
FAE
"Le jour de la Saint-Valentin, le 14 février, est considéré dans de nombreux pays comme la fête des amoureux. Les couples en profitent pour s'échanger des mots doux et des cadeaux comme des roses rouges qui sont l’emblème de la passion, cartes, chocolats, etc.
Le 14 février correspond, dans la religion romaine, aux Lupercales, fêtes faunesques se déroulant du 13 au 15 février.
L'origine réelle de cette fête est attestée au xive siècle dans la Grande-Bretagne encore catholique où le jour de la Saint-Valentin du 14 février était fêté comme une fête des amoureux car l'on pensait que les oiseaux choisissaient ce jour pour s'apparier. Restée vivace dans le monde anglo-saxon, comme Halloween, cette fête s'est ensuite répandue à travers le continent européen à une époque récente.
On retrouve ce même rapprochement de la Saint-Valentin avec les amoureux dans les poèmes d'Othon de Grandson, vivant en Angleterre, de Chaucer et de son contemporain Charles d'Orléans (1394-1465) alors retenu captif en Angleterre qui fait souvent allusion à la Saint-Valentin, jour où les amoureux se choisissaient leur partenaire ou renouvelaient leur serment. Selon le comte d’Argenson, Charles d'Orléans aurait choisi ce saint comme patron des amoureux en souvenir de la « cour d'Amour » que tenait chez elle sa mère Valentine Visconti, mais peut-être que, résidant alors en Angleterre, n'a-t-il fait que reprendre les mêmes sources folkloriques que Chaucer..."
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Capusa06
Eva Miriam Hart (31 janvier 1905 - 14 février 1996) est l'une des dernières survivantes du naufrage du Titanic. Embarquée en deuxième classe avec ses parents, elle survit à la catastrophe avec sa mère, qui avait craint un problème dès le début de la traversée. Le corps de son père disparu n'a jamais été retrouvé. Après avoir été chanteuse professionnelle, organisatrice au sein du Parti conservateur britannique et magistrat, Hart devient progressivement célèbre comme l'une des dernières rescapées du Titanic.
Souvent interrogée sur le sujet, elle participe à des documentaires et se montre fermement opposée à la remontée d'objets de l'épave du paquebot. Elle critique également très fermement la White Star Line et le manque de canots de sauvetage à bord du navire.
Biographie
Jeunesse et naufrage du Titanic
Eva Hart naît le 31 janvier 1905 à Londres en Angleterre. Elle est la fille de Benjamin et Ether Hart. Son père est alors entrepreneur dans le bâtiment .
En 1912, la famille compte émigrer à Winnipeg au Canada pour y ouvrir un bureau de tabac. Une semaine avant leur départ, une fête se tient dans le village en leur honneur. Ils auraient dû voyager directement vers le Canada, mais Benjamin Hart préfère passer par New York pour voir un proche. Le 10 avril 1912, Eva Hart embarque donc à Southampton à bord du Titanic avec ses deux parents. Tous trois voyagent en deuxième classe. Durant toute la traversée, Ether Hart se montre très angoissée. Elle considère en effet que qualifier le navire d'insubmersible était une offense à Dieu, et que le malheur doit frapper le navire. Convaincue qu'un problème surviendra de nuit, elle reste éveillée durant cette période et dort le jour.
Le dimanche matin a lieu un office religieux en deuxième classe auquel assistent les Hart. Le soir, vers 23 h 40, alors qu'Eva dort, le Titanic heurte un iceberg. Parti chercher des renseignements, Benjamin Hart revient à sa cabine et fait monter sa famille sur le pont des embarcations. Eva et sa mère embarquent dans le no 14. Le père disparaît dans le naufrage, et son corps n'a jamais été retrouvé ou identifié.
Carrière et fin de vie
Eva et sa mère sont recueillies au matin par le Carpathia qui les ramène, ainsi que tous les rescapés, à New York. Elles rentrent par la suite en Angleterre à bord du Celtic grâce à l'aide d'associations de bienfaisance. Ether Hart meurt en 1928. Sa fille est pendant un certain temps hantée par de nombreux cauchemars relatifs à l'expérience vécue, et doit faire des efforts pour s'en débarrasser. Elle garde, de plus, des souvenirs très précis du naufrage.
Durant sa vie, elle effectue nombre de carrières. Elle est ainsi chanteuse en Australie, magistrat et organisatrice dans le Parti conservateur britannique .
Eva Hart devient avec le temps l'une des dernières rescapées du Titanic. De fait, elle témoigne à plusieurs reprises sur le sujet et critique fortement la White Star Line et le manque de canots de sauvetage. Elle déclare ainsi :
« Quand un navire est torpillé, c'est la guerre. S'il heurte un rocher pendant une tempête, c'est la nature. Mais qu'on meure juste parce qu'il n'y a pas assez de canots, c'est ridicule. »
De plus, elle s'oppose fortement à la remontée d'objets du navire et assimile ceux qui s'y prêtent à des « chasseurs d'or, des vautours, des pirates ». Elle déclare notamment au sujet de l'épave que « le navire est son propre mémorial. Qu'on le laisse juste comme il est ».
