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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
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Capusa06

13 mars 2023 09:13

Jean Börlin est un danseur et chorégraphe suédois né à Härnösand le 13 mars 1893 et mort à New York le 6 décembre 1930. Il a travaillé avec Michel Fokine qui fut son professeur à Stockholm.

Biographie

Jean Börlin était très apprécié de Michel Fokine, qui dira plus tard du danseur suédois « Il est celui qui me ressemble le plus ! Une nature ! Une extase ! Le sacrifice fanatique d'un corps meurtri afin de donner le maximum de l'expression chorégraphique ».

Formé à l'école du Ballet royal suédois, il entre dans la troupe en 1905 et est nommé premier danseur par Fokine en 1913. Il rejoint son maître à Copenhague en 1918, puis voyage en Europe et découvre la danse moderne.

Recommandé par Fokine, il est engagé aux Ballets suédois, fraîchement constitués par Rolf de Maré. Cette étape marquera ses débuts de chorégraphe, puisque la grande majorité des chorégraphies des Ballets suédois portent son nom. Il danse pour la compagnie à une époque où elle est en constante concurrence avec les Ballets russes de Serge de Diaghilev.

À partir de 1920, il assume les fonctions de danseur principal, professeur, maître de ballet et chorégraphe. Salué par la critique française, Börlin est considéré comme le successeur de Vaslav Nijinski.

Jean Börlin est emporté par la maladie en 1930, alors qu'il n'avait que 37 ans.

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13 mars 2023 08:45

13 mars 1881 :
Assassinat du tsar Alexandre II.
Le tsar Alexandre II est assassiné par de jeunes anarchistes le 13 mars 1881, le jour où il s'apprêtait à donner une Constitution à son pays et... annoncer son mariage avec sa jeune maîtresse.
Monté sur le trône le 2 mars 1855, à 37 ans, Alexandre II prend conscience du retard de son pays et engage sans attendre de courageuses réformes.
Mais le 4 avril 1866, un étudiant, Dimitri Karakosov, tire sur lui et le manque de peu.
Ce premier attentat contre la personne sacrée du tsar sème la consternation dans le pays.
Une récidive a lieu le 1er juin 1867, lors d'une visite du souverain à Paris.
Alexandre II, amer et troublé, interrompt les réformes libérales et se lance dans les aventures militaires, dans le Caucase, les Balkans et en Sibérie.
Chez les étudiants anarchistes, la fièvre ne descend pas. Serge Netchaïev, fils de paysan, disciple de Michel Bakounine et Pierre Proudhon, prône dans son Catéchisme révolutionnaire l'anéantissement de l'État et l'assassinat des opposants.
Beaucoup de jeunes bourgeois se proposent d'aller vers les moujiks des campagnes afin de les inviter à se soulever contre le régime.
Cette « Marche vers le peuple » finit en mascarade.
Une organisation révolutionnaire secrète, du nom de Zemlia i Volia (« Terre et Liberté »), naît de cet échec en 1874.
Son propos est radical : les révolutionnaires ne doivent compter que sur eux-mêmes pour en finir avec l'autocratie.
Le 9 janvier 1878, une jeune fille, Vera Zassoulitch, tire sur le général Trepov, chef de la police.
Son procès tourne à celui de la victime, célèbre pour sa brutalité.
Quant à la jeune fille, elle est acquittée.
Il s'ensuit une émulation chez les révolutionnaires.
D'autres attentats surviennent contre les représentants de la justice et de la police.
Le tsar lui-même essuie plusieurs coups de feu d'un forcené le 2 avril 1879, aux abords de son palais.
C'est alors que naît une nouvelle organisation secrète, Narodnaïa Volia (« La Volonté du Peuple »). Elle se donne pour but d'assassiner le tsar en personne.
Le tsar est désormais traqué comme une bête fauve.
Il échappe à un attentat qui détruit le train de sa suite, une autre fois à une explosion qui ravage la salle à manger de son palais et fait onze victimes parmi les soldats de la garde.
Par un décret du 12 février 1880, Alexandre II confie des pouvoirs dictatoriaux au comte Loris-Mélikov, héros de la guerre contre la Turquie, avec mission d'éradiquer le nihilisme et d'achever la réforme des institutions.
Lui-même échappe de peu le 20 février à une pistolétade.
Quelques semaines plus tard, la Russie essuie une rebuffade du gouvernement français auquel elle réclame l'extradition de l'auteur de l'attentat contre le train impérial.
L'éloquence de Victor Hugo a raison de la raison d'État.
Le 18 juillet 1880, le tsar épouse en secret sa jeune maîtresse.
Dans son désir de la faire couronner impératrice, il songe à une grande réforme qui lui vaudrait l'indulgence de son peuple.
Il s'apprête donc à renouer avec le libéralisme de sa jeunesse en instituant des commissions de notables pour préparer l'avènement d'une monarchie constitutionnelle.
C'est compter sans les comploteurs de Narodnaïa Volia, au nombre de quatre.
Il s'agit de jeunes bourgeois obsédés par la haine de l'autocratie.
Parmi eux Sophie Perovski, fille de l'ancien gouverneur militaire de Saint-Pétersbourg ! L'arrestation de son amant, Jeliabov, ne la décourage pas.
La date fatidique est fixée au dimanche 13 mars 1881 (1er mars selon le calendrier julien alors en vigueur en Russie).
Le tsar est prévenu d'un projet d'attentat suite à l'arrestation de Jeliabov.
Mais il ne veut pas pour autant renoncer à assister à la relève dominicale de la garde.
Avant de s'y rendre, il signe la convocation des futures commissions appelés à réformer la monarchie.
Après la relève de la garde, le coupé impérial s'engage sur le quai du canal Catherine.
Là sont postés quatre lanceurs de bombes aux ordres de Sophie Perovski.
Le souverain échappe à une première bombe.
Il s'avance au milieu des morts et des blessés et veut lui-même s'adresser au terroriste.
C'est alors qu'un complice lance une deuxième bombe.
Celle-là est fatale au tsar qui meurt dans l'après-midi.
Le terroriste est également tué par sa bombe.
La mort du tsar et l'avènement de son fils sous le nom d'Alexandre III entraînent le retour à l'autocratie.
C'est la fin des réformes.
Une tragédie pour la Russie et l'Europe.
En hommage, la cathédrale Saint-Sauveur-sur-le-sang-versé sera construite à partir de 1883 à l'endroit même de l’attentat

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13 mars 2023 07:27

Bonjour et bonne semaine à tous ! 😃
Yann Arthus-Bertrand est né le 13 mars 1946.

