
Capusa06
Randolph Hearst
29 avril 1863 à Sanf Francisco (États-Unis) - 14 août 1951 à Beverly Hills (États-Unis)
Fils unique d'un milliardaire qui a fait fortune dans les mines, William Randolph Hearst se fait offrir par son père, à 25 ans, le San Francisco Examiner et en fait le plus grand journal à sensation des États-Unis.
En quelques années, par des rachats successifs dans tout le pays, il se retrouve à la tête d'un empire de 28 journaux, 18 magazines, sept stations de radio, l'agence International News Service et une entreprise de cinéma, la Hearst Movie Productions.
Ce magnat de la presse ne va pas craindre de provoquer une guerre contre l'Espagne pour accroître ses tirages. Pendant la Première Guerre mondiale, il militera pour l'isolationnisme, heureusement en vain...
Marié et père de 5 enfants, il quitte à 55 ans le domicile familial avec une jeune maîtresse de 20 ans, Marion Davies. Émule de Louis II de Bavière, il bâtit pour elle, dans sa résidence de San Simeon, sur la côte méridionale de la Californie, un château exubérant et fantasque.
Misterprof-
13 août 1863 :
Décès du peintre Eugène Delacroix.
Né le 26 avril 1798 à Charenton-Saint-Maurice,il est considéré, dans la peinture française du XIXe siècle, comme le principal représentant du romantisme, dont la vigueur correspond à l'étendue de sa carrière.
Il est le quatrième enfant de Victoire Œben (1758-1814) et de Charles-François Delacroix (1741-1805), avocat à Paris à partir de 1774, devenu député sous la Convention, puis ministre des Affaires extérieures fin 1795, et ambassadeur dans la République batave du 6 novembre 1797 à juin 1798.
Rallié à l’Empire, il est nommé préfet des Bouches-du-Rhône à Marseille, le 2 mars 1800, puis trois ans plus tard, préfet de la Gironde à Bordeaux où il meurt le 4 novembre 1805 et où il repose, au cimetière de la Chartreuse.e
Victoire Œben, de 17 ans plus jeune que son mari, descend d'une famille d'ébénistes de renom, les Œben.
À la mort de son père, Eugène n'a que sept ans.
La mère et le fils quittent Bordeaux pour Paris et habitent dans l'appartement d'Henriette et de Raymond de Verninac situé rue de Grenelle.
D'octobre 1806 à l'été 1815, Delacroix fréquente un établissement d'élite, le lycée Impérial (actuel lycée Louis-le-Grand) où il reçoit une bonne instruction.
Ses lectures sont classiques : Horace, Virgile, mais également Racine, Corneille et Voltaire.
Il apprend le grec et le latin.
Les nombreux dessins et croquis griffonnés sur ses cahiers attestent déjà de ses dons artistiques.
Il rencontre Jean-Baptiste Pierret (1795-1854), Louis (1790-1865) et Félix (1796-1842) Guillemardet, et Achille Piron (1798-1865) qui partagèrent sa vie de bohème et lui restèrent fidèles jusqu'à la fin de sa vie.
En 1815, son oncle, Henri-François Riesener, le fait entrer dans l'atelier de Pierre-Narcisse Guérin où il a pour condisciples Paul Huet, Léon Cogniet, Ary et Henry Scheffer, et Charles-Henri de Callande de Champmartin.
Il y fait la connaissance de Théodore Géricault, de sept ans son aîné, qui eut une influence capitale sur son art.
En mars 1816, Delacroix poursuit son apprentissage, toujours avec Guérin, aux Beaux-Arts de Paris où l'enseignement, qui privilégie le dessin et la copie des maîtres, est moins onéreux qu'en atelier privé.
Ses résultats aux concours et aux examens de l'École des beaux-arts ne lui laissent pas espérer un séjour romain car, en 1820, il échoue à la première partie du prix de Rome.
Parallèlement, il trouve des petits travaux : dessin industriel, décoration d'appartements, costumes de théâtre.
Pendant toute sa carrière, Delacroix souffrira des carences de son apprentissage technique, sous-estimé dans l'enseignement officiel.
En 1816, Delacroix rencontre Charles-Raymond Soulier, aquarelliste amateur anglophile élève de Copley Fielding revenu d'Angleterre.
Cet ami et Richard Parkes Bonington familiarisent Delacroix avec l'art de l’aquarelle, qui l'éloigne des normes académiques enseignées aux Beaux-Arts.
Soulier lui enseigne également les rudiments de la langue anglaise.
Du 24 avril à la fin août 1825, il voyage en Angleterre où Il découvre le théâtre de Shakespeare.
Il assiste également à une adaptation du Faust de Goethe.
Delacroix trouvera ainsi des sujets dans le théâtre tout au long de sa carrière.
Ces sujets se mêleront jusqu’à sa mort aux thèmes orientaux, littéraires, historiques ou religieux.
En 1819, Delacroix aborde pour la première fois la décoration avec la salle à manger de l’hôtel particulier de M. Lottin de Saint-Germain, dans l’île de la Cité.
