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20 mars 2011 :
Décès de Jacques Capelovici, dit maître Capelo, grammairien, verbicruciste et animateur de jeux télévisés français.
Né d'un père d'origine roumaine et d'une mère normande, Jacques Capelovici est agrégé d'anglais, certifié d'allemand, diplômé d'italien et de vieux norrois.
Il est nommé professeur d'allemand au cours complémentaire du 93, rue d'Alésia en 1947, puis professeur d'anglais à l'École commerciale de la chambre de commerce et d'industrie de Paris à la fin des années 1950 et au début des années 1960, et professeur d'anglais au lycée Lakanal à Sceaux de 1956 aux années 1980.
Grammairien pointilleux, il s'oppose avec véhémence à l'essor du franglais, aux propositions de rectifications orthographiques du français en 1990 et aux propositions de féminisation des noms de métier, de fonction et de grade.
Affectionnant les calembour, il révèle également à ses élèves les secrets du palindrome (figure de style désignant un mot ou une phrase dont l'ordre des lettres reste le même qu'on les lise de gauche à droite ou de droite à gauche).
Compositeur de mots croisés et fléchés pour divers journaux, en particulier Télé 7 jours, à partir de la fin des années 1960, il devient également juge arbitre à la télévision pour le jeu Le Francophonissime de Jacques Antoine et Jacques Solness, gagnant le surnom de « maître Capelo ».
Devant le succès remporté par sa prestation, il se voit confier l'arbitrage des Jeux de 20 heures à partir de 1976 sur FR3.
Il y popularise entre autres les expressions « de bon aloi » et le mot nourrain, désignant le cochon tirelire dans lequel il met l'argent de la cagnotte.
Jacques Capelovici meurt le 20 mars 2011, bien longtemps après la fin de cette émission populaire culte.
Capusa06
Ota Benga (ou Otto Bingo à l'état civil américain), né vers 1883 dans la forêt de l'Ituri (bassin du Congo), et mort le 20 mars 1916 à Lynchburg en Virginie, est un Pygmée du peuple des Mbuti déplacé de force et asservi aux États-Unis.
Il est mondialement connu pour avoir été exposé, pendant près de deux ans au début du xxe siècle, dans diverses manifestations internationales, culturelles et scientifiques et même, comme cela se faisait à l'époque, dans des spectacles ethnographiques, en tant que véritable captif, comme par exemple dans le Zoo du Bronx. Il est libéré le 28 septembre 1906 par le maire de New York, George B. McClellan Jr., grâce aux protestations d'un grand nombre d'Américains scandalisés.
Après sa libération, il doit apprendre à vivre dans la société civile occidentale. Il est hébergé dans des orphelinats puis, après avoir appris l'anglais et s'être vu refaire les dents, part travailler dans une manufacture de tabac en Virginie. Libre mais malheureux, seul survivant de son clan et voyant qu'il lui est impossible de retourner dans son pays d'origine après la déclenchement de la Première Guerre mondiale, Ota Benga met finalement fin à ses jours.
Biographie
Ota Benga, né vers 1883, est un Pygmée originaire de la tribu des Mbuti, un groupe ethnique d'Afrique centrale équatoriale vivant principalement de la chasse et de la cueillette. Alors qu'il revient de la chasse à l'éléphant, la Force publique (FP) de Leopold II[a] attaque son village, tuant tous les membres de son clan parmi lesquels sa femme et ses deux enfants. Seul survivant, il se retrouve prisonnier des soldats qui le laissent dans un village de Bantous Bashilele[b]. Ces derniers le réduisent en esclavage, l'enfermant dans une cage entre les séances de travail forcé.
C'est ainsi que le découvre Samuel Phillips Verner (en), ancien missionnaire américain devenu explorateur et négociant entre les États-Unis et l'Etat indépendant du Congo. Il est chargé de ramener des autochtones africains pour les présenter à l'Exposition universelle Louisiana Purchase Exposition, qui doit avoir lieu en 1904 à Saint-Louis dans le Missouri. Samuel Phillips Verner acquiert le jeune Pygmée contre des rations de sel, des fils de cuivre et du tissu. Ce dernier fait partie d'un « lot » de douze noirs africains, avec quatre autres Pygmées.
