre.
Celui-ci, visionnaire, écrit au roi : «N'oubliez jamais, Sire, que c'est la faiblesse qui a mis la tête de Charles 1er sur un billot».

ANCOLIE67
Alexandre Edmond Becquerel, né à Paris le 24 mars 1820 et mort à Paris le 11 mai 1891, est un physicien français. C'est le créateur de la première photographie couleur en 1848. Il reste cependant méconnu pour sa découverte de l'effet photovoltaïque en 1839.
Biographie
Edmond Becquerel naît le 24 mars 1820 à Paris[1]. Il suit des études secondaires à l'institution Rouit[2].
En 1837, il obtient les baccalauréats ès lettres et ès sciences mathématiques
La même année, il est admis à l'École normale supérieure
En 1838, il réussit le concours d'entrée à l'École polytechnique.
Il abandonne alors ses études afin de devenir le préparateur de son père dans la chaire de physique appliquée aux sciences naturelles
l découvre en 1839 l’effet photovoltaïque[3], qui correspond à l’apparition d’une tension électrique aux bornes d’un matériau semi-conducteur exposé à la lumière[4].
En 1840, il obtient le doctorat ès sciences[2].
Il s'intéresse tout d'abord à la phosphorescence et à l'étude de la spectroscopie.
Il parvient à obtenir une reproduction photographique du spectre solaire : il est ainsi considéré comme le créateur de la première photographie couleur en 1848[].
Mais, cette dernière ne peut pas être soumise à la lumière du jour sous peine de disparaitre[.
Alexandre Edmond Becquerel occupe la chaire de physique appliquée aux Arts au Conservatoire national des arts et métiers à partir de 1852, et, à la suite de son père Antoine Becquerel, devient professeur de physique au Muséum national d'histoire naturelle.
Par la suite, ses recherches s'orientent vers le magnétisme, puis la conductibilité thermique des gaz.
En 1866, il effectue les premières mesures de température à l'aide de la pile thermoélectrique.
À la suite de la création de l'École pratique des hautes études, il prend la tête du laboratoire de recherche en physique du Muséum.
Son fils Henri le rejoint plus tard et oriente les travaux du laboratoire vers la physique.
Membre de La Société d'encouragement pour l'industrie nationale, succédant à Jean-Baptiste Dumas, il fut son quatrième président de 1884 à 1888.
Edmond Becquerel a collaboré à quelques ouvrages de son père (Éléments de physique terrestre et de météorologie, etc.).
Il meurt le 11 mai 1891 à Paris[1] des suites d'une pneumonie grippale.
Misterprof-
11 mai 1924 :
Victoire du Cartel des gauches.
La victoire du Cartel des gauches aux élections législatives consacre l'échec de la politique du président du Conseil Raymond Poincaré, notamment à l'égard de l'Allemagne (occupation de la Ruhr).
Réunis au sein du Cartel, radicaux et socialistes s'entendent pour obliger le président de la République Alexandre Millerand à démissionner un mois plus tard.
Le Président du Conseil Édouard Herriot adopte une diplomatie d'ouverture : acceptation du plan Dawes sur les réparations, évacuation de la Ruhr, acceptation de l'Allemagne au sein de la Société des Nations (SDN), reconnaissance de l'URSS.
Mais les diatribes anticléricales du Cartel mobilisent contre lui la Fédération nationale catholique, conduite par le prestigieux général de Castelnau.
Socialistes et radicaux se divisent d'autre part sur la politique économique.
Les déficits budgétaires entraînent un début de panique financière du fait que le conseil des gouverneurs de la Banque de France (les «200 familles») refuse de relever le plafond des avances à l’État, à cause de sa défiance en la capacité de remboursement du gouvernement.
La majorité de gauche se résigne à appeler Raymond Poincaré, un homme de droite, à la présidence du Conseil.
Celui-ci forme, le 23 juillet 1926, un gouvernement d'Union nationale et, fort de son prestige et de son savoir-faire, rétablit l'équilibre des finances.
Misterprof-
10 mai 1981 :
François Mitterrand est élu président de la République.
Laminée 23 ans plus tôt par le retour de Charles de Gaulle au pouvoir, la gauche française accède aux responsabilités gouvernementales.
Après deux années d'apprentissage difficile, les socialistes vont se débarrasser de leurs archaïsmes.
Le Parti communiste français, incapable de s'adapter à l'évolution des techniques et des mœurs, devient marginal.
Entré dans les cabinets ministériels à la Libération, à moins de 30 ans, François Mitterrand a évolué de la droite bon teint à la gauche socialiste avant de se poser, en 1971, en rénovateur du parti socialiste moribond.
Il a déjà tenté deux fois d'accéder à la présidence de la République, en 1965 face au général de Gaulle et en 1974 face à Valéry Giscard d'Estaing.
Donné une nouvelle fois perdant en décembre 1980, à la veille de la campagne électorale, il remporte cette fois la mise en tirant parti de l'impopularité du président sortant, lui-même lâché par Jacques Chirac, le chef du parti néogaulliste.
La présidence s'ouvre dans la liesse, sur une fête semi-improvisée à la Bastille le soir du 10 mai.
Porté par un « état de grâce », selon ses propres termes, François Mitterrand entame un « règne » de 14 ans, comparable par sa durée à ceux de Henri IV, de Louis-Philippe et de Napoléon 1er.