Il termine les dessus de porte dans le style pompéien avant mars 1820.
De cet ensemble aujourd’hui disparu ne restent que les dessins et projets, personnages, scènes allégoriques ou mythologiques, conservés au musée du Louvre.
En 1821 le tragédien Talma lui confie, pour le décor de la salle à manger de l'hôtel particulier qu'il se fait construire à Montmartre, quatre dessus de porte présentant les quatre saisons dans un style gréco-romain inspiré des fresques d'Herculanum, comme ceux de M. Lottin.
Le Louvre possède un certain nombre de dessins préparatoires et de projets, le reste étant conservé dans une collection particulière à Paris.
Ses premiers tableaux de chevalet sont deux retables inspirés des peintres de la Renaissance :
La Vierge des moissons (1819, église Saint-Eutrope d'Orcemont, près de Rambouillet), influencé par les Madones florentines de Raphaël, et La Vierge du Sacré-Cœur (1821, musée Eugène Delacroix), qui rappelle Michel-Ange par l’aspect massif et statique de la figure de la Vierge.
Le ministère de l'Intérieur avait commandé ce retable pour la cathédrale Saint-Pierre de Nantes à Géricault qui, peu intéressé par le sujet, le sous-traita à Delacroix qui avait des besoins pressants d’argent.
En 1822, Delacroix, désireux de se faire un nom dans la peinture et de trouver une issue à ses difficultés financières, paraît pour la première fois au Salon avec La Barque de Dante.
Les réactions de la critique sont vives, voire virulentes.
Cependant Adolphe Thiers, alors jeune journaliste, rédige un article élogieux.
Quant à Antoine-Jean Gros, qui admire La Barque de Dante, il qualifie le peintre de « Rubens châtié ».
Ayant défini son sujet très tardivement, à la mi-janvier, Delacroix doit travailler dans l'urgence afin d’être prêt pour exposer au Salon Officiel, à partir du 24 avril.
Il utilise des vernis qui provoquent un séchage plus rapide des couleurs, mais compromettent la conservation de sa toile.
Les couches sombres sous-jacentes en séchant plus vite que les couches claires en surface provoquent d’énormes craquelures et gerçures.
Il obtiendra, en février 1860, l'autorisation de le restaurer lui-même.
Théodore Géricault a considérablement influencé Delacroix, et quand celui-ci meurt le 26 janvier 1824, Delacroix devient malgré lui le chef de file du Romantisme.
Sous l'influence de Géricault et avec les encouragements de Gros, Delacroix multiplie les études de chevaux d'après nature dans les années 1820.
Avec Scène des massacres de Scio, que Delacroix présente en 1824 au Salon Officiel, comme avec La Grèce sur les ruines de Missolonghi deux ans plus tard, Delacroix participe au mouvement philhellène.
Il obtient la médaille de seconde classe et l’État l'achète 6 000 francs, pour l'exposer ensuite au musée du Luxembourg.
M. Auguste, ancien sculpteur devenu aquarelliste et pastelliste, a rapporté de ses voyages en Grèce, Égypte, Asie Mineure et Maroc de remarquables études et toute une série d’objets : étoffes, costumes, armes et bibelots divers.
Il est considéré comme l’initiateur de l’orientalisme en France.
Son influence sur Delacroix est très forte, surtout entre 1824 et 1832, date de son voyage en Afrique du Nord.
Le peintre présente en outre trois autres tableaux au Salon : Tête de vieille femme (musée des Beaux-Arts d’Orléans) et Jeune orpheline au cimetière (musée du Louvre), et hors catalogue, Le Tasse dans la maison des fous (collection particulière).
Entre 1823 et 1825, il peint plusieurs tableaux de Grecs en costume de palikares (soldats grecs combattant les Turcs pendant la Guerre d’indépendance) et des Turcs, dont certains ont pu être utilisés pour Scène des massacres de Scio.
Durant son voyage en Angleterre, de mai à août 1825, Delacroix a visité Hampstead et l’abbaye de Westminster, dont il s’est inspiré pour L'Assassinat de l'évêque de Liège (1831, musée du Louvre).
Il a rencontré Sir David Wilkie, peintre d’histoire, de genre et de portrait ainsi que Thomas Lawrence, qu’il a pu voir dans son atelier.
Il admirait beaucoup son style et ses portraits, et s'est inspiré de son portrait de David Lyon (vers 1825, musée Thyssen-Bornemisza) pour celui du baron de Schwiter (1826-1830, National Gallery de Londres).
À partir de 1826, Delacroix fréquente Victor Hugo et son cénacle.
Dans un premier temps, un groupe se constitue autour de Charles Nodier et Alexandre Soumet.
Ce premier cénacle se réunit tout d’abord dans l'appartement de Nodier, puis à la Bibliothèque de l'Arsenal où il avait été nommé bibliothécaire.
Leur intérêt commun pour le Moyen Âge donnera naissance au « style troubadour » : Ingres et Delacroix ont l'un et l'autre réalisé des peintures de petit format dans ce style.
En parallèle et dès 1823, les amis de Victor Hugo forment une sorte d'école autour du poète.
