
FAE
"Barbara Cartland, de son nom complet Mary Barbara Hamilton Cartland, née le 9 juillet 1901 à Edgbaston (ancienne ville faisant maintenant partie de Birmingham), morte le 21 mai 2000 à Hatfield dans le Hertfordshire, est une écrivaine britannique spécialisée dans les romans d'amour se déroulant durant l'époque victorienne.
Elle est une des auteurs les plus prolifiques du XXe siècle et a écrit 723 romans traduits dans 38 langues, faisant d'elle le cinquième auteur le plus traduit dans le monde. Ses ventes de livres sont estimées à plus de 750 millions d'exemplaires, certaines sources avançant même le chiffre de deux milliards. "
Capusa06
Le 9 juillet 2011 est officiellement né le Sud-Soudan, 193e État des Nations Unies et 50e État africain.
Ce nouvel État est issu d'une scission d'avec le Soudan, au terme de deux longues guerres civiles qui ont fait plusieurs millions de morts depuis l'indépendance du Soudan anglo-égyptien, le 1er janvier 1956. Il va lui-même très vite basculé dans une atroce guerre civile en dépit de sa forte homogénéité ethnique...
Le temps de l'oubli
Le Nord de la Nubie (l'actuel Soudan) appartient par sa culture, sa langue, son Histoire et sa religion au monde arabo-musulman, à l'exception de la province occidentale, le Darfour, qui est peuplée de Noirs islamisés.
Le Sud (l'actuel Sud-Soudan) appartient quant à lui au monde noir. Il comporte une forte majorité de chrétiens et une minorité animiste. Il a constitué jusqu'au XXe siècle un réservoir d'esclaves pour les gens du Nord, selon une tradition qui remonte aux premiers temps de la pénétration arabe et musulmane.
La traite arabe a débuté en 652, vingt ans après la mort de Mahomet, lorsque le général arabe Abdallah ben Sayd a imposé aux chrétiens de Nubie la livraison de 360 esclaves par an. La convention s'est traduite par un traité (bakht) en bonne et due forme entre l'émir et le roi de Nubie Khalidurat.
Saignée par les guerres locales et les trafiquants arabes d'esclaves, la Nubie est tombée dans l'oubli après la conquête arabe, pour n'en sortir que mille ans plus tard, en 1820, lorsque Méhémet Ali, khédive (vice-roi) d'Égypte, envoya son fils Ismaïl en faire la reconquête. Elle devint alors une colonie égyptienne sous le nom de Soudan. Ce mot vient de l'expression arabe Bilad as-Sudan qui signifie « pays des Noirs ».
Après Samuel Baker, qui annexa les provinces équatoriales (l'actuel Sud-Soudan), il recruta Charles Gordon, général anglais qui s'était illustré en Chine dans la guerre des Taiping. Chrétien ardent, animé par des préceptes humanitaires, le héros se lança dans la chasse aux trafiquants d'esclaves, en particulier au Darfour. Ses raids déstabilisèrent l'économie locale.
Mettant à profit le ressentiment des Soudanais, un chef religieux musulman, Mouhammad Ahmad se proclama Mahdi (le « Guide ») et souleva les tribus contre l'occupant égyptien. Dans le même temps, en 1882, les Anglais, qui commencaient à s'intéresser à la région du Nil, placèrent l'Égypte sous leur protection. Du coup, ils furent conduits à prendre en charge la question soudanaise.
Le Premier ministre britannique William Gladstone envoie une colonne anglo-égyptienne contre le Mahdi. Mais les rebelles lui infligent une humiliante défaite le 5 novembre 1883. Gladstone décide alors de lâcher le Soudan et demande à Charles Gordon, bon connaisseur du pays, d'assurer l'évacuation des Égyptiens et des Britanniques retranchés à Khartoum, un camp égyptien devenu capitale de la colonie.
Arrivé sur place, Charles Gordon, dit Gordon Pacha, surseoit à l'évacuation et se retrouve assiégé à Khartoum. Il est lui-même massacré le 26 janvier 1885, à 52 ans. Il s'écoulera près de quinze ans avant que les Britanniques ne prennent leur revanche en écrasant les armées mahdistes sur le Nil, à Omdourman, le 2 septembre 1898.
Quelques semaines plus tard, à Fachoda, sur le Nil blanc, le vainqueur, le général Horatio Kitchener, fait comprendre à un modeste chef de bataillon français, le capitaine Jean-Baptiste Marchand, que l'ensemble du Soudan est désormais chasse gardée des Britanniques.