Eva meurt le 14 février 1996 en Angleterre, à l'âge de 91 ans. Un pub anglais à Chadwell Heath dans le nord-est de Londres porte son nom, « The Eva Hart ». Il est ouvert en son hommage en 1998.
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14 février 869 (Calendrier Grégorien) :
Décès de Saint Cyrille.
Constantin le Philosophe, né vers 827 ou 828 à Thessalonique et son frère Méthode, évêque de Sirmium né entre 815 et 820 à Thessalonique et mort le 6 avril 885 en Grande Moravie sont connus pour avoir évangélisé les peuples slaves de l'Europe centrale.
Fils d'un drongaire (chef d' un drongos, unité militaire de la taille d'un bataillon) nomméLéon, et d'une mère appelée Marie, Constantin était le benjamin d'une fratrie de sept frères. Léon étant mort alors que Constantin avait quatorze ans, le premier ministre Théoctiste le prit, ainsi que son frère sous sa protection.
Constantin, particulièrement, reçut une brillante éducation à Constantinople, sous l'égide, notamment, de Léon le Mathématicien et de Photius, et il fut bientôt connu, sous le nom de « Constantin le Philosophe », comme l'un des hommes les plus savants de la capitale.
Les deux frères entamèrent des carrières de fonctionnaires, Méthode dans l'administration provinciale, Constantin dans la diplomatie : il participa à une ambassade à Bagdad auprès du calife Jafar al-Mutawakkil.
Méthode fut le premier des deux à entrer en religion, en 856, dans un monastère du mont Olympe de Bithynie, mais Constantin le rejoignit peu après. Ils se consacrèrent alors aux travaux sur la mise au point de l'alphabet glagolitique et d'une liturgie et d'une littérature religieuse en langue slave.
On sait que l'alphabet existait en 863 et il a dû exiger plusieurs années de travail.
Leur région de naissance, autour de Thessalonique, était en grande partie peuplée de Slaves, et leur mère, Marie, était peut-être d'origine slave, puisqu'ils parlaient apparemment la langue.
En 860, les deux frères, selon la tradition (ou peut-être Constantin seul), sont envoyés en mission chez les Khazars, peuple des steppes établis au nord de la mer Noire et qui a embrassé le judaïsme au IXe siècle.
Selon la tradition hagiographique, ils auraient accompli de nombreuses conversions au christianisme au cours de cette mission.
D'autre part, ils auraient alors retrouvé en Crimée les reliques du pape Clément Ier, qu'ils devaient apporter à Rome en 868.
Peu après leur retour, en 862, le prince Rastislav de Grande Moravie envoya une ambassade à Constantinople pour demander des clercs capables d'instruire ses sujets dans le christianisme dans leur propre langue.
C'est alors, selon les hagiographes, que les deux frères auraient inventé l'alphabet glagolitique et la liturgie slavonne en quelques semaines ou mois (862-63).
Cependant, il s'agissait sûrement de leur part d'une entreprise plus ancienne.
En 843, en vertu du traité de Verdun, l'empire franc est divisé en trois États distincts, dont la Francie orientale, qui deviendra plus tard le Saint-Empire romain germanique, qui se considère comme l'héritière de l'empire de Charlemagne et de son ambition d'une expansion de l'empire et de l'Église catholique en Europe centrale.
Dans la première moitié du IXe siècle, à partir des évêchés de Salzbourg, de Ratisbonne et de Passau, des missionnaires francs pénètrent en Bohême, Moravie et dans la région qui s'étend de la Slovaquie à la Carinthie.
Les aristocrates moraves et tchèques adoptent le style de vie et la religion des aristocrates francs. Rastislav, qui prend le pouvoir en Grande Moravie en 846, est sans nul doute chrétien, et il a prêté serment de fidélité au roi de Francie orientale Louis II le Germanique.
Il étend rapidement son influence à la Bohême et entre alors en conflit avec Louis le Germanique.
Vers 860, l'entourage de Rastislav se décide à demander l'appui du pape pour renforcer à la fois son État et la chrétienté.
En 862, il effectue le même type de requête à Byzance.
Une ambassade est envoyée auprès des deux chefs, spirituel et temporel, de la chrétienté orientale : le patriarche Photius et l'empereur Michel III.
Michel III délègue alors en Moravie une mission dirigée par les deux frères pour y créer une Église de rite oriental et établir avec la Grande Moravie des relations durables.
Constantin et Méthode qui parlent le dialecte slave de Macédoine ont des facilités pour évangéliser ces peuples à qui ils enseignent une liturgie en langue slave.
La mission byzantine étend vite son action à la Pannonie, provoquant ainsi l'opposition de l'archevêque de Bavière qui considère que ses droits sont violés.
Mais à partir de 867, la situation est changée à Constantinople, où Michel III est assassiné et le patriarche Photius démis de ses fonctions.
Constantin et Méthode se rendent alors auprès du pape, apportant à Rome les reliques supposées de Clément Ier qui sont accueillies avec grande vénération par Adrien II.
Méthode lui-même, ainsi que ses disciples Clément d'Ohrid, Gorazd, Naum, Angelar et Sava sont alors ordonnés prêtres et diacres, et le pape accepte l'usage du vieux slave comme langue liturgique, ce qui était un point très épineux en Occident, où seuls l'hébreu, le grec et le latin étaient reconnus comme langues religieuses légitimes.