De plus en plus nombreux, ce second groupe constitue à partir de 1828 et en 1829 le second cénacle : Hugo devenant le chef de file du mouvement romantique auquel se rallieront les membres du premier cénacle.
En 1830, les rapports entre Delacroix et Hugo se détériorent ; le poète lui reprochant son manque d’engagement vis-à-vis du romantisme.
Au Salon de 1827-1828, Delacroix expose plusieurs œuvres.
La critique rejette unanimement La Mort de Sardanapale (musée du Louvre).
Pourtant, Delacroix n’a nullement voulu choquer ses pairs, mais plutôt les convaincre de son génie par ses références à l’art du passé, par la multiplicité de ses sources d’inspiration et par le choix de son thème dans l’Orient ancien.
Le déchaînement que suscite la présentation du tableau gêne ses amis, qui n’interviennent pas pour le défendre.
Victor Hugo ne prend pas publiquement son parti, bien qu'il manifeste son enthousiasme dans une lettre à Victor Pavis du 3 avril 1828.
Le peintre est également victime des bons mots des humoristes, qu’il n’apprécie pas, malgré son goût pour les calembours.
Ingres, peintre néo-classique, présente cette année-là au Salon L'Apothéose d'Homère.
Il représente la peinture classique, comme Delacroix représente la peinture romantique, et sera perçu comme le principal rival de Delacroix, pendant toute sa vie.
Après cet échec, Delacroix conserve son tableau dans son atelier.
En 1844, il se décide à le mettre en vente et, en 1845, un collectionneur américain, John Wilson l'achète pour 6 000 francs87.
La toile est restaurée par Haro et présentée au public en 1861.
Elle est finalement acquise par le Louvre en 1921.
Après la visite de Charles X à Nancy Delacroix reçoit, le 28 août 1828, une commande du ministre de l’Intérieur pour un tableau que le roi veut offrir à la ville.
Terminé en 1831, La Mort de Charles le hardi ou Le Téméraire, plus couramment appelé La Bataille de Nancy (Musée des beaux-arts de Nancy) ne sera exposé au Salon qu’en 1834.
Suit en décembre 1828 ou en janvier 1829 la commande de deux peintures pour la duchesse de Berry, veuve du fils cadet du roi : Quentin Durward et le Balafré (Musée des beaux-arts de Caen) et La Bataille de Poitiers, dit aussi Le Roi Jean à la bataille de Poitiers (musée du Louvre), achevés en 183095.
À la demande du duc Louis-Philippe d'Orléans, Delacroix peint un tableau de grande dimension pour sa galerie historique, au Palais-Royal, Richelieu disant sa messe (1828), détruit durant La Révolution de 1848 et dont il ne reste qu’une lithographie de Ligny figurant dans l’Histoire du Palais Royal par Jean Vatout (1830).
En janvier, il le sollicite de nouveau pour un autre tableau inspiré de Walter Scott, L'Assassinat de l'évêque de Liège (musée du Louvre), présenté d’abord à la Royal Academy en 1830, puis au Salon de 1831 et enfin à l’Exposition universelle de 1855 à Paris et à celle de Londres en 1862.
Les Trois Glorieuses, les 27, 28 et 29 juillet 1830, entraînent la chute de Charles X et portent au pouvoir Louis-Philippe.
Le nouveau gouvernement organise le 30 septembre trois concours pour la décoration de la salle des séances de la nouvelle Chambre des députés qui sera reconstruite au palais Bourbon. Delacroix se présente aux deux derniers, mais n'est pas retenu.
Le 14 avril 1831, Delacroix présente au Salon La Liberté guidant le peuple.
Delacroix a peint ce tableau pour deux raisons.
La première tient à son échec au salon de 1827, qu' il souhaite effacer et s'attirer les faveurs du pouvoir en place en créant une œuvre d'art représentant les idées libérales qu'il partage avec le nouveau roi des français.
En effet, Delacroix n'était pas favorable à l'instauration d'une République et souhaitait que la monarchie française soit une monarchie modérée respectant les libertés mais également le droit des peuples de disposer d'eux-mêmes.
Par ailleurs, lors de la révolution des Trois Glorieuses, Delacroix est enrôlé dans les gardes de collection du musée du Louvre et il n'a pu participer à cette révolution.
La critique accueille le tableau avec modération.
Son absence du musée pendant des années en fait une icône républicaine.
Les querelles qui opposent les classiques et les romantiques ou modernes agacent Delacroix.
Sur les conseils de Decaisne, il contacte Auguste Jal, un important critique d’art, pour qu’il défende leur cause dans Le Constitutionnel.
La reconnaissance officielle se manifestera en septembre 1831 par l'octroi de la Légion d’honneur.
En 1832, Eugène Delacroix accompagne pendant sept mois la mission diplomatique que Louis-Philippe a confié à Charles-Edgar, comte de Mornay (1803-1878) auprès du sultan du Maroc Moulay Abd er-Rahman (1778 -1859).
Mornay doit porter un message de paix et rassurer le Sultan et les britanniques, inquiets après la conquête de l'Algérie par la France.