Une convention conclue le 19 janvier 1899 fait du pays un condominium anglo-égyptien. Il ne s'agit que d'une façade. Il passe de fait sous administration anglaise. Mais un demi-siècle plus tard, quand Londres songe enfin à rendre à l'Égypte une complète indépendance, le roi Farouk Ier abolit la convention et se proclame roi du Soudan. C'est une première étape vers l'annexion.
Les élites soudanaises, essentiellement un groupe d'officiers, ne l'entendent pas ainsi. Après le renversement de la monarchie égyptienne, ils obtiennent le droit à l'autodétermination et l'indépendance est proclamée le 1er janvier 1956.
Les guerres du mépris
Immédiatement après l'indépendance se font jour au Soudan des tensions politiques entre les mahdistes du parti religieux Oumma et les progressistes (nationalistes arabes ou socialistes) ; plus gravement aussi des tensions ethniques et religieuses, principalement entre « Blancs » et « Noirs » et entre musulmans et chrétiens ou animistes.
Modelés par une tradition millénaire, les musulmans de Khartoum persistent à considérer les Noirs du Sud comme des esclaves et des êtres inférieurs. Ils tentent de les arabiser et islamiser par la contrainte.
Opprimés, les habitants des provinces équatoriales se soulèvent sous la conduite de quelques officiers. Cette première guerre civile va durer une quinzaine d'années, jusqu'au coup d'État de 1969 qui porte au pouvoir le général Gaafar Nimeiry. Celui-ci accorde trois ans plus tard une forme d'autonomie aux provinces du Sud.
Mais la paix est mise à mal une décennie plus tard par la montée en puissance des islamistes (ou mahdistes), dans le droit-fil de la révolution iranienne. En 1983, pour sauver son pouvoir, Nimeiry suspend l'autonomie du Sud et surtout élargit la charia (loi islamique) à tout le pays. Il s'ensuit une deuxième guerre civile, sous la conduite d'un vétéran de la première, le général sudiste John Garang.
Nimeiry est renversé par un autre général en 1985 mais la guerre qu'il a déclenchée va perdurer pendant plus de vingt ans, jusqu'à un accord de cessez-le-feu en 2005. Ignorée des médias internationaux mais infiniment cruelle, elle a mis le Sud à feu et à sang, faisant au bas mot deux millions de morts et plusieurs millions de réfugiés. Elle a entraîné également une résurgence de l'esclavage dans le Nord.
À peine le cessez-le-feu est-il acquis au Sud que le général Omar el-Béchir, nouveau maître du Soudan, déclenche un nouveau conflit au Darfour, contre des populations négro-musulmanes cette fois. Le méfait lui vaut d'être inculpé par la Cour pénale internationale de La Haye (CPI) de crimes contre l’humanité et crimes de guerre le 4 mars 2009. Cette condamnation est une première diplomatique. Bien que non appliquée, elle le rend plus conciliant avec les exigences des chancelleries.
De guerre lasse, el-Béchir concède un référendum d'autodétermination aux populations du Sud, lequel aboutit à l'indépendance du 9 juillet 2011. Une indépendance de tous les dangers pour ce nouvel État africain, enclavé entre des États hostiles, démuni de tout, très pauvre et dont la majorité de la population dépend pour sa survie des organisations humanitaires .
Nation mort-née
Impréparé à l'indépendance, misérable et sans infrastructures, sans élites instruites, soumis à la convoitise des compagnies pétrolières et plus que tout tenaillé par les haines recuites de la guerre antérieure, le nouvel État sombre au bout de quelques mois seulement dans l'une des plus cruelles guerres ethniques qu'ait connues l'Afrique noire des indépendances.
Les terribles massacres qui ensanglantent depuis lors le Sud-Soudan dans l'indifférence de la communauté internationale sont la conséquence de la guerre que se livrent les Dinka et les Nuer, les deux principales ethnies du pays. Les premiers, majoritaires, sont représentés au gouvernement par le président Salva Kiir. Les seconds le sont par le vice-président Riek Machar.
Le conflit entre les deux ethnies et leur chef puise son origine dans la guerre d'indépendance contre le pouvoir arabo-musulman de Khartoum. Cette guerre a été menée essentiellement par les Dinka. Quant aux Nuer, ils ont changé constamment de camp, rejoignant tantôt les Dinka, tantôt épaulant les forces de Khartoum.
Au Sud-Soudan, comme dans le reste de l'Afrique noire, les clivages ethniques l'emportent sur les clivages idéologiques. C'est ainsi que les Nuer ne se résignent pas à laisser le pouvoir à leurs ennemis. Leurs revendications sont attisées par le gouvernement de Khartoum qui conserve de cette façon son influence dans cette région riche en pétrole et dont il a été privé. Dix ans après l'indépendance, rien ne laisse entrevoir un apaisement.
