
Misterprof-
29 mai 1860 :
Naissance du musicien Isaac Albéniz.
Isaac Manuel Francisco Albéniz y Pascual est un pianiste et compositeur espagnol.
Il est l'arrière-grand-père de Cécilia Attias, ex-épouse de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, et l'arrière-grand-oncle de l'homme politique espagnol Alberto Ruiz-Gallardón.
Bien qu'aucun de ses parents ne soit musicien, le jeune Isaac commence très tôt à étudier le piano, si bien qu'à l'âge de quatre ans il donne son premier concert à Barcelone au Théâtre Romea, suscitant une vive admiration.
Des gens allèrent même jusqu'à vérifier derrière le rideau de la scène si un autre pianiste n'y était pas caché.
Lorsqu'il a sept ans, le jeune prodige est amené à Paris par sa mère pour être admis au Conservatoire.
Il prend également des cours avec Antoine-François Marmontel mais l'enfant, considéré comme inattentif, est rapidement renvoyé et il rentre en Espagne.
En 1868, le Conservatoire de Madrid le reçoit, mais le jeune Isaac préfère se produire en concert et se livrer à des improvisations devant le public espagnol.
Quatre ans plus tard, alors qu'il n'a que douze ans, le jeune Albéniz quitte son pays natal et parcourt la côte atlantique américaine, de Rio à New York, pendant deux années.
À son retour, il entreprend de courtes études au Conservatoire de Leipzig, puis au Conservatoire de Bruxelles où il est l'élève de François-Auguste Gevaert et où il se fait remarquer par sa mauvaise conduite.
Il y reste trois ans, jusqu'en 1879.
Grand voyageur, le jeune Albéniz fait, à Budapest cette fois, la rencontre de Franz Liszt en 1880.
À partir de 1883, il se fixe à Barcelone et y épouse une ancienne élève, Rosina Jordana.
À partir de cette année-là, le musicien fantasque se consacre pleinement à la composition et à l'éducation de ses quatre enfants.
D'abord installés à Londres, puis attirés par la vie musicale parisienne, les Albéniz se fixent dans la capitale française en 1893.
C'est l'occasion pour Isaac de fréquenter des musiciens comme Vincent d'Indy, un des fondateurs de la Schola Cantorum.
Albéniz eut pour un temps un poste de professeur dans la célèbre école, mais en 1900 il dut abandonner ce poste à cause de sa santé déficiente.
La même année, il fut très affecté par la mort de sa mère.
Entre 1897 et 1904, il vit au no 49 de la rue Erlanger puis, entre 1906 et 1909, au no 55 de la rue de Boulainvilliers, dans le 16e arrondissement de Paris.
Des plaques lui rendent hommage.
Isaac Albéniz meurt le 18 mai 1909 d'une maladie rénale, à Cambo-les-Bains.
Il a été décoré de l'ordre de la Légion d'honneur.
Capusa06
La Journée internationale des Casques bleus,est une journée internationale qui a lieu tous les ans le 29 mai, est un évènement crée en décembre 2002 par l'assemblée générale des Nations unies. Cette Journée rend hommage au personnel civil, policier et militaire pour sa contribution inestimable au travail de l’ONU. La date marque l'anniversaire de la création en 1948 de l'organisme des Nations unies chargé de la surveillance de la trêve chargé de faire respecter le cessez le feu lors de la Guerre israélo-arabe de 1948-1949. C'est l'occasion de rendre hommages aux casques bleus qui ont perdu la vie en servant sous le drapeau des Nations unies depuis 1948. Ils reçoivent la médaille Dag Hammarskjöld à titre posthume. La journée 2017 a pour thème investir dans la paix à travers le monde .
Capusa06
29 mai 1937 : La France livre le Sandjak d'Alexandrette à la Turquie .
