
FAE
"Umberto Tozzi est un chanteur italien .
Il entre en 1968 dans le groupe Off Sound, composé de jeunes qui jouent dans de petites salles à Turin. Il rencontre Adriano Pappalardo et forment un groupe avec onze autres membres, puis font une tournée à travers l'Italie. En 1975, il participe au groupe La Strana Società.
À dix-neuf ans, Damiano Dattoli lui écrit la chanson Un corpo, un'anima, avec laquelle il remporte son premier succès. Il sort son premier album en 1976, Donna amante mia. L'année suivante, Umberto Tozzi sort Ti Amo, produite par Giancarlo Bigazzi, premier disque à sortir en France. Elle restera sept mois en première place du top 50, et battra tous les records de vente. Dalida reprend la chanson avec un texte français qui n'est pas la traduction de l'original. Ses deux autres chansons les plus connues en France, Tu et Gloria (reprise en anglais par Laura Branigan sur l'album Branigan et en français sous le titre Glori Gloria par Sheila), sortent en 1978 et 1979. Laura Branigan reprend ensuite en anglais Ti Amo.
Il sort d'autres succès dans les années 1980, tels que Notte Rosa ou Eva. En 1984, il s'accorde une pause pour revenir en force trois ans plus tard, avec la chanson Gente di Mare (avec Raf au Concours Eurovision de la chanson), véritable succès en Italie, et surtout Si può dare di più (avec Gianni Morandi et Enrico Ruggeri), grâce à laquelle il gagne le Festival de Sanremo. Sa carrière continue dans les années 1990 avec des chansons moins romantiques, mais plus recherchées, et qui veulent délivrer un message, comme Gli altri siamo noi, Le mie canzoni, Aria e cielo ou Il grido. il remporte également le Festivalbar en 1977 et 1994.
On revoit Umberto Tozzi chantant en duo avec Cerena une version franco-italienne de Tu en 2003.
La carrière d'Umberto Tozzi s'est ralentie depuis quelques années, mais dès la sortie d'un nouvel album, le succès est au rendez-vous : son dernier passage à l'Olympia (le 15 février 2006 avec Marco Masini en invité vedette) a remporté un grand succès. En septembre 2008, il fait une reprise de Petite Marie de Francis Cabrel et prépare une autobiographie pour la fin de l'année.
23 janvier 2009 a publié l'album Non solo live précédé par la chanson Cerco ancora te composée par Emilio Munda.
Fin mars 2012, il sort un nouveau best of double CD Yesterday.
Umberto Tozzi n'a jamais caché son admiration pour Paul McCartney avec lequel il aimerait faire un duo. Il est par ailleurs très reconnaissant envers le public français pour son accueil et son audience."
Misterprof-
Fae, j'aimerais en savoir plus sur la biographie d'Umberto Tozzi, que j'aime beaucoup.
4 mars 1394 :
Naissance d'Henri le Navigateur, à l'origine de l'entreprise d'exploration des côtes de l'Afrique, qui commence en 1415 et aboutit en 1488 à la découverte du cap de Bonne-Espérance, puis en 1498 au premier voyage direct de l'Europe à l'Inde par Vasco de Gama.
L'épithète de « navigateur » qui lui est attribuée est purement honorifique, car lui-même n'a jamais vraiment navigué et n'a fait aucune découverte géographique.
Son rôle dans ce domaine s'est limité à celui de prince éclairé.
Henrique o Navegador, également appelé Infante Dom Henrique est le troisième fils survivant du Roi du Portugal Jean Ier, fondateur de la dynastie d'Aviz, et de Philippa de Lancastre, fille de Jean de Gand et sœur du roi d'Angleterre Henri IV.
En 1414, alors qu'il n'a que 20 ans, il convainc son père d'organiser une campagne pour s'emparer du port de Ceuta aux musulmans.
Des pirates maures harcèlent en effet les côtes méridionales du Portugal à partir de ce port, vendant les captifs sur les marchés aux esclaves d’Afrique du Nord.
La ville est prise en août 1415.
Henri découvre alors les marchandises qui arrivent par les routes commerciales du Sahara, dont Ceuta est une étape : notamment l'or du sud de la Mauritanie, amenant les Portugais à descendre l'Afrique par la voie maritime.
Ces échanges ne passent alors plus par cette ville, mais cela suscite chez Henri le désir d'avoir sa part de cette richesse.
Au retour de l'expédition, le roi le fait duc de Viseu et seigneur de Covilhã.