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12 mars 2023 10:25

12 mars 1925 :
Décès de Sun Yat-sen, révolutionnaire et homme d'État chinois.
Il est né le 12 novembre 1866 dans une famille de paysans du village de Cuiheng, situé dans le district de Xiangshan (devenu depuis la ville de Zhongshan dans la province du Guangdong), dans le sud de la Chine.
Après avoir fréquenté l'école de son village, Sun Yat-sen, à l'âge de treize ans, va vivre avec un frère aîné qui avait émigré à Honolulu et qui y est devenu un marchand prospère.
Il y étudie au lycée de Iolani (1879-1882), et au lycée Diocesan Boys (1883).
Réfugié à Hong Kong en 1884 après un bref retour en Chine pendant lequel il participe à un bris de statue religieuse, il y est baptisé et y étudie à la Queen's University (1884-1892).
Il obtient finalement un diplôme de médecine à l'université de Hong Kong, dont il a été l'un des deux premiers diplômés.
Il pratique alors brièvement la médecine à Hong Kong en 1893.
Il épouse à vingt ans Lu Muzhen, qui provient du même village que lui.
Elle lui donne un fils, Sun Ke et deux filles, Sun Yan et Sun Wan.
Ils mènent vite des vies séparées, Lu Muzhen n'étant pas en mesure de le suivre dans ses tribulations, en raison entre autres de ses pieds bandés.
Sun Yat-sen a par la suite une autre compagne qui va l'assister dans ses activités politiques, Chen Cuifang(1873-1954).
Considérée avec son accord comme une concubine par la famille Sun, elle est enterrée dans le cimetière familial.
En 1914 il demande la main de Soong Ai-ling à son père Charles Soong qui refuse.
L'année suivante, il épouse Song Qingling, sœur de Ai-ling, contre l'avis de Charles Soong, après avoir cette fois divorcé de Lu Muzhen, car les Song sont méthodistes.
C'est elle qui sera connue internationalement comme « Madame Sun Yat-sen ».
Ses années passées à Hawaii l'ont poussé à développer un fort intérêt pour le système économique américain, dont il devient l'un des plus ardents défenseurs.
Il attache un intérêt tout particulier aux idées d’Alexander Hamilton et Abraham Lincoln.
Sun marque aussi sa forte opposition au gouvernement impérial Qing de la Chine, et commence sa carrière politique en essayant d'organiser des groupes de réforme des Chinois exilés à Hong Kong. En octobre 1894 il fonde le Xingzhonghui (littéralement « société pour le redressement de la Chine ») pour exposer ses idées pour la prospérité de la Chine et comme plateforme de ses futures activités révolutionnaires.
En 1895, un coup d'État qu'il fomente échoue et il doit s'exiler pour seize ans en Europe, aux États-Unis, au Canada puis au Japon, réunissant de l'argent pour son parti révolutionnaire.
Au Japon, il rejoint d'autres groupes révolutionnaires chinois et fonde avec eux le Tongmenghui, ligue d'union dont il est élu président.
Le 10 octobre 1911, une révolte à Wuchang, à laquelle Sun Yat-sen n'est pas lié, provoque la chute de la dynastie Qing des Mandchous et en conséquence du système impérial de la Chine, vieux de deux millénaires.
Le 14 décembre, un gouvernement républicain provisoire est proclamé et tous s'entendent sur l'appel à Sun Yat-sen pour en être président, prenant de vitesse Yuan Shikai.
Sun Yat-sen, alors aux États-Unis après son expulsion du Japon, est surpris par la révolution nationaliste dont il apprend la victoire par la presse, mais il ne se hâte pas de rentrer.
Il ne débarque à Shanghai que le 25 décembre 1911.
Sun Yat-sen déclare que la Chine a été occupée par deux fois par des puissances étrangères : d'abord par les Mongols (dynastie des Yuans) puis par les Mandchous (dynastie des Qing).
Le 29 décembre, il est élu président provisoire et proclame à Nankin la république de Chine au début de 1912.
Sun Yat-sen organise alors la république de Chine, en provoquant dans chaque province des élections destinées à établir l'Assemblée nationale de la république de Chine.
Cette assemblée vote les objectifs et la loi provisoire de la République.
Il lance une démarche de codification des lois.
Cependant, le gouvernement provisoire est rapidement en position de faiblesse.
Les provinces du sud de la Chine ont déclaré leur indépendance de la dynastie Qing, mais ce n'est pas le cas de la plupart de celles du Nord.
De plus, le gouvernement provisoire ne dispose d'aucune force militaire propre, son contrôle des mutins de la Nouvelle Armée est limité et une grande partie des forces militaires ne se sont pas prononcées contre les Qing.
L'hypothèse d'une intervention des puissances occidentales en Chine pour soutenir l'empire inquiète suffisamment le gouvernement de Nankin pour que soit trouvé un compromis avec la puissante armée de Beiyang de Yuan Shikai.
Lors de la révolte des Taiping, l'armée britannique avait été poussée à soutenir les Qing pour défendre ses concessions.
Une pareille intervention en 1911 aurait pu être fatale au mouvement.
Pour éviter que l'histoire ne se répète, un compromis est trouvé avec Yuan Shikai.
Celui-ci, principal soutien à l'empire, négocie l'abdication du jeune empereur âgé de quatre ans, Pu Yi.
En contrepartie, il demande sa nomination au poste de président de la République.
À sa trahison envers l'empereur s'ajoute rapidement une autre, celle envers les révolutionnaires. Les élections législatives donnant gagnants les révolutionnaires, et le régime donnant le pouvoir à l'Assemblée à l'automne 1912 Yuan fait assassiner, en mars 1913, le chef de file et représentant du Kuomintang à Pékin, Song Jiaoren.
Puis, il chasse les élus Kuomintang de l'Assemblée, interdit leur parti et dissout la Chambre.
Les nationalistes étant dès lors poursuivis, Sun s'enfuit au Japon.
Commence la dictature de Yuan, au cours de laquelle celui-ci cherche en 1915 à se faire nommer empereur, avant de mourir dès 1916.
Sun retourne en Chine en 1917 et est élu président du gouvernement national auto-proclamé à Canton en 1921.
En 1923, il prononce un discours durant lequel il proclame les « trois principes du peuple » (Le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, inspiré d'une phrase d'Abraham Lincoln) comme principes fondateurs du pays et la constitution des cinq pouvoirs (ou yuan : le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire, le pouvoir d'examen et le pouvoir de censure)
Pour développer le pouvoir militaire nécessaire au renversement du gouvernement des seigneurs de la guerre de Pékin, il crée, d'après les préconisations des conseillers soviétiques envoyés pour chapeauter l'activité anti-impérialiste chinoise (Borodine et Vassili Blütcher), l'Académie militaire de Huangpu près de Canton, à la tête de laquelle il nomme Tchang Kaï-chek.
Au début des années 1920, il reçoit de l'aide du Komintern pour réorganiser le Kuomintang comme un parti nationaliste anti-impérialiste et anti-féodal.
Le Kuomintang coopérera alors avec tous les partis, y compris avec les communistes chinois.
Sun est alors convaincu que la réalisation d'une Chine unifiée passe par la conquête militaire partant de sa base dans le Sud, suivie d'une période de transition qui s'achèverait dans un passage à la démocratie.
Le 10 novembre 1924, Sun Yat-sen voyage dans le Nord et donne un nouveau discours pour suggérer l'idée d'une conférence pour le peuple chinois et l'abolition de l'ensemble des traités inégaux avec les pays occidentaux.
Deux jours plus tard, il est à nouveau en voyage pour Pékin pour discuter de l'avenir du pays, malgré la détérioration de son état de santé et la guerre civile provoquée par les seigneurs de la guerre.
Son objectif est de tenir des pourparlers de paix avec les représentants régionaux à propos de l'unification de la Chine.
Il meurt d'un cancer le 12 mars 1925 à l'âge de cinquante-huit ans, sur la route de Pékin.
La veille de sa mort, il fait rédiger, vraisemblablement par Wang Jingwei, un message adressé au Comité exécutif central des soviets qui émet le vœu que les communistes et le Kuomintang continuent à collaborer étroitement.
La suite des événements devait montrer que ce vœu ne se réaliserait pas et la rupture entre les deux partis révolutionnaires devait survenir moins de deux ans plus tard.
Un mausolée est créé à Nankin pour accueillir sa dépouille.
Un wagon sera affrété pour lui faire faire le trajet de Pékin à Nankin.
La sculpture de son mausolée est créée par le Français d'origine polonaise, Paul Landowski.

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12 mars 2023 09:27

Miyamoto Musashi (宮本 武蔵?), de son vrai nom Shinmen Bennosuke (新免 辨助?) est né le 13 novembre 1584 à Ōhara-chō dans la province de Mimasaka et mort le 19 mai 1645. Il est l'une des figures emblématiques du Japon, maître bushi, calligraphe, peintre reconnu, philosophe et le plus célèbre escrimeur de l'histoire du pays.

Son nom complet était Shinmen Musashi-no-Kami Fujiwara no Harunobu (新免武蔵守藤原玄信?), Musashi-no-kami était un titre honorifique (et obsolète) dispensé par la cour impériale le rendant gouverneur de la province de Musashi (dans la région de l'actuelle Tokyo). Fujiwara est le nom de la lignée aristocratique à laquelle il appartient. Harunobu était un nom cérémoniel, similaire à un prénom composé pour gentilhomme sinisé, notamment utilisé par tous les samouraïs de haut rang et les nobles.

Adepte du kenjutsu

Le grand-père de Miyamoto Musashi était un très bon escrimeur lié au clan Akamatsu par son seigneur Shinmen Iga-no-kami issu du clan Shinmen, qui en récompense lui permit de porter son nom de famille. C'est pourquoi Musashi a signé le Livre des cinq anneaux (Go rin no sho) du nom de Shinmen Musashi. Le père de Musashi était connu sous le nom de Muni. Aujourd'hui, il est aussi connu sous le nom de Munisai, nom fictif qui est une création de l'écrivain Eiji Yoshikawa.

Pour des raisons obscures, peut-être à cause de la jalousie qu'il avait suscitée autour de lui, Munisai s'éloigna de l'entourage du seigneur Shinmen et se retira dans le village de Miyamoto-mura situé aux alentours. Il semble que Musashi y soit né et ce serait là l'origine du surnom qui lui fut donné : Miyamoto Musashi. Cependant, au tout début du Rouleau de la terre, dans le Go rin no sho, Musashi écrit : « Je suis né dans la préfecture de Harima » (une partie de l'actuelle Hyōgo). Son lieu de naissance est donc sujet à controverse.