Exposition universelle de 1904
Ota Benga arrive à Saint-Louis aux États-Unis au mois de juin 1904, soit un peu plus d'un mois après l'inauguration de l'Exposition universelle ; Samuel Phillips Verner, tombé malade, ayant dû laisser les Africains à La Nouvelle-Orléans.
L'arrivée des pygmées suscite un vif intérêt auprès des visiteurs américains. Ceci s'explique par l'engouement, à cette époque, pour l'étude anthropologique des Africains, dont les caractéristiques morphologiques et culturelles suscitaient la curiosité d'un public raciste : ces Pygmées sont en effet très petits par rapport à la taille moyenne des Indo-Européens, et leur sourire laisse paraitre leurs dents pointues, rituellement aiguisée. Ota Benga et ses compagnons se produisent devant les visiteurs, entonnant des chants traditionnels et jouant entre autres du « molimo », une sorte de trompette sacrée. Les visiteurs leur donnent des pièces de monnaie pour voir leurs dents si particulières.
Ota Benga part en tournée avec Samuel Phillips Verner à travers les États-Unis.
Ayant passé plusieurs années au Congo, Samuel Phillips Verner avait appris à parler le dialecte Tshiluba. Lors de ses visites aux États-Unis, il tenait des conférences, publiait des articles notamment sur les pygmées et était considéré comme un expert du « continent noir ».
Samuel Phillips Verner emmène ainsi Ota Benga dans plusieurs autres grandes villes des États-Unis, notamment à Washington DC pendant l'hiver 1904-5, où Benga découvre la neige pour la première fois de sa vie. Là-bas, il est reçu par l'ambassadeur de Belgique. À Baltimore (Maryland), Ota Benga rencontre le cardinal américain James Gibbons, auquel il raconte son épopée et les actes d'extrême violence perpétrés par les Belges dans son pays d'origine.
À l'issue de cette tournée, Samuel Phillips Verner ramène Ota Benga et les quatre autres Pygmées à La Nouvelle-Orléans, d'où ils doivent embarquer pour rentrer au Congo. Ils arrivent au moment du carnaval de la ville, qui ne manque pas d'intéresser Ota Benga qui se mêle à la fête.
Retour au Congo
En 1905, Ota Benga et les quatre autres pygmées accompagnés de Samuel Phillips Verner, montent ainsi à bord d'un navire afin de retourner en Afrique. Ils effectuent d'abord une escale d'une durée d'un mois à La Havane (Cuba), et arrivent au Congo en mai de la même année.
À leur retour, les Pygmées tentent d'expliquer à leurs compatriotes leur vécu extraordinaire, mais il leur est difficile de décrire les objets modernes du monde occidental que personne ne connait et ne peut concevoir, comme par exemple la photographie ou le train.
Samuel Phillips Verner les a accompagnés afin de partir en expédition pour réunir des objets de valeur, comme de l'ivoire pour les musées américains, avec Ota Benga comme guide et interprète. Ce dernier l'aide à éviter les attaques d'animaux sauvages et à négocier avec la population locale. En contrepartie, l'Américain l'initie au maniement des objets modernes. D'étape en étape, Ota Benga retrouve sa vie d'avant, notamment la pratique de la chasse. Il épouse même une femme Twa[d]. Cependant, cette dernière meurt d'une morsure de serpent, ce qui provoque le bannissement de Benga et son maître Verner par les Twa (qui le considèrent comme un sorcier responsable de la mort de la femme).
Les deux hommes quittent ensemble la région du Kasaï, en juin 1906, et arrivent deux mois plus tard à New York après avoir effectué des escales en Sierra Leone et en Angleterre. Les carnets de voyage de Verner indiquent qu'Ota Benga l'aurait imploré de l'amener sur le navire qui les transporterait une fois de plus vers les États-Unis, en raison de son désespoir de n'avoir pu se réintégrer dans son pays d'origine ainsi que de son envie de s'instruire en Occident.