Dans la crainte (illusoire) que les Turcs nouent une alliance avec l'Allemagne hitlérienne, les Français conviennent avec les Turcs, le 29 mai 1937, de créer un État libre du Sandjak d'Alexandrette qu'ils administreront en commun. C'est une étape préliminaire à l'annexion par la Turquie de cette enclave en terre syrienne et arabe, qui deviendra effective le 23 juin 1939, à la suite d'un référendum et après que la majeure partie des Arabes aient cédé la place à des colons turcs. Le Sandjak est depuis lors une pomme de discorde entre la Turquie et la Syrie...
Misterprof-
28 mai 1928 :
Naissance de Jean-Paul Rouland, homme de radio, de télévision, écrivain, auteur dramatique et peintre français.
Fils d’un maître teinturier artisan, il a trois frères : Bernard, connu sous le nom de Roland-Bernard, réalisateur de télé (Nans le berger), André Rouland, technicien et Jacques Rouland.
Jean-Paul Rouland grandit dans sa famille normande à Saint-Sauveur-le-Vicomte.
Sa mère décédée en 1936, son père monte à Paris.
À la guerre, Jean-Paul et Jacques entrent dans une annexe des Orphelins apprentis d’Auteuil au Vésinet.
Là, ses dons comiques le font remarquer du père d’un « Orpheul » (Orphelinat) qui le fait rentrer au « Centre du Spectacle » où se trouvent entre autres Jean Poiret et Charles Aznavour en 1942.
Après des années galères et nombre de petits boulots, il crée Les Aventures de Bidibi et Banban avec Guy Bedos et Roger Dumas.
Entré dans l’équipe de Jacques Antoine avec Pierre Bellemare, il débute à Radio Luxembourg comme auteur avec les « 36 clés », puis « 100 francs par seconde », « la fée Roja ».
En 1955 il participe à « Vous êtes formidable » sur Europe1, puis « Les tyrans sont parmi vous » et « Hiwa l’éléphant miracle » avec le cirque Jean Richard.
En 1958, avec Pierre Bellemare, il crée « Técipress » où il fera entrer son petit frère Jacques quelques années plus tard.
Là, les succès vont se succéder, tant à la radio qu’à la télévision pendant 30 ans : La Tête et les Jambes, Le Bon Numéro, La Caméra invisible, Pas une seconde à perdre, Cavalier seul, Rien que la vérité, Entrer sans frapper, Pièces à conviction, J’ai un secret, Au nom de l'amour.
Avec son fidèle CO (Claude Olivier), il écrit des feuilletons pour la télévision (Les 7 de l'escalier 15, Nanou, La Pendule) et des pièces de théâtres : Le Pavé dans l’écran, La Chienlit et Reviens dormir à l’Élysée (8 ans à l’affiche au théâtre de la Comédie-Caumartin).
Il aborde le roman policier avec Le Frelon (1976), La Fouine (1977) et Poulet à l’italienne (1980), dont l’héroïne est la commissaire Lise Tanquerelle (1re femme commissaire).
Le Frelon fait l’objet d’une adaptation au cinéma en 1977 sous le titre Tendre Poulet, un film réalisé par Philippe de Broca, dont les dialogues sont signés Michel Audiard, et qui met en vedette Annie Girardot et Philippe Noiret.
Les mêmes interprètes reprennent leur personnage dans On a volé la cuisse de Jupiter (1980).
En 1989, Jean-Paul Rouland prend sa retraite, devient maire-adjoint à la Culture du Chesnay et ce, pendant douze ans.
Il célèbre alors 407 mariages.
Il crée la peinture « Zygophile », autrement dit : des toiles destinées à faire sourire, pour mettre de bonne humeur, puis écrit son autobiographie en deux volumes : Tu seras un clown mon fils (2005), La Vocation du bonheur (2008).
Puisant toujours dans ses souvenirs des innombrables questions posées dans les multiples jeux qu’il a réalisés, il publie Petites histoires de l'Histoire de France (2012) et Petits mystères de l'Histoire de France (2012).
