
Capusa06
4 août 1701 : La Grande Paix de Montréal
Le 4 août 1701, le gouverneur de la Nouvelle-France Louis-Hector de Callière conclut la paix avec les 39 « nations » iroquoises de la région du Saint-Laurent et des Grands Lacs. Il n'a pas craint pas d'inviter pour cela 1300 Indiens dans la ville de Montréal, à peine peuplée de 1200 colons français ! Le rapprochement avec les Iroquois, auparavant proches des Anglais, rivaux des Français, avait été amorcé deux ou trois ans plus tôt par le prédécesseur de Callière, le gouverneur de Frontenac. À Montréal, grâce à l'éloquence du chef wendat (ou huron) Kondiaronk, il allait se concrétiser par des échanges de cadeaux, le partage du calumet de la paix et des signatures en bonne et due forme au bas d'un texte.
La Grande Paix allait perdurer pendant un demi-siècle, jusqu'à la guerre de Sept Ans. À ce moment-là, les Iroquois, prenant acte de la supériorité démographique des Anglais, allaient rentrer peu à peu dans leur orbite...
FAE
Bonjour à tous !
"Michel Déon, né Édouard Michel1 le 4 août 1919 dans le 11e arrondissement de Paris et mort le 28 décembre 2016 à Galway (Irlande), est un écrivain et dramaturge français.
Membre de l'Académie française, il est généralement rattaché au mouvement des « Hussards ».
Son père, Paul Michel, est conseiller de Louis II, prince de Monaco. Après une enfance passée entre le 16e arrondissement de Paris et Monaco (puis Nice), Michel Déon est élève au lycée Janson-de-Sailly, puis part étudier à la faculté de droit.
Engagé volontaire de 1940 à 1942 (152e Régiment d'infanterie) et démobilisé à Lyon en novembre 1942, il devient en zone sud secrétaire de rédaction à L'Action française auprès de Charles Maurras. Dans le même temps, il collabore à Marie Claire. Il devient également par la suite journaliste à Paris Match.
En 1950, il adhère à l'Association des amis de Robert Brasillach. Il commence au même moment une vie de voyages qu'il n'arrêtera plus et qui nourrira constamment son œuvre romanesque. D'une manière plus ou moins prolongée, il séjourne notamment en Suisse, en Italie, aux États-Unis, qu'il parcourt en train et en bus Greyhound grâce à une bourse de la fondation Rockefeller, au Canada, au Portugal et en Grèce (à partir de 1959), d'abord à Skyros, puis à Spetsai. Mais c'est encore en Irlande, pays dont il se sent proche culturellement, qu'il séjourne le plus longtemps en famille, avec Chantal (née Renaudeau d'Arc, épousée en 19635), et ses enfants Alice et Alexandre. Ses voyages et séjours en Irlande furent de grandes inspirations pour ses romans.
Entre 1960 et 1962, il collabore à Défense de l'Occident, au comité de patronage duquel il figure.
Parallèlement à la composition de ses livres, il poursuit une carrière d'éditeur pour la maison Plon et de critique aux Nouvelles Littéraires ou au Journal du dimanche. Lié aussi à la revue et aux éditions de La Table Ronde, il est associé aux Hussards, bien qu'il ait lui-même contesté l'existence de ce mouvement comme il le confie à son ami journaliste Jean-Luc Delblat dans Le Métier d'écrire publié au Cherche Midi en 1994 : "Nimier et Laurent ne s'aimaient guère, de même que Blondin et Laurent. Nous étions très différents. D'ailleurs les écrits de chacun témoignent de cette profonde divergence, bien que nous ayons été rassemblés un jour, par hasard, à l'occasion des préfaces à un livre d'André Fraigneau... Nous avons aussi été réunis par Jacques Laurent, dans la revue La Parisienne. Mais les "Hussards" n'ont jamais existé..."