Ce voyage allait marquer profondément le peintre.
Delacroix découvre l'Andalousie espagnole et l'Afrique du Nord, le Maroc, et l'Algérie : leurs paysages, leurs architectures, leurs populations tant musulmanes que juives leurs mœurs, leurs arts de vivre et costumes.
Le peintre note inlassablement, réalise des dessins et aquarelles, qui constituent un des premiers carnets de voyage où il décrit ce qu'il découvre.
Ce voyage est primordial pour sa technique et son esthétique.
Il en rapporte sept carnets constituant son journal de voyage, dont seulement quatre sont conservés.
Par la suite tout au long de sa vie, il reviendra régulièrement au thème marocain dans plus de quatre-vingts peintures sur des thèmes « orientaux ».
Grâce à ce voyage en Afrique du Nord et à son séjour en Algérie du lundi 18 au jeudi 28 juin 1832, Delacroix aurait alors visité le harem d'un ancien reis du Dey qu'il évoquera dans sa peinture des femmes d'Alger dans leur appartement.
C’est le 31 août 1833 que Thiers, ministre des Travaux publics de l’époque, confia à Delacroix, sa première grande décoration : la « peinture sur muraille » du salon du Roi ou salle du Trône, au palais Bourbon (actuelle Assemblée nationale).
À peine son œuvre fut-elle achevée dans le salon du Roi, qu'en septembre 1838 le ministre de l'Intérieur Camille de Montalivet lui confie le décor de la bibliothèque de l'Assemblée nationale, toujours dans le palais Bourbon.
Pour ce projet d'une grande ampleur, Delacroix peindra les cinq coupoles, ainsi que les deux culs-de-four de la salle de lecture.
Ce travail durera jusqu'à la fin de l'année 1847, le chantier ayant pris du retard pour divers problèmes de santé et d'autres travaux en parallèle.
L'ensemble est accueilli avec enthousiasme par la critique, et a participé à sa reconnaissance en tant qu'artiste complet, se situant dans la tradition de la renaissance italienne.
Il fut également sollicité dans le même temps pour la décoration de la salle de lecture de la bibliothèque du Sénat au palais du Luxembourg à Paris, entre 1840 et 1846.
Pour réaliser ces grandes commandes Delacroix ouvre, en 1841, un atelier avec des élèves, assistants qui doivent adopter l'écriture du peintre dans une abnégation totale.
En 1850, Delacroix reçoit la commande du décor central de la Galerie d'Apollon au Louvre où il présente Apollon vainqueur du serpent Python.
En 1851 la ville de Paris lui passe commande des décorations du Salon de la Paix de l’Hôtel de Ville, aujourd'hui disparues dans l'incendie de 1871.
À partir de 1844, Delacroix loue à Draveil au lieu-dit Champrosay, une « bicoque » ou un chalet où il se fait installer un atelier de 10 m2.
En pleine campagne accessible par le train directement Delacroix vient s'y reposer à l'écart de Paris, où sévit le choléra.
Là il peut, accompagné de sa gouvernante Jenny, entrée à son service vers 1835, faire de longues promenades dans la campagne pour soigner sa tuberculose.
Il achète la maison en 1858.
Il travaille de nombreux paysages, plusieurs vues de Champrosay tant au pastel (musée du Louvre) qu'à la peinture à l'huile (musée du Havre).
Il réalise de nombreux tableaux de mémoire suivant ses notes et carnets du Maroc, interprétant des scènes antiques à la mode orientale.
Son travail se fait plus intimiste, les tableaux de petite taille sont vendus par les marchands parisiens.
Il fait régulièrement des séjours sur la côte normande à Étretat, à Fécamp mais surtout à Dieppe où il peint aquarelles et pastels.
Il peint également des natures mortes, souvent des fleurs imaginaires, comme des lys jaune à cinq pétales.
Les relations avec George Sand quoique suivies, se distendent.
Après avoir réalisé le portrait de l'écrivain en 1834, Delacroix vient régulièrement à Nohant-Vic où il peint pour l'église de Nohant une Éducation de la Vierge.
Il offre un Bouquet de fleurs dans un vase à l'écrivain, qui l'accroche au-dessus de son lit, mais quand celle-ci tombe amoureuse du graveur et élève de Delacroix, Alexandre Manceau, Delacroix en prend ombrage d'autant qu'il est opposé à la révolution de 1848 dont Sand a été une des figures.
En 1844, le préfet Rambuteau lui commande une Pietà pour l'église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement à Paris, qu'il réalise en 17 jours.
À partir des années 1850, Delacroix s'intéresse à la photographie.
En 1851, il est membre fondateur de la Société héliographique.
Il pratique les cliché-verres et en 1854, commande au photographe Eugène Durieu une série de photographies de modèles nus masculins et féminins.
Delacroix impose pour la prise de ces clichés des critères particuliers en vue de leur réutilisation, notamment des images volontairement un peu floues ainsi qu'un dépouillement le plus total.