Adrien II consacre aussi Constantin évêque.
Mais peu de temps après, en 869, ce dernier meurt à Rome, après être devenu moine sous le nom de Cyrille.
Depuis 1970, l'Église catholique romaine fête les deux saints le 14 février , après avoir assigné leur fête respectivement au 5 juillet en 1880 et au 7 juillet en 1897.
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13 février 1991 :
Naissance du chanteur Vianney.
Vianney Bureau voit le jour dans une famille de militaires mélomanes et catholique pratiquante. Son père est pilote d'hélicoptère dans l'aviation légère de l'armée de terre.
Sa mère initialement pilote d'avion, puis instructrice, avant de se reconvertir dans l'enseignement comme professeur agrégée d'économie-gestion.
Au moment de sa naissance, en pleine guerre du Golfe, son père est affecté dans un régiment d'hélicoptères à Pau.
Vianney grandit avec ses trois frères, parmi lesquels Édouard Bureau, auteur de Un lion sans crinière.
Enfant, il apprend à jouer au rugby, et adolescent, il fait du saut en longueur.
Écoutant son père interpréter à la guitare des chansons de Georges Brassens, François Béranger, Maxime Le Forestier ou même Rickie Lee Jones, Vianney se découvre une passion pour la chanson vers ses 12 ans, âge auquel il commence à écrire des chansons.
Vianney grandit à Paris.
Il 'abord scolarisé au collège Notre-Dame-des-Oiseaux dans le 16e arrondissement.
Il lui dédiera une chanson sur son premier album, Idées blanches.
Il poursuit ensuite ses études au lycée militaire de Saint-Cyr1, où il passe trois ans.
En 2005, son père le présente à des amis musiciens avec lesquels il enregistre son premier disque auto-produit avec son frère aîné.
En 2007, il donne son premier concert au New Morning à Paris, en finale du festival Emergenza permettant à des amateurs de se produire.
Après son baccalauréat, il entre en 2009 à l'ESG Management School de Paris pour trois années d'études.
Dans ce cadre, il obtient un bachelor à l'université du Middlesex à Londres.
Il étudie ensuite le stylisme à l'École supérieure des arts et techniques de la mode (ESMOD) et en sort diplômé en juin 2014.
Son prénom est emprunté au patronyme de Jean-Marie Vianney (1786-1859), connu et vénéré sous le nom de "saint curé d’Ars".
Catholique assumé et pratiquant, Vianney fait du scoutisme dans sa jeunesse : il fut chef de patrouille au sein des Scouts d'Europe.
Il participe régulièrement à l’accueil de personnes sans domicile fixe dans une paroisse parisienne dans le cadre de l'opération « Hiver solidaire ».
Sa chanson Les gens sont méchants fait référence à cet engagement bénévole.
Il est également engagé auprès de l'association Imagine for Margo pour aider les enfants et adolescents atteints du cancer.
Il est régulièrement lecteur lors de la messe dans une église du 9e arrondissement de Paris.
Dans le cadre d'un pèlerinage à Jérusalem en 2009, Vianney veut se rendre en Israël en auto-stop avec seulement cent euros en poche, mais faute d'argent pour payer une taxe à Chypre pour pouvoir entrer en territoire israélien, il est forcé de rentrer en France et ne peut donc pas terminer son voyage.
En 2011, Vianney rencontre Isabelle Vaudey, sa manager actuelle.
Elle l'encourage à dévoiler ses chansons au grand public et lui fait rencontrer le réalisateur Antoine Essertier.
En 2012, il effectue un tour de France à scooter électrique, dormant dehors et rechargeant sa monture chez l'habitant.
Il s'est également rendu à vélo à Londres, Berlin et Stockholm.
C'est d'ailleurs ce dernier voyage qui est illustré dans le clip de Veronica.
En été 2013, Antoine Essertier et Vianney enregistreront Idées blanches non loin de Vichy en Auvergne, en deux semaines seulement.
L'album réalisé, Vianney signe avec le label Tôt ou tard en février 2014.
Il en sort un premier single, Je te déteste (clip réalisé par Nicolas Davenel et produit par La\Pac), en juin 2014.
Son premier album Idées blanches parait le 20 octobre de la même année et comprend douze chansons.
Le chanteur fait souvent des références à Dieu ou à ses pèlerinages solitaires dans ses chansons.
Il dédie sa chanson L'Homme et l'Âme au père Jacques Hamel, martyr de l'Église catholique, mort égorgé par des terroristes islamistes lors de l'attentat perpétré en 2016 dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray.
Depuis 2016, il est en couple avec la violoncelliste Catherine Robert avec laquelle il se serait marié le 14 juillet 2020.
Cette même année 2016, Il remporte le trophée d'artiste interprète de l'année aux Victoires de la musique, un an après avoir été nommé dans les Révélations des mêmes cérémonies.
En 2018, il fait ses débuts comme acteur en tenant l'un des rôles principaux du film Ma mère est folle.
