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7 juillet 1976 :
Naissance de l'actrice Bérénice Bejo.
Berenice Consuelo Bejo est une actrice franco-argentine.
Dès l'âge de trois ans, Bérénice Bejo quitte, avec ses parents, l'Argentine en pleine dictature militaire pour aller vivre en France.
Très tôt Miguel Bejo, son père, réalisateur argentin, la plonge dans la culture cinématographique et l'inscrit aux cours de l'école de théâtre Les Enfants Terribles.
Elle vit alors près de Rambouillet et y passe le baccalauréat C option facultative de théâtre au lycée Louis-Bascan.
Elle effectue ses premières apparitions à l'écran dans les courts métrages Pain perdu en 1993, Enceinte ou lesbienne pour L'amour est à réinventer en 1996, et interprète le personnage de Karine dans Les Sœurs Hamlet en 1998.
Au début des années 2000, elle est en couple avec l'acteur néo-zélandais Martin Henderson.
Cette même année 2000, elle poursuit sa carrière grâce à des petits rôles dans La Captive et Passionnément.
Elle obtient enfin un premier rôle grâce à Meilleur Espoir féminin, sous la direction de Gérard Jugnot.
Sa prestation d'apprentie comédienne lui vaut d'être nommée au César du meilleur espoir féminin.
En 2001, Bérénice Bejo décroche le rôle de Christiana dans la production hollywoodienne Chevalier de Brian Helgeland, incarnant la confidente de Shannyn Sossamon à l'écran.
En 2002, elle tourne en France aux côtés de Marie-France Pisier et Guillaume Depardieu dans Comme un avion.
En 2003, Bérénice Bejo est à l'affiche de Vingt-quatre Heures de la vie d'une femme de Laurent Bouhnik, où elle interprète Olivia, une jeune fille déroutant Michel Serrault par sa beauté et sa vitalité.
Tournant à deux reprises sous la direction de Steve Suissa, elle séduit tour à tour Stéphane Freiss et Titoff, respectivement dans Le Grand Rôle (2004), une comédie sur le monde des acteurs, et Cavalcade (2005), un drame abordant le thème du handicap.
En 2006, elle effectue un retour en force en s'illustrant aux côtés de l'agent OSS 117, alias Jean Dujardin, dans OSS 117 : Le Caire, nid d'espions réalisé par Michel Hazanavicius.
Il s'agit de la première collaboration du trio.
En 2007, elle fait une apparition dans le court métrage La Pomme d'Adam de Jérôme Genevray, avant d'incarner de petits rôles dans La Maison de Manuel Poirier et 13 m² de Barthélemy Grossmann.
En 2008, elle apparaît dans la distribution de deux comédies romantiques : Modern Love de Stéphane Kazandjian et Bouquet final de Michel Delgado.
La même année, elle met au monde son premier enfant, fruit de sa relation avec le réalisateur Michel Hazanavicius, avec qui elle aura un deuxième enfant en septembre 2011.
En 2009, elle participe au documentaire de Serge Bromberg, L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot.
Le documentaire reconstruit le film L'Enfer tourné en 1964 par Clouzot et resté inachevé, en alternant images réelles et scènes de lecture entre Jacques Gamblin et Bérénice Bejo.
En 2011, elle joue dans La Traque d'Antoine Blossier aux côtés de Grégoire Colin.
Elle retrouve Jean Dujardin dans le film muet et en noir et blanc The Artist, réalisé par son compagnon, Michel Hazanavicius, qui ressuscite, entre pastiche et célébration, l'âge d'or du cinéma classique hollywoodien.
Elle y interprète le rôle de Peppy Miller, jeune étoile du cinéma parlant, amoureuse de la star déchue du muet George Valentin.
Le film connaît un grand succès critique et public (près de trois millions d'entrées) et est sélectionné au Festival de Cannes 2011.
Il connaît également une brillante carrière à l'étranger et notamment aux États-Unis.
Nommé en janvier 2012 dans six catégories des Golden Globes, le long métrage gagne trois récompenses : meilleure comédie, meilleur acteur dans une comédie et meilleure musique originale (Ludovic Bource).
Cité peu après douze fois aux BAFTA du cinéma britannique, The Artist obtient sept trophées dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur.
En novembre 2011, elle rejoint la distribution du film Populaire de Régis Roinsard, aux côtés de Romain Duris et Déborah François.
