
Capusa06
26 mai 1637 : Massacre des Indiens Péquots
Le 26 mai 1637, en Nouvelle-Angleterre, la colonie du Connecticut ordonne des représailles suite au massacre de quelques fermiers par les Indiens locaux.
Le capitaine John Mason réunit 90 hommes. Il attaque par surprise et incendie le camp principal des Indiens Péquots. Six cents hommes, femmes et enfants périssent en une heure. Les assaillants n'éprouvent aucune perte.
Cette opération, connue sous le nom de «Mystic Massacre», inaugure la longue litanie d'horreurs qui marque les guerres indiennes...
Misterprof-
Je voudrais, exceptionnellement, évoquer la carrière de Tina Turner qui vient de nous quitter à l'âge de 83 ans.
Anna Mae Bullock naît à Nutbush (Tennessee) le 26 novembre 19397. D'ascendance afro-américaine et euro-américaine, elle est la fille de Zelma Currie et de Floyd Richard Bullock, tous deux employés d'usine, ce dernier étant également métayer.
Abandonnée, avec sa grande sœur Alline, par son père, homme violent, et, provisoirement, par sa mère, elle est élève à la Flag Grove School à Haywood County (Tennessee) et chante dans la chorale de son église.
Les jeunes filles déménagent de Nutbush à Saint-Louis (Missouri) pour vivre avec leur mère en 1956.
En 1957, à Saint-Louis, Anna rencontre un musicien de rock, Ike Turner.
Bien que mineure, elle parvient à entrer avec sa sœur dans le club Manhattan où se produit son groupe Kings of Rhythm.
Elle lui demande de chanter et il la fait monter sur scène.
Emballé par sa voix, Ike l'engage comme choriste occasionnelle dans ses spectacles.
En 1960, la chanteuse qui devait venir enregistrer A Fool in Love ne se présentant pas, Anna Mae la remplace et enregistre la chanson A Fool in Love, qui est un énorme succès dans les charts.
Ike change le prénom d'Anna en Tina en référence à Sheena, reine de la jungle, et son nom en Turner, ce qui traduit déjà son emprise sur elle.
Homme violent, égoïste et drogué, Ike la convainc de l'épouser pour éviter que son ancienne femme récupère la garde de ses enfants.
Leur mariage est célébré Tijuana en 1962.
Les contributions constantes de Tina Turner à la musique rock lui ont permis d'acquérir le titre de « Queen of Rock & Roll ».
En plus du rock, elle s'est également illustrée dans le R'n'B, la soul, la dance et la pop.
Dans les années 1980, Tina Turner a effectué l'un des plus grands retours de l'histoire de la musique.
Son album multi-platine Private Dancer (1984) contient la chanson à succès What's Love Got to Do with It, qui a remporté le Grammy Award de l'enregistrement de l'année et est devenue aux États-Unis son premier et unique n°1 au Billboard Hot 100.
À 44 ans, elle était l'artiste solo féminine la plus âgée à réussir cette performance.
Son succès s'est poursuivi avec d'autres titres comme We Don't Need Another Hero (1985), The Best (1989) ou encore GoldenEye (1995).
Tina Turner est une des artistes les plus populaires du monde, avec des ventes estimées à plus de 180 millions de disques.
Elle fait partie avec Diana Ross et Aretha Franklin des chanteuses afro-américaines les plus influentes du XXe siècle.
Elle a été la première artiste noire et la première femme à faire la couverture du magazine Rolling Stone qui l'a classée parmi les 100 plus grands artistes de tous les temps et les 100 plus grands chanteurs de tous les temps.
Elle a été deux fois intronisée au Rock and Roll Hall of Fame avec Ike Turner en 1991 et en tant qu'artiste solo en 2021.
Elle a remporté 12 Grammy Awards, dont un Grammy Lifetime Achievement Award, et est lauréate en 2005 du Kennedy Center Honors.
Elle a également son étoile sur le Hollywood Walk of Fame et le St. Louis Walk of Fame.
Au cours de sa tournée mondiale Break Every Rule (1988), elle a établi, selon le Livre Guinness des records, le record du plus grand concert payant pour un artiste solo, avec 180 000 spectateurs. Tina Turner est aussi, toujours d'après le Livre Guinness des records, l'artiste à avoir vendu le plus de billets de concerts de l'histoire de la musique pour un artiste solo.
En 2009,Tina Turner a pris sa retraite après avoir terminé sa tournée Tina !: 50th Anniversary qui est l'une des plus lucratives des années 2000.
