
Capusa06
Zoé Charlotte de Gamond, née le 11 février 1806 à Bruxelles où elle est morte le 28 février 1854, est une éducatrice et féministe belge qui a écrit sous le pseudonyme de « Marie de G*** ».
Biographie
Issue d’une famille libérale aisée, son père, Pierre-Joseph de Gamond était également avocat-avoué au Barreau de Bruxelles et a fini conseiller à la Cour d'appel de Bruxelles. Pierre-Joseph de Gamond a également enseigné le cours intitulé « Code de la procédure civile et ordre des Juridictions » à l'Université libre de Bruxelles. Sa mère, Isabelle-Angélique de Lados, d’origine noble, tenait, dans les années 1820, des salons politiques et philosophiques. Elle décèdera en 1829. Zoé de Gamond était donc issue d'un milieu d'une très grande intellectualité, ce qui lui a permis de cultiver son intelligence et d'avoir un esprit critique très développé. Elle a mené une vie faite d'études et de publications théoriques.
Vie privée
Le 18 mai 1835, Zoé de Gamond se marie avec Jean Baptiste Gatti, un peintre italien, avec qui elle aura trois enfants. Ses parents étant contre cette union, elle dut attendre leur mort pour se marier. Etant orpheline au moment de son mariage, elle recevra alors le consentement au mariage de sa grand-mère paternelle Marie Anne Florentin. Zoé de Gamond s’est mariée relativement tard. Cependant, elle n’est pas célibataire par vocation contrairement à d’autres féministes. Zoé estime que « les femmes sont faites pour être épouses et mères ». Zoé de Gamond est d'ailleurs mère de trois filles, dont Isabelle Gatti de Gamond qui poursuivra l’œuvre de sa mère et deviendra, plus tard, une éducatrice et féministe belge d’une grande importance. À la fin des années 1830, le couple Gatti-de Gamond quitta Bruxelles pour Paris. À ce moment, Zoé devient la commentatrice reconnue de Fourier dans un ouvrage appelé « Fourier et son système », paru à Paris et traduit en anglais. Ce rôle a notamment participé de sa notoriété.
Avec le soutien d'un riche fouriériste anglais, Arthur Young, elle acheta, en septembre 1841, un monastère en Bourgogne, à Saint-Nicolas-lès-Cîteaux, l'abbaye de Cîteaux, afin d'y établir un phalanstère dont elle avait imaginé l’aspect théorique dans la réalisation d’une commune sociétaire, d’après la théorie de Charles Fourier. Ce phalanstère qui fonctionna jusqu'en 1846, s'avéra être un désastre financier. En effet, le phalanstère était conçu pour accueillir 600 personnes, mais, début 1843, il n’en abritait que 167. Le couple De Gamond ainsi ruiné, retourne à Bruxelles où il vivra une vie de gêne et de privation. Zoé sera même amenée à demander de l’aide à son entourage pour subvenir à ses besoins essentiels. Néanmoins, elle n’abandonnera pas son projet de réformer la condition des femmes.
Grâce au soutien de Charles Rogier, Zoé de Gamond fut nommée inspectrice des écoles maternelles, primaires et normales. Cette fonction mettra temporairement fin à ses difficultés financières.
FAE
"Jacques Pradel est un journaliste d'investigation, écrivain, animateur de radio et de télévision français, né le 11 février 1947 à Paris.
Il a découvert le monde de la radio en étant pigiste à Europe 1 pendant ses études. Il a commencé sur France Inter en 1976 avec une émission sur l'éducation avec Françoise Dolto. Il anime ensuite l'émission Adrénaline. Il devient animateur à la télévision en 1990 en présentant Perdu de vue et Témoin numéro 1 ainsi que d'autres émissions. Il arrête en 1997 et retourne à la radio.
Il présente diverses émissions sur Europe 1 de 1997 à 2010, notamment la matinale d'Europe 1 en 2007-2008. Il anime aussi plusieurs émissions sur les faits divers tels Comprendre ou Café crimes. Il présente de 2010 à 2020 l'émission L'Heure du crime sur RTL. Il est remplacé en août 2020 par Jean-Alphonse Richard.
Jacques Pradel a publié plus d'une dizaine de livres en parallèle de son activité journalistique, dont le livre d’investigation Disparues de l'Yonne : la huitième victime sur l'affaire Émile Louis."
