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16 juin 1970 :
Décès de l'écrivaine Elsa Triolet.
Ella Yourievna Kagan est une femme de lettres et résistante française d'origine russe.
Née le 12 septembre 1896 (24 septembre dans le calendrier grégorien) à Moscou, dans une famille aisée d'intellectuels juifs russes, Ella Kagan (puis Triolet après son premier mariage, nom qu'elle gardera toute sa vie) est la fille d'Elena Yourievna Berman, pianiste de grand talent, et de l'avocat Youri Alexandrovitch Kagan spécialisé dans les contrats d'édition d'artistes et d'écrivains.
Elle a une sœur, Lili, de cinq ans son aînée, qui la fascine mais dont elle est jalouse.
Lili avait été éduquée par sa mère tandis qu'Ella le fut par une nourrice.
Elle écrira à partir de ses souvenirs d'enfance un de ses premiers romans en russe Fraise des bois (Ziemlianika), surnom qu'on lui donnait quand elle était enfant, largement empreint du sentiment de n'être pas aimée.
Elle fait de brillantes études, s'initie au piano, apprend l'allemand auprès de ses parents qui parlent cette langue, ainsi que le français dès l'âge de six ans.
Elle termine le lycée avec une « médaille d'or », puis obtient un diplôme d’architecte en juin 1918. Elle voyage en Europe avec sa sœur et sa mère, pour laquelle les arts, et la musique en particulier, tiennent une grande place.
Sa sœur Lili se joint en 1905 aux révolutionnaires russes dont fait partie son futur époux Ossip Brik. Le couple introduit Ella dans leur cercle d'amis qui compte notamment Boris Pasternak, Victor Chklovski et le linguiste Roman Jakobson, amoureux d'elle et qui demeurera toujours son ami.
En 1911, elle rencontre le poète Vladimir Maïakovski, son premier grand amour.
Lors d'une soirée de novembre 1915, Ella est accompagnée de Maïakovski pour la première fois chez Lili et Ossip Brik.
Lili s'amourache alors de Maïakovski et en fait son amant.
Après la mort de son père en 1915, elle vit avec sa mère dans des difficultés financières.
En 1917, elle rencontre André Triolet, un officier français en poste à Moscou, héritier d'une riche famille de Limoges.
Elle quitte la Russie avec lui et l'épouse le 20 août 1919.
Le couple séjourne à Tahiti pendant un an.
Elle qui avait souhaité quitter la Russie de la Révolution, dont elle embrassait les idées, mais détestait les conséquences sur les conditions de vie : guerre civile, misère, famine, etc., se morfond dans l'indolence d'une île où elle cultive la nostalgie de son cher cercle littéraire de Moscou.
Malheureuse dans son couple, Elsa quitte son mari en 1921 et garde son nom.
Connaissant un temps d'errance, elle va d'abord à Londres, puis à Berlin en 1923 où Victor Chklovski, très épris d'elle et la voyant dépressive, insiste pour qu'elle écrive.
Il publie l'échange épistolaire qu'ils ont eu sous le titre de Zoo, lettres qui ne parlent pas d'amour ou la Troisième Héloïse.
Ce recueil de lettres est lu par Maxime Gorki qui, ayant particulièrement apprécié les lettres d'Elsa, demande à la rencontrer.
Durant leur entrevue, Gorki encourage la jeune femme à se consacrer à l'écriture.
De retour à Paris en 1924, elle loge dans un l'hôtel du Quartier du Montparnasse, où habitent des écrivains surréalistes et des artistes comme Marcel Duchamp, Francis Picabia ou Man Ray.
Elle y séjourne par intermittence entre 1923 à 1928.
Elle écrit en russe son premier livre À Tahiti (paru à Léningrad en 1925), où elle mène une réflexion sur l'écriture, puis Fraise-des-Bois (Moscou, 1926), en s'inspirant de son journal d'enfance, et Camouflage (Moscou, 1928).
Elle rencontre Louis Aragon en 1928 au café La Coupole, fréquenté par beaucoup d'artistes.
