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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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FAE

18 mars 2023 07:15

Bonjour à tous ! 😃
"L’association Luc Besson, créée en 2006, a pour but de promouvoir la culture et de mener des actions philanthropiques et de bienfaisance dans les quartiers défavorisés. En 2007, à l'occasion du 60e anniversaire du Festival de Cannes, elle organise en partenariat avec Gilles Jacob et Thierry Frémaux, le « Festival Cannes et Banlieues »."

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17 mars 2023 23:38

"Atlantis (1991) La possibilité (à l’époque) de voir un documentaire animalier sur grand écran. Besson a eu les moyens et cela se voit à l’écran : les images sont majestueuses."

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17 mars 2023 22:13

"Luc Paul Maurice Besson, né dans le 15e arrondissement de Paris, est fils d'instructeurs en plongée sous-marine du Club Méditerranée, en Grèce et en ex-Yougoslavie avant qu'un accident ne l'empêche de poursuivre cette activité à un plus haut niveau.
Assistant réalisateur, dans le cinéma, en France et aux États-Unis, il met en scène son premier long métrage de science-fiction, coécrit avec Pierre Jolivet sur la survie d'êtres humains dans un monde post-apocalyptique. Le Dernier Combat, tourné en CinémaScope et en noir et blanc (inspiré de La Jetée, de Chris Marker, 1962), est distingué au festival d'Avoriaz en 1983. La même année, il réalise le clip pull Marine d’Isabelle Adjani. Il signe un contrat avec Gaumont et réalise, deux ans plus tard, Subway, avec Isabelle Adjani et Christophe Lambert. Récompensé par trois Césars, le film impose un univers proche de la bande dessinée du vidéoclip, surnommé Cinéma du look."

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FAE

17 mars 2023 13:21

Bonjour et bonne fin de semaine à tous ! 😃
Merci Capusa !

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Capusa06

17 mars 2023 09:21

Denis de Sallo, Sieur de la Coudraye, né le 17 mars 1626 près de Sainte-Hermine, mort le 14 mai 1669 à Paris, est le fondateur du Journal des savants, le premier périodique littéraire et scientifique d'Europe.

Biographie

Nommé conseiller au Parlement de Paris en 1653, c'est sous le pseudonyme de son valet de chambre, « le sieur d'Hédouville », qu'il fait paraître le premier numéro du Journal des sçavans, le 5 janvier 1665. L'accueil réservé à cette publication, qui est aussitôt imitée par la Royal Society de Londres, lui montre qu'il avait vu juste et que l'ère de la correspondance manuelle, seul moyen pour les savants de communiquer entre eux jusque-là, serait bientôt révolue. Colbert, qui avait patronné l'entreprise, eut sans doute lui aussi tout lieu d'être satisfait.

Denis de Sallo n'avait toutefois pas prévu que les critiques acerbes qu'il se permettait parfois à l'égard de ses pairs allait provoquer des réactions tout aussi vives. L'historien de la littérature Isaac D'Israeli rapporte que Ménage, dont un ouvrage sur le droit avait suscité les railleries du Journal, s'insurgea contre une telle diffamation entre confrères. D'Israeli raconte encore que Denis de Sallo aurait eu la témérité de défendre l'Église gallicane et se serait ainsi attiré les foudres d'un nonce du pape. Toujours est-il que la publication du Journal est interrompue pendant quelques mois après la sortie de son 13e numéro. Denis de Sallo est remercié et remplacé par l'abbé Jean Gallois, dont la docilité et la neutralité des propos auront à leur tour le don de fomenter l'ire des lecteurs.

Voltaire, qui eut lieu, lui aussi, de se plaindre des gazettes, rédige ainsi la notice de Denis de Sallo dans son Siècle de Louis XIV :

« Sallo (Denys de), né en 1626, conseiller au parlement de Paris, inventeur des journaux. Bayle perfectionna ce genre, déshonoré ensuite par quelques journaux que publièrent à l’envi des libraires avides, et que des écrivains obscurs remplirent d’extraits infidèles, d’inepties, et de mensonges. Enfin on est parvenu jusqu’à faire un trafic public d’éloges et de censures, surtout dans des feuilles périodiques ; et la littérature a éprouvé le plus grand avilissement par ces infâmes manèges. »
Denis de Sallo est par ailleurs l'auteur d'un ouvrage intitulé Des Légats, traité sommaire fait au sujet de la légation du cardinal Chisi qui doit venir en France en exécution du Traité de Pise, paru en 1665.