Misterprof-
8 juillet 1976 :Naissance de la navigatrice Ellen MacArthur, navigatrice et entrepreneuse sociale britannique.
En septembre 1997, Ellen MacArthur participe à la Mini-Transat au départ de Brest.
Elle est alors la seule femme et la plus jeune concurrente engagée pour cette traversée de l'Atlantique.
En 1998, elle est désignée « Marin de l'année » par la Royal Yachting Association, après son premier grand voyage en solitaire, sur Iduna (British Telecom).
Elle devient populaire en terminant deuxième du Vendée Globe 2000-2001 sur Kingfisher, puis obtient le prix Monique Berlioux, décerné par l'Académie des sports, en 2000.
Elle parle le français couramment.
Sur ses bateaux, on pouvait lire la phrase : « À donf », qui est resté son expression favorite.
Le 23 novembre 2002, elle remporte la route du Rhum en monocoque sur Kingfisher.
En 2003,elle fonde l'association Ellen MacArthur Cancer Trust, dans le but de faire naviguer des enfants malades.
Sur un multicoque de 75 pieds, le trimaran B&Q/Castorama, elle bat dans la nuit du 7 au 8 février 2005 le record du tour du monde à la voile en solitaire (détenu jusque-là par Francis Joyon), en 71 jours 14 heures 18 minutes et 33 secondes, soit une moyenne de 16,2 nœuds sur 27 354 milles (50 660 km).
Le 27 avri de la même année, un titre de chevalerie lui est attribué par la reine Élisabeth II : elle devient dame commandeur de l'ordre de l'Empire britannique.
Après sa visite de la station baleinière de Géorgie du Sud, en 2006 elle accentue, de par sa notoriété, son effort en faveur de la promotion du développement durable.
Le 5 novembre 2007 elle entre au Hall of Fame de l'ISAF à Estoril avec Paul Elvström, Barbara Kendall, Sir Robin Knox-Johnston, Olin Stephens et Eric Tabarly.
Le 27 mars 2008, au deuxième jour de sa visite d'État au Royaume-Uni, le président français Nicolas Sarkozy lui remet les insignes de chevalier de la Légion d’honneur, lors d'une cérémonie à l’ancien collège naval de Greenwich.
En 2010, elle crée la Fondation Ellen MacArthur, qui a pour objectif d’inciter le public et les entreprises à repenser, concevoir et construire un avenir durable en s'appuyant sur le concept d'économie circulaire.
Le 31 août de la même année, à l'âge de 34 ans, Ellen McArthur annonce qu'elle met fin à sa carrière sportive.
Son ancien trimaran a été racheté par Romain Pilliard et baptisé Use it again, du nom d’un fonds de donation qui promeut l'économie circulaire et la protection de l'océan.
En 2022, elle reçoit le prestigieux Prix Princesse des Asturies pour la coopération internationale pour l'ensemble de son œuvre en faveur de l'économie circulaire.
Capusa06
Rodolphe Archibald Reiss (serbe : Арчибалд Рајс/Arčibald Rajs), né le 8 juillet 1875 à Hechtsberg (Grand-Duché de Bade) et mort le 8 août 1929 à Belgrade (Royaume de Yougoslavie), est un professeur, criminologue, et criminaliste germano-suisse passionné de photographie.
Pionnier de la police scientifique et de la criminalistique moderne, il est notamment le fondateur de l'Institut de police scientifique de l'Université de Lausanne, première école universitaire de police scientifique au monde.
Biographie
Né le 8 juillet 1875 dans le Grand-duché de Bade, il est le huitième d'une famille de dix enfants. Il passe son adolescence à Karlsruhe puis, à la suite de dissensions familiales liées au choix de camp dans une Europe crispée, émigre à Lausanne où il commence ses études.
Il y étudie la chimie et obtient un doctorat ès sciences. En 1898, alors membre de la Société d'étudiants « Stella Valdensis», Rodolphe Archibald Reiss lance, avec Isaac Rouge, le Journal suisse des photographes. La même année, il devient assistant à l'Université de Lausanne.
En 1899, Rodolphe Archibald Reiss est mandaté par le gouvernement vaudois pour créer un laboratoire universitaire de photographie. Il est naturalisé suisse en 1901.