En 2013, il raconte pour la chaîne de télévision Histoire (à 20 h 30) une série de Brèves d’Histoire.
Le succès aidant, plusieurs saisons de Brèves d'Histoire suivront.
Le 28 mai 2018, Jean-Paul Rouland célèbre ses 90 ans en se produisant sur la Grande Scène du Chesnay.
Durant ce spectacle intitulé Jean-Paul Rouland 9.0, il revisite avec humour, dérision et émotion les grands événements de sa vie.
Jean-Paul Rouland est membre de l'Académie Alphonse-Allais.
Il a trois enfants.
Capusa06
Le massacre de Melouza est un crime de masse perpétré le 28 mai 1957, pendant la guerre d'Algérie. Il est commis par le Front de libération nationale (FLN) contre les 374 habitants du village de Melouza (Mechta-Kasbah), au nord-ouest de la ville de M'Sila, sous prétexte qu'ils soutenaient le mouvement indépendantiste Mouvement national algérien (MNA), rival du FLN. Par le biais de tracts de propagande, le FLN a accusé l'Armée française d'avoir perpétré le massacre à sa place.
Contexte et situation
Melouza est un bourg situé sur les hauts plateaux au nord de la ville de M'Sila, à la charnière du Constantinois et de la Kabylie. C'est alors un marché important, fréquenté par de nombreux montagnards. C'est aussi un des lieux du trafic d'armes situés sur la « route des Panthères », voie de passage menant de Tunisie en Kabylie.
Le FLN est bien implanté dans la région sauf parmi les Beni-Illemane, populations arabes situées à six kilomètres de Melouza, ne supportant pas la domination du FLN et qui font allégeance au MNA, autre mouvement indépendantiste rival du FLN.
C'est en 1956 que le douar de Melouza passe au FLN. Cette adhésion en bloc avait été provoquée par une opération de représailles menée par l'armée française. À la suite de la mort d'un capitaine de la 7e DMR, abattu au cours d'une embuscade, un lieutenant-colonel de la même division avait appliqué une méthode qu'il perfectionnera plus tard à l'Arba. Il fit fusiller quelques suspects arrêtés à la suite de cette affaire, puis disposa leurs cadavres sur le toit d'un véhicule auquel il fit parcourir les routes et pistes praticables de la région. Cette méthode, qui substituait la terreur française à la terreur FLN, n'eut d'autre résultat que de faire passer en bloc la population de Melouza du côté du FLN, dès que les forces françaises eurent quitté les lieux.
Début 1957, la situation du maquis MNA mené par le « général » Mohammed Bellounis, partisan de Messali Hadj, battu à plusieurs reprises par des groupes du FLN, est délicate. Il ne commande plus que quelques unités sous-équipées et des dissidents d'autres troupes messalistes. Convaincu de sa faiblesse et voulant conserver une autonomie qu'il sait ne pas pouvoir garder en se ralliant au FLN, il décide de négocier avec les troupes françaises. Il entreprend notamment des pourparlers avec le capitaine Combette, patron du sous-quartier des Ouled-Ali, négociations qui devaient amener ses troupes à combattre aux côtés de l'armée française. Son ralliement apporte à la population des Beni-Illemane l'assurance du soutien français. Le FLN ne subit dès lors que des échecs dans cette région où il avait réussi à implanter une assemblée et des refuges.
Successivement, un officier de l'Armée de libération nationale (ALN), le bras armé du FLN, et plusieurs sous-officiers furent dénoncés aux forces de l'ordre. Trois agents de liaison furent abattus. Un sergent de l'ALN et son secrétaire furent massacrés à coups de hachette. Le responsable FLN de Melouza, Si Abdelkader (Abdelkader Barriki), à la tête de deux sections, décida d'une action de représailles contre les Beni-Illemane. Mais une unité bellouniste d'une vingtaine de personnes, la population mâle, « aidée des femmes et des enfants », riposta si violemment que Si Abdelkader dut se replier .
