
FAE
"Magdalena Frida Carmen Kahlo Calderón, simplement appelée Frida Kahlo, est une artiste peintre mexicaine, née le 6 juillet 1907 dans une démarcation territoriale de l'actuelle entité fédérative de Mexico, la délégation de Coyoacán, et morte au même endroit le 13 juillet 1954.
Tout au long de sa vie, elle garde une santé fragile, souffrant de poliomyélite depuis l'âge de six ans puis victime d'un grave accident de bus. Elle devra subir de nombreuses interventions chirurgicales. Après son accident, elle se forme elle-même à la peinture.
En 1922, elle falsifie sa date de naissance en 7 juillet 1910, année du début de la révolution mexicaine, associant sa naissance à la fin du régime porfiriste. En 1929, elle épouse l’artiste Diego Rivera, mondialement connu pour ses peintures murales."
FAE
"C'est un monstre sacré de la littérature qui s'éteint. Le célèbre romancier franco-tchèque Milan Kundera est mort mercredi à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi la porte-parole de la Milan Kundera Library, dans sa ville natale de Brno. "Malheureusement, je peux vous confirmer que M. Milan Kundera est décédé hier (mardi) à la suite d'une longue maladie", a-t-elle indiqué. Kundera vivait en France depuis près de 50 ans et avait obtenu la nationalité française depuis plus de 40 ans."
Misterprof-
12 juillet 1998 :
La France remporte la Coupe du Monde de football.
C'est au terme d'une incroyable montée en tension que la France toute entière applaudit la victoire de son équipe, le 12 juillet 1998.
Les Bleus l'emportent sur les favoris, l'équipe du Brésil, par 3-0 grâce à deux buts de Zinedine Zidane et un d'Emmanuel Petit.
La France remporte la Coupe du Monde de football pour la première fois de son histoire et qui plus est à domicile.
Créée en 1928 à l'initiative de Jules Rimet, la Coupe du Monde se déroule tous les quatre ans en alternance avec les Jeux Olympiques et la France l'avait jusque-là accueillie une seule fois en 1938.
La victoire de 1998 met un terme provisoire à l'autodénigrement, un sport dans lequel les Français excellent plus qu'en aucun autre.
Voué aux gémonies pendant les deux années de préparation, l'entraîneur stéphanois Aimé Jacquet recevra de plates excuses du journal L'Équipe après le triomphe de son équipe et de sa méthode.
Entamée dans une relative indifférence le 10 juin 1988, la compétition produit une émotion croissante en France au fur et à mesure que les Bleus progressent dans le palmarès.
Avec leur qualification en quart de finale, le 3 juillet au Stade de France, par un match nul face à l'Italie, l'un des grands favoris de la compétition, l'euphorie gagne les Français de tous âges, tous sexes et toutes conditions, y compris les personnes habituellement réfractaires aux spectacles sportifs.
Pour la demi-finale face à la Croatie, le 8 juillet, les Français prennent d'assaut les stades où l'on organise des retransmissions du match sur écran géant.
Le phénomène se renouvelle avec une intensité accrue le soir de la finale.
Après le match, en soirée, plus d'un million de badauds se retrouvent spontanément sur les Champs-Élysées pour une liesse comme le pays n'en a pas connu depuis la Libération, un demi-siècle plus tôt.
Le lendemain 13 juillet, veille de Fête nationale, pas moins de cinq cent mille badauds acclament les joueurs lors de leur parade triomphale sur les Champs-Élysées.
L'euphorie rejaillit sur la popularité des gouvernants, tant le président Jacques Chirac que son Premier ministre de cohabitation, le socialiste Lionel Jospin.
Chacun célèbre aussi le caractère multiracial de l'équipe de France, sans équivalent ailleurs.
On y rencontre des origines hexagonales (le capitaine Didier Deschamps, Laurent Blanc, Emmanuel Petit, Christophe Dugarry, le gardien Fabien Barthez ou encore Bixente Lizarazu, attaché à ses racines basques), algériennes (Zinédine Zidane, meilleur joueur de sa génération), antillaises (Lilian Thuram), kanakes ou néo-calédoniennes (Christian Karembeu), arméniennes (Youri Djorkaeff et Alain Boghossian), africaines (Marcel Desailly) etc.
Les médias célèbrent cette France multiraciale issue des nouvelles vagues d'immigration, dite « black-blanc-beur » en référence à ses composantes afro-antillaises, européennes et arabo-musulmanes.