En octobre 2021, Vianney annonce sur Twitter être père d'un garçon prénommé Edgar.
En 2020, il sort un troisième album, N'attendons pas.
Depuis 2021, il intègre le jury de The Voice.
Capusa06
Auguste-Olympe, dit Auguste II, Hériot, né à Paris 8e le 12 janvier 1886 et mort le 12 juin 1951 dans le 16e arrondissement de Paris[, est le fils aîné du commandant Olympe Hériot, directeur-propriétaire des Grands Magasins du Louvre et de Cyprienne Dubernet. Ses parents se marient quelques mois après sa naissance.
Biographie
Cultivé, sportif (il pratique la boxe), bel homme à cheveux noirs et à moustache, à la fois courageux, capricieux et snob (il se fait appeler « comte Romano »), il est l'un des partis les plus en vue dans le Paris des années folles.
Il est surtout connu pour sa brève liaison avec la romancière Colette. À l'hiver 1909, alors qu'il est l'amant de Liane de Pougy, il rencontre Colette à Monte-Carlo et lui fait une cour assidue, la couvrant de cadeaux et d'invitations à dîner. En juillet 1910, il l'emmène en voyage en Italie. Colette, tout juste divorcée, est libre de mener la vie qu'elle entend. Rome l'ennuie. En novembre, ils arrivent à Naples, visitent Capri, qui l'éblouit. Ils se rendent également à Nice en février 1911. Néanmoins, et même si la mère de Colette la presse d'épouser ce jeune homme qui la mettrait définitivement à l'abri du besoin, leur liaison prend fin peu après : si Colette apprécie la gentillesse de son jeune soupirant, elle méprise son oisiveté et constate qu'il est en proie à une nature mélancolique qui lui rend tout bonheur impossible. La romancière ne tardera pas à rencontrer son futur mari, Henry de Jouvenel.
Auguste Hériot est l'une des sources du personnage principal de Chéri.
Pendant la Première Guerre mondiale, il se signala par sa bravoure. Il épousa en 1928 une Autrichienne, la comtesse Hildegarde Karoline von Auersperg (1895-1981), dont il divorça en 1938. Il mourut sans descendance en 1951.
FAE
Bonjour et bonne semaine à tous ! 😃
"Marie, duchesse de Bourgogne, est née le 13 février 1457 au palais du Coudenberg à Bruxelles, dans le duché de Brabant. Ses parents, Charles le Téméraire et Isabelle de Bourbon sont cousins germains, tous deux de sang royal français (son père descend en ligne directe de Jean II le Bon et sa mère de Saint Louis par Robert de Clermont).
Elle est baptisée (précisément Marie-Blanche) quatre jours plus tard à la chapelle du palais par l'archevêque de Cambrai, Jean VI de Bourgogne, bâtard de son arrière-grand-père Jean sans Peur. Sa marraine est sa grand-mère, la duchesse de Bourgogne Isabelle de Portugal et son parrain le dauphin Louis, alors en froid avec le roi Charles VII et réfugié à Genappe. Son grand-père, Philippe le Bon, n'assiste pas à la cérémonie.
Marie passe ensuite quelques années au château du Quesnoy, ancienne résidence des comtes de Hainaut.
Vers l'âge de six ans, elle quitte le château du Quesnoy, trop exposé aux armées de Louis XI, pour celui des Walles à Gand. Elle y passe la majeure partie de son enfance, alors que ses parents s'installent à Gorcum, en Hollande. Comme tous les membres de la maison Valois de Bourgogne, sa langue maternelle est le moyen français, mais elle apprend également le thiois et le latin. Elle lit beaucoup, notamment le Roman de la Rose, et apprend à jouer du clavicorde.
À l'âge de huit ans, elle perd sa mère, victime de la tuberculose, et son grand-père le duc Philippe. Elle participe alors à la tournée inaugurale de son père qui, nouveau duc de Bourgogne, l'habitue très jeune à la vie publique.
En 1468, Charles le Téméraire se remarie avec Marguerite, fille du duc Richard d'York et sœur du roi Édouard IV d'Angleterre, à Damme. Il donne des festivités grandioses, d'un luxe fastueux, à Bruges, qui devient la ville préférée de Marie. La nouvelle épouse du duc voit peu son mari et n'a pas d'enfant, mais elle reporte toute son affection maternelle sur Marie.
Projets de mariage
Seul enfant de Charles le Téméraire, Marie est son unique héritière. Son père tente de forger une alliance contre Louis XI avec le roi Jean II d'Aragon qui demande en 1462 la main de Marie, alors âgée de 5 ans, pour son fils, le futur Ferdinand le Catholique, âgé de 10 ans.
Un autre projet de mariage est envisagé en 1471 avec le frère cadet de Louis XI, Charles, ennemi juré du roi qui s'y oppose et demande au pape Paul II de ne pas accorder la dispense nécessaire au mariage, en raison des liens de parenté. Le pape ayant néanmoins accordé sa dispense, Louis XI rappelle alors à son frère son serment à Saintes et l’avertit qu’en cas de naissance d’un fils, la succession lui échapperait. Il prétend même Marie de Bourgogne atteinte de la syphilis. Enfin, pour empêcher ce mariage, Louis XI va jusqu’à demander la main de Marie pour son propre fils, âgé d'un an seulement, avec promesse de donner Amiens et Saint-Quentin. Charles meurt cependant en 1472.