Elle est également actrice et a joué dans Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre (1985) ou encore Last Action Hero (1993).
En 1993, un biopic intitulé What's Love Got to Do with It est adapté de son autobiographie I, Tina: My Life Story.
Tina Turner est victime d'un accident vasculaire cérébral en 2013.
Un cancer de l'intestin lui est diagnostiqué en 2016.
Pour éviter les effets secondaires d’un traitement lourd, elle s'appuie sur les médecines alternatives et l'homéopathie pour traiter son hypertension, ce qui entraîne une insuffisance rénale chronique et lui coûte un rein.
Elle subit une greffe le 7 avril 2017, son mari lui ayant fait don d'un de ses reins.
Elle vient de nous quitter le 24 mai 2023 à Küsnacht (Suisse) à l'âge de 83 ans.
Capusa06
25 mai 1720 : Le retour de la peste à Marseille
Le 25 mai 1720, un navire, le Grand-Saint-Antoine, entre dans le port de Marseille. Il ramène de Syrie un passager clandestin, le bacille de la peste. En quelques mois, la ville de Marseille va perdre la moitié de ses 100.000 habitants.
Parmi les secouristes s'illustrent l'évêque Henri-François-Xavier de Belsunce de Castelmoron et le chevalier Nicolas Roze...
Le 25 mai 1720, le Grand-Saint-Antoine entre dans le port de Marseille avec un passager clandestin venu de Syrie, le bacille de la peste. A bord, une dizaine de personnes ont déjà succombé au mal.
Les propriétaires du navire, discrètement prévenus par le capitaine, font jouer leurs relations pour éviter une quarantaine brutale qui empêcherait le débarquement de la cargaison.
Les médecins du port prennent l'affaire avec détachement et décident une quarantaine «douce» : les marins sont débarqués et enfermés dans un dispensaire. Mais les hommes, une fois à terre, n'entendent plus s'occuper de leur linge sale. Ils en font des ballots qu'ils confient à des lavandières...
Le 20 juin, une lavandière meurt après quelques jours d'agonie sans que quiconque prenne garde au «charbon» apparu sur ses lèvres. C'est seulement le 9 juillet, après quelques autres décès, que deux médecins venus au chevet d'un adolescent donnent enfin l'alerte. La peste !
L'épidémie va bientôt faire un millier de morts par jour dans la ville. L'évêque, Monseigneur Belsunce, parcourt les rues au mépris de la mort, assiste et secourt les malades. Le chevalier Roze libère des bagnards et, avec eux, incinère les cadavres qui par milliers pourrissent dans les rues. Tâche indispensable et ô combien dangereuse ! Sur 200 forçats, 12 sont encore en vie cinq jours plus tard.
En deux mois, Marseille va perdre la moitié de ses 100 000 habitants et la peste va tuer dans l'ensemble de la région pas moins de 220 000 personnes...
Le chevalier Nicolas Roze déblayant la Tourette ; scène de la peste de 1720 à Marseille (Michel Serre, musée Atger, Montpellier)
FAE
"François Bayrou, né le 25 mai 1951 à Bordères (Basses-Pyrénées, aujourd'hui Pyrénées-Atlantiques), est un homme politique et essayiste français.
Conseiller de personnalités politiques à partir de 1979, il exerce plusieurs mandats électifs, notamment ceux de député des Pyrénées-Atlantiques entre 1986 et 2012, de président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques de 1992 à 2001, de député européen de 1999 à 2002 et de maire de Pau depuis 2014.
Entre 1993 et 1997, sous trois gouvernements de droite (Balladur, Juppé I et Juppé II), il est ministre de l'Éducation nationale. En parallèle, il préside plusieurs formations centristes : le Centre des démocrates sociaux (CDS) de 1994 à 1995 et Force démocrate (FD) de 1995 à 1998, l'Union pour la démocratie française (UDF) de 1998 à 2007 et le Mouvement démocrate (MoDem) depuis 2007.
Il est candidat à trois reprises à une élection présidentielle. Investi par l'UDF, il arrive en quatrième position au premier tour du scrutin de 2002, avec 6,8 % des suffrages exprimés. En 2007, il est un temps donné en mesure de se qualifier au second tour mais finit troisième avec 18,6 % des voix, après quoi il fonde le MoDem, qu'il ancre au centre alors que l'UDF était traditionnellement classée au centre droit. Lors de l'élection présidentielle de 2012, il recueille 9,1 %, terminant en cinquième position.