Il devient l'homme de sa vie, celui par qui elle peut enfin s'enraciner dans la société française.
Elle devient sa muse.
En 1929-1930, Elsa crée des colliers pour la haute couture pour subvenir à ses besoins, et écrit des reportages pour des journaux russes.
Les années suivantes, elle traduit en russe des auteurs français : Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, en 1934 ; Les Cloches de Bâle (1937) et Les Beaux Quartiers (1938), les deux premiers romans du cycle Le Monde réel d'Aragon.
Elle traduira également, au cours de sa vie, de nombreux auteurs russes en français, dont notamment Tchékhov et Maïakovski.
Elle collabore par de nombreux textes au quotidien Ce soir, dirigé par Louis Aragon et Jean-Richard Bloch.
En 1937, elle commence à écrire un premier roman en français, Bonsoir Thérèse, publié en 1938 aux éditions Denoël.
Elle se marie avec Louis Aragon le 28 février 1939 à Paris, en présence de Pierre Unik (écrivain, poète et journaliste français). et de Georges Sadoul ( critique et historien français du cinéma).
Elle participe avec lui à la Résistance, dans la zone Sud (à Lyon et dans la Drôme notamment) et contribue à faire paraître et à diffuser les journaux La Drôme en armes et Les Étoiles.
Elle continue à écrire des nouvelles et le roman Le Cheval blanc.
Entrée avec Aragon dans la clandestinité, sa nouvelle Les Amants d'Avignon est publiée aux Éditions de Minuit en octobre 1943 sous le pseudonyme de Laurent Daniel, en hommage à Laurent Casanova (homme politique et résistant français, député communiste de Seine-et-Marne de 1945 à 1958) et son épouse Danielle .
Cette nouvelle et trois autres sont réunies sous le titre Le premier accroc coûte deux cents francs (phrase qui annonçait le débarquement en Provence) et obtiennent le prix Goncourt 1945 au titre de l'année 1944.
Elsa Triolet est ainsi la première femme à obtenir ce prix littéraire.
Après la guerre, elle participe au Congrès de l'Union des Femmes françaises et milite en faveur de la paix et d'une littérature française progressiste.
Elle rassemble alors toutes ses conférences sous la forme du livre L’Écrivain et le livre en 1948.
Elle assiste en 1946 au procès de Nuremberg sur lequel elle écrit un reportage dans Les Lettres françaises.
Pour cette revue, elle assure la rubrique théâtrale d'octobre 1948 à décembre 1951 ; ces articles sont rassemblés et publiés chez Gallimard en 1981, sous le titre Chroniques théâtrales.
La période de la guerre lui inspire le roman L’Inspecteur des ruines, puis la menace atomique, au temps de la guerre froide, Le Cheval roux.
Appartenant au comité directeur du Comité national des écrivains (CNE), elle s’attache à promouvoir la lecture et la vente de livres dans les années 1950 et participe activement à un mouvement lancé par le Parti communiste français en 1950-52, « Les Batailles du livre ».
Elle voyage beaucoup dans les pays socialistes avec Aragon et, bien que critique à l'égard du stalinisme et indignée par l'antisémitisme qui sévit en URSS en 1952, touchant également sa sœur, elle ne fait pas de déclaration publique.
Elle exprime sa critique du régime dans le roman Le Monument paru en 1957.
Elle démissionne la même année du comité directeur du CNE, puis écrit les trois romans du cycle L’Âge de nylon.
Elle intervient activement en 1963 pour faire traduire et paraître en France le récit d’Alexandre Soljenitsyne Une journée d'Ivan Denissovitch.
La façon dont la biographie de Vladimir Maïakovski était falsifiée en Union soviétique est une des raisons qui l’entraîne à écrire les romans Le Grand Jamais (1965) et Écoutez-voir (1968).
En 1965, elle préface le premier livre de Dominique Oriata Tron, Stéréophonies, publié par Pierre Seghers.
