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18 mai 1936 :
Naissance de Popeck, humoriste et acteur français.
Judka Herpstu est le benjamin d'une famille juive ashkénaze.
Son père, Jancu Herpstu (1878-1961), arrivé en France en 1912, est un ancien combattant de la Première Guerre mondiale venu de Poméranie qui a épousé en secondes noces sa mère Esther Zgierska, venue de Pologne et plus jeune que lui de vingt-deux ans.
Il a trois demi-sœurs, deux plus âgées que lui de 34 ans (Lyli) et 29 ans (Berthe), nées en Angleterre, issues du premier mariage de son père et une, âgée de 10 ans de plus que lui, issue d'une première union de sa mère.
Ils vivent pauvrement dans une chambre de bonne au 36 rue de Rochechouart.
Il apparaît à trois ans dans le film La Charrette fantôme de Julien Duvivier (1939).
Grandissant en France dans une famille où l’on parle le yiddish, il le comprend peu ou prou mais ne le parle pas et il a honte de l’accent de son père.
La Seconde Guerre mondiale s’abat sur la France et l’enfant est confié pendant l'exode aux bons soins de l'Oeuvre de secours aux enfants qui le place au Château de Chaumont (Creuse) jusqu’au début de l'année 1942, où son père vient le récupérer.
L’enfant, qui doit porter l'étoile jaune, est de nouveau placé par l’OSE en novembre 1942 auprès d'agriculteurs, à Viarmes, jusqu’à la Libération et en mai 1945, après qu’il a été renvoyé de l'école de la rue Louis-Blanc pour avoir frappé un élève qui l'avait traité de "sale Blum".
Entre les visites occasionnelles de son père et la mort en déportation d’une mère dont il n'a pas gardé un souvenir bien précis (il a sept ans lorsqu’elle est raflée sans comprendre ce qu’on peut bien lui reprocher ; déportée à Drancy par le convoi n° 3, elle est assassinée à Auschwitz), c’est l’OSE qui lui sert de foyer principal.
C’est là qu’il se construit ses premiers souvenirs et qu’il s’amuse clandestinement à mélanger les accents des parents absents ou disparus.
En septembre 1945, il est placé en pension au Mesnil-le-Roi, puis dans un foyer pour adolescents au Vésinet et apprend l'ébénisterie à Saint-Germain-en-Laye.
Il travaille ensuite faubourg Saint-Antoine dans un atelier d’ébénisterie.
Après la fermeture de l'atelier où il travaillait, il devient clerc d'huissier pendant un mois. Il entre ensuite dans un foyer de jeunes travailleurs à La Varenne Saint-Hilaire.
À 19 ans, il fait ce qu’il qualifie de bêtise avec Marina, une Bretonne de deux ans sa cadette qui se retrouve enceinte de son fait.
La directrice du foyer l’astreint à ses responsabilités, et les noces se tiennent à Saint-Maur-des-Fossés, trois mois avant la naissance de son premier fils, Ludovic-David.
Le jeune couple vit dans un petit appartement dans le Marais mais se dispute continuellement.
Il déclarera le 28 janvier 2021 avoir été en réalité violé et battu par sa femme, affirmant que les policiers qui ont reçu sa plainte se sont moqués de lui1 ; quoi qu’il en soit, il divorce et se remarie avec Anne, étudiante.
De 1956 à 1962, Judka Herpstu réside au 169 de la rue Saint-Martin ; il vit de petits métiers dont celui de vendeur de caleçons molletonnés sur les marchés, clerc d'huissier, manutentionnaire, gardien de nuit, chauffeur de poids lourds pour la S.N.C.F., livreur, employé des pompes funèbres chargé de livrer fleurs et couronnes.
Incorporé en février 1957 au 1er régiment du train où se trouve également Jean Yanne, il est dispensé d'aller faire la guerre en Algérie, car sa mère est morte en déportation.