Son père mourut alors qu'il était âgé de 7 ans. Des chercheurs japonais indiquent qu'il s'agirait plutôt de son beau-père. Selon une légende, Miyamoto Musashi se serait moqué de son père escrimeur et aurait fini par l'impatienter. Ce jour-là, Munisai était occupé à se tailler un cure-dent et, lassé des moqueries de son rejeton, il perdit son sang-froid et lança son couteau en direction de son fils qui esquiva l'arme de la tête. Encore plus furieux, Munisai aurait relancé la lame. Mais Musashi sut l'éviter à nouveau. Hors de lui, son père l'aurait chassé de son foyer, ce qui contraignit le petit à passer son enfance sous la tutelle de son oncle, moine et propriétaire d'un monastère.

Il combattit en duel et tua pour la première fois à 13 ans (contre Arima Kihei en 1596). Âgé de 16 ans, il participa à la bataille de Sekigahara (1600) qui vit la victoire de l'armée de Tokugawa Ieyasu à la suite de la mort de Toyotomi Hideyoshi. Engagé dans le camp des perdants, il fut laissé pour mort sur le champ de bataille mais survécut à ses blessures. Jusqu'à l'âge de 29 ans, il participa à une soixantaine de duels, la plupart avec un sabre en bois (bokken) alors que ses adversaires avaient de vrais sabres (nihonto).

Il défia et anéantit à lui seul la totalité de l'école d'escrime Yoshioka, en se battant contre 60 combattants ou davantage (certaines sources mentionnent qu'il aurait tué 79 disciples du style Yoshioka lors de l'escarmouche aux pieds du Pin Parasol, au temple d'Ichijō-ji de Kyoto). C'est là qu'il pratiqua pour la première fois — sans en avoir conscience — sa technique si célèbre des deux sabres qu'il développa ensuite. Son dernier duel (le plus fameux) eut lieu le 13 avril 1612 contre l'autre plus grand escrimeur du Japon, Sasaki Kojirō, qu'il vainquit sur l'île de Funa, probablement grâce à un long bokken, qui aurait été taillé dans une rame du bateau qui l'y avait amené, mais les différents récits de cette bataille sont peu sûrs. Aucune source fiable n'indique le nom de Sasaki. Il se pourrait qu'il se soit plutôt appelé Kojirō Ganryū. Musashi se rendit auprès de la famille des Hosokawa et notamment auprès du daimyo Hosokawa Tadatoshi, fidèle famille apparentée à celle du shogunat Tokugawa. Il y entra uniquement à titre d'invité, ce qui expliquerait la solde relativement modeste qu'il toucha pour ses services. Il arrêta ensuite les duels.

Dans aucun texte écrit par Musashi, il ne mentionne directement ses adversaires, mis à part Arima Kihei, le premier. Il ne nomme pas Sasaki Kojirō ou Shishido Baiken, pas plus que la famille Yoshioka, pourtant nombre d'entre eux sont restés célèbres, intégrés à sa légende.

Dans l'un de ses combats, Musashi affronte Nagatsune Hachiemon, un maître lancier au service de Tokugawa Yoshinao, de la province d'Owari. Après une conversation, ils décident qu'un duel serait inutile et, à la place, Nagatsune l'invite à disputer une partie au jeu de go contre son fils, ce que Musashi accepte. Pendant la partie, le fils de Nagatsune se révèle fort talentueux et ils sont vite absorbés par le jeu, quand soudain Musashi s'écrie : « N'essaie même pas ! » En effet, Nagatsune s'était faufilé discrètement dans une pièce adjacente et s’apprêtait à poignarder son invité avec sa lance. Ayant brisé l'élan de son opposant, Musashi retourna au jeu sans bouger ni rien dire d'autre, à la grande perplexité de ses deux adversaires. Nagatsune ayant senti que les aptitudes de Musashi étaient supérieures aux siennes s'avoua silencieusement vaincu et Musashi gagna aussi la partie de go.

On sait aussi que Musashi était doué d'une force physique extraordinaire, nécessaire pour trancher les os lorsqu'on utilise un sabre d'une seule main. Dans un passage du Nitenki, le seigneur Nagaoka prie Musashi de l'aider à choisir des bambous pour faire des hampes de drapeau. À sa demande, le seigneur lui apporte tous les bambous disponibles, une centaine au total. Musashi les lance et effectue une attaque rapide dans les airs : tous les bambous se brisent sauf un, qu'il tend au seigneur Nagaoka. Celui-ci lui dit que c'est une excellente façon de les tester, mais que seul Musashi en est capable.

Par la suite, il fut chargé du commandement d'un corps d'armée du seigneur Ogasawara et participa au siège du château de Hara en 1638, lors de la révolte des chrétiens, menés par Amakusa Shirō. Après être retourné à Kumamoto, il se consacra essentiellement à des activités artistiques, mais on sait qu'il garda un esprit vif et certaines capacités physiques. Par exemple, alors qu'il était un vieillard, Musashi fut piégé sur un toit lors d'un incendie ; il utilisa une poutre ou une échelle pour s'enfuir en courant lestement dessus, se rendant sur une autre maison.

Musashi eut deux fils adoptifs Miyamoto Mikinosuke et Miyamoto Iori (en). Miyamoto Musashi éduqua Mikinosuke et le présenta à Honda Nakatsukasa Taiyu (Honda Tadaoki), seigneur du château Himeji de Banshu. Retourné à Edo, Miyamoto Mikinosuke mourut en 1626 à vingt ans par seppuku la troisième année de l’Ère Kanei pour suivre son seigneur.

Minamoto Iori rencontra le maître en 1624 et fut plus tard, employé par Ogasawara Tadazane. Il fut ensuite promu au titre de vassal supérieur des Ogasawara. Il mourut en 1678. Et Takemura Yoemon (en) aurait laissé des témoignages en tant que disciple.

Terao Magonojō, frère aîné de Terao Motomenosuke, étudiant préféré de Miyamoto Musashi à qui fut confié le Livre des cinq anneaux (Go rin no sho), travaillait aux côtés de Musashi et s’entraînait souvent avec le kodachi, un type d’épée courte qui se brisa sous le bokken du maître. Magonojo brûla l'original du Go rin no sho sur les ordres de Musashi, dès lors la version originale ne peut être retrouvée.

À l'âge de 59 ans, en 1643, Shinmen Musashi-no-kami partit pour le mont Iwato, situé près de Kumamoto, où il s'installa dans la grotte de Reigandō (« Grotte du roc-esprit »). Il y disposa une table basse et commença, le dixième jour du dixième mois, à rédiger le Livre des cinq anneaux .

Au début du printemps 1645, Musashi mit son corps perclus de douleurs à rude épreuve et entreprit la pénible ascension du sentier menant à la grotte Reigandō (霊巌洞, qui signifie « esprit de la grotte »). En avril de la même année, conscient de l'imminence de sa mort, il rédigea une missive courtoise à l'attention des vassaux supérieurs du clan Hosokawa :

« [...] Dans mon analyse des lois des Deux sabres, je n'ai pas étayé mon exposé de maximes et principes empruntés au confucianisme ou au bouddhisme ; je n'ai pas non plus repris les anecdotes éculées car trop connues des adeptes des arts militaires. J'ai longuement médité sur toutes les voies et réalisations artistiques. Considérez cet effort comme une volonté de me conformer aux principes de l'univers ; et aujourd'hui, je regrette vraiment de n'avoir pas été mieux compris.

Quand je me livre, en ce jour, à une critique du chemin que j'ai parcouru au long de mon existence, je suis tenté de me reprocher un investissement excessif dans les arts guerriers ; cela est certainement imputable à mon syndrome martial. J'ai recherché la gloire et il me semble que je lègue un patronyme empreint de notoriété à ce monde instable. Aujourd'hui toutefois, mes bras et jambes sont usés et je ne peux, sous le poids des années, que de me résoudre à cesser de dispenser moi-même l’enseignement de mon école. Aussi, il me semble, dans ces conditions, bien difficile d'envisager quelque projet ; je ne désire plus que m'isoler de la société et me retirer dans les montagnes en attendant sereinement la mort, ne fût-ce qu'un seul jour. Je vous sais gré de voir dans ces propos l'expression de ma requête. »

— Le 13 avril 1645. Miyamoto Musashi

Peu de temps après avoir expédié cette lettre aux destinataires, Musashi entreprit l'ultime et pénible ascension du Mont Iwato, en direction de la grotte Reigandō où, isolé du commerce des hommes, il attendit sereinement la mort.