En 1966, Agnès Varda réalise un court métrage documentaire, Elsa la rose, sur son histoire d'amour avec Louis Aragon.
Après avoir publié La Mise en mots (1969) et Le Rossignol se tait à l'aube (1970), Elsa Triolet meurt d'un malaise cardiaque le 16 juin 1970 dans la propriété qu'elle possède avec Louis Aragon, le Moulin de Villeneuve, à Saint-Arnoult-en-Yvelines.
Le calendrier accroché dans la maison affiche toujours cette date, Louis Aragon ayant symboliquement cessé de compter les jours après la mort de son aimée.
Elsa repose aux côtés d’Aragon, dans le parc de six hectares entourant ce vieux moulin.
Capusa06
16 juin 1816
Naissance du docteur Frankenstein
Dans la nuit du 16 juin 1816, les poètes Lord Byron et Percy Shelley devisent avec leurs compagnes respectives, Claire et Mary, ainsi qu'un ami, le docteur John Polidori, dans une grande villa des bords du lac Léman, en Suisse.
En raison d'un été exceptionnellement pourri, consécutif à l'éruption d'un volcan en Indonésie, cela fait plusieurs jours qu'ils ne peuvent sortir...
La faute à la météo
Pour passer le temps, les jeunes gens entament un concours d'histoires macabres sur une suggestion de Lord Byron : « We will each write a ghost story » (« Nous allons chacun écrire une histoire de fantôme »).
C'est ainsi que la maîtresse de Shelley, Mary Godwin (19 ans), raconte l'histoire du docteur Victor Frankenstein, qui tenta de créer la vie à l'égal de Dieu.
L'histoire lui est inspirée par la vie d'un alchimiste allemand du siècle précédent, Konrad Dippel. Elle prend forme dans les jours qui suivent, après quelques nuits cauchemardesques aggravées par le deuil de la jeune femme, qui a peu avant perdu son bébé.
Elle débouche sur la publication deux ans plus tard du roman Frankenstein ou le Prométhée moderne, l'un des grands mythes de l'Occident contemporain et une mine intarissable pour les scénaristes du septième Art...
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15 juin 1479 :
Naissance de Lisa Gherardini.
Lisa di Antonio Maria Gherardini, également connue sous le nom de Mona Lisa, ou de Lisa del Giocondo, est un membre de la famille Gherardini de Florence.
Elle serait le modèle de La Joconde, portrait commandé par son mari et peint par Léonard de Vinci.
Issue de l'une des plus anciennes familles patriciennes toscane, Lisa est née à Florence bien que pendant de nombreuses années, on ait pensé qu'elle était née dans une des propriétés rurales de la famille, la Villa Vignamaggio juste en dehors de Greve in Chianti.
Elle porte le nom de Lisa, nom d'une des femmes de son grand-père paternel.
Aînée de six enfants, Lisa a trois sœurs, dont l'une est nommée Ginevra, et trois frères, Giovangualberto, Francesco, et Noldo.
La famille vit à Florence, à l'origine près de la basilique de Santa Trinita et plus tard dans l'espace loué à proximité de la basilique de Santo Spirito, car il semble qu'ils n'étaient pas en mesure de faire des réparations sur leur ancienne maison quand elle est devenue vétuste.
La famille de Lisa déménage vers ce qui s'appelle aujourd'hui la Via dei Pepi, puis près de la basilique Santa Croce, où ils vivent près de Ser Piero da Vinci, le père de Léonard de Vinci.
Ils sont également propriétaires d'une petite maison de campagne à San Donato dans le village de Poggio à 32 kilomètres au sud de la ville.
Noldo, le père et le grand-père de Lisa, ont hérité d'une ferme dans le Chianti près de l'hôpital Santa Maria Nuova.
Gherardini obtient un bail pour une autre ferme, et la famille passe ses étés dans une maison nommée Ca' di Pesa afin de superviser la récolte de blé.
Le 5 mars 1495, âgée de 15 ans, Lisa épouse Francesco di Bartolomeo di Zanobi del Giocondo, un marchand d'étoffes florentin, devenant sa seconde épouse.