Ambitionnant de faire la comédie depuis que la directrice de La Varenne lui avait demandé de jouer le rôle du capitaine dans Maître après Dieu à l'occasion d'une fête au foyer, il s’inscrit au cours Simon et remporte le prix Marcel Achard.
Sur les conseils de René Simon, il prend un pseudonyme et décide de garder ses initiales et de se faire appeler "Jean Herbert".
Il se destine alors à une carrière dramatique mais n’obtient que des petits rôles au théâtre, à la télévision dans Chéri-Bibi de Jean Pignol et au cinéma, notamment dans Les Compagnons de Baal de Pierre Prévert par l’entremise de son ami Charles Denner.
Le personnage de Popeck est créé en 1968, alors que Judka Herpstu joue un rôle de valet russe dans l’Idiot de Dostoïevski aux côtés de son ami le comédien Marie-Pierre de Gérando.
À l'entracte, revêtu de son costume de scène trois-pièces, il divertit l’assistance en imitant l'un de ses anciens patrons et son père, mort sept ans avant.
Poursuivant sa carrière, il rode ses sketchs dans de petits cabarets et, tandis que « Jean Herbert » n'est connu que d'un petit nombre d'intermittents du spectacle, « Popeck » se fait un nom au café-théâtre, notamment au Café d'Edgar de Montparnasse.
Il décroche cinq ans plus tard le rôle de Moïshe Schmoll dans Les Aventures de Rabbi Jacob dirigé par Gérard Oury. Bien que mineur, ce rôle le fait connaître du grand public et Gérard Oury, ainsi que Louis de Funès, l'encouragent fortement à poursuivre dans cette veine humoristique mais il est averti par l’impresario de Brigitte Bardot qu’il risque d’être cantonné dans un genre qui ne rend pas justice à ses talents de comédien, il ne saisit pas la perche et choisit de faire figurer "Jean Herbert" au générique, un choix qu’il dira ensuite regretter22.
"Jean Herbert" disparaît en effet progressivement pour laisser la place au personnage du Juif ashkénaze, à la télévision comme à la scène. L'Olympia en 1990, le festival Juste pour rire de Montréal et le Palais des congrès, où il fait salle comble en 1992, lui ouvrent leurs portes. Pierre Chesnot lui écrit une pièce sur mesure, Drôles d'oiseaux, dans laquelle il triomphe également. Son talent d’humoriste mais aussi de comédien, désormais reconnu, il se voit offrir de plus grands rôles dont Harpagon dans l'Avare ou Toussaint dans Bas les cœurs. Cependant, dans ces rôles et d’autres, qu’ils soient comiques (comme dans l’Amour Foot de Robert Lamoureux) ou dramatiques (il a incarné le fou du ghetto de Varsovie en 2002, dans Le Pianiste de Roman Polanski28), qu’ils soient liés ou non au monde juif (comme Léonide, le divorcé acariâtre de Sylvia et propriétaire de la Rêverie ou Ernest, le patriarche de Simon Konianski), c’est le nom de Popeck (ou Popek) qui figure à l’affiche ou au générique.
Le comique, devenu le doyen de l'humour français, poursuit ses tournées et pense faire ses adieux au public en 2011, à l’âge de 75 ans. Sa tournée, intitulée C'est la dernière fois !, l’emmène à travers la France, la Belgique et la Suisse mais aussi, pour la première fois de sa carrière, en Israël29. En raison de son succès, le spectacle est prolongé et des représentations sont encore données en 2014, Popeck déclarant sur son site officiel : « J'ai l'impression de rajeunir, quand je suis sur scène »30. Fin 2017, il présente encore un nouveau spectacle, Même pas mort, dans la salle de L'Archipel à Paris31.
Capusa06
Sejong
7 mai 1397(Corée) - 18 mai 1450(Corée)
Quatrième roi de la dynastie Yi, Sejong le Grand monte sur le trône en 1418. On lui attribue l'invention de l'alphabet coréen, le hangeul.