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11 février 2020 :
Décès de Claire Bretécher, auteure de bande dessinée, humoristique et illustratrice française.
née le 17 avril 1940
Claire Marie Anne Bretécher naît le 17 avril 1940 à Nantes, dans une famille catholique bourgeoise, d'un père juriste et d'une mère femme au foyer.
Durant toute son enfance, elle passe ses vacances à Saint-Gilles-Croix-de-Vie puis à Belle-Île-en-Mer et grandit à la Confrérie des Ursulines de Jésus.
Elle commence très tôt à dessiner et suit des cours pendant une année aux Beaux-Arts de Nantes durant son adolescence.
Désireuse de quitter une ville qu'elle n'aime pas et un père violent, elle part s'installer à Paris à 19 ans.
Elle s'établit rue Gabrielle, dans le quartier de Montmartre, alors malfamé.
Dès son arrivée, elle tente de placer ses travaux dans diverses rédactions ; en parallèle, elle garde des enfants pour gagner sa vie.
En 1960, elle enseigne le dessin en lycée durant neuf mois mais cette expérience n'est pas concluante.
Après avoir réussi à placer quelques illustrations dans Le Pèlerin, elle collabore avec les éditions Bayard qui publient ses dessins dans plusieurs de leurs magazines.
Dans la seconde moitié des années 1960, elle exerce également pour Larousse, Hachette et pour la publicité.
Bretécher débute dans la bande dessinée en illustrant une histoire de René Goscinny, Facteur Rhésus, parue en 1963 dans L'Os à Moelle, que Pierre Dac vient de relancer.
Bretécher éprouve de grandes difficultés à répondre aux attentes de Goscinny et la série est arrêtée après quelques mois.
En 1964, elle commence à collaborer au mensuel Record et y publie plusieurs illustrations ou histoires courtes.
De 1965 à 1967, elle travaille également pour l’hebdomadaire Tintin où elle crée le personnage humoristique d'Hector.
En 1967, le rédacteur en chef Yvan Delporte accepte son histoire Des navets dans le cosmos puis Bretécher dessine pour le journal Spirou, qui publie à partir de décembre Les Gnangnan, série humoristique mettant en scène des bébés aux dialogues très adultes.
En 1968, elle crée le duo comique de Huns Baratine et Molgaga pour Record.
La même année commencent dans Spirou les séries Les Naufragés, sur des textes de Raoul Cauvin, puis Robin les foies, pourtant élaborée avant les deux précédentes.
À partir de 1969, elle participe au journal Pilote, où elle crée le personnage de Cellulite.
Dans ce même journal, elle doit, comme la plupart des auteurs non établis, réaliser des histoires courtes inspirées de l'actualité, ce qui l'enthousiasme peu ; toutefois, avec l'assentiment de Goscinny, elle peut ensuite y injecter l'aspect satirique qu'elle désirait y mettre.
Ces actualités deviennent alors une série de gags en une planche intitulée Salades de saison.
Elle publie également de nombreuses histoires courtes qu'elle scénarise presque toujours et, entre avril et juillet 1970, elle achève Tulipe et Minibus, récit de 28 pages que Hubuc, mourant, n'avait plus la force de dessiner.
Seule femme de la rédaction, elle y apprécie cependant l'atmosphère.
Fin 1971, les cinq récits de Fernand l'orphelin qu'Yvan Delporte avait écrits pour elle sont publiés sous le titre Alfred de Wees dans le magazine néerlandais Pep.
Au dernier trimestre 1972, tout en continuant à travailler pour Pilote, Bretécher participe également à la création avec Gotlib et Mandryka de L'Écho des savanes, à la demande de ce dernier.
Bien que Goscinny ne lui refusait jamais d'histoire dans Pilote, elle se réjouit de pouvoir traiter n'importe quel sujet dans L'Écho .
Cette première expérience dans la presse pour adultes est suivie d'une collaboration au nouveau mensuel écologique Le Sauvage qui publie, dès son premier numéro en mai 1973, Le Bolot occidental, première incursion de Bretécher dans la presse généraliste.
Claire Bretécher en train de dessiner en 1973.
Elle est ensuite engagée par l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, qui publie chaque semaine à partir du numéro du 24 septembre 1973 une planche dans la rubrique sociétale « Notre époque », titrée « La Page des Frustrés ».