Captivité à New York
Par un commun accord entre Verner et H. C. Bumpus, directeur du musée américain d'histoire naturelle de l'époque, il est décidé qu'Ota Benga soit gardé dans ce musée. Dans l'enceinte de celui-ci, une pièce faisant office de chambre lui est proposée et il a le droit de se rendre dans toutes les salles, à condition de ne pas sortir du muséum. En dépit de cette interdiction, et parce que la captivité est devenue pour Benga difficile à supporter, il tente de quitter le bâtiment en se faufilant parmi la foule de visiteurs. À la suite de difficultés rencontrées par l'équipe du musée afin de garder Benga sous contrôle, le directeur du muséum décide de le transférer vers un autre endroit de la ville, adapté à l'enfermement d'êtres vivants..
Zoo du Bronx
Le 27 août 1906, Ota Benga est ainsi transporté jusqu'au zoo du Bronx, à quelques kilomètres au nord du musée. Dans un premier temps, il est laissé libre dans tout l'espace du zoo. Il lui arrive donc régulièrement de se rendre auprès des gardiens du parc zoologique afin de les aider à s'occuper des animaux en cage et les nourrir, c'est le premier travail décent que Benga parvient à obtenir.
Cette liberté initiale lui permet aussi d'aller au sein même des locaux du zoo, et notamment dans le bureau du directeur, William Hornaday, afin d'y recevoir des lettres d'information de l'homme d'affaires l'ayant amené aux États-Unis.
Mais le 8 septembre de la même année, Benga perd sa « liberté » en étant cette fois-ci placé dans un enclos de la zone Monkey House du zoo — c'est-à-dire la division du parc consacrée aux singes. Dans le cadre d'une exposition destinée à promouvoir les concepts de l'évolution humaine et le racisme scientifique, on l'oblige à se comporter de façon primitive devant le public, en compagnie d'un perroquet et d'un orang-outan. Le jour suivant, le directeur du jardin zoologique y installe une pancarte, affichant :
Anglais[19].
« The African Pygmy, "Ota Benga."
Age, 23 years. Height, 4 feet 11 inches.
Weight, 103 pounds. Brought from the Kasai River,
Congo Free State, South Central Africa, by Dr. Samuel P. Verner.
Exhibited each afternoon during September. »
Français[e].
Le Pygmée africain « Ota Benga ».
Âge : 23 ans. Taille : 1,50 m (4′ 11″).
Poids : 46,7 kg. Rapporté depuis la rivière Kasaï, dans l'État indépendant du Congo, au sud de l'Afrique centrale, par le docteur Samuel P. Verner.
Exposé tous les après-midi de septembre.
Cette initiative remporte au départ un certain succès, c'est pourquoi Hornaday annonce que l'exposition durerait encore une grande partie de l'automne. En l'espace d'une seule journée, près de 40 000 personnes se rendent en effet au zoo afin d'apercevoir Ota Benga. Ce dernier utilise un arc pour viser une cible et ainsi divertir les visiteurs. En outre, comme il l'avait fait à l'Exposition de Saint-Louis, il montre ses dents pointues au public.
Toutefois, les protestations du public qui en ont rapidement résulté, et notamment celles des ecclésiastes baptistes Afro-Américains qui menaçaient de poursuivre en justice Hornaday, ont finalement conduit au retrait de Benga du zoo le 27 septembre 1906, soit un mois après son arrivée.
Orphelinats et vie à l'américaine
Il est confié à l'orphelinat des enfants noirs de New York (Howard Colored Orphan Asylum), dans l'arrondissement de Brooklyn. James Gordon, son directeur, tenait lui-même à l'accueillir afin de lui enseigner, entre autres, la langue anglaise, et ainsi prouver qu'il était apte à agir tel un « homme civilisé ». Ses premiers progrès se manifestent lorsqu'il parvient, un jour, à écrire son nom et son prénom. Quelque temps plus tard, il est déplacé vers un orphelinat de Long Island.
Il vit dans ce nouvel orphelinat jusqu'à son transfert à Lynchburg en Virginie en mars 1910. Là, il apprend vraiment à vivre comme un Américain ordinaire. Vêtu dans le style occidental, ses dents sont aussi dissimulées grâce à des couronnes. Il poursuit son apprentissage à l'école primaire, son nom est modifié en « Otto Bingo ». Après avoir suffisamment amélioré son niveau d'anglais, il quitte l'école et trouve divers emplois, tels que ouvrier dans une usine de tabac.