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11 mars 2023 11:47

Merci Capusa et Mstrprf !

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Capusa06

11 mars 2023 09:28

Torquato Tasso, connu en français sous l'appellation Le Tasse (en italien, il Tasso), est un poète italien, né le 11 mars 1544 à Sorrente (région de Campanie, Italie), mort le 25 avril 1595 à Rome, passé à la postérité pour son épopée, La Gerusalemme liberata (autrefois traduite sous le titre La Jérusalem délivrée, aujourd'hui Jérusalem libérée, 1580), poème épique où il dépeint, à la manière des romans de chevalerie, les combats qui opposèrent les chrétiens aux musulmans à la fin de la Première croisade, au cours du siège de Jérusalem. Souffrant depuis ses 30 ans de maladie mentale, il mourut alors que le pape allait le couronner « roi des poètes ». Jusqu'au début du xixe siècle, Le Tasse fut l'un des poètes les plus lus en Europe : Jean-Jacques Rousseau fut un de ses admirateurs ; il aimait lire et relire Le Tasse, dont il cite un vers dans Les Rêveries du promeneur solitaire[1] et dans la lettre XXIII de la première partie de la Nouvelle Héloïse. Auguste Comte en fit le représentant de la littérature épique moderne dans son calendrier positiviste, et Simone Weil voyait dans la « Jérusalem délivrée » l'une des plus hautes expressions de l'espérance chrétienne.

Biographie

Né à Sorrente, il était le fils d’un aristocrate de Bergame, Bernardo Tasso de la maison de Taxis, poète lyrique et épique d’un certain renom, longtemps secrétaire au service du dernier prince de Salerne, Ferrante Sanseverino. Sa mère, Porzia de Rossi, était une aristocrate de Toscane étroitement liée aux plus illustres familles napolitaines. Lorsque le prince de Salerne, en conflit ouvert avec le gouverneur espagnol de Naples, fut mis au ban et dépouillé de ses terres, Bernardo Tasso suivit son maître en exil et devint dès lors proscrit comme rebelle à la Couronne de Charles Quint. Leur patrimoine fut mis sous séquestre et la proscription s'étendit à son fils Torquato alors âgé de 9 ans. Jusqu'en 1552, vivant à Naples, Torquato suivait les leçons des Jésuites, qui venaient d’établir un collège en cette ville. La précocité de l’enfant, il savait le grec et le latin, écrivait déjà en prose et en vers et sa ferveur religieuse, firent l’admiration unanime des pères qui contribuèrent à sa célébrité naissante.

Il partit vivre avec son père proscrit, d'abord en France pour suivre leur maître déchu, puis retourna en Italie où son père le plaça chez un ami à Rome pour qu'il poursuive ses études. En 1556, Porzia, sa mère, meurt à Naples dans des circonstances suspectes sans avoir pu obtenir la dot promise par ses frères, ce qui n'arrangea pas les finances déjà bien basses de Bernardo.

Bernardo Tasso était un courtisan qui s'adonnait à la poésie : aussi accueillit-il avec empressement l'invitation de la cour d'Urbino en 1557. Son fils Torquato, revenu de Rome pour le suivre, devint le compagnon de récréation et d'études du prince-héritier, François-Marie della Rovere. Le comté d'Urbino était alors le siège d'une société d'hommes lettrés, qui prisait les arts et les belles-lettres. Torquato grandit ainsi dans une atmosphère à la fois raffinée et quelque peu blasée, qui laissa une empreinte profonde sur le caractère de l'adolescent.

À Venise, puis à Padoue où son père l'emmena, il retrouva le même climat intellectuel. Mais à Padoue, le jeune homme délaissa les études de droit que son père voulut lui imposer, pour la philosophie et la poésie. L'année 1562 n'était pas encore terminée qu'il avait déjà composé un poème, « Renaud » (Rinaldo), où il combinait la régularité de l’épopée de Virgile aux séductions de l’épopée médiévale. « Rinaldo » apporta une telle originalité qu'on proclama son auteur le poète le plus prometteur du moment. Son père, flatté, autorisa l'impression du poème de son fils qui, après une nouvelle année d'études à Bologne, put entrer au service du cardinal Luigi d'Este à Ferrare.

C’est en 1565 que Le Tasse fit son entrée à la cour de Ferrare, où il devait par la suite faire l’expérience de la plus grande gloire mais aussi de la misère morale la plus profonde. Après la publication de Rinaldo, il avait développé ses principes touchant le poème épique dans des Discours sur l’Art poétique, où il se démarquait de ses contemporains, et qui lui valurent une reconnaissance accrue comme critique littéraire alors qu'il n'avait que 18 ans.

Il semble que les années 1565-1570 furent les plus heureuses de sa vie, malgré le chagrin que lui causa la disparition de son père en 1569. Il dédia les deux premiers recueils de ses cinq-cents odes à deux dames de la cour, Lucrezia Bendidio qu'il avait rencontrée à Padoue et Laura Peverara, dont il s'était épris à Mantoue.

Il accompagna le cardinal d'Este à Paris en 1570 pour aller conférer avec Charles IX sur les affaires des calvinistes. Mais sa franchise un peu brutale, conjuguée à un manque de tact caractéristique, lui perdirent la faveur de son mécène. Il quitta la France l’année suivante, pour entrer au service du duc Alphonse II de Ferrare.

Les princesses Lucrèce d'Este, future duchesse d'Urbin, et Léonore d'Este, toutes deux plus âgées que lui d'une dizaine d'années et sœurs du duc de Ferrare, le prirent sous leur protection et l'admirent dans le cercle de leurs intimes : il fut toute sa vie redevable de la tendresse indéfectible des deux sœurs envers lui.

Les quatre années suivantes furent marquées par la publication d’Aminta (1573) et l’achèvement de La Jérusalem délivrée en 1574. Aminta est une pastorale de trame très dépouillée, mais d’un charme lyrique exquis. Sa parution coïncide avec le moment où, sous l'impulsion de Palestrina, la musique commença à s'imposer comme le premier des arts en Italie ; or Aminta, avec sa mélodie douce et sa mélancolie sensuelle, se trouvait parfaitement en résonance avec l’esprit du temps : elle marqua de son influence l’opéra et la cantate pour les deux siècles suivants.

La Jérusalem délivrée occupe une place à part dans l’histoire de la littérature européenne ; pourtant, les mérites de cette épopée, qui révélèrent au monde la riche personnalité du Tasse et l'élevèrent au rang d'auteur classique, admiré tout autant du peuple que des élites, ne sont pas sans rapport avec la grâce lyrique d’Aminta.

La poésie épique était très prisée à cette époque en Italie et La Jérusalem délivrée arrivait après l'Italia liberata de Trissino (1547), l'Orlando furioso de L'Arioste (1532) ou l'Orlando inamorato de Boiardo (1483).

Le héros en est Godefroy de Bouillon, le chef de la première Croisade, et l'apogée en est la reconquête de la Ville Sainte.

Elle fut achevée alors que Le Tasse n’avait que 31 ans ; et cependant, alors qu'il en avait fini avec son manuscrit, la période fastueuse de son existence atteignait son terme : son chef d’œuvre était accompli.

Il se trouva immédiatement en proie aux soucis. Plutôt que de suivre son instinct et de publier La Jérusalem délivrée telle qu'il l'avait composée, il fut pris de scrupules par crainte de la critique, ce qui constituait l'autre facette de sa personnalité.

Le poème fut adressé sous forme de manuscrit à plusieurs savants critiques, dont Scipion de Gonzague (fils du duc de Mantoue) qu'il avait rencontré à l'Université de Padoue, Le Tasse exprimant le désir de connaître leur avis. Alors il advint que chacun des hommes de lettres, tout en exprimant son admiration pour l'épopée, émit une réserve différente d'un avis à l'autre.

Non seulement Le Tasse devait répliquer à toutes ces critiques mais il devait en outre mettre son chef-d'œuvre en conformité avec les principes qu'il avait si fièrement énoncés.

Dans La Jérusalem délivrée, comme auparavant dans le Rinaldo, il avait cherché à relever le style épique italien en observant une stricte unité d'action et en rehaussant l'expression poétique de la langue italienne. Pour cela, il s'était donné Virgile pour modèle, avait adopté la Première croisade comme sujet, infusé toute sa propre ferveur religieuse dans la création de son héros Godefroy de Bouillon ; mais son inclination naturelle le portait à la poésie amoureuse.