Par la suite, le duc Charles propose à l'empereur Frédéric III la main de Marie pour son fils et héritier Maximilien, en échange de quoi l'empereur ferait élire le Téméraire roi des Romains ou érigerait la Bourgogne en royaume. Si l'empereur est intéressé par ce mariage qui renforcerait la dynastie habsbourgeoise, il finit par décliner la proposition pour des raisons de politique intérieure, sans jamais totalement la perdre de vue. C'est bien cette solution matrimoniale qui finit d'ailleurs par prévaloir après la mort du duc.
Enfin, est envisagé en 1473 un mariage avec le jeune duc de Lorraine Nicolas Ier, qui se bat aux côtés de la Bourgogne et participe à l'invasion de la Picardie, ainsi qu'au siège de Beauvais. L'union des maisons de Bourgogne et de Lorraine permettrait à terme de créer un royaume d'un seul tenant entre la Bourgogne et la Mer du Nord, une seconde Lotharingie. Cependant le jeune duc meurt subitement à l'âge de 25 ans en tentant de prendre Metz en 1473. Tout comme pour la mort de son autre prétendant Charles de France en 1472, on soupçonne vite Louis XI de l'avoir fait empoisonner."
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FAE
[...] "Lincoln naît dans une famille modeste. Après une enfance et adolescence sans relief, il apprend seul le droit, grâce à ses talents d’autodidacte, et devient avocat itinérant. Entraîné peu à peu sur le terrain de la politique, il dirige un temps le Parti whig et est élu à la Chambre des représentants de l'Illinois dans les années 1830, puis à celle des États-Unis pour un mandat dans les années 1840. Alors que le pays traverse depuis plusieurs années une période de fortes tensions au sujet de l’esclavage, Lincoln, s’opposant à son extension dans les nouveaux États fédérés, acquiert une notoriété nationale en 1858 à la suite d’une série de débats contre Stephen A. Douglas, partisan du droit des États à introduire ou non l'esclavage sur leur territoire. Porté par cette popularité, Lincoln est choisi par le Parti républicain nouvellement formé, pour porter ses couleurs aux élections présidentielles de 1860. Lâché par les États du Sud, il remporte la plupart des États du Nord et est élu président en 1860. Cette élection entraîne immédiatement la sécession de sept États esclavagistes du Sud et la formation des États confédérés d'Amérique, bientôt rejoints par d’autres États malgré des tentatives de compromis et de réconciliation de la part de l'Union."
[...]
FAE
"Abraham Lincoln, né le 12 février 1809 dans le comté de Hardin (Kentucky) et mort assassiné le 15 avril 1865 à Washington, D.C., est un homme d'État américain. Il est le seizième président des États-Unis, élu à deux reprises, en novembre 1860 et en novembre 1864, et devient le premier président républicain de l’histoire du pays. Il a dirigé les États-Unis lors de la pire crise constitutionnelle, militaire et morale de leur histoire, la guerre de Sécession, et réussi à préserver l’Union contre les États confédérés du Sud. C’est au cours de cette dernière qu’il fait ratifier le XIIIe amendement de la Constitution des États-Unis, qui abolit l’esclavage. Sorti victorieux de la guerre civile, il est assassiné cinq jours après la fin officielle de celle-ci, à la suite d'un complot organisé par des partisans sudistes, au début de son second mandat."
[...]
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12 février 1950 :
Naissance du chanteur Angelo Branduardi, auteur-compositeur-interprète italien.
Angelo Branduardi est né à Cuggiono, petite ville de la province de Milan.
Sa famille s'installe rapidement à Gênes où il étudie le violon au conservatoire Niccolò Paganini, avant d'être engagé comme soliste dans l'orchestre du Conservatoire.
Plus tard, la famille d'Angelo Branduardi déménage à Milan, où il rencontre le poète italien Franco Fortini.
Il s'inscrit d'abord à l'Institut technique du tourisme puis suit des cours de philosophie à l’università Statale et commence simultanément à composer des chansons.
Au début des années 1970, Angelo Branduardi rencontre Luisa Zappa qui écrit la plupart des textes de ses chansons, et devient sa femme.
Multi-instrumentiste (il a lui-même enregistré l'ensemble des instruments pour la musique du film Secondo Ponzio Pilato en 1988), il chante et il joue notamment du violon et de la guitare.
L'artiste enregistre son premier album Branduardi en 1974 en collaboration avec Paul Buckmaster ; avec ses ritournelles, ses berceuses et ses danses populaires, le succès et la reconnaissance viennent à la fin des années 1970.
Sa musique est généralement décrite comme une sorte de folk-rock d'influence médiévale.
Il interprète en plusieurs langues (italien, français, anglais, espagnol, langues anciennes) les textes de Serge Essenine, François d'Assise et consacre un album complet à William Butler Yeats, poète irlandais.
Par ailleurs Angelo Branduardi s'est associé à plusieurs reprises aux œuvres du compositeur français Alan Simon (Le petit Arthur, Excalibur, la légende des celtes, Gaia).
