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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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9 mars 2023 09:22

9 mars 1454 :
Naissance d' Amerigo Vespucci, un commerçant, navigateur et explorateur florentin, dont le prénom a servi en 1507 pour baptiser Amérique le nouveau monde.
Amerigo Vespucci naît à Florence, riche cité-État italienne et centre d'art et de connaissance de la Renaissance, dont la principale famille est celle des Médicis, banquiers, hommes d'État et mécènes.
Il est le troisième fils de Nastagio Vespucci, notaire et commerçant, et de Lisa di Giovanni Mini.
Ses parents le nomment d'après son grand-père, décédé en 1468.
Le plus âgé de ses frères, Antonio, étudie le droit à l'université de Pise et le second, Girolamo, devient prêtre et rejoint l'ordre des Hospitaliers à Rhodes.
Il a également un frère cadet : Bernardo ; plusieurs autres meurent peu de temps après leur naissance.
La famille réside dans le quartier de Santa Lucia d'Ognissanti avec d'autres membres de la famille Vespucci, qui dispose d'une chapelle familiale dans l’église Ognissanti et est à l'origine de l'hôpital proche de San Giovanni di Dio, établi par Simone di Piero Vespucci en 1380.
La famille d'Amerigo n'est pas spécialement prospère, mais elle a de bonnes relations politiques. Le grand-père d'Amerigo est resté trente-six ans au poste de chancelier de la Seigneurie de Florence et Nastagio, son père, fait lui aussi partie du gouvernement florentin ainsi que d'autres bureaux de guilde.
L'oncle paternel d'Amerigo est le moine dominicain humaniste Giorgio Antonio Vespucci, ami de Laurent de Médicis, de l'érudit Jean Pic de la Mirandole et du géographe Paolo Toscanelli.
Propriétaire d'une des principales bibliothèques de la ville, il prend en charge l'éducation d'Amerigo.
En 1450, Giorgio donne sa collection de livres à la ville et à la même époque ouvre une école pour les fils des aristocrates florentins dans son couvent de Saint-Marc.
Il y forme les jeunes aux sciences, spécialement aux enseignements d'Aristote, de Ptolémée et de Strabon sur l'astronomie, la cosmographie et la géographie, à la lecture des classiques, à l'étude de la langue latine (il existe à la bibliothèque Riccardiana un manuscrit dont il est l'auteur, intitulé Dettati da mettere in latino).
Amerigo est particulièrement intéressé par Virgile, Dante et Pétrarque.
Les écrits de Marco Polo, qui a voyagé en Chine au XIIIe siècle, exercent aussi une grande influence sur la curiosité et l'intérêt d'Amerigo pour les nouveaux horizons.
Il commence des études à l'université de Pise.
Au début des années 1470, le clan Vespucci commande au peintre Domenico Ghirlandaio un portrait de famille pour décorer la chapelle de l’église Ognissanti (au siècle suivant, Giorgio Vasari affirmera qu'une des personnes représentées est Amerigo, mais il n'y a pas de preuve objective de cela).
En 1478, la répression des Médicis à la suite de la conjuration des Pazzi provoque un affrontement entre Florence et le pape Sixte IV, allié au royaume de Naples, dont l'armée occupe une partie du territoire toscan.
Laurent le Magnifique décide alors d'envoyer un ambassadeur à la cour de Louis XI afin de rechercher son alliance et nomme à ce poste Guidantonio Vespucci, autre oncle illustre d'Amerigo. Ce dernier, âgé de 24 ans, part avec son parent, mais on ne sait pas quel est son rôle exact, peut-être domestique ou secrétaire personnel.
Cette mission est un échec car, à la suite de la mort de Charles le Téméraire (janvier 1477), le roi de France est entré en guerre contre la duchesse Marie de Bourgogne, épouse de Maximilien d'Autriche, et refuse de partir en guerre en Italie.
L'oncle et le neveu rentrent à Florence en 1480 après la fin de la guerre et la normalisation des relations avec le pape.
Comme, depuis quelques décennies, la fortune des Vespucci est en déclin, le père d'Amerigo veut qu’il se consacre exclusivement aux affaires du clan.
Il lui fait arrêter ses études à l'université de Pise et, grâce à l'appui de Guidantonio, le fait recruter comme agent commercial, sous les ordres de Lorenzo di Pierfrancesco de Médicis et de son frère Giovanni.
Il travaille alors à Florence, comme commissionnaire dans la vente et l'achat de pierres précieuses pour le compte de tiers.
Le père d'Amerigo meurt en avril 1483.
Conformément au dernières volontés de son père, le jeune homme devient le principal responsable des finances familiales.
Il a de l'expérience dans ce domaine : il a été nommé récepteur des biens confisqués aux Pazzi et il est sur le point d'accéder à un poste de notaire de la Seigneurie de Florence, alors que ses frères Girolamo et Bernardo, de caractère vagabond et bohème, ont de nombreuses occupations très loin de la ville.
Malgré ses responsabilités, Amerigo continue à s'intéresser à la géographie, au point d'acheter pour un prix très élevé une carte réalisée par Gabriel de Vallseca.
On sait qu'il a une concubine qui donne naissance à une fille.
Ni le nom de l'enfant ni celui de la mère ne sont connus, mais le fait est attesté par une lettre reçue d'Espagne.
En 1489, Lorenzo di Pierfrancesco de Médicis licencie son agent commercial à Séville et charge Amerigo de lui trouver un remplaçant.
Amerigo propose Juanoto Berardi, un entrepreneur florentin établi à Séville depuis 1485, et Lorenzo l'engage.
La péninsule Ibérique est à cette époque un centre commercial prospère, et Séville le centre économique le plus important de la couronne de Castille.
Les rois de Castille et d'Aragon, Ferdinand et Isabelle sont alors en train d'achever la conquête du royaume de Grenade.
Amerigo déménage à Séville fin 1491 ou début 1492, en principe sous les ordres de Pierfrancesco ; en pratique, il devient un agent de Juanoto Berardi, qui œuvre dans la traite des esclaves et l'armement et l'approvisionnement de bateaux.
L'importance de cette activité s'est considérablement accrue tout au long du XVe siècle, après la localisation d'une prétendue mine d'or en Guinée.
Berardi participe comme investisseur et sous-traitant aux préparatifs des premiers voyages de Christophe Colomb au Nouveau Monde, et, par son intermédiaire, Amerigo Vespucci et Christophe Colomb deviennent amis.
En revanche, l'affaire de Berardi se révèle désastreuse pour lui, et il meurt en décembre 1495. Amerigo est un des exécuteurs de son testament, dans lequel il réclame 180 000 maravédis à Christophe Colomb.
Entre 1495 et 1497, il est officiellement remplacé comme agent de Pierfrancesco par Piero Rondinelli.
En janvier 1496, Amerigo se trouve à Sanlúcar de Barrameda pour approvisionner une flotte de quatre caravelles affrétées par le défunt Juanoto Berardi pour apporter des fournitures à Hispaniola.
Quelques jours après qu'ils ont quitté Sanlúcar, une tempête surprend les navires et les emporte au large de Cadix.
Au milieu de l’année 1496, Christophe Colomb revient de son deuxième voyage.
Dans une réunion avec Vespucci, ils conversent tous deux sur leurs nouvelles découvertes.
Colomb part ensuite pour son troisième voyage aux Indes en 1498 avant de finir, en 1499 arrêté à Hispaniola et enchaîné devant les rois, qui mettent définitivement fin au monopole colombien des expéditions aux Indes.
À partir de ce moment, les voyages pour explorer et exploiter les richesses des nouvelles terres sont autorisés.
En 1499, Amerigo s'embarque dans le premier de ceux-ci, dont le capitaine est Alonso de Ojeda, pour arriver aux côtes de l'actuel Venezuela.
Il revient malade mais avec quatorze perles, dont la vente lui rapporte plus de 1 000 ducats.
Fin 1500 ou début 1501, Amerigo Vespucci se rend à Lisbonne, où il embarque dans une expédition portugaise.
Amerigo revient à Séville en 1502.
À cette époque, la reine Isabelle est décédée et son époux Ferdinand, alors l'unique roi d'Aragon, assume la régence de la Castille au nom de leur fille et héritière, Jeanne, plus tard surnommée « la Folle ».
Vespucci travaille alors au service de la Couronne et est déclaré natif des « royaumes de Castille-et-León » en 1505.
Le roi Ferdinand charge Vicente Yáñez Pinzón de lancer une expédition pour trouver un passage par l'Occident aux îles de l'Especiería, à bord d'une flottille dont les navires sont construits en Biscaye.
Amerigo Vespucci est chargé de fournir les provisions pour la flotte et est nommé capitaine de l'un des bateaux.
En revanche, bien que tous les préparatifs soient terminés à temps, ce voyage n’a jamais lieu.
En effet, la rivalité entre Ferdinand et le nouveau roi de Castille, Philippe Ier le Beau introduit une série de retards et d'incertitudes dans le projet qui finit par être annulé.
Vers 1506, Amerigo Vespucci est devenu une figure indispensable de la Casa de Contratación à Séville, organisant et fournissant des expéditions à destination des Indes.
À la fin de l’année 1507 et au début 1508, il reçoit l'ordre de transporter un chargement d'or à la cour et il est convoqué par le roi pour participer à une réunion de cosmographes et de navigateurs avec Yáñez Pinzón, Juan de la Cosa et Juan Díaz de Solís.
Cette réunion, appelée l'assemblée de Burgos, a lieu en février 1508 et est présidée par le roi Ferdinand, qui a récupéré le contrôle de la Castille après la mort de son gendre Philippe.
Là-bas, il est décidé de reprendre les plans d'exploration du Nouveau Monde, particulièrement en ce qui concerne le passage au Sud, qui a perdu de sa force pendant l'interrègne des Habsbourg.
Le roi charge Yáñez Pinzón et Díaz de Solís de rechercher ce chemin vers l'Especiería.
Amerigo Vespucci se voit octroyer un nouveau rôle qui lui permet de rester sur la terre ferme : le 22 mars, le roi Ferdinand le nomme « Pilote majeur de Castille », dépendant de la Casa de Contratación.
Ses fonctions sont celles d'enseigner les techniques de navigation (notamment le maniement du quadrant et de l'astrolabe), la cosmographie et le pilotage dans la nouvelle école navale de la ville ; de suivre et d'évaluer le progrès des apprentis ; d'appliquer des sanctions en cas de violation des règles ; d'inspecter les instruments de navigation et d'enquêter sur les problèmes en relation avec l'activité.
De plus, il est responsable des archives cartographiques et hydrographiques, avec sa tâche principale : la confection du Padrón Real, la carte où apparaissent toutes les nouvelles découvertes.
Le roi le nomme pilote majeur pour qu'il initie les pilotes espagnols à l'usage de méthodes astronomiques de navigation, en remplacement de leurs anciennes pratiques d'estimation, et pour qu'il les évalue, s'assurant de leurs compétences.
Amerigo Vespucci n'achèvera jamais le Padrón Real et aucun de ses travaux cartographiques ne sera conservé, bien que deux cartes anonymes lui soient attribuées : la Kunstmann II et l'Egerton . Par ailleurs, il est réprimandé en 1510 pour avoir vendu des cartes de contrebande.
Amerigo continue de fournir les expéditions d'exploration et il s'investit en 1509 dans la tentative d'établir une colonie à Veragua, ce qui est un désastre, accompagné d'importantes pertes économiques.
Comme pilote majeur, il a un salaire annuel de 75 000 maravédis, qui lui permet de vivre de manière commode, mais sans grand luxe, dans une maison de la Rue du Roi, louée à son voisin l'évêque Juan Rodríguez de Fonseca.
Il a deux domestiques blancs et cinq esclaves : quatre femmes et un homme.
L'une d'elles, appelée Isabel, des Canaries, donne naissance à un garçon et une fille dans cette même maison.
Amerigo Vespucci meurt le 22 février 1512.
Dans l'unique testament que l'on connaisse, il lègue tous ses biens de Séville à sa femme, incluant les 144 000 maravédis que les héritiers de Berardi lui doivent d'une part, et d'autre part, dans une moindre quantité, que Juan de la Cosa lui doit.
Ses biens florentins reviennent à sa mère, si elle est toujours en vie, sinon à ses frères Antonio et Bernardo.
Ses vêtements, ses livres et ses instruments (dont un astrolabe de métal) reviennent à son neveu Juan Vespucci, fils de son frère Antonio.
Il nomme le marchand florentin Piero Rondinelli et le chanoine Manuel Castaño comme exécuteurs testamentaires.
Son épouse reçoit une pension de la Couronne grâce au décret royal du 28 mars 1512, en retour aux services rendus par son mari comme pilote majeur.
À la mort de María Cerezo, un décret du 26 décembre 1524 octroie le reste de la pension à sa sœur Catalina, ce qui prouve qu'il n'a laissé aucun héritier.
Son testament est conservé dans les Archives des protocoles notariaux de Séville.
Dans ce testament, il demande à être enterré à Séville dans l'église Saint-Michel et, si ce n’est pas possible, dans l'église du couvent de Saint-François.
Il est finalement enterré dans l'église Saint-Michel, où la famille de sa femme María Cerezo a son panthéon.
Le couvent de Saint-François est démoli après le désamortissement en 1835 et l'église Saint-Michel est détruite par la révolution de 1868.
Actuellement, sa tombe se trouve dans l’église Ognissanti à Florence.

