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Jeanne-Françoise Frémyot, baronne de Chantal, née le 23 janvier 1572 à Dijon (France) et morte le 13 décembre 1641 à Moulins, est une sainte française originaire de Bourgogne, fondatrice de l'ordre de la Visitation de Sainte-Marie avec saint François de Sales. Canonisée par Clément XIII le 16 juillet 1767 elle est liturgiquement commémorée le 12 août.
Une noble éducation
À l'âge de 18 mois elle perd sa mère, Marguerite de Berbisey. Son père Bénigne Frémyot, président à mortier au Parlement de Bourgogne, issu de la noblesse de robe, lui donne une solide éducation puis la marie dans la noblesse d'épée en 1592 à Christophe de Rabutin, baron de Chantal. Le couple, très uni, a six enfants :
un enfant mort-né (1592) ;
un enfant mort-né (1594) ;
Celse-Bénigne, baron de Chantal (né en 1596, mort au siège de Saint-Martin-de-Ré le 22 juillet 1627), qui épouse en 1623 Marie de Coulanges (1603-1633) et est le père de la marquise de Sévigné ;
Marie-Aimée (1598-1617), qui épouse en 1609 Bernard de Sales, baron de Thorens (1583-1617), frère de François de Sales, évêque de Genève et cofondateur de la Visitation, morte des suites de ses couches après avoir reçu le voile des visitandines ;
Françoise (1599-1684), qui épouse en 1620 Antoine II de Toulongeon (1572-1633) ;
Charlotte (1601-1610), filleule de la vénérable Jeanne-Charlotte de Bréchard.
De l'amour conjugal à l'amour de Dieu
En 1601, Christophe de Rabutin de Chantal meurt, victime d'un accident de chasse. La jeune veuve, après une période de deuil marquée par la rancœur et le désespoir, se sentant appelée par Dieu, se met à la recherche d'un guide spirituel. Entre-temps, elle avait cherché refuge auprès de son beau-père, lequel vivait en concubinage avec une de ses servantes qui traita assez mal la jeune veuve. Jeanne subit toutes ses avanies avec patience et douceur. Elle fait vœu, quoique jeune encore (29 ans), de « ne point se marier, et, après avoir établi ses enfants, elle se consacra tout entière à des œuvres de charité ».
En 1604, elle rencontre un prélat du duché de Savoie, François de Sales, évêque de Genève en résidence à Annecy (Genève étant la Rome des réformés), venu à Dijon pour prêcher le carême : elle s'ouvre à lui et il accepte de devenir son directeur spirituel.
Un ordre nouveau pour répondre aux besoins de son époque
En 1610, libérée de ses obligations familiales, elle rejoint François de Sales dans son diocèse et sous sa direction spirituelle fonde une nouvelle congrégation, l'ordre de la Visitation dans la résidence annécienne de la Galerie, possession de François Viollon de la Pesse, dans le duché de Savoie.
En 1615, un premier couvent est fondé en France, à Lyon, suivi par la fondation du couvent de Moulins l'année suivante.
À partir de 1618, l'ordre devient un ordre cloîtré par décision du pape Urbain VIII et avec l'assentiment de François de Sales.
Après une grave maladie due à la perte de son gendre, de sa fille et de leur enfant mort-né, Jeanne est appelée à fonder de nouveaux monastères en France, à Grenoble (1618), Bourges dont son frère est évêque (1618), Paris (1619) où les oppositions et les calomnies ne manquèrent pas. Dans la capitale française, elle rencontre la supérieure de Port-Royal, Angélique Arnauld, qui s'était également mise sous la direction de François de Sales et voulut un temps devenir une fille de la Visitation, avant de devenir une janséniste forcenée bien éloignée de la douceur du saint évêque de Genève.
Après la mort de François de Sales en 1622, elle s'occupe seule des 13 monastères de l'ordre et poursuivit l'œuvre de son « directeur », dont elle hâte le procès en canonisation. Elle cherche alors conseil auprès de saint Vincent de Paul mais aussi, en 1640 de Saint-Cyran qui se compromettra avec le jansénisme. Pendant les 19 ans qui suivent, elle fonde 74 autres couvents, souvent en devant affronter l'opposition des parlements et familles.
Les années suivantes conduisent la « mère de Chantal » dans le duché de Bar, à Pont-à-Mousson où est fondé un couvent, pour une fois sans contrariété, sous l'égide d'une dame noble veuve, madame de Génicourt, comtesse douairière de Haraucourt, qui fait venir sa supérieure à la cour de Lorraine dans son propre carrosse (Jeanne, bien qu'entrant dans la vieillesse, ne voyageait qu'à cheval). Elle y reste quatre mois, reçue par le duc Charles IV et son épouse la « pauvre duchesse » Nicole mais surtout par le père Pierre Fourier, curé de Mattaincourt dont la sainteté était déjà reconnue et à qui elle confie la nouvelle fondation (1626).
En Bretagne, Rennes a son couvent en 1628, Rouen et Nantes en 1630. La même année, malgré de nombreux retards, c'est Besançon, en Franche-Comté alors espagnole et membre du Saint-Empire romain germanique, qui s'ouvre à l'ordre. Gray et Champlitte suivent. En 1632, retour sur les confins Lorrains et Évêchois avec Nancy (duché de Lorraine) et l'année suivante Metz, (Trois-Évêchés). La même année Poitiers et Tours entrent dans la famille visitandine (1633). Angers suit trois ans plus tard.
En 1638, l'ordre de la Visitation franchit les Alpes et un couvent s'ouvre à Turin, capitale du duché de Savoie sous l'égide de la régente Christine, sœur de Louis XIII.
Bientôt, Lyon a trois Visitations, Paris, deux. Les demandes affluent d'autres pays (Suisse, Saint-Empire, Pologne) et même de Québec.
« Nous nous multiplions trop, je ne cesse de le dire, mais on ne me croit pas. Que cette multitude de maisons qu'on n'a pas moyen de soutenir, tant au spirituel qu'au temporel, me fait grand peine. » se plaignait la fondatrice.
Jeanne de Chantal meurt en 1641, à l'âge de 69 ans, quelques jours après son retour d'un fatigant voyage en litière de Moulins à Saint-Germain-en-Laye, où elle avait été appelée pour s'entretenir avec la reine de France Anne d'Autriche.
