Avatar fae

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

Avatar fae

fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

avatar
Avatar Misterprof-

Misterprof-

1 août 2023 08:27

1er août 1996 :
Décès de la chanteuse Frida Boccara.
Née le 29 octobre 1940 à Casablanca, Danielle Frida Hélène Boccara est une chanteuse française d'origine italienne.
En 1969, elle remporte pour la France, à égalité avec trois concurrentes, le Grand Prix du Concours Eurovision de la chanson qui se déroule à Madrid.
Sa famille, aux racines juives, originaire de Livourne en Toscane, s'installe en Tunisie puis au Maroc.
C'est dans un milieu familial baigné par la culture musicale, à l'instar de son frère et de sa sœur musiciens accomplis, qu'elle montre des dispositions pour la musique et pour le chant.
Jeune fille, elle s'entretient avec Buck Ram, manager du groupe américain The Platters, qui, enthousiaste, lui demande de lui envoyer à Paris, où The Platters vont donner un concert, une bande magnétique avec des chansons de son choix puis, de le rejoindre à Paris.
Mais le temps de régler ce départ qui tourne une page de sa vie, il est déjà reparti pour une longue tournée internationale.
Elle quitte Casablanca et s'installe à Paris avec son frère (Jean-Michel Braque) et sa sœur (Lina Boccara).
Elle s'inscrit à l'Auditorium des jeunes artistes puis au Petit Conservatoire de la chanson de Mireille.
En 1960, elle enregistre une version de Paris mes amours avec un accompagnement piano de Léo Chauliac pour le disque Petit Conservatoire de la Chanson n° 19.
En 1961, elle crée Cherbourg avait raison, avec des paroles d'Eddy Marnay et de Jacques Larue et Serge Lebrail, sur une musique de Guy Magenta ; elle en fait un succès national.
Cette chanson tient 24 semaines au Marathon de la chanson française sur les antennes de RTL, en compétition avec les plus grandes vedettes : Charles Aznavour, Gilbert Bécaud et Les Compagnons de la chanson.
Elle participe à deux festivals de la chanson méditerranéenne, à Barcelone.
Lors de la cinquième édition, elle est finaliste avec sa chanson Mediterranean Skies .
Ensuite, elle triomphe en obtenant le grand prix du premier festival de la chanson de Palma de Majorque.
Son disque est distribué par le label Discos Belter qui détient l'exclusivité de ses enregistrements en Espagne.
À l'époque, presque toutes les radios espagnoles diffusent ses chansons et l'émission télévisée Les Amis du lundi de la TVE donne à cette artiste l'occasion de démontrer au petit écran l'étendue de ses qualités artistiques.
En 1968, elle enregistre Cent mille chansons, qui contribue à la rendre populaire auprès du grand public international.
Un an plus tard, elle est sélectionnée par un jury d'experts pour représenter la France au Concours Eurovision de la chanson, qu'elle remporte, avec le titre Un jour, un enfant, une œuvre du parolier Eddy Marnay et du compositeur Emil Stern.parmi .
Cette chanson, sélectionnée parmi 108 chansons reçues par l'ORTF, sera l'une des plus diffusées durant plusieurs semaines par les radios françaises.
Grâce à elle, elle reçoit le Grand Prix du disque de l'Académie Charles-Cros pour son 33 tours Un jour, un enfant.
Elle poursuit ensuite une carrière internationale.
Au milieu des années 1970 son fils, Tristan Boccara, nait de père inconnu.
Il sera lui aussi chanteur, sous le nom de Goldinski.
En 1980, elle est nommée chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres.
Elle se produit dans les plus beaux théâtres du monde, de l'Opéra de Sydney à la Place des Arts de Montréal, et devant les personnalités les plus prestigieuses.
Frida Boccara a été première dans les hits parades internationaux avec une chanson de Jean Michel Braque et Eddy Marnay : Pour vivre ensemble.
Elle a reçu deux disques d'or et un disque de platine, et a été primée dans de nombreux festivals internationaux.
En 1980, elle est candidate de la présélection française pour le Concours Eurovision de la chanson se déroulant en avril.
Lors de la finale de la présélection, présentée par Evelyne Dhéliat le 23 mars sur TF1, elle ne se classe que cinquième sur 6 candidats avec la chanson Un enfant de France.
En 1981, la présélection française est présentée par Fabienne Egal ; Frida Boccara concourt une nouvelle fois avec la chanson Voilà comment je t'aime, mais son classement n'est guère concluant. Cette même année, elle participe au Jubilé de Léo Ferré, au cours duquel elle interprète en direct Le Flamenco de Paris.
Le 1er août 1996, à la suite d'une infection pulmonaire, Frida Boccara meurt à l'âge de 55 ans.
Elle est inhumée au cimetière parisien de Bagneux. Sa tombe est une simple dalle en ciment ornée d'une petite plaque à son nom.