Selon João de Barros, il commence en 1416 à repeupler le village de Terçanabal, situé sur la péninsule de Sagres en Algarve.
Ce village, bientôt appelé Vila do Infante, est pourvu d'un arsenal naval et d'un observatoire, et Henri y crée une école de géographie et de navigation.
Le cartographe Jehuda Cresques (1350-1427) est invité à y travailler.
Le port de Lagos tout proche devient un centre de construction navale.
Dès 1418, un premier résultat est atteint : la découverte de l'île de Porto Santo, dans l'archipel de Madère par João Gonçalves Zarco et Tristão Vaz Teixeira.
Les motivations du prince Henri qui envoie des explorateurs sur la côte ouest de l'Afrique sont de plusieurs ordres.
Le motif économique : il s'agit de mettre fin au monopole des Vénitiens qui dominent le commerce européen avec l'Asie orientale.
Les Vénitiens achètent les épices aux marchands caravaniers arabo-musulmans qui contrôlent la route terrestre des Indes et la route maritime de l'océan Indien.
En suivant les côtes du continent africain dont on ignore à l'époque les dimensions, on espère trouver un passage vers l'océan Indien et atteindre directement les Indes.
Un motif politico-religieux : après la Reconquista, que le Portugal a d'ailleurs achevée dès 1249 par la prise de Faro, soit un siècle et demi auparavant, alors que la Castille ne la terminera qu'en 1492, il s'agit de poursuivre le combat contre le monde musulman, notamment en atteignant l'Abyssinie où, pense-t-on, se trouve le légendaire « royaume du prêtre Jean », de manière à prendre le monde islamique à revers.
Ces explorations comportent également des motifs scientifiques : malgré les craintes que suscite la « mer des Ténèbres » (l'Atlantique), le goût de l'aventure, alimenté notamment par le Devisement du monde de Marco Polo, rencontre l'envie de connaissances des savants.
Ces explorations sont possibles grâce un navire d'un type nouveau, mis au point dans les années 1430-1440 sur les chantiers navals de Lagos, la caravelle, qui permet de voyager sur de plus longues distances.
La caravelle allie la voile latine et la voile carrée, et est capable d'affronter la haute mer, grâce natamment à une nouvelle conception de la navigation à la voile, la volta do mar (littéralement « tour de la mer ») qui, en cas de vents ou de courants contraires, envisage de s'éloigner d'abord de la côte avant de revenir vers l'objectif en utilisant les vents et courants favorables.
Le coût des expéditions est assumé par les ressources du prince, qui dispose de plusieurs sources de revenu.
En 1419, il est nommé gouverneur de la province d'Algarve et perçoit à ce titre les revenus de divers monopoles.
Mais surtout, le 25 mai 1420, il est nommé à vie maître du riche ordre du Christ, successeur portugais de l'ordre du Temple, dont le siège se trouve à Tomar.
Il en tire des revenus élevés.
De plus, après la mort de Jean Ier, Édouard devenu roi (1433) concède à Henri un cinquième des profits du commerce dans les régions découvertes par lui, ainsi que le droit exclusif d'autoriser des expéditions au-delà du cap Bojador.
Après Porto Santo, le reste de l'archipel de Madère est découvert en 1419.
Ce sont des îles inhabitées, mais qui sont colonisées dès les années 1420 (en ce qui concerne les îles Canaries, elles sont connues depuis très longtemps et sont déjà devenues une possession du royaume de Castille).
En 1427, Gonçalo Velho Cabral (ou Diogo de Silves) découvre les Açores, qui sont aussi rapidement colonisées.
À cette époque, le cap Bojador est le point le plus méridional de la côte africaine connu des Européens.
Gil Eanes est le premier européen à le dépasser, en 1434.
En 1437, Henri est le principal organisateur d'une attaque de Tanger, qui aboutit à un désastre et à la capture de son frère Ferdinand (1402-1443).
Ferdinand meurt en captivité onze ans plus tard.
Après la mort d'Édouard en 1438, Henri soutient son frère Pierre pour assurer la régence pendant la minorité d'Alphonse V et reçoit la confirmation de ses privilèges.
Le cap Blanc est atteint en 1441 par Nuno Tristão et Antão Gonçalves.
L'île d'Arguin (actuelle Maurétanie) est en vue en 1443 et un fort y est construit en 1448.