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FAE

16 mars 2023 18:57

Un grand bonsoir et encore merci !
Faé

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16 mars 2023 11:13

16 mars 1244 :
Le bûcher de Montségur.
Le 16 mars 1244, au pied de la forteresse de Montségur, plus de 200 hérétiques qui ont refusé de renier la foi cathare montent volontairement sur le bûcher.
Leur martyre marque la fin de la croisade contre les Albigeois.
Après vingt ans de violents combats, la croisade contre l'hérésie cathare avait abouti en 1229 à la soumission du comte de Toulouse.
Mais les exactions des croisés venus du Nord suscitent la rébellion de nombreux chevaliers du Midi, les faidits.
Ces seigneurs dépossédés par les croisés entrent en résistance au côté des hérétiques cathares. Bonshommes et faidits trouvent refuge auprès de forteresses comme Montségur, dont le seigneur est acquis à leur cause.
À l'extérieur, au pied des murailles, s'est constitué un véritable village cathare de 600 habitants avec son évêque, ses diacres et ses fidèles.
Le roi de France, qui n'est autre que Louis IX (plus tard Saint Louis), n'a aucune envie d'user son armée dans la conquête de Montségur.
Chacun s'accommode donc du statu quo... jusqu'à un jour de mai 1242 où les chevaliers de Montségur apprennent que les inquisiteurs de la région ont fait halte dans un village voisin pour y passer la nuit.
Une trentaine d'entre eux se ruent sur le village d'Avignonet, près de Castelnaudary, et massacrent les onze inquisiteurs dont leur chef, le tristement célèbre Guillaume Arnaud.
Le pape exige aussitôt qu'il soit mis fin à l'impunité de Montségur.
S'ouvre le dernier acte de la croisade des Albigeois.
Le roi de France envoie à Montségur une armée de 4000 hommes sous le commandement du sénéchal Hugues des Arcis.
Après plusieurs mois d'un vain siège, le sénéchal choisit d'attaquer la citadelle à l'endroit le plus difficile d'accès... et donc le moins défendu.
Le seigneur du château décide d'entamer les négociations et se voit accorder :
– la liberté pour tous les défenseurs catholiques,
– la vie sauve pour les hérétiques qui se convertiront sincèrement,
– pas de pillage,
– un délai de deux semaines avant la mise en oeuvre des précédentes conditions.
Mais plus de deux cents cathares, hommes et femmes, refusent de renier leur foi.
Ils sont menés vers un bûcher géant aménagé au pied de la forteresse, en un lieu aujourd'hui connu sous le nom de «Prats dels Crémats» (Champ des Brûlés).

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FAE

16 mars 2023 10:59

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !

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Capusa06

16 mars 2023 09:32

Caroline Lucretia Herschel (16 mars 1750 – 9 janvier 1848) est une astronome allemande. Née à Hanovre, dans une famille de musiciens, elle rejoint son frère William Herschel, en Angleterre. Elle découvre de nouvelles comètes, en particulier la comète périodique 35P/Herschel-Rigollet, qui porte son nom, des nébuleuses et des objets du ciel profond. En 1828, elle reçoit la Médaille d'or de la Royal Astronomical Society.

Biographie

Née en Allemagne le 16 mars 1750, Caroline est la huitième enfant et quatrième fille d'Isaac Herschel et de sa femme Anna Ilse Moritzen. Devenu chef d'orchestre militaire chez les Gardes, Isaac part en campagne avec son régiment pour une longue période, mais revient en mauvaise santé après la bataille de Dettingen en 1743 ; quoique habile musicien, il entretient aussi des jardins pour subvenir aux besoins de sa famille, mais son talent musical lui procure un poste de musicien d'orchestre dans l'armée prussienne.

Caroline a survécu de justesse à la variole à l’âge de trois ans, ce qui laissera son visage marqué. Ensuite, à dix ans elle est atteinte du typhus, ce qui limite sa taille à moins de 1,40 mètre. Supposant qu'elle ne trouvera jamais de mari (ce qui se réalise), sa mère envisage pour elle un rôle de Cendrillon, servante de la maison. Isaac, qui a déjà encouragé ses aînés à étudier les mathématiques, la musique et le français, s'émeut du sort de Caroline et, à l'insu de sa femme, l'encourage à étudier. Il profite de la moindre absence de sa femme pour l'instruire lui-même ou la joindre aux leçons dispensées à ses frères. Il l'incite à apprendre à filer, à coudre, à faire des vêtements, à réaliser divers petits travaux en vue d'être autonome plus tard. Cependant, Isaac meurt en 1767 d'une mauvaise santé due au service de guerre, laissant Caroline, 17 ans, à la merci d'Anna et de son frère Jacob, le nouveau chef de famille.