La dot de Lisa est de 170 florins et la ferme de San Silvestro près de chez sa famille, ce qui montre que la famille Gherardini n'était pas riche à ce moment-là.
Leur propriété se situe entre Castellina et San Donato in Poggio, près de deux fermes qui appartiendront plus tard à Michel-Ange.
Ni pauvre, ni riche à Florence, le couple fait partie de la classe moyenne.
Lisa obtient, grâce à son mariage, un meilleur statut social car la famille de son mari était plus riche que la sienne.
De son côté, Francesco semble bénéficier de l'aura du nom de Gherardini considéré comme un « ancien nom ».
Ils vivent dans un logement partagé jusqu'au 5 mars 1503, date à laquelle Francesco peut acheter une vieille maison voisine de sa famille dans la Via della Stufa.
Léonard de Vinci, semble commencer à peindre le portrait de Lisa la même année.
Lisa et Francesco ont cinq enfants : Piero, Camilla, Andrea, Giocondo et Marietta.
Quatre d'entre eux meurent entre 1496 et 1507.
Lisa élève également Bartolomeo, le fils de Francesco et de sa première épouse, Camilla di Mariotto Rucellai, qui est morte lorsque son fils avait un an.
Camilla et Marietta deviennent des religieuses catholiques.
Camilla prend le nom de Sœur Béatrice et entre dans le couvent de San Domenico di Cafaggio, où elle est confiée aux soins de la sœur d'Antonmaria, Sœur Albiera et des sœurs de Lisa.
Béatrice meurt à l'âge de 18 ans et est enterrée dans la Basilique Santa Maria Novella.
Lisa développe une relation avec Sant'Orsola, un couvent très estimé à Florence, où elle peut placer Marietta en 1521.
Marietta prend le nom de Sœur Ludovica et devient un membre respecté du couvent en occupant certaines responsabilités.
Francesco devient un fonctionnaire de Florence.
Il est élu à la Dodici Buonomini en 1499 et à la Seigneurie en 1512, où il est confirmé comme Priori en 1524.
Il est possible qu'il ait des liens politiques ou économiques avec la maison de Médicis.
En 1512, lorsque le gouvernement de Florence craint le retour d'exil des Médicis, Francesco est emprisonné et condamné à une amende de 1 000 florins.
Il est libéré en septembre au retour des Médicis.
Selon une source, Francesco est mort lors de la peste de 1538.
Lisa est tombée malade et est prise en charge par sa fille Ludovica au couvent de Sant'Orsola, où elle est morte quatre ans plus tard, à l'âge de 63 ans.
Selon une autre, Francesco aurait vécu jusqu'à 80 ans, et serait mort en 1539.
Lisa, quant à elle, aurait pu vivre jusqu'en 1551, c'est-à-dire jusqu'à 71 ou 72 ans.
En juin 1537, de nombreuses dispositions sont données dans le testament de Francesco.
Il retourne la dot de Lisa, lui donne ses vêtements et les bijoux et aide à son avenir.
Il confie sa femme aux soins de leur fille Ludovica, et si possible, de Bartolomeo.
À l'instar d'autres Florentins de niveau social équivalent, la famille de Francesco est amatrice d'art et mécène.
Son fils Bartolomeo a demandé à Antonio di Domenico Mazzieri de peindre une fresque dans le caveau familial de la basilique de la Santissima Annunziata .
Andrea del Sarto peint une madone pour un autre membre de sa famille.
Francesco a passé commande à Léonard d'un portrait de sa femme et à Domenico Puligo d'une peinture de Saint François d'Assise.
La Joconde, peinte au début du XVIe siècle, a tous les attributs de l'époque pour un portrait de femme vertueuse, ce qui était courant en période de deuil.
Lisa est dépeinte comme une épouse fidèle car sa main droite repose sur sa gauche qui retient une couverture.
Léonard présente Lisa comme une femme à la mode et aisée, peut-être plus aisée qu'elle n'était vraiment.