Les paroles de ses albums en français sont pour la plupart signées Étienne Roda-Gil.
Branduardi a toutefois confié l'adaptation en français de certaines de ses chansons à Pierre Grosz, Serge Sauvé ou Georges Moustaki.
En 2015, toutefois, un album en français, Angelo Branduardi en français (Best of), contient deux inédits dont l'adaptation française est réalisée par Carla Bruni.
Musicien sans concession, il a souvent fui le devant de la scène pour écrire des musiques de films, et enregistrer de la musique ancienne.
Éternel amateur, il est présenté comme l'un des derniers troubadours.
Capusa06
Anna Pavlovna Pavlova (en russe : А́нна Па́вловна Па́влова), simplement dite Anna Pavlova, est une ballerine russe, née Anna Matveïevna Pavlova (en russe : А́нна Матве́евна Па́влова) le 12 février 1881 (31 janvier dans le calendrier julien) à Saint-Pétersbourg (Russie) et morte le 23 janvier 1931 à La Haye (Pays-Bas). Elle est considérée pour beaucoup comme la meilleure danseuse de ballet classique. Elle a été une étoile du Ballet impérial russe, et des Ballets russes de Serge Diaghilev. Son rôle le plus célèbre était La Mort du cygne et elle a été la première ballerine à parcourir le monde avec sa propre compagnie de ballet.
Biographie
Née dans une famille d'origine modeste, Anna Pavlova s'est sentie attirée par la danse après avoir vu une représentation de La Belle au bois dormant en 1890. Formée à l'École impériale de danse de Saint-Pétersbourg , elle est suivie de très près par Enrico Cecchetti (elle sera par la suite son unique élève, de 1906 à 1908), qui lui permet d'entrer en 1899 au sein du ballet du Théâtre Mariinsky. Lorsqu'en 1906 elle devient danseuse étoile, elle a déjà dansé les plus grands rôles du répertoire classique. Elle reste attachée au Mariinsky jusqu'en 1913.
Cependant, dès 1908, elle commence ses tournées internationales qui composeront l'essentiel de sa carrière et l'emmèneront dans quelque 4 000 villes du monde entier. Dans les premières années des Ballets Russes, Pavlova travaille brièvement pour Serge de Diaghilev. À l'origine, elle devait danser dans L'Oiseau de Feu de Mikhail Fokine, mais refuse, car elle ne peut pas accepter la partition d'avant-garde d'Igor Stravinsky, et le rôle a été confié à Tamara Karsavina. Tout au long de sa vie, Pavlova a préféré la mélodieuse « musique dansante » des anciens maîtres, tels que Cesare Pugni et Ludwig Minkus, et se soucie peu de tout ce qui s'écarte de la musique de ballet du xixe siècle.
Elle crée même sa propre compagnie, afin de partager sa passion de la danse sur le plan international. Ses duos avec Vaslav Nijinski dans Les Sylphides et Giselle sont restés dans les mémoires.
Toutefois, Anna Pavlova est réellement entrée dans la légende grâce à son interprétation de La Mort du cygne, sur un extrait du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns. Michel Fokine créa ce solo à sa demande, lors d'une répétition de l'année 1905, et avouera plus tard avoir été inspiré par la visite que lui avait rendue Isadora Duncan quelques mois auparavant.
En 1931, à La Haye, elle contracte une pleurésie qui l'oblige à faire le choix entre mettre un terme à sa carrière ou mourir, mais elle ne peut se résoudre à arrêter la danse. Durant son agonie, elle aurait demandé qu'on lui prépare son costume de cygne. Le soir de sa mort, à Saint-Pétersbourg, les violons de l'orchestre ont joué la musique de La Mort du cygne devant une scène vide, seulement éclairée par un projecteur.
Anna Pavlova aurait déclaré : « Je désire que mon message de beauté, de joie et de vie continue à être délivré après moi. J'espère que lorsque l'on aura oublié Anna Pavlova, le souvenir de sa danse restera dans le cœur des gens. Si je réussissais ne serait-ce que cela, je m'estimerais satisfaite. »
La grande Margot Fonteyn, bien qu'elle n'eût pas connu Anna Pavlova, disait d'elle qu'elle était un « génie ».
Au cours de sa vie, Pavlova a inspiré et influencé d'innombrables danseurs qui ont rejoint sa troupe. Parmi eux se trouvait la jeune ballerine américaine Ruth Page en 1918.
Misterprof-
Misterprof- a écrit :
11 février 2020 :
Décès de Claire Bretécher, auteure de bande dessinée, humoristique et illustratrice française.
née le 17 avril 1940
Claire Marie Anne Bretécher naît le 17 avril 1940 à Nantes, dans une famille catholique bourgeoise, d'un père juriste et d'une mère femme au foyer.
Durant toute son enfance, elle passe ses vacances à Saint-Gilles-Croix-de-Vie puis à Belle-Île-en-Mer et grandit à la Confrérie des Ursulines de Jésus.
Elle commence très tôt à dessiner et suit des cours pendant une année aux Beaux-Arts de Nantes durant son adolescence.