Au début du siècle, il a l'occasion d'effectuer un stage à Paris auprès du criminologue Alphonse Bertillon qui lui permet de découvrir toutes les possibilités de la photographie dans les enquêtes criminelles menées par les policiers. Une visite à la préfecture de police de Paris lui permettra également de s’instruire sur les différentes techniques photographiques, telles que la photographie signalétique et les bases du « portrait parlé », méthode utilisant une description analytique des traits du visage.
Alors qu'il est, de 1902 à 1907, le rédacteur en chef de la Revue suisse de photographie, il organise, en 1903, le congrès de l'Union internationale de photographie à Lausanne. En 1903, il est nommé professeur extraordinaire de photographie scientifique et judiciaire.
En 1909, il fonde l'Institut de police scientifique de l'Université de Lausanne, la première école de police scientifique du monde. Il apporte une contribution considérable à la criminalistique moderne, notamment en créant des protocoles d'analyse permettant la recherche d'indices.
À la veille de la Première Guerre mondiale, il fera l'objet d'attaques virulentes de la part d'une presse suisse alémanique antisémite.
En 1914, il se rend en Serbie à l'invitation du gouvernement serbe pour constater en tant que criminologue neutre les crimes commis par les envahisseurs austro-hongrois contre la population civile. Il est en même temps correspondant de la Gazette de Lausanne en Serbie.
Grâce à des centaines d'articles, il attire l'attention du public international sur les atrocités commises en masse par l'armée austro-hongroise pendant la Première Guerre mondiale. Son action a également eu un impact sur le recul des idées de propagande austro-hongroises.
À l'issue de la guerre, il est nommé chef du nouveau département de documentation sur les crimes de guerre, dépendant du ministère des Affaires étrangères serbe. À ce titre, il prendra part à la conférence de paix de Paris en tant que membre de la délégation yougoslave.
En 1919, Rodolphe Archibald Reiss démissionne de l'enseignement (lausannois) et s'installe, dès 1921, dans la villa « Dobro Polje », quartier de Topčider, en périphérie de Belgrade et sera voisin du vieux roi Pierre Ier de Serbie, avec qui il aura des entretiens politiques parfois houleux. Il publiera en 1928 un manifeste en langue française, « Écoutez, Serbes » (en serbe : « Čujte Srbi ») qui se veut, essentiellement, une prise de conscience.
Rodolphe Archibald Reiss reçoit de nombreuses distinctions honorifiques. Le 8 août 1929, il meurt d'apoplexie dans sa villa « Dobro Polje ». Le peintre vaudois Marcel Amiguet, qui était présent, raconte le drame. Reiss lègue sa fortune, ses médailles, une partie de ses décorations et des cadeaux, d'une valeur d'environ 100'000 francs suisses, ainsi que de sa villa « La Lumière », située au chemin de Fantaisie 3 à Pully d'une valeur estimée à 34'000 francs suisses, au canton de Vaud. C'est son élève et successeur, le professeur Marc-Alexis Bischoff qui en était le locataire depuis le départ de Rodolphe Archibald Reiss, qui rachètera la villa au canton de Vaud. Son cœur sera mis dans une urne déposée sur la montagne Kajmakčalan en Macédoine, selon ses dernières volontés. Il faut noter que les troupes bulgares détruiront ce monument, au titre de vengeance, durant la Deuxième Guerre mondiale.
Dans plusieurs villes de Serbie, en particulier en Voïvodine, des rues portent son nom, de même qu'un institut pour la promotion de l'histoire de la Serbie et de la Yougoslavie.
En novembre 2013, il est intronisé à titre posthume au Panthéon francophone de la criminalistique de l'Association Québécoise de Criminalistique.
Le président serbe Tomislav Nikolic lui a rendu hommage en mai 2014, à l'occasion du centenaire du début de ses activités en Serbie.
En 2018, l'université de Lausanne projette de numériser 15 000 plaques photographiques de Rodolphe Archibald Reiss.
FAE
"Michèle Mathy, dite Mimie Mathy, est une humoriste et actrice française, née le 8 juillet 1957 dans le 7e arrondissement de Lyon.
Elle est notamment connue pour avoir fait partie du trio comique Les Filles avec Michèle Bernier et Isabelle de Botton, dans les années 1980 et 1990, et pour son rôle de Joséphine Delamarre dans la série Joséphine, ange gardien, produite depuis 1997. Elle fait également partie de la troupe des Enfoirés, dont elle est la marraine depuis 2008.
Elle est atteinte d'achondroplasie, ce qui explique sa petite taille de 1,32 m. "
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7 juillet 1976 :
Naissance de l'actrice Bérénice Bejo.
Berenice Consuelo Bejo est une actrice franco-argentine.