Aucun indice ne représente un rang aristocratique.
Ses vêtements sombres et son voile noir sont dus à l'obscurcissement des vernis successifs.
Le portrait est très grand, sa taille est égale à celle des commandes des riches mécènes d'art, mais la composition, montrant le modèle aussi largement encadré, est atypique pour l'époque.
Cette extravagance a été expliquée comme un signe d'aspiration sociale de Francesco et Lisa.
Léonard n'a aucun revenu au cours du printemps 1503, ce qui peut en partie expliquer son intérêt pour un portrait privé.
Mais plus tard, il doit retarder ses travaux sur La Joconde quand il reçoit le paiement pour le démarrage de La Bataille d'Anghiari, qui est une commande d'une valeur plus élevée et qu'il doit par contrat achever en février 1505.
En 1506, Léonard achève le portrait.
Il n'est pas rémunéré pour son travail et ne le livre pas à son client.
L'artiste l'emporte avec lui tout au long de sa vie, et il a peut-être pu la terminer de nombreuses années plus tard en France, éventuellement en 1516.
Capusa06
15 juin 1381 : Mort de Wat Tyler
Début juin 1381, les paysans anglais, avides de justice sociale, se révoltent. Un soldat du Kent dénommé Wat (ou Walter) Tyler prend leur tête après qu'un collecteur d'impôts eut offensé sa fille. Londres est envahie et pillée après bien d'autres villes. Les prisonniers sont délivrés, des prisons et des monuments brûlés... Mais le jeune roi Richard II joue d'astuce. Il rencontre Wat Tyler dans la prairie de Mile End le 14 juin 1381 et s'engage tout à la fois à affranchir les derniers serfs du royaume et accorder des hausses de salaires aux manouvriers. Il promet en sus une amnistie aux insurgés. Le lendemain cependant, des insurgés reprennent les pillages. Les représentants du roi proposent un nouveau rendez-vous à Wat Tyler pour s'en expliquer. Comme le chef rebelle se fait insolent, il est tué par le maire de Londres, Sir William Walworth.
La révolte va dès lors tourner court. Une dizaine de jours plus tard, l'ordre seigneurial est rétabli. John Ball, poète révolutionnaire, est lui-même exécuté à Saint Adams le 15 juillet 1381. Il est l'auteur du verset célèbre :
« Quand Adam bêchait et Eve filait
Qui était le gentilhomme ? »
FAE
"Jean-Philippe Smet, dit Johnny Hallyday, né le 15 juin 1943 à Paris 9e et mort le 5 décembre 2017 à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine), est un chanteur, compositeur et acteur français.
Durant ses 57 ans de carrière, il s'impose comme l'un des plus célèbres chanteurs francophones et l'une des personnalités les plus présentes dans le paysage médiatique français.
S'il n'est pas le premier à chanter du rock en France, il est dès 1960, le premier à y populariser le genre. Bien qu'il interprète de nombreuses ballades sentimentales et des airs country au cours de sa carrière, le rock reste sa principale référence au travers de ses différents courants, puisant tous leurs origines dans le blues : rock 'n' roll, rythm and blues, soul, rock psychédélique, soft rock ou encore pop rock.
Sa longévité au premier plan de la scène artistique et ses prestations vocales et scéniques lui attirent la reconnaissance de ses pairs et du public. Au total, il réalise 80 albums, dont 51 albums studio ainsi que 165 singles. Il totalise 6 disques de diamant, 40 disques d'or, 22 disques de platine et 10 Victoires de la musique. En dehors des pays francophones, s'il ne parvint pas à s'imposer durablement malgré plusieurs tournées à succès, notamment en Amérique du Sud, sa réputation d'homme de scène franchit en revanche les frontières. Il effectue ainsi 184 tournées et donne plus de 3 425 concerts, totalisant près de 30 millions de spectateurs, avec des prestations à gros budgets et effets scéniques.