Après la liberté de ton de La Corrida ou de La Carotte et le Bâton, Michel Déon donne une nouvelle orientation à son œuvre en recourant au genre plus classique mais aussi plus ambitieux de la fresque contemporaine (Les Poneys sauvages) ou du roman de formation (Le Jeune Homme vert). Publié en 1981, Un déjeuner de soleil est le roman que Déon confiera être son préféré à Jean-Luc Delblat avec Les Poneys sauvages en répondant à la question : "Lequel de vos romans voudriez-vous qu'un jeune écrivain lise en premier ?" : "Je crois qu'il trouvera son profit dans Un déjeuner de soleil qui est un roman sur la création littéraire. Et puis Les poneys sauvages. Je pense que ce dernier n'est pas trop mal réussi. Je m'en aperçois maintenant parce que ce sont des gens très jeunes qui le lisent aujourd'hui, alors qu'il a été publié il y a vingt ans. Il fait l'objet de nombreuses thèses... Et j'ai de la chance : si mes romans n'étaient lus que par des gens de mon âge, d'abord il y en aurait moins, et puis ce ne serait pas rassurant ! ".
En 1999, il signe pour s'opposer à la guerre en Serbie la pétition « Les Européens veulent la paix », lancée par le collectif Non à la guerre.
En juin 2004, l'Université française lui rend hommage : un colloque est organisé à la Sorbonne sur son œuvre à l'initiative d'Alain Lanavère et Thierry Laurent.
En décembre 2006, il signe le « Manifeste en faveur de la messe tridentine » qui paraît dans Le Figaro.
En 2009, les éditions de l'Herne publient un cahier sur son œuvre."
FAE
Jean-Michel André Jarre naît le 24 août 1948 à Lyon, dans le quartier de la Croix Rousse, dans une famille de musiciens. Il est le fils du compositeur de musiques de films Maurice Jarre et de la résistante lyonnaise France Pejot. Il est influencé dès son plus jeune âge par son grand-père, musicien et bricoleur. André Jarre était employé par la société Teppaz, qui fabriquait un célèbre petit électrophone portatif, et contribué à l'invention de la première table de mixage destinée à la radio française avant de devenir directeur technique de Radio Lyon, rachetée par Pierre Laval, en 1928.
Ses parents se séparent en 1953, année du départ définitif de son père pour les États-Unis. Jean-Michel Jarre vit alors seul avec sa mère à Issy-les-Moulineaux, en banlieue parisienne. Évoquant son enfance, il déclare, en 2009 : « Mon père a été davantage une béance, une absence, qu'une référence musicale. Chaque décennie, je me suis dit : “Cette fois-ci, ça va.” Mais j’en ai souvent parlé, ça me rend triste. Que des parents se séparent quand on a cinq ans, c’est un classique, ça arrive à tout le monde. Mais qu’on n’ait pas de relation du tout avec l’un des deux pendant plus de quarante ans… »
Il commence le piano à huit ans. Découragé par une enseignante jugée trop stricte, il abandonne l'instrument pendant deux ans. Sa mère l'emmène dans un club de jazz parisien, Le Chat qui pêche, tenu par une de ses amies, Mimi Ricard, (rencontrée dans la Résistance lyonnaise). Archie Shepp, Don Cherry et Chet Baker, y initient l'enfant à leur jazz.
Avec le soutien de sa mère, Jean-Michel Jarre prend des cours d'harmonie et de contrepoint au Conservatoire de Paris, avec Jeanine Rueff. Il développe des bases classiques, tout en s'intéressant à la musique contemporaine, en apprenant la guitare électrique et en jouant au début des années 1960 dans plusieurs groupes de rock et de jazz, dont les Mystères IV avec lesquels il remporte le premier prix du tremplin de la Foire de Paris. Il fait une apparition dans le film Des garçons et des filles d'Étienne Périer, sorti en 1967, avec son groupe d'alors, les Dustbins (Les poubelles en anglais). Ils interprètent deux chansons dans le film : Let me take your hands et I feel so down.
Il obtient son bac en 1966, puis une licence de lettres à la Sorbonne, où il rédige notamment un essai comparant le Faust de Gounod à celui de Goethe. "
Misterprof-
3 août 1925 :
Naissance de Guy Degrenne, industriel français, fondateur du groupe industriel Guy Degrenne, fabricant renommé de couverts, seaux à champagne, plats, et autres articles culinaires en acier inoxydable.
Après des études au collège Sainte-Marie de Flers (Orne), au lycée Saint-Joseph à Caen, puis à l'ESSEC (bien que la publicité ait dit qu'il ne ferait rien dans la vie . 😄), Guy Degrenne reprend la forge de son père en 1948.
La forge Degrenne est située à Sourdeval (Manche), terroir historiquement attaché au travail du métal et à la coutellerie.