Désireuse de quitter une ville qu'elle n'aime pas et un père violent, elle part s'installer à Paris à 19 ans.
Elle s'établit rue Gabrielle, dans le quartier de Montmartre, alors malfamé.
Dès son arrivée, elle tente de placer ses travaux dans diverses rédactions ; en parallèle, elle garde des enfants pour gagner sa vie.
En 1960, elle enseigne le dessin en lycée durant neuf mois mais cette expérience n'est pas concluante.
Après avoir réussi à placer quelques illustrations dans Le Pèlerin, elle collabore avec les éditions Bayard qui publient ses dessins dans plusieurs de leurs magazines.
Dans la seconde moitié des années 1960, elle exerce également pour Larousse, Hachette et pour la publicité.
Bretécher débute dans la bande dessinée en illustrant une histoire de René Goscinny, Facteur Rhésus, parue en 1963 dans L'Os à Moelle, que Pierre Dac vient de relancer.
Bretécher éprouve de grandes difficultés à répondre aux attentes de Goscinny et la série est arrêtée après quelques mois.
En 1964, elle commence à collaborer au mensuel Record et y publie plusieurs illustrations ou histoires courtes.
De 1965 à 1967, elle travaille également pour l’hebdomadaire Tintin où elle crée le personnage humoristique d'Hector.
En 1967, le rédacteur en chef Yvan Delporte accepte son histoire Des navets dans le cosmos puis Bretécher dessine pour le journal Spirou, qui publie à partir de décembre Les Gnangnan, série humoristique mettant en scène des bébés aux dialogues très adultes.
En 1968, elle crée le duo comique de Huns Baratine et Molgaga pour Record.
La même année commencent dans Spirou les séries Les Naufragés, sur des textes de Raoul Cauvin, puis Robin les foies, pourtant élaborée avant les deux précédentes.
À partir de 1969, elle participe au journal Pilote, où elle crée le personnage de Cellulite.
Dans ce même journal, elle doit, comme la plupart des auteurs non établis, réaliser des histoires courtes inspirées de l'actualité, ce qui l'enthousiasme peu ; toutefois, avec l'assentiment de Goscinny, elle peut ensuite y injecter l'aspect satirique qu'elle désirait y mettre.
Ces actualités deviennent alors une série de gags en une planche intitulée Salades de saison.
Elle publie également de nombreuses histoires courtes qu'elle scénarise presque toujours et, entre avril et juillet 1970, elle achève Tulipe et Minibus, récit de 28 pages que Hubuc, mourant, n'avait plus la force de dessiner.
Seule femme de la rédaction, elle y apprécie cependant l'atmosphère.
Fin 1971, les cinq récits de Fernand l'orphelin qu'Yvan Delporte avait écrits pour elle sont publiés sous le titre Alfred de Wees dans le magazine néerlandais Pep.
Au dernier trimestre 1972, tout en continuant à travailler pour Pilote, Bretécher participe également à la création avec Gotlib et Mandryka de L'Écho des savanes, à la demande de ce dernier.
Bien que Goscinny ne lui refusait jamais d'histoire dans Pilote, elle se réjouit de pouvoir traiter n'importe quel sujet dans L'Écho .
Cette première expérience dans la presse pour adultes est suivie d'une collaboration au nouveau mensuel écologique Le Sauvage qui publie, dès son premier numéro en mai 1973, Le Bolot occidental, première incursion de Bretécher dans la presse généraliste.
Claire Bretécher en train de dessiner en 1973.
Elle est ensuite engagée par l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, qui publie chaque semaine à partir du numéro du 24 septembre 1973 une planche dans la rubrique sociétale « Notre époque », titrée « La Page des Frustrés ».
Dans la lignée des Salades de saison, elle y critique une certaine classe aisée urbaine de gauche donneuse de leçons et nombriliste.
Accaparée par son travail pour Le Nouvel Observateur, bien qu'elle ne s'implique pas dans la vie de la rédaction, elle cesse fin 1974 de collaborer aux revues de bande dessinée, excepté pour une histoire dans Fluide glacial début 1975 et quatre récits courts de Cellulite publiés dans Pilote mensuel entre 1975 et 1977, décision rendue d'autant plus facile que son nouvel employeur la rémunère bien mieux.
Le succès des Frustrés et le désir d'autonomie la décident à se lancer dans l'auto-édition pour en publier le premier recueil en 1975.
Cet album reçoit le prix du scénariste français du festival d'Angoulême (1975) et les quatre suivants connaissent un succès considérable, et sont traduits en plusieurs langues.
L'autrice se transforme en éditrice et auto-édite l'ensemble de ses créations.
Une adaptation animée est diffusée à la télévision française en 1975, tandis qu'en 1976 sa grande amie Dominique Lavanant ainsi que Josiane Balasko créent la première de nombreuses adaptations théâtrales.
En 1976, elle recueille dans Le Cordon infernal une grande partie de ses planches publiées dans L'Écho des savanes et publie en 1980 un album consacré à sainte Thérèse d'Avila, intitulé La Vie passionnée de Thérèse d'Avila, dont la prépublication dans Le Nouvel Observateur choque certains chrétiens, alors que d'autres n'y voient rien d'irrévérencieux.