Après ses nominations successives, comme meilleur rôle secondaire, aux Golden Globes et aux SAG Awards puis comme meilleure actrice aux BAFTA, elle apprend, le 24 janvier 2012, qu'elle est également nommée aux Oscars en tant que meilleure actrice dans un second rôle pour The Artist.
Un mois après, elle reçoit le César de la meilleure actrice pour The Artist.
Au total, le film obtient six récompenses lors de la 37e cérémonie dont celles du meilleur film et du meilleur réalisateur.
The Artist est ensuite couronné par cinq Oscars à Hollywood, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur acteur.
Cette série de récompenses se poursuit, avec l'obtention du Prix Romy-Schneider en juin 2012.
Elle participe, aux côtés d'Emir Kusturica, à l'adaptation du roman Au bonheur des ogres de Daniel Pennac, et est également la voix parlée française de la princesse Mérida, héroïne du film d'animation des studios Pixar : Rebelle.
En 2013, elle reçoit le Prix d’interprétation féminine au 66e Festival de Cannes pour son rôle de mère d'une famille recomposée en perte de repères dans Le Passé du cinéaste iranien Asghar Farhadi.
Elle préside le jury lors du Festival du film britannique de Dinard en 2021.
En 2013, l'actrice a soutenu le mouvement contre le projet sur les retraites par un texte s'adressant au chef de l’État pour demander le retrait immédiat du projet, considéré «injuste, inefficace, touchant plus durement les plus précaires et les femmes », en plus d'être rejeté « par l'immense majorité de la population, et même minoritaire à l'Assemblée nationale ».
Capusa06
7-13 juillet 1995
Massacre de Srebrenica
Le point culminant de l'horreur dans la guerre de Bosnie est atteint à Srebrenica, une ville de 20 000 habitants majoritairement musulmane, enclavée dans une région orthodoxe, à l'est de la Bosnie-Herzégovine.
La prise de la ville par les Serbes débouche entre les 7 et 13 juillet 1995 sur le massacre de plusieurs milliers d'hommes et d'adolescents.
Prise de la ville par Mladic
Dès le début de la guerre de Bosnie, Srebrenica a fait l'objet de nombreuses attaques de part et d'autre.
Pour assurer la sécurité des civils, l'ONU a déployé 400 à 600 Casques bleus français et néerlandais autour de la ville, sous le commandement du général français Philippe Morillon. En mars 1993, celui-ci n'hésite pas à monter sur un char et haranguer les habitants en vue de les rassurer : « Nous ne vous abandonnerons pas ! ».
Mais le général français, malgré ou à cause de cela, est extradé le 12 juillet 1993 et remplacé par le général belge Francis Briquemont.
La pression serbe sur la ville s'accroît à la mi-1995, cela en dépit des frappes aériennes de l'OTAN.
Le général Bernard Janvier, qui commande les forces de l'ONU dans l'ex-Yougoslavie (FORPRONU), considère que la ville est indéfendable et émet publiquement le voeu que ses hommes soient évacués.
Les Serbes qui assiègent Srebrenica le prennent au mot. Ils prennent en otages les Casque bleus et menacent de les exposer aux bombes de l'OTAN. Les représentants de l'ONU négocient leur libération en contrepartie de l'arrêt des frappes aériennes.
Là-dessus, le 7 juillet 1995, les Serbes prennent d'assaut la ville avec à leur tête Ratko Mladic.
Cet ancien officier yougoslave commande depuis 1993 l'armée serbe de Bosnie. Charismatique et brutal, il a déjà dirigé le siège de Sarajevo en pratiquant délibérément la terreur. Sa propre fille, Anna, une étudiante en médecine, ne l'a pas supporté et s'est donnée la mort en 1994, à 23 ans (Ce suicide et de nombreux autres illustrent le caractère pathologique des principaux acteurs de la guerre de Bosnie).
Défaillance de l'ONU
À Srebrenica, les Casques bleus néerlandais, réduits au statut d'observateurs, réclament en vain la reprise des frappes aériennes.
Sous leurs yeux, les Serbes rassemblent la population de la ville et mettent de côté les hommes de plus de 15 ans.
Les femmes et les enfants sont évacués en autocars ou à pied vers les zones à majorité musulmane.
Les hommes et les adolescents sont quant à eux entraînés vers les forêts environnantes sous prétexte d'évacuation.
Pendant les jours suivants, les Serbes vont les massacrer à l'arme lourde, au bord de fosses communes, au vu et au su de l'OTAN, qui multiplie les vols d'observation au-dessus de la région. On recensera plus tard près de 8 000 victimes.