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

31 juillet 2023 08:01

31 juillet 1974 :
Naissance de l'actrice Élodie Frenck,actrice franco-helvético-péruvienne.
Elle est connue pour son interprétation du personnage de Marlène Leroy dans la série Les Petits Meurtres d'Agatha Christie.
Elle est la fille de Nahum Frenck, péruvien, pédiatre et thérapeute familial émérite, et de Sylviane Roche, française, qui donnent aussi naissance à son frère Emmanuel.
Ses parents, qui divorcent quand elle a 2 ans, obtiennent la garde partagée.
Elle intègre une ligue d'improvisation suisse de 1989 à 1994.
Elle obtient son baccalauréat en 1993, et suit une formation d'art dramatique au Cours Florent de 1994 à 1997.
Élodie Frenck se fait connaître par la télévision et se voit peu à peu offrir des rôles au cinéma et au théâtre.
Elle reçoit, le 16 septembre 2013, le Prix jeune espoir féminin au Festival de la Rochelle pour le rôle de Marlène dans Les Petits Meurtres d'Agatha Christie sur France 2.
Se trouvant en Thaïlande lorsque la vague emporte tout sur son passage, elle est une rescapée du tsunami du 26 décembre 2004.
Le 16 septembre 2011, elle donne naissance à son fils Abel.
En décembre 2016, elle annonce attendre son second enfant.
Elle accouche courant mars 2017 d'un petit garçon prénommé Esteban Abraham.
Au cours de sa carrière, elle a joué dans 23 longs métrages, 9 courts métrages, 33 séries télévisées, 15 téléfilms et 4 pièces de théâtre.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

31 juillet 2023 05:50

Bonjour et bonne semaine à tous ! 😃

Répondre·

Avatar FAE

FAE

30 juillet 2023 20:45

"Jean-Claude Bouillon est un acteur français, né le 27 décembre 1941 à Épinay-sur-Seine et mort le 31 juillet 2017 à Marseille 8e.
Jean-Claude Bouillon est surtout connu pour son interprétation du commissaire Valentin dans la série télévisée Les Brigades du tigre, dont la diffusion s'étend de 1974 à 1983.
Il fait ses débuts de comédien au TNP en 1966 dans Chant public devant deux chaises électriques d'Armand Gatti, puis enchaîne les rôles principaux dans plusieurs films : Made in USA (1966) de Jean-Luc Godard, Le Dernier Homme (1968) de Charles Bitsch, Le Champignon (1969) de Marc Simenon, où il est le mari de Mylène Demongeot, Un aller simple (1971) de José Giovanni, et Hellé (1972) de Roger Vadim. En 1969, il incarne Philippe Marlot dans Tout peut arriver de Philippe Labro, film qui voit également les débuts de Fabrice Luchini.
Il consacre l'essentiel de sa carrière à la télévision dans plus de 40 productions télévisuelles, téléfilms ou séries. Il tournait également pour la télé dans des productions étrangères comme Le Voyageur (The Hitchhiker), où, dans l'épisode Windows (épisode 10, saison 6), il joue Victor, le mari agressif de Claude Jade. Outre le commissaire Valentin, Il incarne notamment le photographe Christophe Bardol dans la mini-série Les Roses de Dublin en 1981, Dimitri dans la série Les Aventures du jeune Patrick Pacard en 1984, ainsi que Xavier Mondino dans la série Sous le soleil de 2003 à 2007. Un de ses rôles les plus célèbres demeure son Serge Létan, l'amant de Claude Jade, dans le feuilleton Cap des Pins (1998-2000).
Il exerce son métier d'acteur également au théâtre. Ainsi joue-t-il des rôles majeurs dans plus de 27 productions, notamment Autant en emporte le vent, mise en scène Daniel Benoin en 1983, La Double Inconstance de Marivaux, mise en scène Jean-Paul Tribout en 1988, Huis clos de Jean-Paul Sartre, mise en scène Daniel Colas au Théâtre du Lucernaire en 1991, Les Mufles de Sacha Guitry, mise en scène Jean-Paul Tribout en 1992, Sud de Julien Green, mise en scène Marc Quentin et Pascal Luneau en 1994, La Mouette d'Anton Tchekov, mise en scène Christophe Lidon à la Criée et au Théâtre Sylvia Monfort en 1998, L'Intrus d'Antoine Rault, mise en scène Christophe Lidon à la Comédie des Champs Elysées en 2011.
Il meurt d'un cancer du côlon à Marseille, où il vivait depuis plusieurs années avec sa femme."

Répondre·

Avatar FAE

FAE

30 juillet 2023 12:47

(11:11 ) Pour les meubles, j'aime bien ce style, sans fioritures . . .

Répondre·

Avatar FAE

FAE

30 juillet 2023 09:59

Merci Mstrprf !

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

30 juillet 2023 09:11

30 juillet 1830 :
Louis-Philippe d'Orléans devient régent
Suite à la Révolution des Trois Glorieuses, qui a chassé du trône son cousin Charles X, le duc Louis-Philippe d'Orléans devient lieutenant général du royaume, c'est-à-dire régent.
Il lui revient de gouverner le pays pendant la minorité de l'héritier légitime, le petit comte de Chambord, petit-fils de Charles X.
Mais le régent, cédant à la pression des bourgeois libéraux, choisit très vite de garder la couronne pour lui-même.
Il monte sur le trône sous le nom de Louis-Philippe 1er.
Ce faisant, sans s'en rendre compte, il ruine le principe de légitimité qui fondait la monarchie.
Il sera le dernier roi de l'Histoire de France.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

30 juillet 2023 08:55

"Henry Spencer Moore, né le 30 juillet 1898 à Castleford et mort le 31 août 1986 à Much Hadham, est un sculpteur britannique. Il devient célèbre grâce à ses grandes sculptures abstraites en bronze et en marbre taillé."