Mort
Lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, qui entrave la liberté de circulation, Ota Benga réalise que son espoir de retour au Congo s'est envolé. Le 20 mars 1916, il se suicide d'une balle dans la poitrine avec un fusil qu'il a emprunté. Il est enterré deux jours plus tard au cimetière public de Lynchburg, dans une tombe anonyme dont l’emplacement reste encore à ce jour incertain.
FAE
"Carême 2023 : les dates de début et de fin du jeûne
Carême : période qui dure 40 jours qui débute le jour du mercredi des Cendres. La fin du carême correspond au Jeudi Saint. Début du carême : mercredi 22 février 2023. Fin du carême : jeudi 6 avril 2023. Le carême fait partie des fêtes chrétiennes les plus importantes."
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19 mars 2013 :
Démission du ministre Jérôme Cahuzac.
L'affaire Cahuzac, qui n'est pas encore entrée dans les livres d'Histoire, devrait tenir un rang très élevé dans les scandales de la République française.
Elle survient alors que le gouvernement socialiste du président François Hollande peine à sortir le pays de l'ornière et ne propose rien de mieux qu'un alignement sur les injonctions allemandes («rigueur et austérité» à tous les étages).
Le ministre du budget Jérôme Cahuzac (60 ans), responsable du tour de vis fiscal, est contraint à la démission le 19 mars 2013 et avoue deux semaines plus tard avoir menti à tout le monde, y compris au Président et aux députés, sur ses comptes cachés à l'étranger.
Cette révélation apparaît à l'opinion publique comme une trahison morale et, pire encore, met en lumière l'absence d'autorité et le manque de maîtrise du président de la République.
Les Français sont gagnés par l'impression que le pays n'est plus dirigé alors qu'une tornade économique menace de l'emporter.
Tous les ingrédients d'une crise politique majeure sont réunis, avec, fait aggravant, de possibles répercussions sur la zone euro, elle-même déjà fortement secouée...
Capusa06
Maria Vlier, née le 19 mars 1828 à Paramaribo dans l'actuel Suriname, morte le 8 juillet 1908, est une enseignante de la Guyane néerlandaise, l'actuel Suriname, qui écrit le premier manuel d'histoire centré sur l'histoire du Suriname.
Née dans une famille d'intellectuels descendants d'esclaves noirs, Maria Vlier étudie aux Pays-Bas puis retourne en Guyane néerlandaise pour enseigner. Voyant que les élèves apprennent l'histoire européenne et ne connaissent pas l'histoire de leur propre patrie, elle écrit le premier manuel sur l'histoire du Suriname.
Son livre remporte une médaille d'argent à l'Exposition universelle coloniale et d'Exportation générale de 1883. Il est l'un des trois manuels les plus utilisés dans le système éducatif en Guyane néerlandaise jusqu'en 1945.
Biographie
Maria Louisa Elisabeth Vlier est née le 19 mars 1828 à Paramaribo dans la colonie néerlandaise du Suriname du royaume des Pays-Bas. Elle est la fille d'Anna Elisabeth Heuland et de Nicolaas Gerrit Vlier. Avec sa sœur cadette Cornelia Philippina Maria Josephina (1834-1892), Maria Vlier grandit dans une famille intellectuelle. Descendant d'esclaves, son père sert comme procureur et possède deux plantations de café, Morgenster et La Prévoyance qu'il cultive avec ses propres esclaves, avant de devenir chef de la police de Paramaribo en 1832. Entre 1832 et 1848, le père de Vlier devient secrétaire de la Particuliere West-Indische Bank et surveillant de six plantations de café, d'une plantation de coton et de six sucrières. Sa mère est une ancienne esclave, ayant gagné son affranchissement en 1816. Les parents et leurs filles font partie de la classe moyenne inférieure professionnelle noire.
Maria Vlier étudie à l'école dirigée par une ancienne esclave, Johanna Christina Jonas. Celle-ci avait fait ses études aux Pays-Bas et avait ouvert une école, qui n'avait ni classe ni barrières raciales, après avoir acquis sa propre liberté. Marie Vlier est une bonne élève, et en 1838 elle est reconnue avec un prix pour ses résultats scolaires. En 1844, lorsqu'elle a seize ans, son père l'emmène étudier aux Pays-Bas. Elle acquiert une vaste connaissance des langues, dont le Volapük. Après avoir terminé ses études, Maria Vlier passe son examen de professeur en 1848.