Intellectuels et hommes politiques de droite et de gauche veulent y voir la démonstration d'une intégration réussie et d'une nation réconciliée avec elle-même.
Mais dans le vestiaire percent déjà les violences racialistes du siècle suivant.
Suivant une confidence de Christophe Dugarry au micro de RTL en 2010, le soir du 12 juillet, dans les vestiaires, Lilian Thuram lance à la cantonade : « Allez les Blacks, venez, on va faire une photo tous ensemble ! ». Le même joueur va ensuite faire profession d'« antiracisme » et nourrir à satiété les rancoeurs communautaires.
Les épreuves du troisième millénaire vont rapidement mettre à mal l'optimisme né de la victoire des Bleus, jusqu'à faire oublier la joie collective et intense de ce moment.
Le consensus national va se briser sur l'arrivée inattendue du leader d'extrême-droite Jean-Marie Le Pen au second tour des élections présidentielles, le 21 avril 2002.
Ensuite vont se faire sentir les conséquences économiques de la monnaie unique : déficit commercial abyssal, rigueur budgétaire, croissance asthénique, etc.
Plus grave que tout, le fragile équilibre de la France « black-blanc-beur » va se heurter à une accélération de l'immigration (plus de 200 000 entrées par an à partir de 2002, 400 000 entrées officielles en 2019) avec des tensions proprement racistes entre les différentes composantes de la population.
Vingt ans après la victoire des Bleus, il se trouvera une vedette du show-biz (Djamel Debbouze) pour dénoncer une équipe nationale trop « black-blanc » et pas assez « beur » à son goût, ou encore un ancien joueur (Éric Cantona) pour critiquer le phénotype trop français de Didier Deschamps !
Dans le même temps, l'angélisme multiracial en viendra à légitimer son contraire : des réunions interdites aux « blancs ».
Il nous reste à espérer - sans y croire - un nouveau moment d'union nationale qui réconcilie le peuple français dans ses différentes composantes ethniques et sociales.
Misterprof-
11 juillet 1593 :
Décès de Giuseppe Arcimboldo, peintre maniériste italien, célèbre comme auteur de nombreux portraits suggérés par des végétaux, des animaux ou des objets astucieusement disposés.
Il est probablement né à Milan vers 1527, d'après l'inscription figurant dans les registres des décès milanais qui indiquait qu'il était décédé à l'âge de 66 ans.
Basée sur un autoportrait longtemps inconnu, qui contient l'année 1587 et l'âge de 61 ans, 1526 est maintenant l'année de naissance considérée comme la plus probable.
Il serait issu d’une famille de peintres milanais d'origine noble.
Sa famille a produit de hauts ecclésiastiques et des avocats, mais aussi des artistes comme son père Biagio.
La première mention de sa personne remonte à 1549 lorsqu' âgé de 21 ans, il travaille avec son père à la conception du dôme de Milan.
D'après les archives de la cathédrale de Milan, nous savons que ces travaux ont duré jusqu'en 1559.
Il réalise alors des cartons de vitraux et des fresques dans les cathédrales locales.
La ville de Milan, comme toute l'Italie du Nord, est sous la domination des Habsbourg depuis 1525. Rapidement, il se fait remarquer par Ferdinand Ier du Saint-Empire qui lui commande cinq blasons pour la cathédrale.
Sa renommée commence à s’étendre et il est appelé à Prague en 1562 puis, plus tard, à la cour des Habsbourg, au service de Maximilien II et de son fils Rodolphe II, pour être le portraitiste de la famille impériale.
Il existe ainsi plusieurs tableaux classiques attribués au peintre, sans aucune certitude, le plus connu étant son Portrait de Maximilien II de Habsbourg et de sa famille, qui aurait été peint vers 1563.
Le fils de Ferdinand Ier, l'empereur Maximilien II, le nomme peintre de cour en 1564.
Peu de temps après, il crée la première série de représentations des Quatre Saisons et des Quatre Éléments d'une manière qui lui devient typique.
Ils sont présentés à l'empereur le jour de l'an 1569.
Arcimboldo laisse éclater un style pictural surprenant, comprenant des portraits caricaturaux formés de plusieurs fruits, légumes, végétaux, symbolisant les saisons ou les métiers.
Cette œuvre suscite un engouement considérable à la cour.