Dans la lignée des Salades de saison, elle y critique une certaine classe aisée urbaine de gauche donneuse de leçons et nombriliste.
Accaparée par son travail pour Le Nouvel Observateur, bien qu'elle ne s'implique pas dans la vie de la rédaction, elle cesse fin 1974 de collaborer aux revues de bande dessinée, excepté pour une histoire dans Fluide glacial début 1975 et quatre récits courts de Cellulite publiés dans Pilote mensuel entre 1975 et 1977, décision rendue d'autant plus facile que son nouvel employeur la rémunère bien mieux.
Le succès des Frustrés et le désir d'autonomie la décident à se lancer dans l'auto-édition pour en publier le premier recueil en 1975.
Cet album reçoit le prix du scénariste français du festival d'Angoulême (1975) et les quatre suivants connaissent un succès considérable, et sont traduits en plusieurs langues.
L'autrice se transforme en éditrice et auto-édite l'ensemble de ses créations.
Une adaptation animée est diffusée à la télévision française en 1975, tandis qu'en 1976 sa grande amie Dominique Lavanant ainsi que Josiane Balasko créent la première de nombreuses adaptations théâtrales.
En 1976, elle recueille dans Le Cordon infernal une grande partie de ses planches publiées dans L'Écho des savanes et publie en 1980 un album consacré à sainte Thérèse d'Avila, intitulé La Vie passionnée de Thérèse d'Avila, dont la prépublication dans Le Nouvel Observateur choque certains chrétiens, alors que d'autres n'y voient rien d'irrévérencieux.
En 1977, elle rencontre Bertrand Poirot-Delpech, qu'elle épouse deux ans plus tard.
Au début de l'année 1981, elle cesse sa collaboration hebdomadaire avec le Nouvel Observateur, tout en réservant à la revue la prépublication de ses histoires suivantes.
En 1982, alors que nombre de ses amies sont enceintes, Bretécher publie Les Mères, album consacré à la maternité.
Elle-même n'a cependant pas encore eu d'enfants.
En juin de la même année, l'organisation du Festival d'Angoulême demande aux premiers lauréats du grand prix de la ville d'Angoulême d'élire un Grand Prix spécial pour présider, en janvier 1983, la dixième édition du festival avec Paul Gillon, élu Grand Prix par le jury.
Ceux-ci choisissent rapidement Claire Bretécher.
Pour ce dixième festival, son ami Dominique Bréchoteau organise la première exposition d'ampleur consacrée à Bretécher.
Quelques mois plus tard, Bretécher explore de nouveau la thématique de la maternité avec Le Destin de Monique, récit consacré aux mères porteuses, une question alors peu traitée.
La même année, les éditions Denoël publient pour la première fois une sélection de ses peintures, accompagnée d'un avant-propos d'Umberto Eco et des commentaires de Daniel Arasse.
C'est également en 1983 qu'elle rencontre le juriste Guy Carcassonne, de onze ans son cadet et déjà père de deux filles, Marie et Nuria.
Ils ont un fils, Martin, qu'ils élèvent avec les deux filles de Guy.
Bretécher et Carcassonne restent en couple jusqu'à la mort de celui-ci en 2013.
En 1985 et 1986, Bretécher publie deux volumes de Docteur Ventouse, bobologue, où elle pose un regard moqueur sur les milieux médicaux parisiens.
En 1988, elle s'intéresse au monde de l'adolescence avec Agrippine.
L'année suivante, elle raille l'appétence de la bourgeoisie intellectuelle pour les voyages lointains et dépaysants dans Tourista.
Comme Les Frustrés, la plupart de ces albums sont immédiatement traduits en plusieurs langues.
Le succès d’Agrippine conduit Bretécher à y aborder tous les thèmes qui l'intéressent : après 1989, elle ne publie ainsi qu'une seule bande dessinée hors de cet univers : Mouler démouler, en 1996, un recueil d'histoire courtes dans la lignée des Frustrés.
Agrippine et l'Ancêtre, cinquième volume d'Agrippine, obtient l'Alph-Art humour au festival d'Angoulême 1999.
En 2001, Canal+ diffuse 26 épisodes d'une adaptation en dessin animé de la série, dans laquelle Bretécher s'est peu investie.