Enseignement, écriture de son manuel .
Maria Vlier ouvre une école de filles et commence à enseigner. Elle emménage dans une maison sur Gravenstraat, l'une des adresses les plus prestigieuses de Paramaribo. Alarmée par le manque de connaissances que ses élèves ont de leur patrie, elle commence à rédiger son propre manuel scolaire d'histoire, qui est la première histoire du Suriname. Dans la préface du livre, probablement écrite en 1861, elle déclare que sa motivation pour l'écriture de ce livre est que les écoliers du Suriname en savent plus sur l'histoire des étrangers qu'ils n'en savent de leur propre contrée.
Bien que Maria Vlier évoque la traite des esclaves dans son manuel Beknopte geschiedenis der kolonie Suriname voor de meer gevorderde jeugd (Brève histoire de la colonie du Suriname pour les jeunes plus avancés, 1863), elle reste prudente sur ce sujet. Elle écrit que le commerce des Africains est « illégal ». Elle sait l'impact négatif qu'ont eu sur sa carrière les écrits de Johannes Christiaan Palthe Wesenhagen, un autre noir libre qui avait écrit sur l'esclavage en 1849. Le livre de Maria Vlier contient peu de critiques des Pays-Bas et n'écrit pas sur l'oppression des colonisés sous la domination néerlandaise. Dans l'ensemble, ce livre donne une vision positive de l'administration néerlandaise, et il devient l'un des trois manuels les plus utilisés dans le système éducatif jusqu'en 1945.
En 1881, Maria Vlier publie une édition révisée, qu'elle intitule Geschiedenis van Suriname (Histoire du Suriname), y compris l'abolition de l'esclavage en 1863, qui n'avait pas été incluse dans le premier volume. Deux ans plus tard, lorsque l'Exposition universelle coloniale et d'Exportation générale a lieu en 1883 sur le site de la Museumplein à Amsterdam, Maria Vlier envoie un exemplaire de la deuxième édition de son manuel, pour participer aux prix du concours de documents historiques. Il y a 42 soumissions dans la même catégorie ; avec l'histoire des Wolbers, elle remporte la 2e médaille d'argent derrière la médaille d'or de Michael Théophile Hubert Perelaer pour son article sur les opérations militaires à Célèbes en 1858 et 1860. Marie Vlier ne va pas personnellement aux Pays-Bas pour recevoir son prix, mais elle voyage à Amsterdam en 1892. Elle y reste pendant deux ans, avant de retourner en Guyane néerlandaise.
Maria Vlier meurt à Paramaribo le 8 juillet 1908 .
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18 mars 1940 :
Naissance d'Arlette Laguiller, est une femme politique française d'extrême gauche, militante syndicale d'inspiration trotskiste et porte-parole du mouvement Lutte ouvrière (LO).
Elle est issue d’une famille modeste vivant aux Lilas.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que sa fille est âgée de trois mois, sa mère part s'installer à Clermont-Ferrand afin de se rapprocher de son mari, qui sert dans l’armée française lorsqu’il est fait prisonnier, avant d’être libéré pour des raisons sanitaires en 1942.
Arlette Laguiller passe deux ans chez sa famille maternelle, dans l’Oise.
Après le conflit, elle retourne avec sa famille aux Lilas, où elle vit dans un pavillon d'une pièce cuisine.
Avant la guerre, son père, Louis Laguiller, était employé d'assurance.
Après sa libération, alors que sa santé reste fragile, il travaille comme manœuvre dans différentes places de travail, mais est principalement au chômage.
Séminariste avant de devenir athée, il se définit comme anarchiste et milite à l’Association républicaine des anciens combattants, proche de la SFIO et du Parti communiste français.
À sa fille, il transmet son goût pour la lecture et la discussion politique.
Sa mère, Suzanne Janin, est secrétaire puis sans emploi.
Aussi c ’est ainsi principalement grâce aux prestations sociales que vit le foyer.
Pendant son enfance, elle s'occupe de ses deux frères cadets, nés en 1947 et 1949, notamment en raison de la santé fragile de ses parents.