Ces clichés commandés par Delacroix à Durieu, ainsi que la quasi-intégralité des dessins réalisés à partir de ceux-ci, ont par ailleurs pu être exposés au musée national Eugène-Delacroix avec le concours de la Bibliothèque nationale de France.
La réunion de ces clichés et des dessins qu'ils ont inspiré apparaît fondamentale pour comprendre la tension de l'utilisation du médium photographique dans l'œuvre de Delacroix, à mi-chemin entre l'exaltation de la découverte d'un outil précieux et le scepticisme du peintre qui n'y perçoit qu'un élément à valeur instrumentale, loin de pouvoir rivaliser avec la peinture.
Tant que la demande des collectionneurs reste faible, sa carrière dépend des commandes officielles.
Pour se concilier les faveurs du pouvoir, il fréquente tous les cercles politiques à la mode et ne refuse jamais une visite pouvant s’avérer fructueuse.
Durant toute sa vie, à l'exception des dernières années marquées par la maladie, Delacroix a une vie mondaine intense mais en souffre, se pliant à ces obligations afin d'obtenir des commandes.
Il pratique aussi régulièremen,t pour se soigner, les cures thermales à Bad-Ems en 1861 ou à Eaux-Bonnes en 1845, où il réalise un carnet de voyage.
Il aime se retirer dans sa maison de campagne à Champrosay, tout près de la forêt de Sénart, surtout à partir des années 1840.
En 1851, il est élu conseiller municipal de Paris.
Il garde cette fonction jusqu'en 1861.
Delacroix trouve des appuis auprès de la presse, des revues d’art et de certains critiques de l’époque.
Aussi son génie ne sera que tardivement reconnu par les milieux officiels de la peinture.
Il ne triomphera qu’en 1855 à l’Exposition universelle.
À cette occasion Ingres expose quarante toiles, Delacroix trente-cinq, sorte de rétrospective comprenant quelques-uns de ses plus grands chefs-d'œuvre prêtés par différents musées.
Il est présenté comme l'homme qui sait dépasser la formation classique pour renouveler la peinture.
Le 14 novembre 1855, il est fait commandeur de la Légion d'honneur et reçoit la grande médaille d'honneur de l'Exposition universelle.
Il ne sera élu à l’Institut de France que le 10 janvier 1857 au siège de Paul Delaroche, après sept candidatures infructueuses, Ingres s'opposant à son élection.
Il n'est pas entièrement satisfait, car l'Académie ne lui donne pas le poste de professeur aux Beaux-Arts qu'il espérait.
Il se lance alors dans un Dictionnaire des Beaux-Arts qu'il n'achève pas.
Pourtant la critique est toujours aussi sévère avec lui.
En 1859, il participe à son dernier Salon.
Il y expose notamment la Montée au Calvaire, L'Enlèvement de Rébecca et Hamlet.
Mais ses dernières années sont ruinées par une santé défaillante, qui le plonge dans une grande solitude.
Il meurt le 13 août 1863 à 7 h du soir d'une crise d'hémoptysie, à la suite d'une tuberculose1.
Il repose au cimetière du Père-Lachaise où sa tombe, un sarcophage en pierre de Volvic, est, selon son désir, copiée de l'antique puisque sa forme reproduit fidèlement le modèle antique de tombeau dit de Scipion.
Elle est réalisée par l'architecte Denis Darcy.
Capusa06
Fidel Castro
13 août 1926 à Biran (Cuba) - 25 novembre 2016 à La Havane (Cuba)
Fils d'un riche planteur cubain, Fidel Castro se lance très jeune dans l'action politique. Désireux de renverser le dictateur Batista, il attaque le 26 juillet 1953 la caserne de Moncada, à Santiago-de-Cuba. Arrêté, il est condamné à 15 ans de prison.
Libéré dès 1954 à la faveur d'une amnistie, il se réfugie au Mexique où il fonde le « Mouvement du 26 juillet » ! Dès le 2 décembre 1956, il revient clandestinement à Cuba avec une troupe de fidèles. La plupart sont tués. Les rescapés, au nombre de douze, prennent le maquis dans la Sierra Maestra. Parmi eux le populaire Ernesto Guevara, un jeune médecin argentin surnommé le Che (l'Homme).
De plus en plus de jeunes Cubains, exaspérés par la corruption du régime, rejoignent les insurgés. L'insurrection s'étend jusqu'à contraindre Fulgencio Batista à la fuite le 1er janvier 1959. Fidel Castro et ses « barbudos » entrent à La Havane en triomphe et le 17 février 1959, Fidel devient premier ministre avec un pouvoir quasi-dictatorial...
Sans attendre, le guerillero nationalise les grandes plantations sucrières. Ses options socialistes lui aliènent la sympathie des États-Unis et l'amènent à s'aligner sur l'Union Soviétique. Cuba devient ainsi le premier pays communiste de l'hémisphère occidental. Castro lui-même va conserver le pouvoir jusqu'en février 2008, figeant l'île dans un système étatique et autoritaire d'un autre âge.