Dinis Dias parvient au fleuve Sénégal et dépasse la presqu'île du Cap-Vert (actuelle ville de Dakar) en 1444.
Avec le franchissement de la limite sud du désert, Henri atteint un de ses objectifs : le contournement des routes commerciales tenues par les musulmans et l'accès à l'or et aux esclaves.
À partir de 1452, l'or arrive en quantité suffisante pour que les premiers cruzados soient frappés.
La même année, Henri missionne Diego de Teive vers la mythique île d'Antilia, qu'on croit située à l'ouest de l'archipel des Açores.
Henri meurt le 13 novembre 1460 à Sagres, âgé de 66 ans.
En 1462, deux ans après la mort de l'infant, Pedro de Sintra atteint l'actuelle Sierra Leone.
Henri le Navigateur ne s'est jamais marié et n'a pas eu de descendance.
En 1931, Francisco Franco de Souza lui dédie une statue qui se trouve en France, place du Commerce, à Nantes,
En 1960, pour le 500e anniversaire de sa mort, une statue est érigée à Lisbonne, près de la Tour de Belem, sous le nom de Padrão dos Descobrimentos, en allusion aux padrões utilisés par les navigateurs portugais pour marquer leurs découvertes.
Une exposition Henri le navigateur et des découvreurs portugais a lieu de décembre 1960 à janvier 1961 au Musée national de la Marine de Paris
En 1994, Henri est représenté sur les billets de banque portugais de 10 000 escudos.
Capusa06
Blanche de Castille (née le 4 mars 1188 à Palencia, en Castille ; morte le 27 novembre 1252 à Melun) est reine de France par son mariage avec Louis VIII.
Fille du roi Alphonse VIII de Castille et d'Aliénor d'Angleterre (elle-même fille d'Aliénor d'Aquitaine et du roi d'Angleterre Henri II Plantagenêt), elle épouse le 23 mai 1200 le prince Louis de France, fils et héritier du roi Philippe Auguste. Elle est la mère de Saint Louis, à qui elle donne une éducation très pieuse, et exerce la régence entre la mort de son mari, Louis VIII, et la majorité de son fils.
Biographie
Fille d’Alphonse VIII de Castille et d’Aliénor d'Angleterre, petite-fille de la fameuse Aliénor d'Aquitaine (elle est donc la nièce des rois Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre), Blanche de Castille est née le 4 mars 1188 à Palencia dans une famille nombreuse qui connaîtra la perte de certains enfants. Les chroniqueurs et les historiens de son époque ne nous ont rien transmis à propos de son enfance et son éducation probablement raffinée. Nous savons cependant que la nourrice de Blanche s'appelait Sancie Lopez et pouvons supposer qu'elle suivait la cour itinérante de ses parents.
Mariage
Selon la volonté de sa grand-mère Aliénor d'Aquitaine, et pour sceller la paix entre la France et l'Angleterre, l'une de ses petites-filles devait épouser le prince Louis, fils et héritier du roi Philippe Auguste. Durant l'hiver de 1199-1200, Aliénor, quoique octogénaire, se rend donc à la cour de Castille, où elle choisit Blanche plutôt que sa sœur aînée Urraque, probablement pour son caractère et son intelligence (et non pour la consonance plus douce de son prénom, comme le prétendent certaines sources). Le 9 avril 1200, Blanche et sa grand-mère arrivent à Bordeaux, escortées d'une nombreuse députation castillane.
Elles se rendent ensuite en Normandie auprès de leur fils et oncle Jean sans Terre, et de Philippe Auguste, puis au château de Boutavant, résidence de Jean sans Terre. Par le traité du Goulet, Jean sans Terre cède le Vexin, le comté d’Évreux jusqu'au Neubourg et Damville. Le mariage ne peut avoir lieu sur le domaine du roi de France car, à la suite des démêlés matrimoniaux de Philippe Auguste, le pape Innocent III l'a frappé d'interdit. Le mariage est donc célébré le 23 mai 1200 en Normandie, dans le royaume, mais hors du domaine royal de l'époque, en l'église Saint-Martin de Port-Mort. En l'absence des deux rois, la cérémonie est présidée par l'archevêque de Bordeaux. Blanche a douze ans et Louis treize ans.