Il réalise d’autres séries des Quatre Saisons en 1572 et 1573, dont une se trouve au musée du Louvre (L'Automne, daté de 1573, commandée par l'empereur Maximilien II de Habsbourg pour être offert à l'électeur Auguste Ier de Saxe).
Ses tableaux sont une glorification de la maison des Habsbourg, non sans ironie, car sous ces portraits en forme de plantes, on ressent l’influence de la caricature, genre cher à Léonard de Vinci.
D’autres portraits mêlent animaux ou objets : Les Quatre Éléments (Le Feu et L'Eau de 1566, au Kunsthistorisches Museum de Vienne) ou les personnifications de métiers (Le Bibliothécaire, Le Jardinier).
En dehors de quelques portraits, il a alors pour tâche principale d’enrichir les fameux Wunderkammern, cabinets d’art et de curiosités des empereurs Maximilien II et Rodolphe II.
Doué d’un esprit inventif et ingénieux, il se voit confier l’organisation des fêtes princières et il est nommé conseiller artistique pour la formation des collections impériales.
À partir de 1565, son nom apparaît dans la comptabilité impériale.
Il se distingue notamment par l’invention d’une méthode colorimétrique de transcription musicale.
En 1570, Arcimboldo est envoyé à Prague pour concevoir un grand défilé pour Maximilien avec des thèmes mythologiques.
Son ingéniosité en tant que peintre, mais aussi dans l'organisation de défilés, de cérémonies de couronnement, de mariages somptueux, etc., est universellement admirée.
Tout à la fois peintre, scénographe, architecte, ingénieur et organisateur, il met en scène des fêtes prestigieuses et coûteuses et des mascarades courtoises destinées à démontrer le pouvoir de l'empereur, à accroître sa renommée et à distraire le peuple, au moins pour une courte période, de sa misère quotidienne.
À partir de 1575, il est peintre de cour de l'empereur Rodolphe II, fils et successeur de Maximilien. Rodolphe II est un empereur politiquement assez insignifiant, mais est très proche des arts et des sciences ; il entretient une cour colorée d'artistes, d'astronomes, d'astrologues et d'alchimistes. Arcimboldo remplit pour lui des tâches similaires à celles qu'il avait auparavant pour Maximilien.
Il invente en outre des machines hydrauliques, travaille sur un projet de musée et poursuit son projet de transfert de musique en valeurs de couleur.
Il est convaincu que la peinture et la musique obéissent aux mêmes lois et tente donc de développer une théorie scientifique selon laquelle il existe une relation fixe entre les proportions harmoniques des tons et des demi-teintes d'une part et les nuances de couleurs d'autre part.
En 1587, il obtient de Rodolphe II l'autorisation de retourner en Italie pour y finir ses jours, promettant de continuer à peindre.
Flora sera l’un de ses derniers tableaux.
Rodolphe II avait précédemment confirmé sa noblesse héréditaire et l'avait honoré d'un blason. Retiré à Milan, il est promu au rang de comte palatin en 1591 et y meurt le 11 juillet 1593.
Durant cette dernière phase de sa carrière, il réalise le portrait composite de Rodolphe II, ainsi que son Autoportrait aux Quatre Saisons.
Ses contemporains italiens l'ont honoré avec de la poésie et des manuscrits célébrant son illustre carrière.
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Maurice Thorez
28 avril 1900 à Noyelles (Pas-de-Calais, France) - 11 juillet 1964
Fils d'un mineur de Noyelles-Godault (Pas-de-Calais) et mineur lui-même, Maurice Thorez participe à la fondation du parti communiste au congrès de Tours (Noël 1920). Il devient secrétaire général du parti en juillet 1930 et, deux ans plus tard, est élu député de la Seine (Paris et proche banlieue).
À Moscou, il reçoit de Staline l'ordre de se rapprocher du parti socialiste (SFIO). C'est ainsi qu'est signée le 27 juillet 1934 une alliance électorale entre communistes, socialistes et radicaux. Peu après, Maurice Thorez, dans un discours célèbre, inaugure la politique de la « main tendue » aux catholiques et même aux Croix-de-Feu, ligue patriotique d'anciens combattants. De la sorte, le Front populaire triomphe aux élections législatives du 26 avril 1936. Maurice Thorez apporte au Président du Conseil, le socialiste Léon Blum, un soutien « sans participation ».