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FAE

8 mars 2023 11:33

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !
"La Journée Internationale pour les Droits des Femmes est célébrée le 8 mars de chaque année. Le but est de réfléchir sur les conditions des Femmes dans le monde et de lutter contre les inégalités face aux hommes."

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Capusa06

8 mars 2023 09:05

Jean Patou, né le 27 septembre 1887 à Paris et mort le 8 mars 1936 à Paris, est un couturier et fabricant de parfums français, créateur de la maison de couture et de parfums qui porte son nom.

Le couturier

Jean Alexandre Patou est né le 27 septembre 1887 à Paris (10e arrondissement) de Charles Patou et Jeanne Grison. Son père dirige de 1888 à 1911 une chamoiserie à Énencourt-Léage (Oise) avant de poursuivre son activité à Villejuif. Jean Patou travaillera un temps aux côtés de son père avant de se tourner vers l'un de ses oncles exerçant la profession de fourreur auprès duquel il apprendra le métier. Cette expérience lui révèle alors son intérêt pour la mode. En octobre 1905, Jean Patou s'engage dans l'armée pour trois ans.

En 1910, il s'installe à Paris et décide d'ouvrir une maison de haute couture, au sein de laquelle il intègre un atelier de fourrures. En proie à des difficultés financières, cette première initiative se solde par un échec, mais Jean Patou réitère l'expérience en ouvrant en 1912 la « Maison Parry », un petit salon de couture situé au 4, rond-point des Champs-Élysées. Les débuts sont marqués par quelques balbutiements puisque Jean Patou ne suit pas totalement la tendance contemporaine mais initie une nouvelle mode tant par méconnaissance de « ce qui se fait » que par une vision avant-gardiste, la réception des modèles est alors aléatoire. Il en sera ainsi de sa première collection proposant de nombreuses vestes dans une époque où le goût privilégie les manteaux. Il n'empêche, bien que cette maison n'ait pas la prétention de s'élever au même niveau que les grands couturiers, Jean Patou parvient à séduire quelques actrices et demi-mondaines à l'instar de Geneviève Lantelme, Ève Lavallière ou encore Alyx de la Comédie Française en proposant des modèles plus simples et moins onéreux que ses concurrents. Il structure ainsi son carnet d'adresses. En 1913, un acheteur américain connu comme « l'aîné Liechtenstein », venu pour acquérir quelques modèles, repart finalement avec l'entièreté de la collection, prouvant l'intérêt grandissant que suscitent les créations de Jean Patou. Réciproquement, cet achat consolide la Maison Parry et le style Patou, et initie sa diffusion aux États-Unis.