Enfants
Elle donne au roi douze enfants, deux filles et dix garçons dont des jumeaux. Cinq seulement atteignent l'âge adulte, quatre meurent durant l'adolescence et les autres en bas âge. Quatre fils jouent un rôle plus ou moins considérable : Alphonse, Robert, Charles d'Anjou et surtout le futur Saint Louis. Cette nombreuse progéniture efface les attentes d'héritier mâle lors des règnes précédents de Louis VII et Philippe Auguste. Cette descendance, couplée avec son esprit, sa grande piété et l'éducation attentive de ses enfants, font d'elle une reine très appréciée. Cassons cependant une image trop communément répandue par les récits et l'iconographie, celle de Blanche assurant elle-même l'éducation de Louis, alors qu'elle la confie à des gouvernantes et à des maîtres, essentiellement des dominicains et des franciscains.
Sa descendance compte :
Blanche (1205-1205), morte jeune ;
Philippe (9 septembre 1209-avant juillet 1218), fiancé en 1215 à Agnès de Donzy (septembre 1205-1225), héritière de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre, sans postérité ;
Alphonse et Jean, frères jumeaux, nés le 26 janvier 1213 à Lorrez-le-Bocage-Préaux, morts jeunes ;
Louis IX (dit Saint Louis) (1214-1270), roi de France, dont postérité ayant donné, en ligne masculine, tous les rois de France jusqu'en 1848 ;
Robert Ier d'Artois (28 septembre 1216-8 février 1250), comte apanagiste d'Artois qui épouse Mathilde de Brabant, et postérité ;
Jean (21 juillet 1219-1232), comte d'Anjou et du Maine, mort jeune ;
Alphonse (1220-1271), comte apanagiste de Poitiers et de Toulouse qui épouse Jeanne, comtesse de Toulouse (1220 † 1271), sans descendance ;
Philippe Dagobert (20 février 1223-1232), sans postérité ;
Isabelle (1225-1270), fiancée à Hugues de Lusignan, puis en 1252 fondatrice et abbesse des clarisses de Longchamp (béatifiée), sans descendance ;
Étienne (Paris 27 décembre 1225-novembre 1226/1227), sans postérité ;
Charles d'Anjou (Vendôme mars 1227-7 janvier 1285). Fils posthume, Louis IX lui transfère l'apanage d'Anjou de son frère Jean (mort en 1232). Comte apanagiste d'Anjou, roi de Sicile, puis de Naples, de Jérusalem, comte de Provence. En 1246, Charles épouse Béatrice de Provence (1234 † 1267) et en 1268, il se remarie avec Marguerite de Bourgogne (1248 † 1308), et postérité.
Vie
Femme de caractère, elle ne ménage pas son soutien à son époux lorsque celui-ci veut se lancer à la conquête de l'Angleterre en 1216-1217. En 1229, elle permet notamment le traité de Meaux-Paris qui met fin au conflit albigeois.
Parallèlement, elle relaie l'œuvre réformatrice de Bernard de Clairvaux († 1153) et fonde les abbayes de Royaumont (1228), de Maubuisson (1236) et du Lys (1244).
Aussi célèbre par sa beauté que par sa sagesse, on raconte qu'elle inspire une vive passion à Thibaut de Champagne, qui la seconde dans sa politique et la chanterait dans ses vers.
Elle installe en 1251 dans l'abbaye de Juilly un orphelinat pour les enfants de chevaliers morts en croisade.
La mort de Louis VIII
Malgré sa profonde douleur à l'annonce du décès de Louis VIII, en novembre 1226, la reine se ressaisit vite et soutient avec force les membres du gouvernement alors en place pour faire de son fils Louis le vrai et authentique roi de France. Elle le fait sacrer à la cathédrale Notre-Dame de Reims mais, conformément au testament de Louis VIII, exerce la régence du royaume jusqu'à la majorité du nouveau monarque.
Des accusations
Enceinte d'un douzième enfant à la mort de son époux, Blanche de Castille voit se liguer contre elle de puissants barons qui commencent par mettre en doute sa vertu. C'est pourquoi des accusations infamantes sont lancées contre elle, affirmant qu'elle porte l'enfant du comte de Champagne, ou bien du légat pontifical Romain de Saint-Ange.