Ayant renoncé à concourir à l'élection présidentielle de 2017, il soutient Emmanuel Macron, qui l'emporte face à Marine Le Pen. Le nouveau président le nomme alors ministre d'État, garde des Sceaux, ministre de la Justice. Mais, cité dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen, François Bayrou renonce un mois plus tard à intégrer le second gouvernement Philippe.
En 2020, il est nommé haut-commissaire au plan par Emmanuel Macron. En 2023, quatre ans après avoir été mis en examen, il est renvoyé en correctionnelle pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem. "
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24 mai 1873 :
Mac-Mahon succède à Thiers à l'Élysée.
Le 24 mai 1873, à Versailles, la majorité monarchiste de l'Assemblée nationale retire sa confiance au président de la République Adolphe Thiers.
Elle lui reproche son manque d'empressement à restaurer la monarchie après l'effondrement du Second Empire.
Le maréchal Patrice de Mac-Mahon, duc de Magenta, héros de Malakoff est, le jour même, hissé à la présidence de la République avec 300 voix sur 392.
Légitimiste bon teint, il annonce son intention de rétablir l'« ordre moral » et laisse au vice-président du Conseil Albert de Broglie le soin de préparer la restauration de la monarchie.
Mais les efforts de celui-ci se brisent sur l'entêtement du prétendant, le comte de Chambord, qui exige le 27 octobre 1873 la réhabilitation du drapeau blanc, inacceptable pour la très grande majorité des Français.
Pour préserver les chances de la restauration monarchique, les députés votent le 20 novembre 1873 une loi qui fixe à sept ans le mandat du président de la République.
Toutefois, le 30 janvier 1875, le député Wallon, républicain convaincu et fervent catholique, fait voter un amendement qui, sous une apparence banale, introduit le mot fatal : République !
C'en est fini des rêves de restauration monarchique.
La plupart des Français, par accoutumance et résignation, se rallient à la république conservatrice que Thiers appelait de ses vœux.
Plusieurs lois constitutionnelles précisent en 1875 les pouvoirs du président.
Celui-ci nomme les ministres, peut dissoudre la Chambre des députés, a l'initiative des lois, ratifie les traités, dirige les armées et bénéficie du droit de grâce, privilège d'inspiration monarchique. Cette magnifique construction va sombrer en moins de deux ans à la faveur d'un conflit violent entre le président et la nouvelle majorité républicaine de la Chambre.
Après cette crise « du Seize Mai » qui va renforcer dans les urnes le camp républicain, le président se résigne à ne plus faire usage de son droit de dissolution de l'assemblée et ses successeurs suivront la règle, perdant en conséquence beaucoup de leur autorité.
Lui-même, désabusé, démissionne avant le terme de son mandat.
Capusa06
24 mai 1749 : L'affaire de l'Hôpital général .
Samedi 24 mai 1749, à six heures du matin, Mademoiselle Julie, de son vrai nom Catherine Huet, supérieure de la Salpêtrière à Paris, persuadée qu'elle va être arrêtée, quitte précipitamment l'établissement avec vingt de ses officières.
C'est le début de l'affaire de l'Hôpital général. Tissée d'émeutes et de rumeurs, elle durera huit ans et ébranlera le trône de Louis XV...
L'Hôpital général
L'Hôpital général, établissement de «renfermement» des pauvres, a été fondé par les dévots laïcs de la Compagnie du Saint-Sacrement sous le ministère de Mazarin. Il fonctionne depuis plus de 90 ans dans l'opacité le plus totale.
Composé de la Salpêtrière (pour les femmes et les jeunes filles), Bicêtre (pour les hommes) et la Pitié (pour les jeunes garçons), l'Hôpital général, que le roi a doté de quantité de revenus et exempté de charges, est le lieu de toutes les exactions, violences et pillages au détriment des pauvres qu'il est censé secourir.
Sous la houlette d'administrateurs cooptés dans le milieu parlementaire, l'hôpital (qui a également intégré l'œuvre des Enfants-trouvés à la mort de son fondateur Vincent de Paul), a droit de vie et de mort sur des milliers de miséreux qu'une législation impitoyable oblige à se laisser enfermer là. Depuis l'édit de fondation de l'hôpital en avril 1656, plus aucun secours public ou privé ne peut atteindre un miséreux autrement qu'en tombant dans l'escarcelle de l'institution.