Le roi est un humaniste néo-confucéen, auteur de nombreux poèmes. C'est aussi un organisateur et un chef énergique. Il établit la frontière de son royaume sur le fleuve Yalu (ou Yalou) qui marque encore la limite entre la Chine et la Corée.
FAE
"Conformément à son engagement en faveur de la lutte contre les violations des droits de l’Homme fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, la France a reconnu officiellement cette journée le 17 mai 2008.
La journée du 17 mai est l’occasion de rappeler que la France reste pleinement mobilisée dans la lutte contre la stigmatisation et les violations graves des droits Humain dont sont victimes les personnes lesbiennes, gay, bisexuelles, transgenres (LGBT) partout dans le monde.
Depuis 2005, le 17 mai marque la célébration de la journée internationale contre les lgbt-phobies
La Journée internationale contre les LGBTphobies
Cette journée a pour vocation d'être un évènement rassembleur, de lier toutes les personnes qui se sentent concernées par ces phénomènes ou ce combat, quelque soient leur orientation sexuelle ou leur identité de genre.
La journée est célébrée dans plus de 130 pays du monde ! Une victoire qu'il faut tempérer car près de 70 pays érigent toujours en délit les relations homosexuelles…"
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17 mai 1961 :
Naissance de la chanteuse Enya.
Eithne Patricia Ní Bhraonáin, dont le nom a été anglicisé en Enya Brennan, est une chanteuse, compositrice et musicienne irlandaise.
« Enya » est une approximation phonétique de la prononciation de « Eithne » en gaélique irlandais.
Eithne est née à Gaoth Dobhair, dans le Comté de Donegal, dans une famille gaélophone où la musique était omniprésente.
Ses grands-parents faisaient partie d'un groupe qui parcourait et présentait des spectacles à travers toute l'Irlande.
Son père était à la tête du Slieve Foy Band avant d'ouvrir un pub, et sa mère jouait dans un groupe de musique puis l'enseigna au Gweedore Comprehensive School.
Eithne a quatre frères et quatre sœurs, dont plusieurs ont formé le groupe An Clann As Dobhair en 1968, qu'ils renommèrent Clannad dans les années 1970.
En 1980, Eithne joignit Clannad, dont faisaient partie sa sœur aînée Máire, ses frères Pól et Ciarán, ainsi que ses oncles jumeaux Noel et Padraig.
Eithne joua du clavier et participa aux chœurs sur leurs albums Cran Ull (1980) et Fuaim (1982).
En 1982 (juste avant que Clannad ne devienne connu pour son Theme From Harry's Game), le producteur et gérant Nicky Ryan quitta Clannad et Eithne l'accompagna afin d'entamer une carrière solo.
Eithne, travaillant avec Nicky et sa femme Roma, enregistre deux morceaux instrumentaux en solo intitulés An Ghaoth On Ghrian (« Le vent solaire ») et Miss Clare Remembers, qui paraissent sur l'album Touch Travel en 1984.
Elle apparaît pour la première fois sous le nom « Enya » pour la composition de la musique du film The Frog Prince, également connu sous le titre de French Lesson.
Elle est approchée pour composer la musique d'un documentaire télévisé, The Celts, en 1986.
La musique qui en est résultée sort sur son premier album solo, Enya (1987), mais n'obtient que peu de succès à l'époque.
Un extrait du morceau Boadicea de cet album est utilisé par The Fugees en 1996 dans leur titre Ready or Not, causant une brève controverse puisque le groupe n'avait ni demandé la permission d'Enya, ni donné le crédit lui revenant initialement.
Ironiquement, le titre de Mario Winans, I Don't Wanna Know, qui inclut un extrait d'Enya et un rap de P. Diddy (et qui donne officiellement crédit aux trois artistes), devient le single d'Enya ayant obtenu le meilleur résultat aux États-Unis avec un no 2 au palmarès Billboard Hot 100 en 2004.