Alors qu'il est atteint d'un cancer du poumon, il effectue sa dernière tournée en juin et juillet 2017, aux côtés de ses amis Jacques Dutronc et Eddy Mitchell, avec qui, en 2014, il a formé le trio des Vieilles Canailles. Sa mort, survenue quelques mois plus tard des suites de sa maladie, donne lieu à un important hommage populaire. Au moment de sa mort, les ventes de ses disques se chiffrent à 110 millions d'exemplaires. "
Capusa06
Heinrich Schliemann (1822 - 1890)
Le découvreur de Troie
Heinrich Schliemann (1822-1890), découvreur de Troie et de Mycènes .Né le 6 janvier 1822 dans le ménage d'un pasteur luthérien du Mecklembourg, le jeune Heinrich Schliemann doit interrompre ses études secondaires pour devenir garçon de courses chez un négociant d'Amsterdam.
Il révèle rapidement des dispositions exceptionnelles pour les langues et le commerce et fait fortune en vendant de l'indigo à Saint-Pétersbourg.
Son premier mariage avec Ekaterina Lichine, une grande dame de Saint-Pétersbourg, tourne au désastre malgré la naissance de trois enfants. Il devient citoyen américain, divorce et décide de réaliser un rêve d'enfant : identifier le site de Troie, haut lieu de L'Iliade, que les archéologues de son temps qualifiaient d'imaginaire.
Avant toute chose, le commerçant, qui parle avec aisance le grec ancien et le grec moderne, a soin de se trouver une nouvelle compagne en Grèce même.
C'est ainsi qu'ayant écrit à l'archevêque de Mantinée et Kynouria (Attique), il épouse le 23 septembre 1869 une cousine de celui-ci, Sophia Kastromenou (16 ans), après l'avoir choisie sur photographie. Le ménage va vivre heureux. Il aura deux enfants baptisés Andromaque et Agamemnon.
Passion et démesure
Sur la foi de sa lecture de l'Iliade et des descriptions de lieux qu'elle renferme, l'archéologue amateur estime que Troie devrait se trouver à l'emplacement du tumulus d'Hissarlik, en Asie mineure, près du détroit des Dardanelles, à six kilomètres de la côte.
Il excave avec son équipe neuf niveaux de ruines superposées parmi lesquelles il croit reconnaître l'ancienne Ilion (autre nom de Troie). Pas moins de 150 hommes sont requis pour déblayer un total de 250.000 m3. Une voie ferrée est construite en vue d'évacuer les gravats.
Les travaux sont menés sans prendre la précaution de préserver les vestiges plus récents, qui disparaissent à tout jamais et interdiront aux actuels archéologues d'établir l'histoire complète des différentes cités qui se sont succédé sur le site.
Du « trésor de Priam » à celui d'Agamemnon
LE 14 JUIN 1873, son intuition est récompensée par la découverte d'un fabuleux trésor archéologique, immédiatement qualifié de « trésor de Priam ».
Mais les archéologues postérieurs ont montré plus tard que la Troie homérique se situait à un autre niveau géologique que le « trésor de Priam ».
Interdit de séjour en Turquie, Schliemann se replie en Grèce et met à jour les sites de Mycènes, Ithaque, Orchomène et Tyrinthe.
Il se construit un palais à Athènes (aujourd'hui transformé en musée des monnaies) et un tombeau digne des héros de l'Antiquité.
Schliemann meurt à Naples, dans la rue, d'une congestion cérébrale.
Il lègue le magnifique « trésor d'Agamemnon » découvert à Mycènes au Pergamon (musée d'archéologie de Berlin), d'où il a été enlevé par l'Armée rouge en 1945. Il a aujourd'hui retrouvé sa place dans la capitale allemande.
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14 juin 1973 :
Naissance de Claudia Tagbo, actrice et humoriste ivoiro-française.
En 1986, à l'âge de 13 ans, elle arrive à Chanac, en Lozère, où elle vit deux ans avant de partir à Alès jusqu'à ses 18 ans.
Elle se découvre dès son plus jeune âge une passion pour l’art en général et pour le théâtre en particulier.
