
Misterprof-
21 juin 2000 :
Décès de l'acteur Ronny Coutteure.
Né le 2 juillet 1951 à Wervicq, Ronny Louis Edmond Coutteure est un acteur, réalisateur et metteur en scène belge.
Sa famille s'installe à Tourcoing où il fait ses études.
Il réussit son bac littéraire en 1970, puis suit des cours de théâtre à Paris avant de revenir dans le Nord pour débuter au théâtre.
En 1974, il joue dans Candide d'après Voltaire, mise en scène par Cyril Robichez, au Théâtre populaire des Flandres à Lille.
Sa voix grave et son accent picard le rendent vite populaire.
En 1975, au théâtre La Fontaine à Lille, il a un rôle de clown dans Capitaine Clown de René Pillot. Coutteure s'est vite avéré un fervent défenseur de la culture et du patrimoine du Nord de la France.
Il écrit ensuite Arlequin au pays noir, joué au Théâtre de La Salamandre à Tourcoing avant de mettre en scène Martin Eden de Jack London.
Ronny Coutteure obtient ses premiers rôles au cinéma et à la télévision.
Il a joué le rôle du serveur dans la série Palace où il reprend un peu le rôle qu'il avait dans Merci Bernard.
Internationalement, il est surtout célèbre pour son rôle régulier de Rémy Baudouin, copain belge d’Indiana Jones, incarné par Sean Patrick Flanery dans Les Aventures du jeune Indiana Jones, série produite par George Lucas.
Il était remarquable aussi dans la série télévisée Maria Vandamme, de Jacques Ertaud, en 1989.
Au théâtre, Ronny Coutteure a mis en scène et interprété plusieurs créations.
Il a écrit et mis en scène un opéra, Les Contes d'un buveur de bière.
Simultanément, il donne des cours de biérologie dans son estaminet-théâtre de Fretin « La Ferme aux hirondelles ».
Il fut marié en premières noces à Colette Talpaert puis en secondes noces à la cantatrice Dianne van den Eijnden.
Ronny Coutteure se suicide par pendaison le 21 juin 2000.
Les raisons de son suicide ne sont pas nettement établies.
Il est inhumé au cimetière de Fretin.
Le théâtre de La Ferme des hirondelles est renommé théâtre Ronny Coutteure.
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C'est aussi sa fête : Gonzague
Saint Louis de Gonzague, fils aîné d'une famille de la haute aristocratique italienne, est né le 9 mars 1568 près de Mantoue. Enfant pieux, il aurait répondu à un quidam qui lui demandait, alors qu'il jouait au ballon : « Que ferais-tu si tu devais mourir dans une heure ? ». « Je continuerais à jouer », répond-il.
Page à la cour du roi d'Espagne Philippe II, il se tient à l'écart de la vie mondaine. Il en vient à renoncer à son droit d'aînesse et entre au Collège romain, une institution fondée en 1551 par saint Ignace de Loyola pour former les prêtres jésuites. En 1591, une épidémie de peste ayant frappé Rome, il se dévoue au service des malades. Lui-même atteint par la maladie, il meurt le 21 juin 1591 sur ces seuls mots : « Quel bonheur ! ».
Canonisé en 1726 (dico), Louis de Gonzague est devenu le saint patron de la jeunesse catholique. À Paris, un très réputé établissement jésuite porte naturellement son nom... En 1991, le pape Jean-Paul II en a fait aussi le saint patron des malades du sida.
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"William, prince de Galles, né le 21 juin 1982 à Londres, est un membre de la famille royale britannique. Depuis le 8 septembre 2022, il occupe la première place dans l'ordre de succession au trône britannique ainsi qu'au trône de quatorze autres États souverains, dits royaumes du Commonwealth.
Petit-fils de la reine Élisabeth II et fils aîné du roi Charles III, le prince William épouse Catherine Middleton le 29 avril 2011 à Londres. À l'occasion de ce mariage, il est fait duc de Cambridge par Élisabeth II, avec les titres subsidiaires de comte de Strathearn et baron Carrickfergus.
À la mort de sa grand-mère, le 8 septembre 2022, il devient prince héritier des royaumes du Commonwealth. Au Royaume-Uni, il hérite notamment des titres de duc de Cornouailles et de duc de Rothesay de son père, devenu roi. Le lendemain, il est créé prince de Galles par le nouveau monarque. "
FAE
On apprend la disparition de Claude Sarraute.
"Claude Sarraute, née le 24 juillet 1927 dans le 16e arrondissement de Paris et morte dans la même ville le 20 juin 2023 est une journaliste et femme de lettres française.