Après la dissolution de la Compagnie du Saint-Sacrement, les jansénistes ont repris les rênes de l'établissement où ils font régner l'ordre moral et la terreur dans un système qu'on peut dire concentrationnaire. Au milieu du XVIIIe siècle, ce sont toujours eux qui les tiennent.
Les plaintes sont fréquentes - violences, détournements de fonds et galanteries sont régulièrement dénoncés- mais elles ne rencontrent jamais d'écho auprès d'un Parlement juge et partie. Mais elles atteignent le roi par l'intermédiaire des prêtres de l'établissement, qui se plaignent régulièrement des façons de faire d'un personnel ouvertement janséniste, alors que la bulle Unigenitus, reconnue loi d'Église et d'État, a condamné sans appel le jansénisme.
En 1746, Louis XV charge Christophe de Beaumont, qu'il vient de nommer archevêque de Paris, d'y mettre de l'ordre.
Soupçonnant, non sans quelque raison, que le personnel profite de sorties prétendument destinées à se confesser pour aller faire la fête, l'archevêque décide d'imposer aux officières, les « sœurs » (en fait, des laïques), de se confesser à l'intérieur de l'établissement. Criant à la persécution, leurs amis les convainquent que des lettres de cachet se préparent contre elles. Prises de panique, Sœur Julie et ses compagnes désertent le 24 mai au petit jour. Il faut élire une nouvelle supérieure. L'affaire du siècle commence.
Le 12 juillet 1749, l'archevêque fait élire de force une amie à lui, Madame de Moysan, par le conseil d'administration. Aussitôt les administrateurs démissionnent en bloc. Les magistrats jansénistes lancent une virulente campagne contre la nouvelle administration, et organisent la grève des donations. La nouvelle supérieure fait front, le roi et l'archevêque mettent la main à la poche pour combler les déficits, les choses semblent devoir se calmer.
Mais un an plus tard, survient la « Marche rouge »...
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23 mai 2003 :
Décès de Jean Yanne, acteur, humoriste, écrivain, réalisateur, chanteur, producteur et compositeur français.
Jean Roger Gouyé nait le 18 juillet 1933 aux Lilas.
Il est le deuxième garçon d'André Gouyé, ouvrier-lithographe avant la Seconde Guerre mondiale, puis ébéniste en 1945.
Sa mère, Aimée Bonabeaux (1913-2002) est couturière chez des grands couturiers, notamment chez Jeanne Lanvin.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, la famille de Jean Yanne est expédiée par son père à Celles-sur-Belle.
Il y séjourne jusqu'en 1943, car son père est prisonnier en Allemagne et détenu dans un camp de travail.
Ensuite, Jean Yanne effectue ses études aux Lilas dans l'enseignement primaire catholique, puis au collège.
Il est renvoyé en sixième du lycée Turgot, en 1945, et rejoint le lycée Chaptal où il obtient le BEPC et participe à une activité théâtre.
Il décide alors de ne pas poursuivre ses études, et commence un apprentissage d'ébéniste chez son oncle, qu'il quitte rapidement, car ce dernier n'a pas les moyens de le rémunérer.
Il commence des études de journalisme au Centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris à la rentrée 1950, où il reste cinq mois.
Contrairement à ce que prétendent beaucoup de sources, il n'appartient pas à la promotion de Philippe Bouvard qui a intégré le CFJ en 1948.
Ses condisciples du CFJ se souviennent de ses talents d'amuseur et de provocateur, avec lesquels il a mis en révolution cet établissement.
Il est pigiste dans plusieurs journaux : L'Aurore, Paris-Presse, L'Écho de la Mode, L'Humanité Dimanche.
Il couvre aussi une série de reportages pour Time-Life, et s'occupe de la rubrique Le coin du dragueur dans le journal Dragueur de mines.
Il abandonne progressivement le journalisme pour écrire des sketches de cabaret à la suite des conseils de Bob du Pac.
Ils débutent ensemble dans un petit cabaret : l'Académie des vins.
Roger-Jean Gouyé devient alors, pour la scène, Jean Yanne (référence aux origines bretonnes de sa famille, car son nom est trop souvent transformé en Couillé).
En 1957, Jean Yanne pour les textes et Siné pour les dessins, animent une revue anticléricale J'y va-t-y j'y Vatican puis Ça fait des bulles.
Il commence une carrière de journaliste au Dauphiné libéré, puis d'animateur à la radio au début des années 1960.