Dès l'âge de trois ans, Bérénice Bejo quitte, avec ses parents, l'Argentine en pleine dictature militaire pour aller vivre en France.
Très tôt Miguel Bejo, son père, réalisateur argentin, la plonge dans la culture cinématographique et l'inscrit aux cours de l'école de théâtre Les Enfants Terribles.
Elle vit alors près de Rambouillet et y passe le baccalauréat C option facultative de théâtre au lycée Louis-Bascan.
Elle effectue ses premières apparitions à l'écran dans les courts métrages Pain perdu en 1993, Enceinte ou lesbienne pour L'amour est à réinventer en 1996, et interprète le personnage de Karine dans Les Sœurs Hamlet en 1998.
Au début des années 2000, elle est en couple avec l'acteur néo-zélandais Martin Henderson.
Cette même année 2000, elle poursuit sa carrière grâce à des petits rôles dans La Captive et Passionnément.
Elle obtient enfin un premier rôle grâce à Meilleur Espoir féminin, sous la direction de Gérard Jugnot.
Sa prestation d'apprentie comédienne lui vaut d'être nommée au César du meilleur espoir féminin.
En 2001, Bérénice Bejo décroche le rôle de Christiana dans la production hollywoodienne Chevalier de Brian Helgeland, incarnant la confidente de Shannyn Sossamon à l'écran.
En 2002, elle tourne en France aux côtés de Marie-France Pisier et Guillaume Depardieu dans Comme un avion.
En 2003, Bérénice Bejo est à l'affiche de Vingt-quatre Heures de la vie d'une femme de Laurent Bouhnik, où elle interprète Olivia, une jeune fille déroutant Michel Serrault par sa beauté et sa vitalité.
Tournant à deux reprises sous la direction de Steve Suissa, elle séduit tour à tour Stéphane Freiss et Titoff, respectivement dans Le Grand Rôle (2004), une comédie sur le monde des acteurs, et Cavalcade (2005), un drame abordant le thème du handicap.
En 2006, elle effectue un retour en force en s'illustrant aux côtés de l'agent OSS 117, alias Jean Dujardin, dans OSS 117 : Le Caire, nid d'espions réalisé par Michel Hazanavicius.
Il s'agit de la première collaboration du trio.
En 2007, elle fait une apparition dans le court métrage La Pomme d'Adam de Jérôme Genevray, avant d'incarner de petits rôles dans La Maison de Manuel Poirier et 13 m² de Barthélemy Grossmann.
En 2008, elle apparaît dans la distribution de deux comédies romantiques : Modern Love de Stéphane Kazandjian et Bouquet final de Michel Delgado.
La même année, elle met au monde son premier enfant, fruit de sa relation avec le réalisateur Michel Hazanavicius, avec qui elle aura un deuxième enfant en septembre 2011.
En 2009, elle participe au documentaire de Serge Bromberg, L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot.
Le documentaire reconstruit le film L'Enfer tourné en 1964 par Clouzot et resté inachevé, en alternant images réelles et scènes de lecture entre Jacques Gamblin et Bérénice Bejo.
En 2011, elle joue dans La Traque d'Antoine Blossier aux côtés de Grégoire Colin.
Elle retrouve Jean Dujardin dans le film muet et en noir et blanc The Artist, réalisé par son compagnon, Michel Hazanavicius, qui ressuscite, entre pastiche et célébration, l'âge d'or du cinéma classique hollywoodien.
Elle y interprète le rôle de Peppy Miller, jeune étoile du cinéma parlant, amoureuse de la star déchue du muet George Valentin.
Le film connaît un grand succès critique et public (près de trois millions d'entrées) et est sélectionné au Festival de Cannes 2011.
Il connaît également une brillante carrière à l'étranger et notamment aux États-Unis.
Nommé en janvier 2012 dans six catégories des Golden Globes, le long métrage gagne trois récompenses : meilleure comédie, meilleur acteur dans une comédie et meilleure musique originale (Ludovic Bource).
Cité peu après douze fois aux BAFTA du cinéma britannique, The Artist obtient sept trophées dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur.
En novembre 2011, elle rejoint la distribution du film Populaire de Régis Roinsard, aux côtés de Romain Duris et Déborah François.
Après ses nominations successives, comme meilleur rôle secondaire, aux Golden Globes et aux SAG Awards puis comme meilleure actrice aux BAFTA, elle apprend, le 24 janvier 2012, qu'elle est également nommée aux Oscars en tant que meilleure actrice dans un second rôle pour The Artist.
