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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
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27 janvier 2023 11:12

27 janvier 1983 :
Décès de l'acteur Louis de Funès.
Louis de Funès de Galarza est né le 31 juillet 1914 à Courbevoie.
Ayant joué dans près de cent cinquante films, il est l'un des acteurs comiques les plus célèbres du cinéma français de la seconde moitié du XXe siècle et réalise les meilleurs résultats du cinéma français, des années 1960 au début des années 1980.
Il réalise également les meilleures audiences télévisées.
Très peu récompensé, il reçoit toutefois un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1980.
Après presque vingt ans sur les planches ainsi que devant les caméras dans de nombreux seconds rôles, il impose son personnage de Français moyen impulsif, râleur, au franc-parler parfois dévastateur, aux mimiques parfois muettes.
C'est dans les années 1950 qu'il se fait connaître tardivement du public avec La Traversée de Paris (1956), ainsi qu'au théâtre avec Oscar.
Dans les deux décennies qui suivent, on le retrouve dans une suite de succès populaires, parmi lesquels : Pouic-Pouic (1963), Le Gendarme de Saint-Tropez (1964) et ses cinq suites, la trilogie Fantômas (1964 à 1967), Le Corniaud (1965), Le Grand Restaurant et La Grande Vadrouille (1966), Oscar et Les Grandes Vacances (1967), Le Petit Baigneur (1968), Hibernatus (1969), Jo et La Folie des grandeurs (1971), Les Aventures de Rabbi Jacob (1973), L'Aile ou la Cuisse (1976), La Zizanie (1978) et La Soupe aux choux (1981).
Il a également participé à l'écriture de quelques scénarios de ses films et signé la réalisation de L'Avare avec Jean Girault en 1980.
Outre la France, les films de Louis de Funès ont connu un grand succès dans divers pays européens, et notamment en Russie, du temps de l'URSS.
Sa popularité ne s'étendra que très peu dans le monde anglo-saxon, à l'exception du succès outre-Atlantique du film Les Aventures de Rabbi Jacob, nommé pour un Golden Globe en 1975.
Le souvenir de l'acteur est entretenu par deux musées : le musée Louis-de-Funès à Saint-Raphaël et le musée de la Gendarmerie et du Cinéma, dans l'ancienne gendarmerie de Saint-Tropez.
Après Le Gendarme et les Gendarmettes, sorti en 1982, de nouveaux projets attendent Louis de Funès, dont la carrière semble loin d'être terminée, bien qu'il soit affaibli.
D'autre part, pendant le tournage du film, il déclarait dans un entretien rêver de reprendre Oscar pour une centaine de représentations avant la fin de l'année.
Il expliquait aussi avoir envie d'adapter le roman Les Morticoles de Léon Daudet, dans un film qu'il verrait bien réalisé par Georges Lautner ou Robert Hossein.
Également, pendant la postsynchronisation du sixième Gendarme, il avait croisé Gérard Oury, qui dirigeait alors L'As des as, et tous deux ont discuté du Crocodile, film comique inabouti.
D'autres projets sont évoqués comme un film réalisé par Patrice Leconte, un nouveau film avec Coluche ou encore un film avec la chanteuse Chantal Goya.
Trois semaines avant sa mort, il vient deux jours à Paris et assiste à une représentation de la pièce Papy fait de la résistance de Christian Clavier et Martin Lamotte au théâtre du Splendid, avec Christian Fechner qui veut en faire un film avec lui.
Le producteur tient à ce qu'il tourne avec de nouveaux jeunes comiques, pour réitérer la réussite qu'avait été L'Aile ou la Cuisse avec Coluche.
La pièce plaît à l'acteur et il rencontre la troupe après le spectacle pour parler de l'idée de film.
Il donne son accord de principe pour Papy fait de la résistance, lançant le projet, mais demande à ce que son rôle soit réduit afin de ne pas fatiguer son cœur.
En janvier 1983, après les vacances scolaires de Noël, Louis de Funès part en famille quelques jours à la montagne, mais l'altitude le fatigue beaucoup, il doit retourner au Cellier.
Dans la soirée du 27 janvier 1983, il se couche très fatigué.
En réalité victime d'un nouvel infarctus, il est emmené d'urgence en ambulance au Centre hospitalier universitaire de Nantes où il meurt à 20 h 30.
Le Parisien libéré et Presse-Océan ont le temps de refaire leur une du lendemain sur sa mort, probablement averti par un personnel hospitalier, tandis que Libération publie une brève.
Le lendemain, et le surlendemain, tous les médias font leur une sur ce qui est vécu comme un drame national.
Jeanne de Funès et ses deux enfants ne reçoivent aucune visite, et les gendarmes du Cellier gardent les abords du château de Clermont.
Alors en tournée, Michel Galabru intervient en duplex de Rennes, très ému, dans le journal Antenne 2 Midi, et parle de son partenaire à l'écran comme d'un frère, raconte sa drôlerie et le qualifie de comique national, tout en rappelant sa popularité en dehors des frontières.
Coluche, son partenaire de L'Aile ou la Cuisse, est l'invité de Christine Ockrent dans le journal de 20 heures d'Antenne 2.
L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing et son épouse, ainsi que le ministre de la Culture, Jack Lang, lui rendent hommage.
Le Premier ministre, Pierre Mauroy, envoie une longue lettre de condoléances à la famille de Funès.
Georges Marchais adresse, au nom du Parti communiste français, ses condoléances à Jeanne de Funès.
Bien que les obsèques soient prévues dans la stricte intimité, plus de 3 000 personnes sont présentes le samedi 29 janvier 1983 dans l'église bondée de Saint-Martin du Cellier.
À l'inverse, peu de personnalités ont fait le déplacement.
Seuls des compagnons de jeu comme Michel Galabru, Jean Carmet et Colette Brosset, ainsi que les producteurs Christian Fechner et Gérard Beytout et le compositeur Raymond Lefebvre sont aperçus.
Anne-Aymone Giscard d'Estaing est aussi présente, en remerciement du soutien de l'acteur lors de la campagne de 1981.
Il est inhumé au cimetière du Cellier, sa tombe orientée vers le jardin de son château.
La télévision française lui rend hommage en bouleversant ses programmes : TF1 re-diffuse La Zizanie le soir du 30 janvier, Antenne 2 Le Corniaud le 1er février et FR3 annonce la première diffusion de L'Avare pour le mois de mars.
Les témoignages continuent encore pendant plusieurs jours dans les médias.
Le 4 février 1983, l'émission Aujourd’hui la vie est consacrée à Louis de Funès : la présentatrice Nicole André invite notamment Claude Gensac, Marthe Mercadier, Daniel Gélin, Robert Dhéry et Christian Marin pour parler de l'acteur.
Malgré sa mort, Christian Fechner poursuit le projet de Papy fait de la résistance.
Le rôle prévu pour Louis de Funès n'était pas encore vraiment fixé.
Les scénaristes envisageaient notamment pour lui, entre autres, le rôle de « Papy » ou celui du demi-frère d'Hitler.
Pour pallier la disparition de l'acteur, Fechner parvient à distribuer tous les rôles à des acteurs connus, en plus de ceux du Splendid, avec de nombreux comédiens ayant tourné avec Louis de Funès comme Michel Galabru, Jacqueline Maillan, Jacques Villeret, Julien Guiomar et Jean Carmet. Papy fait de la résistance, sorti en octobre 1983, est un succès avec plus de quatre millions d'entrées.
Le film est dédié à Louis de Funès, qui avait permis le lancement du projet.

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Capusa06

27 janvier 2023 09:30

Marguerite de Hongrie (27 janvier 1242 -18 janvier 1271) est une princesse devenu moniale dominicaine hongroise. Elle est commémorée le 18 janvier selon le Martyrologe romain.

Vie

Nièce de sainte Elisabeth de Hongrie, la princesse Marguerite est la fille du roi Béla IV de Hongrie et d'une princesse byzantine, Marie Lascaris, Marguerite naît vers 1242, tandis que l'Europe était aux prises avec les invasions mongoles.

Les parents de Marguerite font vœu de consacrer leur fille à Dieu dès sa naissance pour tenter d'infléchir le sort de leur pays. C'est ainsi que dès son enfance elle est élevée au monastère des dominicaines de Veszprem, puis rejoint le monastère des dominicaines sur une île du Danube, l'Île des Lièvres (aujourd'hui île Marguerite).

Dès l'âge de 12 ans, sa piété est déjà profonde. Elle refuse une demande en mariage, préférant vivre une vie de moniale, pleine de mysticisme au milieu des pénitences qu'elle s'inflige. Elle doit lutter contre la volonté de sa famille de la marier pour des raisons politiques, préférant vivre de prière et de vie spirituelle intense.

Elle vit très pauvrement, distribuant aux pauvres tout ce que lui donne son frère, le roi Étienne. Au monastère elle choisissait les tâches les plus humbles et les plus pénibles. Ascète, elle s'inflige des mortifications corporelles en se flagellant, portant la discipline, pour mieux s'associer à la Passion du Christ. Elle bénéficie aussi de dons mystiques étonnants.

Elle meurt le 18 janvier 1271. Depuis, un culte ininterrompu lui a été rendu.

Culte

Marguerite de Hongrie bénéficie d'une canonisation équipollente le 19 novembre 1943 par le Pape Pie XII avec sa fête le 18 janvier.

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FAE

26 janvier 2023 18:51

Bonsoir à tous ! 😃
26 janvier : Journée Mondiale de la Douane.

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FAE

26 janvier 2023 12:13

Bonjour à tous ! 😃
Merci de nous rappeler ce grand homme Capusa !
Et merci aussi à Mstrprf !

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Capusa06

26 janvier 2023 09:18

Guillaume Budé (né à Paris le 26 janvier 1467 et mort à Paris le 22 août 1540) est un humaniste français, connu également sous le nom latin de Budaeususse.

Biographie

Guillaume Budé est issu d'une grande famille de fonctionnaires royaux anoblie par Charles VI. Son père, Jean Budé, conseiller du roi, est un lettré et un bibliophile, possesseur d’une riche bibliothèque.