La carrière d'Enya fait une percée en décembre 1988 avec l'album Watermark, sur lequel figure le morceau Orinoco Flow (parfois connu sous l'appellation tirée de son refrain « Sail Away », et non « C'est Noël » comme l'ont compris certains francophones qui l'ont pris pour une chanson de Noël). Orinoco Flow atteint le sommet des palmarès en Grande-Bretagne et ses ventes sont de 8 millions d'exemplaires.
Trois ans plus tard, son successeur Shepherd Moons fait encore mieux avec 10 millions d'exemplaires vendus, succès qui lui vaut son premier trophée Grammy dans la catégorie « Meilleur album de musique New Age » (bien qu'Enya ne considère pas sa musique comme appartenant à ce genre).
Elle remporte un autre Grammy en 1995 pour The Memory of Trees.
En 1997 sort un Best of intitulé Paint the Sky with Stars : The Best of Enya, qui contient deux morceaux inédits.
Un coffret de trois albums est publié peu après : A Box of Dreams ; 1. Oceans, 2. Clouds, 3. Stars, qui regroupe la plupart de ses chansons dans un autre ordre, et renferme quelques inédits.
En 1997, Enya décline l'offre qui lui est faite de composer la trame sonore du film de James Cameron Titanic.
Cameron demande alors au compositeur James Horner d'adopter le style d'Enya pour ses propres compositions destinées au film.
Le résultat s'avère si proche des compositions d'Enya que certaines sources donnent par erreur le crédit de la musique du film à l'Irlandaise.
Après une pause de cinq ans, Enya lance A Day Without Rain en 2000, d'une durée de 34 minutes. Après les attentats du 11 septembre 2001, sa chanson Only Time (tirée de A Day Without Rain) est utilisée en illustration sonore pour plusieurs reportages télévisés et radiophoniques consacrés aux attentats.
Bien qu'elle n'ait pas apprécié cette façon d'utiliser son morceau, surtout quand en sont apparues des versions dans lesquelles avaient été incorporés des effets sonores provenant des attentats, elle accepte de faire paraître une édition spéciale de la chanson afin de recueillir des fonds pour les familles des victimes.
Certains fans d'Enya déplorent que sa musique s'en trouve liée à des images de terrorisme.
Ainsi, en 2002, des fans se plaignent publiquement du Larry King Live de CNN, qui a fait entendre May It Be, morceau qui n'a rien à voir avec la guerre, en diffusant des images de combats en Afghanistan.
Enya, de son propre aveu, n'est pas une travailleuse prolifique quand vient le temps de composer de nouveaux titres.
Il peut s'écouler jusqu'à cinq ans entre deux albums consécutifs.
En septembre 2004, une nouvelle chanson, appelée Sumiregusa, fait son apparition au Japon dans le cadre d'une campagne publicitaire pour Panasonic.
La date de sortie de son album suivant, annoncée par Warner Music, a été plusieurs fois reportée. Finalement, alors que la date définitive était censée être novembre 2005, c'est peu avant Noël de cette année-là que paraît Amarantine, dont une nouvelle version, comportant quelques bonus, sera mise en vente un an plus tard.
Le 10 novembre 2008 sort And Winter Came..., sur lequel figurent douze chansons.
Le 23 novembre 2009 paraît The Very Best of Enya.
Bien qu'on n'y trouve aucun morceau nouveau, le CD contient une version inédite de Aniron écrite pour Le Seigneur des anneaux.
Ce Best of se décline en une édition enrichie d'un DVD qui permet de découvrir treize vidéoclips, un documentaire et deux making of (consacrés à Caribbean Blue et à Only Time).
Le 20 novembre 2015, après sept ans d'absence, Enya revient avec Dark Sky Island, sur lequel figurent quatorze nouvelles chansons, dont deux en latin et deux en loxian.
On estime qu'elle a vendu 80 millions de disques et amassé une fortune de plus de 136 millions de dollars.