En dépit du zèle et de l’ingéniosité du poète, le thème principal aura, comme dans Rinaldo, moins suscité le génie que les scènes d’amour qui le ponctuent. Godefroy de Bouillon, mélange de piété païenne inspirée d’Énée et de catholicisme tridentin, n'est en effet pas le véritable héros de la Jérusalem. Le farouche et passionné Renaud, le chevalier Roger, l’impulsif et mélancolique Tancrède, tout comme les chevaleresques Sarrasins avec qui ils rivalisent aux armes et en amour, se disputent l’intérêt du lecteur et le détournent de il Goffredo, l'édition partielle en 1580 des quatorze premiers chants de Jérusalem.

Le Tasse, dépassé par ses écrits de jeunesse, en proie à l'excitation de la vie de cour et à un travail littéraire surhumain, s'effondra alors devant l'accumulation des difficultés : sa santé devint chancelante. Il se plaignait de maux de tête, souffrait de surcroît de fièvres malariennes, et cherchait à s'éloigner de Ferrare.

Alphonse redoutait que le départ du Tasse ne fasse des Médicis les dédicataires de la Jérusalem libérée. C'est pourquoi il endura les sautes d'humeur du poète, afin de ne donner à son protégé aucun prétexte pour quitter la cour de Ferrare.

Mais au cours de ces années 1575-77, la santé du Tasse continuait de se détériorer, et la jalousie poussait les autres courtisans à se moquer de lui et à intriguer à ses dépens. Son caractère orgueilleux, susceptible et irritable, et sa pusillanimité en faisaient une proie facile à la malveillance. Tout au long des années 1570, il se développa chez le Tasse une manie de persécution qui fit de lui le type du poète maudit, solitaire et à demi-fou.

Il était à présent convaincu que ses domestiques complotaient contre lui, qu'on l'avait dénoncé à l’Inquisition, et qu'on cherchait à l'empoisonner. L'actualité politique et littéraire de la cour ajoutait à sa détresse mentale.

À l’automne 1576, le Tasse s'en prend à un gentilhomme de Ferrare, Maddalo, qui avait évoqué un peu légèrement son homosexualité ; la même année, il reproche à son amant Luca Scalabrino son amour pour un jeune homme de 21 ans, Orazio Ariosto ; un jour de l'été 1577, il menace d'un poignard un domestique sous les yeux de la duchesse d’Urbino, Lucrèce d'Este. Il est arrêté, puis le duc le libère, et l'emmène avec lui dans sa villa en exigeant de lui qu'il se fasse soigner par un médecin.

L'opinion de certains biographes sur cet épisode selon laquelle le Tasse aurait accepté de feindre la folie pour protéger l'honneur de Lucrèce d'Este, est sans fondement.

La suite de ses pérégrinations est à l'image de son inconstance. En juin 1577, il quitte la Cour de Ferrare pour rejoindre sa sœur Cornélia à Sorrente dans le royaume de Naples. S'y ennuyant rapidement, il demande au duc de Ferrare la permission de revenir dans sa cour, un an après l'avoir quittée. Mais son retour ne lui apportant toujours pas de satisfaction, il la quitte une deuxième fois pour se rendre dans les États du duc d'Urbino, mari de Lucrèce d'Este. Ses inquiétudes et ses terreurs imaginaires le reprennent très vite et il décide d'implorer la protection du duc de Savoie à Turin. Il reçoit chaque fois un accueil digne de sa réputation mais sa maladie mentale le rattrape constamment jusqu'à son internement.

Revenu dans la Cour de Ferrare en février 1579, ses excès de violence reprenant, le duc de Ferrare convaincu que le poète était devenu fou, jugeait que l'hospice Sainte-Anne était l'établissement le plus sûr pour lui.