Il étudie à l'université d'Orléans de 1483 à 1486 mais n'étudie sérieusement qu'à partir de ses 24 ans. Après des études de droit civil, il assume les charges de notaire et secrétaire du roi. Il acquiert une si vaste science qu’Érasme l’appelait le « Prodige de la France ». Dès le début du règne de François Ier, il se rapproche de la cour royale pour y plaider la cause des belles lettres et de la philologie. Il est le père du Collège des lecteurs royaux fondé en 1530 par François Ier (actuel Collège de France), en militant pour la création d'un collège où seraient enseignées les langues de l'antiquité, le latin, le grec, l'hébreu[1]. En 1522, François Ier crée pour lui la charge de maître de la Librairie, que Guillaume Budé occupe jusqu'à sa mort en 1540. Cette fonction reste honorifique et il ne se préoccupe en réalité que très peu de la gestion des livres.

Ce savant avait embrassé toutes les sciences, théologie, jurisprudence, mathématiques, philologie ; mais c'est surtout comme helléniste qu'il est connu. Il avait commencé l'étude de cette langue en 1494, auprès de Georges Hermonyme, un Grec de Mistra installé à Paris. C'est à la requête d'Érasme qu'il entreprend une compilation de notes lexicographiques sur la langue grecque qui fut pendant longtemps en France l'ouvrage de référence pour celui qui voulait se lancer dans l'étude du grec. Il porte le titre de Maître de la Librairie du Roy. Il est lié avec Thomas More, Pietro Bembo, Étienne Dolet, Rabelais et surtout Érasme qui écrira, après une querelle littéraire, « je ne suis point réconcilié avec Budé ; je n'ai jamais cessé de l'aimer ».

Il sera également l'ambassadeur de François Ier auprès du pape Léon X et prévôt des marchands de Paris de 1522 à 1523.

En son hommage a été créée l’association Guillaume-Budé, qui a pour but la diffusion des humanités en langue française et édite, entre autres, la Collection des Universités de France. Les ouvrages de cette collection d'ouvrages bilingues latin-français ou grec-français sont familièrement appelés des « Budés ».

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26 janvier 2023 08:35

26 janvier 1921 :
Naissance d'Eddie Barclay.
Édouard Ruault est l'un des plus importants éditeurs et producteurs de musique français entre les années 1950 et les années 1980.
Surnommé « l'empereur du microsillon », il est aussi pianiste de jazz, compositeur et chef d'orchestre.
Fils de Paul Ruault, garçon de café et de Georgette Jalladeau1, employée des postes, venus d'Auvergne vers Paris avec son frère aîné Paul (1914-2002) qui deviendra préfet de police de Versailles.
Ses parents ouvrent le « Café de la Poste » boulevard Diderot face à la gare de Lyon.
Il déteste l’école et est grand fan de musique à la radio pour laquelle il est doué d'une mémoire musicale hors du commun.
Il peut reproduire au piano de façon instinctive et autodidacte les tubes de jazz qu'il entend durant l'entre-deux-guerres sans connaître la musique.
Il travaille à la brasserie de ses parents puis devient pianiste de bar, compositeur et chef d'orchestre de son propre groupe de jazz.
Bientôt, il rencontre Louis de Funès, qui se fait engager comme pianiste de bar.
Grand amateur de fêtes, très charismatique, il organise durant l'Occupation des fêtes clandestines dans une cave de la rue Saint-Benoît à Saint-Germain-des-Prés où la jeunesse zazou vient l'écouter jouer du jazz américain, interdit à l'époque, avec ses amis de son groupe, Django Reinhardt, Boris Vian, Henri Salvador et Moustache, et écouter des 78 tours de jazz sur des juke-box.
À la Libération, il américanise son nom en Eddie Barclay, se crée un look à la Clark Gable et fonde une des premières discothèques de Paris, le « Barclay’s club », sur le modèle des « clubs » américains rue Pierre Charron et à Saint-Germain-des-Prés.
Son club devient rapidement un des plus hauts lieux parisiens de jazz du Tout-Paris existentialiste où il joue avec ses amis Boris Vian, Henri Salvador, Michel Legrand, Stéphane Grappelli, Quincy Jones (alors trompettiste de Lionel Hampton)… et accompagne avec son orchestre Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Dizzy Gillespie, Sacha Distel, Glenn Miller…
Il organise des fêtes pour des stars comme Édith Piaf, Charles Trenet, Charles Aznavour, Francis Blanche…
En 1949, il se lance dans la production et l'édition musicale, avec sa seconde épouse Nicole Vandenbussche (morte d'une overdose) et fonde le label « Blue Star ».
Il loue un des studios de Pathé-Marconi (grâce aux relations de son frère Paul, préfet de police à Versailles) pour enregistrer ses premiers disques 78 tours de jazz avec Renée Lebas qu'il prend sous contrat.
Il entasse les disques dans la baignoire de son petit studio parisien du 54 rue Pergolèse qui lui sert de bureau et d'entrepôt.
Il va les placer lui-même à vélo chez les disquaires, et en vend 200 000 exemplaires, nombre record pour l'époque.
Puis il produit le chanteur américain Eddie Constantine, qui fait sa fortune grâce à son succès phénoménal.
Il déménage alors dans un trois pièces rue Chambiges.
Vers 1950, un ami américain lui parle de la nouvelle invention new yorkaise des disques microsillons 45 tours et 33 tours permettant d'enregistrer une demi-heure de musique par face au lieu de 3 à 5 minutes pour les 78 tours.
Eddie et Nicole Barclay partent immédiatement se procurer la technique de fabrication de cette invention révolutionnaire qui est au catalogue de Pathé-Marconi depuis 1951 mais n'est encore que peu répandue en France ; il importe 3 000 tourne-disques des États-Unis.
Il profite également de son voyage pour signer quelques contrats avec des stars américaines du jazz de l'époque, qu'il distribue en France sous les labels Erato et Mercury Records et qui participent à son succès fulgurant dont The Platters et leur important tube Only You (And You Alone) vendu à 15 millions d'exemplaires, Charlie Parker, Ray Charles, Erroll Garner, Dizzy Gillespie, etc.
Il vend également 10 000 exemplaires des Fugues de Bach en 33 tours.
On le surnomme alors « l'empereur du microsillon ».
En 1951, il fonde, avec son épouse, la « Compagnie Phonographique Française » et s'associe avec la firme américaine Mercury Records, dont il distribue les œuvres en France.
Il va créer un important réseau de relations pour découvrir de nouveaux talents.
Il tient à connaître tous les artistes du show-business parisien et devient ami avec les plus importants diffuseurs de musique de Paris, dont Bruno Coquatrix (directeur artistique de l'Olympia, temple de la musique populaire de l'époque), et Lucien Morisse, fanatique de musique et travaillant sur Europe 1 depuis 1956.
En 1954, il fonde Jazz Magazine, avec son épouse Nicole et Jacques Souplet, ainsi que le label « Barclay Records », qui réunit ses trois labels « Blue Star » (variétés), Mercury Records (jazz) et Riviera (tango, valse, paso doble…) et qui devient le plus important label de variétés françaises, de rock et autre yéyé…
En 1956, Eddie Barclay découvre Dalida avec son grand ami Lucien Morisse.
En 1957, il signe un contrat avec l'orchestre folklorique polonais de Stéphane Kubiak (une référence dans le nord de la France et au-delà), collaboration qui durera plus de 25 ans.
Entre les années 1950 et les années 1980, il lance de très nombreux artistes qu'il découvre lors d'auditions et grâce à son important réseau d'amis de l'industrie du spectacle.
En 1958, Barclay recrute chez Barclay Records : Quincy Jones comme arrangeur et directeur artistique, Boris Vian comme directeur des variétés, Frank Ténot et Daniel Filipacchi comme responsables du jazz, Raymond Lefevre et Michel Legrand comme orchestrateurs et Philippe Bouvard comme attaché de presse…
Il est grand ami avec le producteur de musique Jacques Canetti de la salle de spectacle des Trois Baudets.
Il collabore à la composition et au texte pour ses amis, comme en 1963 pour son ami Lulu Charleu, qu'il produit.
En 1962, il fait partie des actionnaires fondateurs de Minute.
À cette époque le journal, fondé par Jean-François Devay, médaillé de la Résistance, « est alors plutôt tourné vers l’actualité «people», et s’inscrit également dans la lignée des journaux satiriques » du moment.
Il compte parmi ses premiers actionnaires des personnalités comme Françoise Sagan, Juliette Gréco, Fernand Raynaud, Alain Griotteray ou encore Marcel Dassault.
Dans les années 1970, alors qu'il revient des États-Unis où il a découvert The Osmonds Brothers, Eddie Barclay a l'idée de faire chanter des enfants en France.
Il confie à sa directrice artistique, Jacqueline Herrenschmidt, le soin de faire le tour des chorales. Elle contacte François Bernheim pour travailler sur des chansons.
Ensemble, ils créent 'Noël 70'.
Ils ont sélectionné dix-sept jeunes chanteurs des Petits Chanteurs d'Asnières repérés par Jean-Jacques Thébaut.
Les Poppys étaient nés, qui devaient se retrouver en tête de tous les hit-parades, en vendant 1,5 million de 45 tours dans l'année qui suivait.
Ce qui ne devait n'être qu'un « coup » se révéla une véritable aventure.
Son flair lui a rarement fait défaut, sauf concernant Michel Sardou, et Pierre Perret.
En novembre 1978, âgé de 58 ans et malade d'un cancer de la gorge, il vend 40 % de Barclay Records à Polygram (héritier de Philips et futur Universal) tout en restant PDG de Barclay pendant 5 ans et propriétaire de 60 % des parts.
Il fonde quelques entreprises dans le luxe, la production télévisuelle et l’organisation de fêtes.
Célèbre dandy des nuits tropéziennes et parisiennes et homme à femmes avec 8 mariages, jet setteur fêtard impénitent, il crée les célèbres « Nuits blanches » fastueuses dans la villa qu'il se fait construire à Cap Camarat, à Saint-Tropez, au bord de la plage de Pampelonne près de Ramatuelle, où il convie des invités du show business international, ses amis du « clan Barclay », dont Stéphane Collaro, Carlos, Darry Cowl, Alain Delon, Thierry Le Luron, Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Olivier de Kersauson, Chantal Goya…
En 1985, Eric Lipmann écrit et réalise un documentaire biographique en trois épisodes pour TF1: "Que la fête continue".
En 1988, il publie une autobiographie, Que la fête continue, aux éditions Robert Laffont.
Entre 2002 et 2004, Frédéric Lievain tourne avec le concours d'Eddie Barclay et de son entourage un documentaire intitulé Eddie Barclay, le gentleman producteur, diffusé en 2005 sur la chaîne Paris Première.
Eddie Barclay meurt le 13 mai 2005 à 0 h 30, à l'âge de 84 ans, à l’hôpital Ambroise-Paré à Boulogne-Billancourt, où il avait été admis deux semaines plus tôt.
Il avait déjà subi, en mars 1994, un quadruple pontage, à la suite d’un malaise cardiaque, après avoir lutté contre son cancer de la gorge depuis 1979.
Ses obsèques sont célébrées à l'église Saint-Sulpice de Saint-Germain-des-Prés et il est inhumé le lendemain à Saint-Tropez
Il repose au cimetière marin.
Son cercueil était porté par son fils et ses amis Eddy Mitchell, Johnny Hallyday, Carlos, Olivier de Kersauson et Stéphane Collaro.