L'ordre de la Visitation, consacré d'abord à la visite et aux soins des malades puis à la contemplation, comporte au décès de sa fondatrice en 1641, après trente et une année d'existence, 87 monastères dans toute l'Europe. Aujourd'hui, il regroupe 3 500 visitandines dans 135 couvents répartis à travers le monde.
Sainteté
Bien que soupçonnée un temps de sympathies jansénistes et de quiétisme, Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal fut béatifiée en 1751 par Benoît XIV et canonisée par Clément XIII le 16 juillet 1767. Elle est la patronne et protectrice des personnes oubliées, des repris de justice, des mères de famille, des veuves et des femmes portant le prénom France, Françoise, Francine et Chantal.
Sa dépouille mortelle est conservée avec celle de François de Sales dans la basilique de la Visitation à Annecy.
Le bref de béatification (1751) et la bulle de canonisation (1767) ont fixé sa fête au 21 août. Longtemps fêtée aussi le 12 décembre, veille de la date de son décès un 13 décembre, sa fête est le 12 août depuis 2003. Les calendriers usuels gardent encore souvent la date du 12 décembre.
Telle sa petite-fille après elle (la célèbre Marquise de Sévigné), elle a laissé des Lettres, qui ont été publiées en 1660 (Paris, in-8°), puis rééditées en 1833 (2 vol. in-8°).
Sa Vie a été écrite par J.-M.-S. Daurignac et par une de ses sœurs visitandines Françoise-Madeleine de Chaugy .
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22 janvier 1963 :
Signature, par le chancelier allemand Konrad Adenauer et le président français Charles de Gaulle,
du traité d'amitié franco-allemand, dit traité de l'Élysée.
Ce traité fixe les objectifs d'une coopération accrue entre l'Allemagne et la France dans les domaines des relations internationales, de la défense et de l'éducation.
Sur le plan politique, il établit un programme pour l'organisation de sommets militaires ou inter-gouvernementaux, afin de soutenir une coopération dans de nombreux domaines, au nombre desquels les Affaires étrangères et la Défense.
L'objectif principal du traité pour de Gaulle, au-delà d'une alliance franco-allemande étroite, est de construire un bloc européen indépendant à la fois des États-Unis et de l'Union soviétique, dans un contexte de guerre froide.
En effet, il s'agissait d'éloigner la RFA, et les autres pays de l'Europe des Six, de leur protecteur américain pour les rapprocher de la France, une protectrice alternative disposant de sa propre force de dissuasion nucléaire.
Vu ces buts, le traité ne mentionne nulle part les États-Unis, le Royaume-Uni, l'OTAN ou le GATT (General Agreement on Tarrfs and Trade : Accord Général sur les Tarifs et le Commerce), tous ces éléments étant délibérément exclus par le gouvernement français.
Ce traité entérine la relation de confiance et d'amitié qui s'est instaurée entre les anciens « ennemis héréditaires », à peine dix ans après le début de la réconciliation, amorcée par la déclaration Schuman de 1950 et jalonnée par la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (1951) et de la Communauté économique européenne (1957).
Elle enterre ainsi définitivement une période sombre qui aura coûté la vie à des millions de Français et d'Allemands.
Ce traité reprend les principales dispositions du Plan Fouchet de 1961 qui avait échoué, mais en les limitant à deux pays.
Un point particulier repose sur le rapprochement des peuples des deux pays.
Il était important pour les deux signataires que ce ne soit pas un traité décidé par les chefs d'État, mais que les citoyens se rapprochent les uns des autres.
Les jeunesses allemande et française sont particulièrement visées sur le long terme, l'accent étant mis sur l'apprentissage des langues ainsi que sur l'équivalence des diplômes.
La fondation de l'Office franco-allemand pour la jeunesse, de lycées franco-allemands, les échanges internationaux entre les deux pays sont des conséquences directes du traité.
Depuis, beaucoup de villes, d'écoles, de régions françaises et allemandes se sont jumelées.
Le lien personnel entre les deux hommes d'État a joué un rôle décisif dans la formation de l'amitié franco-allemande.
La première rencontre s'est faite à la Boisserie, le domicile privé de de Gaulle à Colombey les Deux Églises en septembre 1958.
Depuis, les bonnes relations entretenues par le Chancelier fédéral allemand Adenauer et le président de la République française de Gaulle ont été le moteur d'une coopération bilatérale.
Le 15 juin 1963, le Bundestag de la République fédérale d'Allemagne ratifie le traité de l'Élysée après avoir voté un préambule qui introduit expressément et explicitement les mots et les concepts mêmes que de Gaulle avait opiniâtrement écartés (étroite association entre l'Europe et les États-Unis d'Amérique, admission de la Grande-Bretagne, défense commune dans le cadre de l'Alliance de l'Atlantique nord, abaissement des barrières douanières avec la Grande-Bretagne et les États-Unis d'Amérique, ainsi que d'autres États, dans le cadre du GATT).
De Gaulle a employé le terme d'« horrible chapeau » concernant ce préambule, et a réagi avec fureur.
Après la ratification, le 3 juillet 1963, au Conseil des ministres, il a exprimé sa profonde déception aux ministres du gouvernement Pompidou.
En matière de collaboration scientifique, le traité de l'Élysée permet la création, en janvier 1967, de l'Institut Laue-Langevin à Grenoble.
Cet institut, où collaborent les premières années français et allemands, devient au fil des années un succès européen où d'autres pays participent pour obtenir la plus puissante source de neutrons au monde.
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- 2014 : décès de François Deguelt, à Draguignan (Var) auteur, compositeur, français "Le ciel, le soleil et la mer" tube de l'été en 1965 - "Le bal de la marine" - "My lovely love"..
(né le 4 décembre 1932) à Tarbes (Hautes-Pyrénées).
- 2007 : décès de Henri Grouès, dit l'Abbé Pierre, fondateur d'Emmaüs.
(né le 5 août 1912) à Lyon.
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Saint Vincent :
Patron des vignerons,
- "A la Saint-Vincent Tout dégèle ou tout fend".
- "Si le jour de la Saint Vincent, le soleil luit comme un chapeau, on aura du vin plein le tonneau".