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11 mars 2023 09:27

11 mars 1978 :
Décès du chanteur Claude François , surnommé « Cloclo ».
Claude Antoine Marie François naît le 1er février 1939 à Ismaïlia (Égypte).
Sa famille paternelle est lyonnaise.
Ses arrière-grands-parents paternels, Nicolas Joseph François, né à Saint-Maurice-sur-Moselle (Vosges) en 1835, et Marie Anne Delphine Callon, née à Mars (Ardèche) en 1845, se sont mariés en 1872 à Port Saïd (Égypte), où Nicolas Joseph François était télégraphiste pour la Compagnie du canal de Suez.
Leurs trois enfants, Gustave, Elisa et Adolphe voient ainsi le jour successivement à Port Saïd, Suez et Ismaïlia.
Adolphe François, grand-père paternel de Claude François, caporal-fourrier au 52e régiment d'infanterie, est tué à Tahure, dans la Marne, le 25 septembre 1915, lors de la Première Guerre mondiale, alors qu'il n'a que trente-cinq ans.
Il laisse trois fils, dont Aimé François, lesquels travailleront comme chefs du trafic du canal de Suez.
Aimé François épouse une Italienne, Lucia Mazzei, dite « Chouffa ».
La famille de Lucia est originaire de Calabre.
Lucia s'occupe du foyer familial et a longtemps joué du piano.
Ses deux frères, l'un violoniste, l'autre pianiste, accompagnaient les films muets, puis ont joué pour le Five O'Clock Tea de l'armée britannique qui occupait le canal de Suez lors de la Seconde Guerre mondiale.
Claude François a une sœur aînée, Marie-Josée François, dite « Josette », née le 28 août 1935.
L'enfance de Claude François se passe dans une des villas de la Compagnie du canal de Suez, à Ismaïlia.
Sa famille, qui a des domestiques, mène un train de vie très aisé.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Ismaïlia est bombardée par les Allemands et la villa de la famille François est détruite.
Claude François et sa sœur sont alors recueillis par leur grand-mère paternelle qui habite une vieille maison proche des quartiers populaires.
Claude François s'y mêle aux jeunes enfants d'origine diverse (grecs, maltais, italiens, arabes) et y reste jusqu'à l'âge d'aller à l'école.
Ses parents le placent en internat dans une école confessionnelle.
Ils l'inscrivent ensuite au lycée français du Caire comme externe (1953-1956).
La chambre qu'il loue est en face de Radio le Caire, où il passe beaucoup de temps, écoutant en avant-première les disques français ou américains.
Il obtient la première partie du baccalauréat mais pas la seconde.
À cette époque, il assiste aux répétitions de ses oncles maternels et fait une première année de violon.
En 1956, la famille François est expulsée d’Égypte à la suite de l'intervention franco-britannique visant à s'opposer à la nationalisation du canal de Suez par le président Gamal Abdel Nasser.
Sur fond d'un déchaînement soudain d'hostilité envers les étrangers occidentaux, le départ d'Égypte s'effectue en catastrophe sous les injures et les agressions physiques.
Le navire accoste au Havre d'où les François gagnent Paris.
Après un séjour dans une chambre d'hôtel, les François, fatigués de demander des subsides auprès de la Compagnie du canal de Suez, partent en train pour Monte-Carlo où réside, depuis son mariage l'été précédent, leur fille Josette.
La famille s’installe d'abord à Monaco, dans un appartement acquis grâce à la prime de réinstallation donnée par la Compagnie du canal de Suez, puis à Nice.
Ils vivent dans une certaine pauvreté.
En 1958, Claude François, à la recherche d’un travail, devient employé de banque.
Il se délasse en jouant de la tumba dans un petit orchestre qu’il a formé avec quelques copains.
Il finit par trouver un emploi dans le grand orchestre du Sporting Club de Monte-Carlo, dirigé à l'époque par Louis Frosio : d’abord batteur-percussionniste, il en devient ensuite chanteur, avec à son répertoire Colette Deréal, Charles Aznavour, Marcel Mouloudji, Ray Charles.
Il fait un tabac en interprétant en arabe la chanson de Bob Azzam, Mustapha.
Parallèlement, il s’inscrit à l’Académie nationale de musique dans toutes les classes (clarinette, flûte, chant classique, timbales et percussions, harmonie) et prend des leçons particulières pour former sa voix.
En 1959, il fait partie, en tant que chanteur, de l’orchestre de Marcel Blanchi à l’hôtel Le Provençal à Juan-les-Pins.
Si sa rémunération lui permet enfin de vivre et de faire vivre sa famille, il est désapprouvé dans son choix par son père qui aurait voulu qu'il devienne comptable.
Sa mère le soutient toutefois dans sa passion pour la musique.
À l'été 1961, il monte à Paris sur les conseils de Brigitte Bardot et de Sacha Distel rencontrés sur la Côte d'Azur
Il est accompagné d'une jeune danseuse d'origine anglaise, Janet Woollacott, rencontrée en 1959 lors d'un spectacle et épousée le 5 novembre 1960 à Monaco.
Son père, qui ne lui parlait plus depuis deux ans, était malgré tout venu au mariage, avant de mourir d’une maladie des poumons le 19 mars 1961.
À l'époque, la chanson française connaît un grand bouleversement avec la vogue du rock 'n' roll puis du twist et l'avènement d'une nouvelle génération de chanteurs que l'on ne tardera pas à appeler les yéyés, soutenu par l'émission de radio Salut les copains qui connait une grande audience auprès des adolescents.
Claude François se fait engager dans la formation d’Olivier Despax, les Gamblers, au poste de percussionniste, mais les cachets sont maigres.
Le 16 septembre 1961, il passe une audition aux disques Fontana, mais ne convainc pas le directeur artistique, Jean-Jacques Tilché, lequel accepte toutefois une deuxième audition.
En 1962, Claude François, sous le pseudonyme de « Kôkô », enregistre son premier disque, Le Nabout twist
Si la chanson est bien reçue en Afrique, elle ne rencontre pas le succès escompté en France.
En attendant une nouvelle occasion, il rejoint Les Gamblers et joue pendant tout l’été 1962 au Papagayo à Saint-Tropez.
De son côté, Janet est engagée comme danseuse à l’Olympia où elle rencontre Gilbert Bécaud pour lequel elle va quitter Claude François.
De retour à Paris, Claude François signe un contrat de cinq ans avec les disques Fontana.
À l'automne 1962, il obtient son premier succès, avec Belles ! Belles ! Belles !, composée par Phil Everly, des Everly Brothers, et interprétée initialement par Eddie Hodges, dont il s'est inspiré pour la version française et dont il cosigne les paroles avec Vline Buggy.
Ayant fait le siège du bureau de Daniel Filipacchi à Europe 1, il obtient que son 45 tours passe deux fois par jour dans l'émission Salut les copains tout au long de la semaine.
Sa carrière est lancée.
Belles ! Belles ! Belles ! est son premier scopitone, réalisé par Claude Lelouch : il chante dans la neige, dans un bois de la région parisienne, au milieu de jeunes filles dansant dans une tenue hors de saison.
Sa participation à plusieurs émissions de télévision lui permet de se faire connaître auprès d'un large public.
Il passe à l'Olympia le 18 décembre, en première partie de Dalida et des Spotnicks.
Prise en main par l'imprésario Paul Lederman, sa carrière démarre véritablement.
Il enchaîne les tournées et les succès : Marche tout droit, Pauvre petite fille riche, Dis-lui et Si tu veux être heureux.
Avec son allure de jeune homme de bonne famille, ses chansons aux paroles agréables, il séduit un public féminin de plus en plus nombreux.
Il demande à Michel Bourdais, portraitiste et documentaliste au magazine Salut les copains, de dessiner son portrait.
Ce dessin hyper-réaliste sera pour Claude François le point de départ d’une longue réflexion sur l’image qu’il doit donner de lui.
Le 5 avril 1963, il est pour la deuxième fois à l’Olympia où il participe à un gala consacré aux jeunes chanteurs surnommés à l'époque « idoles des jeunes ».
Parmi ses musiciens, figurent Michel Cassez, dit Gaston, futur Compagnon de la chanson, et le pianiste de jazz René Urtreger.
En octobre, il sort Si j'avais un marteau, version française de If I Had a Hammer.
Le titre reste plusieurs semaines no 1 du classement de l'émission de radio hebdomadaire Salut les Copains.
Le 29 octobre, après avoir participé à un Musicorama spécial, Claude François reçoit, des mains du comédien Maurice Biraud, ses deux premiers disques d’or.
Sa réussite professionnelle lui permet d'acquérir un appartement à Paris, dans le 16e arrondissement.
En 1964, il achète l'ancien moulin communal de Dannemois dans l'Essonne, pour en faire sa résidence secondaire.
Il y installe sa mère et sa sœur qui y retrouvent la sérénité de leur vie en Égypte.
Quelques semaines plus tard, il interprète La Ferme du bonheur.
L'été venu, il fait une tournée qui donne lieu à un film de Claude Vernick au titre éloquent, L’été frénétique.
En septembre 1964, Claude François fait à nouveau l’Olympia mais cette fois, c'est en vedette qu'il chante chez Bruno Coquatrix.
Il enchaîne de nouveaux succès : Donna Donna, J’y pense et puis j’oublie.
Il bat tous les records de recettes et déclenche, à chaque apparition, des scènes d'hystérie collective.
Côté sentimental, il fait la connaissance de France Gall, jeune chanteuse de 17 ans.
C'est le début d'une liaison qui durera jusqu'en 1967.
Le 25 février 1965, Claude François est blessé au cours d'un gala à Abbeville, la scène s'étant effondrée sous ses pieds alors qu'il dansait.
Ayant plusieurs côtes fracturées, il reste immobilisé cinq semaines durant.
Au cours de l'année 1965, il enregistre une quinzaine de titres, dont Les Choses de la maison et Même si tu revenais.
L'année 1966 voit l’apparition des Claudettes, ses danseuses attitrées, dont l'idée lui a été soufflée par Michel Bourdais.
Le 25 décembre, son premier Olympia avec quatre d’entre elles est un événement qui séduit et déchaîne le public.
Claude François utilise alors le dessin qu'a fait de lui Michel Bourdais trois ans plus tôt pour en faire le symbole de sa mutation artistique.
Il figure sur la « photo du siècle » regroupant 46 vedettes françaises du yéyé, en avril 1966.
En 1967, il est coauteur avec Jacques Revaux pour la musique et Gilles Thibaut, du titre Comme d'habitude.
Le succès est au rendez-vous et la chanson, bientôt reprise par Paul Anka puis Frank Sinatra sous le titre My Way, devient un succès mondial.
Le 13 mars 1967, Claude François et Janet Woollacott divorcent.
Son contrat chez Philips arrivant à son terme, Claude François fonde sa maison de disques, Flèche, acquérant ainsi son indépendance artistique.
La chanteuse belge Liliane Saint-Pierre est la première artiste qui enregistre sous ce label.
Alain Chamfort suivra.