Carrière musicale

En 1757 a lieu la bataille de Hastenbeck, désastreuse pour le Hanovre. Peu désireux de vivre sous la loi française, son frère William (de son nom de baptême, Wilhelm Friedrich) émigre à Bath (en Angleterre) et s'y établit comme organiste et enseignant de la musique. Lors de la mort de leur père Isaac en 1767, Caroline devient contre son gré (William lui a proposé de le rejoindre en Angleterre) la ménagère responsable de la maison paternelle. Heureusement, lorsque William revient séjourner à la maison en 1772, il l'invite à l'accompagner pour y tenir sa maison et apprendre le chant ; elle accepte immédiatement et quitte Hanovre le 16 août 1772. William, qui est un musicien accompli, nommé depuis 1766–1767 organiste et chef de chœur titulaire de l'Octagon Chapel (en) de Bath, lui donne des leçons de chant et fait d'elle la chanteuse vedette de ses concerts et oratorios. Sa réputation est telle qu'elle est invitée à se produire au festival de Birmingham, mais elle décline l'invitation, car elle ne veut être dirigée que par son frère, ne fréquente pas la société locale et se fait peu d'amis.

William, passionné d'astronomie, réclame constamment son assistance. À ce moment, Caroline ne partage pas encore la passion de son frère pour la science. L'intérêt de William pour l'astronomie commence comme un hobby de nuit, dont il relate, dans un discours impromptu, au repas du petit matin, tout ce qu'il a appris. Caroline s'y adonne petit à petit : « [je suis], dit-elle, fort empêchée de me consacrer à mon travail, à cause de l'aide permanente sollicitée pour le maniement des divers dispositifs astronomiques ».

Son frère abandonne son travail d'enseignant et de chef de chœur en faveur de l'astronomie.

Contributions à l'astronomie

William lui enseigne les mathématiques, mais elle reste sa ménagère et n'est pas encore son apprentie. Il ambitionne d'observer l'univers de plus en plus lointain et, aidé de sa sœur Caroline, construit beaucoup de télescopes très puissants, qu'il vend aisément. Sa notoriété de fabricant de télescopes de bonne qualité s'étend à toute l'Angleterre. Caroline consacre beaucoup d'heures à polir des miroirs et monter des télescopes dans le but de piéger la plus grande quantité de lumière possible. Elle apprend à copier les tables astronomiques et d'autres publications empruntées par William. Elle apprend aussi à enregistrer et extraire l'essentiel des données ; elle prépare les observations astronomiques de son frère. Ce travail demande — elle le dit elle-même — célérité, précision et exactitude. Il a donc rapidement entraîné sa sœur dans cette nouvelle passion.

En 1777, William (jusqu'en 1782) et Caroline (jusqu'en 1784) occupent une maison récemment construite, au 19 New King Street, à Bath dans le Somerset. Le 13 mars 1781, William y devient célèbre grâce à la découverte d’une nouvelle planète gravitant au-delà de Saturne ; il la nomme Georgium Sidus (en l'honneur de George III), mais elle porte finalement le nom d'Uranus, père de Saturne dans la mythologie romaine. Cette découverte d'Uranus le propulse, l'année suivante, au poste d’astronome privé du roi George III. Il quitte la maison de Bath et emménage à Datchet, près du château de Windsor, laissant le soin à sa sœur — devenue son apprentie à 32 ans — de tenir la maison, répondre aux visiteurs, etc. Elle a appris les fondements du métier et retrouvé la confiance en elle-même perdue depuis la période de servitude passée auprès de ses parents. En 1784, elle emménage auprès de son frère et, par la suite, dans la maison voisine de l'observatoire de Slough (dans le Berkshire) qu'elle construit avec William.

La nouvelle fonction de William n'a pas que des côtés brillants : bien qu'elle lui laisse beaucoup de temps libre pour les observations astronomiques, elle entraîne une baisse de revenus et le met à tout moment au service du bon plaisir royal. À cette époque, William et Caroline perfectionnent leurs télescopes, fabriquant une série de dispositifs de plus en plus grands, jusqu'à obtenir le fameux instrument de 40 pieds de distance focale. Caroline l'assiste en permanence pendant ses observations, résolvant aussi avec lui des calculs compliqués.

Dès 1782, William suggère à Caroline d'observer seule, et elle occupe ses heures de loisirs à observer elle-même le ciel au moyen d'un télescope de Newton de 27 pouces de distance focale avec lequel, de 1783 à 1787, elle observe beaucoup d'objets célestes, notamment NGC 7789 (la Rose de Caroline) et Messier M110 (NGC 205), second compagnon de la galaxie d'Andromède, dont la découverte lui est attribuée.

De 1786 à 1797, elle découvre aussi huit comètes, la première le 1er août 1786, et redécouvre la fameuse comète périodique d'Encke en 1786 et 1795. Elle a le mérite incontesté d'avoir été la première à découvrir cinq de ces comètes.

En 1787, le roi Georges III lui attribue une pension annuelle de 50 £ pour son travail au titre d'assistante de William, faisant ainsi d'elle la première femme payée pour des services scientifiques et donc la première astronome professionnelle.