C'est ici, en effet, que les « Terre-neuvas » achetaient leur couteau à poisson avant de partir pêcher dans l'Atlantique-Nord.
Il est par son père un descendant des « Grillous », comme on les appelait, qui formaient une confrérie qui sillonnait la campagne pour fabriquer et vendre des couverts en étain.
Guy Degrenne récupère et travaille les aciers abandonnés par la guerre et rencontre le succès en lançant des couverts en acier inoxydable, dont on dit que le métal provient du blindage des chars détruits de la bataille de Normandie.
En 1958, Guy Degrenne développe une activité de platerie, puis se lance, en 1963, dans les couverts haut de gamme.
Son ambition est de démocratiser l'argenterie en fabriquant en acier inoxydable massif les modèles classiques de couverts de tables des grands orfèvres parisiens.
En 1967, il transfère une partie de ses activités dans une nouvelle usine à Vire (Calvados), toujours dans la « Vallée des alliages », et emploie 600 salariés dans une usine de 35 000 m².
En 1978, il assoit définitivement sa notoriété auprès du grand public français par une publicité à la télévision, mettant en scène un proviseur considérant le jeune Degrenne comme un cancre de l'école communale surpris en train de dessiner des fourchettes et des couteaux dans les marges de ses cahiers d'écolier, une mise en scène très réussie.
En 1987, Guy Degrenne cède son entreprise à la holding Table de France, qui ouvre la marque à tous les arts de la table.
Le spot publicitaire Guy Degrenne qui a fait sa renommée disparaît alors des écrans.
Guy Degrenne meurt le 7 novembre 2006, à l'âge de 81 ans, à son domicile de Granville .
Il repose à Vire , au cimetière de Neuville.
La fondation M. et Mme Guy Degrenne, créée sous l'égide de la Fondation de France, soutient des familles et des jeunes en détresse, en leur versant des allocations ou des bourses, ou par l'intermédiaire de projets associatifs.
Elle agit plus particulièrement en Normandie.
Mme Degrenne est décédée le 3 juin 2014 à 85 ans.
Capusa06
Alexandre Soljénitsyne
11 décembre 1918 à Kislovodsk (Russie) - 3 août 2008 à Moscou (Russie)
Écrivain russe, lauréat du prix Nobel de littérature en 1970, Alexandre Soljénitsyne publie en France, en décembre 1973, L’Archipel du Goulag. Basé sur les témoignages de 227 rescapés des camps russes, son ouvrage dissèque la mécanique intrinsèque de la répression soviétique.
Le 12 février 1974, l'écrivain est arrêté. Accusé de trahison, il est expulsé d'URSS. Une première depuis Trotski ! Traduit en français quelques mois plus tard, L’Archipel du Goulag lance le « tournant anti totalitaire » et fait entrer le mot « goulag » dans le langage courant.
Réfugié en Suisse puis aux États-Unis, Soljenitsyne est alors le plus célèbre « dissident soviétique ». Mais sa critique de la société occidentale et sa foi orthodoxe lui valent peu à peu d'être étiquetté « réactionnaire ». Après le démantèlement de l'URSS, il fait son retour en Russie en 1994.
FAE
On apprend le décès de Geneviève de Fontenay,
"née Mulmann le 30 août 1932 à Longwy et morte le 1er août 2023 à Saint-Cloud, est une organisatrice de concours de beauté française. Elle a été présidente du Comité Miss France de 1981 à 2009 et du Comité Miss Prestige National de 2010 à 2016."
FAE
Bonsoir à tous ! 😃
"Michèle Bernier, née le 2 août 1956 à Paris 14ᵉ, est une comédienne et humoriste française. Elle fait ses débuts dans le Théâtre de Bouvard, avant de former un trio avec Mimie Mathy et Isabelle de Botton et de mener une carrière à la télévision, au théâtre et au cinéma. "
Misterprof-
FAE a écrit :
Bonjour à tous ! 😃
Muriel Robin est née le 2 août 1955.
Muriel Robin est une humoriste, actrice, réalisatrice et metteuse en scène française, née le 2 août 1955 à Montbrison (Loire).
Après une formation d'actrice classique, elle est révélée au public en tant qu'humoriste dans l'émission La Classe et dans un spectacle solo en 1988.
Cette même année 1988, elle rencontre Pierre Palmade, un homme qui va beaucoup compter dans sa carrière.