Fort de ces premières faveurs, Jean Patou envisage d'agrandir sa maison et de l'installer dans un nouveau lieu, ainsi en 1914, il la transfère au 7, rue Saint-Florentin à proximité de la place de la Concorde dans un élégant hôtel particulier du xviiie siècle (il s'étendra par la suite au 9 et au 11). C'est à cette date que la maison prend le nom de Jean Patou & Cie et abrite tant l'atelier, les bureaux que les salons. À l'heure de la présentation de sa première collection, Patou est appelé au front, celle-ci ne verra alors jamais le jour. Après avoir participé à la Première Guerre mondiale comme capitaine dans un régiment de zouaves de l'armée d'Orient, basé aux Dardanelles (demandant à sa mère de lui expédier des cires, des brosses à reluire et de la benzine), Jean Patou rentre à Paris en 1919 et relance véritablement l'activité de sa maison restée officieusement ouverte durant les dernières années.

Du fait de la guerre, Patou développe une nouvelle vision des relations humaines qu'il va alors appliquer dans la gestion de sa maison. Depuis ses débuts, il s'était entouré de sa sœur Madeleine et de l'époux de celle-ci Raymond Barbas, auxquels s'ajoutent maintenant Georges Bernard responsable de la couture mais aussi Elsa Maxwell, figure de la « café society » dont le rôle sera de promouvoir l'image de la maison. Maurice Le Bolzer, son ordonnance pendant la guerre, devient par ailleurs son chef du personnel. Patou cherche à s'entourer, à collaborer pour se consacrer pleinement à son poste de directeur artistique tout en se nourrissant du travail en équipe. Il s'inquiète également du bien-être de ses employés et instaure de nouvelles conditions de travail : ainsi, ils bénéficient d'une mutuelle et à partir de 1920 de congés payés, enfin un système de délégués voit le jour au sein de la maison. Simultanément, la société d'après-guerre prône la liberté retrouvée, favorise le foisonnement entre divers milieux et de nouvelles habitudes de vie s'établissent comme le goût des déplacements et des séjours en province favorisé par l'essor de l'automobile. La femme devenue plus active et plus indépendante souhaite quant à elle préserver ces récents acquis, lesquels seront encouragés par le roman de Victor Margueritte La Garçonne paru en 1922.

Il organise des défiles de mode grandioses, avec spectacle musical. De 21 h à minuit défilent ainsi entre deux cents et trois cents modèles, devant un parterre d'actrices, de personnalités politiques ou du monde des affaires, assis autour de petites tables où on leur apporte du champagne, du foie gras et des cigarettes. Pour les acheteurs étrangers, en particulier américain, sont mis en place une présentation à part des créations de Patou, ces derniers acquérant les patrons contre rémunération, et les produiront dans leur pays en ajoutant le nom du couturier. En 1924, il part pour les États-Unis chercher des silhouettes plus conformes aux attentes des clientes américaines, plus sveltes. Jean Patou ouvre aussi des boutiques dans les villes françaises mondaines de l'époque, Deauville, Biarritz, Cannes ou encore Monte-Carlo. La crise économique de 1929 met un terme à l'expansion de la maison de couture, endettée, et Jean Patou doit fermer ses succursales de province. Il rebondit toutefois en lançant dans ce contexte particulier le parfum JOY, le parfum « le plus cher au monde ».

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8 mars 2023 08:28

8 mars 1989 :
Décès de l'écrivain Charles Exbrayat.
Charles Hubert Louis Jean Exbrayat-Durivaux, né le 5 mai 1906 à Saint-Étienne, est un scénariste et un écrivain français, auteur de romans policiers.
Il est le fils de Louis Charles Marcel Exbrayat-Durivaux, journaliste puis publicitaire, et de Jeanne Marie Fernande Mesny.
Il raconte son enfance à Saint-Étienne dans le livre Des parfums regrettés (Albin Michel, 2000, posthume).
Deux de ses romans se passent à Saint-Étienne : Jules Matrat et Il faut chanter Isabelle.
Il a 16 ans quand sa famille déménage à Nice.
Après le baccalauréat, Exbrayat se prépare sans enthousiasme à devenir médecin mais, exclu de la faculté de Marseille pour chahut notoire, il échappe à l'École de Santé de Lyon et se tourne vers les sciences naturelles à Paris.
Pour gagner sa vie, il enseigne successivement à Melun, Saint-Germain-en-Laye et au Lycée Henri IV de Paris, tout en potassant l'agrégation à laquelle il échoue.
Le philosophe Alain lui enseigne le mépris des honneurs et l'homme de théâtre Charles Dullin lui apprend à ne pas se soucier du succès.
Exbrayat abandonne peu après l'enseignement et travaille comme reporter, éditorialiste et critique littéraire pour Le Journal du Centre de Nevers, dont il devient rédacteur en chef après la Seconde Guerre mondiale.
Entre-temps, il participe à la Résistance dans les rangs des FTP de la Nièvre et publie deux premiers romans aux éditions Gallimard, en 1942 : l'un ayant pour thème la Première Guerre mondiale, Jules Matrat, où ce jeune paysan, de retour du front, ne parvient pas à oublier le cauchemar des tranchées et des morts; l'autre, Ceux de la forêt, qui traite de l'exode rural en racontant comment, à la suite de l'implantation d'une usine dans une vallée du Massif Central, la population des hameaux de bûcherons est déchirée entre la fidélité à l'existence qui fut celle de leurs pères et celle d'avoir une vie meilleure en abandonnant leur travail et leur cadre de vie traditionnel.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Charles Exbrayat est également scénariste et dialoguiste pour une quinzaine de films, adaptant pour le cinéma des œuvres de Georges Simenon, Henry Bordeaux et Henry Bataille, avant de signer des scénarios originaux.
Il fait aussi ses débuts d'auteur dramatique à Genève avec Aller sans retour, pièce reprise ensuite à Paris, où il fait également jouer Cristobal et Annette ou la chasse aux papillons.
Après la guerre, c'est un peu par hasard qu'il va débuter en littérature policière.
Chargé de présenter le manuscrit d'un ami à la Librairie des Champs-Élysées, il y rencontre Albert Pigasse qui lui suggère d'écrire un roman policier.
Il publie bientôt Elle avait trop de mémoire (1957), une enquête assez classique de Scotland Yard menée à Londres par Fatty Morgan.
Suivent La Nuit de Santa Cruz (1957), un récit d'espionnage à Séville, et Vous souvenez-vous de Paco ? qui remporte le prix du roman d'aventures en 1958.
Charles Exbrayat s'illustre ensuite dans le roman policier humoristique, notamment grâce aux enquêtes du commissaire italien Roméo Tarchinini de Vérone, un petit policier bedonnant, volubile et fin gastronome, mais surtout grâce aux aventures de l'ineffable personnage d'Imogène McCarthery, une vieille fille écossaise aussi excentrique et délurée que naïvement patriotique.
Directeur de la collection « Le Masque. Service secrets » dans les années 1960, pour le compte de la Librairie des Champs-Élysées, il rédige avec l'écrivain Jacques Dubessy, sous le nom de plume commun de Michaël Loggan, une série ayant pour héros l'agent secret américain Layton de la CIA. Devenu directeur du Club des Masques, Exbrayat n'en continue pas moins de faire paraître deux ou trois romans par année.
Plusieurs de ses titres ont été adaptés au cinéma.
Charles Exbrayat meurt le 8 mars 1989 à Saint-Étienne, âgé de 83 ans.