En mai 1788, elle doit encore déménager, sans William cette fois, car celui-ci, alors âgé de 50 ans, vient d’épouser la jeune veuve d’un marchand londonien, nommée Mary Pitt. Elle continue son partenariat avec son frère.

En 1797, les observations ont montré qu'il y a vraiment beaucoup de décalages entre les positions des étoiles, telles qu'observées par William, et celles répertoriées dans le catalogue publié par John Flamsteed. Au surplus, ce catalogue divisé en deux volumes est difficile à consulter : il y a le catalogue proprement dit et le volume des observations d'origine. William réalise qu'il lui faut un index croisé proprement dit pour examiner ces décalages, mais renonce à y consacrer du temps aux dépens d'activités purement astronomiques. Il confie à Caroline le soin d'entreprendre cette lourde tâche. Le Catalogue d'étoiles qui en résulte, publié en 1798 par la Royal Society, offre un index de chaque observation de chaque étoile faite par Flamsteed, une liste d'errata et une liste de plus de 560 étoiles qui n'y étaient pas répertoriées. En 1822, de retour à Hanovre, Caroline poursuit ses études astronomiques afin de vérifier et confirmer les découvertes de son frère William.

En 1828, elle complète le catalogue de nébuleuses et d'amas stellaires, Zones of all the star clusters and nebulae observed by Sir William Herschel, entamé par son frère, afin d'aider son neveu, l'astronome John Herschel.

Représentation de la Voie lactée selon Caroline Herschel. C'est la première représentation connue de notre galaxie dans l'histoire. À noter les deux erreurs importantes : le Soleil y figure comme une grosse étoile et est placé au centre de notre galaxie
Caroline s'est efforcée, comme d'autres passionnés du ciel avant elle, de représenter notre galaxie, la Voie Lactée, telle que nous la verrions si nous avions la possibilité de l'observer de l'extérieur. La représentation [ci-dessus] qu'elle en fait est d'ailleurs erronée, car elle place le Soleil au centre de la Voie Lactée, ce qui, on le sait aujourd'hui, n'est pas sa place. Elle montre le Soleil comme une grosse étoile alors qu'on sait aujourd'hui qu'il est de taille plutôt modeste. En outre, lors de ses recherches sur la Voie Lactée, elle est découragée devant la difficulté de se représenter notre galaxie alors que nous sommes situés à l'intérieur d'un bras spiral de celle-ci.

Vieux jours

Après la mort de son frère William à l’Observatory House de Slough en 1822, Caroline retourne dans sa région natale du Hanovre, en Allemagne. Elle meurt à Hanovre le 9 janvier 1848 à l'âge de 97 ans et 10 mois. Elle est inhumée au 35 Marienstrasse à Hanovre, au cimetière du Gartengemeinde. Elle a été enterrée à côté des tombes de ses parents avec une mèche de cheveux de son frère William. Sa pierre tombale porte l'inscription : « Les yeux de celle qui est glorifiée ici-bas se sont tournés vers les cieux étoilés. »

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15 mars 2023 09:27

Cesare Beccaria
15 mars 1738 à Milan (Italie) - 28 novembre 1794 à Milan (Italie)

Le marquis Cesare Beccaria publie sous le manteau, à 26 ans, un opuscule voué à une grande célébrité : Des délits et des peines.

Homme des Lumières, admirateur de Montesquieu, il pose les principes d'une justice humaine et efficace. Ces principes seront repris dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Ils sont adoptés aujourd'hui par tout État civilisé qui se respecte : présomption d'innocence, peines proportionnées au délit ou au crime, peines modérées mais sûres (pour Beccaria, rien n'est pire qu'une loi sévère mais inappliquée ou inapplicable). Il déduit l'interdiction de la torture du fait que tout individu qui n'a pas été formellement reconnu coupable est réputé innocent.

« Pour que n'importe quelle peine ne soit pas un acte de violence exercé par un seul ou par plusieurs contre un citoyen, elle doit absolument être publique, prompte, nécessaire, la moins sévère possible dans les circonstances données, proportionnée au délit et déterminée par la loi », écrit-il. À propos de la peine de mort, il affirme : « L'État n'a pas le droit d'enlever la vie. La peine de mort est une survivance de rigueurs antiques et un anachronisme dans une société policée. Elle n'est pas seulement inutile parce que sa valeur d'exemple est nulle, elle est aussi nuisible ».