Le 13 juillet 1995, les Casques bleus néerlandais sont à leur tour évacués. Pendant plusieurs jours, sur ordre, ils tairont les horreurs auxquelles ils ont assisté et la vérité des massacres.
FAE
"Antoine, second de seize enfants et frère de Bernard et de Joseph, naît le 6 ou 8 juillet 1686 à Lyon. Il est le fils de Laurent de Jussieu, docteur en médecine et maître apothicaire à Lyon, et de Lucie Cousin (qui compose un herbier alors qu'elle est enceinte d'Antoine). Il fait ses premières études au collège des Jésuites de Lyon, où il étudie la théologie et la philosophie et se fait tonsurer à l'âge de 14 ans. Affligé dans son enfance de quelques faiblesses physiques mais tôt passionné par les plantes, il est guéri de ses infirmités par ses longues marches dans la nature à la recherche de spécimens botaniques. Il étend rapidement ses recherches sur les régions voisines du lyonnais, dont la Bresse, le Bugey, le Valromey, le Forez, le Beaujolais et une partie du Dauphiné. Sa collection de plantes devient si vaste déjà, que cherchant un moyen de la classer il s'attache à Goiffon, médecin agrégé au collège de Lyon ; Goiffon profite des courses champêtres de son élève pour se fournir en plantes. Lors de ses courses, Antoine recueille aussi d'autres objets, dont des fossiles.
Il décide d'entreprendre des études à la faculté de médecine de Montpellier, qu'il rejoint à pied pour herboriser en chemin. À Montpellier, il a pour professeurs Pierre Chirac et François Chicoyneau, tous deux successivement premiers médecins du roi, et le botaniste Pierre Magnol. Pendant ses études, il visite très souvent les hôpitaux pour se familiariser avec les différents aspects des maladies ; et il loge chez un médecin qu'il accompagne dans ses visites - souvent à la campagne, et il en profite pour herboriser aussi.
Sa thèse, qui porte sur la nature et le traitement des plaies, est dédiée à Goiffon - et non à son directeur Chirac, mais avec la permission de ce dernier5. Il reçoit le bonnet de docteur le 15 décembre 1707. Pour être admis au collège des médecins de Montpellier, il faut avoir exercé dans une ville proche. Il choisit Trévoux, dans la Dombes (Ain). Mais il n'y reste que peu de temps : il veut rejoindre Tournefort, qui a fait paraître en 1694 son ouvrage majeur : Éléments de botanique ou méthode pour connaître les plantes, présentant une méthode de classification nouvelle destinée à un très grand succès.
Antoine part pour Paris en 1708 dans le but de suivre les cours de ce grand botaniste. Mais lorsqu'il arrive à Paris, Tournefort vient d'avoir un accident (le 16 avril), dont il meurt peu après. Désarçonné dans son projet, Antoine part herboriser en Normandie et en Bretagne, principalement sur les côtes maritimes."
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6 juillet 1962 :
Décès de l'écrivain William Faulkner.
William Cuthbert Falkner, né le 25 septembre 1897 à New Albany (Mississippi), est un romancier et nouvelliste américain.
Fils de Murry Cuthbert Falkner et Maud Butler, il est issu d'une famille d'hommes d'affaires et d'hommes de loi, d'anciens riches déchus et désargentés.
Son arrière-grand-père, William Clark Falkner (1825-1889), soldat, avocat, homme politique et homme d'affaires, était déjà écrivain.
Il est profondément influencé par la vie des États du sud américain, et notamment le Mississipi, qui marque son sens du tragique en raison de la ségrégation raciale régnant à l'époque entre les blancs et les noirs.
Il prend le nom de Faulkner pour, dit-il, « se singulariser », principalement vis-à-vis de son père qu'il n'aimait guère ; ce fut aussi pour lui une façon de s'affirmer en tant qu' écrivain.
Il s'engage dans l'aviation canadienne durant la Première Guerre mondiale, mais l'armistice de 1918 est signé avant qu'il n'ait pu faire son premier vol, ce qui ne l'empêche pas à son retour d'affecter un boitillement dû à une blessure qu'il aurait reçue au combat.
Expliquant entre autres qu'il avait une plaque de fer à la suite de ses batailles, il continuera longtemps à mentir à ses proches sur ses exploits.
Affabulateur, alcoolique, Faulkner est vendeur en librairie, puis postier, mais passe l'essentiel de son temps à écrire et lire.