FAE
Vaste filmographie de ce grand acteur :
" 1956 Les copains du dimanche de Henri Aisner
1959 HIROSHIMA, MON AMOUR de Alain Resnais
1959 LE TESTAMENT DU DOCTEUR CORDELIER de Jean Renoir
1960 Le Sahara brûle de Michel Gast
1960 LA FILLE DANS LA VITRINE de Luciano Emmer
1961 LA BRIDE SUR LE COU de Jean Aurel et Roger Vadim
1961 LES SUEDOISES A PARIS de B. Boman
1961 Le jour le plus long de Ken Annakin, Andrew Marton et Bernhard Wicki
1964 LE CIEL SUR LA TÊTE de Yves Ciampi
1964 Cent briques et des tuiles de Pierre Grimblat
1965 LA GROSSE CAISSE de Alex Joffé
1966 LA GUERRE EST FINIE de Alain Resnais
1966 Jeudi, on chantera comme dimanche de Luc De Heusch
1966 Belle de jour de Luis Buñuel
1966 Triple Cross de Terence Young
1967 MON AMOUR MON AMOUR de Nadine Trintignant
1967 LOIN DU VIET-NAM de Multi-réalisateurs (Doc.)
1967 L'ÉCUME DES JOURS de Charles Belmont
1968 TANTE ZITA de Robert Enrico
1968 JE T'AIME, JE T'AIME de Alain Resnais
1968 ADIEU L'AMI de Jean Herman
1968 LA PRISONNIÈRE de Henri-Georges Clouzot
1969 Z de Costa-Gavras
1969 L'AMÉRICAIN de Marcel Bozzuffi
1969 Soleil O de Med Hondo
1969 LA DAME DANS L'AUTO AVEC DES LUNETTES ET UN FUSIL de Anatole Litvak
1969 TROP PETIT MON AMI de Eddy Matalon
1969 LE PORTRAIT DE MARIANNE de Daniel Goldenberg
1970 MACÉDOINE de Jacques Scandélari
1971 UN CONDÉ de Yves Boisset
1971 MAX ET LES FERRAILLEURS de Claude Sautet
1971 UN PEU DE SOLEIL DANS L'EAU FROIDE de Jacques Deray
1972 LES FEUX DE LA CHANDELEUR de Serge Korber
1972 TROIS MILLIARDS SANS ASCENSEUR de Roger Pigaut
1972 IL N' Y A PAS DE FUMÉE SANS FEU de André Cayatte
1974 LE FUTUR AUX TROUSSES de Dolorès Grassjan
1974 URSULE ET GRELU de Serge Korber
1974 FRENCH CONNECTION II de John Frankenheimer
1975 MORDS PAS, ON T'AIME de Yves Allégret
1975 LES GALETTES DE PONT-AVEN de Joël Séria
1975 COURS APRÈS MOI... QUE JE T'ATTRAPE de Robert Pouret
1975 IL PLEUT SUR SANTIAGO de Helvio Soto
1976 L'Ordinateur des pompes funèbres de Gérard Pirès
1976 LE LOCATAIRE de Roman Polanski
1976 Marie-Poupée de Joël Séria
1976 Un type comme moi ne devrait jamais mourir de Michel Vianey
1976 MADO de Claude Sautet
1976 À CHACUN SON ENFER de André Cayatte
1976 LES PASSAGERS de Serge Leroy
1976 le Dernier baiser de Dolores Grassjan
1977 L'APPEL DE LA FORET de Jerry Jameson
1977 L'AMANT DE POCHE de Bernard Queysanne
1977 La petite fille en velours bleu de Alan Bridges
1978 On efface tout de Pascal Vidal
1980 LE GUÉPIOT de Joska Pilissy
1980 L'ORGUE DE BARBARIE de Pierre Matteuzzi
1981 MADAME CLAUDE 2 de François Mimet
1982 ESPION, LÈVE-TOI de Yves Boisset
1983 GARÇON de Claude Sautet
1983 Clash de Raphaël Delpard
1984 RIVE DROITE, RIVE GAUCHE de Philippe Labro
1984 RÉVEILLON CHEZ BOB de Denys Granier-Deferre
1985 L'AMOUR OU PRESQUE de Patrice Gautier