1923 : naissance de Jean Bousquet à Toulouse (Haute-Garonne), comédien et directeur de théâtre français. (mort le 2 septembre 1996) à Toulouse
(Haute-Garonne )
Capusa06
Félix Kir, né le 22 janvier 1876 à Alise-Sainte-Reine (Côte-d'Or) et mort le 25 avril 1968 à Dijon, connu surtout sous le titre de chanoine Kir, est un prêtre séculier, un chanoine et un homme politique français. Résistant, il fut, après-guerre, député-maire de Dijon durant 22 ans. Dans les années 1950, son nom a été donné à un cocktail, le kir.
Biographie
Issu d'une famille originaire d'Alsace et installée à Alise-Sainte-Reine, Félix Kir naît dans ce village en 1876. En 1891, il entre en quatrième au petit séminaire de Plombières-lès-Dijon et est ordonné prêtre en 1901. Il est successivement vicaire à Auxonne ; curé de Drée ; vicaire à l'église Notre-Dame de Dijon de 1904 à 1910 ; curé de Bèze de 1910 à 1924, ministère au cours duquel il est mobilisé pendant la guerre dans les services de santé. De 1924 à 1928, il est curé de Nolay. En 1928, l'évêque de Dijon le nomme directeur des œuvres et groupements d'hommes et des œuvres de presse. Il s'installe alors à Dijon. Il est nommé chanoine honoraire en 1931.
Résistant
La Seconde Guerre mondiale permet au chanoine Kir d'exercer des responsabilités publiques. Le 16 juin 1940, alors que le maire de Dijon, Robert Jardillier, a quitté la ville, le chanoine Kir est nommé membre de la délégation municipale de Dijon. Il fait évader 5 000 prisonniers de guerre français du camp de Langres. Cet acte lui vaut d'être détenu par les Allemands d'octobre à décembre 1940, puis relâché ; mais il perd alors ses fonctions municipales. Il est à nouveau arrêté, deux jours, en 1943. Son attitude patriote lui attire l'hostilité des collaborateurs. Le 26 janvier 1944, il est victime à son domicile d'un attentat perpétré non pas par la Milice, mais par des Français à la solde de l'Occupant, appartenant "au Kommando Sandrin organisé par l'Abwehrstelle". Blessé de plusieurs balles, hospitalisé, il se soustrait aux recherches de la Gestapo en quittant Dijon, où il revient le 11 septembre 1944, jour de la Libération de la ville.
Il est nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur en 1946 et cité à l'ordre de l'armée. En 1957, il est élevé au rang de commandeur de la Légion d'honneur.
En mai 1945, le chanoine Kir est élu maire de Dijon et le reste jusqu'à sa mort, étant réélu en 1947, 1953, 1959 et 1965. Il est conseiller général de Côte-d'Or et député à l'Assemblée nationale de 1945 à 1967, et inscrit au CNI. Il fut le doyen de l'Assemblée nationale de 1958 à 1967 et présida, en tant que doyen d'âge, la première séance de la Ve République.
À Dijon, sa réalisation la plus notable est le lac artificiel à l'ouest de la ville, créé pour agrémenter la ville et réguler les crues de l'Ouche. Inauguré le 20 juin 1964, il reçoit officiellement en 1965 le nom de lac du chanoine Kir. Sous les mandats du chanoine Kir, de nouveaux quartiers de Dijon sont urbanisés, notamment celui de la Fontaine-d'Ouche.
Le maire de Dijon apprécie les jumelages : il jumelle sa ville avec York et Dallas en 1957, Mayence en 1958, Reggio d'Émilie en 1963, Meknès en 1967. Dijon et Stalingrad sont associées en 1959.
C'était un personnage truculent, aux réparties mordantes. Il travailla de son vivant à créer sa propre légende, en s'attribuant des actions exceptionnelles. Il n'hésita pas à prendre le képi pour faire la circulation dans les rues de Dijon. À un député communiste qui l'invectivait sur sa foi, refusant qu'on pût croire en Dieu sans jamais l'avoir vu, il répondit :
« Et mon cul, tu l'as pas vu, et pourtant il existe ! »
Prêtre député, il portait, comme l'abbé Pierre, la soutane sur les bancs et à la tribune de l'Assemblée nationale. À la tribune de l’assemblée, il eut cette formule :
« Mes chers confrères, on m’accuse de retourner ma veste et pourtant, voyez, elle est noire des deux côtés. »
Lors d'une visite officielle en France, le premier secrétaire du Parti communiste de l'Union soviétique (PCUS), Nikita Khrouchtchev, vint à Dijon le 28 mars 1960 pour rencontrer le chanoine Kir. Cette entrevue ne put avoir lieu, le chanoine en ayant été dissuadé par l'évêque de Dijon, soutenu par la Commission permanente de l'Épiscopat, en raison des persécutions commises contre les catholiques dans les pays communistes. L'après-midi du 28 mars 1960, Félix Kir quitta Dijon et n'y revint que le soir, pour éviter que se déroulent des manifestations devant son domicile, au moment de la visite de Khrouchtchev. Cet épisode, déformé par la presse, fut présenté comme un « enlèvement » du chanoine Kir. Cependant, le chanoine rencontra quelques semaines plus tard Nikita Khrouchtchev à l'ambassade soviétique à Paris, le 17 mai 1960. Puis il fut invité à lui rendre visite en septembre 1964 à Moscou, et il s'entretint avec lui au Kremlin.
Cette rencontre, ainsi que le jumelage (officiellement « protocole d'amitié ») de Dijon avec Stalingrad (aujourd'hui Volgograd) en 1959, firent de lui le plus célèbre « anticommuniste pro-bolchevik de l'Histoire de France ». Cela lui valut un désistement en sa faveur du candidat communiste au second tour des élections législatives de 1962 (alors qu'il était membre d'un parti nettement à droite, le Centre national des indépendants et paysans). Il fut alors réélu face au candidat gaulliste, réélection qui n'aurait pas été assurée sans ce désistement.
Décès
Le chanoine Kir meurt à 92 ans le 25 avril 1968, des suites d'une chute dans des escaliers. Son adjoint, le docteur Jean Veillet, le remplace pour trois ans à la tête du conseil municipal, mais ne se présente pas aux élections municipales en 1971. Robert Poujade lui succède alors pour trente années à la mairie de Dijon.