Parallèlement à ses activités d'autrice de bande dessinée, Bretécher travaille beaucoup pour la publicité dans les années 1980 et 1990 , notamment pour les yaourts BA de Besnier en 1993 ou les supermarchés 8 à Huit entre 1995 et 1999.
En outre, elle peint et elle illustre de nombreux ouvrages.
Elle soutient également, en 1999, un mémoire de maîtrise en psychologie à l'université de Nantes intitulé Existence d'un amorçage différencié selon la nature de l'humeur.
À partir de 2006, après plus de trente ans d'auto-édition, Bretécher confie à Dargaud la gestion de son catalogue.
Dargaud publie une version en couleurs du Destin de Monique sous le nouveau titre Une saga génétique en 2006, un recueil d'inédits en 2007 et des intégrales des Frustrés puis d'Agrippine. Glénat publie également en 2006 un recueil des bandes dessinées de jeunesse de l'auteure dont il avait conservé les droits tandis que Dupuis propose Les Naufragés en 2008 dans une collection consacrée aux œuvres de jeunesse de Raoul Cauvin.
En 2009, Dargaud publie Agrippine déconfite, huitième tome de la série Agrippine et dernier album de bande dessinée de Bretécher.
Celle-ci continue cependant à illustrer des ouvrages, dont un tarot divinatoire en 2011.
En mai 2013, la mort soudaine de son mari, alors qu'ils voyageaient à Saint-Pétersbourg, la marque fortement.
En 2016, elle illustre un recueil de perles d'écoliers réunies par Dominique Resch.
Malgré ce ralentissement dans sa production, l'œuvre de Bretécher conserve son succès, comme en témoignent la diffusion en 2012 sur la radio France Culture d'adaptations en cinq épisodes des Frustrés et d'Agrippine suivies en 2014 d'une deuxième saison des Frustrés, ainsi que l'exposition monographique que lui consacre la Bibliothèque publique d'information du centre Georges-Pompidou, à Paris, en 2016.
À cette occasion, Dargaud publie deux compilations de cent pages.
En septembre 2018, Dargaud recueille pour la première fois des dessins humoristiques de Bretécher dans Petits Travers.
Atteinte de la maladie d'Alzheimer depuis plusieurs années, Claire Bretécher meurt le 11 février 2020.
Elle est inhumée au cimetière de Montmartre (20e division) avec son mari Guy Carcassonne.
Capusa06
Roger Joseph Fernand Frison-Roche, né le 10 février 1906 à Paris 8e et mort le 17 décembre 1999 à Chamonix-Mont-Blanc où il est enterré, est guide de haute montagne, journaliste, moniteur de ski, explorateur, conférencier et écrivain français.
Biographie
Roger Frison-Roche est issu d'une famille savoyarde originaire de Beaufort-sur-Doron qui s'est installée à Paris pour tenir une brasserie dans le 17e arrondissement. Entre 1916 et 1920, il étudie au lycée Chaptal à Paris, puis quitte l'école en troisième et travaille comme coursier dans l'agence de voyage Thomas Cook dès l'âge de quatorze ans. Durant la guerre, il effectue plusieurs séjours à Beaufort qui éveillent en lui l'amour de la montagne. En 1924, il est le secrétaire des premiers Jeux olympiques d'hiver à Chamonix. Il commence également à écrire dans le journal Le Savoyard de Paris. Entre 1926 et 1927, il effectue son service militaire à Grenoble au sein du 93e régiment d'artillerie de montagne.
Entre 1927 et 1930, il est directeur du Syndicat d'initiatives et du Comité des Sports d'hiver de Chamonix. En 1931, il devient secrétaire de l'Aéro-club de Chamonix-Mont-Blanc. En 1932, il est reporter pour la première émission radiophonique depuis le sommet du mont Blanc. Entre 1938 et 1941, il est journaliste à La Dépêche à Alger où il s'installe avec sa famille en 1938.
En 1940, après l'armistice, il retourne à Alger. En 1942, il est correspondant de guerre aux côtés des Alliés sur le front de Tunisie et est fait prisonnier par les Allemands à Pichon (Kairouan). En 1943, il est prisonnier à Naples où il passe un mois dans une cellule de condamné à mort puis est transféré par la Gestapo à la prison de Fresnes, puis à Vichy, d'où grâce à une connaissance influente il obtient des papiers pour retourner à Chamonix alors occupée par les Italiens. En 1943, les troupes allemandes arrivent dans Chamonix, Frison entre dans la clandestinité dans le Beaufortain. En 1944, il est officier de liaison auprès des FFI puis à l'état-major de la 5e demi-brigade de Chasseurs alpins. Ce passage de sa vie lui inspirera notamment Les Montagnards de la nuit (1968). Il retourne en Algérie à la fin de la guerre.