Ancienne collaboratrice au journal Le Monde, Claude Sarraute est notamment connue du grand public pour sa participation aux émissions radiophoniques et télévisuelles Les Grosses Têtes de Philippe Bouvard puis Laurent Ruquier, et On a tout essayé et On va s'gêner de Laurent Ruquier.
Biographie
Famille
Claude Sarraute est la fille de l'avocat Raymond Sarraute (1902-1985) et de l'écrivaine Nathalie Sarraute (1900-1999), figure de proue du Nouveau Roman.
Elle est la sœur d'Anne Sarraute (secrétaire de rédaction de La Quinzaine littéraire) et de Dominique Sarraute (photographe).
En 1948, elle épouse le journaliste et historien américain Stanley Karnow (1925-2013). Ils divorcent en 1955.
Le 17 mai 1957 dans le 16e arrondissement de Paris, elle épouse Christophe Tzara, le fils de Tristan Tzara (1896-1963), avec qui elle a deux fils : Laurent et Martin. Ils divorcent en 1966.
En 1967, elle épouse le philosophe et écrivain Jean-François Revel (1924-2006), avec qui elle a un fils, le haut fonctionnaire Nicolas Revel (né en 1966), et une fille, Véronique (née en 1968). Elle est par ailleurs la belle-mère du moine bouddhiste Matthieu Ricard.
Après une scolarité à l'École alsacienne et des études en facultés de lettres et de droit à Paris, Claude Sarraute passe une licence d'anglais et entame en 1949 une carrière de comédienne de théâtre, qu'elle abandonne en 1952.
Elle se lance finalement dans une carrière de journaliste, tout d'abord par des collaborations avec des journaux anglais (notamment le Sunday Express qu'elle intègre en 1953 en tant que correspondante à Paris), comme journaliste culturelle puis chroniqueuse et éditorialiste au quotidien Le Monde où elle s'occupe de la rubrique « Spectacles », de la rubrique Télévision pendant douze ans, puis jusqu'en 1986 de la rédaction de billets d'humeurs quotidiens sous le nom de « Sur le Vif » (réunis en 1985 dans le recueil Dites donc !) et d'une chronique hebdomadaire intitulée « Quelle Histoire ! ».
En 1991, elle s'essaie au journalisme de télévision en interviewant l'homme politique Georges Marchais dans l'émission L'Heure de vérité.
Après avoir été pensionnaire dans l'émission de radio Les Grosses Têtes sur RTL pendant de nombreuses années, elle fait ensuite partie de la « Bande à Ruquier », c'est-à-dire des chroniqueurs qui ont participé aux émissions de radio de Laurent Ruquier sur France Inter de 1995 à 1999 et sur Europe 1 de 1999 à 2014 ainsi qu'à son émission de télévision On a tout essayé sur France 2 de 2000 à 2007. Elle fit une pause après la mort de son mari en 2006.
Le 8 mars 2011, à l'occasion de la journée internationale des femmes, Claude Sarraute remplace Anne-Solenne Hatte à la présentation du JT décalé d'I-Télé."
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20 juin 1789 :
Le serment du jeu de paume, prononcé dans la salle du Jeu de paume, à Versailles.
Il s'agit de l’engagement solennel d’union dans le but de mettre fin à l'Ancien Régime, pris par 576 députés français qui prennent, à cette occasion, le nom d'Assemblée nationale.
Ces députés, convoqués à Versailles dans le cadre des États généraux de 1789 sont en grande majorité des membres du tiers état, avec quelques représentants du clergé et de la noblesse.
Ces députés firent le serment de ne pas se séparer avant l’élaboration d’une constitution.
Cet engagement, dénué d'existence juridique dans le cadre de l'Ancien Régime prévalant encore, a un fort impact symbolique et politique, qui en fait un moment décisif de la Révolution française.
Il témoigne aussi d'un transfert de souveraineté et de sacralité, du roi à la nation.
Préfigurant la souveraineté nationale et la séparation des pouvoirs, il amènera la réunion des trois ordres (clergé, noblesse et tiers état) en une « Assemblée nationale constituante » (à partir du 9 juillet 1789), dont sera issue l'abolition des privilèges (le 4 août) et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (le 26 août) puis les grands principes de la Constitution (promulguée le 3 septembre 1791).
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20 juin 1492
Martin Behaïm réalise le premier globe terrestre
À Nuremberg, le 20 juin 1492, soit quelques semaines avant la découverte du Nouveau Monde par les Européens, le cartographe et navigateur Martin Behaïm achève la réalisation du premier globe terrestre... Ce globe, d'un diamètre d'environ 50 centimètres, est aujourd'hui conservé dans sa ville natale.