1987 En toute innocence de Alain Jessua
1988 BONJOUR L'ANGOISSE de Pierre Tchernia
1988 Sweet Lies de Nathalie Delon
1988 LE DÉNOMMÉ de Jean-Claude Dague
1988 Équipe DE NUIT de Claude D'Anna
1988 Sans espoir de retour de Samuel Fuller
1989 Bal perdu de Daniel Benoin
1989 SONS de Alexandre Rockwell
1990 MONEY de Steven Hilliard Stern
1990 Dingo de Rolf de Heer
1993 GERMINAL de Claude Berri
1996 MON HOMME de Bertrand Blier
1997 LE SERPENT A MANGÉ LA GRENOUILLE de Alain Guesnier
1998 Place Vendôme de Nicole Garcia
1999 SIX PACK de Alain Berbérian
2000 L’ENVOL de Steve Suissa
2001 L'ADVERSAIRE de Nicole Garcia
2001 LE PACTE DES LOUPS de Christophe Gans "
Misterprof-
FAE a écrit :
(09:43) La télévision française lui rend hommage ce soir.
Merci Fae.
J'ai passé une excellente soirée en regardant cet hommage de la chaîne Arte.
C'est impressionnant l'énergie que dégageait cette chanteuse.
27 mai 1950 :
Naissance de la chanteuse Dee Dee Bridgewater.
Denise Eileen Garrett est une chanteuse de jazz américaine.
Elle grandit à Flint (Michigan).
Son père, Matthew Garret, est trompettiste de jazz et enseigne au collège de Manassas. Denise est très tôt baignée par le jazz.
À 16 ans, elle intègre un trio de rock et rhythm and blues qui donne des concerts dans le Michigan.
À partir de 18 ans, elle étudie à l'université d'État du Michigan, puis à l'université de l'Illinois à Urbana-Champaign.
Elle donne de nombreux concerts avec son groupe de jazz, notamment en Union soviétique en 1969.
L'année suivante, elle rencontre le trompettiste bugliste Cecil Bridgewater, puis ils se marient avant d'emménager à New York, où son mari joue dans le quintette d'Horace Silver.
En 1971, Dee Dee Bridgewater intègre l'orchestre de Thad Jones et Mel Lewis en tant que chanteuse.
C'est alors que sa carrière débute réellement, et elle commence à chanter avec les plus grands jazzmen du moment, comme Sonny Rollins, Dizzy Gillespie, Dexter Gordon ou encore Max Roach.
En 1973, Dee Dee et Cecil Bridgewater enregistrent tous deux en sideman les compositions originales de Roy Ayers pour la bande son du film Coffy de Jack Hill.
L'artiste sort son premier album, Dee Dee Bridgewater en 1974, résolument orienté soul et funk.
La même année, elle chante dans la comédie musicale The Wiz, à Broadway.
En 1975, elle joue le rôle de la « bonne sorcière du nord » dans la comédie musicale Glinda the Good Witch, inspirée du Magicien d'Oz ; pour ce rôle, elle reçoit le prix de meilleure actrice du Tony Award.
La comédie musicale remporte également le Grammy Award de la meilleure comédie musicale en 1976.
Après avoir joué en France la comédie musicale Sophisticated Ladies en 1984, elle s'installe à Paris en 1986, puis à Garges-lès-Gonesse, où elle vit de 1988 à 1993.