Ils deviennent rapidement grands amis et créent ensemble son premier spectacle solo Les majorettes se cachent pour mourir en 1988 au Tintamarre, mis en scène par Roger Louret. Ce spectacle est un vrai succès et propulse Robin dans les médias.
Vient ensuite Un point, c'est tout en 1989 au Splendid.
2 août 1992 :
Décès du chanteur Michel Berger.
Michel Jean Hamburger est un pianiste, auteur-compositeur-interprète, directeur artistique et arrangeur musical français, né le 28 novembre 1947 à Neuilly-sur-Seine.
Il est le fils du professeur de médecine et néphrologue Jean Hamburger et de la concertiste Annette Haas, tous deux de confession juive et convertis au protestantisme.
En 1953, il est âgé de six ans lorsque son père, ayant subi une sérieuse opération des poumons qui le laisse partiellement amnésique (il se souvient de tout sauf de sa famille), abandonne femme et enfants sans aucune explication.
Il est scolarisé au lycée Carnot à Paris.
Il fait des études de philosophie à l'université Paris-Nanterre, en mai 1968, et obtient, à 21 ans, sa maîtrise avec l'Esthétique de la pop musique comportant une étude comparative des deux albums de Jimi Hendrix : Are You Experienced et Axis: Bold as Love.
Michel Berger se fait connaître en tant que chanteur dès l'époque de Salut les copains dans les années 1960.
En 1963, il fait sa première apparition à la télévision en chantant la Camomille.
C'est également en 1963 qu'il sort un premier EP 45 t avec la chanson phare D'Autres Filles. D'autres 45 tours vont suivre mais n'accrochent pas le public.
Il figure sur la « photo du siècle » regroupant 46 vedettes françaises du mouvement « yéyé » en avril 1966 et réalisée par Jean-Marie Périer pour le magazine Salut les copains.
Il passe à la production chez EMI où il écrit, entre autres, pour Bourvil (Les Girafes) en 1967 et il produit et écrit pour Vanina Michel, en 1969, un premier 45 tours Dans la ville de Katmandou.
En 1972, entré chez Warner Music, Michel Berger produit les deux premiers albums de sa compagne de l'époque, Véronique Sanson.
En 1973, il décide de relancer sa carrière de chanteur en enregistrant son premier album solo, Michel Berger communément appelé Cœur brisé, après le départ de Véronique Sanson.
Seuls les titres Pour me comprendre et Attends-moi émergent de l'album.
Le premier succès de Michel Berger arrive durant l'été de la même année avec Écoute la musique, juste après sa rencontre avec sa nouvelle muse France Gall.
En 1974, il relance la carrière de Françoise Hardy avec l'album Message personnel.
La même année il produit également son 45 tours suivant, Je suis moi.
En 1975, il connaît un succès mitigé avec l'album Que l'amour est bizarre dont la chanson éponyme et Seras-tu là ? sont les deux plus réussies.
L'année suivante, seule la chanson Mon piano danse, extraite de l'album homonyme, connaît un modeste succès.
En 1974, il écrit pour France Gall La Déclaration d'amour.
Il relance la carrière de la chanteuse et produira tous ses albums à partir de 1975 ; il l'épouse le 22 juin 1976.
De cette union naissent deux enfants : Pauline Isabelle, née le 14 novembre 1978, qui meurt le 15 décembre 1997 d'une mucoviscidose, et Raphaël Michel, né le 2 avril 1981.
Michel Berger écrit avec Luc Plamondon l'opéra-rock Starmania.
Le double album studio sort en 1978.
Il est notamment interprété par France Gall, Claude Dubois, Daniel Balavoine, Diane Dufresne, Nanette Workman, Éric Estève et Fabienne Thibeault.
Starmania, le spectacle, créé au Palais des congrès de Paris en 1979, remporte un vif succès, réitéré en 1988 avec, entre autres, Maurane, Sabrina Lory, Renaud Hantson, puis avec des distributions différentes lors des reprises dans les années 1990 (une version anglaise, nommée Tycoon sera réalisée en 1992).
L'année 1980 est charnière pour Michel Berger ; son nouvel album Beauséjour connaît trois grands succès publics : La Groupie du pianiste, Quelques mots d'amour et Celui qui chante. La même année, il monte sur scène au théâtre des Champs-Élysées avec le même succès.
En 1982, il crée sa propre maison de disques, Apache, distribuée par Warner Music France.