En 1977, elle rencontre Bertrand Poirot-Delpech, qu'elle épouse deux ans plus tard.
Au début de l'année 1981, elle cesse sa collaboration hebdomadaire avec le Nouvel Observateur, tout en réservant à la revue la prépublication de ses histoires suivantes.
En 1982, alors que nombre de ses amies sont enceintes, Bretécher publie Les Mères, album consacré à la maternité.
Elle-même n'a cependant pas encore eu d'enfants.
En juin de la même année, l'organisation du Festival d'Angoulême demande aux premiers lauréats du grand prix de la ville d'Angoulême d'élire un Grand Prix spécial pour présider, en janvier 1983, la dixième édition du festival avec Paul Gillon, élu Grand Prix par le jury.
Ceux-ci choisissent rapidement Claire Bretécher.
Pour ce dixième festival, son ami Dominique Bréchoteau organise la première exposition d'ampleur consacrée à Bretécher.
Quelques mois plus tard, Bretécher explore de nouveau la thématique de la maternité avec Le Destin de Monique, récit consacré aux mères porteuses, une question alors peu traitée.
La même année, les éditions Denoël publient pour la première fois une sélection de ses peintures, accompagnée d'un avant-propos d'Umberto Eco et des commentaires de Daniel Arasse.
C'est également en 1983 qu'elle rencontre le juriste Guy Carcassonne, de onze ans son cadet et déjà père de deux filles, Marie et Nuria.
Ils ont un fils, Martin, qu'ils élèvent avec les deux filles de Guy.
Bretécher et Carcassonne restent en couple jusqu'à la mort de celui-ci en 2013.
En 1985 et 1986, Bretécher publie deux volumes de Docteur Ventouse, bobologue, où elle pose un regard moqueur sur les milieux médicaux parisiens.
En 1988, elle s'intéresse au monde de l'adolescence avec Agrippine.
L'année suivante, elle raille l'appétence de la bourgeoisie intellectuelle pour les voyages lointains et dépaysants dans Tourista.
Comme Les Frustrés, la plupart de ces albums sont immédiatement traduits en plusieurs langues.
Le succès d’Agrippine conduit Bretécher à y aborder tous les thèmes qui l'intéressent : après 1989, elle ne publie ainsi qu'une seule bande dessinée hors de cet univers : Mouler démouler, en 1996, un recueil d'histoire courtes dans la lignée des Frustrés.
Agrippine et l'Ancêtre, cinquième volume d'Agrippine, obtient l'Alph-Art humour au festival d'Angoulême 1999.
En 2001, Canal+ diffuse 26 épisodes d'une adaptation en dessin animé de la série, dans laquelle Bretécher s'est peu investie.
Parallèlement à ses activités d'autrice de bande dessinée, Bretécher travaille beaucoup pour la publicité dans les années 1980 et 1990 , notamment pour les yaourts BA de Besnier en 1993 ou les supermarchés 8 à Huit entre 1995 et 1999.
En outre, elle peint et elle illustre de nombreux ouvrages.
Elle soutient également, en 1999, un mémoire de maîtrise en psychologie à l'université de Nantes intitulé Existence d'un amorçage différencié selon la nature de l'humeur.
À partir de 2006, après plus de trente ans d'auto-édition, Bretécher confie à Dargaud la gestion de son catalogue.
Dargaud publie une version en couleurs du Destin de Monique sous le nouveau titre Une saga génétique en 2006, un recueil d'inédits en 2007 et des intégrales des Frustrés puis d'Agrippine. Glénat publie également en 2006 un recueil des bandes dessinées de jeunesse de l'auteure dont il avait conservé les droits tandis que Dupuis propose Les Naufragés en 2008 dans une collection consacrée aux œuvres de jeunesse de Raoul Cauvin.
En 2009, Dargaud publie Agrippine déconfite, huitième tome de la série Agrippine et dernier album de bande dessinée de Bretécher.
Celle-ci continue cependant à illustrer des ouvrages, dont un tarot divinatoire en 2011.
En mai 2013, la mort soudaine de son mari, alors qu'ils voyageaient à Saint-Pétersbourg, la marque fortement.
En 2016, elle illustre un recueil de perles d'écoliers réunies par Dominique Resch.
Malgré ce ralentissement dans sa production, l'œuvre de Bretécher conserve son succès, comme en témoignent la diffusion en 2012 sur la radio France Culture d'adaptations en cinq épisodes des Frustrés et d'Agrippine suivies en 2014 d'une deuxième saison des Frustrés, ainsi que l'exposition monographique que lui consacre la Bibliothèque publique d'information du centre Georges-Pompidou, à Paris, en 2016.
À cette occasion, Dargaud publie deux compilations de cent pages.
En septembre 2018, Dargaud recueille pour la première fois des dessins humoristiques de Bretécher dans Petits Travers.
Atteinte de la maladie d'Alzheimer depuis plusieurs années, Claire Bretécher meurt le 11 février 2020.
Elle est inhumée au cimetière de Montmartre (20e division) avec son mari Guy Carcassonne.
J'avais un jour d'avance en évoquant le décès de Claire Bretécher.😄.
Alors je passe mon tour.