Après l’obtention d'un brevet d'études professionnelles et d'un baccalauréat professionnel en comptabilité, au sein du lycée Jean-Baptiste-Dumas d'Alès, elle échoue pour entrer au conservatoire de Montpellier.
Elle monte à Paris afin d’y suivre des études en Arts du Spectacle où elle décroche une Maîtrise Arts du spectacle, option théâtre, à Université Paris-VIII.
Elle décide de s’investir dans le métier de comédienne.
Sur les plateaux et devant la caméra elle travaille, entre autres, avec Stanislas Nordey, Élisabeth Rappeneau, Julien Leclercq, Olivier Dahan.
Elle se lance avec succès dans le stand-up.
Au théâtre, elle joue dans Appel à poète de Paul Éluard, L'Opérette imaginaire de Valère Novarina, 13 décembre, Ligne 9 de Mata Gabin, Lucrèce Borgia de Victor Hugo et également dans Marisol de José Rivera en 2002.
Le public l'a aussi vue dans Demandez nous Pardon de Mata Gabin, mis en scène par Claudia Tagbo et Candide de Victor Bianco.
Au cinéma, elle joue dans Mama Aloko et La Valse des gros derrières de Jean Odoutan et dans Ma vie n'est pas une comédie romantique de Marc Gibaja et Chrysalis de Julien Leclercq.
À la télévision, les téléspectateurs la voient dans Fatou la Malienne et Fatou, l'espoir de Daniel Vigne, Ma meilleure amie d'Élisabeth Rappeneau ou encore Le tuteur d'Édouard Molinaro.
Elle interprète également le personnage récurrent du lieutenant Martine Forest dans R.I.S Police scientifique.
En 2006, elle commence sa carrière d'humoriste dans le Jamel Comedy Club créé par Jamel Debbouze.
En 2008, elle joue dans la mini-série Tongs et Paréo ainsi que dans la série Toi-même tu sais de J.G Biggs, écrite par Stéphane Pocrain pour l'Inpes.
À l'automne 2010, elle est chroniqueuse pendant quelques émissions dans le Bureau des plaintes de Jean-Luc Lemoine sur France 2.
Depuis novembre 2010, elle fait partie de l'équipe d'animateurs aux côtés d'Arthur dans l'émission Ce soir avec Arthur sur Comédie ! de novembre 2010 à juillet 2012, puis sur TF1 depuis mai 2013.
Depuis 2011, elle apparaît dans la série humoristique United colors of Jean-Luc diffusée sur Comédie ! au côté notamment d'Amelle Chahbi et Vincent Desagnat.
Le coauteur de cette série n'est autre que son acolyte du Jamel Comedy Club, Fabrice Éboué.
Elle est candidate de l'émission On n'demande qu'à en rire entre le 27 avril 2011 et le 28 juin de la même année.
Depuis décembre 2011, elle participe à l'émission Vendredi, tout est permis avec Arthur diffusée sur TF1 et est l'invitée la plus fréquente.
En 2013, elle anime Claudia Tagbo & co, un gala de l'humour diffusé en télévision.
Organisé au profit de l'association CéKeDuBonheur, il se déroule au théâtre des Folies Bergère et présente une quinzaine d'humoristes.
Puis, elle est choisie par CanalSat et Melody, pour présenter Disco party, avec Thierry Cadet et Pat Angeli, à l’occasion des 40 ans du disco.
En 2014, dans À nous deux sur France Ô, elle rappelle que son expérience a commencé avant l'humour.
Elle évoque également son cancer.
En septembre 2014, elle participe au single inédit Kiss and Love au profit du Sidaction.
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13 juin 1935 :
Naissance du sculpteur Christo (comme disait Guy Bedos dans un célèbre sketch,"Mine de rien je suis en train d'emballer") 😄
Avec Jeanne-Claude Denat de Guillebon, née le même jour, il forme le couple d'artistes Christo et Jeanne-Claude.