FAE
Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
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Sir Alfred Hitchcock est un réalisateur, scénariste et producteur de cinéma britannique, naturalisé américain en 1955, né le 13 août 1899 à Leytonstone (Londres) et mort le 29 avril 1980 à Bel Air (Los Angeles).
Plus grand cinéaste selon un classement dressé en 2007 par la critique au Royaume-Uni, The Daily Telegraph écrit : « Hitchcock a fait davantage qu'aucun autre réalisateur pour façonner le cinéma moderne, lequel sans lui serait tout à fait différent. Il possédait un flair pour la narration, en dissimulant avec cruauté (à ses personnages et au spectateur) des informations cruciales et en provoquant comme nul autre les émotions du public ».
Au cours de ses quelque soixante années de carrière, il réalise cinquante-trois longs métrages, dont certains comptent, tant par leur succès public que par leur réception et leur postérité critiques, parmi les plus importants du septième art. Ce sont, entre autres, Les 39 Marches, Soupçons, Les Enchaînés, Fenêtre sur cour, Sueurs froides, La Mort aux trousses, Psychose, ou encore Les Oiseaux.
Après des succès dans le cinéma muet et le cinéma sonore naissant, Hitchcock quitte son pays natal et s'installe à Hollywood, juste avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Le 20 avril 1955, il acquiert la citoyenneté américaine mais conserve la citoyenneté britannique, ce qui lui permet, à la fin de sa vie, d'être anobli et nommé Chevalier Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique (KBE). Doué d'un sens aigu de l'autopromotion, notamment au travers de ses caméos, Hitchcock, interprète de son propre personnage, demeure l'une des personnalités du XXe siècle les plus reconnaissables et les plus connues à travers le monde.
Surnommé « le Maître du suspense », il est considéré comme l'un des réalisateurs les plus influents sur le plan stylistique. Pionnier de nombreuses techniques dans le genre cinématographique du thriller, Hitchcock a installé les notions de suspense et de MacGuffin dans l'univers du cinéma. Ses thrillers, caractérisés par une habile combinaison entre tension et humour, déclinent les variations de la figure de l'innocent persécuté à travers des thèmes récurrents : la peur, la culpabilité et la perte d'identité."
FAE
Merci les amis !
Capusa, de suppose que " Vendu au prix initial de 850 dollars, soit deux fois que les modèles concurrents les moins chers, il va voir son prix chuter progressivement à 260 dollars grâce aux progrès de la mécanisation" doit se lire "soit deux fois MOINS que les modèles concurrents les moins chers,"
Bien cordialement à tous,
Faé
Misterprof-
12 août 1943 :
Naissance de Jean-Pierre Talbot, enseignant, écrivain et acteur belge.
Durant son adolescence, alors qu'il est moniteur de sport sur une plage d'Ostende, Jean-Pierre Talbot est remarqué par Chantal Rivière, fille de Jacques Van Melkebeke, pour sa ressemblance physique avec Tintin1.
On le présente donc à Hergé, avec qui il sympathise immédiatement.
Puis il tourne Tintin et le Mystère de la Toison d'or en 1961 sous la direction de Jean-Jacques Vierne et Tintin et les Oranges bleues trois ans plus tard sous la direction de Philippe Condroyer.
En 1967, un troisième volet dans lequel il devait à nouveau incarner le célèbre reporter fut prévu puis annulé.
Il ne fait alors plus aucune tentative dans le milieu du cinéma et suit une carrière professionnelle dans l'enseignement en tant qu'instituteur primaire.
Il devient directeur de l'« école libre Roi Baudouin » de Spa, avant de prendre sa retraite.
En 2008, il publie son autobiographie, revenant sur sa brève incursion dans le milieu du cinéma : J'étais Tintin au cinéma.
En 2011, le groupe Feel the Noïzz enregistre un clip pour leur chanson Caroline Baldwin, inspirée par la série de bande dessinée du même nom.
À la demande d'André Taymans, et par amitié pour lui, il incarne l’astronaute Frank White, faisant ainsi son premier retour devant une caméra depuis 1964.
Capusa06
12 août 1908
Henry Ford produit la première voiture de grande série
Le 12 août 1908, le constructeur américain d'automobiles Henry Ford présente la première voiture produite en grande série : le modèle T. Dans les vingt années qui suivent, son entreprise, la Ford Motor Company, va le vendre à quinze millions d'exemplaires.
Ce succès sans précédent inaugure une nouvelle révolution industrielle fondée sur deux piliers : la production standardisée en grande série et le travail à la chaîne, qui permettent d'abaisser les coûts de production, et l'octroi aux ouvriers de salaires assez élevés pour leur faire accepter un travail répétitif et contraignant.
Vers une production de masse standardisée
L'ingénieur américain Frederick Winslow Taylor avait analysé dès 1880, chez son employeur, l'entreprise sidérurgique Bethleem Steel Co, tous les travaux ouvriers. Il les avait décomposés en une succession d'opérations élémentaires très simples, chaque opération étant confiée à un ouvrier spécialisé. Ainsi, aucun ouvrier ne perdait de temps à passer d'une opération à une autre. Cette division du travail permit d'abaisser considérablement les coût de production. Elle devint très vite populaire dans les milieux industriels sous le nom d'« organisation scientifique du travail » (OST), aussi appelée « taylorisation » ou « taylorisme ».