À la fin des années 1990, elle a acheté un château à Killiney, où elle vit en solitaire.
N'accordant pas d'entrevue, ne donnant pas de concert et vivant avec une dizaine de chats dans son château, Enya est une des chanteuses qui battent des records de vente avec ses chansons.
Note personnelle : une des sonneries de mon portable est le thème d'Orinoco Flow.
Capusa06
Jean Gabin (1904 - 1976)
L'incarnation de la France au cinéma
Jean Gabin, 1939, Studio Harcourt, Charenton-le-Pont, Médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine. En agrandissement, Jean Gabin sur le tournage de La Grande Illusion de Jean Renoir en 1937.Plus qu'un monstre sacré, Jean Alexis Moncorgé, dit Jean Gabin, est un mythe du cinéma mais aussi un mythe du XXe siècle qu'il a traversé en plan large et en gros plan. Mieux que quiconque, il a incarné la France. Il pouvait tout jouer et il a tout joué. Toujours crédible, toujours juste, qu'il soit ouvrier, militaire, artiste, clochard ou qu'il préside aux destinées de la République.
Plus de quarante ans après sa mort, le 15 novembre 1976, l’acteur reste une figure emblématique du cinéma, en qui la France se reconnaît. Il représente une certaine idée de notre culture nationale, dans le contexte d'une transformation du pays qui s’est accélérée à partir des années 1950. Plus que tout autre, il a porté cette résistance cocardière face aux changements qui ont bouleversé notre société et a su restituer à l’écran tout un milieu populaire qu’il a assimilé pendant son enfance, à Mériel, et son adolescence à Paris...
Paris ouvre les bras au talent du jeune Gabin .
Né le 17 mai 1904, le petit Jean Alexis Moncorgé passe son enfance sur les bords de l’Oise, à Mériel. Fils d’un chanteur de café-concert qui rentre tard, chaque soir, et d’une mère d’une santé fragile, il avouera plus tard s’être élevé tout seul, préférant le braconnage et le vagabondage aux bancs de l’école communale.
Ses souvenirs de Mériel et son adolescence à Montmartre l’aideront à trouver, à chaque fois, le geste approprié, la bonne posture, le costume adéquat et enfin l’expression qui convient, comme dans une forme de mimétisme social.
En 1930, il interprète son premier grand rôle dans Chacun sa chance. Il sait chanter, une qualité bien utile au cinéma qui vient de devenir parlant. Pendant les trois ans qui suivent, le Mériellois fait ses classes et ses gammes dans une quinzaine de films mineurs qui sont le reflet des productions de l'époque.
En 1934, il rencontre Julien Duvivier qui lui propose le rôle de François Paradis dans Maria Chapdelaine. Tous les films qui vont suivre reflètent tour à tour la crise, la montée puis la chute du Front populaire et la menace grandissante de la guerre.
En face, un autre cinéma se caractérise par son engagement militant et révèle un état d’esprit fait d’optimisme et de combativité. Pour le comédien, la rencontre avec Jean Renoir est à cet égard déterminante, avec Les Bas-fonds (1936) et La Grande illusion (1937).
Après la défaite, l’occupant allemand voudrait que Gabin continue à jouer dans les films qu’il veut produire pour inonder le marché européen sous sa botte, rêvant d'avoir avec lui le héros national. À contrecœur, l’acteur quitte la France à la mi-février 1941 et débarque à New-York avec son vélo et son accordéon.
Le 3 avril 1943, il rejoint les Forces navales françaises libres et se retrouve en 1945 dans la 2e DB et, à bord d'un char, il combat en Moselle avant de participer à la libération de la poche de Royan. Ce parcours le conduira jusqu'au nid d'aigle d'Hitler, à Berchtesgaden. À la Libération, Jean a prématurément vieilli. À quarante ans à peine, il a déjà des cheveux blancs. Impossible pour lui de retrouver les rôles de séducteur qui ont fait sa gloire passée.