Comme régente, Blanche de Castille peut compter sur quelques fidèles, mais la plupart des grands vassaux se liguent pour s'emparer du gouvernement. Femme de caractère, la reine ne s'en laisse pas conter. Elle négocie âprement le ralliement à la couronne de ceux qui hésitent, et impose son autorité aux autres. Certains toutefois refusent de voir un enfant de douze ans et sa mère régner. Parmi eux, Hugues X de Lusignan et le duc de Bretagne Pierre Mauclerc envisagent d'enlever le roi Louis IX de France. Réfugié avec Blanche dans la forteresse de Montlhéry, le roi ne doit son salut qu'à la population parisienne qui, alertée par Blanche, est venue le chercher et l'escorter jusqu'à Paris. Ce n'est qu'en 1229 que les insurgés, défaits par l'armée royale, accepteront de rentrer dans le rang. Blanche de Castille est parvenue à ses fins, et puisque son fils est encore trop jeune pour gouverner seul, c'est elle qui l'initiera à son métier de roi jusqu'en 1235. Choisissant pour lui les meilleurs précepteurs, elle ne néglige pas non plus son éducation spirituelle et lui inculque les préceptes de foi et de moralité qui contribueront par la suite à faire de lui le seul roi de France devenu saint.
Le gouvernement du royaume de France
Selon les chroniqueurs de l'époque, Blanche accomplit ses fonctions avec fermeté, supportant toutes les injures, les calomnies, les attaques inouïes contre sa vie privée et sa conduite du gouvernement du royaume. C'est sous le règne de son mari Louis VIII, qu’elle convainc d’intervenir, puis sous sa régence, et enfin sous le règne de son fils Louis IX qu'elle inspirait, qu'eurent lieu les massacres des Cathares.
Les soutiens politiques
Ce n'est pas sans secours que Louis IX et sa mère se préparent à affronter le mécontentement des nobles du royaume. Le principal soutien de la reine et de son fils est cette équipe dirigeante rodée à l'exercice du pouvoir, à la tête de laquelle s'affirment encore le chancelier Guérin, premier conseiller de Philippe Auguste, évêque de Senlis, et le chambrier, officier de l'hôtel du roi et du trésor, Barthélemy de Roye, décrit comme un vieillard auprès de Blanche et de son fils.
Les premières révoltes
Souveraineté royale et État : ces concepts sont encore récents dans la France du début du règne de Saint Louis. Affirmé seulement depuis Philippe Auguste, ce nouveau modèle n'est donc pas encore très solide. Les partisans de l'ancien système, celui de la féodalité triomphante, en sont d'autant plus dangereux. À la faveur de la minorité du roi, la grande et la moyenne noblesse multiplient les révoltes contre un pouvoir royal de plus en plus envahissant, sans jamais réussir.
Le temps des pardons
Le 6 janvier 1227, la reine Blanche, sur les suggestions de ses conseillers, libère Ferrand de Flandre, emprisonné après la bataille de Bouvines au cours de laquelle il avait commis une trahison. Elle élargit aussi d'autres hommes en signe de pardon.
Fin de vie
Louis est probablement déclaré majeur en 1234 à 20 ans. Blanche le marie aussitôt à Marguerite de Provence. Sans cesser de respecter sa mère, il prend très vite la direction du gouvernement et Blanche s'efface progressivement. Louis dirige désormais les affaires. Il donne libre cours à ses talents militaires et politiques, tout en restant entouré des conseillers de sa mère qui étaient d'ailleurs souvent ceux de son père. Blanche reste néanmoins à ses côtés une conseillère avisée.
Misterprof-
3 mars 1924 :
Naissance de Micheline Dax, une actrice et chanteuse française.
Micheline Etevenon suit les cours de théâtre de René Simon et des cours de chant où elle se révèle être soprano.
Elle débute au théâtre en 1946 avec la troupe des Branquignols créée par Robert Dhéry et Colette Brosset, dont elle fait partie trois saisons durant.
C'est également avec eux qu'elle fait ses débuts au cinéma dans Branquignol (1949).
Elle monte par la suite un tour de chant et se produit dans différents cabarets parisiens où elle développe ses talents d'excellente « siffleuse ».
Elle enregistre tout spécialement plusieurs disques microsillons démontrant son talent dans cet art, dont un CD intitulé Les Plus Grands Airs sifflés en 1995.
À partir des années 1950, elle entame une riche carrière dans le théâtre de boulevard.
Elle participe également à une tournée avec Charles Aznavour en première partie d'Édith Piaf.
Elle effectue ses premiers doublages au milieu des années 1960, notamment à la télévision où elle prête entre autres sa voix à la vache Azalée dans Le Manège enchanté (1964), Titus et Bérénice dans Titus le petit lion (1967), Paddington dans L'Ours Paddington (1976) et surtout de miss Piggy (et de la plupart des autres personnages féminins) dans le mythique Muppet Show (1977-1981) aux côtés de Roger Carel, Pierre Tornade, Francis Lax et Gérard Hernandez.