Parmi ses auteurs favoris, on trouve Herman Melville et Honoré de Balzac.
Le 20 juin 1929, il épouse Estelle Oldham Franklin (1897-1972), qu'il connaît depuis 1907.
Le couple donne naissance à une fille, Jill, mais le mariage avec Estelle est un désastre : les époux sont alcooliques.
Estelle fait une cure de désintoxication par la suite.
Dans les années 1940 et 1950, William Faulkner multiplie les liaisons avec de jeunes femmes.
Si dans sa jeunesse il n'écrit que des poèmes, c'est par ses nouvelles et romans qu'il devient célèbre.
En 1925, il publie son premier roman : Monnaie de singe.
Faulkner visite ensuite l'Europe, s'arrête en Italie du Nord, et à Paris, où il entreprend l'écriture de Moustiques, son deuxième roman.
Il commence une tournée des champs de bataille français (Rouen, Amiens, Compiègne, Dieppe) et se rend à Londres, qu'il n'apprécie pas.
Il rentre à Oxford, où il rédige Étendards dans la poussière (1927) dont il est très fier.
C'est dans ce roman que ses personnages évoluent pour la première fois dans le comté de Yoknapatawpha, cadre de la plupart de ses romans futurs.
Alors qu'il n'arrive toujours pas à vivre de sa plume, il continue d'alterner petits travaux et écriture, publiant quatre de ses romans majeurs (le Bruit et la Fureur, Tandis que j'agonise, Sanctuaire, Lumière d'août) en seulement quatre ans (1929-1932).
Sanctuaire (« l'intrusion de la tragédie grecque dans le roman policier » selon la formule célèbre de Malraux) fait scandale, mais apporte à l'auteur argent et notoriété.
Son premier recueil Treize Histoires (1931) réunit ses nouvelles les plus connues, parmi lesquelles Une rose pour Emily.
C'est également l'époque où il rencontre l'écrivain de romans noirs Dashiell Hammett, grand buveur comme lui : les deux hommes deviennent amis.
Vers 1932-1937, Faulkner commence une longue série d'allers-retours entre Oxford et Hollywood où il devient scénariste.
Le cinéma ne l'intéresse pas particulièrement, mais lui procure des ressources qui le font persévérer ; il se lie par ailleurs d'amitié avec Howard Hawks : les deux hommes ont en commun un goût prononcé pour l'alcool, l'aviation et la chasse.
Lors de son premier séjour à Hollywood, Faulkner travaille successivement pour la MGM, puis pour la 20th Century Fox.
À cette époque, il a une liaison avec la secrétaire d'Howard Hawks, Meta Carpenter qui sera le grand amour de sa vie.
Son travail de scénariste ne l'empêche pas de publier romans et nouvelles et non des moindres puisque l'année 1936 voit notamment la publication d'Absalon, Absalon ! et l'année 1940 celle du roman Le Hameau premier tome de ce qui deviendra, avec La Ville (1954) et Le Domaine (1959) : la trilogie des Snopes.
Lorsque les États-Unis entrent dans la Seconde Guerre mondiale, Faulkner s'engage dans la défense passive.
Toujours pour l'argent, il retourne alors à Hollywood écrivant entre autres pour Howard Hawks le scénario du film Le Grand Sommeil, tiré du livre de Raymond Chandler, ainsi que celui du film Le Port de l'angoisse, tiré du livre d'Ernest Hemingway En avoir ou pas.
Le Port de l'angoisse est la première rencontre à l'écran du couple Humphrey Bogart-Lauren Bacall, et contient des répliques restées célèbres.
Il collabore au film de Jean Renoir L'Homme du sud et écrit un scénario fleuve pour un film retraçant la carrière du Général de Gaulle, qui ne se fera jamais.
En 1946, de retour à Oxford, il rencontre une de ses jeunes admiratrices, Joan Williams qu'il prend sous son aile.
En 1948 paraît L'Intrus, roman dans lequel un fermier noir est accusé à tort d'avoir tué un Blanc.
Il reçoit, en 1950, le prix Nobel de littérature de l'année 1949.
Passant par Paris à son retour de Stockholm, il donne une interview au journal Le Monde où il a cette formule quand il est interrogé sur le « problème noir dans le sud de l'Amérique » : « Dans trois cents ans, ils seront à notre niveau, et la guerre des races sera terminée, pas avant11. »
Par la suite, Faulkner voyage, acceptant une mission du Secrétariat d'État au Japon et en Italie.
