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25 avril 1917 :
Naissance de la chanteuse Ella Fitzgerald.
Issue d’un milieu modeste, elle commence très tôt (1934) à chanter à l’Apollo Theater de Harlem.
Sa carrière solo débute en 1941 et dure jusqu’au début des années 1980.
Elle a également une carrière d’actrice dans les années 40 à 60.
Elle est célèbre entre autres pour ses improvisations, notamment Mack the Knife ou How High the moon.
Elle est aussi connue pour ses duos avec Louis Amstrong.
Elle meurt le 15 juin 1996 à Beverly Hills.
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La Journée mondiale de lutte contre le paludisme, ou Journée mondiale du paludisme, est une journée internationale organisée le 25 avril par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Historique
Elle a pour origine un partenariat entre l'OMS, l'Unicef, la Banque mondiale et le PNUD et s'appelait au début la Journée africaine du paludisme, en raison de l'importance de cette maladie sur le continent africain. Créée en 2001, elle devient « journée mondiale » en 2007 par décision de l'Assemblée mondiale de la santé.
Le but de cette journée est officiellement de « faire connaître et comprendre le paludisme » et fournir des informations pour la lutte antipaludique, notamment des activités communautaires de prévention et de traitement du paludisme dans les zones endémiques. La journée sert ainsi à mobiliser l'opinion publique en faisant connaître cette maladie, et à favoriser l'accès aux traitements et aux soins, ainsi que favoriser les méthodes de prévention existantes contre la charge de morbidité.
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Vladimir Mikhaïlovitch Komarov (en russe : Владимир Михайлович Комаров) est un cosmonaute soviétique, né le 16 mars 1927 à Moscou. Il fut le premier cosmonaute à mourir lors d'une mission spatiale, à bord de Soyouz 1, le 24 avril 1967, 3 mois après l'accident d'Apollo 1.
Il fait partie du tout premier groupe de cosmonautes soviétiques, sélectionnés en mars 1960.
Biographie
Komarov est né à Moscou le 16 mars 1927, grandissant avec sa sœur Matilde. Son père était un ouvrier qui exerçait plusieurs emplois peu payés afin de subvenir aux besoins de sa famille. En 1935, Komarov commença l'école, où il se montra particulièrement doué en mathématiques. En 1941, Komarov quitte l'école à cause de la Seconde Guerre mondiale et de l'invasion de l'URSS par l'Allemagne ; il devient ouvrier dans une ferme collective.
Jeune, il montre un intérêt prononcé pour l'aéronautique, il collectionne les magazines et les images en rapport avec l'aviation. Il fabrique des maquettes d'avions et sa propre hélice.
À l'âge de 15 ans, soit en 1942, Komarov intègre la « 1re école de forces aériennes spéciale de Moscou » afin de poursuivre son rêve de devenir un aviateur. Peu après, sa famille apprend que le père de Komarov avait été tué dans un « événement de guerre inconnu. » Par nécessité due à l'invasion allemande, l'école d'aviation est rapidement déplacée dans la région de Tioumen en Sibérie jusqu'à la fin de la guerre. Les étudiants y apprenaient, outre l'aviation, une grande variété de sujets tels la zoologie ou les langues étrangères. En 1945, Komarov sort diplômé de l'école d'aviation avec les honneurs. Les hostilités de la Seconde Guerre mondiale se terminent avant que Komarov soit appelé au combat.
En 1946, Komarov achevait ses cinq années d'entraînement à l'école supérieure des forces aériennes Chkalov à Borissoglebsk dans l'oblast de Voronej. Il complète son entraînement à l'université d'aviation A.K. Serov à Bataïsk. La mère de Komarov meurt en 1948, sept mois avant l'obtention de son diplôme (en 1949). Il reçoit son badge d'aviateur et son grade de lieutenant dans les Forces aériennes soviétiques.
Le 7 mars 1960, avec dix-neuf autres pilotes, il intègre le tout premier corps des cosmonautes. Il suit ses premiers entraînements sur le vaisseau Vostok, désigné doublure de Pavel Popovitch sur le vol Vostok 4, en août 1962.