Elle est la voix de Bianca Castafiore dans Tintin et le Lac aux requins (1972).
Elle est également la voix de Cléopâtre dans les longs métrages tirés des aventures d'Astérix le Gaulois (Astérix et Cléopâtre et Les douze travaux d'Astérix) ou encore Ursula dans La Petite Sirène (1989).
En 1967, elle enregistre le rôle principal de l'opérette La Veuve joyeuse de Franz Lehàr et joue le rôle de Metella dans La Vie parisienne de Jacques Offenbach avec la compagnie Renaud-Barrault.
Très populaire à la télévision dans les années 1970 et dans les années 1980, elle est une invitée régulière des émissions de jeux, notamment Les Jeux de 20 heures, L'Académie des neuf ou Le Francophonissime.
Elle est nommée deux fois aux Molières : en 1999 dans la catégorie Meilleure comédienne dans un second rôle pour Frédérick ou le Boulevard du crime et en 2004 dans la catégorie Meilleure comédienne pour Miss Daisy et son chauffeur.
Elle devient une des reines du théâtre de boulevard durant les années 1990 et décide finalement de prendre sa retraite théâtrale en 2009.
Elle apparait en 2011 dans le téléfilm en deux parties La Pire Semaine de ma vie ainsi que dans l'émission de France 3, Vendredi sur un plateau, consacrée au comédien Michel Galabru.
Commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres par arrêté du 22 décembre 2006, elle a également été faite chevalier de la Légion d'honneur par décret du 6 avril 2012.
Mariée dans les années 1960 au comédien Jacques Bodoin, elle est la mère de la comédienne et animatrice de télévision Véronique Bodoin.
Son frère, Michel Etevenon, a créé la Route du Rhum.
Micheline Dax meurt le 27 avril 2014 à l'âge de 90 ans.
Il n'y a pas d'obsèques religieuses, selon le souhait de la comédienne qui a fait don de son corps à la science.
Elle était membre de l'Académie Alphonse-Allais. .
Capusa06
Documentation du modèle
Abu Muzaffar Muhiuddin Muhammad Aurangzeb Âlamgir (né le 3 novembre 1618 à Dahod - mort le 3 mars 1707 à Ahmadnagar), connu usuellement sous le nom d'Aurangzeb (ornement du trône en persan), ou aussi sous le nom d'Âlamgir Ier (Conquérant du monde) qu'il s'était choisi pour régner, est le souverain de l'Empire moghol de 1658 à 1707, le dernier des Grands Moghols. C'est une figure très controversée de l'histoire de l'Inde. Sous son règne, l'Empire moghol aura atteint son apogée territorial, devenant la première économie du monde en détenant un quart du PIB mondial.
Avant le pouvoir
Aurangzeb est le troisième fils de l'empereur Shâh Jahân et de Mumtaz Mahal. Dârâ Shikôh, son frère aîné, était le successeur désigné, Aurangzeb ne venant qu'en troisième dans l'ordre de succession. Son père le nomme gouverneur du Dekkan de 1636 à 1644, puis du Goujerat en 1645 et de l'Afghanistan en 1647 avec la charge de reprendre la ville de Kandahâr, mission dans laquelle il échoue. Il reprend alors sa première charge, s'installe dans la ville de Khidki (en) dont il fait sa capitale régionale et qui prendra le nom d'Aurangâbâd à son décès. Ses frères Shâh Shujâ et Murâd Baksh sont alors gouverneurs du Bengale et du Goujerat. En 1657, Shâh Jahân tombe malade et alors qu'Aurangzeb attaque son frère aîné, ses autres frères déclarent leur indépendance et s'autoproclament empereurs de leur province. Suivent des guerres intestines au cours desquelles Shâh Jahân finira par être emprisonné dans le fort d'Âgrâ, ses fils Mûrad Baksh et Dârâ Shikôh exécutés, tandis que Shâh Shujâ ne devra son salut qu'à sa fuite dans la jungle birmane où il finira probablement ses jours. Enfin le 31 juillet 1658, Aurangzeb s'installe sur le trône du Paon, le symbole du pouvoir moghol.