En 1953, il retrouve Howard Hawks pour travailler au scénario de ce qui deviendra La Terre des pharaons.
Il devient « écrivain-résident » à l'Université de Virginie, de 1957 à 1958.
Il y passe l'essentiel de son temps, se consacrant à ses passions pour l'équitation (qui lui vaut de nombreuses chutes) et l'écriture, ne sortant que peu.
Son alcoolisme est source de nombreuses hospitalisations.
Faulkner meurt dans la nuit du 5 au 6 juillet 1962, après une dernière chute de cheval survenue quelques jours plus tôt.
Capusa06
Désemparé face à l'antisémitisme nazi, le président américain Franklin D. Roosevelt propose une conférence internationale en vue de secourir les Juifs dont ne veulent plus les Allemands. Celle-ci se réunit à huis clos du 6 au 14 juillet 1938 à Évian, au bord du Léman.
Aucun des pays représentés n'ayant véritablement envie de recueillir des réfugiés juifs allemands, la conférence n'aboutira à aucun résultat.
Jeu de dupes
Suite à la prise de pouvoir d'Hitler, les Juifs allemands (1% de la population du pays) ont fait l'objet de brimades et de persécutions de plus en plus brutales. Dès novembre 1933, la SDN (Société des Nations, ancêtre de l'ONU) a constitué un Haut Commissariat aux réfugiés d'Allemagne pour adoucir le sort des Juifs contraints à l'exil. L'Américain James MacDonald en a pris la direction mais, lassé par la mauvaise volonté des démocraties, il a résigné sa fonction dès 1935.
Cette année-là, à Nuremberg, Hitler promulgue des lois antisémites qui séparent plus complètement les Juifs des autres Allemands. Un nombre croissant de familles se résigne à fuir le pays. Confrontés à la crise économique née du krach de 1929, les pays occidentaux rechignent toutefois à les accueillir.
Aux États-Unis, en particulier, le président Roosevelt est soumis à des pressions opposées, d'une part de la part des mouvements juifs et libéraux qui réclament d'accueillir les Juifs allemands, d'autre part de la part des milieux conservateurs et syndicaux qui ne veulent pas d'une remise en cause des quotas d'immigration très stricts établis par les lois Quota Act de 1921 et Immigration Act de 1924.
Le président va donc botter en touche en proposant le 22 mars 1938, depuis sa maison de Warm Springs (Géorgie), une Conférence internationale pour les Réfugiés. Il sait pertinemment que la conférence aboutira à une fin de non-recevoir et il pourra en tirer argument pour exclure tout amendement aux lois sur l'immigration.
La Suisse, qui héberge à Genève la SDN, exclut toutefois d'accueillir la conférence car elle tient à garder de bonnes relations avec son puissant voisin. C'est finalement le président du Conseil français Camille Chautemps qui propose de l'accueillir à Évian, une jolie station thermale à 45 km seulement de la cité de Calvin et de la SDN. La conférence va donc se dérouler dans l'Hôtel Royal, un beau témoin de l'Art Nouveau contruit en 1909 par l'architecte Ernest Hébrard et agrémenté d'un magnifique parc de 19 hectares, ce qui n'est pas pour déplaire aux diplomates.
Refus sous tous prétextes
Strictement limités à six séances à huis clos, les débats ne sont connus que par le communiqué final. 32 pays se font représenter à Évian (l'Allemagne n'est pas invitée, l'URSS et la Tchécoslovaquie ne s'y font pas représenter). C'est pour affirmer unaniment leur refus d'ouvrir leurs ports aux 650 000 Juifs allemands et autrichiens, qualifiés par euphémisme de « Réfugiés » (jamais au cours de la conférence, il n'est fait ouvertement référence aux Juifs).
Les refus se fondent sur des préjugés ou des hypothèses bien plus que sur des faits, comme l'avoue ingénument le délégué australien : « Dans les circonstances présentes, l'Australie ne peut faire plus... Nous n'avons pas de problème racial notable et nous ne voulons pas en importer un ». L'hypocrisie est de mise et les problèmes économiques volontiers mis en avant : « Les réfugiés ont souvent enrichi l'existence et contribué à la prospérité du peuple britannique. Mais le Royaume-Uni n'est pas un pays d'immigration. Il est hautement industrialisé, entièrement peuplé, et il est encore aux prises avec le problème du chômage » assure pour sa part le délégué britannique...