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25 janvier 2023 11:30

25 janvier 1990 :
Décès de l'actrice Ava Gardner.
Ava Lavinia Gardner, née le 24 décembre 1922 à Grabtown (Caroline du Nord) est une actrice américaine.
Elle est la plus jeune des sept enfants de Mary Elizabeth Baker et Jonas Bailey Gardner, des fermiers exploitants de plantations de tabac.
Son père meurt quand elle a seize ans.
Elle fait ses études à l’Atlantic City Christian College de Wilson en Caroline du Nord et suit des cours de sténo-dactylo.
Pendant une jeunesse pauvre et studieuse à Grabtown, Brogden, Newport News et Wilson, Ava Gardner fait de fréquents passages à New York, chez sa sœur aînée Beatrice, surnommée Bappie, qui est mariée à un photographe professionnel, Larry Tarr.
Impressionné par la beauté de la jeune fille, alors âgée de 18 ans, Tarr prend des centaines de photos d'elle et les expose dans les vitrines de son studio de photos.
C'est dans ces vitrines que Barney Duhan, un employé de la MGM les remarque, et il suggère à Larry de les envoyer au studio de cinéma MGM.
Marvin Schenck, qui s'occupe des jeunes talents de la MGM, découvre ces photos, la contacte et lui fait passer un bout d'essai.
En 1941, elle signe un contrat de sept ans avec la MGM pour cinquante dollars la semaine et part, accompagnée de sa sœur Bappie, à Hollywood.
Handicapée par un terrible accent du terroir du sud, elle doit se contenter pour commencer, de séries de photos de pin-up et de petits rôles dans des films mineurs, où elle apprend son métier.
La jeune femme n'est même pas créditée en tant qu'actrice dans les 14 films où elle figure de 1942 à 1943.
Son nom apparaît pour la première fois au générique de Trois hommes en blanc en 1944.
Elle suit des cours de diction pour placer sa voix, et se débarrasser de l’accent de Caroline du Nord, ainsi que des cours d’art dramatique.
Le réalisateur Joseph L. Mankiewicz y fera référence dans son film La Comtesse aux pieds nus, où il fait dire à l'acteur Humphrey Bogart, qu'il ne veut aucun professeur de diction à ses côtés.
Pendant cette période, Ava Gardner rencontre sur les plateaux de la MGM, Mickey Rooney, jeune acteur chevronné de la MGM et acteur populaire de la série des Andy Hardy.
Le champion du box-office lui fait découvrir le tout Hollywood et ne la quitte plus.
Elle sort temporairement de l'ombre, quand elle épouse Mickey Rooney, avec le consentement de Louis B. Mayer, le grand patron de la MGM.
Le mariage a lieu, organisé simplement par le studio, le 10 janvier 1942 à Ballard.
Le mariage durera seize mois.
Elle rencontre par la suite le multimilliardaire Howard Hughes, qui la courtise.
Il la poursuivra de ses assiduités pendant de longues années, allant même jusqu'à l’espionner en la faisant suivre par ses sbires et mettre sur écoutes.
Elle ne se préoccupe guère de ces filatures et refusera toujours ses avances et demandes en mariage, tout en conservant son amitié.
Après quelque temps, elle fait un deuxième mariage avec le musicien Artie Shaw en 1945, mais le mariage est un nouvel échec, et ils divorcent un an plus tard.
Bien qu'ils se soient quittés en bons termes, ce mariage fait beaucoup de mal à l'actrice, à cause des critiques et du cynisme de Shaw.
Les films sans grand intérêt se succèdent : Ava Gardner figure, non créditée, dans plus de quinze films entre 1941 et 1943, parfois dirigés par King Vidor, Fred Zinnemann, Jules Dassin, George Sidney, Douglas Sirk, avec pour vedette féminine Myrna Loy, Hedy Lamarr, Lucille Ball, mais aussi les débutantes June Allyson et Gloria DeHaven.
La MGM lui donne enfin sa chance en 1946, pour commencer avec Tragique rendez-vous, où elle donne la réplique, dans son premier grand rôle, à George Raft mais c’est surtout dans Les Tueurs, que le papillon sort de sa chrysalide.
Son personnage de femme fatale est créé avec ce film noir de Robert Siodmak, inspiré d'une nouvelle d'Ernest Hemingway, où elle interprète la vamp qui dupe Burt Lancaster (pour la première fois à l’écran).
C’est dans ce rôle qu’elle reçoit pour la première fois des commentaires élogieux de la part de la critique.
Sa carrière a encore du mal à démarrer.
Pourtant, très vite, son nom devient synonyme de sex-appeal : peu importe si elle joue mal ou ne joue pas, elle n'a qu'à paraître, cela suffit.
La MGM profite de son succès, tout en la prêtant à d’autres compagnies de cinéma.
Le studio utilise le côté torride de l’actrice.
Elle joue avec l’idole de sa jeunesse, Clark Gable qui a insisté pour l’avoir comme partenaire dans Marchands d’illusions.
Pour Universal Pictures, elle incarnera Vénus, la déesse de l’amour, dans Un caprice de Vénus où la censure recouvre la statue nue, la représentant d’un pudique drapé.
S’ensuivent quelques films mineurs mis en scène par John Brahm, Jack Conway, Robert Siodmak, Mervyn LeRoy (qui avait révélé Lana Turner), où elle côtoie Robert Taylor, Charles Laughton, Gregory Peck, James Mason, Barbara Stanwyck, Robert Mitchum...
À la fin des années quarante, Howard Hughes fait toujours partie des prétendants d’Ava Gardner. Elle a également des liaisons avec Howard Duff ou encore Robert Taylor.
C’est à cette période qu’elle tombe amoureuse de Frank Sinatra, alors marié à sa première épouse, Nancy.
L’acteur-chanteur au creux de la vague et la star montante vont connaître une passion tumultueuse et mouvementée, qui va défrayer la presse à scandale pendant des années.
Rongés mutuellement par la jalousie, ils vivront une relation ponctuée de violentes disputes. Quand leur liaison éclate au grand jour, la presse se déchaîne, Ava Gardner est qualifiée de briseuse de ménages ; des prêtres catholiques leur envoient des lettres accusatrices ; la Ligue de défense de la décence menace de boycotter les films de l'actrice.
Mais, Nancy Sinatra finira par divorcer et les deux amants se marient le 7 novembre 1951.
Après deux ans d’absence vient le temps des grands rôles pour Ava Gardner.
Un film va la propulser au sommet et le mythe de cette Vénus descendue sur terre va rencontrer une autre légende : celle du Hollandais volant sur son Vaisseau fantôme dans le film symbolique d’Albert Lewin Pandora (1951).
L'actrice est définitivement consacrée par ce mélodrame onirique, où elle est filmée pour la première fois en couleurs ; elle démontre son extraordinaire présence sur l'écran et sa beauté impériale illumine ce mythe éternel.
C’est pendant le tournage de ce film qu’elle découvre l’Europe pour la première fois, et tout particulièrement deux pays qui vont marquer sa carrière, et sa vie privée pour toujours, l’Angleterre et l’Espagne.
Fascinée d’emblée par l’Espagne, elle s’y installera pendant plusieurs années à partir de décembre 1955.
L'actrice a désormais le vent en poupe et la MGM diffuse des photos d’elle au rythme de trois mille par semaine.
George Sidney la réclame pour le très beau rôle de Julie Laverne, prévu en premier lieu pour Judy Garland, dans le film musical Show Boat.
Dans ce film, l'actrice est doublée lorsque son personnage chante Can't Help Loving that Man. C'est Annette Warren qui est choisie pour le doublage.
Son film suivant, Les Neiges du Kilimandjaro, lui apporte la renommée internationale.
Héroïne idéale des romans d’Hemingway, qu’elle a connu à l’époque de Les Tueurs et qui est devenu son ami plus tard, la jeune femme tourne trois adaptations tirées des œuvres de cet auteur : Les Tueurs, Les Neiges du Kilimandjaro et Le Soleil se lève aussi.
En 1951, elle enchaîne avec trois films, qui seront tous d'immenses succès.
Tout d’abord un film d’aventures chevaleresque, Les Chevaliers de la Table ronde, tourné à Londres avec Robert Taylor, premier film de la MGM en CinemaScope.
La même année, elle retrouve Robert Taylor dans un western, Vaquero.
Enfin, elle joue dans Mogambo, remake de La Belle de Saïgon (où elle reprend le rôle de Jean Harlow), accompagnée de Clark Gable, ce dernier étant déjà présent dans la première version de 1932.
Réalisé par John Ford, ce film à gros budget, tourné en Afrique en décors naturels, donne à l'actrice une plus grande crédibilité à Hollywood.
A cette occasion, elle est nominée aux Oscars, sa première et seule nomination.
Cependant, le tournage est difficile pour elle, car elle subit deux avortements.
Le premier, pendant le tournage, le second, tout à la fin du tournage, et cette fois-ci Frank Sinatra était au courant et en fut très attristé.
Joseph L. Mankiewicz, le réalisateur aux deux Oscars, la sollicite, malgré les réticences de la MGM, pour jouer Maria Vargas dans La Comtesse aux pieds nus.
Dès les rumeurs de production, les plus grandes stars se mettent sur les rangs pour interpréter ce personnage, dont la vie ressemble étrangement à celle de Rita Hayworth (qui refusera d’ailleurs de l’interpréter).
Elizabeth Taylor, Jennifer Jones, Linda Darnell, Yvonne De Carlo, Joan Collins, entre autres, sont sur la liste, mais Mankiewicz ne veut qu’Ava Gardner et la MGM finit par la prêter pour ce film, mais à prix d’or.
La Comtesse aux pieds nus est également l’histoire d’Ava Gardner : les origines pauvres, la brillante ascension, le tempérament, le détachement vis-à-vis de son métier d’actrice, ainsi que les illusions et désillusions face au bonheur.
Ce chef-d’œuvre reste l’apogée de sa carrière.
Après plusieurs liaisons tapageuses avec des acteurs de second plan, comme Mario Cabré, Ava Gardner quitte les États-Unis en 1954 et s’installe en Espagne à La Moraleja, près du centre de Madrid, où elle a une romance avec Luis Miguel Dominguín, torero célèbre, rencontré en août 1953, lors d'une soirée madrilène.
La star a avec lui une relation amoureuse plus apaisée que celle qu’elle a partagée avec Sinatra. C’est d’ailleurs à cette époque que le couple Gardner-Sinatra se sépare pendant trois ans, ils finiront par divorcer en juillet 1957.
Ils garderont tout au long de leur vie une relation d’amitié profonde.
Privilégiant toujours sa vie amoureuse au détriment de sa carrière , la MGM lui infligera une suspension de contrat, pour avoir refusé le rôle de Ruth Etting dans Les Pièges de la passion (rôle qui sera tenu par Doris Day).
Malgré son exil provoqué, l'actrice tourne encore quelques beaux films.
Après deux années d’interruption, elle fait son retour sous la direction de George Cukor dans La Croisée des destins, une super production avec deux ans de préparations et des milliers de figurants, un sujet sulfureux sur l’indépendance de l’Inde et le problème racial anglo-indien.
Darryl F. Zanuck la sollicite pour Le soleil se lève aussi (1957), sous les conseils d’Hemingway.
Le film se passe en Espagne, ainsi que le suivant La Maja nue biographie du peintre Francisco de Goya et de son égérie la Duchesse d’Albe, son dernier film sous contrat avec la MGM.
Désormais actrice indépendante, elle se voit confier, par Stanley Kramer, le magnifique rôle crépusculaire de Moira Davidson dans Le Dernier Rivage.
Au début des années 1960, elle a une liaison avec le prince Alfonso de Hohenlohe-Langenbourg.
Une de ses meilleures prestations est celle de La Nuit de l'iguane de John Huston.
Elle exprimera magnifiquement sa vitalité et son exceptionnelle sensualité dans cette adaptation d’une pièce de théâtre de Tennessee Williams.
Elle fera encore quelques belles apparitions, spécialement dans le rôle de Lily Langtry, icône sublimée du juge Roy Bean dans Juge et Hors-la-loi, où elle retrouve pour la troisième fois le réalisateur John Huston, qui lui décerne cet ultime hommage.
Elle aura de nouveau une liaison mouvementée avec l’acteur George C. Scott qui, sous l’emprise de l‘alcool, devient violent.
Leur relation sera de courte durée.
La Croisée des destins, qui lui offre un rôle particulièrement riche, avait déjà connu un échec.
Dans La Petite Hutte, où elle retrouve Stewart Granger, sa plastique est particulièrement mise en valeur.
L'Ange pourpre, où elle séduit le jeune Dirk Bogarde, est massacré au montage, ainsi que la prestation de Gardner (selon les propos de celui-ci).
Le film Les 55 Jours de Pékin, mis en scène par Nicholas Ray, au côté de Charlton Heston, reçoit un accueil tiède, et d'autres superproductions coûteuses comme le péplum La Bible de John Huston, où elle interprète Sarah et George C. Scott Abraham, ou l'adaptation de Maurice Maeterlinck, L'Oiseau bleu, réalisée par George Cukor (où Gardner incarne la luxure et Elizabeth Taylor la maternité), échecs retentissants, contribuent au déclin de sa carrière.
Elle s'installe définitivement à Londres en 1968.
Dans le même temps, la juvénile Catherine Deneuve, succédant à Danielle Darrieux, tient le rôle principal de Mayerling, où Gardner interprète une impératrice Élisabeth (Sissi) vieillissante.
L'actrice retrouve Burt Lancaster dans la politique fiction Sept jours en mai de John Frankenheimer et Charlton Heston dans le film catastrophe Tremblement de terre.
Elle joue une méchante sorcière dans Tam Lin, dirigée par l'acteur Roddy McDowall et, dans le thriller Le Pont de Cassandra, elle interprète une femme qui paie un homme (joué par Martin Sheen) pour ses services sexuels.
D'autres films (Priest of Love de Christopher Miles) passent inaperçus.
En 1985 et 1986, poussée, selon ses propres propos, par des besoins financiers, elle travaille pour la télévision : dans la série péplum A.D. (pour Anno Domini), elle joue la redoutable Agrippine et retrouve son ancien amant Howard Duff dans quelques épisodes du soap Côte Ouest, dans Les Feux de l'été d'après William Faulkner (Don Johnson succède à Paul Newman), dans Harem, où elle joue la première épouse du sultan de Turquie (interprété par Omar Sharif, qui avait joué à ses côtés le rôle de l'archiduc Rodolphe dans Mayerling).
Ava Gardner tombe malade en 1986 et meurt chez elle à Londres, d'une pneumonie , le 25 janvier 1990 à l'âge de 67 ans.
Elle est inhumée à Smithfield (Caroline du Nord), au Sunset Memorial Park, près de ses parents et de ses frères et sœurs.