Sous l'influence de sa mère, catholique, elle suit des cours de catéchisme et fait sa première communion, sans toutefois avoir de croyances religieuses.
Elle quitte le domicile familial à 23 ans, part vivre dans le 18e arrondissement de Paris, puis revient habiter aux Lilas.
En septembre 1956, après avoir obtenu le BEPC au collège d'enseignement général des Lilas, elle commence à travailler au Crédit lyonnais.
Elle est stagiaire pendant trois mois comme dactylographe, avant de devenir mécanographe dans une agence située place Jules-Joffrin, dans le 18e arrondissement de Paris.
Elle échoue peu après au concours d’entrée à l'école normale primaire.
L'insurrection de Budapest, qui a lieu du 23 octobre au 10 novembre 1956, et qui marque selon elle les dérives du stalinisme, ainsi que la guerre d'Algérie où elle se dit révoltée par l’attitude de la France, contribuent à créer ses premières convictions.
Lectrice de L'Humanité, elle est d'abord proche du Parti communiste français, dont elle déplore cependant un engagement trop timide en faveur de l'indépendance de l'Algérie.
Elle effectue sa première action militante le 27 octobre 1960, en prenant part à une manifestation anti-guerre d’Algérie organisée à Paris par l'UNEF et le Parti socialiste unifié (PSU).
Après la répression de la manifestation, qui avait été interdite par le préfet de la Seine, Arlette Laguiller adhère à la section des Lilas du PSU, dont elle prend rapidement la tête, et rejoint la tendance socialiste-révolutionnaire de Michel Lequenne.
Elle fait alors du démarchage dans les HLM et distribue l’hebdomadaire du parti, Tribune socialiste. Elle participe à la manifestation de Charonne en 1962, dont la répression par la police fait neuf morts.
Développant, à partir de 1961, des idées trotskistes définies dans le Programme de transition, elle quitte le PSU l'année suivante pour rejoindre l'organisation trotskiste et titre de presse Voix ouvrière.
Toujours en 1961, elle intègre la CGT, où elle assure les tâches administratives et tente d’accroître les liens entre les différentes entités du Crédit lyonnais.
Élue déléguée du personnel et membre du comité d’établissement en 1963, elle est cooptée au bureau et au secrétariat CGT du Crédit lyonnais.
Mais elle finit par être écartée du mouvement en 1965, après avoir réclamé une augmentation des salaires uniformes et non en pourcentages, comme le demandait la CGT, et en raison de son engagement trotskiste.
En 1963, elle obtient sa mutation au siège central, boulevard des Italiens, où elle est affectée en tant qu'employée dactylographe au service des crédits immobiliers.
Elle y crée une section syndicale et lance des publications au succès limité.
Le 20 mai 1968, avec vingt autres employés, Arlette Laguiller conduit la grève dans son établissement du Crédit lyonnais, dont elle participe à l’occupation le même jour.
Le mouvement dure deux semaines, les salariés votant finalement pour la reprise du travail après avoir obtenu plusieurs avantages, dont la hausse du SMIG et les droits syndicaux.
Arlette Laguiller prend également part aux manifestations du Quartier latin.
Elle intègre alors le syndicat Force ouvrière, dont elle devient déléguée syndicale.
En 1971, elle est détachée à la permanence de ce syndicat et rattachée au service du personnel.
Elle est fréquemment élue déléguée du personnel ainsi que membre du comité d’établissement et du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail.
Après Mai 68, Voix ouvrière et d’autres organisations d'extrême gauche sont dissoutes par décret présidentiel.
Mais le mouvement se reconstitue aussitôt sous le nom de son journal, rebaptisé Lutte ouvrière.
Arlette Laguiller intègre en 1969 le comité central et le comité exécutif de la formation, qui gagne en militants et multiplie les bulletins d’entreprise.
Elle brigue son premier mandat électoral lors des élections municipales de 1971 : à la tête d' une liste présentée par LO et le PSU dans le 18e arrondissement de Paris, elle réunit 2,5 % des suffrages. Dans le cadre de la campagne des élections législatives de 1973, elle est choisie, à 32 ans, pour être porte-parole nationale de Lutte ouvrière, ce qui lui permet de réaliser ses premières interventions télévisées.