En 1955, il s'installe à Nice où il effectue des reportages pour Nice-Matin. En 1960, il s'installe à Chamonix où il construit un chalet qu'il baptise Derborence. Roger Frison-Roche meurt le 17 décembre 1999 à Chamonix où il est enterré.
L'alpiniste
En 1923, à 17 ans, il s'installe à Chamonix. Dès son arrivée, il est très vite connu des Chamoniards qui le surnomment « Grand Sifflet » ou « Frison ». Il devient secrétaire du syndicat d'initiative et du Comité Olympique et effectue ses premières courses avec Daniel Souverain, connaissance parisienne de son quartier, qui tenait un des premiers magasins de sport de montagne dès 1920 rue des Plantes. C'est pendant cette période qu'il effectue plusieurs ascensions comme l'aiguille du Grépon ou l'aiguille du Moine et pratique intensément tous les sports d'hiver : ski, saut, bobsleigh, luge, Ski joëring… et d'été : équitation, natation. Le 1er septembre 1925 Joseph Ravanel, dit « le Rouge », le choisit comme porteur pour l'ascension du mont Blanc. En 1928, il effectue la première hivernale de l'aiguille de Bionnassay avec Armand Charlet. Cette même année, à la demande d'Alfred Couttet, fondateur de l'école d'escalade des Gaillands, il aide celui-ci à nettoyer et aménager cette paroi.
En 1930, il réalise enfin son rêve en étant admis à la Compagnie des guides de Chamonix. Il est notamment le premier non Chamoniard à y être admis, malgré quelque difficulté à se faire « admettre » dans ce milieu très fermé des guides chamoniards. En 1933 il devient moniteur de ski (no 1 de la première promotion de moniteurs diplômés de la FFS) et un an plus tard, correspondant local pour Le Petit Dauphinois, enquêtant notamment sur l'affaire Stavisky en 1934 et localisant la vallée où s'est réfugié l'escroc. En 1965, il participe à la fondation de l'Union internationale des associations de guides de montagne (UIAGM) et devient le président du comité provisoire jusqu'en 1969, date à laquelle il passe membre d'honneur.
L'explorateur
En 1932, il prend en gérance à Chamonix la brasserie de la Poste mais, lui étant pris par ses explorations, elle est tenue par sa femme.
En 1935, il réalise sa première expédition au Sahara avec le capitaine Raymond Coche, où il est guide de l'expédition alpine française au Hoggar. L'expédition effectue la première ascension de la Garet El Djenoun (la Montagne des génies). En 1937, il traverse à dos de chameau le Grand Erg Occidental avec Albert Plossu. En 1950, il fait mille kilomètres à dos de chameau au Sahara avec Georges Tairraz. Après son film Le Grand Désert, il commence sa carrière de conférencier qui va durer 15 ans. En 1955, il entreprend la traversée du désert en 2 CV, d'Alger à Niamey. En 1956, il fait son premier voyage vers le Grand Nord, en Laponie avec Jacques Arthaud pour le tournage du film Ces hommes de 30 000 ans. Entre 1966 et 1969, il entreprend plusieurs expéditions dans le Grand Nord canadien ainsi qu'en Amérique du Nord.
L'écrivain
Il publie son premier livre en 1936 : L'Appel du Hoggar, paru chez Flammarion. Entre janvier et février 1941 paraît Premier de cordée sous forme de feuilleton dans La Dépêche algérienne. Il envoie le manuscrit à l'éditeur grenoblois Arthaud en septembre 1941. C'est en 1943 qu'est réalisé le film Premier de cordée.
En 1948, il publie le second de ses deux romans les plus populaires: La Grande Crevasse. En 1981, il publie son autobiographie : Le Versant du soleil.
Il est élu en 1974 à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, avec pour titre académique Titulaire.
Vie privée
C'est en 1928 que Frison-Roche rencontre Marguerite Landot (1908-1994) avec qui il aura trois enfants, Jean (1931-1954), pilote de chasse, Danielle (1933-1986) et Martine (née en 1940 .