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FAE

25 janvier 2023 09:33

Bonjour à tous ! 😃
Merci Capusa ! Encore un personnage fascinant que je découvre !

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Capusa06

25 janvier 2023 09:01

Louis Hébert, né en 1575 à Paris (France) et mort le 25 janvier 1627 à Québec (Nouvelle-France) est un apothicaire français. Il est surtout connu comme étant le premier colon à s'être installé en Nouvelle-France.

Fils d'apothicaire et provenant d'une grande famille en lien avec la profession, il entreprend des études pour une durée de cinq ans afin de pratiquer le même métier que son père en 1595. Il effectue entre 1606 et 1613 deux longs séjours en Acadie où ses connaissances et ses bonnes relations avec les Amérindiens lui permettent de procéder à un large inventaire des plantes de la région. En 1617, il effectue un troisième voyage vers le Nouveau Monde pour s'installer cette fois dans la région de Québec sur l'invitation de Samuel de Champlain. S'étant construit une demeure en pierres, il vit de l'agriculture et en profite pour étudier les différents végétaux sur le territoire. Louis Hébert est nommé trois ans plus tard procureur du roi où il a pour charge l'administration de la justice. Il obtient en 1623 d'Henri II de Montmorency des terres en partage avec la Compagnie de Jésus à Sault-au-Matelot près de Québec. Mais ce n'est que quelques années plus tard qu'il est élevé au rang de seigneur où la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges lui est concédée en partage avec les pères jésuites, à proximité de Québec. Il meurt le 25 janvier 1627 des suites d'une chute sur la glace. Son corps est inhumé au cimetière des récollets à Québec.

Occupant une place notable dans l'histoire de la Nouvelle-France et la mémoire collective québécoise, on le qualifie de premier agriculteur ou encore, d'« Abraham de la colonie » puisqu'il est le premier à s'installer définitivement et durablement à Québec à partir de 1617. Après son installation dans la région avec sa famille jusqu'à son décès, Louis Hébert aurait expédié à Paris un grand nombre de plantes provenant des espaces fréquentés par les Français en Amérique du Nord. Son legs est également considéré comme important en termes de descendants puisque de nombreux Québécois sont des progénitures lointaines de sa personne sans pour autant porter son nom.

Biographie
Enfance et formation

Louis Hébert, troisième enfant de Nicolas Hébert (vers 1540-1600) et de Jacqueline Pajot (-1580), est né en 1575, dans une maison à l'enseigne du « Mortier d'Or », sise rue Saint-Honoré à Paris, qui fait à la fois office de logement familial et de commerce apothicaire. L'enfant est baptisé à l'église Saint-Germain-l'Auxerrois.

Son père Nicolas Hébert est apothicaire de profession à Paris. Il aurait notamment été au service de Marie de Médicis à ce titre. Il se marie en 1564 avec Jacqueline Pajot, qui a déjà à cette époque la charge de trois enfants issus du premier mariage de son deuxième mari. La vie du couple est de courte durée puisque la nouvelle épouse décède en 1580, alors que Louis Hébert n'est âgé que de cinq ans. C'est alors sa sœur Charlotte qui le prend en charge. C'est durant l'enfance qu'il entend parler pour la première fois du Nouveau-Monde et plus particulièrement de l'Acadie par l'entremise de son oncle Pierre Maheut, lui-même apothicaire.

Louis Hébert est témoin à l'âge de 15 ans des guerres de Religion qui secouent Paris puisque l'adolescent habite près du palais royal, théâtre de certains affrontements entre protestants et catholiques. Durant cette période, la famille vit des difficultés financières considérables causées entre autres par le blocus du commerce par les troupes royales et la rareté des vivres. Il est également le témoin direct du siège de Paris par les troupes d'Henri IV et de son entrée dans la capitale le 22 mars 1594.