Un emblème national
Un nouveau Gabin apparaît et va alors s’accomplir durant les « Trente Glorieuses ». Les films qu’il interprète montrent une France en pleine mutation et les personnages traduisent chez lui une crise d’identité majeure. Les titres de l’époque sont en cela significatifs : La Nuit est mon royaume, La Minute de vérité, Leur dernière nuit, Voici le temps des assassins, Le Sang à la tête, Le Désordre et la nuit, En cas de malheur, etc.
Le genre policier lui offre une seconde carrière. Il joue indifféremment des rôles de flics ou de truands. Qu’il soit voleur, flic, restaurateur, juge pour enfant, chauffeur routier, président du Sénat ou le commissaire Maigret, Gabin est toujours le même. L’identification est immédiate, les Français se reconnaissent en lui et s’embourgeoisent en même temps que lui. Il porte des charentaises et des pyjamas rayés quel que soit son statut social.
Le Chat (Pierre Granier-Deferre, 1971) est un film crépusculaire, l’annonce de la fin d’un cycle. Il clôt la période des Trente Glorieuses qui a fait apparaître au cinéma une société corrompue et délinquante, une société où émerge une banlieue synonyme de perte de soi et de perte de mémoire.
Devenu lieu de mémoire en tant qu’idole représentative de notre société, Jean Gabin a traversé le vingtième siècle en confondant ses films à la réalité, jusqu’à servir de miroir diaphane. Il porte une identité française plus qu'aucun autre acteur.
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16 mai 1703 :
Pierre le Grand fonde Saint-Pétersbourg.
Le 16 mai 1703, sur ordre du tsar Pierre Ier le Grand (30 ans), des soldats russes posent la première pierre de la forteresse Pierre-et-Paul, sur l'île Zaïatchi (l'île aux Lièvres).
Celle-ci se situe dans le delta de la Néva, au fond du golfe de Finlande, sur la mer Baltique, une région marécageuse, froide et terriblement inhospitalière.
Le tsar entame ainsi la construction de sa nouvelle capitale, Sankt-Petersburg.
Ce nom signifie « ville de Saint-Pierre » en allemand, cette langue étant alors en faveur à la cour de Russie (on écrit en français Saint-Pétersbourg).
L'idée de donner une nouvelle capitale à la Russie est venue au tsar Pierre Ier suite à ses voyages en Europe.
Fils du tsar Alexis 1er, Pierre monte sur le trône en 1682, à l'âge de 10 ans, en association avec son demi-frère Ivan V.
Livré à lui-même, il se frotte aux idées occidentales et s'empare de la totalité du pouvoir en 1689, à dix-sept ans.
À sa manière brutale, par un oukase du 1er mars 1704, le tsar réquisitionne 30 000 hommes pour la construction de la ville, sur un territoire qu'il vient d'arracher à la Suède.
Il entreprend dès juin 1704 la construction de la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul.
Deux ans plus tard, il achève la forteresse Pierre-et-Paul.
Après la mort de Pierre le Grand, elle deviendra nécropole impériale.
Y seront inhumés les tsars et les tsarines, à commencer par Pierre Ier le Grand.
Parmi les premiers aménagements de Saint-Pétersbourg figurent également le Jardin d'été du tsar, la citadelle de Kronstadt et le chantier naval de l'Amirauté.
Les principales familles de la noblesse russe sont contraintes de construire dans la future capitale un palais en pierre, mais n'en continuent pas moins de résider à Moscou.
Les constructions s'élèvent lentement au-dessus des marécages.
En 1712, enfin, Saint-Pétersbourg devient officiellement la capitale de l'empire.
Le tsar interdit dès lors toute construction de pierre en Russie ailleurs que dans sa chère capitale.
Il oblige par ailleurs tout navire entrant dans le port à amener sa part de pierres et de briques.