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15 mars 2023 08:36

15 mars 2020 :
Décès de l'actrice et chanteuse Suzy Delair, née le 31 décembre 1917 à Paris 18e.
Fille d'une couturière et d'un sellier-carrossier, Suzy Delair est d'abord apprentie-modiste chez Suzanne Talbot, mais rêve de théâtre.
Elle commence par faire de la figuration au cinéma et au théâtre pendant son adolescence, mais c'est au music-hall qu'elle connaît le succès sur la scène des Bouffes-Parisiens, à Bobino, à l'Européen, aux Folies-Belleville, dans le cabaret de Suzy Solidor, ainsi que dans des revues où se produisent Mistinguett et Marie Dubas.
Les amateurs de cinéma la découvrent, dix ans plus tard, en Parisienne délurée dans Le Dernier des six (1941), réalisé par Georges Lacombe sur un scénario d'Henri-Georges Clouzot, avec qui elle vit. Ce dernier, passé derrière la caméra, lui offre en 1942 un succès considérable avec L'assassin habite au 21.
Sa carrière est entachée par son attitude trouble sous l'Occupation.
Sous contrat avec la Continental, dirigée par Alfred Greven, elle fait partie le 19 mars 1942 du groupe d'acteurs invités par les Allemands pour visiter les studios cinématographiques de l'UFA, en Allemagne et en Autriche (à Munich, Berlin et Vienne), aux côtés de René Dary, Junie Astor, Danielle Darrieux, Albert Préjean et Viviane Romance.
À son retour, elle choque en embrassant chaleureusement Alfred Greven tout en se plaignant de ne pas avoir serré la main de Joseph Goebbels.
À la Libération, elle n'écope finalement que d'une suspension de trois mois infligée par les comités d'épuration.
Si la comédienne figure parmi les vedettes des années 1940, sa carrière cinématographique est émaillée de pauses.
En 1947, elle tourne Quai des Orfèvres avec Henri-Georges Clouzot, dont elle est encore la compagne ; ils se séparent après ce dernier succès commun.
On la retrouve ensuite dans des films de Jean Dréville, Jean Grémillon, Marcel L'Herbier, Christian-Jaque, Marcel Carné, Luchino Visconti, René Clément et Gérard Oury.
Le 28 février 1948, elle chante C'est si bon à l'Hôtel Negresco lors du premier Nice Jazz Festival. Louis Armstrong est présent et adore la chanson.
Le 26 juin 1950, il enregistre la version américaine de la chanson (paroles anglaise de Jerry Seelen) à New York avec l'orchestre de Sy Oliver.
À sa sortie, le disque connaît un succès mondial et la chanson est ensuite reprise par les plus grands chanteurs internationaux.
En 1948 également, elle tourne avec Bourvil dans Par la fenêtre de Gilles Grangier, film oublié aujourd'hui, mais où les deux partenaires font preuve d'une belle complicité.
En 1950-1951, elle tourne Atoll K, réalisé par Léo Joannon, avec pour partenaires Laurel et Hardy, dont c'est le dernier film.
Pendant la saison 1953-1954, elle est à l'Européen, à Paris, dans l'opérette Mobilette, avec pour partenaires Mona Monick et les débutants Michel Roux, Roger Lanzac, et Lucien Lupi.
En 1960, dans Rocco et ses frères de Luchino Visconti, elle tient un rôle secondaire mais drôle et remarqué (Luisa, la patronne de la blanchisserie, qui succombe rapidement aux charmes de Simone Parondi / Renato Salvatori).
En 1973 sort le film Les Aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury ; elle y tient le rôle de Germaine Pivert, dentiste épouse de Victor Pivert, incarné par Louis de Funès.
Le film se classe en tête du box-office cette année-là avec plus de 7 millions de spectateurs en salles.
Le 24 avril 2004, l’Académie du disque lyrique, présidée par Pierre Bergé, lui remet l'Orphée d'or du meilleur enregistrement d’opérette ou d’opéra bouffe pour son disque De l'opérette à la chanson (Musidisc, 2003).
Le 6 décembre 2004, un hommage lui est consacré à la Cinémathèque française à Paris, présenté par le journaliste Olivier Barrot, en présence de l'actrice et de ses amis Françoise Arnoul, Pierre Trabaud, et Jacqueline Willemetz, petite-fille d'Albert Willemetz.
Organisée par Sylvain Briet et Les Amis de la Cinémathèque française, cette manifestation présente un cycle de ses films comprenant Quai des Orfèvres, Lady Paname, Pattes blanches, Gervaise, Le Couturier de ces dames, et le sketch Une couronne mortuaire extrait de Souvenirs perdus.
Elle meurt le 15 mars 2020, à l'âge de 102 ans dans le 16e arrondissement de Paris.
Elle est inhumée au cimetière ancien d'Asnières-sur-Seine, sans cérémonie du fait du confinement ordonné pour contrer la pandémie de Covid-19.

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14 mars 2023 09:30

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !

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14 mars 2023 09:15

14 mars 1879 :
Naissance du physicien Albert Einstein.
Il fut successivement allemand, apatride (entre 1896 et 1901), suisse (1901) et de double nationalité helvético-américaine (1940).
Son père, Hermann Einstein, né le 30 août 1847 et mort le 10 octobre 1902 à Milan,est entrepreneur.
Il épouse Pauline Koch (1858-1920) le 8 août 1876.
Trois ans plus tard, le 14 mars 1879, Albert Einstein, leur premier enfant, naît dans leur appartement à Ulm en Allemagne.
L'année suivante, la famille s'installe à Munich.
Les Einstein sont des juifs non pratiquants, mais un parent enseigne à Albert les éléments du judaïsme.
Mais il ne fait pas sa bar-mitsvah et n'apprend pas l'hébreu.
L'intérêt d'Albert pour la science est éveillé par une boussole alors qu'il est âgé de cinq ans : l'existence d'une action à distance lui paraît « miraculeuse » et l'étonne très vivement.
À douze ans, un petit livre sur la géométrie euclidienne du plan le marque fortement.
Son oncle Jakob, ingénieur associé dans l'entreprise de matériel électrique de son père, lui pose des problèmes mathématiques.
Max Talmey, un étudiant en médecine qui dîne souvent chez les Einstein, lui offre des livres de science et plus tard des œuvres de Kant, et ils ont souvent de longues discussions.
De douze à seize ans, il apprend en autodidacte le calcul différentiel et intégra.
Einstein présente un parcours scolaire relativement atypique par rapport aux éminents scientifiques qui furent plus tard ses contemporains.
Très tôt, le jeune homme s'insurge contre le pouvoir arbitraire exercé par les enseignants, il est donc souvent dépeint par ces derniers comme un mauvais élément, très étourdi.
Il éprouve jusque tard dans son enfance des difficultés pour s'exprimer.
Il commence sa scolarité au Luitpold Gymnasium de Munich mais il est renvoyé à l’âge de 15 ans, son professeur de grec jugeant sa présence incompatible avec la stricte discipline y régnant à l’époque.
Il a d’excellents résultats en mathématiques.
Il rejoint ses parents à Pavie en 1895 et renonce à sa nationalité allemande (cet abandon étant officialisé en 1896).
À Pavie, les Einstein s'installent au Palazzo Cornazzani, un édifice médiéval où vécurent à différentes époques Ugo Foscolo, Contardo Ferrini et Ada Negri.
Dans sa demande de répudiation de la nationalité allemande, il déclare n'adhérer à aucune confession religieuse, signant ainsi sa rupture officielle avec la religion juive.
À 16 ans, il décide d'intégrer l'École polytechnique fédérale de Zurich, à laquelle on peut alors accéder sans avoir de baccalauréat.
Il rate cependant l'examen d'entrée.
Les examinateurs, ayant découvert son potentiel, l'incitent à se présenter une deuxième fois.
Il entre à l’École cantonale d'Aarau en Suisse, et y passe une année pour mieux se préparer au prochain examen.
Il y trouve une atmosphère plus ouverte et favorable à son apprentissage, les étudiants étant davantage incités à penser par eux-mêmes qu'à réciter des leçons apprises.
En 1896, il réussit l'examen et intègre, à l'automne, l'EPFZ, où il se lie d’amitié avec le mathématicien Marcel Grossmann, qui l’aidera plus tard en géométrie non euclidienne.
Il y rencontre aussi Mileva Marić, sa première épouse, une des toutes premières étudiantes de l'école, qui travaillera également avec lui sur la théorie de la relativité et mènera ses propres recherches.
Il obtient de justesse son diplôme en 1900.
Au cours de cette période, il approfondit ses connaissances en autodidacte par la lecture de livres de référence comme ceux de Kirchhoff, de Hertz, de Helmholtz et de Maxwell.
Son ami Michele Besso l’initie aux idées de la Mécanique d'Ernst Mach.
Il obtient la nationalité suisse en 1901, qu'il gardera jusqu'à la fin de sa vie.
Il postule à de nombreux emplois sans être accepté.
Sa misère préoccupe son père, qui tente en vain de lui trouver un poste.
Albert se résigne alors à s’éloigner du milieu universitaire pour trouver un emploi dans l’administration.
En 1901 il publie, dans les Annalen der Physik, son premier article scientifique consacré à ses recherches sur la capillarité.
À la fin de l’année 1902, naît le premier de ses enfants, Lieserl.
Son existence a longtemps été ignorée des historiens, et il n’existe aucune information connue sur son devenir, bien qu'une biographie conclue que l'enfant, handicapée mentale, est morte en bas âge.
Albert et Mileva se marient en 1903, son père lui ayant finalement donné sa permission sur son lit de mort.
En 1904, le couple donne naissance à Hans-Albert, puis à Eduard en 1910.
En juin 1902, grâce à Marcel Grossmann, Albert trouve un emploi à l’Office des Brevets de Berne, ce qui lui permet de vivre correctement tout en poursuivant ses travaux.
Il emménage entre 1903 et 1905 dans l'actuelle maison d'Einstein, 49 Kramgasse.
Durant cette période, il fonde l’Académie Olympia avec Conrad Habicht et Maurice Solovine, qui traduira plus tard ses œuvres en français.