Issu d'une famille d'apothicaires, Louis Hébert devenu adulte se dirige vers ce métier après avoir étudié la grammaire, le latin et les humanités. La formation se fait via un système de corporation des métiers. Il s'engage donc auprès d'un maître par un contrat d'apprentissage de plusieurs années. Durant cette période de quatre ou cinq ans, le jeune apprenti est confiné aux travaux les plus élémentaires comme nettoyer la boutique et les équipements et aider son maître à préparer les remèdes. Par la suite, cinq autres années sont nécessaires à titre de compagnon au cours desquelles le jeune homme pratique la base du métier sous l'étroite supervision de son maître. Au terme de son compagnonnage, il passe un examen sous la supervision des représentants de la corporation dans le but d'obtenir le droit d'exercer le métier. C'est finalement en 1600, à l'âge de 25 ans, que Louis Hébert accède au titre de marchand-apothicaire, ce qui l'amène à fréquenter à Paris les divers jardins de la noblesse, dont certains possédaient des végétaux en provenance du Nouveau Monde.

C'est durant cette période que Louis Hébert a le commandement de la colonie de Port-Royal puisque Poutrincourt est en France.

Au mois de novembre 1613, Samuel Argall, aventurier et officier de marine de Virginie, dirige la première expédition anglaise contre l'Acadie en attaquant Port-Royal, dont il s'en empare. Les historiens ne savent pas vraiment si l'apothicaire était encore à cet endroit au moment des attaques. La colonie est saccagée par les troupes anglaises, qui pillent les munitions, les vivres, les animaux et mettent le feu aux bâtiments. Les jardins expérimentaux où Hébert étudie le comportement de plantes européennes en climat américain ne sont pas épargnés par les attaquants. La destruction de la colonie l'oblige donc à retourner en France où il parvient à rejoindre sa famille pour quelque temps.

L'installation définitive dans la région de Québec

En 1617, Samuel de Champlain, alors de passage à Paris, l'invite à s'installer à Québec dans le but de joindre un groupe de colons développant cette nouvelle colonie depuis dix ans et désirant installer la France définitivement en Amérique. Louis Hébert accepte l'invitation et négocie un contrat de 600 livres pour trois ans. Il vend tous les biens qu'il possède et prend le large en hiver 1617, cette fois accompagné de sa femme, de ses enfants et de son beau-frère. Cette traversée est longue et dangereuse à cause du nombre important de tempêtes et d'orages, mais aussi d'icebergs à mesure que le navire se rapproche des côtes de l'Amérique. Lui et les siens arrivent finalement à Tadoussac le 14 juin 1617. Le père Paul célèbre une messe le jour même de l'arrivée des navires dans la colonie.

La famille Hébert s'installe dans un grand espace « en haut » du cap de Québec. Ces lieux sont jugés accueillants et favorables à une habitation permettant de vivre de l'exploitation de la terre et d'étudier les différentes plantes de la région. Avec l'aide de Claude Rollet, le beau-frère de Louis Hébert, une maison « européenne » est construite sur un carré de 5,80 mètres de côté.

En 1620, les marchands de Rouen et de Saint-Malo sont remplacés à la tête de la colonie par les marchands huguenots de Caen. Dans ce contexte, des tensions entre Samuel de Champlain et ces derniers se font grandement sentir. Lorsque l'explorateur est reconfirmé dans sa charge et revient en Nouvelle-France, Louis Hébert devient procureur du roi en prenant la charge de l'administration de la justice. Il participe également à la première assemblée de délibération des affaires de la colonie. En soutien au fondateur de Québec, il pose sa signature au bas d'une lettre de doléance dénonçant les nouveaux maîtres de la colonie et dont sont signataires tous les autres colons. Ce dernier est par la suite envoyé aux autorités en France. Il met l'accent sur l'incompétence des compagnies pour diriger la colonie et émet un plaidoyer en faveur de l'agriculture. Il en résulte, sur ordre du Conseil privé de Paris, la réorganisation de la compagnie ; le commerce des fourrures lui est réservé, mais la pêche devient libre. La même année, le contrat signé par Louis Hébert prend finalement fin, ce qui lui permet de se faire construire une maison en pierres réservée à sa famille et aux amis proches.

Les dernières années

En février 1623, tout en poursuivant ses activités d'agriculteur et d'apothicaire, Louis Hébert obtient d'Henri II de Montmorency des terres au cœur de la ville de Québec à Sault-au-Matelot. Cependant, il ne devient pas seigneur, puisqu'il n'est pas noble. Les autorités de France expriment les raisons de cette concession : on reconnaît l'ancienneté de ce colon apothicaire, membre et « chef » de la toute première famille s'étant installée en Nouvelle-France.

Trois ans plus tard, Louis Hébert est finalement élevé au rang de seigneur. C'est la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges, à proximité de Québec, qui lui est concédée en partage avec les pères jésuites. Mais il n'a pas le temps de profiter de son titre puisqu'il meurt le 25 janvier 1627 des suites d'une chute sur la glace qui lui fracasse le crâne. Son corps est inhumé dans le cimetière des récollets à Québec[42].

Les hypothèses et débats entourant les causes véritables de sa mort ne tardent pas à faire leurs apparitions. Selon l'historien Jacques Mathieu, le témoignage le plus direct vient de la plume de Samuel de Champlain, écrivant qu'Hébert « a fait une chute qui occasionna sa mort. » La version historique la plus admise est qu'il aurait dérapé sur une surface de glace qui lui aurait brisé le crâne.

Les missionnaires récollets Gabriel Sagard et Chrétien Le Clercq ont livré des témoignages de cet évènement, mais on peut douter de leurs authenticités selon l'historien Marcel Trudel, car fondées sur leurs engagements religieux. Le premier situe la mort de Louis Hébert le 25 janvier et fait mention des messages qu'il aurait transmis à sa femme et à ses enfants, voulant qu'il meure heureux puisque son accident mortel survient après la conversion d'Amérindiens qu'il avait aidé. Le Clercq quant à lui, mentionne qu'étant épuisé et sentant la mort venir, il aurait demandé aux récollets deux jours avant son accident d'être inhumé au pied de la grande croix de leur cimetière.

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24 janvier 2023 23:07

Merci à tous. C'est fou ce que je peux apprendre en vous lisant. Quel bonheur !
Bonne nuit !

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24 janvier 2023 10:16

24 janvier 1932 :
Naissance de Suzanne Galopet, dite Suzanne Gabriello, actrice et chanteuse française.
Elle est la fille de l'acteur et chansonnier André Gabriello.
Elle fait principalement de la chanson comique, parodiant des œuvres d'autres artistes, tels que Charles Aznavour, Enrico Macias, Guy Mardel, Georges Brassens, Jean Ferrat, Nino Ferrer, ainsi que Pierre Perret avec le titre Les Jolies Colonies de vacances dans lequel elle s'en donne à cœur joie sur l'indépendance de la Bretagne.
À la fin des années 50, elle a été l'une des compagnes de Jacques Brel, et a déclaré que la chanson Ne me quitte pas, lui avait été écrite lors de leur rupture.
Mais Jacques Brel avait démenti que les paroles soient autobiographiques.
À la même période elle a eu une relation amoureuse avec Guy Bedos qui l'évoque dans son livre Je me souviendrai de tout, Journal mélancomique chez Fayard en 2015 sans en révéler le nom. Laurent Ruquier a dévoilé ce nom lors de son émission On n'est pas couché le 12 septembre 2015.
Au début des années 1960, elle forme avec Perrette Souplex et Françoise Dorin le trio Les Filles à Papa.
Dans les années 1960, également, elle épouse le metteur en scène Guy Dauvilliez-Lauzin avec qui elle a une fille, Marie ; puis elle épouse en secondes noces Michel Dubaile, ancien Petit Chanteur à la croix de bois et membre du groupe Les Célibataires.
Ils ont une fille Pascale et un fils, Pierre.
Au tournant des années 1960-1970, elle anime des émissions pour la jeunesse à la télévision française (Ohé jeudi !).
Dans l'émission pour enfants du jeudi après midi, elle chantait régulièrement Ça peut pas s'inventer (les mots d'enfants), une chanson qui énumère des questions amusantes et des propos décalés d'enfants, avant dans le dernier couplet d'inviter les parents à lui en envoyer d'autres pour les mettre dans une nouvelle chanson.
Durant les années 1980, elle participe régulièrement à l'émission de FR3 Les Jeux de 20 heures.
Depuis l'année 1988, jusqu'à sa mort en 1992, elle fait partie du groupe artistique Nevada.
Elle est dirigée et accompagnée par son chef d'orchestre Francis Poilfoulot, et continue à faire beaucoup de galas pour les mairies.
Elle est décédée le 9 août 1992 à Paris 13e, et est inhumée au cimetière Saint-Vincent à Paris.

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Spleen

24 janvier 2023 09:11
Capusa06 a écrit :
Carlo Maria Michelangelo Nicola Broschi, surnommé Farinelli ou encore Farinello, est un castrat né à Andria (province de Bari, alors intégrée au Royaume de Naples), le 24 janvier 1705, de Salvatore Brosca et Caterina Barrese, et mort à Bologne le 16 septembre 1782.

Biographie

Jeunesse, formation et premier succès

Le jeune Carlo est issu d'une famille de la noblesse de robe locale. Son père, Salvatore, détient des charges administratives féodales ; c'est un passionné de musique qui décide de faire de ses deux fils des artistes ; l'aîné, Riccardo, comme compositeur, et le cadet, Carlo, comme chanteur. Les premiers éléments d'instruction musicale sont dispensés à Carlo par son père et son frère Riccardo, plus âgé que Carlo de 7 ans.

Carlo est emmené à Naples vers 1714-1715, c'est vraisemblablement là qu'il subit la castration. Il est admis au prestigieux Conservatoire dei Poveri di Gesù Cristo et suit l'enseignement de Nicola Porpora, le maître absolu des grands castrats à Naples. Le maestro développe chez son élève une prodigieuse voix de soprano, qui néanmoins peut atteindre des graves de mezzo (Leonardo Vinci le fait descendre au do2, note sombre pour une voix blanche), et à l'inverse peut atteindre dans les vocalises le do5 (le contre-ut), ce qui confère à la voix de Farinelli l'ambitus exceptionnel de 3 octaves. Pris sous la protection d'une riche famille de magistrats napolitains du nom de Farina, il adoptera le nom de scène de Farinelli en hommage à ses mécènes.