Un mois après, elle reçoit le César de la meilleure actrice pour The Artist.
Au total, le film obtient six récompenses lors de la 37e cérémonie dont celles du meilleur film et du meilleur réalisateur.
The Artist est ensuite couronné par cinq Oscars à Hollywood, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur.
Cette série de récompenses se poursuit, avec l'obtention du Prix Romy-Schneider en juin 2012.
Elle participe, aux côtés d'Emir Kusturica, à l'adaptation du roman Au bonheur des ogres de Daniel Pennac, et est également la voix parlée française de la princesse Mérida, héroïne du film d'animation des studios Pixar : Rebelle.
En 2013, elle reçoit le Prix d’interprétation féminine au 66e Festival de Cannes pour son rôle de mère d'une famille recomposée en perte de repères dans Le Passé du cinéaste iranien Asghar Farhadi.
Elle préside le jury lors du Festival du film britannique de Dinard en 2021.
En 2013, l'actrice a soutenu le mouvement contre le projet sur les retraites par un texte s'adressant au chef de l’État pour demander le retrait immédiat du projet, considéré «injuste, inefficace, touchant plus durement les plus précaires et les femmes », en plus d'être rejeté « par l'immense majorité de la population, et même minoritaire à l'Assemblée nationale ».
Capusa06
7-13 juillet 1995
Massacre de Srebrenica
Le point culminant de l'horreur dans la guerre de Bosnie est atteint à Srebrenica, une ville de 20 000 habitants majoritairement musulmane, enclavée dans une région orthodoxe, à l'est de la Bosnie-Herzégovine.
La prise de la ville par les Serbes débouche entre les 7 et 13 juillet 1995 sur le massacre de plusieurs milliers d'hommes et d'adolescents.
Prise de la ville par Mladic
Dès le début de la guerre de Bosnie, Srebrenica a fait l'objet de nombreuses attaques de part et d'autre.
Pour assurer la sécurité des civils, l'ONU a déployé 400 à 600 Casques bleus français et néerlandais autour de la ville, sous le commandement du général français Philippe Morillon. En mars 1993, celui-ci n'hésite pas à monter sur un char et haranguer les habitants en vue de les rassurer : « Nous ne vous abandonnerons pas ! ».
Mais le général français, malgré ou à cause de cela, est extradé le 12 juillet 1993 et remplacé par le général belge Francis Briquemont.
La pression serbe sur la ville s'accroît à la mi-1995, cela en dépit des frappes aériennes de l'OTAN.
Le général Bernard Janvier, qui commande les forces de l'ONU dans l'ex-Yougoslavie (FORPRONU), considère que la ville est indéfendable et émet publiquement le voeu que ses hommes soient évacués.
Les Serbes qui assiègent Srebrenica le prennent au mot. Ils prennent en otages les Casque bleus et menacent de les exposer aux bombes de l'OTAN. Les représentants de l'ONU négocient leur libération en contrepartie de l'arrêt des frappes aériennes.
Là-dessus, le 7 juillet 1995, les Serbes prennent d'assaut la ville avec à leur tête Ratko Mladic.
Cet ancien officier yougoslave commande depuis 1993 l'armée serbe de Bosnie. Charismatique et brutal, il a déjà dirigé le siège de Sarajevo en pratiquant délibérément la terreur. Sa propre fille, Anna, une étudiante en médecine, ne l'a pas supporté et s'est donnée la mort en 1994, à 23 ans (Ce suicide et de nombreux autres illustrent le caractère pathologique des principaux acteurs de la guerre de Bosnie).
Défaillance de l'ONU
À Srebrenica, les Casques bleus néerlandais, réduits au statut d'observateurs, réclament en vain la reprise des frappes aériennes.
Sous leurs yeux, les Serbes rassemblent la population de la ville et mettent de côté les hommes de plus de 15 ans.
Les femmes et les enfants sont évacués en autocars ou à pied vers les zones à majorité musulmane.
Les hommes et les adolescents sont quant à eux entraînés vers les forêts environnantes sous prétexte d'évacuation.
Pendant les jours suivants, les Serbes vont les massacrer à l'arme lourde, au bord de fosses communes, au vu et au su de l'OTAN, qui multiplie les vols d'observation au-dessus de la région. On recensera plus tard près de 8 000 victimes.
Le 13 juillet 1995, les Casques bleus néerlandais sont à leur tour évacués. Pendant plusieurs jours, sur ordre, ils tairont les horreurs auxquelles ils ont assisté et la vérité des massacres.