Répondre·

Avatar FAE

FAE

30 juillet 2023 08:29

Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
Merci les amis !

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

30 juillet 2023 08:05

30 juillet 1908 : Inauguration du chemin de fer du Hedjaz

Le 30 juillet 1908 est inauguré le chemin de fer du Hedjaz, qui relie Damas à Médine en longeant de loin la mer Rouge. Les deux villes saintes musulmanes de La Mecque et Médine deviennent du coup plus facilement accessibles aux pèlerins du monde entier. Ce succès politique est porté au crédit de l'empire ottoman, puissance tutélaire de la région, et de son nouvel allié, l'empire allemand, dont les ingénieurs ont supervisé la construction du chemin de fer.

Dès 1889, l'Allemagne, soucieuse de se donner un rôle international à la mesure de sa puissance industrielle, s'est rapprochée de la Turquie. Elle a lancé la construction d'une première voie ferrée en Anatolie, entre Izmir et Ankara. En mars 1903, une compagnie germano-turque, la Bagdadbahn, avait aussi obtenu une concession pour une voie ferrée de la Méditerranée à Bagdad, via Alep.

Ces réalisations pacifiques se doublaient d'une assistance militaire qui permit aux Turcs de vaincre les Grecs à Domokos, en 1897, et allait trouver son aboutissement pendant la Grande Guerre...

Répondre·

Avatar PIRLOUI

PIRLOUI

29 juillet 2023 17:48

pas tout lu mais je rajoute
Un emblème à 30 kilomètres de Paris
Pour les 70 derniers jours de sa vie, l’artiste torturé élit domicile dans la commune du véxin français et séjourne dans la chambre numéro 5 du petit établissement. Au sommet de son art, Van Gogh profitera de ce cadre pittoresque pour peindre plus de 70 toiles. C’est dans cette même chambre que le peintre décèdera le 29 juillet 1890, deux jours après s’être tiré une balle de revolver dans la poitrine. Jamais relouée, la pièce est alors devenue un véritable lieu de pèlerinage pour tous les passionnés, et il à nouveau possible de la visiter !

Répondre·

Avatar FAE

FAE

29 juillet 2023 17:38

Merci Mstrprf, j'ai tout dévoré !