Les années de règne
Expansionniste, Aurangzeb ne cessera jamais de guerroyer tout au long de son règne, et l'Empire moghol atteint avec lui sa plus grande étendue, dominant presque l'ensemble du sous-continent indien. Aurangzeb étendra les limites de l'Empire aussi bien à l'est, en soumettant l'Assam et en s'emparant du port de Chittagong, qu'à l'ouest, où il exercera un certain contrôle de l'Afghanistan, et au sud du Deccan, où les États de Tanjore et de Tiruchirapalli deviendront ses tributaires.
Avec ces victoires dans le sud, Aurangzeb porte la superficie de l'Empire moghol à 4 millions de kilomètres carrés. Et il a ainsi régné sur une population estimée à plus de 158 millions de sujets, avec un revenu annuel annuel de 450 millions de dollars (dix fois plus que Louis XIV à la même période). En 1690, son royaume devint la première économie du monde, avec une valeur de près du quart du PIB mondial en 1700.
Mais son empire ne connaît pas pour autant la paix, et les révoltes se succèdent, attisées par son intransigeance religieuse : Jâts de Mathurâ, Bundelâ, Patiala, Sikhs conduits par Gurû Gobind Singh, Marathes fédérés par Shivaji qui établissent un empire hindou en s'opposant au pouvoir moghol.
L'homme et son héritage
Aurangzeb est un musulman orthodoxe, adepte des interprétations les plus conservatrices du Coran. Il s'oppose en particulier à une certaine forme de soufisme, un courant mystique de l'islam qui remporte un grand succès en Inde et qu'il considère comme hérétique. Alors que ses prédécesseurs avaient été des mécènes assez éloignés de l'islam traditionnel, qui avaient permis l'apparition d'un art de la miniature très élaboré atteignant son apogée avant son règne, son rigorisme religieux va entraîner la décadence de cette forme d'art typiquement islamo-indien. Certaines intérpretations de la Charia islamique ne tolérant pas la musique, il bannit de la cour musiciens, danseurs et chanteurs.
Il encourage la destruction des sculptures dans des temples hindous, abattant d'ailleurs un grand nombre de ceux-ci, en particulier à Vârânasî (il rasa et pilla tous les temples hindous), Mathurâ et Ayodhyâ, construisant sur leur emplacement des mosquées en réutilisant les matériaux, créant ainsi des problèmes intercommunautaires qui subsistent jusqu'à nos jours. En 1679, il ordonne que soit restauré le prélèvement de la djizîa sur les non-musulmans, majoritaires dans l'Empire. Il a interdit aussi la pratique de la satî dans tout l'empire. Il installe ainsi une instabilité chronique sur le plateau du Dekkan, en particulier du fait du rebelle marathe nationaliste hindou Shivaji, qui le force à déplacer sa capitale de Delhi à Khidki où il restera jusqu'à la fin de son règne pour mieux contrôler la région.
Le bâtisseur
À la différence de ses prédécesseurs, Aurangzeb n'a pas été un grand bâtisseur. Il laisse le Bibi ka maqbara, un mausolée, s'inspirant grandement du Taj Mahal bâti auparavant par son père Shah Jahan , pour sa première épouse à Aurangâbâd. Par comparaison au chef-d'œuvre de son père, d'aucuns jugent le bâtiment mal équilibré, construit avec des matériaux bon marché et à la décoration maladroite, si bien qu'il serait la preuve à lui seul de la décadence de l'art moghol au cours de son règne.
Fin de règne et succession
Menant une vie assez austère, Aurangzeb survécut à plusieurs de ses enfants. Vers la fin de sa vie, il porte un regard amer sur son règne, exprimant des regrets sur sa vie et sur la perte de l'harmonie que ses prédécesseurs avaient instaurée dans le sous-continent indien.
À sa mort, son fils Bahâdur Shâh lui succède sur le trône.
La tombe d'Aurangzeb
Aurangzeb est le seul Grand Moghol à ne pas être enterré dans un imposant mausolée. Le sien a été bâti dans la petite ville de Khuldabad (en), située à une trentaine de kilomètres au nord-ouest d'Aurangâbâd. En conformité avec ses croyances religieuses et son souci de dépouillement et d'austérité, Aurangzeb est inhumé dans une tombe qui se trouve à l'intérieur d'un ensemble architectural, mais qui est placée dans une cour en plein air. Cette manière de faire n'est pas unique dans l'architecture musulmane, même s'il peut sembler paradoxal de bâtir un mausolée mais de ne pas déposer le catafalque à l'intérieur même du bâtiment. Derrière cela, on trouve la croyance qu'une tombe qui n'est pas exposée à la pluie et à la rosée n'est pas bénie. Une croyance qui était sans doute assez répandue dans l'Empire Moghol, et qui avait même fait l'objet d'un décret. Elle tire probablement sa légitimité de ce verset coranique: « C'est lui qui déchaîne les vents comme une annonce de sa miséricorde. Lorsqu'ils portent de lourds nuages, nous les poussons vers une terre morte; nous en faisons tomber l'eau avec laquelle nous faisons croître toutes sortes de fruits. »
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Franz von Sickingen (né le 2 mars 1481 - mort le 7 mai 1523) est un chevalier allemand et l'un des personnages les plus notables de la première période de la Réforme protestante.