Après un premier vol effectué en 1964, en tant que commandant de la mission Voskhod 1, il pilote le tout premier vaisseau Soyouz (Soyouz 1, avril 1967). À la suite de dysfonctionnements en série, il meurt en mission, devenant ainsi la toute première victime d'un vol spatial.
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24 avril 2021 :
Décès de l'acteur Yves Rénier.
Né le 29 septembre 1942 à Berne,Yves Charles Michel Léon Max Rénier est un acteur, présentateur, scénariste et réalisateur franco-suisse .
Il est le fils de Max Rénier (1916-1993) et d'une mère anglaise, Gladys Harrison , et l'arrière-petit-fils du publicitaire Léon-Prosper Rénier.
Yves Rénier commence sa carrière cinématographique en 1961 dans Le Comte de Monte-Cristo de Claude Autant-Lara.
Après cette première expérience, sa carrière ne décolle pas, et il enchaîne péniblement quatre films dont Les Vierges (1963) de Jean-Pierre Mocky.
Mais il tient le rôle vedette dans Belphégor ou le Fantôme du Louvre de Claude Barma, série en quatre épisodes qui a, en 1965, un retentissement national.
Pour la télévision, il fait également une apparition dans Les Cinq Dernières Minutes et joue le personnage central de Lucien de Rubempré dans la mini-série Illusions perdues de Maurice Cazeneuve, d'après Honoré de Balzac.
Les téléspectateurs le retrouvent ensuite dans la série télévisée Les Globe-trotters avec Edward Meeks en 1966, ces deux aventuriers qui feront le tour du monde avec leurs seules économies.
Par la suite, il obtient une notoriété définitive avec le rôle-titre de la série télévisée policière Commissaire Moulin.
Créée en 1976 par Paul Andréota et Claude Boissol, la série est tout d'abord interrompue en 1982, puis reprise en 1989 par Yves Rénier lui-même et Georges Moréas, auteur de romans policiers.
La série accueille notamment de nombreuses personnalités célèbres comme Johnny Hallyday ou Véronique Jannot.
L'acteur y écrit une dizaine de scénarios et se lance dans la réalisation.
La série prend fin en 2008.
En parallèle, il joue quelques rôles au cinéma, notamment dans Pékin central (1986) de Camillle de Casabianca, Merci la vie (1990) de Bertrand Blier, Les Anges gardiens (1995) de Jean-Marie Poiré ou encore Mortel Transfert (2000) de Jean-Jacques Beineix.
Moins connu pour son activité dans le milieu du doublage, il s'est pourtant illustré en faisant les voix françaises des acteurs Burt Reynolds, Chuck Norris, Paul Hogan, Tommy Lee Jones entre autres, ou encore le personnage principal de la série Rick Hunter en doublant l'acteur Fred Dryer.
Dans les années 1980, il s'essaie à la chanson avec le titre PCV de Boris Bergman.
En 2005, il apparaît dans le feuilleton estival Dolmen aux côtés d'Ingrid Chauvin, qu'il retrouve l'année suivante pour un téléfilm, Le Monsieur d'en face.
C'est dans le film Trois Amis (2007) de Michel Boujenah, accompagné de Kad Merad et Mathilde Seigner, que l'acteur renoue avec le cinéma.
En 2008, il a comme projet la réalisation du film de fiction Kalach avec Gérard Lanvin et Gérard Depardieu, finalement annulé.
En 2018, il réalise le téléfilm dramatique Jacqueline Sauvage : C'était lui ou moi qui s’inspire de l'affaire Jacqueline Sauvage et met en vedette la comédienne Muriel Robin.
Yves Rénier meurt le 24 avril 2021 à son domicile de Neuilly-sur-Seine, à l'âge de 78 ans, des suites d'une crise cardiaque.
Ses obsèques se tiennent le 30 avril à l'église Saint-Pierre de Neuilly-sur-Seine, en présence de nombreuses personnalités telles que Véronique Genest, Mathilde Seigner, Catherine Lara ou encore son ami Jean-Luc Reichmann.