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Capusa06

7 mars 2023 08:32

Robert Roy MacGregor (baptisé le 7 mars 1671, mort le 28 décembre 1734), Raibeart Ruadh MacGriogair en gaélique écossais, communément appelé Rob Roy ou Red MacGregor, est un hors-la-loi et un héros populaire écossais du début du xviiie siècle.

Surnom

Roy est l'anglicisation de la prononciation du gaélique ruadh, qui signifie « roux » et non pas « rouge » (en gaélique, le mot « rouge » se dit dearg). Raibeart MacGriogair était surnommé Raibeart ruadh en raison de sa chevelure rousse, bien que celle-ci ait bruni vers la fin de sa vie. De là lui est venu son surnom anglais de Rob Roy.

Biographie

Rob Roy est né à Glengyle, au bord du Loch Katrine, comme le certifie un extrait des registres du baptême de la paroisse de Buchanan. Son père était Donald Glas, du clan des MacGregor et sa mère Margaret (ou Mary) Campbell. Rob Roy se maria à Glenarklet, en janvier 1693, avec Mary Helen MacGregor, née à Leny Farm (Strathyre). Par la suite, ils eurent quatre enfants : James (également appelé Mor ou Tall), Ranald, Coll et Robert (connu sous le nom de Robin òg ou Young Rob, en français « Rob le jeune »). Un cousin, Duncan fut également adopté.

En compagnie de son père, il prend part à la bataille de Killiecrankie en juillet 1689 et tous deux y survivent. Jacobites comme tout le clan MacGregor, ils s'opposent au roi Guillaume III d'Orange-Nassau, récemment devenu roi d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande. Renonçant aux questions politiques, Rob Roy épouse sa cousine Mary de Comar en janvier 1693. Il devient éleveur de bétail et doit renoncer à son nom de MacGregor, banni du fait de la participation du clan à la révolte jacobite, et prend alors le nom de sa mère. C'est donc sous le nom de Robert Campbell qu'il devient commerçant. Ses affaires sont florissantes et lui permettent d'acquérir le titre de Laird d'Inversnaid.

Il est un brigand des Highlands, connu comme le Robin des Bois écossais. D’abord trafiquant de bétail, il devient lui-même éleveur et vend sa protection à ses voisins contre les autres voleurs de bétail. Un de ses clients n’est nul autre que James Graham (1682-1742), 4e marquis de Montrose, 1er duc de Montrose (en 1707). Il semble qu’il y ait eu une mésentente entre les deux hommes qui eut pour conséquence l’expropriation des MacGregor. Après la saisie de ses terres par le duc, Rob Roy le combattit jusqu’en 1722, où il fut obligé de se rendre. Emprisonné, il fut finalement pardonné, en 1727. Il mourut le 28 décembre 1734 dans sa maison à Inverlochlarig Beg, Balquhidder. Sa tombe se trouve dans le cimetière de Balquhidder.

La légende de Robert Roy MacGregor a inspiré le roman Rob Roy de Sir Walter Scott. Hector Berlioz a composé une ouverture nommée Rob Roy. Plusieurs adaptations de son histoire ont également été portées à l’écran, la plus récente étant Rob Roy, de Michael Caton-Jones en 1995.

La maison de Glengyle sur les rives du Loch Katrine, qui date du début du xviiie siècle, est construite sur le site de la maison de pierre dans laquelle Robert MacGregor serait né. En novembre 2004, elle a été vendue aux enchères malgré les objections du Scottish National Party (SNP - Parti national écossais).

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7 mars 2023 08:30

7 mars 1524 :
Verrazzano explore la côte nord-américaine.
Le 7 mars 1524, Jean de Verrazane (né Giovanni da Verrazano) aborde en Caroline du Sud, pour le compte du roi de France François 1er, dont l'intérêt pour les explorations a été éveillé par les succès des navigateurs espagnols et portugais.
Il fait ensuite escale sur une rivière qu'il baptise Vendôme et qui sera plus tard appelée Hudson, la rivière de New York.
Le navigateur baptise cet endroit Terre d'Angoulême en l'honneur du roi de France, ex-duc d'Angoulême.
Il a reçu mission de découvrir une voie maritime permettant de gagner l'Asie des épices en contournant le continent américain par le Nord-Ouest (le Nord du Canada actuel).
Dans ce but, il remonte la côte vers le nord, jusqu'à une rivière qu'il baptise Vendôme et qui sera plus tard appelée Hudson.
C'est le premier contact officiel d'un Européen avec le territoire des futurs États-Unis (exception faite de la Floride, abordée par les Espagnols en 1513).
Verrazane poursuit sa route vers Terre-Neuve.
Sur une carte datée de 1529, il représente l'embouchure du Saint-Laurent et lui donne le nom de Nova Gallia.
C'est la première évocation connue de la Nouvelle-France (le Québec actuel), dont Samuel de Champlain jettera les fondations en 1608.
Mais il va s'apercevoir qu'il n'existe pas de passage du Nord-Ouest ou du moins que celui-ci est caché sous les glaces et impraticable.
Le roi de France, déçu et empêtré dans ses guerres d'Italie, se détournera des explorations pendant 10 ans avant de reporter ses espoirs sur Jacques Cartier.
L'entrée du port de New York, en face de la statue de la Liberté, porte aujourd'hui son nom...

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7 mars 2023 07:38

Bonjour à tous ! 😃
"Michel-Ange (1475-1564), nom complet Michelangelo di Lodovico Buonarroti, était un artiste, architecte et poète italien, considéré comme l'une des figures les plus importantes et les plus influentes de la Renaissance."

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6 mars 2023 23:35

Encore un personnage fascinant, Capusa, merci ! 😃

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6 mars 2023 09:44

Francysk Skaryna (en biélorusse : Францыск Скары́на, Frantsysk Skaryna, parfois Франці́шак Скары́на, Frantsichak Skaryna ; en russe : Франциск Скорина, Frantsisk Skorina ; en polonais : Franciszek Skaryna ; en latin : Franciscus Scorina) est un homme de lettres slavophone du grand-duché de Lituanie (aujourd'hui Biélorussie). Il est célèbre pour avoir été le premier à traduire et à imprimer la Bible en langue slave orientale. Son œuvre a profondément influencé la langue et la littérature biélorusses dont il est souvent considéré comme le précurseur, voire le créateur.

Biographie

La vie de Skaryna est peu connue ; son nom même traduit les lacunes historiques. En effet, il a été appelé indifféremment Francišak, Francis, Franciszak, Frantsiszak, Francisk, Frantzisk, Francysk ou Gueorgui, Skaryna ou Skoryna. Ses dates de naissance et de décès demeurent inconnues, et on suppose qu'il aurait vu le jour soit en 1486, soit en 1490 et serait mort soit en 1540 soit en 1551. Il est néanmoins avéré qu'il est né à Polotsk, ville historique de l’actuelle Biélorussie.

La Bible de Skaryna

Francysk Skaryna, diplômé de l'université de Cracovie en 1504, obtient le baccalauréat ès arts et, en 1509, devient secrétaire à la cour du roi Jean Ier de Danemark. En 1512, il est reçu docteur en médecine à Padoue en Italie.

Soutenu par des mécènes du grand-duché de Lituanie, il fonde une imprimerie à Prague et publie en 1517 son premier livre, Le Psautier, écrit en biélorusse ancien. Entre 1517 et 1519, il édite la Bible qu'il a traduite dans sa langue, en vingt-deux tomes illustrés.