Après une « histoire de cœur » avec la chanteuse Annie Philippe, rencontrée en tournée mais qui refuse de l'épouser, il se console avec Isabelle Forêt, blonde aux yeux bleus et mannequin de son état, qui devient sa compagne.
Elle donne le jour à Claude junior, le 8 juillet 1968.
Sa naissance n'est révélée à la presse que quelques mois plus tard.
L 'année 1968 est celle de sa première tournée en Afrique noire qui le mène, en dix jours, de Fort Lamy à Dakar en passant par Yaoundé et Douala, Libreville, Abidjan et Niamey.
À Libreville, il donne un concert devant 15 000 personnes au grand stade de la ville et est reçu officiellement par le président Albert Bongo, sa famille et ses ministres.
L'année 1969 est une année faste sur le plan familial et le plan professionnel.
Le 15 novembre 1969, sa compagne, Isabelle Forêt, lui donne un second garçon, Marc, mais il décide là encore d'en taire la naissance.
Le même mois, son passage à l'Olympia est un nouveau succès avec son spectacle à l'américaine où il est accompagné de quatre danseuses, huit musiciens et l'orchestre de l'Olympia.
Il travaille désormais avec le compositeur Jean-Pierre Bourtayre comme directeur artistique et installe les locaux de Flèche au 122, boulevard Exelmans.
Ses nouveaux disques, Éloïse en début d’année et Tout éclate, tout explose en fin d'année, sont des succès.
En 1970, sa chanson Parce que je t'aime mon enfant est adaptée en anglais et reprise l'année suivante par l'acteur Richard Harris puis par Elvis Presley sous le titre My Boy.
Le 14 mars 1970, un malaise le surprend pendant un concert à Marseille.
On apprendra plus tard qu’il s’agissait d’un coup monté en accord avec son producteur.
Il part se reposer aux îles Canaries mais à son retour, le 17 mai, il est victime d’un accident de voiture sur l’autoroute près d’Orange.
Le nez fracturé, les pommettes éclatées, il doit subir une rhinoplastie.
À peine remis, il repart en tournée avec les chanteurs Dani et C. Jérôme.
En 1971, il enregistre plusieurs titres (C'est la même chanson, Bernadette et Réveille-moi) à dans les studios de la Tamla Motown de Détroit, avec les Funk Brothers qui assuraient la plupart des enregistrements des groupes de ce label nord-américain.
En 1972, il se sépare de la mère de ses enfants, avant de rencontrer Sofia Kiukkonen, un mannequin finlandais de 19 ans, avec qui il reste quatre ans.
Le 20 janvier 1973, les producteurs Maritie et Gilbert Carpentier consacrent à Claude François leur émission télévisée Top à… .
Il y retrouve Dalida avec qui il chante en duo Ciao ciao bambino, Come prima et Volare.
Durant toute l'année, il est omniprésent à la télévision, participant quatre fois à l'émission de divertissement Cadet Rousselle.
Au cours de l'enregistrement d'une de ces émissions, le 15 mars, il se retrouve en insuffisance respiratoire en raison de la déviation de la cloison nasale dont il souffre.
Il est hospitalisé et opéré de toute urgence.
En juillet, à Marseille, lors du premier concert de sa tournée d'été, un fan éméché lui lance une canette de bière au visage.
Blessé à l'arcade sourcilière, le chanteur doit jeter l'éponge au bout de trois quarts d'heure de spectacle.
En 1974, Claude François, déprimé, annonce dans Podium qu’il arrête définitivement les représentations sur scène.
Il fait ses adieux les 11 et 12 janvier 1974, au Forest National de Bruxelles.
Toutefois, ne supportant pas le fait d’être loin de la scène, il y revient en octobre 1974.
En septembre de la même année, il sort Le téléphone pleure.
Le disque, qui s'écoule à plus d'un million d'exemplaires, est son plus grand succès.
Le 15 décembre, Claude François chante devant 20 000 spectateurs survoltés au Parc des expositions de la porte de Versailles au profit de la fondation Perce-neige en faveur de l'enfance handicapée.
Le 30 juin 1975, le journaliste Yves Mourousi organise un concert de Claude François au profit de la recherche médicale, devant un public de 30 000 personnes rassemblées au Jardin des Tuileries à Paris.
Claude François ne peut attaquer sa première chanson qu'au bout de dix minutes de hurlements frénétiques.
Après divers débordements de ses admiratrices, le spectacle se termine par un feu d'artifice et sous une pluie de confettis et de ballons à l'effigie du chanteur.
Ce sera son dernier concert dans la capitale.
Le 17 décembre, il se produit au palais de l'Élysée pour le Noël des enfants et chante en duo avec le président Valéry Giscard d'Estaing.
En 1976, Claude François sort un album intitulé Pour les enfants de 8 à 88 ans, ainsi que les chansons Cette année-là et La Solitude, c'est après.
Pour Antenne 2, il enregistre l'émission La bande à Cloclo, à laquelle il convie ses amis chanteurs et comédiens, et dont il est entièrement l'auteur.
Diffusée le 11 juillet, elle conquiert un large public.
En septembre 1976, à l'occasion d'un cocktail organisé pour le lancement du parfum Eau noire qu'il a créé, devant un parterre de quelque quatre cents invités, il arrive avec, au bras, Kathalyn Jones, sa nouvelle compagne blonde, rencontrée dans l'avion en juillet, au retour d'un voyage du chanteur aux États-Unis.
Elle se rendait à Paris pour y faire des photos de mode.
Cette année-là, il enregistre avec Martine Clémenceau le duo Quelquefois.
Durant l'année 1977, Claude François écoule de nombreux succès : Je vais à Rio, Toi et le soleil, C'est comme ça que l'on s'est aimé, enregistré en duo avec Kathalyn Jones.
Avec les chansons Magnolias for Ever et Alexandrie Alexandra, écrites par Étienne Roda-Gil, le chanteur affiche sa volonté de renouveler quelque peu son répertoire.
Parallèlement à ses activités de chanteur, Claude François diversifie ses activités vers la presse jeunesse et la presse de charme, mais créé également une agence de mannequins et un parfum qu'il commercialise.
Le 1er juillet 1972, il rachète un fanzine toulousain, Podium, et l'installe dans l'hôtel particulier qui accueille déjà les bureaux de Flèche.
Le magazine mensuel devient en trois ans la plus grosse publication pour les jeunes.
Tirant à 400 000 exemplaires au milieu des années 1970, il supplante même Salut les copains.
En 1972 toujours, il crée une agence de mannequins intitulée Girls Models, où il emploie Jean-Luc Brunel.
Son attirance pour les femmes l'amène à créer, le 21 mai 1974, la revue de charme Absolu afin également de concurrencer des titres comme Lui ou Playboy dans la catégorie presse de charme.
Il photographie alors des femmes nues,sous le pseudonyme de François Dumoulin.
Il photographie aussi Brigitte Bardot à l'occasion de ses 40 ans.
Il prend ses clichés érotiques au Moulin de Dannemois.
Le ministère de l'Intérieur, qui a alors envisagé d'interdire le magazine, l'oblige à le vendre sous sachet afin qu'il ne puisse être feuilleté par les fans.
Prenant en considération les craintes de ses proches qui redoutent que cette attitude ne nuise à son image, Claude François revend l'intégralité de ses droits sur le magazine, le 31 mars 1976.
En septembre 1976, il lance son parfum, Eau noire composé à partir de vingt-cinq ingrédients.
Il arrive sur le marché anglais en 1976 avec l'adaptation anglaise de Le téléphone pleure.
Pour ses titres, il s'adjoint la collaboration d'un imprésario britannique, Richard Armitage, et fait appel à Norman Newell et Roger Greenaway pour réécrire en anglais plusieurs de ses chansons ou pour composer des titres originaux.
En octobre 1977, il est la co-vedette d'une émission franco-britannique, tournée à Honfleur et Deauville, et présentée par le chanteur Cliff Richard.
Il y interprète une adaptation en anglais de Chanson populaire, ainsi que My Boy et So Near and Yet So Far.
Le 16 janvier 1978, il donne un concert au Royal Albert Hall à Londres devant 6 000 spectateurs.
Il commence son spectacle par My Way qu’il doit bisser.
Au terme de sa prestation, après huit rappels et avoir terminé par un solo de batterie déchaîné, il quitte la scène épuisé mais comblé.
Les 3 et 4 février, il retrouve son public belge au Forest National, la plus grande salle de concerts de Bruxelles, puis à Charleroi, à Liège et à Wavre.
Le 18 février, il participe à l’émission La Grande Parade sur RTL, présentée par Michel Drucker en direct de Lyon.
Il donne ce qui sera son dernier concert le 24 février 1978 à Lyon.
Les 9 et 10 mars 1978, la BBC l’accueille dans ses studios suisses de la station de Leysin, dans le canton de Vaud, pour y enregistrer Snowtimes, une émission spéciale qui doit être diffusée en deux parties : en mai 1978 et à Noël 1978 sur la BBC et qui constitue une nouvelle étape de sa carrière internationale.
Avec les Clodettes, il enregistre ses dernières compositions : The Vagabond, Bordeaux rosé, Alexandrie Alexandra, Day Dreamer, une adaptation franco-anglaise du Mal-aimé, et deux versions de I Believe in Father Christmas, une chanson inédite.
Le 10 mars au soir, à Paris, il accorde ce qui sera son dernier entretien, à l'apprentie journaliste Vera Baudey.
Claude François meurt le 11 mars 1978, à 14 h 45, dans son domicile parisien, d’un œdème pulmonaire provoqué par une électrocution accidentelle dans sa salle de bains.
Ironie du sort, un électricien était venu le matin du mardi précédent pour des problèmes électriques dans son appartement mais n'avait pu accéder à la salle de bains car il aurait fallu qu'il traverse la chambre dans laquelle dormait le chanteur, ce que sa secrétaire Françoise avait exclu pour éviter de le réveiller.Un autre rendez-vous avait alors été pris le 13 mars.
Malgré l'intervention de Kathalyn qui, protégée par des semelles en bois, arrache Claude François de l'applique, malgré la ventilation assistée des pompiers et le massage cardiaque d'un médecin, son cœur, qui s'est remis à battre, s'arrête au bout de deux minutes.
Le pompier, le major Bernard Jacquinot, annonce la nouvelle à Kathalyn et à l'attachée de presse du chanteur.
Claude François devait, dans l'après-midi, participer à l'enregistrement de l'émission Les Rendez-vous du dimanche, présentée par Michel Drucker.
À 16 heures, la radio et la télévision annoncent sa mort par bulletin spécial.
Sa disparition tragique soulève une grande émotion à travers la France.
Le 15 mars 1978, son nouveau 45 tours Alexandrie Alexandra arrive chez les disquaires, le jour même de ses obsèques qui ont lieu en l'église d'Auteuil à Paris, tandis que des milliers de fans pleurent à l'extérieur.
À la demande de ses proches, le chanteur est embaumé, à l'instar d'Elvis Presley, et vêtu d'un costume en velours bleu nuit et d'une simple chemise blanche, avant d'être enterré au cimetière de Dannemois dans le caveau familial.