Il connaît un échec avec son album américain Dreams in Stone (enregistré en 1981), mais cela n'aura aucune incidence sur la suite de sa carrière.
En effet, il aligne d'autres chansons à succès comme Mademoiselle Chang (1981), Voyou et Les Princes des villes (1983), Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux et Y'a pas de honte (1985).
1982 est également l'année de la sortie du film Tout feu, tout flamme, dont il est l'auteur de la bande originale.
Il fait partie des artistes français à s'être engagés de très près dans des œuvres humanitaires, particulièrement pour celle d'Action Écoles en 1985 aux côtés de France Gall, Richard Berry, Daniel Balavoine et Lionel Rotcage, mais aussi pour l'Éthiopie avec Renaud (Chanteurs sans frontières) et pour Les Restos du cœur avec Coluche.
En 1985, il écrit et réalise l'album Rock 'n' Roll Attitude de Johnny Hallyday.
Pour ce dernier, il réalise encore le double album live Johnny à Bercy, avant de réaliser celui de France Gall à la fin de la même année, Le Tour de France 88.
Après un concert au Zénith en 1986, année de la mort de ses amis Daniel Balavoine et Coluche, il n'écrit à partir de cette période que des chansons pour France Gall, pour l'opéra-rock La Légende de Jimmy, et, en 1988, réalise avec sa propre équipe de musiciens la version d'Allah tirée de l'album de Véronique Sanson Moi le venin, figurant sur l'album, tandis que la version initiale, différente et plus courte, sort sur un simple CD maxi.
Ce titre est censuré et, à la suite de l’affaire des Versets sataniques de Salman Rushdie, lui vaut de recevoir des menaces de mort.
La chanson raconte le périple d'une femme kamikaze interprétée dans le clip par Hiam Abbass.
Pour les auteurs de ces menaces, la chanson est sacrilège, alors que selon la chanteuse, c'est une chanson pacifiste.
En 1990, Michel Berger compose un nouveau spectacle musical dont le texte est toujours écrit par Luc Plamondon, La Légende de Jimmy, inspiré de la vie de James Dean, avec Diane Tell, Renaud Hantson, Tom Novembre, Nanette Workman et une mise en scène signée Jérôme Savary.
Ce spectacle obtient peu de succès.
Il revient en tant que chanteur avec l'album Ça ne tient pas debout, dont Le Paradis blanc dans la même année, qui sera son dernier succès en solo.
Dans Lunettes noires pour nuits blanches, en 1990, il raconte que le premier disque qu'il a acheté était de Ray Charles.
Le 12 juin 1992 sort un album interprété pour la première fois en duo avec France Gall, Double Jeu.
Le 22 juin 1992, jour de leur seizième anniversaire de mariage, le couple donne un concert intimiste à la salle New Morning à Paris.
Une tournée est programmée : elle devait débuter à la Cigale de Paris, faire étape dans plusieurs grandes villes du monde (comme à Phnom Penh où le couple avait séjourné l'année précédente), parcourir la francophonie et s'achever au Palais omnisports de Paris-Bercy.
L'été 1992, Michel Berger se ressource dans sa propriété de Ramatuelle, auprès de son épouse France Gall.
Il meurt le 2 août, d'une crise cardiaque à la suite d'une partie de tennis avec Marie-Françoise Holtz, épouse du journaliste Gérard Holtz, présent lui aussi sur les lieux.
Il est inhumé au cimetière de Montmartre.
Après une bataille juridique l'opposant à la sœur de Michel, Françoise (dite Franka, alors tutrice de leur mère Annette Haas), France Gall obtient, en octobre 1999, le transfert de la sépulture de Michel Berger dans la concession de Pauline située quelques mètres plus loin, et que la chanteuse fait transformer en maison de verre le 12 décembre 2012.
Selon les confidences de Franka Hamburger, la sœur de Michel Berger, et de Bernard Saint-Paul, un proche collaborateur de Véronique Sanson, en 2012, il vivait une histoire sentimentale avec Béatrice Grimm, jeune mannequin et apprentie-chanteuse durant les mois précédant sa mort en 1992, et projetait de s'installer avec elle dans une maison à Santa Monica.
Grégoire Colard, l'agent de Michel Berger et de France Gall, qui avait cessé de travailler pour eux en 1990, affirme que France Gall était parfaitement au courant de la liaison extra-conjugale de son époux et qu'elle en parlait librement.