En 1521, Francisk Skaryna s'installe à Wilno et y fonde la première imprimerie en pays slave oriental. Il publie ensuite un Petit Guide de Voyage et son livre Apôtre. Ce dernier, sorti à Wilno en 1525, est publié quarante ans plus tard à Moscou par deux imprimeurs originaires de la future Biélorussie.

Pendant son séjour à Wilno, qui dure près de dix ans, il continue ses occupations d'imprimeur. Il est également secrétaire et médecin de l’évêque de la ville. Voyageant beaucoup, il échappe à un grand incendie à Wilno qui emporte sa femme et son fils et détruit l'imprimerie, tragédie qui survient un an après le décès de son fils aîné.

Francysk Skaryna quitte le grand-duché de Lituanie à la mort de l'évêque de Wilno et s'installe à la cour de l'empereur Ferdinand Ier où il finit ses jours en travaillant selon les uns comme médecin, selon d'autres comme jardinier.

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6 mars 2023 08:37

6 mars 1869 :
Mendeleïev crée le tableau périodique des éléments.
En classant les éléments d'après le poids de leur atome, Mendeleïev observe que leurs propriétés chimiques se répètent à intervalles réguliers.
C'est ainsi que le 6 mars 1869, il présente devant la Société chimique russe un projet de classification périodique à lignes et à colonnes, où tous les éléments d'une même colonne affichent des propriétés comparables.
Deux ans plus tard, il améliore le tableau en prévoyant des cases vides pour des éléments encore inconnus.
La célébrité lui vient en 1875 lorsque le chimiste Paul-Émile Lecoq de Boisbaudran découvre un nouvel élément, le gallium, qui trouve exactement sa place dans le tableau.
En 1913, lord Rutherford explique la répétition périodique des propriétés des éléments par le nombre d'électrons qui gravitent à la périphérie de l'atome.
Une ligne du tableau correspond au remplissage d'une couche périphérique.
À l'extrémité de la ligne, on trouve les gaz rares, avec une couche saturée en électrons.
On fait alors un « retour chariot » et l'on passe à la ligne suivante avec une nouvelle couche d'électrons.
Les travaux de Mendeleïev témoignent de l'essor de la science et des techniques au milieu du XIXe siècle, y compris en Russie, où la culture s'épanouit sous le règne du « tsar réformateur » Alexandre II.

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5 mars 2023 13:55

Merci les amis pour ces biographies si détaillées ! 😃

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5 mars 2023 11:03
FAE a écrit :
"Umberto Tozzi est un chanteur italien .
Il entre en 1968 dans le groupe Off Sound, composé de jeunes qui jouent dans de petites salles à Turin. Il rencontre Adriano Pappalardo et forment un groupe avec onze autres membres, puis font une tournée à travers l'Italie. En 1975, il participe au groupe La Strana Società.
À dix-neuf ans, Damiano Dattoli lui écrit la chanson Un corpo, un'anima, avec laquelle il remporte son premier succès. Il sort son premier album en 1976, Donna amante mia. L'année suivante, Umberto Tozzi sort Ti Amo, produite par Giancarlo Bigazzi, premier disque à sortir en France. Elle restera sept mois en première place du top 50, et battra tous les records de vente. Dalida reprend la chanson avec un texte français qui n'est pas la traduction de l'original. Ses deux autres chansons les plus connues en France, Tu et Gloria (reprise en anglais par Laura Branigan sur l'album Branigan et en français sous le titre Glori Gloria par Sheila), sortent en 1978 et 1979. Laura Branigan reprend ensuite en anglais Ti Amo.
Il sort d'autres succès dans les années 1980, tels que Notte Rosa ou Eva. En 1984, il s'accorde une pause pour revenir en force trois ans plus tard, avec la chanson Gente di Mare (avec Raf au Concours Eurovision de la chanson), véritable succès en Italie, et surtout Si può dare di più (avec Gianni Morandi et Enrico Ruggeri), grâce à laquelle il gagne le Festival de Sanremo. Sa carrière continue dans les années 1990 avec des chansons moins romantiques, mais plus recherchées, et qui veulent délivrer un message, comme Gli altri siamo noi, Le mie canzoni, Aria e cielo ou Il grido. il remporte également le Festivalbar en 1977 et 1994.
On revoit Umberto Tozzi chantant en duo avec Cerena une version franco-italienne de Tu en 2003.
La carrière d'Umberto Tozzi s'est ralentie depuis quelques années, mais dès la sortie d'un nouvel album, le succès est au rendez-vous : son dernier passage à l'Olympia (le 15 février 2006 avec Marco Masini en invité vedette) a remporté un grand succès. En septembre 2008, il fait une reprise de Petite Marie de Francis Cabrel et prépare une autobiographie pour la fin de l'année.
23 janvier 2009 a publié l'album Non solo live précédé par la chanson Cerco ancora te composée par Emilio Munda.
Fin mars 2012, il sort un nouveau best of double CD Yesterday.
Umberto Tozzi n'a jamais caché son admiration pour Paul McCartney avec lequel il aimerait faire un duo. Il est par ailleurs très reconnaissant envers le public français pour son accueil et son audience."