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9 février 1945 :
Naissance de l'actrice Mia Farrow.
Maria de Lourdes Villiers Farrow, est une actrice américaine.
Elle est la fille de John Farrow, réalisateur de cinéma américain d'origine australienne, et de Maureen O’Sullivan, actrice irlandaise (la célèbre Jane des films Tarzan).
D’une famille de sept enfants, elle a trois sœurs, Prudence Farrow et les actrices Stephanie et Theresa Magdalena dite « Tisa » et trois frères, Michael Damien (1939-1958), Patrick Joseph (1942-2009) et John Charles (né en 1946).
Elle grandit à Beverly Hills mais a souvent voyagé avec ses parents à l’occasion de films tournés en extérieur.
En 1947, elle figure dans un film aux côtés de sa mère.
Elle paraît dans un court métrage de neuf minutes destiné aux enfants, Duck and Cover, une production des années 1950.
Le film est projeté dans les écoles pour apprendre aux enfants ce qu’il faut faire en cas d’attaque nucléaire : plonger et se couvrir !
Mia Farrow tourne un bout d’essai, sans lendemain, pour le rôle de Liesl von Trapp dans le film La Mélodie du bonheur.
Le rôle échoit finalement à Charmian Carr.
Ce métrage a été conservé et figure sur le DVD du quarantième anniversaire du film.
Farrow débute réellement sa carrière en 1959 dans un film réalisé par son père et intitulé John Paul Jones, maître des mers.
Elle enchaînera des seconds rôles dans plusieurs films des années 1960.
En 1964, sa prestation d’Allison Mackenzie, femme naïve et abandonnée, dans la série télévisée Peyton Place lui apporte un début de notoriété.
Elle abandonnera le rôle deux ans plus tard sur les conseils pressants de son premier mari Frank Sinatra.
Quatre ans après, c’est la consécration dans le rôle principal de Rosemary’s Baby réalisé par Roman Polanski (1968).
Encensé par la critique, le film est un succès commercial et constitue toujours un classique des films d’épouvante.
Après Rosemary’s baby, Farrow, pressentie pour tenir le rôle de Mattie dans le film Cent dollars pour un shérif, se montre enthousiaste mais, avant d’interpréter ce film, elle tourne Cérémonie secrète au Royaume-Uni avec Elizabeth Taylor et Robert Mitchum, qui lui apprend que Henry Hathaway, le réalisateur de Cent dollars pour un shérif, se montre très dur avec les actrices.
Farrow demande alors au producteur Hal Wallis de remplacer Hathaway, ce qui lui est refusé. Farrow renonce donc au rôle, qui est confié à Kim Darby.
Elle enchaîne avec Maldonne pour un espion (Anthony Mann, 1968), Terreur aveugle (Richard Fleischer, 1971).
Cérémonie secrète reçoit un accueil mitigé de la part des critiques mais a connu un bel avenir.
En 1969, Farrow donne la réplique à Dustin Hoffman pour le film John et Mary.
Tout au long des années 1970, Farrow se produit dans divers succès cinématographiques tels que See No Evil, film d’angoisse de 1971, Docteur Popaul (1972) de Claude Chabrol, Gatsby le Magnifique (1974) dans lequel Farrow incarne Daisy Buchanan, Un mariage (1978), film culte du réalisateur Altman.
Toujours en 1978, elle tient l’un des rôles principaux de Mort sur le Nil, adapté du célèbre roman d’Agatha Christie.
Elle prête aussi son concours à différents téléfilms dont une version musicale de Peter Pan (1976) dans laquelle elle interprète le rôle-titre.
En 1979, Farrow se produit au Broadway Theatre où elle donne la réplique à Anthony Perkins dans la comédie romantique de Bernard Slade.
Au cours des années 1980 et au début des années 1990, les relations entre Mia Farrow et le réalisateur Woody Allen aboutissent à de nombreux films en collaboration.
Durant cette période, l’actrice paraît au générique de quasiment tous les films de Woody Allen chaleureusement salués par la critique comme Broadway Danny Rose, La Rose pourpre du Caire, Hannah et ses sœurs (où elle interprète le rôle-titre) et Alice (1990), à nouveau dans le rôle-titre. Farrow interprète aussi la mère de Kara (Helen Slater) pour Supergirl et prête sa voix à l’animation La Dernière Licorne (1982).