De même, selon Jean-Marie Périer, photographe qui a partagé la vie de France Gall quelques mois après la mort de son mari, ils n’étaient plus ensemble depuis pas loin de quatre ans.
Mais ni Serge Perathoner, ni Jannick Top, ni Claude Engel, musiciens et proches collaborateurs de Michel Berger jusqu'à sa mort, ne déclarent avoir eu connaissance d'une liaison de l'artiste avec Béatrice Grimm.
À la suite de la mort de Michel Berger, France Gall assurera seule les concerts de la tournée Double Jeu programmée à travers la France, la Suisse et la Belgique.
Capusa06
2 août 1913
La police judiciaire donne la chasse aux truands
Le 2 août 1913 est créée la direction régionale de la police judiciaire de Paris, plus communément appelée PJ. Son siège est fixé sur l'île de la Cité, au 36, quai des Orfèvres, un lieu devenu mythique par la grâce des cinéastes et des romanciers, tel Georges Simenon.
Instituée par un arrêté du préfet de police de Paris Célestin Hennion, la PJ est le point d'orgue de la vaste réorganisation des services de police entamée par le même personnage six ans plus tôt, en qualité de directeur de la sûreté générale du ministre de l'Intérieur Georges Clemenceau.
Il s'agit de lutter contre le crime et la délinquance, qui sévissent à grande échelle, tant dans les faubourgs que dans les campagnes.
Les citadins et les bourgeois de cette « Belle Époque » s'émeuvent de la violence des bandes organisées, tels les « Apaches » mis en scène par Jacques Becker dans son chef d'œuvre Casque d'Or. Les gens des campagnes, quant à eux, endurent en silence les méfaits des « travailleurs de la nuit » ou des « chauffeurs », qui agressent les personnes âgées et isolées, les torturent et leur brûlent les pieds afin de leur faire avouer la cache de leurs économies.
La gendarmerie et la police locales étaient impuissantes et trop mal équipées pour faire face à ces bandes. Sur le conseil de Célectin Hennion, Georges Clemenceau institue le 4 mars 1907 un contrôle général des services de recherches judiciaires sous le commandement du commissaire Jules Sébille, puis, le 30 décembre 1907, douze brigades régionales de police mobile chargées de combattre le crime organisé sur tout le territoire.
Constituées de commissaires et d'inspecteurs, équipées de voitures puissantes du dernier cri, en un temps où l'on ne stipendiait pas les services publics, ces brigades vont obtenir en une année des résultats probants avec l'arrestation de près de trois mille personnes dont 65 meurtriers.
Clemenceau y gagne le surnom de « Tigre » et ses brigades deviennent bien sûr les « Brigades du Tigre ».
La grande traque
La création de la Police judiciaire complète le processus et dote la France d’une « police chargée de seconder l’autorité judiciaire dans la répression des crimes et des délits ». C'est la plus grande réforme en matière de sécurité publique depuis l'institution de la lieutenance de police de Paris par Louis XIV, en 1667.
Après la Grande Guerre, la Police judiciaire multiplie les occasions de faire parler d'elle, de l'arrestation de Landru à la traque de Stavisky.
La multiplication de ses missions entraîne la création de brigades spécialisées. La brigade de voie publique, plus tard brigade de répression du banditisme (BRB), est créée en 1921. La crise économique et politique des années 1930 induit la brigade financière.
Sous l'Occupation, les brigades régionales deviennent des services régionaux de police judiciaire (SRPJ), nom qui est toujours le leur.
La terreur et la persécution des Juifs profitent à des gens sans scrupules tel le docteur Petiot, l'un des plus grands criminels en série de tous les temps, ne trouve son épilogue qu'à la Libération.
L'Âge d'or de la pègre
À la Libération émerge une pègre violente issue des milieux interlopes de la Collaboration. En 1946 sévit le gang dit des « Tractions avant » avec Pierre Loutrel, dit « Pierrot le Fou », Émile Buisson, « René la Canne », Jo Attia... Il multiplie les braquages aussi violents qu'audacieux. «Les Tractions avant, la police derrière», se moque la presse de l'époque.