Ce cercle de discussion se réunit à la maison d'Einstein, et organise des balades en montagne. Einstein partage le résultat de ses travaux avec Conrad Habicht et lui envoie, pendant l’année 1905, les articles qu’il publie concernant les fondements de la relativité restreinte, l’hypothèse des quanta de lumière et la théorie du mouvement brownien, qui ouvrent de nouvelles voies dans la recherche en physique nucléaire, mécanique céleste, etc.
L’article portant sur le mouvement brownien prend appui sur des travaux qu’Einstein développe plus tard, et qui aboutissent à sa thèse, intitulée Eine neue Bestimmung der Moleküldimensionen (« Une nouvelle détermination des dimensions moléculaires »), et à son diplôme de doctorat le 15 janvier 1906.
En 1909, Albert Einstein est reconnu par ses pairs, en particulier Planck et Nernst, qui souhaitent l’inviter à l’université de Berlin.
Le 9 juillet 1909, il est distingué docteur honoris causa par l’université de Genève, et devient la même année professeur associé à l'université de Zurich.
En 1911, il devient professeur à l'université allemande de Prague (alors ville de l'Empire austro-hongrois), et il est invité au premier congrès Solvay, en Belgique, qui rassemble les scientifiques les plus connus.
Il y rencontre entre autres Marie Curie, Max Planck et Paul Langevin.
Revenu à Zurich en 1912, il devient en 1913 membre de l’Académie des sciences de Prusse.
En 1914, il déménage en Allemagne et habite à Berlin de nombreuses années.
Il devient membre de l'Académie royale des sciences et des lettres de Berlin.
Son poste à Berlin lui permet de se consacrer tout entier à ses travaux de recherche.
Mileva et Albert se séparent et elle rentre en Suisse avec leurs enfants (leur divorce sera prononcé en 1919, année au cours de laquelle il épousera sa cousine Elsa).
À l’ouverture du conflit de la Première Guerre mondiale, il déclare ses opinions pacifistes.
La ville de Berlin s’était engagée à lui fournir une maison, mais Albert Einstein obtient finalement un terrain sur lequel il fait construire une maison à ses frais.
Situé à Caputh, près du lac de Havelsee, l’endroit est calme et lui permet de faire fréquemment de la voile.
En 1916, il publie un livre présentant sa théorie de la gravitation, connue aujourd’hui sous le nom de relativité générale.
En 1919, Arthur Eddington réalise la mesure de la déviation que la lumière d’une étoile subit à proximité du Soleil, cette déviation étant une des prévisions découlant de cette théorie.
Cet événement est médiatisé, et Einstein entreprend à partir de 1920 de nombreux voyages à travers le monde.
En novembre 1922, il reçoit le prix Nobel de Physique.
Comme il est loin de la Suède en 1922, il reçoit son prix et prononce sa conférence Nobel à Göteborg le 11 juillet 1923.
En 1925, il est lauréat de la médaille Copley, et en 1928 il est nommé président de la Ligue allemande des droits de l'homme.
Il participe en 1928 au premier cours universitaire de Davos, avec de nombreux autres intellectuels français et allemands.
En 1935, il devient lauréat de la médaille Franklin.
La situation s’assombrit en Allemagne dans les années 1920, et il subit des attaques visant ses origines juives et ses opinions pacifistes.
Sa sécurité est menacée par la montée des mouvements nationalistes, dont celle du parti nazi.
Peu après l’arrivée d’Hitler au pouvoir, au début de 1933, il apprend que sa maison de Caputh a été pillée par les nazis, et il décide de ne plus revenir en Allemagne.
Après un court séjour sur la côte belge, il s’installe aux États-Unis, sur invitation d'Abraham Flexner, le fondateur et directeur de l’Institute for Advanced Study de Princeton où il commence alors à travailler.
Ses recherches visent à élaborer une théorie globale des champs, expliquant les quatre interactions élémentaires : la gravitation, l'interaction électromagnétique, l'interaction faible et l'interaction forte.
Cette théorie est aujourd'hui au cœur de la recherche fondamentale.
Le 2 août 1939, sous la pression d'Eugene Wigner et de Leó Szilárd, physiciens venus d'Allemagne, il rédige une lettre à Roosevelt, qui contribue à enclencher le projet Manhattan, nom de code du projet de recherche qui produisit la première bombe atomique durant la Seconde Guerre mondiale, signature qu'il regrettera toute sa vie.
Son fils Eduard, atteint d’une possible schizophrénie, passe la majeure partie de sa vie dans une clinique en Suisse, et son autre fils Hans-Albert devient docteur en sciences techniques, ingénieur et professeur de génie hydraulique en Californie.
Einstein meurt le 18 avril 1955 d’une rupture d'anévrisme de l'aorte abdominale.
Ses cendres sont éparpillées dans un lieu tenu secret, conformément à ses dernières volontés. Mais, en dépit de son testament, son cerveau et ses yeux ont été prélevés, le premier par le médecin légiste ayant effectué l'autopsie, les seconds par son ophtalmologiste.
Une étude réalisée en 2013 sur son cerveau révèle tout au plus une hyperconnexion entre les deux hémisphères, ce qui selon certains serait le signe d'une grande intelligence.
Juste avant de mourir, le physicien prononça quelques mots en langue allemande, mais l’infirmière de l’hôpital de Princeton qui était de garde ne parlait pas cette langue et ne put donc ni les retranscrire, ni les répéter.