Visionnaire, Henry Ford ne manqua pas de l'introduire dans son usine de Detroit, la Ford Motor Company, créée en 1903. Mais il ne s'en satisfit pas. Un jour de 1908, l'un de ses employés, William C. Klann, revint très impressionné d'une visite dans les abattoirs de l'Union Stock Yard, à Chicago, un ensemble industriel très impressionnant où étaient abattus, découpés et préparés la moitié des porcs du pays. Cette performance était rendue possible par une circulation des carcasses sur des tapis roulants et des chaînes, d'un poste de travail à l'autre.
« S'ils peuvent tuer cochons et vaches de cette façon, nous pouvons aussi fabriquer voitures et moteurs de cette façon », aurait déclaré Klann à l'un des responsables de Ford, Ed Martin. L'idée est reprise par le patron qui décide de faire circuler les véhicules en cours d'assemblage sur une « chaîne », d'un poste de travail au suivant, en prenant soin de chronométrer chaque tâche. Cela évitera aux ouvriers d'avoir à se déplacer et donc de perdre du temps ! Taylorisme et « travail à la chaîne » vont permettre la fabrication en grande quantité de la Ford T. Dès 1914, il ramène de 728 à 93 minutes le temps de montage de chaque voiture. Une Ford T « tombe de la chaîne » toutes les dix secondes !
Encore faut-il être assuré de trouver des débouchés pour absorber cette production ! Henry Ford parie sur le dynamisme de la société américaine, jeune, féconde, active, confiante en l'avenir. Il réussit pleinement son pari puisque son modèle T, « Tin Lizzie » de son petit nom, va ravir les classes moyennes et en particulier le monde rural. Vendu au prix initial de 850 dollars, soit deux fois que les modèles concurrents les moins chers, il va voir son prix chuter progressivement à 260 dollars grâce aux progrès de la mécanisation.
Henry Ford va produire deux mille voitures par jour dès 1916. Grâce à quoi le nombre d'automobiles en circulation aux États-Unis va progresser de 6 millions à 27 millions au cours des années 20, les Roaring Twenties (les « Années rugissantes » ; allusion au lion qui figure au générique des films de la XXth Century). À la veille de la Grande Dépression, on comptera déjà une voiture pour 6 habitants.
Aliénation ouvrière
Ford est ainsi à l'origine de la deuxième révolution industrielle. Cette révolution, induite par l'électricité, entraîne une rupture radicale par rapport à la première, née au XVIIIe siècle de l'usage de la vapeur. Les premières usines étaient organisées autour d'une grosse machine à vapeur qui générait l'énergie nécessaire aux différentes machines et sur ces machines s'activaient des ouvriers hautement qualifiés, héritiers directs des compagnons d'antan, solidaires, instruits et soucieux du travail bien fait.
L'électricité permet de concevoir des machines plus modestes et autonomes, à fonctionnement répétitif. Elle mène à l'« organisation scientifique du travail ». Celle-ci répond à l'afflux aux États-Unis, avant la Grande Guerre, d'innombrables immigrants illettrés et sans qualification professionnelle, en provenance de l'Europe orientale et du bassin méditerranéen. Elle permet de former en quelques minutes un ouvrier à son travail. Charlie Chaplin (Charlot) en a montré les excès dans son film Les temps modernes.
Dès 1913, Henry Ford doit pallier le caractère répétitif, ennuyeux et pour tout dire aliénant du travail à la chaîne. Désespérant de retenir ses ouvriers, il se résout du jour au lendemain à doubler leur salaire, et introduit le « five dollars day » (5 dollars par journée de huit heures, une aubaine pour l'époque), sinon pour tous ses ouvriers, du moins pour une partie. Cette mesure va valoir à l'industriel la fortune et une immense popularité en dépit de ses opinions antisémites. Dans les faits, par la suite, il se gardera d'augmenter les salaires de ses ouvriers plus que nécessaire.
Vers la fin de la classe ouvrière ?
La démarche d'Henry Ford, baptisée « fordisme » et reprise par toute l'industrie manufacturière, en Amérique du nord et en Europe occidentale, a permis à la classe ouvrière de rejoindre la classe moyenne avec des revenus tout à fait confortables. Ce miracle social a débouché sur la « société de consommation » avec ses excès qu'a dénoncés le philosophe Ivan Illich (La convivialité, 1975), et ses conséquences (la surexploitation des ressources naturelles et le réchauffement climatique).
On n'en est plus là... En ce début du XXIe siècle, la troisième révolution industrielle, fondée sur le microprocesseur, a rendu obsolète le travail à la chaîne et le taylorisme. Les tâches élémentaires de l'industrie sont de plus en plus assurées par des robots. Celles qui restent à la charge des humains sont délocalisées dans les pays à très bas salaires. Les usines d'automobile sont elles-mêmes devenues des lieux de haute technicité centrés sur la qualité et la gestion au plus juste, avec un personnel polyvalent et plutôt bien formé.