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FAE

11 mars 2023 08:53

Bonjour à tous ! 😃
"Emma Chambers est née le 11 mars 1964 à Doncaster. Elle y étudie à la St. Mary's School, puis poursuit son enseignement secondaire à la St. Swithun's School de Winchester. Elle suit ses études de comédienne à la Webber Douglas Academy of Dramatic Art dans les années 80, en même temps que son condisciple Ross Kemp.

Après quelques petits rôles, comme dans la série The Bill en 1994, Emma Chambers joue le rôle de Chiarty Pecksniff dans l'adaptation télévisée de Martin Chuzzlewit, de Charles Dickens. Ensuite, jusqu'en 2007, elle joue le rôle de Alice Tinker dans les 20 épisodes de la série The Vicar of Dibley (en plus des quatre épisodes spéciaux réalisés au profit de Comic Relief. Sa participation à la série l'amène à remporter le British Comedy Award de la meilleure actrice comique en 1998."
[...]

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FAE

10 mars 2023 15:10

Merci les amis !

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Capusa06

10 mars 2023 10:24

Francisco Sánchez-Solano Jiménez, dit en français François Solano était un missionnaire espagnol de l'ordre des Frères mineurs, né à Montilla le 10 mars 1549 et décédé le 14 juillet 1610 à Lima (Pérou).

C'est un saint catholique fêté le 14 juillet.

Biographie

Né près de Cordoue, François Solano rejoignit les Frères mineurs à l'âge de 20 ans et passa plusieurs années au couvent d'Arifazza.

En 1589, il s'embarqua pour le Pérou et y passa plus de vingt ans, évangélisant les régions de Tucuman, aujourd'hui dans le Nord-ouest argentin, et du Paraguay. Il apprit plusieurs langues autochtones et développa de bonnes relations avec les populations de ces régions.

François Solano aurait prédit le tremblement de terre de Trujillo, survenu huit ans après sa mort, ainsi que son propre décès. Il a été béatifié en 1675 et canonisé en 1726.

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10 mars 2023 08:56

10 mars 1890 :
Naissance du chanteur Ouvrard.
Gaston Ouvrard est un auteur-compositeur-interprète comique français.
Fils de l'artiste Éloi Ouvrard, il devient une vedette du café-concert, et popularise le style comique troupier inventé par son père.
Il a notamment composé la chanson Je n'suis pas bien portant qui aujourd'hui encore fait partie des classiques de l'humour français.
Gaston Ouvrard grave ses premiers disques chez Odéon en 1909 ; on retient la chanson C'est mon frère comme un de ses premiers phonogrammes.
Il connaîtra un succès croissant en perpétuant le style comique troupier (pourtant tombé en désuétude) que son père, Éloi, avait lancé en 1877 avec la chanson L'invalide à la tête de bois.
Gaston Ouvrard fut très marqué par la Première Guerre mondiale à laquelle il participa comme simple soldat dès août 1914 et où il servit dans un régiment de dragons.
Il fut démobilisé en décembre 1918.
Blessé deux fois, il reçoit la croix de guerre avec citation à la fin du conflit.
De la Grande Guerre, il garde, par la suite, l'idée de porter l'uniforme de comique troupier.
Gaston Ouvrard connaît son apogée entre 1925 et 1935, où il grave ses plus grands succès : Elle met des chaussinnettes (1925), Je n'suis pas bien portant (1934), Les Femmes au régiment (1932). Auteur-compositeur-interprète doué d'une diction tout à fait exceptionnelle, on l'entend moins au détour de la guerre ; cependant, il n'est pas inactif.
Dans les années 1950, il passe de mode.
Ses disques se vendent moins.
Alors qu'il doit faire face à des problèmes financiers, il est soutenu par l'association La roue tourne de Paul Azaïs et Janalla Jarnach, qui aide les artistes en difficultés, et dont le parrain d'honneur est Fernandel.
Durant les années 1960, il participe à quelques émissions télévisées.
On l'a même vu dans une émission de 1968, aux côtés de Claude François et de Roger Whittaker.
On le voit au cinéma dans Le Tracassin (1962) et il chante encore Je n'suis pas bien portant sur la scène de Bobino en 1971.
Il grave son dernier disque en 1966, où il ne fait que reprendre ses succès.
Le 29 janvier 1969, il chante Le Soldat sportif dans l'émission Quatre temps.
On le revoit ensuite dans l'émission Les dix ans du Palmarès des chansons (1975), présentée par Guy Lux, où il interprète une nouvelle fois Je n'suis pas bien portant.
À Guy Lux qui lui demande, sur le ton de la plaisanterie sans doute préméditée, s'ils se reverront pour les vingt ans du Palmarès, Ouvrard, alors âgé de 85 ans, répond : « Mais pourquoi pas, jeune homme, vous m'avez l'air en excellente santé ! »
L'émission est supprimée en 1981, quelques mois avant la mort d'Ouvrard.
Il a chanté sur la scène de l'Olympia à Paris en 1970 en première partie du spectacle de Jacques Martin et les débuts de Michel Sardou.
Il fut, avec Fernandel, le dernier chanteur à s'être essayé au comique troupier.
Souvent rééditées, ses chansons font partie du paysage de la chanson française.
Il a notamment enregistré chez Odéon, Pathé, Edison Bell Radio, Ultraphone, Eldorado.
Il meurt chez lui en 1981, à l'âge de 91 ans.
Il est inhumé au cimetière de Carnas, dans le Gard.
Alain Ouvrard, petit-fils de Gaston Ouvrard, a repris ses chansons.

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10 mars 2023 07:29

"Didier Barbelivien, né à Paris, est un auteur-compositeur-interprète français. Il a composé plus de deux mille chansons depuis l'année où il a écrit la chanson pour Joël Prévost, le candidat français à l'Eurovision 1978. Un grand nombre d'artistes francophones ont interprété ses chansons,"

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10 mars 2023 07:00

Bonjour et bonne fin de semaine à tous ! 😃
10 mars 1954 : naissance de Didier Barbelivien.

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Capusa06

9 mars 2023 10:09

9 mars 1831
Création de la Légion étrangère
Le recrutement de soldats étrangers ou mercenaires est une pratique universelle, commune à tous les grands États, de Rome et la Chine à la Grande-Bretagne en passant par l'empire ottoman et l'Espagne.

Soldat du régiment de Hohenlohe et soldat suisse au service du roi de France . Pendant plus d'un demi-millénaire, la France a ainsi abondamment recouru à des volontaires étrangers : Écossais, Irlandais (les « oies sauvages »), Suisses, Croates, Allemands, Hongrois, Polonais... Tous ont servi avec dévouement le souverain ou la République. Le dernier de ces régiments étrangers fut le régiment de Hohenlohe, dissous le 5 janvier 1831.

Quelques semaines plus tard, en vue d'encadrer les recrues étrangères, à commencer par les mercenaires suisses, et répondre aux besoins nés de la conquête de l'Algérie, le roi Louis-Philippe Ier a repris cette pratique et l'a prolongée jusqu'à nos jours. Par le décret du 9 mars 1831, il a ainsi fondé la Légion étrangère. Le décret précise que la légion « ne pourra être employée que hors du territoire continental du royaume » (article 1er) mais cette clause sera contournée par la force des choses quand le territoire sera envahi, en 1870, 1914-1918 et 1940.

C'est donc en Algérie que la Légion s'est illustrée pour la première fois, sous la devise : « Honneur et Fidélité ». Ses unités ont d'abord été regroupées par nationalités « pour faciliter le commandement » mais cette disposition s'est avérée très vite source de tensions et dès 1835, le colonel Bernelle a imposé l'« amalgame » avec le français pour langue unique de commandement...

Le recrutement de la Légion étrangère reflète les crises européennes et mondiales. Au début de la IIIe République, la moitié des effectifs était constituée d'Alsaciens-Lorrains ayant refusé l'annexion de leur province par l'Allemagne. Aujourd'hui, beaucoup viennent des Balkans ou de l'Europe orientale.

Ayant acquis ses lettres de noblesse par l'exploit tragique de Camerone, le 30 avril 1863, au Mexique, la Légion va s'illustrer ensuite dans toutes les guerres de la France. C'est dans celle d'Indochine qu'elle a essuyé le plus de pertes. Les légionnaires représentaient 20% des effectifs piégés dans la cuvette de Diên Biên Phu, en 1954. C'étaient en majorité des Allemands laissés pour compte de la Wehrmacht.

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