Il est ensuite inhumé dans l'intimité au cimetière nouveau de Neuilly-sur-Seine.
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23 avril 1671 : Vatel au purgatoire des maîtres d'hôtel
Vatel se suicide pendant une réception de la Cour au château de Chantilly.
Dans la nuit du 23 au 24 avril 1671, François Vatel (45 ans) meurt dans des conditions rendues célèbres par Madame de Sévigné.
Ce fils de laboureur s'est illustré comme maître d'hôtel à Vaux-le-Vicomte, auprès du ministre Nicolas Fouquet.
Après la disgrâce de son mécène, il entre au service du prince de Condé , le vainqueur de Rocroi, comme «contrôleur général de la Bouche de Monsieur le Prince».
Le roi Louis XIV ayant informé le prince de Condé de sa venue dans son château de Chantilly, Vatel s'apprête à nourrir pendant trois jours 600 courtisans et un total de plusieurs milliers de personnes, domestiques compris.
Le souper du jeudi est suivi d'un spectacle de deux heures et d'un feu d'artifice à peine terni par les nuages.
Le roi est ravi mais Vatel se désole de ce que quelques rôtis ont manqué à certaines tables.
Toute la nuit, il court à l'affût du moindre désordre.
Au petit matin, Vatel guette la marée qui doit amener les poissons et les coquillages de Boulogne. Désespéré de ne rien voir venir, il gagne sa chambre et se transperce à trois reprises avec son épée.
La marée arrive sur ces entrefaites et l'on fait la macabre découverte du maître d'hôtel tandis qu'on le cherche pour en prendre possession.
Le Roi-Soleil, informé par Monsieur le Prince, se montre affligé d'un tel sens de l'honneur mais la fête n'en continue pas moins jusqu'à son terme.
Vatel est devenu une légende en raison de son suicide et de la publicité qu'en a faite la marquise de Sévigné.
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Olivier V de Clisson, né le 23 avril 1336 au château de Clisson et mort le 23 avril 1407 au château de Josselin, est un grand seigneur féodal breton, connétable de France, comte de Porhoët, baron de Pontchâteau. Représentant le plus illustre de la famille de Clisson, sa cruauté au combat lui vaut d'être surnommé le Boucher.
Son existence est jalonnée par deux grands retournements : d'abord ennemi des Valois ayant fait exécuter son père, il se retourne contre son suzerain, le duc Jean IV de Bretagne, alors allié aux Anglais, pour se mettre au service des rois de France Charles V puis Charles VI, avant de se réconcilier avec Jean IV et devenir tuteur du fils et successeur de celui-ci, Jean V. Il fait preuve d'une exceptionnelle valeur militaire et est nommé connétable de France en 1380. Sa position de grand féodal fortuné, impliqué dans les conflits de succession en Bretagne, le plonge au cœur des antagonismes de la guerre de Cent Ans.
Biographie
Olivier V de Clisson , fils d'Olivier IV de Clisson et de Jeanne de Belleville, naît le 23 avril 1336 dans le château de Clisson.
Son père, qui choisit le camp de Charles de Blois et du roi de France, est gouverneur militaire de Vannes lorsque les Anglais prennent la ville après le quatrième siège de Vannes en 1342. Prisonnier, Olivier IV est conduit en Angleterre et libéré contre une somme relativement peu élevée. Du fait du montant selon eux anormalement faible de cette rançon, le roi de France Philippe VI et ses conseillers soupçonnent Clisson d'avoir intrigué avec le roi Édouard III d'Angleterre. Attiré par traîtrise à Paris, Olivier IV est exécuté par décapitation sur ordre du souverain français le 2 août 1343. Cette exécution expéditive choque la noblesse, la culpabilité de trahison n'étant à l'époque pas publiquement démontrée, puisque la décision a été le fait du roi, sans procès. De plus la notion de trahison ne s'entend pas à l'époque de la même manière pour les nobles : ils revendiquent le droit de choisir à qui rendre hommage, sans pour autant être indigne. Or l'exécution d'Olivier IV de Clisson s'accompagne d'une humiliation posthume : son corps est pendu par les aisselles à des fourches patibulaires au gibet de Montfaucon à Paris, puis sa tête exposée à la porte Sauvetout à Nantes, tandis que le reste de son cadavre est exposé aux portes de Paris, outrages réservés aux dépouilles des grands criminels.