FAE
"Antoine, second de seize enfants et frère de Bernard et de Joseph, naît le 6 ou 8 juillet 1686 à Lyon. Il est le fils de Laurent de Jussieu, docteur en médecine et maître apothicaire à Lyon, et de Lucie Cousin (qui compose un herbier alors qu'elle est enceinte d'Antoine). Il fait ses premières études au collège des Jésuites de Lyon, où il étudie la théologie et la philosophie et se fait tonsurer à l'âge de 14 ans. Affligé dans son enfance de quelques faiblesses physiques mais tôt passionné par les plantes, il est guéri de ses infirmités par ses longues marches dans la nature à la recherche de spécimens botaniques. Il étend rapidement ses recherches sur les régions voisines du lyonnais, dont la Bresse, le Bugey, le Valromey, le Forez, le Beaujolais et une partie du Dauphiné. Sa collection de plantes devient si vaste déjà, que cherchant un moyen de la classer il s'attache à Goiffon, médecin agrégé au collège de Lyon ; Goiffon profite des courses champêtres de son élève pour se fournir en plantes. Lors de ses courses, Antoine recueille aussi d'autres objets, dont des fossiles.
Il décide d'entreprendre des études à la faculté de médecine de Montpellier, qu'il rejoint à pied pour herboriser en chemin. À Montpellier, il a pour professeurs Pierre Chirac et François Chicoyneau, tous deux successivement premiers médecins du roi, et le botaniste Pierre Magnol. Pendant ses études, il visite très souvent les hôpitaux pour se familiariser avec les différents aspects des maladies ; et il loge chez un médecin qu'il accompagne dans ses visites - souvent à la campagne, et il en profite pour herboriser aussi.
Sa thèse, qui porte sur la nature et le traitement des plaies, est dédiée à Goiffon - et non à son directeur Chirac, mais avec la permission de ce dernier5. Il reçoit le bonnet de docteur le 15 décembre 1707. Pour être admis au collège des médecins de Montpellier, il faut avoir exercé dans une ville proche. Il choisit Trévoux, dans la Dombes (Ain). Mais il n'y reste que peu de temps : il veut rejoindre Tournefort, qui a fait paraître en 1694 son ouvrage majeur : Éléments de botanique ou méthode pour connaître les plantes, présentant une méthode de classification nouvelle destinée à un très grand succès.
Antoine part pour Paris en 1708 dans le but de suivre les cours de ce grand botaniste. Mais lorsqu'il arrive à Paris, Tournefort vient d'avoir un accident (le 16 avril), dont il meurt peu après. Désarçonné dans son projet, Antoine part herboriser en Normandie et en Bretagne, principalement sur les côtes maritimes."
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6 juillet 1962 :
Décès de l'écrivain William Faulkner.
William Cuthbert Falkner, né le 25 septembre 1897 à New Albany (Mississippi), est un romancier et nouvelliste américain.
Fils de Murry Cuthbert Falkner et Maud Butler, il est issu d'une famille d'hommes d'affaires et d'hommes de loi, d'anciens riches déchus et désargentés.
Son arrière-grand-père, William Clark Falkner (1825-1889), soldat, avocat, homme politique et homme d'affaires, était déjà écrivain.
Il est profondément influencé par la vie des États du sud américain, et notamment le Mississipi, qui marque son sens du tragique en raison de la ségrégation raciale régnant à l'époque entre les blancs et les noirs.
Il prend le nom de Faulkner pour, dit-il, « se singulariser », principalement vis-à-vis de son père qu'il n'aimait guère ; ce fut aussi pour lui une façon de s'affirmer en tant qu' écrivain.
Il s'engage dans l'aviation canadienne durant la Première Guerre mondiale, mais l'armistice de 1918 est signé avant qu'il n'ait pu faire son premier vol, ce qui ne l'empêche pas à son retour d'affecter un boitillement dû à une blessure qu'il aurait reçue au combat.
Expliquant entre autres qu'il avait une plaque de fer à la suite de ses batailles, il continuera longtemps à mentir à ses proches sur ses exploits.
Affabulateur, alcoolique, Faulkner est vendeur en librairie, puis postier, mais passe l'essentiel de son temps à écrire et lire.
Parmi ses auteurs favoris, on trouve Herman Melville et Honoré de Balzac.
Le 20 juin 1929, il épouse Estelle Oldham Franklin (1897-1972), qu'il connaît depuis 1907.
Le couple donne naissance à une fille, Jill, mais le mariage avec Estelle est un désastre : les époux sont alcooliques.
Estelle fait une cure de désintoxication par la suite.
Dans les années 1940 et 1950, William Faulkner multiplie les liaisons avec de jeunes femmes.