Biographie
Après avoir combattu pour l'empereur Maximilien Ier contre Venise en 1508, il hérita de vastes domaines sur le Rhin, et sut ensuite accroître sa richesse par des méthodes détournées. En 1513, il prit fait et cause pour Balthasar Schlör, un citoyen expulsé de la ville de Worms, et attaqua la cité avec 7 000 hommes. Malgré le bannissement impérial dont il fit l'objet, Sickingen parvint à dévaster la campagne et perturber les relations commerciales et ne céda que lorsque ses exigences furent satisfaites.
Il fit ensuite la guerre au duc de Lorraine et força Philippe Ier de Hesse à lui verser 35 000 florins. En août 1518, il intervint dans un conflit civil à Metz, et prit ostensiblement parti pour les citoyens contre l'oligarchie au pouvoir. Il mena une armée de 20 000 hommes contre la ville, qu'il assiégea, et contraignit les édiles locaux à lui accorder 20 000 florins d’or et un mois de paie pour ses troupes. En 1518, Maximilien Ier annula le bannissement dont Sickingen faisait l'objet.
Après la mort de Maximilien, Sickingen accepta des pots-de-vin de la part de François Ier pour appuyer la candidature de ce dernier, mais lors de l'élection, il amena ses troupes à Francfort-sur-le-Main pour y assurer l'élection de Charles Quint. En récompense de ce service, il fut fait chambellan impérial et conseiller. En 1521, à l'occasion de la sixième guerre d'Italie, il mena une expédition en France, au cours de laquelle il ravagea la Picardie. Il fut cependant vaincu au siège de Mézières, et contraint de battre en retraite.
Après l'échec de l'expédition française, Sickingen complota avec Ulrich von Hutten le renversement des Princes-Électeurs du Saint-Empire et l'élévation en dignité de l'ordre de la chevalerie, ce qu'il espérait accomplir avec le soutien des villes et de la paysannerie. La faiblesse de ses alliances le contraignit finalement à se replier sur son château de Landstuhl, non sans avoir récolté d'abondants butins sur la route.
Le 22 octobre 1522, le conseil de régence le bannit à nouveau, ce à quoi il répliqua en pillant Kaiserslautern au printemps 1523. Les dirigeants de Trèves, de la Hesse et du Palatinat s'allièrent contre lui et assiégèrent Landstuhl. Sickingen y reçut une blessure sérieuse. Ce siège fut l'une des premières occasions de faire usage de l'artillerie, et des brèches furent rapidement pratiquées dans ce qui serait autrement resté une forteresse inexpugnable. Le 6 mai 1523, Sickingen se résigna à capituler, et il mourut le jour suivant. Il fut enterré à Landstuhl, et en 1889 un grand monument fut érigé à Ebernburg, à sa mémoire et à celle d'Ulrich von Hutten.
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2 mars 1848 :
La France limite la journée de travail
Le 2 mars 1848, un décret du jeune gouvernement de la IIe République réduit d'une heure la journée de travail parce que, selon ses termes, « un travail manuel trop prolongé non seulement ruine la santé mais en l'empêchant de cultiver son intelligence porte atteinte à la dignité de l'homme ».
La journée de travail tombe à dix heures à Paris et à onze en province (serait-ce que le travail est plus éprouvant à Paris qu'ailleurs ?).
Mais en avril 1848, une majorité de députés issue de la bourgeoisie de province est élue à l'Assemblée.
Elle considère d'un mauvais œil les réformes sociales et ne craint pas de massacrer les manifestants ouvriers lors des journées dramatiques de juin.
Quarante ans plus tard, la revendication des « trois huit », soit huit heures par jour pour le travail, huit pour les loisirs et autant pour le sommeil, va s'amplifier dans le monde industrialisé .