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

29 juillet 2023 09:09

29 juillet 1890 :
Décès du peintre Vincent van Gogh.
Né le 30 mars 1853 à Groot-Zundert (Pays-Bas),Vincent Willem van Gogh est un artiste peintre et dessinateur néerlandais.
La famille Van Gogh, d'ancienne bourgeoisie, est déjà notable aux XVIe et XVIIe siècles.
L'état de pasteur est une tradition familiale, de même que le commerce de l'art.
Le grand-père de Vincent (1789-1874) a, par exemple, suivi des cours à la faculté de théologie à l'université de Leyde jusqu'en 1811.
Trois de ses fils sont devenus marchands d'art.
Il est le fils aîné de Theodorus van Gogh, pasteur de l'Église réformée néerlandaise à Groot-Zundert depuis 1849, et d'Anna Cornelia, née Carbentus, fille d'un relieur de la cour du Duché de Brabant.
Sa mère avait mis au monde un enfant mort-né, le 30 mars 1852 : Vincent Willem I, dont il portera le prénom.
Ses parents élèveront six enfants : Vincent, Anna Cornelia (1855-1930), Théodore (« Théo »), Elisabetha Huberta (« Liss », 1859-1936), Willemina Jacoba (« Wil » ou « Wilkie », 1862-1941) et Cornelis Vincent (« Cor », 1867-1900).
Son père Theodorus compte dix frères et sœurs.
Plusieurs oncles paternels joueront un rôle déterminant dans la vie de Vincent.
Hendrik Vincent van Gogh, « Hein », est marchand d'art à Bruxelles. Johannes van Gogh, « Jan », est amiral et reçoit Vincent chez lui à Amsterdam pendant plus d'un an, Cornelis Marinus van Gogh, « Cor », est également marchand d'art.
Son parrain Vincent van Gogh, « Cent », s'est associé à la chaîne de galeries de l'éditeur d'art parisien Goupil & Cie.
La famille de Van Gogh mène une vie simple.
L'ambiance laborieuse du foyer parental marque profondément le jeune Vincent, qui est un enfant sérieux, silencieux et pensif.
En janvier 1861, Vincent Van Gogh entre à l'école de Zundert, dont l'effectif est de deux cents élèves.
Il est retiré de l'école et, à la fin d'année 1861, Anna Birnie (1844-1917)6 est embauchée comme gouvernante pour donner des cours à Vincent et à sa sœur, Anna.
Elle leur enseigne, entre autres, le dessin.
Le 1er octobre 1864, il part pour l'internat de Jan Provily à Zevenbergen, une ville rattachée à la commune de Moerdijk à trente kilomètres de chez lui.
Il y apprend le français, l'anglais et l'allemand.
Il y réalise aussi ses premiers essais de dessin.
Le 15 septembre 1866, il entre au collège Guillaume II, à Tilbourg.
Son professeur de dessin était le peintre Constant Cornelis Huijsmans.
Vincent vit difficilement cet éloignement.
En mars 1868, il quitte précipitamment l'établissement et retourne chez ses parents à Zundert.
Le 30 juillet 1869, Vincent quitte la maison familiale pour devenir apprenti chez Goupil & Cie à La Haye, filiale fondée par son oncle Hein.
Cette firme internationale qui vend des tableaux, des dessins et des reproductions, est alors dirigée par Hermanus Tersteeg, pour qui l'artiste avait un grand respect.
En 1871, son père est muté à Helvoirt.
Vincent y passe ses vacances en 1872, avant de rendre visite à Theo, à Bruxelles.
Après sa formation en apprentissage, il est engagé chez Goupil & Cie.
En juin 1873, Adolphe Goupil l'envoie dans la succursale de Londres avec l'accord de son oncle Cent.
Il réussit et, à 20 ans, il gagne plus que son père.
Il tombe amoureux d'Eugénie Loyer, la fille de sa logeuse à Brixton, mais lorsqu'il lui révèle ses sentiments, elle lui avoue qu'elle s'est déjà secrètement fiancée avec le locataire précédent.
Van Gogh s'isole de plus en plus.
À la même époque, il développe un fervent intérêt pour la religion, et son zèle religieux prend des proportions qui inquiètent sa famille.
Le 12 novembre 1873, Theo est muté à la succursale de La Haye par son oncle Cent.
Son père et son oncle envoient Vincent à Paris à la mi-mai 1875, au siège principal de Goupil & Cie. Choqué de voir l'art traité comme un produit et une marchandise, il en parle à certains clients, ce qui provoque son licenciement le 1er avril 1876.
Entre-temps, la famille Van Gogh a déménagé à Etten, village du Brabant-Septentrional.
Van Gogh se sent alors une vocation spirituelle et religieuse.
Il retourne en Angleterre où, pendant quelque temps, il travaille bénévolement, d'abord comme professeur suppléant dans un petit internat donnant sur le port de Ramsgate, où il est engagé.
Il dessine quelques croquis de la ville.
Comme l'école doit par la suite déménager à Isleworth dans le Middlesex, Van Gogh décide de s'y rendre.
Mais le déménagement n'a finalement pas lieu.
Il reste sur place, devient un fervent animateur méthodiste et veut « prêcher l'Évangile partout ».
À la fin d'octobre 1876, il prononce son premier sermon à la Wesleyan Methodist Church à Richmond.
En novembre, il est engagé comme assistant à la Congregational Church de Turnham Green.
À Noël 1876, il retourne chez ses parents.
Sa famille l'incite alors à travailler dans une librairie de Dordrecht (Pays-Bas) pendant quelques mois.
Toutefois, il n'y est pas heureux et il passe la majeure partie de son temps dans l'arrière-boutique du magasin à dessiner ou à traduire des passages de la Bible en anglais, en français et en allemand. Ses lettres comportent de plus en plus de textes religieux.
Le soutenant dans son désir de devenir pasteur, sa famille l'envoie à Amsterdam en mai 1877.
Il y séjourne chez son oncle Jan, qui est amiral.
Vincent se prépare pour l'université et étudie la théologie avec son oncle Johannes Stricker, théologien respecté.
Il échoue à ses examens et quitte alors le domicile de son oncle Jan, en juillet 1878, pour retourner à la maison familiale à Etten.
Il suit des cours pendant trois mois à l'école protestante de Laeken, près de Bruxelles, mais il échoue à nouveau et abandonne ses études pour devenir prédicateur laïc.
Au début de décembre 1878, il obtient une mission d'évangéliste en Belgique, auprès des mineurs de charbon du Borinage, dans la région de Mons.