En 1716, Pierre Ier appelle à la rescousse l'architecte Jean-Baptiste Alexandre Leblond, qui arrive avec une équipe nombreuse d'artisans français.
À la mort du tsar, en 1725, Saint-Pétersbourg compte déjà 75 000 habitants et possède une Académie des Sciences, créée avec le concours du mathématicien allemand Gottfried Leibniz, ainsi que des musées et un étonnant cabinet des curiosités.
Mais c'est encore et pour longtemps un immense chantier sale, insalubre et malodorant dans lequel les grandes familles moscovites répugnent à vivre, et l'on estime à 150 000 le nombre d'ouvriers qui y ont laissé leur vie sous le règne du tsar.
Capusa06
16 mai 1703
Pierre le Grand fonde Saint-Pétersbourg .
Le 16 mai 1703, sur ordre du tsar Pierre Ier le Grand (30 ans), des soldats russes posent la première pierre de la forteresse Pierre-et-Paul, sur l'île Zaïatchi (l'île aux Lièvres).
Celle-ci se situe dans le delta de la Néva, au fond du golfe de Finlande, sur la mer Baltique, une région marécageuse, froide et terriblement inhospitalière !
Le tsar entame ainsi la construction de sa nouvelle capitale, Sankt-Petersburg. Ce nom signifie « ville de Saint-Pierre » en allemand, cette langue étant alors en faveur à la cour de Russie (on écrit en français Saint-Pétersbourg).
Caprice de tsar .
L'idée de donner une nouvelle capitale à la Russie est venue au tsar Pierre Ier suite à ses voyages en Europe. Fils du tsar Alexis 1er, Pierre monte sur le trône en 1682, à l'âge de 10 ans, en association avec son demi-frère Ivan V. Livré à lui-même, il se frotte aux idées occidentales et s'empare de la totalité du pouvoir à dix-sept ans, en 1689.
À sa manière brutale, par un oukase du 1er mars 1704, le tsar réquisitionne 30 000 hommes pour la construction de la ville, sur un territoire qu'il vient d'arracher à la Suède.
Il entreprend dès juin 1704 la construction de la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul. Deux ans plus tard, il achève la forteresse Pierre-et-Paul.
Après la mort de Pierre le Grand, elle deviendra nécropole impériale. Y seront inhumés les tsars et les tsarines, à commencer par Pierre Ier le Grand.
Parmi les premiers aménagements de Saint-Pétersbourg figurent également le Jardin d'été du tsar, la citadelle de Kronstadt et le chantier naval de l'Amirauté.
Les principales familles de la noblesse russe sont contraintes de construire dans la future capitale un palais en pierre... mais n'en continuent pas moins de résider à Moscou. Les constructions s'élèvent lentement au-dessus des marécages. En 1712, enfin, Saint-Pétersbourg devient officiellement la capitale de l'empire.
Le tsar interdit dès lors toute construction de pierre en Russie ailleurs que dans sa chère capitale. Il oblige par ailleurs tout navire entrant dans le port à amener sa part de pierres et de briques.
En 1716, Pierre Ier appelle à la rescousse l'architecte Jean-Baptiste Alexandre Leblond, qui arrive avec une équipe nombreuse d'artisans français.
À la mort du tsar, en 1725, Saint-Pétersbourg compte déjà 75 000 habitants et possède une Académie des Sciences, créée avec le concours du mathématicien allemand Gottfried Leibniz, ainsi que des musées et un étonnant cabinet des curiosités.
Mais c'est encore et pour longtemps un immense chantier sale, insalubre et malodorant dans lequel les grandes familles moscovites répugnent à vivre... et l'on estime à 150 000 le nombre d'ouvriers qui y ont laissé leur vie sous le règne du tsar.
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15 mai 1855 :
Première Exposition universelle en France.
Sitôt après la première Exposition universelle à Londres en 1851, le président Louis-Napoléon Bonaparte décide de damer le pion aux Anglais et lance le projet d'une Exposition à Paris.