Au cours des années 1990, Mia Farrow est moins présente sur les plateaux de tournage pour se consacrer à l’éducation de ses enfants alors en bas âge.
Elle prête néanmoins son concours à la production de plusieurs films marquants dont elle assure le rôle principal : Parfum de scandale (Widow’s Peak, 1994), Miami Rhapsody (1995) et Reckless (1995).
Plus récemment, l’actrice assume le personnage de Mrs. Baylock, la grand-mère satanique du remake The Omen.
Bien que le film ait eu une critique plutôt tiède, la prestation de Farrow est appréciée.
Mia Farrow s’est encore produite à plusieurs reprises en 2007, par exemple dans Son ex et moi ou le premier volet de la trilogie Arthur et la Vengeance de Maltazard (Luc Besson).
En 2008, elle donne la réplique à Jack Black, Mos Def et Danny Glover dans la production de Michel Gondry, Be Kind Rewind (Soyez sympas, rembobinez).
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Maria do Carmo Miranda Da Cunha, dite Carmen Miranda, est une actrice et chanteuse brésilienne d'origine portugaise, née le 9 février 1909 à Marco de Canaveses (Portugal) et morte le 5 août 1955 à Beverly Hills (Californie).
Surnommée « la bombe brésilienne », elle fit preuve d'un indiscutable tempérament comique et participa à beaucoup de comédies musicales, latino-américaines dans les années 1940, à la 20th Century Fox. En 1945, elle était la femme la mieux payée des États-Unis.
Bien que saluée comme une artiste de talent, sa popularité a décliné jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Son talent de chanteuse et d'interprète, cependant, a souvent été éclipsé par le caractère exotique de leurs présentations. À une époque où Hollywood militait pour empêcher les nations d'Amérique latine de s'aligner avec l'Axe, Carmen Miranda est devenue l'incarnation d'un exotisme générique de l'Amérique latine adopté par l'Amérique du Nord mais rejeté à cause de son inauthenticité et de sa condescendance par les Brésiliens.
Considérée comme précurseure du « tropicalisme », mouvement culturel brésilien des années 1960, Carmen Miranda a été la première star latino-américaine à poser ses empreintes devant le Grauman's Chinese Theatre en 1941.
En 20 ans de carrière, Miranda a enregistré 279 chansons au Brésil et 34 aux États-Unis pour un total de 313. Un musée a été construit plus tard à Rio de Janeiro, en son honneur. En 1995, elle a fait l'objet du documentaire Carmen Miranda: Bananas is my Business, réalisé par Helena Solberg. Elle a été classée par le magazine Rolling Stone comme la 15e plus grande voix de la musique brésilienne, une icône et un symbole international du pays à l'étranger.
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Madeleine Émilie Loux, épouse Brulé, né le 1er avril 1920 Waldersbach et morte le 8 février 2006 à Schiltigheim, est une postière et résistante alsacienne n'appartenant à aucun réseau qui a reçu en 1998 la médaille de l'ordre de la Résistance 1940-1944 du Grand-Duché du Luxembourg pour son activité clandestine en faveur, entre autres, des déportés luxembourgeois du camp de concentration de Natzweiler-Struthof.
Biographie
Madeleine grandit dans une famille d'ouvriers-paysans à Wildersbach.
À 17 ans, elle devient guichetière au bureau de poste de Rothau.
Le 18 octobre 1940, l'Alsace est annexée de fait par le troisième Reich. Au cours de ce mois, un SS se rend dans le bureau de poste et annonce au personnel que du courrier adressé à la société Deutsche Erd und Steinwerke, arrivera dorénavant dans ce bureau de poste.
Cette société organisera l'exploitation du filon de granit rose découvert à proximité du village de Natzwiller, en septembre 1940. En mars 1941, Heinrich Himmler, Reichsführer-SS, ordonne d'implanter sur le site un camp de concentration pour exploiter la roche au profit des grands travaux du Reich.
Au cours de l'année 1941, le courrier devient de plus en plus important au fur et à mesure de l'arrivée des premiers déportés et de la montée en puissance du camp de concentration de Natzweiler-Struthof au cours de l'année 1941. Le camp est officiellement ouvert le 1er mai 1941.