Joueur d'orgue (toute sa vie il va en posséder un) et de piano, il se lance également dans la chanson, comme compositeur et chansonnier, dans des émissions comiques avec Jacques Martin, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, notamment un disque de rock sous le nom de Johnny 'Rock' Feller et ses 'Rock' Child, avec des titres comme J'aime pas le rock, Le rock coco, Saint- Rock, en 1961 ; également des parodies comme celles des Élucubrations d'Antoine, écrites avec Jacques Martin : Les Émancipations d'Alphonse, Les Revendications d'Albert, Les Pérégrinations d'Anselme, et Les Préoccupations d'Antime (1966).
Toujours à la recherche de son style, il écrira dans l'hebdomadaire L'Os à moelle, brièvement repris par Pierre Dac en 1965.
Ces textes furent rassemblés dans un recueil paru peu avant sa mort.
Le 19 mars 1960, il épouse Jacqueline Renée Guellerin Allard.
En 1971, il quitte régulièrement le plateau du tournage de Nous ne vieillirons pas ensemble pour l'accompagner dans la maladie malgré leur séparation.
Jacqueline meurt en 1972 des suites d'un cancer du poumon.
Avec Jacques Martin, il apparaît en 1964 dans l'émission de télévision, Un égale trois, très caustique pour son temps, qui est diffusée à 20 h 30 sur l'unique chaîne de l'époque.
Les deux compères sont ainsi rapidement connus de la France entière.
L'émission est arrêtée après cinq numéros car elle déplaît fortement au ministère de l'Information, en particulier son sketch sur Napoléon à la bataille de Waterloo transposée sous forme de course cycliste.
Les relations de Jean Yanne avec les directions de l'audiovisuel sont légendaires, et il est décrit comme « champion en matière de licenciements ».
Renvoyé pour son impertinence de la télévision française, il est embauché par RTL qui le renvoie en 1969.
Il est également renvoyé d'Europe 1 et France Inter.
Sa carrière prend le tournant du cinéma en 1964 dans La Vie à l'envers d'Alain Jessua.
Il tourne dans des dizaines de films, en multipliant les seconds et premiers rôles.
Il incarne, avec une gouaille très parisienne et un humour grinçant, une figure de Français moyen, râleur, vachard, égoïste et roublard, mais avec un grand cœur.
Une confusion du public entre l'acteur et les rôles que celui-ci incarne ne sert pas son image, au début.
Sa manière de plaisanter, agressive, débraillée, versant du vitriol sur des plaies ouvertes, tenant la compassion pour obscénité, choque un peu la France de l'époque.
Il est de ce fait renvoyé de la radio ; son film Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil en parle de façon romancée.
En 1967, il joue dans Week-End de Jean-Luc Godard, puis se révèle véritablement en 1969 dans Que la bête meure de Claude Chabrol, où il incarne un homme intelligent, mais d'une absence de sensibilité qui le rend brutal.
Il enchaîne avec Le Boucher de Claude Chabrol, où il se retrouve en inquiétant commerçant, amoureux et assassin.
En 1969, il écrit également une BD avec Tito Topin au dessin : La langouste ne passera pas, publiée chez Casterman.
Avec Maurice Pialat, dont il eut de mauvais rapports durant la production en 1971, il tourne Nous ne vieillirons pas ensemble, où il incarne à nouveau son personnage d'insensible, et pour lequel il obtient le prix d'interprétation au festival de Cannes 1972, récompense qu'il n'ira pas chercher.
Voulant changer de registre et préférant se tourner vers la comédie et l'humour satirique, il tourne ses premiers films à partir de 1972, dans lesquels il veut donner toute sa mesure à son esprit caustique, anticonformiste, parodique et parfois à la limite du délire.
De sa liaison avec Sophie Garel, il a un fils Thomas né en 1970.
On lui connaît une longue liaison avec Nicole Calfan puis, à partir de 1976, avec Mimi Coutelier.
Avec son compagnon d'écriture Gérard Sire, il brocarde la radio, qu'il connaît bien, dans le film Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil en 1972, la politique avec Moi y'en a vouloir des sous en 1973 et Les Chinois à Paris en 1974, le monde du spectacle avec Chobizenesse en 1975, et celui de la télévision avec Je te tiens, tu me tiens par la barbichette en 1978.
Afin de contrôler la production de ses films, il s'associa avec Jean-Pierre Rassam, qui fusionna sa société Mara Films, pour fonder la société de production Ciné qua non, dérivée de l'expression latine Sine qua non, installée à l'avenue des Champs-Élysées.
La société a la réputation d'être dépensière et festive.