Le premier gouvernement, dirigé par Pierre Mauroy, maire de Lille, rompt résolument avec la politique de rigueur de Raymond Barre, Premier ministre de 1976 à 1981.
Il renoue avec la politique volontariste de Jacques Chirac (1974-1976) : embauches dans la fonction publique, contrôle des changes, nationalisations...
Quatre communistes font leur entrée au gouvernement au grand scandale de l'opposition, ainsi que du Président des États - Unis de l'époque, George H. W. Bush, que les caricaturistes présentaient revêtu d'un treillis militaire et les armes à la main.
Mais ses craintes étaient vaines car, dans les faits, le parti communiste en déclin ne va guère avoir de prise sur le gouvernement et le président.
Les réformes s'enchaînent à la volée, conformément aux « 110 propositions » du candidat Mitterrand (semaine de 39 heures, nationalisations, décentralisation, retraite à 60 ans...).
Mais en matière internationale, après un discours tiers-mondiste prononcé à Mexico, François Mitterrand plaide devant le Bundestag allemand, le 20 janvier 1983, pour la fermeté face aux Soviétiques qui installent des missiles SS20 dirigés vers l'Europe occidentale : « Les fusées sont à l'est, les pacifistes à l'ouest !... ».
Au Moyen-Orient, il prend parti pour Saddam Hussein dans le conflit qui l'oppose à l'Iran, d'où une vague d'attentats organisés en sous-main par les services secrets iraniens.
Affaiblie par une augmentation brutale des dépenses publiques de 25%, l'économie montre très vite des signes de faiblesse.
L'état de grâce appartient dès lors au passé.
Le 22 mars 1983, le président impose un changement de cap radical et, l'année suivante, le 17 juillet 1984, confie la direction du gouvernement à Laurent Fabius (38 ans), plus jeune Premier ministre depuis Decazes, sous le règne de Louis XVIII.
La progression du chômage, la spéculation financière, les attentats pro-palestiniens, l'agitation indépendantiste en Nouvelle-Calédonie et les scandales tels que l'affaire Rainbow Warrior entraînent un net retournement de l'opinion.
À la veille des élections législatives de 1986, la défaite de la gauche paraît inéluctable et les affiches du parti socialiste avertissent : « Au secours, la droite revient ! »
François Mitterrand limite les dégâts en poussant sur le devant de la scène un meneur d'extrême-droite, Jean-Marie Le Pen.
Par ailleurs, en quête d'un électorat de rechange, il fait le choix de courtiser la jeunesse déracinée des quartiers ethniques.
Ainsi est créée l'association SOS Racisme, avec un slogan attachant mais pernicieux : « Touche pas à mon pote ! ».
En prônant la solidarité de clan, à rebours des principes démocratiques selon lesquels tous les citoyens sont égaux devant la loi, ce slogan préfigure le repli communautaire et la ségrégation raciale du XXIe siècle.
Comme prévu, les élections législatives du 16 mars 1986 se soldent par une victoire de la droite et Jacques Chirac devient le Premier ministre de François Mitterrand.
C'est la première cohabitation de la Ve République entre un président et un Premier ministre de bords opposés.
D'emblée, le président affirme son ascendant sur le Premier ministre imposé par la droite, les maladresses de celui-ci entraînant la réélection triomphale de François Mitterrand deux ans plus tard.
Sous la pression de l'opinion, François Mitterrand appelle son ennemi intime, Michel Rocard, à la tête du gouvernement et promet un semblant d'ouverture au centre.
Malgré une majorité relative au Parlement et la mauvaise volonté du président, le Premier ministre mène au pas de charge les principales réformes de l'ère Mitterrand.
Il pacifie la Nouvelle-Calédonie, instaure la CSG, un impôt sur l'ensemble des revenus, et le RMI, une allocation de survie destinée aux « nouveaux pauvres », victimes de la crise des années 80.
François Mitterrand, prenant acte de la chute du mur de Berlin, accepte la réunification des deux Allemagnes sous réserve de la reconnaissance officielle par les Allemands des frontières héritées de 1945 et du sacrifice du deutsche Mark au profit d'une monnaie européenne commune.
C'est ainsi qu'est signé le traité de Maastricht le 7 février 1992.
En 1993, première année de récession depuis la Libération, la gauche subit une défaite écrasante aux élections législatives.
La droite revient au pouvoir avec, cette fois, Édouard Balladur à l'hôtel Matignon.
Bénéficiant d'une popularité inattendue, le gouvernement modernise à tour de bras l'économie et accélère les privatisations.
Il intervient aussi contre les Serbes de Milosevic qui oppriment la Bosnie-Herzégovine.
Au bilan, le deuxième septennat est marqué par la réorientation du projet européen vers des objectifs économiques : marché unique des marchandises et des capitaux, monnaie unique.
Il est surtout affecté par des bouleversements géopolitiques (chute du mur de Berlin, guerres en Yougoslavie) et l'effondrement de l'Afrique post-coloniale (génocide au Rwanda).
La présidence de François Mitterrand se termine dans un climat maussade tissé de désillusions, entre une gauche qui a perdu ses repères idéologiques et moraux et une droite minée par le combat des chefs.
À gauche comme à droite, son départ est accueilli avec soulagement.
Une décennie plus tard, l'opinion publique, confrontée au bilan piteux de son successeur Jacques Chirac et oublieuse du passé, n'en hissera pas moins l'ancien président sur le podium de ses personnalités préférées.