La rotondité de la Terre, mise en évidence deux mille ans plus tôt, ne fait alors de doute pour personne. Il faudra néanmoins attendre un demi-siècle de plus pour comprendre avec Copernic qu'elle tourne autour du Soleil et n'est qu'une planète parmi d'autres.
Ronde, la Terre ?
Bien que très doués en astronomie, les Sumériens, qui vivaient en Mésopotamie 3000 ans av. J.-C., se représentaient la Terre comme un disque plat posé sur un océan sans limite.
C'est seulement au Ve siècle av. J.-C., au temps de Périclès, que des philosophes grecs, tels que Pythagore de Samos et Parménide, commencent à se représenter la Terre sous la forme d'une sphère, cette représentation leur apparaissant cohérente avec la courbure de l'horizon.
Vers 230 av. J.-C., l'astronome et mathématicien Ératosthène confirme avec brio la rotondité de la Terre et, qui plus est, mesure sa circonférence avec une remarquable précision.
• Dans un premier temps, il repère au solstice d'été le moment où le soleil est à son zénith et atteint le fond d'un puits à Syène (aujourd'hui Assouan, en Égypte),
• Dans un deuxième temps, le même jour de l'année, au même moment, il mesure à Alexandrie, à un millier de kilomètres plus au nord, l'ombre portée par un bâton.
Connaissant la distance entre les deux villes et négligeant la différence d'inclinaison des rayons du soleil, il en déduit avec une remarquable précision que notre planète a une circonférence de 250 000 stades, soit pratiquement 40 000 km, valeur aujourd'hui admise.
De la Géographie de Ptolémée à Imago Mundi
La Terre vue par Jean de Halifax, Joannes de Sacrobosco (manuscrit du XIVe siècle)La Géographie de Ptolémée, un Grec d'Alexandrie (90-168), reprend les conclusions d'Ératosthène et des autres savants grecs.
Grâce à cet ouvrage bien connu des érudits du Moyen Âge, la rotondité de la Terre va être enseignée dans les Universités occidentales dès le XIIIe siècle, par exemple par Joannes de Sacrobosco, professeur à la Sorbonne et auteur du traité De sphaera mundi (« La Sphère »).
Il n'y aura guère que des religieux sectaires ou des ignorants pour la nier ou l'ignorer.
En 1410, le théologien français Pierre d'Ailly publie un ouvrage de cosmographie appelé à une grande diffusion : Imago Mundi. Sans cesse réédité et enrichi pendant tout le XVe siècle, cet ouvrage synthétise la vision médiévale du monde.
Selon Imago Mundi, les terres émergées, toutes regroupées dans la moitié nord du globe terrestre, sont entourées d'un immense fleuve, la « mer Océane ». Il est parsemé d'îles dont chacune a une singularité, avec des habitants tels que les Pygmées, les Cyclopes, les Cynocéphales (hommes à tête de chien), les anthropophages etc. L'équateur marque la limite au-dessous de laquelle il est impossible aux hommes d'accéder.
NB : au XVIIIe siècle s'est forgée l'idée fausse selon laquelle les gens du Moyen Âge voyaient la terre plate, moins pour dénigrer le Moyen Âge que pour dénoncer le prétendu obscurantisme des clercs et de l'Église .
Erreur féconde
À l'époque de Christophe Colomb, les érudits, marins et géographes connaissent aussi bien Imago Mundi que la Géographie de Ptolémée. Ils s'interrogent seulement sur la largeur de la « mer Océane » qui est censée séparer l'Europe de l'Asie. Or, Ptolémée, dans sa célèbre Géographie, a retenu pour la circonférence de la Terre une valeur nettement inférieure à celle d'Ératosthène, de l'ordre de 180 000 stades ou 33 000 km.
Sur cette base, l'astronome florentin Paolo Toscanelli réalise, en 1468, à l'attention du roi du Portugal, une carte qui montre l'Europe séparée de l'Extrême-Orient par un océan de seulement 10 000 km de large, avec en son milieu une île mythique du nom d'Antilla ! Cela va induire en erreur Christophe Colomb : en sous-estimant gravement la distance qui sépare, à l'ouest, l'Europe de l'Extrême-Orient, le navigateur génois va oser entreprendre le voyage qui l'amènera à découvrir un Nouveau Monde.