Il y devient un prédicateur solidaire des luttes contre le patronat mais il a déjà fait son apprentissage pictural en ayant visité tous les grands musées des villes importantes qu'il a traversées quand il travaillait chez Goupil & Cie1.
Sa traversée du Borinage en Belgique commence à Pâturages (aujourd'hui dans la commune de Colfontaine) en 1878.
Il y est accueilli par un évangéliste qui l'installe chez un cultivateur à Wasmes.
Très vite, il juge cette maison trop luxueuse et, en août, il part pour Cuesmes pour loger chez un autre évangéliste.
Allant au bout de ses convictions, Van Gogh décide de vivre comme ceux auprès desquels il prêche, partageant leurs difficultés, jusqu'à dormir sur la paille dans une petite hutte.
Il consacre tout aux mineurs et à leur famille.
Il va même jusqu'à descendre dans un puits de mine du Charbonnage de Marcasse, à 700 mètres de profondeur.
Lors d'un coup de grisou, il sauve un mineur.
Mais ses activités de pasteur ouvrier ne tardent pas à être désapprouvées, ce qui le choque. Accusé d'être un meneur, il est contraint d'abandonner la mission qu'il s'était donnée.
Il en garde l'image de la misère humaine qui apparaîtra dans une partie de son œuvre.
Après ces évènements, il se rend à Bruxelles puis revient brièvement à Cuesmes, où il s'installe. Mais, sous la pression de ses parents, il retourne à Etten.
Il y reste désœuvré, jusqu'en mars 1880, ce qui préoccupe de plus en plus sa famille.
Vincent et Theo se disputent au sujet de son avenir : ces tensions les privent de communication pendant près d'un an.
De plus, un grave conflit éclate entre Vincent et son père, ce dernier allant jusqu'à se renseigner pour faire admettre son fils à l'asile de Geel.
Il s'enfuit de nouveau et se réfugie à Cuesmes, où il loge jusqu'en octobre 1880 chez un mineur. Entre-temps, Theo obtient un emploi stable chez Goupil & Cie à Paris.
Van Gogh atteint sa maturité au moment où il commence sa carrière d'artiste.
Il s'intéresse de plus en plus à ses proches et aux scènes quotidiennes qu'il commence à représenter dans des croquis à la mine de plomb, au fusain ou au crayon.
En octobre 1880, il part à Bruxelles et, le 15 novembre 1880, il s'inscrit à l'Académie royale des beaux-arts sur les conseils du peintre Willem Roelofs.
Il a l'occasion de travailler à l'atelier du peintre Anthon van Rappard, rue Traversière.
Le 1er février 1881, Theo est nommé gérant de la succursale de Goupil & Cie sur le boulevard Montmartre ; il décide alors de subvenir aux besoins de son frère.
Vincent est presque âgé de 28 ans.
Fin avril 1881, Van Gogh revient à la maison familiale et y reste jusqu'à Noël.
Il consacre principalement son temps à la lecture et aux études des figures.
L'été, il tombe amoureux de Kee Vos, la fille de son oncle Stricker.
Malgré le refus clair de Kee, veuve toute récente, Vincent insiste, créant une atmosphère de plus en plus tendue dans sa famille.
À la suite d'une violente dispute avec son père, il part pour La Haye, où il s'installe dans un modeste atelier.
Il y reçoit des leçons de peinture de son cousin par alliance, Anton Mauve (époux de sa cousine germaine Ariëtte Carbentus), pratique alors essentiellement l’aquarelle et étudie la perspective.
En janvier 1881, Van Gogh rencontre une ancienne prostituée, Sien Hoornik, qui commence à poser pour lui.
Au printemps 1882, son oncle Cornelis Marinus, propriétaire d'une galerie d'art renommée à Amsterdam, lui commande des dessins de La Haye.
Le travail ne s'avère pas à la hauteur des espérances de son oncle, qui lui passe néanmoins une deuxième commande.
Bien qu'il lui ait décrit en détail ce qu'il attendait de lui, il est de nouveau déçu.
En juin 1882, une hospitalisation liée à une maladie vénérienne lui permet de se réconcilier avec ses parents.
À sa sortie, il s'installe dans un plus grand atelier avec Sien Hoornik et ses deux enfants.
C'est au cours de l'été 1882 qu'il commence la peinture à l'huile.
Cette période de sa vie lui permet de se consacrer à son art.
Il partage ses réflexions sur des peintres qu'il admire comme Daumier ou Jean-François Millet dont il connaît bien les œuvres.
Il exécute de nombreux tableaux et dessins selon différentes techniques.
Il envoie ses œuvres à Theo et écrit à Anthon van Rappard.
À partir du printemps 1883, il s'intéresse à des compositions plus élaborées, basées sur le dessin. Très peu de ces dessins ont survécu car, manquant de nervosité et de fraîcheur selon Theo, ils seront détruits par Vincent.
Les vingt mois qu'il passe à La Haye (entre 1882 et 1883) semblent décisifs pour l’artiste, qui réalise sa volonté de rompre avec les conventions morales de son milieu social, et son impossibilité à mener une existence normale.
De nombreuses lectures, Honoré de Balzac, Victor Hugo, Émile Zola ou encore Charles Dickens, viennent enrichir sa vision du monde, et renforcent ses convictions sociales.
En août 1883, il envisage de partir dans la province campagnarde de la Drenthe pour profiter de ses paysages.
De septembre à décembre 1883, Vincent séjourne en solitaire dans la province de Drenthe, dans le nord des Pays-Bas, où il s'acharne à sa peinture.
C'est l'unique remède qu'il trouve face à un profond sentiment de détresse.
Il change assez souvent de logement et la solitude lui pèse.
Le temps pluvieux et les difficultés financières de son frère Theo le décident à rejoindre sa famille installée depuis juin 1882 à Nuenen, en Brabant-Septentrional, dans le presbytère paternel.
Van Gogh profite d'un petit atelier aménagé à son intention dans la maison familiale.
Il y réalise des séries de tableaux sur différents thèmes, notamment les tisserands.
C'est à Nuenen que son travail se révèle définitivement : de cette époque datent de puissantes études à la pierre noire de paysans au travail, mais aussi quelque deux cents tableaux à la palette sombre et aux coups de brosse expressifs, qui confirment alors sa force de dessinateur et de peintre.