Kir, l'apéritif
Le chanoine donna son nom à une recette de vin blanc-cassis, le kir, que la mairie servait à ses invités depuis plusieurs décennies. En 1952, le chanoine concéda l'exclusivité du nom à la maison Lejay-Lagoute. Néanmoins, pour ne pas peiner les autres liquoristes de Dijon, il leur permit également d'utiliser son nom, ce qui provoqua un conflit : un arrêt de la Cour de cassation du 27 octobre 1992 réserva l’exclusivité du Kir à la maison Lejay-Lagoute, mais cet arrêt ne fut jamais appliqué. Lorsqu'il se rendait à l'Assemblée, il emportait un cabas contenant une bouteille de vin blanc et une bouteille de liqueur de cassis et il offrait un kir à ses compagnons de voyage.
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21 janvier 1930 :
Naissance de Pierre Tornade,un acteur français.
Il fut une grande figure des seconds rôles du cinéma français et du monde du doublage, grâce à son timbre de voix profond.
Pierre Tournadre apparaît pour la première fois sur scène en 1955 au théâtre du Palais-Royal dans Elle est folle, Carole de Jean de Létraz.
En 1956, il joue au théâtre Gramont, dans la comédie musicale Irma la douce d'Alexandre Breffort et Marguerite Monnot et fait ses débuts au cinéma dans Les Truands de Carlo Rim, où il adopte son nom de scène, Tornade.
L'année suivante, il joue au théâtre dans Péricles, prince de Tyr de Shakespeare avant d'intégrer au début des années 1960 la troupe des Branquignols de Robert Dhéry.
Très demandé à partir des années 1960, il apparaît à la télévision dans de nombreux feuilletons tels que Thierry la Fronde (1963), Les Cinq Dernières Minutes (1964), dans l'épisode : Fenêtre sur jardin, Le Chevalier d'Harmental (1966), Les Sept de l'escalier quinze B (1967) ou encore Les Dossiers de l'agence O (1968).
Du fait de sa stature imposante, d'une certaine allure et de sa voix, il se voit fréquemment confier des rôles de militaire ou de policier.
Il joue presque toujours des rôles de personnages des classes moyennes, très rarement des notables ou des gens des classes populaires ; militaire : il porte le grade de sergent à capitaine, ainsi qu'officier supérieur ou général ; employé de restaurant : il est maître d'hôtel, jamais serveur ni directeur; policier : il pourra être gardien de la paix à commissaire, jamais divisionnaire.
Ses rôles les plus marquants sont le père de la victime dans Dupont Lajoie, le capitaine Dumont dans la série de films La 7e compagnie et le commissaire Florimond Faroux dans la série télévisée Nestor Burma.
Grande figure du monde du doublage, il a notamment prêté sa voix aux personnages d'Averell Dalton (1971-1991) et d'Obélix (1985-1994) dans plusieurs dessins animés adaptés des bandes dessinées Lucky Luke et Astérix.
Il est aussi le créateur de nombreuses voix dans le Muppet Show (le capitaine Jean Bondyork, Statler, etc.).
Pierre Tornade meurt le 7 mars 2012 au centre hospitalier de Rambouillet des suites d'une chute accidentelle d'une échelle, après plusieurs jours de coma, comme le fait savoir la fille de l'acteur, Emmanuelle.
Il est inhumé le 14 mars 2012 au Mesnil-Saint-Denis (Yvelines) après ses obsèques en l'église de la commune.
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Journée internationale des câlins 21 janvier : les 5 bienfaits pour la santé
Le samedi 21 janvier, c’est la journée internationale des câlins. Anti-stress, anti-déprime, anti-maladies… ils nous aident à prendre soin de notre santé, à extérioriser nos émotions en douceur et à transmettre de bonnes ondes à notre entourage. Découvrez les bienfaits de la câlinothérapie !
21 janvier, on fête les Agnès, mais on célèbre surtout les bienfaits de la câlinothérapie. Un câlin, qu’il soit partagé avec un ami, avec sa moitié, ou un membre de sa famille, apporte toujours un sentiment de réconfort. La journée internationale des câlins - National Hug Day - se produit toujours quelques jours après le Blue Monday, censé être le plus déprimant de l’année et qui a toujours lieu le troisième lundi de l'année (lundi 16 janvier en 2023).
Origine : pourquoi la journée internationale des câlins ?
Cette journée placée sous le signe des bisounours aurait été instaurée en 1986 par le révérend américain, Kevin Zaborney. Celui-ci avait constaté une baisse de moral chez ses paroissiens, entre la fin des fêtes de fin d'année et la Saint-Valentin : un constat en lien avec ce que l'on appelle désormais la dépression saisonnière hivernale.
Pour contrer ce blues, le révérend a souhaité inciter ses paroissiens à créer des liens fraternels en s’enlaçant quelques secondes. Un signe de tendresse qui équivaut à mille mots. En favorisant la sécrétion d’ocytocine - l’hormone de l’amour - le câlin aurait des effets bénéfiques sur notre santé physique et morale.
Depuis, chaque 21 janvier, des hommes et des femmes se promènent dans des lieux publics en arborant fièrement des pancartes “free hugs” (câlins gratuits). Ces sympathiques initiatives, très répandues dans les pays anglo-saxons, ne rencontrent pas réellement leur public en France. Dommage, car ces moments de contacts rapprochés font du bien au corps et à l’esprit.
Les câlins permettent de lutter contre la déprime hivernale .
Comme on l'a vu, sous nos latitudes européennes, le début d'année est généralement placé sous le signe de la morosité. En hiver, le manque de lumière peut provoquer une dépression saisonnière qui handicape le quotidien. S'ajoutent à cela le froid, les épidémies de gastro, de grippe ou de Covid, la nostalgie des fêtes de fin d'année et l'état de nos finances post-fêtes... c'est peu dire que l'hiver a mauvaise presse en matière de moral.
Heureusement pour nous, le câlin est une arme de réconfort massive qui stimule la production d’hormones anti-déprime comme l’endorphine, l’ocytocine ou la dopamine. Il apporte soutien, confiance, et surtout chaleur.