Mais les échecs de Les Chinois à Paris et Chobizenesse eurent raison de la boîte malgré les appuis financiers de Gaumont et Marcel Dassault.
L'acteur tenta ultérieurement de réinvestir le domaine de la production avec une nouvelle société, Productions Yanne, sans succès.
Les Chinois à Paris et plus encore Chobizenesse lui valent l'attention des producteurs américains en raison des sujets traités, moins exclusivement français que dans les deux films précédents, notamment le recours aux danses et ballets.
Il réalise ensuite une parodie de péplum, Deux Heures moins le quart avant Jésus-Christ (1982), avec Coluche et Michel Serrault, qui remporte un gros succès public puis, de nouveau, une charge contre le monde politique avec Liberté, Égalité, Choucroute.
Pour ce fils d'ouvrier, fin lettré (il est également conseiller international en achat d'œuvres d'art), l'art n'est qu'un attrape-gogos.
Il lance sur RTL : « quand j'entends le mot culture, j'ouvre mon transistor » (parodie de l’aphorisme célèbre de Hanns Johst, homme de théâtre allemand « Quand j'entends parler de culture, je sors mon revolver »).
Jean Yanne oscille entre deux faces d'un même personnage :
l'une, se plaisant à jouer ce que Cabu a nommé un « beauf », avec Que la bête meure;
l'autre, nettement plus positive, d'homme gardant les pieds sur terre quand tout le monde semble fou autour de lui (Qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de vous), et ne se faisant guère d'illusion sur la condition humaine qu'il considère avec un détachement amusé.
En 1979, il s'expatrie à Los Angeles pour raisons financières, mais revient régulièrement en France, pour se ressourcer dans sa propriété de Morsains, petit village d'une centaine d'habitants en Champagne, entre Montmirail et Esternay, ou pour apparaître dans des émissions de radio, comme sa chronique matinale sur RTL et aussi pour tourner au cinéma et à la télévision.
La plupart de ses derniers rôles ressemblent à ceux de ses débuts, mettant en scène des personnages râleurs et individualistes, mais au grand cœur.
Il est l'un des sociétaires des Grosses Têtes, l'émission de Philippe Bouvard, aux côtés de ses amis Jacques Martin et Olivier de Kersauson, se livrant à d'hilarants numéros d'improvisation.
Il rejoint l'émission de Laurent Ruquier On va s'gêner sur Europe 1 en 2000.
Côté audiovisuel, il est également le créateur, avec Jacques Antoine, de Je compte sur toi !, jeu diffusé sur La Cinq.
Présenté par Olivier Lejeune, le programme a créé une polémique, à l'époque de sa diffusion car, lors de l'épreuve finale, les candidats doivent compter des centaines de véritables billets de banque pendant qu'ils sont déstabilisés par de nombreux éléments perturbateurs.
Si le compte des billets est bon, la somme est gagnée.
Cet étalage d'argent en choque beaucoup, qui considèrent cela comme vulgaire et choquant. Pourtant, cette émission ne fait que parodier les codes existants des jeux télés.
De 1987 à 1990, il est invité à plusieurs reprises de l'émission culinaire Quand c'est bon ?… Il n'y a pas meilleur ! diffusée sur France 3 et animée par François Roboth.
En 1990, il rencontre Christiane Fugger von Babenhausen, fille d'un aristocrate allemand et d'une brahmane indienne.
En 1991, ils ont un fils, Jean-Christophe.
Christiane meurt en 2009.
Jean Yanne meurt le 23 mai 2003 d'une crise cardiaque dans sa propriété de Morsains.
Il est inhumé au cimetière communal des Lilas.
Ses obsèques furent célébrées en l'église Notre-Dame-du-Rosaire des Lilas, où il fut baptisé étant enfant.
Outre ses nmbreuses activités, Jean Yanne est aussi l'auteur du célèbre slogan « il est interdit d'interdire », qu'il prononça par dérision, lors d'une de ses émissions radiophoniques du dimanche au printemps 1968, et qu'il fut tout surpris d'entendre repris ensuite au premier degré.
Longtemps considéré comme un simple amuseur il prend, avec le temps, la dimension d'un critique des travers et des aspects ridicules de son époque.
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César Dumont d Urville
23 mai 1790 à Condé-sur-Noireau - 8 mai 1842 à Meudon
L'amiral César Dumont d'Urville a eu le privilège d'amener en France la Vénus de Milo et de découvrir la terre Adélie, au pôle Sud. Il a péri dans le premier accident grave de chemin de fer, entre Paris et Versailles.