Theo propose à Vincent de ne plus lui verser de pension mais plutôt de lui acheter ses tableaux. Theo acquiert ainsi des tableaux qu'il espère vendre.
Vincent continue à voir Van Rappard avec qui il peint.
À cette période, il donne aussi des cours de peinture à des amateurs.
Puis, en mai 1884, il loue un atelier plus vaste que celui qu'il avait jusqu'alors.
Pour la troisième fois, Van Gogh tombe amoureux.
Il entame une relation avec sa voisine, Margot Begemann, ce que leurs familles respectives n'apprécient pas.
À la mi-septembre, Margot tente de se suicider.
Elle passe sa période de convalescence à Utrecht.
Le 26 mars 1885, le père Van Gogh meurt d'une crise cardiaque.
À cause des relations difficiles qu'il entretient avec son entourage, la sœur de Vincent lui demande de quitter le presbytère.
Il habite alors dans son atelier entre avril et mai 1885.
Alors qu'il est encore à Nuenen, il travaille sur une série de peintures qui doivent décorer la salle à manger d'un de ses amis vivant à Eindhoven.
Van Gogh s'intéresse alors aux artistes renommés de l'école de La Haye, comme Théophile de Bock et Herman Johannes van der Weele.
Il s'agit d'un groupe d'artistes qui, entre 1860 et 1890, sont fortement influencés par la peinture réaliste de l'école de Barbizon.
À la même époque, Émile Zola est critique d'art.
En 1885, au moment où paraît son roman Germinal, Van Gogh peint Les Mangeurs de pommes de terre.
Ils exposent tous les deux la vie de la classe populaire.
Après son séjour à Nuenen, passant de ce réalisme sombre au colorisme, Van Gogh prend un nouvel élan dans sa peinture.
Sa palette devient plus claire et plus colorée, alors que ses coups de pinceaux deviennent plus nets.
En novembre 1885, il revient à Anvers, où il est impressionné par les peintures de Rubens et découvre les estampes japonaises, qu'il commence à collectionne.
C'est aussi dans la capitale flamande que l'artiste inaugure sa fameuse série d'autoportraits.
Il prend divers cours de dessin et réalise des études de nus.
L'idée de repartir à Paris lui est agréable.
Il compte déjà étudier dans l'atelier de Fernand Cormon et se loger chez Theo pour des questions d'économie.
En février 1886, il débarque donc à Paris et au début du mois de mars, il rejoint son frère Theo à Montmartre, avec l'envie de s'informer sur les nouveautés de la peinture impressionniste.
À l'époque, Theo est gérant de la galerie montmartroise Boussod, Valadon & Cie (les successeurs de Goupil & Cie).
Vincent y devient également l'amant d'Agostina Segatori, tenancière italienne du cabaret Au Tambourin, boulevard de Clichy.
Seule la connaissance du milieu artistique parisien peut véritablement permettre à Van Gogh de renouveler et d'enrichir sa vision.
Cette année-là est celle de la dernière exposition impressionniste que Vincent découvre, et en 1887 doit avoir lieu la première rétrospective de l’œuvre de Millet.
Paris se prépare alors à accueillir plusieurs expositions : en plus du Salon, où sont exposées les œuvres de Puvis de Chavannes, Van Gogh visite les salles de la cinquième exposition internationale à la galerie Georges Petit, qui présente des toiles d'Auguste Renoir et de Claude Monet.
Ces derniers n'avaient pas souhaité participer à la huitième et dernière exposition des impressionnistes, qui offrait le spectacle d'un groupe déchiré, entre les défections et les nouvelles arrivées, et ouvrait ses portes à la nouveauté du moment, le néo-impressionnisme, avec Georges Pierre Seurat.
À Paris, dans les années 1886-1887, Van Gogh fréquente un moment l’Académie du peintre Cormon, où il fait la connaissance de Henri de Toulouse-Lautrec, de Louis Anquetin, d’Émile Bernard ainsi que de John Peter Russell.
Ce dernier réalise son portrait.
Il rencontre également, par l’intermédiaire de son frère, presque tous les impressionnistes, en particulier Georges Seurat et Camille Pissarro, ainsi que Paul Gauguin.
Dans la boutique du père Tanguy, il devient l'ami de Paul Signac.
Sous l’influence des estampes japonaises, ses compositions acquièrent peu à peu davantage de liberté et d’aisance, tandis qu’il s’essaie à la technique de l’aplat coloré.
Pissarro l’initie également aux théories nouvelles sur la lumière et au traitement divisionniste des tons.
La palette de l'artiste s’enrichit alors de couleurs vives et sa touche s’anime et se fragmente, ceci grâce également à Signac avec qui il travaille en 1887.
Exalté par la ferveur du climat artistique parisien, Van Gogh brûle les étapes de son renouvellement artistique grâce à la fréquentation des peintres les plus anticonformistes du moment.
Il s'essaye au néo-impressionnisme auprès de Signac et Pissarro, enquête sur les profondeurs psychologiques du portrait avec son ami Toulouse-Lautrec, est précocement informé de la synthèse du cloisonnisme par ses compagnons Louis Anquetin et Émile Bernard, et peut apprécier les toiles exotiques réalisées par Gauguin en Martinique.
Régénéré par cette modernité, il est prêt à réaliser son rêve méditerranéen, à la recherche de la lumière aveuglante de la Provence, qui fait resplendir les couleurs pures de la nature, étudiées jusque-là dans sa collection d'estampes japonaises.
C'est une période très fertile où son art s'oriente vers l'impressionnisme, mais l'absinthe et la fatigue aggravent son état mental.
Le 19 février 1888, il quitte Paris pour Arles où il s'installe le 20 février à l'hôtel-restaurant Carrel, situé dans la vieille ville à l'intérieur des remparts, avec comme compagnon le peintre danois Christian Mourier-Petersen.
Il loue également une partie de la « maison jaune » pour en faire son atelier.
Quelques jours après, il loge au Café de la Gare et s'installe ensuite, à partir du 17 septembre, dans la Maison Jaune, détruite lors du bombardement allié du 25 juin 1944.
Bien qu'il arrive dans la cité avec un temps de neige, une nouvelle page de son œuvre s'ouvre avec la découverte de la lumière provençale.
Dès le 22 février 1888, il commence sa production arlésienne : il parcourt à pied la région et peint des paysages, des scènes de moissons et des portraits.