La même année, on la voit jouer le rôle de Billie Holiday dans Lady Day, pour lequel elle est nommée au prix Laurence Olivier.
En 1989, elle obtient un gros succès avec la chanson Precious Thing, chantée en duo avec Ray Charles.
Dès la fin des années 1980, elle retourne vers le jazz : elle donne notamment un concert au festival de jazz de Montreux en 1990 et interprète Carmen, lors de la création de la version jazz de l'opéra, au festival Jazz à Vienne en 1993.
En 1994, elle collabore enfin avec Horace Silver, qu'elle admire depuis longtemps, pour l'album Love and Peace : «A tribute to Horace Silver».
En 1995, Jérôme Savary remonte Cabaret.
Il l'invite à reprendre de rôle de Sally Bowles, qu'Ute Lemper avait tenu quelques années auparavant.
Elle rend hommage à Ella Fitzgerald en 1997 à travers l'album Dear Ella, pour lequel elle remporte le Grammy Award du meilleur album de jazz en 1998.
La même année, son album Live at Yoshi's est également nommé pour le même prix.
Le 16 octobre 1999, elle est nommée ambassadrice de bonne volonté de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture
Courant 2000, elle enregistre une collaboration avec le groupe Manau sur leur album Fest Noz de Paname.
En 2002, elle sort l'album This Is New, reprenant des chansons de Kurt Weill.
En 2005, son album J'ai deux amours reprend de grands classiques français.
Le 5 août 2008 elle participe à l'événement annuel Jazz in Marciac (JIM) et partage l'affiche ce soir-là avec le célèbre Omar Sosa.
À cette occasion, son fils monte à ses côtés sur scène.
Francophile,et parlant un excellent Français, Dee Dee Bridgewater est la première Américaine à être membre du Haut Conseil de la francophonie.
Elle est aujourd'hui chevalier de l'ordre national du Mérite, ainsi qu'officier de l'ordre des Arts et des Lettres.
Capusa06
Ibn Khaldoun
27 mai 1332 à Tunis (Tunisie) - 17 mars 1406 à Le Caire (Égypte)
Ibn Khaldoun (ou Ibn Khaldûn) est sans doute le seul grand penseur de l'Histoire qui ne fut pas européen et indéniablement le plus grand historien du Moyen Âge. Dans son oeuvre majeure, Le Livre des exemples, il raconte l'Histoire universelle à partir des écrits de ses prédécesseurs, de ses observations au cours de ses nombreux voyages et de sa propre expérience de l'administration et de la politique. L'introduction, intitulée la Muqaddima (les Prolégomènes en français), expose sa vision de la façon dont naissent et meurent les empires.
Ibn Khaldoun est issu d'une grande famille andalouse d'origine yéménite et chassée d'Espagne par la Reconquête chrétienne. Quand il naît à Tunis en 1332, les Mérinides dominent le Maroc cependant que les Valois accèdent au trône en France. Quelques années plus tard, le Maghreb sera frappé par la Grande Peste tout comme la chrétienté médiévale. Après une existence active comme conseiller ou ministre des souverains musulmans du Maghreb, Ibn Khaldoun se retire à 45 ans au Caire, où il rédige son œuvre et enseigne. Ne tenant pas en place, il passe par Damas en 1401, peu avant que la ville ne soit assiégée par Tamerlan. Le vieux sage obtiendra alors du redoutable conquérant qu'il épargne la vie des habitants.
Misterprof-
FAE a écrit :
Merci Mstrprf !
Pour la date de naissance d' Anna Mae Bullock, je dirais plutôt : le 26 novembre 1939 . . . 😉
Exact !
C'est mon doigt qui a ripé 😄
26 mai 1877 :
Naissance de la danseuse Américaine Isadora Duncan.
Angela Isadora Duncan naît à San Francisco le 26 ou le 27 mai 1877.
Elle est la benjamine de quatre enfants dont ses deux frères, Raymond et Augustin, et sa sœur Élisabeth.