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Capusa06

14 mars 2023 08:21

Éginhard ou Einhard, né vers 770 et mort le 14 mars 840 à l'abbaye de Seligenstadt (près de Francfort), était une personnalité intellectuelle, artistique et politique de l'époque carolingienne, auteur de la première biographie de Charlemagne, protagoniste de l'œuvre scolaire et de la renaissance intellectuelle du ixe siècle.

Biographie

Éginhard est issu d'une famille noble de la région du Maingau ; on sait par un texte de Raban Maur, abbé de Fulda dans les années 840, que ses parents s'appelaient Einhart et Engilfrit, bienfaiteurs de l'abbaye.

Éginhard est éduqué à l'abbaye de Fulda, à l'époque de l'abbé Baugolf (779-802). Remarqué comme un élève particulièrement doué, il est envoyé vers 792 compléter sa formation à l'école du palais d'Aix-la-Chapelle. Ses capacités dans différents domaines (intellectuels et artistiques) lui permettent d'accéder au cercle des proches du roi.

Il fait partie du petit cercle d'érudits qui entoure Charlemagne, avec son aîné Alcuin. Il est surnommé le « petit nard », diminutif d'Éginhard, mais également jeu de mots : son nom germanique est Einhard, qui coupé en deux donne « ein Nard ». La petite taille d'Éginhard attise l'imagination d'Alcuin, qui compose un poème en son honneur :

La porte est petite, et petit aussi l'habitant.
Lecteur, ne méprise pas le petit nard contenu dans ce corps,
Car le nard à la plante épineuse exhale un grand parfum.
L'abeille porte pour toi dans son petit corps un miel délicieux.
Vois, la pupille des yeux est une bien petite chose,
Et cependant elle dirige les actes du corps et le vivifie.
C'est ainsi que Nardulus dirige toute cette maison.
Lecteur qui passes, dis : « À toi, tout petit Nardulus, salut ! »

Il joue aussi un certain rôle à la tête de l'empire carolingien. Il effectue plusieurs missions concernant la construction des grands édifices voulus par Charlemagne : palais impérial et chapelle palatine d'Aix-la-Chapelle, palais d'Ingelheim... Plusieurs missions diplomatiques lui sont confiées. En 806, il est chargé d'aller à Rome informer le pape du projet de partage de l'empire entre les trois fils de Charlemagne.

Après la mort de Charlemagne, il reste à la cour de Louis le Pieux. Il devient en quelque sorte secrétaire de l'empereur et s'occupe de l'éducation de Lothaire, fils aîné de l'empereur. Il bénéficie alors de récompenses matérielles qu'il n'avait pas connues à l'époque de Charlemagne. Louis le Pieux lui fait don de domaines dans sa région d'origine (Michlinstat, Mulinheim) et lui confie plusieurs abbatiats laïcs : Saint-Wandrille (Fontenelle) de 816 à 823, Saint-Bavon de Gand, Saint-Servais de Maastricht. Il fait construire une église à Mulinheim, et y fait transférer des reliques de saint Marcellin et de saint Pierre. En 828, il y fonde l’abbaye de Seligenstadt.

Voyant les fils de Louis le Pieux se rebeller contre leur père à partir de 829, il préfère se retirer de la vie séculière et rédige la Vita Karoli (Vie de Charles), vraisemblablement aux environs de 830, dans la tradition littéraire de la Vie des douze Césars de Suétone.

Il meurt en 840 à l'abbaye bénédictine de Seligenstadt .

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FAE

13 mars 2023 14:03

Merci les amis, vous êtes passionnants ! 😃

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