Le cursus d'études au Conservatoire dure 6 ans. Porpora insistait sur la précision de l'intonation, la capacité de varier le rythme, de maîtriser les variations et les embellissements improvisés. L'enseignement est copieux et rigoureux :

Le matin :
Une heure de "passaggi" d'exécution difficile
Une heure de littérature
Une heure d'exercices de chant devant le miroir pour apprendre les avantages de la parcimonie dans la gestuelle et les inconvénients d'une abondance de gestes et de mimiques à faire en scène
L'après-midi :
Une demi-heure de théorie musicale
Une demi-heure de chant improvisé sur cantus firmus
Une heure de lecture de livrets que les élèves devront plus tard pratiquer
Enfin, exercices de respiration (ces exercices développaient la poitrine et les poumons des adolescents dans des proportions exceptionnelles, avec pour résultat d'obtenir une grande puissance sonore et une longueur de souffle disproportionnée par rapport aux standards actuels).
Précoce et virtuose, le jeune artiste débute en public à 15 ans, en 1720, lors d'une soirée donnée à Naples en l'honneur de l'impératrice d'Autriche. Il y chante dans la sérénade Angelica e Medoro de Porpora, en compagnie du soprano féminin star Marianna Bulgarelli dite La Romanina, du célébrissime castrat soprano Domenico Gizzi, et du castrat contralto Francesco Vitale. Il obtient le plus vif succès. Il y fait la connaissance du librettiste Pietro Metastasio (en français, Métastase), de sept ans son aîné, dont c'est le premier texte représenté, et qui allait devenir l'un des plus grands librettistes de l'opéra seria ainsi que le poète officiel de la cour de Vienne. Carlo et Pietro nouent une amitié qui durera jusqu'à la mort de Pietro survenue 5 mois seulement avant celle de Carlo. Ce premier succès vaut au jeune castrat de nombreux engagements et une réputation qui se répand comme une traînée de poudre.

Une carrière européenne

Carlo fait ses débuts à Rome pour le Carnaval de 1722 au Teatro Alibert, dans le dramma per musica Sofonisba du bolognais Luca Antonio Predieri (1688-1767), et Flavio Anicio Olibrio de Porpora dans le rôle féminin de Placidia, de nouveau en compagnie de Gizzi et Vitale. Il revient à Rome pour les Carnavals de 1723 et 1724 où il triomphe de nouveau au Teatro Alibert dans Adelaide de Porpora et Farnace de Leonardo Vinci, toujours avec Gizzi.

En 1722, il avait entamé au sein d'une compagnie dirigée par Porpora une tournée de représentations dans les principales villes italiennes et européennes qui devait se poursuivre quinze ans. Il chante à Vienne, Venise, Naples, Milan, Bologne, Parme, Turin, Munich. Il connaît triomphe sur triomphe, aux côtés des plus grands chanteurs de l'époque, Vittoria Tesi dite La Fiorentina, Francesca Cuzzoni dite La Parmigiana, Faustina Bordoni (épouse de Johann Adolf Hasse), le ténor vedette Angelo Amorevoli, les castrats soprano Nicolò Grimaldi dit Nicolino et contralto Francesco Bernardi dit Senesino.

Le public de l'époque adorait la virtuosité, qui pour les chanteurs consistait en l'exécution de variations arbitraires sur des passages d'œuvres chantées, dans lesquelles les difficultés techniques extrêmes prennent le pas sur la pure expression musicale. Il y avait donc de fréquents 'duels' entre musiciens. À Rome, Farinelli avait remporté dès 1722 l'un de ces duels avec un trompettiste virtuose allemand sur la tenue d'une note suraiguë. À Bologne en 1727, il affronte le castrat vedette Antonio Bernacchi, qui remporte le concours. C'est le point de départ d'une rivalité tout artificielle plus suscitée par le public que réelle, aucun antagonisme personnel n'opposant les deux chanteurs, Bernacchi étant l'aîné de Farinelli de 20 ans et dispensant force conseils et suggestions à son cadet.

En 1734, Farinelli se rend à Londres et chante au théâtre de Lincoln's Inn Fields (Opera of the Nobility), que dirige Porpora et où triomphe Senesino comme chanteur principal. Sa première apparition se fait dans l'Artaserse de Hasse, avec insertion d'autres airs par d'autres compositeurs dont un de son frère Riccardo au 3e acte, "Son qual nave ch'agitata" : une exceptionnelle "messa di voce" ferme, soutenue jusqu'au bout et extraordinairement longue suscita dans le public un enthousiasme délirant. La puissance et le charme de sa voix dans cette œuvre furent tels qu'ils firent oublier à son rival Senesino, qui interprétait le rôle du tyran Artabano, qu'ils étaient sur scène, et Senesino se jeta au cou et embrassa Farinelli qui interprétait Arbace.

Le succès est immédiat, le Prince de Galles et sa cour le couvrent d'éloges et d'honneurs. Sa vogue est immense, il perçoit dans les trois années de son séjour des cachets cumulés de plus de 5000 livres sterling, somme fabuleuse pour un chanteur. Ces années, qui marquent le faîte de sa gloire en tant qu'artiste de scène, furent également des années de rivalité acharnée entre les deux troupes d'opéra résidant à Londres, le King's Theatre dirigé par Haendel et l'Opera of the Nobility dirigé par Porpora, Farinelli triomphant non seulement de Senesino, mais aussi de l'autre célèbre chanteur de la troupe adverse, l'autre grand castrat soprano vedette de l'époque et son grand rival, Gaetano Caffarelli dit Caffarelli.

Las des chicanes entre les deux théâtres, Farinelli quitte Londres en mai 1737 : il a accepté l'invitation de la reine Isabelle, épouse de Philippe V (roi d'Espagne), faite par l'intermédiaire du compositeur Giorgio Antoniotto.

Traversant la France, il s'arrête à Versailles, où il était déjà brièvement venu à l'été 1736, et chante avec grand succès devant Louis XV, pourtant peu amateur de musique en général et de musique italienne en particulier, mais qui pour l'occasion le couvre de richissimes cadeaux.

Il arrive à Madrid le 7 juillet, et est accueilli en grande pompe par les souverains. Dès le 30 août, Farinelli est nommé « familiar criado » (parent élevé) avec délivrance d'un brevet, avec un traitement de 2000 ducats, le logement, serviteurs en livrée de cour, carrosses avec chevaux de la cour, et privilège d'exemption de toute juridiction. Le roi d'Espagne souffrait gravement de neurasthénie et de mélancolie. Il avait abandonné toute vie publique et vivait en reclus aux portes de la folie. La reine Elisabeth pria Farinelli de se produire devant son mari, dans l'espoir que sa voix prodigieuse parviendrait à le tirer de son abattement. L'épisode est resté célèbre, et a contribué à accroître un peu plus la légende entourant le chanteur. La voix de Farinelli fit un tel effet sur le roi qu'il ne voulut plus se séparer du chanteur. Il lui fit promettre de rester à la cour d'Espagne, avec pour seule requête de ne plus chanter en public.

Âgé de seulement 32 ans, Farinelli accepte de mettre un terme à sa carrière publique. Il restera plus de 20 ans à la cour d'Espagne, chantant au roi les quatre mêmes airs tous les soirs : deux extraits de l'Artaserse de Hasse, "Pallido il sole" et "E pur questo dolce amplesso" ; un "minuetto" que Farinelli variait toujours ; et un air peut-être de sa composition en imitation du chant du rossignol.

Le chanteur voit son importance croître à l'avènement de Ferdinand VI et de Barbara de Bragance. Ferdinand le fait en 1750 chevalier de l'Ordre de Calatrava, la plus haute dignité, jusque-là réservée aux gentilshommes ayant pu prouver la noblesse et l'ancienneté de leurs familles. Favori du monarque, Farinelli exerçait alors sur la cour, et même sur la politique, une grande influence, sans jamais se départir de sa modestie ou abuser de sa position privilégiée. On lui doit les premiers travaux d'assainissement des rives du Tage. Il a la charge de la chapelle royale, et la direction des théâtres royaux du Buen Retiro, d'Aranjuez et de Los Caños del Peral. Il assure la suprématie de l'opéra du drame musical italien, faisant traduire en castillan les livrets, faisant venir les chanteurs et instrumentistes italiens les plus éminents, faisant faire des mises en scène extraordinairement fastueuses et imaginatives, pleines d'inventions mécaniques de son cru ou dues au machiniste bolonais Giacomo Bonavera qu'il a fait venir à la cour. Il organise les spectacles de cour, la réception des hôtes étrangers de marque, etc. Il collabore avec son compatriote Domenico Scarlatti, lui aussi installé à la cour d'Espagne depuis 1733 et où il restera jusqu'à sa mort en 1757. Farinelli est choyé par tous, comblé de cadeaux. Il intervient dans diverses affaires internationales, incitant Philippe, Elisabeth et Ferdinand à intervenir auprès du roi de Naples pour obtenir des titres à son frère et à ses connaissances ; il soutient la politique du marquis de la Ensenada, ministre réformateur, liant à lui son destin politique. En 1752, il tente, en vain, en passant par la reine Elisabeth, de pousser Charles de Bourbon à accepter le traité d'Aranjuez entre l'Espagne, l'Empire et le roi de Sardaigne. Deux ans plus tard, il use de toute son influence sur Ferdinand pour qu'il accepte l'accord avec la France proposé par le marquis d'Ensenada, contre celui, favorable à l'Angleterre, du duc de Huescar, du comte de Valparaiso et de Richard Wall. En 1758, après la mort de Barbara de Bragance, il intrigue avec le duc d'Albe pour pousser Ferdinand à un nouveau mariage. Pendant la longue infirmité de Ferdinand, il est suspecté d'intriguer contre l'accès au trône de Charles de Bourbon. Il se fait un ennemi du principal conseiller du Charles, le ministre Bernardo Tanucci. À l'avènement de Charles III en 1759, le ministre Richard Wall reçoit ordre que Farinelli soit laissé libre d'aller où bon lui semble, en conservant tous ses émoluments et privilèges, tous les présents reçus (dont deux violons, un Amati et un Stradivarius, trois clavecins de prix et toute la musique de la reine), à condition toutefois qu'il ne se présente plus jamais à la cour.