De gauche à droite, Jacques Duclos, Maurice Thorez, André Marty (debout) et Marcel Cachin
Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, Maurice Thorez déserte son unité (4 octobre 1939) et passe en Allemagne, ce qui lui vaut une condamnation à mort par contumace (Il se réfugiera à Moscou peu après). À la Libération, il est amnistié par le général de Gaulle qui a besoin de lui pour remettre les communistes au pas. De retour en France, il participe donc au retour à l'ordre et à la paix civile. Frappé d'une congestion cérébrale en 1950, il cesse toute activité politique mais conserve sa place à la tête du parti.
Misterprof-
10 juillet 1947 :
Un vieux bateau panaméen (President Warfield) appareille de Sète avec à son bord 4 500 survivants de la Shoah.
En pleine mer le bateau, qui a été affrété par l'organisation sioniste clandestine Haganah, change son nom pour celui d' Exodus 47.
Il arbore le drapeau marqué de l'étoile de David et se dirige vers la Palestine, encore sous mandat britannique.
Londres, sous la pression des Arabes, tente d'interdire le territoire aux immigrants juifs.
Fruit d'une provocation délibérée, l'Exodus 47 ne se cache pas.
Il est arraisonné en vue des côtes palestiniennes par la marine britannique.
Deux passagers et un membre d'équipage sont tués.
Dans le port d' Haïfa, les autres passagers sont transférés sur trois bateaux cages et renvoyés vers le port français de Port-de-Bouc.
Les autorités françaises refusent de les faire débarquer de force et la plupart des passagers choisissent de demeurer sur le bateau et d'entamer une grève de la faim malgré l'asile politique offert par Paris.
Au bout de trois semaines, craignant les réactions de l'opinion publique, les Britanniques redirigent les bateaux vers Hambourg, dans leur zone d'occupation en Allemagne.
Ils débarquent les passagers les 8 et 9 septembre 1947 au prix de grandes violences et les dirigent vers des camps de personnes déplacées.
Il s'ensuit des grèves de la faim et des révoltes dans les différents camps.
L'affaire suscite une immense émotion dans tout l'Occident et, comme le souhaitait la Haganah, elle va convaincre Londres de se sortir au plus vite du bourbier palestinien.
Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations unies adopte la résolution 181 qui prévoit le partage de la Palestine en un État juif et un État arabe.
Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'indépendance de l'État d'Israël.
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Taizong le Grand
597 - 10 juillet 649 à Chang'an (Chine)
De son vrai nom Li Shimin, l'empereur Taizong le Grand est le fondateur de la dynastie des T’ang. Il restaure la grandeur de la Chine après trois siècles durant lesquels elle a eu à souffrir d’invasions barbares (comme l’empire romain à la même époque).
Il rétablit la paix civile, étend l’empire jusqu’en Asie centrale et réduit en vassalité les pays voisins (Corée, Japon, Tonkin,…) avant de s'éteindre à Chang'an (aujourd'hui Si'ngan-fou) à l'âge de 52 ans.
Sous son règne et celui de ses successeurs, le confucianisme redevient la doctrine officielle cependant que se diffuse le bouddhisme. Les innovations scientifiques se multiplient (y compris même une forme archaïque d’imprimerie).
Misterprof-
9 juillet 1937 :
Naissance de l'acteur Michel Fortin.
Dans les années 1960, il est professeur de gymnastique au collège Paul-Lapie de Courbevoie.
Il joue dans La Chèvre, où il insulte Pierre Richard devant l'aéroport.
Il apparaît également dans L'Année sainte, dans la série télévisée Nestor Burma et Palais Royal ! de Valérie Lemercier.
En 1985, il est la vedette de La Famille Bargeot, série quotidienne diffusée sur TF1 à 19 h 45.
Au cours des années 1970, il se retrouve dans les distributions de grands films, notamment Les Aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury, Deux hommes dans la ville de José Giovanni, ou L'Année sainte de Jean Girault.
Très ami avec les comédiens du Café de la Gare (Patrick Dewaere, Coluche ou Henri Guybet), il joue avec eux dans des films comme Themroc ou Coup de tête.
Il a aussi participé à une quinzaine de pièces de théâtre, entre 1970 et 2000.
Il a prêté sa voix au doublage d'acteurs américains tels que Jon Voight, Dennis Farina, Bob Hoskins, ou encore Danny DeVito.
Il a également été la voix française de Martin dans le film d'animation Cars.
Il meurt le 15 mars 2011 à Paris 15e, à l'âge de 73 ans.
Il est enterré au cimetière du Montparnasse.