L'architecte Victor Niel construit le Palais de l'Industrie, un bâtiment à structure métallique de 45 000 m2 entre la Seine et les Champs-Élysées (il sera remplacé par le Grand Palais et le Petit Palais pour l'Exposition universelle de 1900).
Inaugurée par Louis-Napoléon Bonaparte, devenu l'empereur Napoléon III, l'exposition accueille cinq millions de visiteurs jusqu'à sa fermeture le 15 novembre 1855.
Napoléon III renouvellera l'opération avec autant de succès douze ans plus tard.
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1524-1525
La guerre des paysans
Au début du XVIème siècle, le Saint-Empire romain germanique connaît une vague de révoltes locales (les Bundschuhe : « souliers à lacets », symbole choisi en opposition à la botte à éperons seigneuriale), fomentées par la paysannerie à l’encontre du régime féodal.
À partir du mois de juin 1524, ces révoltes sporadiques prennent l’ampleur d’une véritable guerre générale qui éclate dans tout le sud, l’ouest et le centre de l’Empire. La guerre des Paysans ou « guerre des Rustauds » perdure jusqu’au 15 mai 1525, date de la mort du meneur et prédicateur Thomas Müntzer, à la bataille de Frankenhausen ; même si en réalité, des soulèvements sont recensés dans les Alpes autrichiennes jusqu’en 1526.
Les paysans insurgés se plaignent de leurs conditions de vie et des abus de la noblesse et du clergé. En plus de la pression démographique, ils voient les terres communales usurpées par les seigneurs. Ils croulent sous les taxes et les corvées et veulent supprimer les derniers relents de servage. Mais à ces revendications sociales s’ajoutent aussi des revendications religieuses. La Réforme luthérienne se propage à partir de 1520 dans tout le territoire de l’Empire dénonçant les dérives de l’Église (débauche, corruption, népotisme et clientélisme) et vient donner un nouvel élan à la révolte.
Le 20 mars 1525, toutes ces revendications sont formulées pour la première fois et mises à l’écrit dans les Douze articles, et sont adoptés par l’ensemble des bandes insurgées du Saint-Empire. Ce texte est comme un manifeste politique dans lequel sont formulées les revendications paysannes, appuyées par des arguments tirés de la Bible.
Les bandes pillardes, composées chaque fois de plusieurs milliers de paysans, s’attaquent aux églises, aux couvents et aux monastères, et pillent leurs biens mobiliers. Parfois avec le soutien de la bourgeoisie, ils prennent quelques villes comme Erfurt, Ulm ou encore Saverne, et incendient les châteaux. Mais un tournant se fait dans l’opinion générale le 16 avril 1525 lorsque la bande de Jäcklein Rohrbach attaque le château de Weinsberg et massacre les nobles dont le comte Ludwig de Helfenstein. Cet évènement marque l’image des paysans tueurs et pilleurs et choque la noblesse de l’Empire. Martin Luther lui-même qui était considéré comme responsable de la guerre des Paysans, se désolidarise du mouvement et appelle au massacre des insurgés.
La répression est finalement menée dans le centre de l’Empire par la Ligue de Souabe, et en Alsace par le duc Antoine de Lorraine. Au mois de mai 1525, ce dernier monte une armée de 12000 à 15000 hommes, fait fuir les insurgés de son duché et les poursuit jusqu’en Alsace où une grande coalition de paysans est écrasée. Au même moment, en Thuringe, l’armée du landgrave Philippe Ier de Hesse, défait entièrement l’armée de Thomas Müntzer et met fin officiellement à la guerre des Paysans. Sur les 300 000 paysans révoltés, on en compte 100 000 tués dans les combats, tandis que les autres sont mis au ban de l’Empire et que les meneurs sont condamnés à mort. La violence de ces événements marqua profondément les esprits et la culture populaire de l’époque.