Des câlins pour lutter contre le stress
Comme l'explique Céline Rivière, psychologue clinicienne, dans son livre La câlinothérapie (Michalon Édition) : "Le toucher est instinctif...
C'est un moyen de communication non verbal extrêmement puissant. Nos mains se posent spontanément sur les bosses ou le ventre d'un enfant qui souffre, sur les fronts fiévreux ou migraineux. Une douleur morale suscite aussi une réaction immédiate. En serrant la main, en étreignant, en caressant, nous témoignons de notre sympathie et de notre compréhension, nous rassurons."
Un câlin permet de relâcher instantanément la pression en cas de stress. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le contact humain permet de faire diminuer la tension artérielle et de ralentir le rythme cardiaque, tout en produisant des endorphines - les hormones du bien-être. La prochaine fois que vous sentirez une angoisse monter, pensez à demander un câlin de toute urgence !
Les bienfaits des câlins, à tous les âges .
Il n'y a pas d'âge pour apprécier - ou non - les câlins. C'est bien connu, câliner un bébé dès son plus jeune âge est primordial pour son équilibre émotionnel futur. On l’aide ainsi à lutter contre le stress, et à bien grandir.
Les seniors, plus vulnérables, sont également très sensibles au contact physique. Une étreinte, une accolade, une poignée de main, ou même un sourire suffisent parfois à instaurer un lien de proximité et à redonner le sourire à quelqu'un. Alors n’hésitez pas à embrasser les enfants et les personnes âgées de votre entourage.
Les câlins sont bons pour la santé .
Pour améliorer la résistance contre les virus de l’hiver, rien de tel qu'un long câlin! Pour éviter le contact physique, remballez donc vos excuses type "je ne voudrais pas te transmettre mes microbes". Le contact peau à peau aurait pour effet de renforcer nos anticorps. Des études ont même prouvé que 5 à 10 minutes de câlins par jour boosteraient notre système immunitaire et nous aideraient à lutter contre certaines maladies cardiovasculaires.
Les câlins facilitent la communication
Lorsqu’on traverse une période forte en émotions, qu’il s’agisse d'un heureux évènement, d'une dispute, d'une maladie, de la perte d'un animal de compagnie ou de la perte d'un proche, les mots ne suffisent pas toujours à traduire nos sentiments. Dans ce cas, un câlin s’avère un outil de communication non verbale très efficace. Il ne nous engage pas à grand chose mais peut signifier tellement pour la personne qui le reçoit. Alors, si on levait plus souvent le nez de nos écrans pour prendre soin de nos proches?
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Emelian Pougatchev (en russe : Емелья́н Ива́нович Пугачёв, Iemelian Ivanovitch Pougatchiov, parfois francisé en Émilien Pougatchëv, ou Pougatchov), né en 1742 dans le village de Zimoveïski-sur-le-Don dans l'Empire russe et décédé le 10 janvier 1775 (21 janvier 1775 dans le calendrier grégorien) à Moscou, fut un prétendant au trône ayant mené une insurrection notamment cosaque pendant le règne de Catherine II.
Biographie
Fils d'un cosaque du Don, petit propriétaire terrien, marié à la cosaque Sofia Nedioujeva en 1758, Pougatchev participe la même année à la guerre de Sept Ans sous le commandement du comte Zakhar Tchernychev. Dans la première guerre russo-turque de 1768-1774, Pougatchev, devenu khorounji (grade cosaque équivalent à « sous-lieutenant »), sert sous le comte Pierre Panine et prend part au siège de Bender.
Rendu à la vie civile, il passe plusieurs années à errer et, plus d'une fois, les autorités le font jeter en prison pour vagabondage. En 1773, après avoir fréquenté les monastères des vieux-croyants qui exercent sur lui une influence considérable, il se proclame soudainement « empereur Pierre III » (l'époux de Catherine II, assassiné dans des circonstances troubles en 1762) et organise l'insurrection des cosaques du Iaïk, déclenchant une jacquerie de toute la Petite Russie (basse Volga). Dans un premier temps, le pouvoir ne prend pas la menace au sérieux et se contente de mettre sa tête à prix.
Les forces de Pougatchev s'emparent des forteresses de l'Oural. Les Bachkirs musulmans menés par Salavat Ioulaïev se soulèvent à leur tour et se joignent au mouvement. En mars 1774, la ville d'Orenbourg est assiégée. À Nijni Novgorod, les serfs brûlent les manoirs et égorgent leurs maîtres. Le gouvernement, prenant enfin la mesure du péril, se décide à réagir. L'armée du général Bibikov reprend Orenbourg et surtout les cosaques, lassés par les excès du nouveau « tsar », ne supportent pas de voir leurs intérêts confondus avec ceux des serfs révoltés : ils décident d'en finir avec Pougatchev.
En août 1774, le général Mikhelson lui inflige une défaite décisive près de Tsaritsyne, et Pougatchev est livré le 14 septembre. Il est présenté dans une cage en fer pour montrer au peuple sa déchéance. Il est décapité à la hache, puis ses bras et ses jambes sont tranchés par le même moyen alors qu'il avait été prévu de couper d'abord les quatre membres, sur un échafaud dressé place Bolotnaïa à Moscou.
Postérité littéraire
Alexandre Pouchkine a fait de la révolte de Pougatchev le cadre de son roman historique publié en 1836 La Fille du capitaine. Le personnage du cosaque apparaît lui-même dans l'intrigue et sous un jour plus mystérieux qu'antipathique.
Le poète Sergueï Essénine a écrit un poème dramatique intitulé Pougatchev en 1921.
Pougatchev apparaît aussi dans le roman de Romain Gary, Les Enchanteurs, publié en 1973.
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20 janvier 1978 :
Naissance d' Omar Sy, acteur, producteur, réalisateur, scénariste et humoriste français.
Quatrième d'une fratrie de huit enfants, il est le fils d'un ouvrier sénégalais et d'une femme de ménage mauritanienne.
Originaires du village de Bakel, à la frontière sénégalo-mauritanienne, ses deux parents sont d'ethnie peule et sa langue maternelle est le pulaar.
Son père, issu d'une famille de tisserands, émigre en France en 1962 dans le but d'y accumuler un petit pécule afin de pouvoir ouvrir une boutique dans son pays natal.