Les 21 et 23 mai 1941, Madeleine Loux assiste à l'arrivée de deux convois venant du camp de concentration d'Oranienbourg-Sachsenhausen. Les 300 déportés passent devant le bureau de poste où les employés reçoivent l'ordre de fermer les volets.
La même année, Madeleine Loux, qui refuse de faire le salut nazi, est mutée dix-huit mois à Molsheim par mesure de rétorsion pour qu'elle ne « parle plus français ». L'allemand est en effet la langue que tous les habitants de l'Alsace annexée de fait doivent obligatoirement parler. En 1942, Madeleine est même soumise à un Umsschulung (« stage de recyclage politique ») à Altkirch. Elle est surveillée par un Oberinspektor (« inspecteur principal »).
Quand elle revient à la poste de Rothau, elle reçoit chaque matin un groupe de déportés de différentes nationalités qui sont descendus du camp avec des gardiens afin de chercher du courrier et surtout des colis de la Croix-Rouge. Les détenus constituent une chaîne humaine pour passer les colis par la fenêtre du bureau de poste jusque dans un camion. Madeleine Loux prend le risque de glisser du pain, une pomme ou un sandwich aux déportés. Les denrées sont collectées par sa mère qui les échange contre des cartes de tabac dans les fermes. D'autres villageois les aident, une vraie filière se met en place au profit des déportés, entre autres, avec l'aide de Paulette Mainz, de Rothau. Madeleine Loux peut discuter avec les déportés luxembourgeois francophones qui lui parlent de la vie du camp ce qui leur procure un réconfort moral et la conforte dans son action.
Á partir de 1944, pour faire face aux pertes humaines des Wafen-SS, de nombreux soldats affectés sur le front de l'Est quittent le camp. Ils sont remplacés par des SS originaires des pays de l'Est ou par des gardiens âgés affectés au titre de la réserve. Le kommando de la poste est dorénavant encadré par un Hongrois et un Roumain qui permettent à Madeleine Loux de cuisiner un repas frugal. Le plus souvent, des œufs au plat qu'ils mangent en cachette avec tous les déportés du Kommando.
Le 1er septembre 1944, Madeleine Loux est témoin de la montée au camp d'une quarantaine de résistants du Groupe Mobile d'Alsace (GMA Vosges). Ils y sont exécutés le soir même. Le même mois, à cause de l'approche des troupes alliées, la majorité des déportés du camp de Natzweiler Struthof est transférée au camp de concentration de Dachau.
Un petit groupe vient encore chercher le courrier et réexpédier les colis. Les 21 et 22 novembre 1944, au moment d'être à leur tour déportés vers un autre camp en Allemagne, ils parviennent à glisser leurs adresses sur des petits bouts de papier à Madeleine Loux et lui demandent d'écrire à leurs familles ce qu'elle se fera un devoir de faire.
Capusa06
Anna Świrszczyńska (née le 7 février 1909 à Varsovie et morte le 30 septembre 1984 à Cracovie) était une poétesse polonaise dont les œuvres touchent une grande variété de thèmes, parmi lesquels son expérience durant la Seconde Guerre mondiale, la maternité, le corps féminin ou encore la sensualité.
Biographie
Anna Świrszczyńska naquit à Varsovie et, fille d'un artiste, fut élevée dans la pauvreté. Elle commença à publier ses poèmes dans les années 1930. Pendant la période de l'occupation nazie de la Pologne elle rejoignit la Résistance polonaise et s'engagea comme infirmière militaire pendant l'Insurrection de Varsovie.
Anna écrivit alors pour des publications clandestines. Elle traversa des moments difficiles, comme celui où elle demeura, un jour, pendant une heure, dans l'attente de son exécution. Czesław Miłosz la connut à cette époque, et il écrivit quelques pages sur elle. Avec Leonard Nathan, il a traduit en anglais Conversations avec mon corps (Talking to my Body), qui fut publié aux États-Unis en 1996 .
Ses expériences pendant la guerre ont fortement influencé sa poésie. En 1974, elle a publié En construisant la barricade, un livre qui décrit la douleur et la souffrance qu'elle éprouva ou dont elle fut témoin pendant cette période douloureuse.
Elle écrivit également d'une manière franche au sujet du corps féminin au cours des diverses étapes de la vie...
Anna Świrszczyńska est décédée à Cracovie le 30 septembre 1984 à l'âge de 75 ans.