Il envoie toujours ses tableaux à Theo.
Trois de ses premiers tableaux sont présentés à la 4e exposition annuelle de la Société des artistes indépendants.
En avril, Vincent rencontre le peintre américain Dodge MacKnight, qui habite Fontvieille, un petit village au nord-est d'Arles.
Par MacKnight, il fait la connaissance du peintre Eugène Boch, avec lequel une relation plus profonde se développe et dont il fait le portrait.
Au début du mois de juin 1888, ayant reçu un billet de 100 francs de son frère Theo, il se rend en diligence aux Saintes-Maries-de-la-Mer pour un séjour de cinq jours.
Il y peint la barque Amitié et le village regroupé autour de l'église fortifiée.
À Arles, des idées plus anciennes sur l'art et la peinture réapparaissent, comme faire des séries de tableaux.
Au printemps 1888, il réalise ainsi une série sur les vergers fleurissants dans des triptyques, ainsi qu'une série de portraits comme ceux de la famille Roulin.
La première série des tournesols date aussi de cette époque.
Entre-temps, il continue à échanger des lettres et des tableaux avec Émile Bernard et Paul Gauguin.
Vincent rêve en effet d'une communauté d'artistes unissant fraternellement leurs expériences et leurs recherches.
Paul Gauguin vient le rejoindre dans ce but le 23 octobre 1888 et ils commencent à travailler ensemble, par exemple sur la série de tableaux consacrés aux Alyscamps.
Mais les deux hommes s'entendent mal : la tension et l’exaltation permanentes qu’implique leur démarche créatrice débouchent sur une crise.
Le 23 décembre 1888, à la suite d'une dispute plus violente que les autres avec Gauguin, Van Gogh est retrouvé dans son lit avec l'oreille gauche tranchée.
Le lendemain de sa crise, Van Gogh est admis à l'hôpital et soigné par le docteur Rey dont il peint le portrait.
Theo, inquiet de la santé de son frère, vient le voir et retourne à Paris le jour de Noël, accompagné de Gauguin.
Cependant, une pétition signée par trente personnes demande l'internement ou l'expulsion de Vincent van Gogh à cause de ses troubles à l'ordre public.
Le 7 février, le docteur Delon demande son internement pour « hallucinations auditives et visuelles ».
Le 27 février, le commissaire de police d'Ornano conclut dans son rapport que Van Gogh pourrait devenir dangereux pour la sécurité publique.
En mars 1889, après une période de répit, il peint entre autres Autoportrait à l'oreille bandée. Cependant, à la suite de nouvelles crises, il est interné d'office sur ordre du maire à l'hôpital d'Arles.
Pendant son séjour à Arles, Vincent maintient le lien avec l'univers artistique parisien grâce à l'abondante correspondance qu'il échange avec son frère Theo.
Malgré l'échec de son projet d'établir un atelier à Arles, il ne renonce pas au dialogue avec ses amis Émile Bernard et Gauguin.
Le 8 mai 1889, il quitte Arles, ayant décidé d'entrer dans l'asile d'aliénés Saint-Paul-de-Mausole que dirige le médecin Théophile Peyron, à Saint-Rémy-de-Provence.
Il y reste un an, au cours duquel il a trois crises importantes : à la mi-juillet, en décembre et la dernière entre février et mars 1890.
Malgré son mauvais état de santé, Van Gogh est très productif.
Ce n'est que pendant ses crises de démence qu'il ne peint pas.
Dans l'asile, une pièce au rez-de-chaussée lui est laissée en guise d'atelier.
Il continue à envoyer ses tableaux à Theo.
Deux de ses œuvres font partie de la 5e exposition annuelle de la Société des artistes indépendants de Paris.
À diverses périodes de sa vie, Van Gogh a également peint ce qu'il voyait de sa fenêtre, notamment à la fin de sa vie avec une grande série de peintures de champs de blé qu'il pouvait admirer de la chambre qu'il occupait à l'asile de Saint-Rémy-de-Provence.
Il quitte l'asile le 19 mai 1890.
Theo rencontre le docteur Paul Gachet sur les recommandations de Pissarro, et il encourage Vincent à sortir de l'asile et à se rendre à Auvers-sur-Oise, où il pourra consulter le médecin et être près de son frère.
Van Gogh commence également à être connu.
Le 31 janvier 1890 naît le petit Vincent, fils de son frère Theo.
Après avoir rendu visite à Theo à Paris, Van Gogh s'installe à Auvers-sur-Oise, commune rurale du Vexin français déjà connue dans le milieu des peintres, initialement par les paysagistes de l'école de Barbizon, puis par les impressionnistes.
Il y passe les 70 derniers jours de sa vie, du 20 mai au 29 juillet 1890.
L'instabilité mentale de Vincent van Gogh reprend vers la fin juillet 1890 et le 27 juillet, après avoir peint son ultime toile, il se tire un coup de revolver dans la poitrine.
Revenu à l'auberge Ravoux, il monte dans sa chambre, mais ses gémissements attirent l'attention de l'aubergiste, qui le découvre blessé et fait venir le docteur Jean-Baptiste Mazery et le docteur Gachet.
Une opération chirurgicale n'est pas envisageable au vu des circonstances et de l'impossibilité de déterminer la trajectoire de la balle.
Anton Hirschig, artiste néerlandais pensionnaire de son auberge, se rend à Paris le lendemain pour prévenir Theo van Gogh.
Vincent van Gogh décède le 29 juillet, à 1 heure 30 du matin, à l'âge de 37 ans, son frère Theo étant à son chevet.
À la mort de Vincent, son frère devient propriétaire de toutes les peintures, sauf une qui a été vendue du vivant de Vincent, ainsi que des lettres.
Theo, atteint de la syphilis, perd la raison trois mois après le décès de son frère.
D'abord interné à Paris, il est rapidement transféré à Utrecht en octobre 1890, où il meurt le 25 janvier 1891, à l'âge de 34 ans.
À la suite de cet évènement, Johanna Bonger-Van Gogh, la femme de Theo, devient l'héritière de la collection, qui n'a pas à l'époque une grande valeur marchande.
Les deux frères reposent tous deux au cimetière d'Auvers-sur-Oise, depuis que Johanna a fait transférer le corps de Théo auprès de son frère en 1914.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