Il reste finalement en France, où il travaille dans l'usinage de pièces automobiles puis dans la logistique chez un sous-traitant automobile.
Son épouse le rejoint en 1974.
La famille est installée à Trappes où, pendant son enfance, Omar côtoie Jamel Debbouze, de trois ans son aîné.
Jamel habite le même quartier (Les Merisiers) et est un ami de son frère aîné.
La famille parle pulaar à la maison et va au Sénégal tous les deux ans.
Jamel, qui cherche quelqu'un pour piloter une émission, le fait rentrer à Radio Nova, où Omar va régulièrement lors des années 1996 et 1997, pour faire des piges après ses cours au lycée, où il prépare un bac professionnel en chauffage et climatisation.
Il y rencontre son complice Fred Testot.
Le duo fraîchement formé suit Jamel Debbouze sur la chaîne Canal +, où il participe à l'émission Le Cinéma de Jamel.
Ils créent ensemble l'émission Le Visiophon, d'Omar et Fred , puis enchaînent les sketches sur petit écran et les spectacles sur scène : Je ne fais pas mon âge, Service après-vente des émissions, Omar et Fred : le spectacle.
Les deux complices font leurs débuts au cinéma en 2000, toujours dans le sillage d'autres jeunes comiques révélés par la chaîne Canal +.
Ils tiennent de petits rôles dans le premier film d'Éric et Ramzy, La Tour Montparnasse infernale de Charles Nemes.
En 2002, Omar Sy décroche un rôle dans Le Raid, deuxième long métrage du réalisateur Djamel Bensalah.
La même année, il apparaît dans d'autres comédies : Le Boulet d'Alain Berberian et Frédéric Forestier, et Samouraïs de Giordano Gederlini, qui sont des échecs commerciaux.
En 2003, il côtoie un autre jeune comédien issu de la télévision, Vincent Desagnat, pour la comédie potache La Beuze, réalisée par François Desagnat et Thomas Sorriaux, et construite autour de Michaël Youn.
La même année, il s'essaye à la chanson en participant à un album contre le racisme, intitulé Stop à l’affront, aux côtés de Dieudonné et du collectif rap Saïan Supa Crew.
Il suit le réalisateur Djamel Bensalah sur son projet suivant, la comédie Le Carton, sortie en 2004, pour lequel il collabore de nouveau avec Charles Nemes et son compère Fred Testot.
En 2005, c'est avec Djamel Bensalah qu'il retravaille, pour un petit rôle dans Il était une fois dans l'oued.
Les réalisateurs Éric Toledano et Olivier Nakache confient ensuite à Omar Sy son premier rôle important, celui d'un moniteur d'une colonie de vacances, dans la comédie chorale, Nos jours heureux, un gros succès de l'été 2006.
La même année, il double Zip pour la version française du jeu vidéo Tomb Raider Legend.
Il participe également le 1er juillet au jeu télévisé Fort Boyard sur France 2, accompagné par Fred Testot, Oriane Bonduel, Alysson Paradis, le journaliste Alexandre Alfonsi et le DJ Cut Killer pour l'association CéKeDuBonheur.
Le 5 juillet 2007, au Tremblay-sur-Mauldre, il épouse Hélène, sa compagne depuis septembre 1998.
Ils ont cinq enfants, trois filles et deux garçons, nés en 2001, 2003, 2006, 2009 et 2017 et résident à Los Angeles depuis 2012.
En 2008, il retrouve, avec Fred Testot, le duo Éric Judor et Ramzy Bedia pour leur nouveau projet, Seuls two.
Il collabore aussi avec un autre ancien couple phare de Canal +, Olivier Baroux et Kad Mérad pour Safari.
La même année, il apparaît dans le clip de Sinik, « Bienvenue chez les Bylkas ».
Mais c'est Éric Toledano et Olivier Nakache qui lui font de nouveau confiance pour un rôle d'envergure : celui du jeune médecin Bruno, confronté au racisme ordinaire, dans la comédie Tellement proches.
L'année 2009 sera prolifique puisqu'il joue des rôles aussi consistants dans d'autres comédies mais au succès plus relatif : Envoyés très spéciaux de Frédéric Auburtin et King Guillaume de Pierre-François Martin-Laval.
Il joue aussi pour la dernière fois au cinéma avec Fred Testot dans La Loi de Murphy, de Christophe Campos.
Les deux complices prêtent aussi leur voix pour le court-métrage Logorama.
La même année, il apparaît dans le clip de Zazie, Être et avoir, et dans le clip de Diam's, Peter Pan, puis il prête ses traits à l'un des personnages du sixième film de Jean-Pierre Jeunet, Micmacs à tire larigot.
En 2010, il participe au préambule du DVD du spectacle de Florence Foresti, Motherfucker.
Il y incarne un chauffeur de taxi à l'accent africain faisant penser à son personnage Doudou.
En juillet 2011, Omar Sy apparaît dans Les Tuche, d'Olivier Baroux.
Le 2 novembre de la même année, la comédie dramatique Intouchables, où il incarne un trentenaire ayant grandi en banlieue, devenu auxiliaire de vie d'un riche tétraplégique incarné par François Cluzet, sort dans les salles françaises
Le long-métrage, écrit et réalisé par Éric Toledano et Olivier Nakache, connaît un énorme succès, avec plus de 19 millions de spectateurs, et se classe au premier rang du box office français en 2011. À la suite de quoi, le comédien devient la troisième personnalité préférée des Français, derrière Yannick Noah et Zinédine Zidane selon l'Ifop.
Ce film lui permet également de remporter le Globe de Cristal 2012 du meilleur acteur, le Prix du meilleur acteur ex-æquo avec son partenaire François Cluzet au Festival international du film de Tokyo et le César du meilleur acteur lors de la 37e cérémonie des César en 2012.
En février, il est choisi pour remplacer Jamel Debbouze au casting de l'adaptation L'Écume des jours, réalisé par Michel Gondry.
Il y incarne Nicolas, le fidèle ami du héros joué par Romain Duris.
Le film reçoit un accueil mitigé à sa sortie en avril 2013 et ne parvient pas à la rentabilité.
En juin 2012, Canal+ annonce que le Service après-vente des émissions ne sera plus sur la grille de ses programmes à la rentrée de septembre.