Merci Fae.
5 mars 1953 :
Décès du musicien Serge Prokofiev.
Sergueï Sergueïevitch Prokofiev, né le 11 avril 1891 (23 avril 1891 dans le calendrier grégorien) à Sontsivka (Empire russe), est un compositeur, pianiste et chef d'orchestre russe.
Son père est ingénieur agronome et gérant d'un domaine agricole dans l'est de l'Ukraine.
Sa mère, Maria Grigorievna, est une femme de bonne éducation, pianiste amatrice et premier maître de son fils.
Fils unique après le décès de ses deux soeurs aînées en bas âge, il bénéficie de toutes les attentions de ses parents.
Il passe une enfance heureuse dans un grand manoir où sa mère lui joue Beethoven, Chopin, Tchaikovski et Rubinstein, et où il est instruit de manière rigoureuse dans tous les domaines.
Les dons musicaux de l’enfant apparaissent si évidents qu’elle décide très tôt de l’engager dans une carrière musicale.
Sergueï compose ses premières pièces pour piano dès l'âge de cinq ans.
En 1900, âgé de huit ans, il accompagne sa mère à Moscou, où il assiste à des opéras.
De retour à Sontsovka, il compose un opéra destiné aux enfants, Le Géant.
En 1902, sa mère vient avec lui vivre à Moscou afin qu'il commence à prendre des cours avec des professeurs de renom : il travaille principalement la composition avec Reinhold Glière, qui lui enseigne la théorie et l'harmonie.
En 1904, sa mère décide de l'emmener à Saint-Pétersbourg pour qu'il poursuive ses études. Il entre au conservatoire de Saint-Pétersbourg, à l'âge de treize ans.
Il étudie l'orchestration avec le compositeur Nikolaï Rimski-Korsakov, le piano avec Anna Esipova, la composition avec Anatoli Liadov et la direction d’orchestre avec Nicolas Tcherepnine.
Prokofiev est, dès son entrée au conservatoire, un enfant terrible, résolument anticonformiste, convaincu de son talent et de sa supériorité sur ses camarades et même sur ses professeurs.
Prokofiev revendiquera cette étiquette tout au long de sa carrière.
Durant ces années de formation, suivant son attrait pour le théâtre, il compose deux autres opéras : Sur une île déserte (1902) et Ondine (1904-1907) qui s’inspirent de sujets repris de son enfance.
En 1906, il rencontre celui qui restera son grand ami, confident et conseil jusqu'à sa mort, Nikolaï Miaskovski, de dix ans son aîné.
Il devient virtuose du piano, et ses premières apparitions aux « soirées de musique contemporaine » le révèlent comme un phénomène.
En 1908, lors d'un concert à Saint-Pétersbourg, il joue l'une de ses compositions devant Igor Stravinsky.
Le 6 mars 1910 sa première œuvre est publiée par l'éditeur Jurgenson.
L'année 1910 est cependant marquée par la mort de son père, avec lequel il correspondait régulièrement, et quelques mois difficiles, après lesquels il revient dans le groupe des auteurs les plus prometteurs.
En 1912, il donne à Moscou son Premier concerto pour piano qui est un succès malgré un style très avant-gardiste.
En 1913, il termine ses dix ans de conservatoire en recevant la plus haute distinction donnée à un étudiant, le prix Anton-Rubinstein comme pianiste-compositeur pour le Concerto pour piano no 1.
Cette année est cependant assombrie par le suicide de Maximilian Anatolyevitch Schmidthoff, pianiste et ami intime que Prokofiev avait rencontré au Conservatoire de Saint-Pétersbourg en 1908 et qui lui avait envoyé une lettre annonçant son geste.
Prokofiev décide de partir à la rencontre de l'Europe, où Igor Stravinsky et son impresario Serge de Diaghilev triomphent à Paris avec les célèbres Ballets russes.
Il fait la connaissance de Diaghilev à Londres en 1914 et lui joue son Second concerto pour piano.
Diaghilev est tellement impressionné qu'il lui commande sur-le-champ une composition pour ballet sur un thème de son choix.
Prokofiev compose Ala & Lolli, mais Diaghilev est déçu par le résultat et refuse de monter le ballet.
Prenant cela comme un défi, Prokofiev transforme l'œuvre et décide de la monter lui-même, mais c'est finalement un échec.
Diaghilev ne perd cependant pas Prokofiev de vue ; un peu plus tard, il monte un nouveau ballet, nommé Chout ou L'histoire d'un bouffon, qui est, lui, un succès.
Entre 1915 et 1917, Prokofiev est littéralement dévoré par la passion de la composition ; il aborde tous les genres, avec le même bonheur, et poursuit simultanément la réalisation de partitions radicalement différentes.
La trilogie symphonique est complétée par la très célèbre Symphonie classique tandis que le piano lui inspire les Troisième et Quatrième Sonates.
Enfin, la voix est utilisée dans l'opéra Le Joueur, dans plusieurs cycles de mélodies et dans la cantate Sept, ils sont sept.
À la chute de Nicolas II en mars 1917, Prokofiev se réfugie dans le Caucase pour continuer à écrire en paix.
En 1918, il revient à Pétrograd pour y présenter sa Symphonie classique, sa première symphonie, mais le pays est au bord de la guerre civile et la censure bolchevique est omniprésente.
Prokofiev, qui était plutôt sympathisant des idées progressistes, décide de suivre Stravinsky dans l'exil, plus par souci d'avoir tout son temps pour la musique que par idéologie.
Il conserve toutefois des relations avec le pays.
Dès 1918, Prokofiev gagne le Japon par Vladivostok ; il donne quelques récitals, puis s'embarque pour San Francisco ; là, totalement ruiné, il doit emprunter 300 dollars pour se rendre à New York, où il a déjà une certaine réputation.
Mais la révolution russe n'a pas bonne presse et sa musique avant-gardiste est injustement traitée de « mécaniste ».
Il a un peu plus de succès à Chicago où il compose l'une de ses principales œuvres L’Amour des trois oranges créé en 1920 qui aura également un grand succès en Europe dès l'année suivante.
En 1921, il revient en Europe, d'abord à Londres, puis en France où il passe six mois, de la fin mars à la fin septembre, dans la station balnéaire de Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique), en compagnie de sa mère et de son ami Constantin Balmont, un poète symboliste russe, lui aussi en exil.
Là, il achève la Suite scythe, le Troisième concerto et les Cinq poèmes sur des vers de Constantin Balmont.
À la fin de l'année, il est de nouveau aux États-Unis : il dirige le Troisième concerto pour sa création, à Chicago.
En 1922-23, il cherche le calme et l'inspiration à Ettal, dans les Alpes bavaroises ; il y termine son nouvel opéra, L'Ange de feu, puis travaille sur une Seconde Symphonie qui sera un échec et un Concerto pour violon.
Il rencontre Carolina Codina, une soprano d'origine espagnole et franco-polonaise, plus connue sous son nom de scène de Lina Llubera, qui deviendra sa femme en 1923 et avec qui il aura deux fils.
Il revient ensuite à Paris où il demande à sa mère de le rejoindre et où il poursuit sa coopération avec Diaghilev.
En 1928, il monte Le Pas d’acier et, un an plus tard, Le Fils prodigue.
Il rencontre les artistes de son temps comme Pablo Picasso et Henri Matisse qui fait de lui un portrait au fusain.
C’est lors de ce séjour en France qu'il se querelle avec Igor Stravinsky suite à un différend sur leurs styles respectifs.
À partir de 1927, Prokofiev supporte de plus en plus mal l'exil et correspond de plus en plus avec ses amis restés en URSS.
Il décide d'y faire une tournée dont le succès est tel qu'il fait salle comble pendant plus de deux mois ; il est fêté comme un héros national ayant conquis l'Occident.
Il envisage alors sérieusement un retour au pays, ce qui lui permettrait de sortir enfin de l'ombre de Stravinsky, d'autant que Diaghilev disparaît de manière totalement inattendue à Venise en 1929.
Mais de 1930 à 1932, il trouve un véritable soutien dans le chef d'orchestre Serge Koussevitzky, basé aux États-Unis, qui lui permet de connaître de nombreux succès outre-Atlantique.
Il écrit à la demande du pianiste autrichien Paul Wittgenstein son 4e Concerto (pour la main gauche), mais la collaboration se révèle infructueuse : Wittgenstein refuse de jouer l'œuvre.
En URSS, le début des années 1930 est marqué par de nombreuses polémiques à propos de Prokofiev, qui est accusé d'avoir un style « bourgeois ».
Le compositeur est très attentif à ces critiques.
Lors d'une troisième tournée à succès en 1932, le gouvernement soviétique lui promet un appartement à Moscou, une voiture et une datcha.
Il décide alors de rentrer au pays, mais ce n'est qu'en 1936 qu'il devient résident permanent à Moscou.
Une période prolifique s'ouvre de nouveau à lui.
Il devient chef d’école, se voyant confier des fonctions officielles, même s'il doit s’adapter aux inévitables rigueurs des nouvelles disciplines.
Il commence à écrire de la musique pour le cinéma ainsi que son second concerto pour violon.
La première de ses commandes d'état est le thème musical pour le film d'Alexandre Feinzimmer Le lieutenant Kijé.
Il consiste en seize morceaux, que Prokofiev arrangera en une suite pour concert en 1934. C'est entre Paris et Moscou qu'il compose pour le Kirov, puis le Bolchoï le ballet Roméo et Juliette (1935).
Sur une commande du Théâtre central des Enfants, il écrit aussi un conte musical qui a vocation à éveiller les enfants à la musique, Pierre et le Loup (1936).
En 1936, Lina et ses deux enfants, Oleg et Sviatoslav, arrivent eux aussi en URSS.
Vingt ans après la révolution bolchevique, le pays est en souffrance.
Depuis 1932, Staline met en œuvre sa politique culturelle de réalisme socialiste qui consiste essentiellement à laisser à des bureaucrates le soin de trier ce qui est compatible avec le régime.
Le pouvoir soviétique tourne alors brutalement le dos à Prokofiev, qui tombe dans une profonde misère.
Pourtant, il essaye de suivre autant que possible la ligne du parti, mais il manque de chance.
En 1939, il produit avec son ami de longue date Vsevolod Meyerhold Semyon Kotko, un opéra dans lequel les Allemands sont représentés comme des barbares occupant l'Ukraine. Mais Staline signe le pacte de non-agression avec Hitler en août.
Meyerhold est alors arrêté et exécuté en secret plus tard (le 2 février 1940).
De plus, ce revirement d'alliance va avoir pour conséquence l'arrêt immédiat des autorisations pour Prokofiev de voyager à l'étranger puisque l'Ouest n'est plus allié de l'URSS.
Paradoxalement, il devient de plus en plus prolifique, cherchant à ne surtout pas se mêler de politique.
En 1940, il commence à travailler avec la poétesse Mira Mendelssohn (1915-1968).
En 1938, Sergueï Eisenstein l'invite à travailler sur la musique de son projet de film Alexandre Nevski.
Sa composition sert de bande originale au film, mais est également interprétée en tant que cantate du même nom.
Prokofiev travaille ensuite à plusieurs reprises au cinéma, en faisant la musique des films Les Partisans dans les steppes d'Ukraine d'Igor Savchenko (1943), Ivan le Terrible de Sergueï Eisenstein (1945), ou encore Lermontov (1943, d'Albert Gendelstein), Kotovski (1942) et Tonia (1942).
En 1940, il se lie d'amitié avec Sviatoslav Richter.
Ce dernier joue ses 6e, 7e et 8e sonates pour le cinquantième anniversaire du compositeur. Plus tard, Prokofiev lui dédiera sa 9e sonate pour piano.
L'invasion allemande en juin 1941 surprend tout le monde et oblige les principaux artistes à fuir Moscou.
Tandis que Lina et les enfants restent à Moscou, Prokofiev part pour le Caucase avec Mira, avec qui il y vit maritalement.
En 1943, il reçoit le prix Staline.
Il travaille beaucoup et écrit entre autres un opéra d'après Guerre et Paix de Léon Tolstoï, un ballet autour du thème de Cendrillon, qui sera interprétée par la célèbre ballerine Galina Oulanova au Bolchoï en 1945, et deux marches militaires.
Son plus grand succès durant cette période est la Cinquième Symphonie.
Pour cette œuvre qui marque la victoire sur l'Allemagne, il obtiendra un second Prix de l'ordre de Staline en 1945.
Mais c'est aussi une période difficile pour sa santé.
Prokofiev a une première alerte cardiaque au début de l'année 1941.
Il tombe gravement malade en 1942.
Puis il subit plusieurs accidents cardiaques et manque de mourir en janvier 1945.
En 1947, Prokofiev est proclamé « Artiste du Peuple » de la République socialiste fédérative soviétique de Russie.
Séparé depuis 1941 de Lina, qui a passé les années de guerre avec leurs enfants dans la plus cruelle pauvreté et la maladie, il décide en 1948 de se remarier avec Mira.
Il n'a même pas à divorcer de Lina, car le mariage a été annulé par une loi de 1947, interdisant et annulant rétroactivement tout mariage entre un citoyen soviétique et une étrangère.
Lina cherche alors à fuir l'URSS avec ses enfants, mais elle est arrêtée et envoyée dans un camp de la région des Komis, où elle restera pendant huit ans.
Elle reviendra ensuite vivre à Moscou et s'exilera à l'ouest en 1972.
On ne connaît pas le rôle exact de Prokofiev dans cette histoire car cette même année, Andreï Jdanov lance une campagne contre les artistes considérés comme trop « cosmopolites ».
Prokofiev essaie alors de calmer l'hostilité du parti à son égard en produisant à la gloire du régime des œuvres sans intérêt.
Mais une deuxième purge stalinienne le condamne publiquement et le conduit à la misère. Par chance, son ami Mstislav Rostropovitch force Tikhon Khrennikov, secrétaire général de l'Union des compositeurs, à lui fournir 5 000 roubles.
En 1950, son grand ami Miaskovski, rencontré en 1906 au conservatoire de Saint-Pétersbourg, décède.
Le 5 mars 1953, Serge Prokofiev, alors âgé de 61 ans, meurt à son tour d'une hémorragie cérébrale, une heure environ avant Joseph Staline.
La Pravda, portant toute l'attention sur le « petit père des peuples », mettra six jours avant d'annoncer la mort du compositeur, les autorités faisant même pression sur sa famille pour qu'elle n'ébruite pas la nouvelle pendant cette période.
Une quarantaine de personnes assistent, dans une totale discrétion, à ses funérailles, au cimetière de Novodevitchi près de Moscou.
En 1957, le prix Lénine lui a été décerné à titre posthume.