Retraite et mort

Farinelli retourne en Italie (il y emporte en particulier deux recueils manuscrits des sonates de Domenico Scarlatti qui restent aujourd'hui les principales sources de ces sonates), d'abord à Parme où l'on aurait bien voulu le retenir à la cour. Puis en novembre 1760, il se trouve à Naples, accueilli avec grand enthousiasme par le peuple mais avec une telle froideur par les membres de la Régence qu'il préfère, en juillet 1761, se fixer dans sa somptueuse villa de Bologne (maintenant disparue). Il y passa la fin de ses jours, riche et chargé de gloire, objet de toute la considération des citoyens, des magistrats, des lettrés, et des musiciens parmi lesquels le père Giovanni Battista Martini qui fut l'un de ses grands amis - recevant de nombreux visiteurs dont le jeune Mozart, Christoph Willibald Gluck, l'électrice de Saxe, l'empereur Joseph II - faisant admirer sa collection de 400 tableaux de grands maîtres constituée au long de sa carrière, et sa riche collection de clavecins dont chacun portait un nom de grand peintre italien : Titien, Le Corrège, Raphaël, etc. Malgré cela, Farinelli souffrit jusqu'à sa mort de solitude et de mélancolie.

Il s'éteignit le 16 septembre 1782. Selon son vœu, il fut enterré au cimetière de la Chartreuse de Bologne, hors des murs de la ville, au pied de la colline della Guardia.

Ses collections furent malheureusement dispersées par ses héritiers. Il reste de lui quelques beaux portraits peints par Amigoni et Giaquinto, des lettres qu'il avait envoyées à ses amis. Mais malgré sa légende, il demeure un personnage relativement mystérieux, dans la mesure où il se confia peu. À ses amis qui le priaient de rédiger ses Mémoires, il avait répondu : « À quoi bon ? Il me suffit qu'on sache que je n'ai porté préjudice à personne. Qu'on y ajoute aussi mon regret de n'avoir pu faire tout le bien que j'aurais souhaité. » Farinelli se signalait également par sa grande culture attestée par le témoignage de visiteurs de marque pratiquant le Grand Tour.

"Farinelli" très beau film de Gérard Corbiau à voir et à entendre.

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Capusa06

24 janvier 2023 09:03

Carlo Maria Michelangelo Nicola Broschi, surnommé Farinelli ou encore Farinello, est un castrat né à Andria (province de Bari, alors intégrée au Royaume de Naples), le 24 janvier 1705, de Salvatore Brosca et Caterina Barrese, et mort à Bologne le 16 septembre 1782.

Biographie

Jeunesse, formation et premier succès

Le jeune Carlo est issu d'une famille de la noblesse de robe locale. Son père, Salvatore, détient des charges administratives féodales ; c'est un passionné de musique qui décide de faire de ses deux fils des artistes ; l'aîné, Riccardo, comme compositeur, et le cadet, Carlo, comme chanteur. Les premiers éléments d'instruction musicale sont dispensés à Carlo par son père et son frère Riccardo, plus âgé que Carlo de 7 ans.

Carlo est emmené à Naples vers 1714-1715, c'est vraisemblablement là qu'il subit la castration. Il est admis au prestigieux Conservatoire dei Poveri di Gesù Cristo et suit l'enseignement de Nicola Porpora, le maître absolu des grands castrats à Naples. Le maestro développe chez son élève une prodigieuse voix de soprano, qui néanmoins peut atteindre des graves de mezzo (Leonardo Vinci le fait descendre au do2, note sombre pour une voix blanche), et à l'inverse peut atteindre dans les vocalises le do5 (le contre-ut), ce qui confère à la voix de Farinelli l'ambitus exceptionnel de 3 octaves. Pris sous la protection d'une riche famille de magistrats napolitains du nom de Farina, il adoptera le nom de scène de Farinelli en hommage à ses mécènes.

Le cursus d'études au Conservatoire dure 6 ans. Porpora insistait sur la précision de l'intonation, la capacité de varier le rythme, de maîtriser les variations et les embellissements improvisés. L'enseignement est copieux et rigoureux :

Le matin :
Une heure de "passaggi" d'exécution difficile
Une heure de littérature
Une heure d'exercices de chant devant le miroir pour apprendre les avantages de la parcimonie dans la gestuelle et les inconvénients d'une abondance de gestes et de mimiques à faire en scène
L'après-midi :
Une demi-heure de théorie musicale
Une demi-heure de chant improvisé sur cantus firmus
Une heure de lecture de livrets que les élèves devront plus tard pratiquer
Enfin, exercices de respiration (ces exercices développaient la poitrine et les poumons des adolescents dans des proportions exceptionnelles, avec pour résultat d'obtenir une grande puissance sonore et une longueur de souffle disproportionnée par rapport aux standards actuels).
Précoce et virtuose, le jeune artiste débute en public à 15 ans, en 1720, lors d'une soirée donnée à Naples en l'honneur de l'impératrice d'Autriche. Il y chante dans la sérénade Angelica e Medoro de Porpora, en compagnie du soprano féminin star Marianna Bulgarelli dite La Romanina, du célébrissime castrat soprano Domenico Gizzi, et du castrat contralto Francesco Vitale. Il obtient le plus vif succès. Il y fait la connaissance du librettiste Pietro Metastasio (en français, Métastase), de sept ans son aîné, dont c'est le premier texte représenté, et qui allait devenir l'un des plus grands librettistes de l'opéra seria ainsi que le poète officiel de la cour de Vienne. Carlo et Pietro nouent une amitié qui durera jusqu'à la mort de Pietro survenue 5 mois seulement avant celle de Carlo. Ce premier succès vaut au jeune castrat de nombreux engagements et une réputation qui se répand comme une traînée de poudre.

Une carrière européenne

Carlo fait ses débuts à Rome pour le Carnaval de 1722 au Teatro Alibert, dans le dramma per musica Sofonisba du bolognais Luca Antonio Predieri (1688-1767), et Flavio Anicio Olibrio de Porpora dans le rôle féminin de Placidia, de nouveau en compagnie de Gizzi et Vitale. Il revient à Rome pour les Carnavals de 1723 et 1724 où il triomphe de nouveau au Teatro Alibert dans Adelaide de Porpora et Farnace de Leonardo Vinci, toujours avec Gizzi.

En 1722, il avait entamé au sein d'une compagnie dirigée par Porpora une tournée de représentations dans les principales villes italiennes et européennes qui devait se poursuivre quinze ans. Il chante à Vienne, Venise, Naples, Milan, Bologne, Parme, Turin, Munich. Il connaît triomphe sur triomphe, aux côtés des plus grands chanteurs de l'époque, Vittoria Tesi dite La Fiorentina, Francesca Cuzzoni dite La Parmigiana, Faustina Bordoni (épouse de Johann Adolf Hasse), le ténor vedette Angelo Amorevoli, les castrats soprano Nicolò Grimaldi dit Nicolino et contralto Francesco Bernardi dit Senesino.

Le public de l'époque adorait la virtuosité, qui pour les chanteurs consistait en l'exécution de variations arbitraires sur des passages d'œuvres chantées, dans lesquelles les difficultés techniques extrêmes prennent le pas sur la pure expression musicale. Il y avait donc de fréquents 'duels' entre musiciens. À Rome, Farinelli avait remporté dès 1722 l'un de ces duels avec un trompettiste virtuose allemand sur la tenue d'une note suraiguë. À Bologne en 1727, il affronte le castrat vedette Antonio Bernacchi, qui remporte le concours. C'est le point de départ d'une rivalité tout artificielle plus suscitée par le public que réelle, aucun antagonisme personnel n'opposant les deux chanteurs, Bernacchi étant l'aîné de Farinelli de 20 ans et dispensant force conseils et suggestions à son cadet.

En 1734, Farinelli se rend à Londres et chante au théâtre de Lincoln's Inn Fields (Opera of the Nobility), que dirige Porpora et où triomphe Senesino comme chanteur principal. Sa première apparition se fait dans l'Artaserse de Hasse, avec insertion d'autres airs par d'autres compositeurs dont un de son frère Riccardo au 3e acte, "Son qual nave ch'agitata" : une exceptionnelle "messa di voce" ferme, soutenue jusqu'au bout et extraordinairement longue suscita dans le public un enthousiasme délirant. La puissance et le charme de sa voix dans cette œuvre furent tels qu'ils firent oublier à son rival Senesino, qui interprétait le rôle du tyran Artabano, qu'ils étaient sur scène, et Senesino se jeta au cou et embrassa Farinelli qui interprétait Arbace.

Le succès est immédiat, le Prince de Galles et sa cour le couvrent d'éloges et d'honneurs. Sa vogue est immense, il perçoit dans les trois années de son séjour des cachets cumulés de plus de 5000 livres sterling, somme fabuleuse pour un chanteur. Ces années, qui marquent le faîte de sa gloire en tant qu'artiste de scène, furent également des années de rivalité acharnée entre les deux troupes d'opéra résidant à Londres, le King's Theatre dirigé par Haendel et l'Opera of the Nobility dirigé par Porpora, Farinelli triomphant non seulement de Senesino, mais aussi de l'autre célèbre chanteur de la troupe adverse, l'autre grand castrat soprano vedette de l'époque et son grand rival, Gaetano Caffarelli dit Caffarelli.

Las des chicanes entre les deux théâtres, Farinelli quitte Londres en mai 1737 : il a accepté l'invitation de la reine Isabelle, épouse de Philippe V (roi d'Espagne), faite par l'intermédiaire du compositeur Giorgio Antoniotto.

Traversant la France, il s'arrête à Versailles, où il était déjà brièvement venu à l'été 1736, et chante avec grand succès devant Louis XV, pourtant peu amateur de musique en général et de musique italienne en particulier, mais qui pour l'occasion le couvre de richissimes cadeaux.