Omar Sy décide de partir, avec sa famille, passer une année à Los Angeles.
Les trois premiers mois seront consacrés à la campagne des Oscars, tandis que l'acteur court les castings.
Il prend alors des cours d'anglais intensifs.
En septembre, il confirme néanmoins son ascension médiatique hexagonale en faisant partie des comédiens à l'affiche de la comédie Les Seigneurs d'Olivier Dahan, où il joue le footballeur Wéké N’Dogo.
Il participe aussi à une autre comédie populaire : Mais qui a retué Pamela Rose ? d'Olivier Baroux et Kad Merad.
En octobre, il apparaît dans la publicité du jeu vidéo Call of Duty: Black Ops II.
Le 30 décembre de la même année, Omar Sy est élu personnalité préférée des Français, selon un classement établi par Le Journal du dimanche.
Il devance un autre acteur, Gad Elmaleh.
Yannick Noah, précédemment en tête du classement, arrive cette fois en troisième position.
Le même mois, il est à l'affiche d'une autre comédie mettant en scène un choc social et culturel : De l'autre côté du périph, de David Charhon, où il joue le policier Ousmane Diakhaté.
Le tournage de ce film a en réalité débuté le lendemain de la sortie d'Intouchables.
Omar Sy, est annoncé au sein de la large distribution du blockbuster X-Men: Days of Future Past, dans le rôle du mutant Bishop.
En avril, il est annoncé dans le rôle de l'antagoniste du thriller d'action Good People, face à un tandem de héros incarné par James Franco et Kate Hudson.
Si ce film produit par Tobey Maguire connaît une exploitation discrète en 2014, le blockbuster de super-héros réalisé par Bryan Singer connaît un succès international, tant sur le plan critique que commercial.
À la fin de cette année, l'acteur revient néanmoins en France pour défendre un film français dont il est la tête d'affiche, et qui marque sa troisième collaboration avec Olivier Nakache et Éric Toledano.
Dans cette comédie dramatique, Samba, il incarne Samba Cissé, un jeune immigré tentant de se faire une place dans Paris.
Au même moment, il retrouve Fred Testot pour une campagne publicitaire : celle du lancement de l'iPhone 6 et 6 Plus d'Apple sur le territoire français.
Le 6 septembre 2014, il est animateur star dans l'émission Les Copains d'abord : 30 ans, 30 chansons sur France 2.
En 2015, il ouvre la saison estivale en figurant au casting d'un autre blockbuster très attendu : le quatrième volet de la saga Jurassic Park, Jurassic World, réalisé par Colin Trevorrow.
Le film est un succès mondial.
En revanche, la comédie dramatique À vif !, sortie en novembre, et réalisée par John Wells, connaît un flop critique et commercial, malgré la présence d'un casting international dominé par le tandem Bradley Cooper/ Sienna Miller en têtes d'affiche .
En 2016, il est à l'affiche de deux projets hexagonaux, et d'un seul américain : il débute ainsi l'année en incarnant le clown français Chocolat, où il joue le rôle-titre, celui du clown Rafael Padilla, sous la direction de Roschdy Zem.
En août, il est désigné dans un sondage IFOP pour le Journal du dimanche, comme étant la « personnalité préférée des Français », prenant ainsi la place de Jean-Jacques Goldman.
En octobre, il est à l'affiche du blockbuster Inferno, le troisième volet de la saga cinématographique des aventures de Robert Langdon, toujours incarné par Tom Hanks, et mis en scène par Ron Howard.
Pour l'occasion, il retrouve son partenaire de Jurassic World, l'acteur indien Irfan Khan.
Dans le cadre de la promotion du film, il fait une apparition au Comic Con de Paris.
Enfin, il dévoile, pour les fêtes de fin d'année, une comédie dramatique dont il tient le premier rôle Demain tout commence, qui est la seconde réalisation d'Hugo Gélin.
Entre 2017 et 2020, tous les films français dans lesquels il joue connaissent des échecs commerciaux et critiques (Knock, Le Flic de Belleville, Yao, Le Prince oublié), à l'exception du film de guerre Le Chant du loup (2019).
Son seul succès de la période est le film américain L'Appel de la forêt avec Harrison Ford, l'un des rares succès de l'année 2020 en raison de la crise sanitaire.
En septembre 2020, il est en tête d'affiche du film Police qui est un succès critique, mais le contexte sanitaire ne lui permet pas de trouver son public.
En juillet 2018, il était annoncé qu'il devait jouer le rôle d'Arsène Lupin dans une série Netflix.
Il joue en réalité dans Lupin : dans l'ombre d'Arsène (2021), un cambrioleur contemporain inspiré dans ses coups par Arsène Lupin.
La série est un succès et entre même dans le top 10 des séries non anglophone les plus vue de la plateforme.
En juillet 2021, il participe pour la première fois au Festival d'Avignon et monte sur scène pour la lecture d'extraits du livre Frère d’âme de David Diop.
Il reprend aussi son rôle de Barry Sembène dans Jurassic World : Le Monde d'après (2022).
Il reprend également son rôle de Ousmane Diakhaté dans la suite de De l'autre côté du périph, intitulée Loin du périph sur Netflix.
En août 2022, il est annoncé pour le rôle principal de The Killer, le remake du film de John Woo dirigé par le réalisateur pour le service de streaming Peacock.
En octobre 2022, il signe pour jouer un rôle dans The Book of Clarence, le nouveau projet américain du réalisateur de The Harder They Fall.
Capusa06
François d'Aix de La Chaize, né le 25 août 1624 au château d'Aix, près de Saint-Martin-la-Sauveté et mort le 20 janvier 1709 à Paris, est un prêtre jésuite français.
Plus connu sous le nom de père de La Chaize, ce jésuite fut le confesseur du roi Louis XIV pendant trente-quatre ans.
Son nom — orthographié Père Lachaise — est attaché au plus grand et plus célèbre cimetière de Paris, créé dans une ancienne propriété jésuite où il avait résidence.