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5 mars 2023 09:11

Fred, de son vrai nom Frédéric Othon Théodore Aristidès, né le 5 mars 1931 dans le 10e arrondissement de Paris et mort le 2 avril 2013 à Eaubonne, est un dessinateur humoristique, scénariste et auteur de bande dessinée français. Ses œuvres les plus connues sont Le Petit Cirque, L'Histoire du corbac aux baskets et la série Philémon. Grand prix de la ville d'Angoulême en 1980 et Alph'Art du meilleur album en 1994, il fait partie des rares auteurs à avoir obtenu ces deux hautes distinctions de la bande dessinée francophone.

Biographie

Othon Aristidès naît le 5 mars 1931 dans le 10e arrondissement de Paris. Il aime à raconter qu'en 1917, alors que sa grand-mère fuyait la guerre en Grèce avec ses enfants, elle s'arrêta à plusieurs reprises pour boire des coups avec ses amis, et de ce fait manqua son train qui explosa sur une mine, ne laissant aucun survivant : « C'est ainsi que ma grand-mère et ses dix enfants - parmi lesquels une petite fille de dix ans qui allait devenir une femme puis ma mère - ont été sauvés par le hasard et la musique, le sens de la fête et de l'amitié. Sinon je ne serais plus là », déclare Fred.

Lectures d'enfance

Enfant, il se passionne pour Oliver Twist, Shéhérazade, Oscar Wilde, Edgar Allan Poe, Robinson Crusoé, Cadichon, Jack l'Éventreur, autant de références qui ornent son œuvre à plusieurs reprises. Il découvre également la bande dessinée avec Le Journal de Mickey, mais il a une véritable révélation lorsqu'il découvre chez l'éditeur du journal Robinson des planches abandonnées de Mandrake le Magicien et de Popeye le marin. Il rêve aussi devant des images d'Epinal. Fred dessine beaucoup dans les marges de ses cahiers. Il dessine avec fébrilité, y compris sur les tranches et dans les perforations des feuilles. En 1946, à 15 ans, il débute par des dessins d'humour dans OK. Il publie sa première BD, Les joies de l'alpinisme, dans le courrier des lecteurs d'un journal pour enfants puis, étudiant au quartier latin, participe à plusieurs publications aujourd'hui très recherchées comme Quartier Latin, Zéro, Hebdo Latin ou Baladin de Paris dont il est le rédacteur en chef. Mais il publie également des dessins pour des revues plus connues, comme Ici Paris, Paris Match, Paris-Presse, le Rire, le Hérisson, France Dimanche, France-Soir, Punch et The New Yorker.

Hara-Kiri

Il fait alors la connaissance de François Cavanna (rencontré à Ici-Paris), Roland Topor, Wolinski, Reiser, Cabu, Gébé et du professeur Choron (qui vendait par colportage Zéro) avec qui il fonde en 1960 Hara-Kiri, le journal bête et méchant, dont il fera de nombreuses couvertures mais également des dessins humoristiques et des contes (il en sera ensuite le directeur artistique). C'est également l'occasion pour lui de revenir à la bande dessinée avec Tarsinge l'homme zan, le Manu manu, les Petits métiers et surtout Le Petit cirque. C'est donc là qu'il produit le début de son œuvre, créant plusieurs personnages et histoires qu'il reprendra par la suite (comme le Manu-Manu, mais aussi les petits métiers ; on en trouvera de nombreux dans Philémon et dans d'autres albums Dargaud). Fred en gardera aussi un esprit assez mordant, souvent noir, mais également une critique de l'esprit bourgeois étriqué (symbolisé par l'homme au cigare : attiré par l'argent, à l'opposé de l'artiste, en faveur de l'autorité et n'aimant pas la différence), esprit bourgeois que Fred stigmatise dans toute son œuvre.