Il arrive à Madrid le 7 juillet, et est accueilli en grande pompe par les souverains. Dès le 30 août, Farinelli est nommé « familiar criado » (parent élevé) avec délivrance d'un brevet, avec un traitement de 2000 ducats, le logement, serviteurs en livrée de cour, carrosses avec chevaux de la cour, et privilège d'exemption de toute juridiction. Le roi d'Espagne souffrait gravement de neurasthénie et de mélancolie. Il avait abandonné toute vie publique et vivait en reclus aux portes de la folie. La reine Elisabeth pria Farinelli de se produire devant son mari, dans l'espoir que sa voix prodigieuse parviendrait à le tirer de son abattement. L'épisode est resté célèbre, et a contribué à accroître un peu plus la légende entourant le chanteur. La voix de Farinelli fit un tel effet sur le roi qu'il ne voulut plus se séparer du chanteur. Il lui fit promettre de rester à la cour d'Espagne, avec pour seule requête de ne plus chanter en public.

Âgé de seulement 32 ans, Farinelli accepte de mettre un terme à sa carrière publique. Il restera plus de 20 ans à la cour d'Espagne, chantant au roi les quatre mêmes airs tous les soirs : deux extraits de l'Artaserse de Hasse, "Pallido il sole" et "E pur questo dolce amplesso" ; un "minuetto" que Farinelli variait toujours ; et un air peut-être de sa composition en imitation du chant du rossignol.

Le chanteur voit son importance croître à l'avènement de Ferdinand VI et de Barbara de Bragance. Ferdinand le fait en 1750 chevalier de l'Ordre de Calatrava, la plus haute dignité, jusque-là réservée aux gentilshommes ayant pu prouver la noblesse et l'ancienneté de leurs familles. Favori du monarque, Farinelli exerçait alors sur la cour, et même sur la politique, une grande influence, sans jamais se départir de sa modestie ou abuser de sa position privilégiée. On lui doit les premiers travaux d'assainissement des rives du Tage. Il a la charge de la chapelle royale, et la direction des théâtres royaux du Buen Retiro, d'Aranjuez et de Los Caños del Peral. Il assure la suprématie de l'opéra du drame musical italien, faisant traduire en castillan les livrets, faisant venir les chanteurs et instrumentistes italiens les plus éminents, faisant faire des mises en scène extraordinairement fastueuses et imaginatives, pleines d'inventions mécaniques de son cru ou dues au machiniste bolonais Giacomo Bonavera qu'il a fait venir à la cour. Il organise les spectacles de cour, la réception des hôtes étrangers de marque, etc. Il collabore avec son compatriote Domenico Scarlatti, lui aussi installé à la cour d'Espagne depuis 1733 et où il restera jusqu'à sa mort en 1757. Farinelli est choyé par tous, comblé de cadeaux. Il intervient dans diverses affaires internationales, incitant Philippe, Elisabeth et Ferdinand à intervenir auprès du roi de Naples pour obtenir des titres à son frère et à ses connaissances ; il soutient la politique du marquis de la Ensenada, ministre réformateur, liant à lui son destin politique. En 1752, il tente, en vain, en passant par la reine Elisabeth, de pousser Charles de Bourbon à accepter le traité d'Aranjuez entre l'Espagne, l'Empire et le roi de Sardaigne. Deux ans plus tard, il use de toute son influence sur Ferdinand pour qu'il accepte l'accord avec la France proposé par le marquis d'Ensenada, contre celui, favorable à l'Angleterre, du duc de Huescar, du comte de Valparaiso et de Richard Wall. En 1758, après la mort de Barbara de Bragance, il intrigue avec le duc d'Albe pour pousser Ferdinand à un nouveau mariage. Pendant la longue infirmité de Ferdinand, il est suspecté d'intriguer contre l'accès au trône de Charles de Bourbon. Il se fait un ennemi du principal conseiller du Charles, le ministre Bernardo Tanucci. À l'avènement de Charles III en 1759, le ministre Richard Wall reçoit ordre que Farinelli soit laissé libre d'aller où bon lui semble, en conservant tous ses émoluments et privilèges, tous les présents reçus (dont deux violons, un Amati et un Stradivarius, trois clavecins de prix et toute la musique de la reine), à condition toutefois qu'il ne se présente plus jamais à la cour.

Retraite et mort

Farinelli retourne en Italie (il y emporte en particulier deux recueils manuscrits des sonates de Domenico Scarlatti qui restent aujourd'hui les principales sources de ces sonates), d'abord à Parme où l'on aurait bien voulu le retenir à la cour. Puis en novembre 1760, il se trouve à Naples, accueilli avec grand enthousiasme par le peuple mais avec une telle froideur par les membres de la Régence qu'il préfère, en juillet 1761, se fixer dans sa somptueuse villa de Bologne (maintenant disparue). Il y passa la fin de ses jours, riche et chargé de gloire, objet de toute la considération des citoyens, des magistrats, des lettrés, et des musiciens parmi lesquels le père Giovanni Battista Martini qui fut l'un de ses grands amis - recevant de nombreux visiteurs dont le jeune Mozart, Christoph Willibald Gluck, l'électrice de Saxe, l'empereur Joseph II - faisant admirer sa collection de 400 tableaux de grands maîtres constituée au long de sa carrière, et sa riche collection de clavecins dont chacun portait un nom de grand peintre italien : Titien, Le Corrège, Raphaël, etc. Malgré cela, Farinelli souffrit jusqu'à sa mort de solitude et de mélancolie.

Il s'éteignit le 16 septembre 1782. Selon son vœu, il fut enterré au cimetière de la Chartreuse de Bologne, hors des murs de la ville, au pied de la colline della Guardia.

Ses collections furent malheureusement dispersées par ses héritiers. Il reste de lui quelques beaux portraits peints par Amigoni et Giaquinto, des lettres qu'il avait envoyées à ses amis. Mais malgré sa légende, il demeure un personnage relativement mystérieux, dans la mesure où il se confia peu. À ses amis qui le priaient de rédiger ses Mémoires, il avait répondu : « À quoi bon ? Il me suffit qu'on sache que je n'ai porté préjudice à personne. Qu'on y ajoute aussi mon regret de n'avoir pu faire tout le bien que j'aurais souhaité. » Farinelli se signalait également par sa grande culture attestée par le témoignage de visiteurs de marque pratiquant le Grand Tour.

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FAE

23 janvier 2023 17:16

Bonsoir à tous ! 😃
Merci les amis !

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Misterprof-

23 janvier 2023 09:28

23 janvier 1950 :
Naissance de Richard Dean Anderson, acteur et producteur américain, surtout connu pour les rôles principaux des séries télévisées MacGyver et Stargate SG-1.
Il est d'origine écossaise, suédoise, norvégienne, amérindienne et finlandaise.
Ses parents Stuart Jay Anderson et Jocelyn Rhae Carter ont quatre enfants, dont Richard est l'aîné. Il grandit à Roseville (Minnesota) et fréquente Ramsey High School.
Durant son enfance, il se brise les deux bras, ce qui met un terme à son ambition de devenir joueur de hockey professionnel.
Il développe alors un intérêt pour l'art, la musique et le théâtre.
Pendant une courte période, Richard Dean Anderson essaya de devenir musicien de jazz.
Il fait ses études d'art dramatique à l'Université d'État de Saint Cloud dans le Minnesota puis à l'Université de l'Ohio, mais il abandonne avant d'avoir son diplôme car il se sentait « amorphe ». Juste après sa première année à l'université, il participe avec des amis à un cross-country du Minnesota jusqu'en Alaska.
Puis il s'installe avec son ami Ricky et sa petite amie Dianne, tout d'abord dans le nord d'Hollywood, puis à New York, et enfin à Los Angeles.
Richard Dean Anderson a plusieurs petits rôles de comédien dans le spectacle et le cirque.
Il déclare par la suite que cette période était la plus heureuse de sa vie, et exprime un fort intérêt pour l'enseignement de la jonglerie et des divers arts du cirque aux jeunes défavorisés.
Le premier rôle marquant de l'acteur est celui du docteur Jeff Webber dans la série américaine General Hospital, de 1976 à 1981.
L'année suivante, il obtient celui d'un personnage nommé Adam dans la série télévisée de CBS Seven Brothers.
Tout cela lui offre une certaine reconnaissance qui restait cependant limitée à son pays d'origine, les États-Unis.
Ce n'est qu'à partir de 1985 que Richard Dean Anderson, alors âgé de trente-cinq ans, franchit un palier dans sa carrière en interprétant le rôle titre de la série américaine MacGyver qui le fait connaître dans le monde entier.
Cette série connait, jusqu'au début des années 1990, un grand succès aussi bien aux États-Unis, qu' au niveau international.
En 1996, Richard Dean Anderson rencontre Apryl Prose.
Ils ont ensemble leur premier enfant, Wylie Quinn Annarose Anderson, le 2 août 1998.
Il parle avec beaucoup d'enthousiasme de sa paternité ; il est d'ailleurs très fier de sa réputation de « papa poule ».
Après quelques années marquées notamment par deux longs métrages télévisés basés sur la série MacGyver, Richard Dean Anderson intègre, en 1997, la série Stargate SG-1, jouant, jusqu'aux années 2000, le rôle de Jack O'Neill, colonel puis lieutenant-général de l'armée américaine chargé de diriger l'équipe SG-1 dans diverses explorations d'autres mondes.
Cette série, qui connut elle aussi le succès international, est basée sur le film du même titre sorti quelques années plus tôt.
Après 8 ans en tant que personnage principal, il quitte la série pour s'occuper de sa famille. Néanmoins il est présent en tant qu'invité dans 4 épisodes des saisons 9 et 10 ainsi que dans 4 épisodes de Stargate Atlantis, 6 de Stargate Universe et dans le téléfilm Stargate Continuum.
Richard Dean Anderson, grand fan des Simpson, est invité dans le dix-septième épisode de la dix-septième saison de la série, Notre Homer qui êtes un Dieu (Kiss Kiss, Bang Bangalore), où il prête sa voix au personnage.
Richard Dean Anderson vit à Vancouver et à proximité de Los Angeles, et possède une résidence dans le nord du Minnesota.

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