Né à Gabrovo, en Bulgarie, Christo Vladimiroff Javacheff se dit bulgare macédonien d'origine tchèque.
Son père possédait une usine de textile et sa mère était secrétaire générale de l’Académie des Beaux-Arts de Sofia jusqu’en 1931.
Sa mère avait fui la Macédoine en 1913.
La famille de Christo a beaucoup servi de refuge à des artistes et des amis fuyant les bombardements des villes par les Alliés.
Au nombre des souvenirs d’enfance de Christo figurent aussi les corps de partisans exécutés dans les rues et l'entrée de l’Armée rouge en Bulgarie en 1944.
Le père de Christo a été harcelé et emprisonné par le nouveau régime communiste pour « sabotage ».
On peut donc dire que l’enfance de Christo a été assez rude et qu’elle a sûrement eu un impact important sur l’artiste.
Très tôt il eut des contacts avec l’art.
À l’âge de 6 ans, il fit des portraits de nombreuses femmes du village.
En 1953, il débuta sa formation artistique aux Beaux-Arts de Sofia où il étudia la peinture, la sculpture et l’architecture jusqu’en 1956.
Il est chargé, par le pouvoir en place, d'aménager les abords du train Orient-Express pour donner aux passagers occidentaux une image riante de la Bulgarie.
Cependant, en raison de la forte propagande du régime, seuls les vrais partisans du parti communiste pouvaient accéder au diplôme, ce que Christo n’était pas.
En effet, Christo défiait le système en peignant des toiles allant à l’encontre de l’idéologie, comme des paysans se reposant.
Il eut donc quelques ennuis avec le réalisme socialiste qui était la norme et qui imposait un traitement marxiste-léniniste des sujets comme du style.
En 1956, il décide de fuir à Vienne., puis s’installe à Paris en 1958.
Pour vivre il fait des portraits à l'huile qu'il signe de son nom « Javacheff » et c'est en livrant le portrait de l'épouse du général Jacques de Guillebon, directeur de l'École polytechnique, qu'il rencontre leur fille Jeanne-Claude, une Française née à Casablanca,où son père était en poste.
L'année 1958 marque le début de leur collaboration.
L'année suivante, Jeanne-Claude quitte son mari pour épouser Christo.
En 1963, Christo côtoie le groupe des nouveaux réalistes.
Ses premières œuvres sont des peintures abstraites et des empaquetages d’objets (bouteilles, bidons, cartons, tables, etc.) ou de modèles vivants dans de la toile ou du plastique.
En 1964, il empaquette d'un voile transparent la statue du Printemps réalisée par Paul Niclausse sur le parvis du Trocadéro.
Après avoir émigré aux États-Unis cette même année 1964 et s'être installés à New York, Christo et Jeanne-Claude commencent à réaliser des projets de grande envergure, intervenant de façon directe et éphémère sur des édifices, des monuments ou des paysages entiers.
À l’origine, le couple signe ses œuvres « Christo ».
À partir de 1994, ils prennent la décision de changer leur nom pour « Christo et Jeanne-Claude ». Tous deux sont reconnus comme coauteurs de chacune de leurs installations.
Le projet est conçu en collaboration, puis le travail est divisé : Christo développe l’œuvre à l'aide de maquettes et de dessins, tandis que Jeanne-Claude se charge d’assurer les démarches administratives et coordonne la réalisation.
Porte-parole du couple, elle passe ainsi plusieurs années à défendre leurs projets lors de nombreuses audiences publiques, devant des tribunaux et à l'occasion de sessions parlementaires. À titre d'exemple, il leur aura fallu dix ans pour emballer le Pont-Neuf à Paris (1985) et vingt-cinq ans de préparatifs avant de pouvoir empaqueter le Reichstag de Berlin (1995).
Jeanne-Claude travaillait sur un projet, conçu en 1992, de suspension d'une toile de dix kilomètres au-dessus de la rivière Arkansas quand elle meurt en novembre 2009 à New York des suites d'une rupture d'anévrisme.
Christo meurt le 31 mai 2020 à New York.