Pilote

Au début des années 1960, Fred décide de quitter Hara-Kiri, dont le ton graveleux le lassait. Il va d'abord proposer quinze planches à Spirou, auprès de Maurice Rosy et d'Yvan Delporte qui les refusent. Il tente alors sa chance au journal Pilote où René Goscinny accepte de le publier. C'est dans le numéro 300 que paraît, au rythme de deux planches par semaine (ce qui se voit assez bien à la lecture), Le mystère de la clairière aux trois hiboux, qui met pour la première fois en scène le personnage de Philémon. Les lecteurs du journal écrivent alors pour dire que leur petite sœur dessine mieux et qu'ils ne comprennent rien à l'histoire. Fred fait alors des scénarios pour les autres (comme plus tard pour Alexis, avec qui il publie Time is Money). Avec Mic Delinx aux dessins, il crée par exemple une parodie de la mythologie grecque, Pan et la Syrinx.

Il a alors l'idée d'envoyer Philémon sur les lettres de l'Océan Atlantique. Il y a deux hypothèses quant à la façon dont il eut cet éclair de génie, la première veut que Fred ait eu cette idée alors qu'il prenait son bain, s'interrogeant sur l'endroit où l'on va quand on est aspiré par le tourbillon de la baignoire qui se vide. L'autre veut que c'est en vacances qu'il ait eu cette idée : alors que son fils de dix ans Éric lui réclamait une histoire, il se met à l'imaginer en se servant des objets qui l'entourent, notamment une bouteille (qui sert pour le SOS), une maquette de bateau et un abat-jour (qui devient une Lampe naufrageuse). Goscinny accepte que Fred dessine cette histoire, et quinze Philémon seront alors publiés jusqu'en 1987. Cette série-phare de l'auteur compose la plus grande partie de son œuvre.

Albums hors séries

Refusant de se laisser avaler par un personnage à succès, Fred publie parallèlement d'autres histoires dans Y'a plus d'saison, Ca va ça vient, Hum!, le Fond de l'air est frais, mais aussi des histoires complètes comme Cythère, l'apprentie sorcière ou Magic palace hotel. En 1983, il publie La Magique lanterne magique dans le but de venir en aide aux éditions Pellerin qui publient des images d'Épinal — une façon de les remercier. Il publie un portfolio, Manège, et le Journal de Jules Renard, qu'il adapte en bande dessinée, auteur chez qui on retrouve le même esprit un peu misanthrope et le même intérêt poétique pour la nature.

Musique et cinéma

Parallèlement à ces publications, Fred fait plusieurs rencontres importantes, notamment avec Jacques Dutronc en 1970, pour qui il écrit plusieurs chansons, la plus connue étant « Le Fond de l'air est frais ». Ils feront ensuite deux livres disques pour enfants : La voiture du clair de lune et Le Sceptre. Il rencontre également Terry Gilliam, alors fauché et errant dans Paris ; Goscinny demande à Fred d'écrire un scénario pour lui, publié dans Pilote sous la forme d'un récit de six pages. Le succès venu, Gilliam cherchera à joindre Fred, malheureusement occupé à faire de la plongée sous-marine aux Maldives. En 1991, il écrit des scénarios pour des courts-métrages réalisés par Daniel Vigne (le Retour de Martin Guerre), Jacques Rouffio et Gérard Zingg entre autres. Puis il écrit pour le long-métrage L'Autobus de la haine que Gérard Zingg désirait réaliser, mais ce projet n'a pas trouvé de producteur.

Années 1980

Fred fait partie du groupe des H.A. (Humoristes Associés) avec Avoine, Barbe, Blachon, Bridenne, Laville, Loup, Mose, Napo, Nicoulaud, Sabatier, Serre, Siné, Soulas, Trez. Ils éditent ensemble plusieurs albums.

En 1988, Fred a participé à l'édition d'un album souvenir sur Jacques Brel (illustration, en 4 pages, de la chanson « Les Bourgeois »).

Dépression et retour

Après avoir cessé la bande dessinée, il fait une grave dépression qui le conduit à l'hôpital psychiatrique. Pour guérir, il doit mettre un terme à sa retraite et reprendre son activité. Inspiré par son séjour à l'asile et par les nombreux psychiatres qu'il a rencontrés, il publie en 1993 L'Histoire du corback aux baskets, qui obtient l'Alph'Art du meilleur album à Angoulême en 1994. Il publie ensuite plusieurs récits complets comme L'Histoire du conteur électrique et L'Histoire de la dernière image, ainsi qu'une anthologie de ses meilleurs gags : Fredissimo.

Dernières années

Après avoir longtemps vécu à Puiseux-le-Hauberger, Fred s'installe dans une maison de retraite à Domont. En 2011, il fait l'objet d'une large exposition rétrospective à la Galerie Martel, à l'occasion de la sortie de Fred, L'Histoire d'un conteur éclectique, de Marie-Ange Guillaume. Fin 2011, il subit une intervention chirurgicale cardiaque. En janvier 2012, il est présent au Festival d'Angoulême, où il visite l'exposition qui lui est consacrée et donne une interview publique, où il avoue avoir envie de terminer le dernier album de Philémon, dont les premières pages sont déjà dessinées. Cet album intitulé Le Train où vont les choses sort le 22 février 2013, et est annoncé comme le dernier de la série. Fred meurt le 2 avril suivant à Eaubonne. Il est inhumé dans le cimetière parisien de Pantin (149e division).

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5 mars 2023 09:00

"Catherine Matausch, née le 5 mars 1960 à Brignoles (Var) est une artiste peintre, photographe et journaliste française.
Catherine Matausch est diplômée de l'IUT de journalisme de Bordeaux.
Après un stage à Var-Matin durant l'été 1982, elle rejoint FR3, d'abord en Bourgogne puis à Nancy (Meurthe-et-Moselle) et Amiens (Somme). En novembre 1982, elle devient présentatrice du journal régional de la Picardie.
En avril 1987, elle rejoint la rédaction nationale de FR3, future France 3, en tant que reporter au service Société. Dès l'été suivant, elle est remplaçante à la présentation du journal du soir, le 19/20. De janvier 1989 à janvier 1990, elle coprésente cette édition avec Éric Cachart. Elle couvre ensuite l'actualité de la santé.
En septembre 1992, elle présente le Soir 3 en semaine. Elle assure la présentation du Soir 3 le week-end d' avril 1994 à septembre 1996 puis du 12/13 puis 12/14 en semaine de 1996 à 2004. Depuis septembre 2004, elle présente les éditions du week-end du 12/13 et du 19/20.
De janvier 2004 jusqu'à l'arrêt de l'émission en 2009, dans le cadre de l'émission Le Jour du Seigneur, Catherine Matausch animait parallèlement une fois par mois l'émission Agapè sur France 2 en alternance avec Hervé Claude.
Également artiste-peintre et photographe, elle a fait l'objet de plusieurs expositions depuis 2006, elle signe ses toiles « CathMath ».
Catherine Matausch est mère de deux filles, dont Marion, née en juin 1989.
Elle vit sur l'île de Noirmoutier depuis 2013."

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FAE

5 mars 2023 07:44

Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
5 mars 1960 : naissance de Catherine Matausch.

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