C'est désormais dans les activités de services (commerce, restauration, santé, domesticité...) que trouvent à s'employer les trop nombreuses personnes sans qualification ni instruction. Leurs salaires sont tirés à la baisse et non plus à la hausse, comme au temps d'Henry Ford, avec au final la réapparition d'une classe laborieuse pauvre comme aux premiers temps de la révolution industrielle.
FAE
"François Hollande, né le 12 août 1954 à Rouen (Seine-Maritime), est un haut fonctionnaire et homme d'État français. Il est président de la République française du 15 mai 2012 au 14 mai 2017.
Magistrat à la Cour des comptes et brièvement avocat, il est élu pour la première fois député en 1988. Il exerce la fonction de premier secrétaire du Parti socialiste (PS) de 1997 à 2008, pendant la troisième cohabitation puis dans l'opposition. Au niveau local, il est maire de Tulle de 2001 à 2008 et président du conseil général de Corrèze de 2008 à 2012.
Désigné candidat du PS à l'élection présidentielle de 2012 à l'issue d'une primaire à gauche, il est élu chef de l'État face au président sortant, Nicolas Sarkozy, avec 51,6 % des suffrages exprimés au second tour. Sa présidence est marquée par une augmentation de la fiscalité puis un virage social-libéral (le « pacte de responsabilité »), la loi sur le mariage homosexuel, la tenue de la Conférence de Paris sur le climat, des interventions militaires (au Mali, en Centrafrique et au Moyen-Orient), la crise migratoire en Europe et l'institution d'un état d'urgence à la suite de plusieurs attentats islamistes en France.
Confronté à de très faibles intentions de vote et à un risque d'échec à une primaire à gauche, il renonce à se porter candidat à un second mandat, ce qui constitue une première sous la Cinquième République. Il se tient en retrait lors de l'élection de 2017, n'apportant pas son soutien au candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon. Son ancien ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, lui succède. Après sa présidence, François Hollande ne siège pas au Conseil constitutionnel — dont il est membre de droit et à vie — et n'occupe pas de mandat ou fonction de premier plan, mais reste présent dans le débat public et la vie politique. "
FAE
"Marie François Sadi Carnot, plus souvent appelé Sadi Carnot, est un homme d'État français, né le 11 août 1837 à Limoges et mort assassiné le 25 juin 1894 à Lyon. Il est président de la République du 3 décembre 1887 à sa mort.
Respectivement fils et petit-fils des hommes politiques Hippolyte et Lazare Carnot, il effectue ses études supérieures à l’École polytechnique et à l’École nationale des ponts et chaussées (dont il sort major de promotion), puis devient ingénieur en Haute-Savoie.
Engagé en politique à partir de 1871 comme républicain modéré, il est député de la Côte-d'Or, préfet de la Seine-Inférieure, sous-secrétaire d'État puis ministre des Travaux publics et ministre des Finances. Il est également vice-président de la Chambre des députés et président de la commission du Budget.
À la fin de l’année 1887, à la suite de la démission du président Jules Grévy en raison du scandale des décorations, l’Assemblée nationale le place en tête du premier tour de l’élection présidentielle anticipée avec 36 % des suffrages, devant Jules Ferry, dont la candidature divise les parlementaires républicains. Au second tour, après le retrait de ce dernier, Sadi Carnot est élu face au général Saussier avec 74 % des voix.
Le président Carnot est rapidement confronté à une forte remise en cause des institutions républicaines avec la montée de l’antiparlementarisme, les succès électoraux du boulangisme et les attentats anarchistes, alors que se poursuit l’instabilité ministérielle et qu’éclate le scandale de Panama. Son mandat est également marqué par le centenaire de la Révolution française et l'Exposition universelle de Paris. En politique étrangère, il favorise la signature de l’alliance franco-russe avec l’empereur Alexandre III.
À quelques mois de la fin de sa présidence, alors qu’ont été votées des lois contre l’anarchisme et qu’il a refusé la grâce à plusieurs figures de ce mouvement (Ravachol, Vaillant, Henry), Sadi Carnot est mortellement poignardé par l’anarchiste italien Sante Geronimo Caserio au cours d’un déplacement officiel à Lyon, à l’âge de 56 ans. À l’issue de funérailles nationales à Notre-Dame de Paris, il est inhumé au Panthéon."
Misterprof-
11 août 1999 :
Une éclipse solaire totale est observable en Europe.
Ce fut la première éclipse totale visible depuis l'Europe depuis le 22 juillet 1990, la première visible en France depuis celle du 15 février 1961 et la première visible au Royaume-Uni depuis le 29 juin 1927.
Elle fut également la dernière du XXe siècle et du IIe millénaire, l'an 2000 n'ayant connu que des éclipses partielles.
Bien qu'étant d'une durée de totalité « moyenne », voire relativement courte, elle fut exceptionnelle au sens qu'elle fut sans doute l'une des éclipses totales ayant eu le plus d'observateurs de toute l'Histoire.
La Poste française a émis un timbre à cette occasion.