Ses parents sont Charles Duncan, homme des arts et banquier à la Bank of California, et Mary Dora Gray.
Peu après la naissance d'Isadora, son père se retrouve sans emploi et ruiné, à la suite de la faillite de la banque.
Ils doivent alors se séparer de leur maison.
Puis sa mère apprend que son mari entretient une relation extra-conjugale.
Les parents divorcent en 1879 et Mary Dora Gray s'installe avec ses enfants à Oakland, où elle travaille comme pianiste et professeur de musique.
Isadora va fréquenter l'école dans ses jeunes années mais l'abandonne rapidement.
Pour son caractère indépendant, le système scolaire se révèle bien trop contraignant. D'autre part, sa famille étant pauvre, sa sœur et elle se mettent rapidement à donner des cours de danse aux enfants du quartier afin de contribuer aux finances de la famille.
Isadora a douze ans et cette école de danse, où elles enseignent alors la valse et la polka, est la première d'une longue série.
En 1895, elle devient membre de la compagnie de théâtre Augustin Daly à New York mais est rapidement déçue par cet art.
En 1899, elle décide d'aller en Europe, d'abord à Londres puis, un an plus tard, à Paris.
C'est là, en deux ans, qu'elle obtient le succès et la notoriété.
À Paris, l'effervescence de la vie de bohème de Montparnasse ne lui convient pas.
Elle s'installe à l'hôtel de Biron, rue de Varenne, où elle fonde une école de danse en 1905 et y exerce jusqu’en 1908.
En 1909, elle emménage dans deux grands appartements de la rue Danton : le rez-de-chaussée devient son logement et le premier étage fait office d’académie de danse.
Pieds nus, vêtue d'écharpes clinquantes et de fausses tuniques grecques, elle crée un style primitif basé sur l'improvisation chorégraphique pour aller à l'encontre des styles rigides de l'époque.
Elle est particulièrement inspirée par la mythologie grecque.
Elle rejette les pas de ballet traditionnel pour mettre en valeur l'improvisation, l'émotion et la forme humaine.
Un nombre très important de personnes se rallient à sa philosophie, ce qui lui permet d'ouvrir une école et d'y enseigner.
Son importante influence inspire de nombreux artistes et auteurs dans leurs créations de sculptures, bijoux, poésies, romans, photographies, aquarelles et peintures, à l'exemple du personnage d'Élise Angel du roman de John Cowper Powys intitulé Comme je l'entends . Élise est une danseuse librement inspirée d'Isadora Duncan et représentant l'amante du héros principal, Richard Storm, en contraste avec son autre amour, légitime et possessif, Nelly.
Lorsque le théâtre des Champs-Élysées est construit en 1913, le portrait d'Isadora est gravé par Antoine Bourdelle dans les bas-reliefs situés au-dessus de l'entrée, et peint par Maurice Denis sur la fresque murale de l'auditorium représentant les neuf Muses.
À cette époque, elle s'installe à Meudon Bellevue, où elle fonde une nouvelle école de danse.
En 1922, afin de montrer son adhésion à l'expérience sociale et politique de la nouvelle Union soviétique, elle décide de s'installer à Moscou.
Sa notoriété internationale apporte une attention plus que bienvenue sur le ferment culturel et artistique du nouveau régime.
Elle rencontre et épouse, en mai 1922, le poète Sergueï Essénine son cadet de dix-huit ans. Leur relation tumultueuse qui l'épuise et la dureté des conditions de vie sous le régime des Soviets, après la révolution, l'amènent à retourner à l'Ouest en 1924.
Essénine l'accompagne en tournée en Europe, mais ses tendances alcooliques et les accès de rage qui s'ensuivent l'amènent régulièrement à détruire des meubles ou enfoncer des portes et fenêtres dans leurs chambres d'hôtel, générant une publicité tapageuse autour du couple.