FAE
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"Stephen Frears est un réalisateur et producteur anglais, né le 20 juin 1941 à Leicester (Midlands de l'Est). Plus ponctuellement, il est aussi scénariste et acteur.
près avoir signé plusieurs drames sociaux anglais durant les années 1980, il s'impose en 1988 avec la comédie de mœurs en costumes Les Liaisons dangereuses. Le réalisateur confirme sa francophilie quelques années plus tard en signant Dirty Pretty Things (2002), avec l'actrice Audrey Tautou, puis en tournant en France un nouveau film en costumes, Chéri (2009), avec Michelle Pfeiffer. Mais durant les années 2000, il réalise surtout plusieurs films aux États-Unis - dont Mary Reilly (1998) et High Fidelity (2000).
À partir de la fin des années 2000, il se consacre, avec succès, à des biopics de femmes plus ou moins connues : Madame Henderson présente (2005), Tamara Drewe (2010), Philomena (2013), Florence Foster Jenkins (2015). Il signe aussi deux explorations de la monarchie britannique : le multi récompensé The Queen (2006) et Confident Royal (2017).
Par la diversité des genres qu'il aborde et ses accents audacieux voire provocateurs, Stephen Frears est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands cinéastes internationaux. Il a régulièrement collaboré avec plusieurs grandes stars, comme Dustin Hoffman, Meryl Streep, Julia Roberts, John Malkovich, Glenn Close, Michelle Pfeiffer, Helen Mirren, Anjelica Huston, Daniel Day-Lewis, Judi Dench, Kathy Bates, ou encore Gary Oldman. "
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19 juin 1944 :
Naissance du musicien Chico Buarque.
Francisco Buarque de Hollanda est un chanteur, compositeur, acteur, dramaturge et écrivain brésilien.
Fils de l'historien et sociologue Sérgio Buarque de Holanda, qui reçoit la visite de nombre d'artistes et d'intellectuels du moment, et d'une pianiste amateur, Chico Buarque grandit dans cette ambiance culturelle et artistique et s'en imprègne.
Son père ayant été nommé à l'université de Rome, la famille vit en Italie de 1953 à 1954.
C'est en Italie que Chico Buarque croise pour la première fois le diplomate, poète et parolier Vinícius de Moraes avec qui il collaborera à de nombreuses reprises ultérieurement.
De retour au Brésil, Chico Buarque poursuit ses études et commence à écrire des poèmes.
En 1963, il entre à la faculté d'architecture de l'université de São Paulo pour étudier l'architecture et l'urbanisme.
Il abandonnera ses études en cinquième année, préférant poursuivre sa carrière musicale.
En 1964, à l'âge de 20 ans, il commence à se faire remarquer en participant à des concerts d'écoles. Un an plus tard, il sort son premier 45 tours (Pedro pedreiro, Sonho de um carnaval).
Chico Buarque, outre les artistes emblématiques de la bossa nova (Antônio Carlos Jobim, Vinícius de Moraes, Francis Hime, etc.), fréquente les musiciens phares du tropicalisme (Gilberto Gil, Caetano Veloso…).
Peu de temps après, en 1966, sa chanson A banda le rend célèbre en gagnant une première place ex-æquo au TV Records MPB Festival.
Cette même année, il enregistre son premier 33 tours (Chico Buarque de Hollanda, RGE).
Il commence à avoir des ennuis avec la censure, et sa chanson Tamandaré est interdite.
En 1968, sa chanson Sabia (paroles : Chico Buarque, musique : Antônio Carlos Jobim) remporte le premier prix du Festival Internacional da Canção.
La même année, il participe à la Passeata dos cem mil, manifestation d'étudiants, artistes et intellectuels contre la dictature militaire.
Il doit aussi affronter la censure du pouvoir dictatorial à la suite de sa pièce de théâtre musicale Roda Viva.
La pièce, créée en 1967, devient un symbole de la résistance à la dictature lors de la seconde série de représentations.
Un groupe du commando Chasse aux communistes envahit le théâtre Galpão à São Paulo, en juillet 1968, attaquant les artistes et détruisant la scène.
Le jour suivant, Chico Buarque se rend sur place pour soutenir le groupe et lance un mouvement organisé en défense de Roda Viva et contre la censure brésilienne.
En décembre 1968, son militantisme et son engagement contre le régime militaire en place le conduisent en prison.
En 1969, il s'exile en Italie.
Dans sa chanson Samba de Orly (paroles de Vinicius de Moraes, musique avec Toquinho), il évoque sa nostalgie du Brésil.
Il rentre rapidement au pays en 1970 et contourne tant bien que mal la censure des autorités brésiliennes.
C'est ainsi que Apesar de você (« Malgré Toi ») passe à travers les mailles de la censure et devient un hymne contre la dictature.
En 1973, sa pièce de théâtre musicale Calabar ou o elogio da traição (écrite en collaboration avec Ruy Guerra) est censurée.