La veuve d'Olivier IV, Jeanne de Belleville, fait jurer à ses fils Olivier et Guillaume de venger leur père. Elle consacre sa fortune à lever une armée pour assaillir les troupes favorables à la France stationnées en Bretagne. Menacée sur terre, elle fait armer deux navires et, toujours accompagnée de ses deux fils, mène une guerre de piraterie contre les bateaux français. Cette épopée s'achève lorsque des vaisseaux du roi de France s'emparent des navires de Jeanne de Belleville qui peut s'échapper avec ses deux fils à bord d'une barque. Les cinq jours de dérive suivants sont fatals à Guillaume, qui meurt de soif, de froid et d'épuisement. Olivier et sa mère sont recueillis à Morlaix par des partisans des Montfort, ennemis du roi de France.
C'est après ces épreuves qu'Olivier de Clisson est conduit par sa mère en Angleterre, alors qu'il est âgé de douze ans. Il est élevé à la cour d'Édouard III avec le futur Jean IV, Jean de Montfort, alors prétendant au trône ducal de Bretagne. Le roi d'Angleterre mise sur Montfort, héritier potentiel du duché, mais Olivier de Clisson est apprécié et est traité comme l'égal de Jean. Jeanne de Belleville épouse Gautier de Bentley, un noble anglais à la tête des armées britanniques œuvrant en Bretagne, vainqueur de la bataille de Mauron en 1352. Pour ses services, Bentley reçoit de nombreux fiefs à Beauvoir-sur-Mer, Noirmoutier, Bouin, etc. L'oncle d'Olivier, Amaury, est conseiller d'Édouard III. Au cours des dix ans passés à la cour de Londres, Clisson est donc héritier d'une puissance féodale. Ce n'est pas le cas de Jean de Montfort, qui dépend entièrement du bon vouloir du roi anglais. Physiquement supérieur, Clisson fait figure de bras armé, celui qui peut militairement battre le roi de France.
Durant cette période, Édouard III d'Angleterre prend le dessus sur les monarques français. Les victoires anglaises se succèdent, notamment à Crécy en 1347 et Poitiers en 1356. Les Anglais prennent le contrôle des mers lors de la bataille de L'Écluse (1340) et tiennent Calais. La série de revers pousse certains princes tels Charles le Mauvais, roi de Navarre, et les bourgeois de Paris, las de payer des impôts infructueux, à contester le pouvoir royal. Le successeur de Philippe VI, Jean le Bon est retenu prisonnier en Angleterre, son fils le dauphin, futur Charles V, doit faire face à la révolte conduite par Étienne Marcel en 1358.
Guerre de Succession de Bretagne
Après une dizaine d'années passées en Angleterre, Olivier, âgé de vingt-trois ans, accompagne Édouard III qui débarque en France en 1359 et mène une guerre de harcèlement dans le Poitou à la tête d'une armée anglaise. Aux côtés de Jean IV de Bretagne, fils de Jean de Montfort, Olivier de Clisson va participer activement à la guerre de Succession de Bretagne qui dure depuis 1341, année de la mort de Jean III de Bretagne. Jeanne de Belleville meurt en 1359 et le roi d'Angleterre confirme la jouissance par Clisson des possessions bretonnes de son beau-père Gautier de Bentley. Olivier IV est réhabilité en 1360 par le roi de France Jean II le Bon en marge du traité de Brétigny du 8 mai 1360, qui vise à désamorcer les sources de conflit entre la France et l'Angleterre et son alliée, la Bretagne. Ce traité ouvre une trêve de neuf ans entre les deux royaumes ennemis. Après la réhabilitation posthume de son père, Clisson retrouve ses droits sur les riches seigneuries familiales en 1361. La même année, il se marie avec Catherine de Laval et de Châteaubriant, riche héritière de la famille de Laval, et petite-fille du duc Arthur II de Bretagne. Dès lors, il devient à la fois cousin germain de Jean de Montfort et de Jeanne de Penthièvre, la femme de Charles de Blois, ce qui fait de Clisson un parent du roi de France. Cette alliance lui ouvre des perspectives politiques nouvelles, d'autant qu'Olivier de Clisson est devenu en quelques années un féodal disposant de vastes terres et d'importants revenus.