Le parti présente au premier tour quelque 170 candidats, tous ouvriers ou employés ; Arlette Laguiller se présente dans une circonscription du 18e arrondissement de Paris.
Ayant obtenu des scores modestes, le parti appelle à voter pour les candidats communistes ou socialistes au second tour.
Désignée en février 1974 présidente d'un comité de grève au service « portefeuilles-banque » du Crédit lyonnais, dont elle est à l'origine, elle parvient à étendre le mouvement de protestation à l'ensemble de l'établissement puis à tout le secteur bancaire.
Elle devient porte-parole des différents comités de grève élus dans ce cadre.
À l'issue d'une occupation des locaux de dix semaines, la contestation prend fin le 10 avril avec la satisfaction des demandes des grévistes.
En avril 1974, alors inconnue du grand public, elle devient la première femme à se présenter à une élection présidentielle en France.
Pendant la campagne, elle dénonce le statut de la femme dans la société, mentionnant notamment leurs conditions de travail, des inégalités de revenus salariaux avec les hommes et l’interdiction de l’interruption volontaire de grossesse.
Elle critique les grands partis de gauche, qu’elle voit comme opportunistes et trop timorés.
À l’issue du premier tour, avec 2,33 % des suffrages exprimés, elle arrive en cinquième position sur douze candidats.
En vue du second tour, déclarant que « les voix de l'extrême gauche font partie des voix de la gauche », elle appelle à voter pour François Mitterrand face à Valéry Giscard d'Estaing.
Les sondages indiquent que deux tiers de ses électeurs soutiennent le candidat socialiste et un quart le candidat de droite.
Lors des élections législatives de 1978, elle fait partie des 470 candidats de LO, Arlette Laguiller se présentant dans la 4e circonscription du Puy-de-Dôme, où elle obtient 8,4 % des suffrages.
Aux élections européennes de l’année suivante, sa liste d’alliance avec la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) d’Alain Krivine réunit 3,1 % des suffrages.
Étant parvenue à réunir les nouveaux 500 parrainages requis pour se présenter l’élection présidentielle de 1981, elle recueille 2,30 %.
Comme en 1974, elle appelle à voter pour François Mitterrand au second tour.
Candidate dans la sixième circonscription de la Seine-Saint-Denis au scrutin législatif qui fait suite à l’élection de François Mitterrand, Arlette Laguiller est créditée de 2,3 % des voix.
Elle se présente ensuite comme tête de liste aux municipales de 1983 (4,4 %), aux européennes de 1984 (2,1 %) et aux législatives de 1986 en Seine-Saint-Denis.
À l’élection présidentielle de 1988, elle obtient son moins bon score depuis sa première candidature, quatorze ans plus tôt : 1,99 % des suffrages exprimés, arrivant seulement devant Pierre Boussel du Mouvement pour un parti des travailleurs (0,38 %) ; contrairement aux fois précédentes, elle ne donne pas de consigne de vote pour le second tour.
Lors des élections municipales de 1995 aux Lilas, la liste qu’elle conduit rallie les suffrages de 15,6 % des suffrages exprimés, ce qui lui permet d’être élue au conseil municipal avec un colistier.
De nouveau candidate de Lutte ouvrière à l’Élysée en 1995, elle réunit 5,30 %, puis 5,72 % en 2002 et 1,33 % en 2007.
En 1995, elle ne donne pas de consigne de vote au second tour.
En 2002, elle refuse d'appeler à voter pour Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen lors du second tour de l'élection présidentielle.
Elle appelle à soutenir Ségolène Royal en 2007.
Arlette Laguiller détient le record du nombre de candidatures (six consécutives) à une élection présidentielle française.
Elle brigue à nouveau un mandat de députée dans la sixième circonscription de la Seine-Saint-Denis, détenue par le socialiste Claude Bartolone, à l’occasion des élections législatives de 1997. Concurrencée par un candidat de la LCR et un du Parti des travailleurs, elle arrive en cinquième position du premier tour avec 8,1 % des suffrages exprimés.
Arlette Laguiller travaille à mi-temps à partir de 1996 et part en préretraite l’année suivante.
Elle prend sa retraite en 2000.
Régulièrement tête de liste aux élections européennes, Arlette Laguiller est élue députée européenne en 1999, la liste LO-LCR qu’elle conduisait ayant obtenu 5,2 % des suffrages.