Le premier de ces braquages est commis le 7 février 1946 contre une agence du Crédit Lyonnais. Mais en novembre de la même année, après le vol d’une bijouterie, « Pierrot le Fou » se blesse mortellement – dans la vessie - en remettant son arme à la ceinture. Enterré par ses complices sur une île de la Seine, près de Mantes, son cadavre ne sera découvert qu'en 1949.
En conséquence de quoi, une circulaire du 25 octobre 1949 porte création dans chaque service régional (SRPJ) d'un groupe de répression du banditisme plus spécialement chargé de lutter contre les malfaiteurs motorisés.
Sous la Ve République, une « brigade antigang », sous l'intitulé officiel de Brigade de recherche et d'intervention (BRI) est créée à Paris en 1964, avec, très vite, des antennes à Lyon, Nice et Marseille pour remédier au retour de la pègre. Voir Le juge Fayard, dit le shériff, un film d'Yves Boisset (1977), avec Patrick Dewaere.
Signe des temps, le fichier des « garnis » (hôtels) disparaît et la « Mondaine » laisse la place à la Brigade des stupéfiants et du proxénétisme en 1975. Et dans les années 1980, une section anti-terroriste voit le jour au sein de la Crim’. Pas de chômage en vue à la PJ.
FAE
"La comtesse de Ségur, ou Sophie Rostopchine et selon l'onomastique russe Sofia Fiodorovna Rostoptchina, est une femme de lettres française d'origine russe née le 1er août 1799 (calendrier grégorien) à Saint-Pétersbourg et morte le 9 février 1874 à Paris. Elle est connue comme auteur pour la jeunesse, notamment comme créatrice du personnage de « Sophie ».
Publiant des contes pour enfants à partir des années 1850, elle devient connue grâce aux romans qui racontent les épreuves et les bourdes de Sophie, victime d'une marâtre, Mme Fichini, alors que ses cousines (et amies) sont à la fois raisonnables et pourvues d'une mère aimante : Les Malheurs de Sophie, Les Petites Filles modèles et Les Vacances.
Sofia Fiodorovna Rostoptchina fait partie de la famille Rostoptchine, grande famille de la noblesse russe dont la généalogie remonte aux khans mongols de la Horde d'or et à la famille de Genghis Khan.
Son père est le comte Fiodor Rostoptchine (1763-1826), qui a été lieutenant-général d'infanterie, ministre des Affaires étrangères du tsar Paul Ier (parrain de Sophie), puis gouverneur général de Moscou. Sa mère est née comtesse Catherine Protassova, ancienne demoiselle d'honneur de Catherine II. Sophie est la troisième enfant du couple.
Jeunesse en Russie
Elle passe son enfance dans le domaine de Voronovo près de Moscou, propriété de 45 000 ha où travaillent 4 000 serfs, où le comte Rostopchine fait venir des agronomes écossais.
Elle reçoit l'éducation des enfants de l'aristocratie russe qui privilégie l'apprentissage des langues étrangères, du français en premier lieu. Adulte, elle sera une polyglotte maîtrisant cinq langues.
C'est aussi une petite fille turbulente, maltraitée par sa mère qui la prive de nourriture, de boisson, de vêtements chauds, la punit en l'enfermant dans sa chambre, l'humilie en public et la frappe cruellement. Influencée par Joseph de Maistre, ministre plénipotentiaire du roi de Sardaigne auprès du tsar, et par les jésuites, la comtesse Rostopchine se convertit de l'orthodoxie au catholicisme.
Sophie, depuis l'âge de treize ans, est élevée dans la religion catholique, contre l'avis de son père resté orthodoxe.
Les troupes de Napoléon à Moscou.
En 1812, lors de l'invasion de la Russie par la Grande Armée, son père est gouverneur de Moscou. Il lance des pamphlets contre Napoléon, fait évacuer les pompes à incendie et libère des prisonniers avec la mission de mettre le feu chacun à un quartier.
L'incendie de Moscou qui en résulte fera dire à Sophie : « J'ai vu comme une aurore boréale sur la ville », et contraint Napoléon à une retraite désastreuse.
La réussite de ce plan entraîne cependant l'hostilité de ceux qui ont perdu leur habitation, aristocrates comme commerçants, si bien que Fiodor Rostopchine, disgracié par le tsar, s'exile, seul avec un domestique, en Pologne en 1814, puis en Allemagne, en Italie et, enfin, en France en 1817. Dans tous ces pays, il est accueilli en héros, sauveur de la monarchie. "
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