L'année suivante, il quitte Isadora et retourne à Moscou, où il entre bientôt en dépression nerveuse puis est interné dans une institution spécialisée.
Il est admis qu'une fois sorti de l'hôpital il se suicide, à l'âge de 30 ans, le 28 décembre 1925. Les circonstances de sa mort ne sont pourtant pas claires et le doute persiste entre meurtre et suicide.
La vie privée d'Isadora Duncan, tout comme sa vie professionnelle, fait fi de toutes les mœurs et règles de la moralité traditionnelle.
Bisexuelle, ce qui n'est pas chose inhabituelle dans les cercles hollywoodiens de l'époque, elle a une longue relation très passionnée avec la poétesse Mercedes de Acosta et a aussi été probablement engagée dans une histoire amoureuse avec l'autrice Natalie Barney.
Elle a une liaison avec Jules Grandjouan, dessinateur et révolutionnaire connu pour ses dessins dans L'Assiette au beurre, qui dessine aussi sa danse, et avec le compositeur André Caplet.
Isadora Duncan a deux enfants hors mariage : Deirdre, née le 24 septembre 1906, avec le décorateur de théâtre Gordon Craig, et Patrick, né le 1er mai 1910, avec Paris Singer, l'un des nombreux enfants d’Isaac Merritt Singer, le fondateur des célèbres machines à coudre.
Pour Isadora Duncan, Paris Singer fait aménager l'hôtel Coulanges de la place des Vosges : il fait transformer la salle de réception en une salle de danse avec un escalier monumental, celle-ci devenant un lieu de représentation où la jeune femme peut esquisser ses chorégraphies.
Mais le 19 avril 1913 survient la noyade dans la Seine de Deirdre et Patrick lors d'un accident. Les enfants se trouvent dans la voiture avec leur nourrice Annie McKessack, de retour d'une journée d'excursion pendant qu'Isadora est restée à la maison.
La voiture fait un écart pour éviter une collision.
Le moteur cale, le chauffeur sort de la voiture pour faire redémarrer le moteur à la manivelle, mais il a oublié de mettre le frein à main.
Dès qu'il fait démarrer la voiture, celle-ci traverse le boulevard Bourdon à Neuilly-sur-Seine, dévale la pente, et les deux enfants et leur nourrice meurent noyés dans la Seine.
De douleur, Isadora Duncan voyage en Italie et conçoit un enfant avec un aristocrate italien. Le 1er août 1914, elle accouche d'un fils qui ne vit que quelques heures.
Après l'accident emportant ses deux jeunes enfants et la mort de son bébé, Isadora Duncan se retire quatre mois à Deauville, d'août à novembre 1914.
Elle loge à l'hôtel Normandy, puis loue la villa Black and White.
Elle a là une liaison avec un médecin local, le Dr André.
Elle voyage ensuite à Corfou, lors de sa convalescence, avec son frère et sa sœur.
Puis elle passe plusieurs semaines dans un complexe au bord de la mer à Viareggio, en compagnie de l'actrice Eleonora Duse.
Le fait que celle-ci sorte tout juste d'une relation lesbienne avec la jeune rebelle féministe Lina Poletti alimente les spéculations quant à la nature de la relation qui unit les deux femmes.
Néanmoins il n'a jamais été prouvé qu'elles aient été engagées dans une relation amoureuse.
Isadora Duncan s'éteint tragiquement le 14 septembre 1927 à Nice.
Le long foulard de soie qu'elle porte s'est pris dans les rayons de la roue de l'Amilcar GS de son garagiste Benoît Falchetto.
Elle est brutalement éjectée du véhicule et meurt sur le coup dans sa chute sur la chaussée. Elle est incinérée et ses cendres sont déposées à Paris au columbarium du cimetière du Père-Lachaise auprès de celles de ses enfants Deirdre et Patrick, morts quatorze ans plus tôt.