Elle devient ainsi parlementaire avec deux autres membres de son parti et deux adhérents de la LCR.
Au Parlement européen, elle siège au sein du groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) et de la commission de l'emploi et des affaires sociales.
Elle intervient contre les mécanismes capitalistes et la loi du marché, contre la diminution des salaires et des minima sociaux.
En janvier 2000, elle fait partie des députés européens qui empêchent l'adoption d'une résolution visant à permettre l'étude de la faisabilité d'une taxation des flux financiers, arguant du fait qu'il faut détruire le système capitaliste et non le réformer.
Lors des élections européennes de 2004, elle se présente en deuxième position sur la liste conduite en circonscription Île-de-France par Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR.
La liste recueille 2,78 % des suffrages exprimés et n’obtient aucun élu, ce qui conduit Arlette Laguiller à quitter le Parlement européen.
Lorsque Lutte ouvrière l’investit candidate à l'élection présidentielle de 2007, Arlette Laguiller déclare qu'il s’agira de sa dernière campagne présidentielle.
Elle indique qu'une jeune militante de LO lui succédera la fois suivante.
Arlette Laguiller quitte sa fonction de porte-parole de Lutte ouvrière le 8 décembre 2008 et Nathalie Arthaud, une enseignante de 38 ans, lui succéde.
Depuis, elle se tient très en retrait du débat public, mais participe à des rassemblements de son parti.
Capusa06
Ievgueni Georguïevitch Pepeliaïev (en russe : Евгений Георгиевич Пепеляев) est un aviateur soviétique, né le 18 mars 1918 et décédé le 4 janvier 2013. Pilote de chasse et as de la guerre de Corée sur MiG-15, il fut distingué par le titre de Héros de l'Union soviétique.
Carrière
Ievgueni Pepeliaïev est né le 18 mars 1918 à Bodaïbo, dans l'actuel oblast d'Irkoutsk. Son grand-père, un Cosaque du Don, s'était installé en Sibérie dans les années 1860 et son père travaillait dans les chemins de fer. Après ses études secondaires, il intégra une école technique du chemin de fer à Omsk, mais suivit bientôt son frère, un aviateur de l'Armée rouge, à Odessa, où il travailla dans les ateliers de l'aviation et apprit à piloter dans un aéroclub.
En 1936, il rejoignit les rangs de l'Armée rouge et sortit avec son brevet de pilote de l'École militaire de l'Air d'Odessa deux ans plus tard. En décembre 1938, il fut affecté au 29e régiment de chasse aérien (29.IAP), basé en Extrême-Orient. En décembre 1940, il fut transféré au 300e régiment de chasse aérien (300.IAP), où il était commandant-adjoint. Il fut transféré à l'ouest en novembre 1943 et suivit d'abord une période d'entraînement au combat au 162e régiment de chasse aérien, dans la 1re armée de l'air au sein du deuxième front biélorusse. Il vola sur Yak-7B, effectua 12 sorties et prit part à seulement trois combats aériens, son régiment bénéficiant d'une période relativement calme. Il fut ensuite renvoyé en Extrême-Orient.
À l'automne 1946, après le retrait de l'armée soviétique de Mandchourie, des troupes américaines débarquèrent dans les ports chinois de la mer Jaune. Des forces terrestres et aériennes soviétiques furent alors envoyées dans le nord-est de la Chine. Le 300e régiment de chasse aérien, commandé par Ievgueni Pepeliaïev, était stationné à Shenyang et effectuait des vols de reconnaissance sur les points de débarquement des Américains.
Ievgueni Pepeliaïev a écrit le livre Les Mig contre les Sabres, qui raconte sa participation à la guerre aérienne en Corée.
Dans une entrevue qu'il a accordée à l'agence de presse RIA Novosti en 2007, il a déclaré avoir abattu 23 chasseurs de l'US Air Force — « deux F-94 Starfire, un F-80 Shooting Star, un F-84 Thunderjet, et le reste c'étaient des F-86 Sabre » — entre 1951 et 1953.
Ievgueni Pepeliaïev est décédé le 4 janvier 2013 à Moscou. Il est enterré au cimetière Nikolo-Arkhangelskoïe.