Bataille d'Auray
Clisson fait partie des chefs de troupes qui secondent Montfort dans sa tentative échouée de prise de Nantes, puis du siège de Bécherel en 1363. En septembre 1364, quelques mois après l'avènement de Charles V, Jean IV profite de la situation troublée que connaît la France depuis la capture du roi Jean le Bon pour porter un effort décisif avec les Bretons de son parti. Aidé d'un corps anglais sous les ordres de John Chandos, ce capitaine qui avait décidé du sort de la bataille de Poitiers en 1356, Jean IV assiège Auray, ville au secours de laquelle se portent Charles de Blois et un corps de troupes françaises commandé par Bertrand Du Guesclin.
Les deux armées s'affrontent sous les murs de la ville le 29 septembre 1364. Les monfortistes y sont retranchés, et Jean de Monfort propose, pour pallier l'infériorité numérique de son armée, d'attaquer le camp français par surprise. Mais le commandement anglais retient la proposition d'Olivier de Clisson d'attendre que l'armée du roi de France soit contrainte de gravir la pente les menant à Auray, et mise sur la défensive, choix tactique que Clisson reprendra au cours de sa carrière militaire.
Après trente ans de conflit, par l'entremise du duc de Bourgogne, Clisson se réconcilie en 1396 avec son suzerain Jean IV de Bretagne. Ce dernier lui envoie son fils comme garant de sa sincérité et le fait venir à Vannes. Ils se promettent paix loyale et bonne amitié jusqu'à la mort. La promesse est tenue, les deux hommes sont en paix lorsque le duc Jean IV meurt en 1399. Son fils n'a que dix ans, et la régente Jeanne de Navarre épouse le roi Henri IV d'Angleterre. Louis d'Orléans propose à son frère Charles VI de confier le gouvernement de la Bretagne à Olivier de Clisson, pour éviter qu'elle passe sous domination anglaise. Mais c'est finalement Philippe le Hardi qui devient régent du duché.
Marguerite de Clisson, fille d'Olivier, surnommée Margot, prenant le parti de son mari Jean de Bretagne, comte de Penthièvre, et de ses prétentions sur le duché, s'attire la colère de son père qui lui aurait prédit : « Perverse, tu seras la ruine de tes enfants ». Prédiction qui se vérifiera, puisque deux des fils seront exécutés pour lèse-majesté après avoir enlevé le duc et le troisième sera emprisonné durant vingt-cinq ans. L'affrontement de Clisson et de sa fille en 1399 a donné lieu à une légende selon laquelle il l'aurait de colère menacée avec un épieu. Dans sa fuite, Marguerite se serait cassé la jambe, incident expliquant la claudication qui lui vaut le surnom de « Margot la boiteuse ». Cette légende a sans doute été inventée par le clan adverse après 1420.
En 1401, le duc de Bourgogne menaçant Paris, Louis d'Orléans obtient l'appui d'une cinquantaine de vassaux dont Clisson, qui envoie ses troupes. Olivier V préside à Rennes en 1402, en tant que tuteur, les cérémonies du couronnement du jeune duc Jean V, fils de Jean IV, temporairement placé sous la régence du duc Philippe II de Bourgogne. Jean V, devenu duc régnant en 1404, prend à son égard des mesures vexatoires, et, en représailles d'un procès que Clisson lui intente, veut confisquer ses terres et n'accepte qu'au dernier moment une transaction financière.
Peu après avoir fait mentionner dans son testament le souhait de voir restituer l'épée de connétable qu'il détient toujours, Olivier de Clisson meurt à Josselin le 23 avril 1407 à l'âge de 71 ans. Il est alors enterré dans la chapelle du château de Josselin où sa tombe est profanée en 1793.