29 juillet 2023 09:08

Merci Capusa !

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

29 juillet 2023 07:47

l'Arc de Triomphe

À la gloire des soldats de la Révolution et de l'Empire

Le 29 juillet 1836, le roi Louis-Philippe Ier inaugure l’Arc de triomphe de la place de l’Étoile, à Paris. Il accomplit ainsi la promesse de Napoléon Ier à ses soldats au lendemain de la bataille d'Austerlitz : « Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des arcs de triomphe ».

L'empereur ordonne dès le 18 février 1806 la construction d'un tel monument, suivant la tradition héritée de la Rome antique. Il doit clore à l'ouest de la capitale la perspective Est-Ouest qui débute à la Bastille et achever le « grand dessein » urbanistique de la monarchie.

Mais le projet est interrompu par les difficultés nées de la campagne de Russie en 1812...

En attendant, sur la place du Carrousel, dans l'enceinte fermée constituée par le palais du Louvre et le palais des Tuileries, les architectes Charles Percier et Pierre Fontaine érigent un arc de triomphe plus modeste mais au moins aussi élégant, surmonté d'un quadrige en bronze qui rappelle les chevaux de Saint-Marc à Venise. Achevé quant à lui dès 1809, il célèbre explicitement la bataille d'Austerlitz.

Le « roi bourgeois » relance le projet impérial

Le projet d'Arc de triomphe de l'Étoile est repris vingt ans plus tard, en 1832, par le roi Louis-Philippe qui y voit une façon de rassembler tous les Français autour des pages glorieuses de leur Histoire. Il le dédie aux armées de la Révolution et de l'Empire

L'Arc de Triomphe est édifié sur une grande place de 240 mètres de diamètre. C'est un point haut de la capitale, au débouché de l'avenue des Champs-Élysées, promenade arborée très prisée des élites aristocratiques et bourgeoises avant la Grande Guerre. Elle est appelée place de l'Étoile car, deux siècles avant, elle était le point de rencontre de douze allées forestières utilisées pour la chasse à courre. Ces douze allées sont devenues de grandes avenues parisiennes formant six axes :

• Le premier axe est constitué par l'avenue des Champs-Élysées, prolongée à l'ouest de la place par l'avenue de la Grande Armée.
• À droite, dans le sens des aiguilles d'une montre, viennent l'avenue Marceau et son vis-à-vis l'avenue Carnot.
• L'avenue d'Iéna et son vis-à-vis l'avenue Mac-Mahon.
• L'avenue Kléber et son vis-à-vis l'avenue de Wagram.
• L'avenue Victor Hugo (et l'avenue d'Eylau) et leur vis-à-vis l'avenue Hoche.
• Enfin l'avenue Foch, remarquable par ses très larges contre-allées arborées et ses hôtels particuliers de très haut standing, et son vis-à-vis l'avenue de Friedland.

À toute chose malheur est bon : l'incendie du palais des Tuileries sous la Commune, en 1871, ouvre la perspective visuelle qui mène de la Cour carrée du Louvre vers l'arc du Carrousel et l'arc de l'Étoile.

Après la Grande Guerre, le défilé de la Victoire et la tombe du Soldat inconnu ont fait de l'Arc de triomphe de l'Étoile un haut lieu de la mémoire républicaine. Le bas-relief de François Rude qui illustre sur le pilier droit du monument Le Départ des Volontaires de l'An II, plus communément appelé La Marseillaise, est devenu une représentation mythique de la Nation.

En 1970, à la mort du général de Gaulle, la place a été rebaptisée place du Général de Gaulle mais l'ancienne appellation demeure très vivante.

Répondre·