Si dans sa jeunesse il n'écrit que des poèmes, c'est par ses nouvelles et romans qu'il devient célèbre.
En 1925, il publie son premier roman : Monnaie de singe.
Faulkner visite ensuite l'Europe, s'arrête en Italie du Nord, et à Paris, où il entreprend l'écriture de Moustiques, son deuxième roman.
Il commence une tournée des champs de bataille français (Rouen, Amiens, Compiègne, Dieppe) et se rend à Londres, qu'il n'apprécie pas.
Il rentre à Oxford, où il rédige Étendards dans la poussière (1927) dont il est très fier.
C'est dans ce roman que ses personnages évoluent pour la première fois dans le comté de Yoknapatawpha, cadre de la plupart de ses romans futurs.
Alors qu'il n'arrive toujours pas à vivre de sa plume, il continue d'alterner petits travaux et écriture, publiant quatre de ses romans majeurs (le Bruit et la Fureur, Tandis que j'agonise, Sanctuaire, Lumière d'août) en seulement quatre ans (1929-1932).
Sanctuaire (« l'intrusion de la tragédie grecque dans le roman policier » selon la formule célèbre de Malraux) fait scandale, mais apporte à l'auteur argent et notoriété.
Son premier recueil Treize Histoires (1931) réunit ses nouvelles les plus connues, parmi lesquelles Une rose pour Emily.
C'est également l'époque où il rencontre l'écrivain de romans noirs Dashiell Hammett, grand buveur comme lui : les deux hommes deviennent amis.
Vers 1932-1937, Faulkner commence une longue série d'allers-retours entre Oxford et Hollywood où il devient scénariste.
Le cinéma ne l'intéresse pas particulièrement, mais lui procure des ressources qui le font persévérer ; il se lie par ailleurs d'amitié avec Howard Hawks : les deux hommes ont en commun un goût prononcé pour l'alcool, l'aviation et la chasse.
Lors de son premier séjour à Hollywood, Faulkner travaille successivement pour la MGM, puis pour la 20th Century Fox.
À cette époque, il a une liaison avec la secrétaire d'Howard Hawks, Meta Carpenter qui sera le grand amour de sa vie.
Son travail de scénariste ne l'empêche pas de publier romans et nouvelles et non des moindres puisque l'année 1936 voit notamment la publication d'Absalon, Absalon ! et l'année 1940 celle du roman Le Hameau premier tome de ce qui deviendra, avec La Ville (1954) et Le Domaine (1959) : la trilogie des Snopes.
Lorsque les États-Unis entrent dans la Seconde Guerre mondiale, Faulkner s'engage dans la défense passive.
Toujours pour l'argent, il retourne alors à Hollywood écrivant entre autres pour Howard Hawks le scénario du film Le Grand Sommeil, tiré du livre de Raymond Chandler, ainsi que celui du film Le Port de l'angoisse, tiré du livre d'Ernest Hemingway En avoir ou pas.
Le Port de l'angoisse est la première rencontre à l'écran du couple Humphrey Bogart-Lauren Bacall, et contient des répliques restées célèbres.
Il collabore au film de Jean Renoir L'Homme du sud et écrit un scénario fleuve pour un film retraçant la carrière du Général de Gaulle, qui ne se fera jamais.
En 1946, de retour à Oxford, il rencontre une de ses jeunes admiratrices, Joan Williams qu'il prend sous son aile.
En 1948 paraît L'Intrus, roman dans lequel un fermier noir est accusé à tort d'avoir tué un Blanc.
Il reçoit, en 1950, le prix Nobel de littérature de l'année 1949.
Passant par Paris à son retour de Stockholm, il donne une interview au journal Le Monde où il a cette formule quand il est interrogé sur le « problème noir dans le sud de l'Amérique » : « Dans trois cents ans, ils seront à notre niveau, et la guerre des races sera terminée, pas avant11. »
Par la suite, Faulkner voyage, acceptant une mission du Secrétariat d'État au Japon et en Italie.
En 1953, il retrouve Howard Hawks pour travailler au scénario de ce qui deviendra La Terre des pharaons.
Il devient « écrivain-résident » à l'Université de Virginie, de 1957 à 1958.
Il y passe l'essentiel de son temps, se consacrant à ses passions pour l'équitation (qui lui vaut de nombreuses chutes) et l'écriture, ne sortant que peu.
Son alcoolisme est source de nombreuses hospitalisations.
Faulkner meurt dans la nuit du 5 au 6 juillet 1962, après une dernière chute de cheval survenue quelques jours plus tôt.