Les premières années
Fils de Georges d'Aix, seigneur de La Chaize, et de Renée de Rochefort, il était, par son ascendance paternelle, petit-neveu du père Coton, confesseur d'Henri IV (Georges d'Aix était le fils de Guillaume de La Chaize d'Aix et de Jeanne-Marie Coton, une sœur du Père Coton). Sa famille est originaire du Roannais. C'est après des études au collège jésuite de Roanne qu'il entre chez les jésuites en 1639.
Sa formation de jésuite terminée il est nommé professeur d'humanité et de philosophie au collège de la Trinité de Lyon, qui était tenu par les jésuites et dont il deviendra le recteur quelques années après. Numismate réputé, spécialiste des monnaies antiques, il fonda le médailler du collège de Lyon, en même temps qu'il enrichissait sa collection personnelle (les deux cabinets, qui ne se confondent pas, sont cités par le numismate Jean Foy-Vaillant). Il emporta ses médailles à Paris et les légua à la maison professe des jésuites.
En 1674 il choisit par le général Giovanni Paolo Oliva comme provincial des jésuites de la province de Lyon, un poste qu'il n'assumera que quelques mois puisqu'il est alors choisi pour remplacer Jean Ferrier comme confesseur de Louis XIV sur suggestion de Nicolas de Neufville, duc de Villeroy, frère de l'archevêque de Lyon.
Confesseur du roi
C'est en 1675 qu'il devint confesseur du roi Louis XIV. Il exerça sur celui-ci une influence modératrice dans la lutte contre le jansénisme et de nombreux seigneurs tentaient d'approcher le roi par son intermédiaire. Il modéra également l'action du roi lors de la révocation de l'édit de Nantes en octobre 1685.
Ce serait lui qui aurait marié secrètement le roi à madame de Maintenon en 1683 après la mort de Marie-Thérèse d'Autriche.
Le père La Chaize ne résidait pas au palais de Versailles, mais à la maison professe près de l'église Saint-Paul à Paris, conformément à la règle des jésuites ayant une fonction officielle. Il est inhumé dans la crypte de cette église. Il se rendait chaque semaine en carrosse à Versailles.
De 1701 à 1709, il fut membre de l'Académie royale des inscriptions et médailles.
Affaibli par les infirmités de l'âge, il demanda plusieurs fois à son pénitent Louis XIV la permission de se retirer. Le roi n'accepta qu'en 1709, très peu de temps avant sa mort[5]. Le père Le Tellier, également jésuite, lui succéda.
Le cimetière du Père-Lachaise
Les terres autour de la maison de campagne que les jésuites possédaient au Mont-Louis, à proximité du Paris d'alors, furent largement étendues par la générosité du souverain. Le confesseur s'y retirait fréquemment. Son frère, le comte de La Chaize, y donnait des fêtes, contribuant à l'embellissement du domaine. Cela permit, près d'un siècle après la mort de François d'Aix, de disposer d'un terrain assez vaste pour constituer le premier cimetière civil de Paris.
Resté très populaire au cœur des Parisiens, ce nom de Père-Lachaise contribua pour beaucoup à l'adoption par les Parisiens de ce nouveau cimetière (dénommé auparavant administrativement cimetière de l'Est), qu'ils avaient à ses débuts « boudé » pendant longtemps.
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Estelle Satabin, née le 19 janvier 1949 à Compiègne et morte le 18 avril 1995 à Libreville, est une laïque consacrée française, créatrice au Gabon d'une fondation consacrée aux mourants et aux victimes du sida.
Biographie
Yvette Satabin, fille de Pierre et Marie-Jeanne Satabin, naît le 19 janvier 1949 à Compiègne, deuxième d’une famille de trois filles. Adolescente, elle aime la mode, et sa mère s’inquiète. Yvette envisage de se suicider, mais y renonce. Elle part alors pour Paris chez sa tante et change de prénom. Yvette se fait appeler désormais Estelle, son troisième prénom d'état-civil et prénom de sa grand-mère paternelle.
En 1965, à l'âge de 16 ans, lors d'une retraite, elle rencontre à Châteauneuf-de-Galaure Marthe Robin qui deviendra sa confidente et amie intime. C'est au cours de cette retraite, et grâce à ses discussions avec la célèbre mystique qu'Estelle aura sa vocation d'infirmière. Elle commence alors des études d'infirmière à l'hôpital Necker, à Paris, où elle s'occupe du service de pédiatrie avec les prématurés, et elle obtient une bourse scolaire et doit ainsi rester cinq ans comme infirmière à l'hôpital Necker. À la fin de son contrat de cinq ans, elle entre aux Foyers de charité, en 1973.
La proximité avec la communauté de l'Arche, à Trosly-Breuil dans l'Oise lui permet de connaître le père Jean-Thomas Philippe. Elle veut se consacrer aux plus pauvres et aux mourants, appuyée par Marthe Robin. Elle part alors en 1977 pour le Gabon.
Un statut particulier au sein des Foyers permet à Estelle de postuler à un poste d’infirmière à l’hôpital de Melen, non loin de Libreville. Elle choisit avec insistance de s’occuper du pavillon « Batouala », secteur de la gériatrie où le plus gros de son travail consiste à laver les corps impotents et à les soigner. Plus tard, des prisonniers enchaînés, non malades, seront remis à sa disposition pour faciliter manutention et soins. Elle reçoit la visite privée du pape Jean-Paul II en 1983 lors d'un voyage de celui-ci au Gabon.
L'archevêque du Gabon, monseigneur Anguilè, l'aide dans la construction d'une fondation où elle s'occupe des mourants, puis à partir de 1989 des malades du sida, maladie qui se propage rapidement dans le pays. Les dons affluent de France et d’Afrique. En 1994, l’ambassadeur de France - représentant le président de la république Française François Mitterrand - la fait chevalier de l’Ordre national du Mérite. Elle reçoit des aides et fin 1994 une association est fondée pour la soutenir : « L’association des amis d’Estelle et de la Fraternité Saint-Jean ». L’ordre souverain de Malte la nomme à son tour chevalier de l’ordre hospitalier en 1995. Estelle Satabin recueille de plus en plus d'enfants dont les mères sont atteintes du sida.
Elle meurt, à Libreville à 46 ans, le 18 avril 1995.
En 1996, le service de Mélen est reconnu par le ministère de la Santé comme service à part entière de l'hôpital régional de Melen.
Estelle Satabin est enterrée dans sa fondation.