Il en va de même pour l'album Chico canta Calabar.
Sa chanson Calice, créée la même année avec Gilberto Gil, qui dénonce à travers un jeu de mots, le rôle de l'Église dans la dictature militaire (calice se traduit par calice, mais cale-se veut dire « tais-toi »1) est aussi censurée.
Pour déjouer la censure, il crée et compose certaines de ses chansons, par exemple Acorda amor, sous le pseudonyme de Julinho da Adelaide.
Chico Buarque est très actif dans le domaine de la chanson.
Il a collaboré avec des artistes comme Caetano Veloso, Antônio Carlos Jobim, Vinícius de Moraes, Edu Lobo, Milton Nascimento, Maria Bethânia, Toquinho, Francis Hime, Ruy Guerra, Nara Leão, Dionne Warwick, Ennio Morricone, Johnny Alf, Miúcha, Elza Soares, Mestre Marçal, Ana Belén, Zeca Pagodinho, Sergio Endrigo, Nana Caymmi, Pablo Milanés, João do Vale, Elba Ramalho…
On citera parmi ses nombreuses chansons, outre celles déjà évoquées, Partido alto, Embarcação, Eu te amo, Mar e lua, Pivete, Valsa rancho, Meu caro amigo, Olha Maria, A noiva da cidade, Retrato em branco e preto, Trocando em miúdos, Apesar de você, Bastidores, Brejo da cruz, Carioca, Carolina, Chão de Esmeraldas, Construção, Cordão, Desalento, Estação derradeira...
Il participe aussi à l'écriture de plusieurs musiques de films.
Un de ses « tubes », O que será (repris en France avec d'autres paroles par Nicole Croisille puis Claude Nougaro) est d'ailleurs tiré de la musique du film Dona Flor et ses deux maris réalisé en 1976 par Bruno Barreto.
Chico Buarque connaît aussi le succès comme auteur de pièces de théâtre (en 1975, sa pièce Gota d'água est récompensée par un Prêmio Molière).
Il écrit, par ailleurs, des romans (Estorvo, Benjamim, Budapeste), des nouvelles (Fazenda modelo), des recueils de poèmes (À Bordo do Rui Barbosa) et même un livre pour enfants (Chapeuzinho amarelo).
En 1980, le réalisateur argentin Maurício Berú réalise un documentaire sur Chico Buarque : Certas palavras.
Il continue à mener une activité politique militante.
En 1978, il se rend à Cuba.
En 1980, il se produit pour la fête de la revue Avante (journal du Parti communiste portugais).
La même année, il participe à une tournée, avec 64 autres artistes brésiliens en Angola.
En 1983-1984, il soutient activement le mouvement Diretas Já qui revendique des élections démocratiques.
C'est à cette occasion qu'il compose sa chanson Vai passar.
En 1988, sa chanson Essa Moça Tá Diferente, enregistrée en 1969, est utilisée comme illustration sonore d'un spot publicitaire pour Schweppes Dry et le fait connaître du grand public français.
En 1998, l'école de samba de Rio de Janeiro, Mangueira, gagne le défilé du carnaval carioca avec, comme thème, un hommage à Chico Buarque.
En 2000, le film Estorvo réalisé par Ruy Guerra d'après le roman de Chico Buarque est présenté lors du 53e Festival de Cannes.
Il apporte son soutien à l'ancien et actuel président Lula da Silva pour l'élection présidentielle de 2022 au Brésil.
Capusa06
19 juin 1845 : Enfumage des grottes du Dahra
Pendant la conquête de l'Algérie par la France, environ sept cent ressortissants de la tribu des Ouled Riah périssent les 18 et 19 juin 1845 dans l'« enfumade » des grottes du Dahra.
Le colonel Pélissier avait proposé une reddition honorable aux combattants et à leurs familles qui s'étaient réfugiés dans ces grottes. Devant leur refus, et considérant qu'il ne pouvait prendre le risque de les laisser aller, il avait enfumé les grottes en espérant de la sorte les en faire sortir et les capturer. Refusant obstinément de se rendre, hommes, femmes et enfants finissent presque tous asphyxiés. Un précédent avait déjà eu lieu un an plus tôt, le 11 juin 1844, à l'initiative du général Cavaignac, contre des ressortissants de la tribu des Sbéhas...
Interpellé à la Chambre des Pairs, le général Bugeaud, commandant du corps expéditionnaire d'Algérie, assume la responsabilité de ce crime de guerre en faisant valoir la nécessité d'être inflexible : « Et moi, je considère que le respect des règles humanitaires fera que la guerre en Afrique risque de se prolonger indéfiniment » !