La Suisse estime avoir déjà fait le plein de réfugiés autrichiens et rétablit des visas avec son voisin. Elle va même demander à l'Allemagne de tamponner la lettre J sur les passeports de ses ressortissants juifs afin de pouvoir plus facilement les identifier et les repousser à sa frontière !
Un seul pays fait exception : la République dominicaine, dans les Antilles. Il n'a pas été invité à la conférence mais son dictateur Trujillo fait savoir le 12 août 1938 qu'il serait disposé à accueillir deux cent mille réfugiés car il souhaite « blanchir » la population avec l'importation de quelques milliers de Juifs allemands ; cette offre équivoque est repoussée (de même qu'une offre similaire d'Haïti !).
La presse allemande, triomphante, titre au lendemain de la conférence : « Juifs à vendre ; même à bas prix, personne n’en veut ! ». Hitler, dans les jours qui suivent, ne se prive pas de dauber sur cet échec : « C'était honteux de voir les démocraties dégouliner de pitié pour le Peuple juif et rester de marbre quand il s'agit vraiment d'aider les Juifs ! »
Après la Nuit de Cristal de novembre 1938, l'émigration juive va néanmoins s'intensifier. Quelques milliers de Juifs saisissent l'opportunité offerte par le port chinois de Shanghai, qui les dispense d'un visa d'entrée... Beaucoup d'émigrants gagnent la Palestine sous des formes illégales, en défiant le gouvernement britannique qui tente de les repousser pour ne pas se mettre à dos les Arabes et le Grand Mufti de Jérusalem Amin al-Husseini. Ce chef religieux musulman férocement hostile aux juifs ne craint pas de rencontrer Hitler et de recruter pour lui des combattants musulmans.
Mais à côté de cela, les échecs sont cruels. Le 15 mai 1939, le paquebot Saint-Louis quitte Hambourg avec 900 passagers juifs d'un statut social élevé. Empêché d'accoster à La Havane, il tente sa chance sans succès à Buenos Aires, Montevideo, Panama... Obligé de longer à distance la côte étasunienne, il est aussi refoulé du Canada et finalement contraint de revenir à Hambourg.
Bibliographie
La conférence d'Évian a fait l'objet d'un essai très documenté de Raphaël Delpard : La conférence de la Honte (Michalon, 2015, 250 pages). L'auteur décrit la montée de l'antisémitisme nazi, d'autant plus inattendue qu'elle survient dans le pays d'Europe où les juifs étaient jusque-là les mieux intégrés.
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5 juillet 1971 :
Le scandale de la Garantie foncière.
Le 5 juillet 1971, la Commission des Opérations de Bourse (COB) interdit à une société, la Garantie foncière, de solliciter désormais l'épargne par voie d'annonce publicitaire.
C'est le début d'un scandale qui va secouer l'opinion publique et déchirer la classe politique française.
Il éclate sous la présidence de Georges Pompidou, dans une période de modernisation frénétique et de prospérité comme la France n'en a pas connue depuis le Second Empire.
Pour cela, sans doute, le scandale sera assez vite oublié.
La société en question est une société civile de placement immobilier (SCPI) créée le 31 décembre 1967 pour « acquérir des biens immobiliers et les louer ».
Elle collecte le capital auprès des particuliers et l'investit dans la pierre et rémunère ses souscripteurs avec les revenus et les loyers de ses investissements.
Quand le scandale éclate, elle affiche déjà plus de 12 000 souscripteurs, pour un capital de 205 millions de francs, et annonce des intérêts de 10,25%, supérieurs à celui de toutes ses concurrentes.
Mais la COB la suspecte d'exagérer ses gains et de verser des intérêts avec l'argent apporté par les nouveaux souscripteurs.
Pour se couvrir, le fondateur et président de la Garantie foncière a jugé habile de s'associer un homme influent, à la fois homme d'affaires et homme politique, André Rives de Lavaysse, plus connu sous le nom de Rives-Henrys.
Député de Paris, c'est un militant gaulliste de la première heure.
Il n'en est pas moins inculpé le 19 juillet pour escroquerie, abus de confiance et abus de biens sociaux, de même que les époux Frenkel et un avocat-conseil de ses amis, Victor Rochenoir, lui aussi gaulliste bien en cour.
D'emblée, l'affaire se porte sur le terrain politique.
Le mensuel d'extrême-droite Rivarol titre le 22 juillet 1971 : « À bas les voleurs ! ».
De son côté, le quotidien L'Humanité projette une manifestation dans la rue.
François Mitterrand, Premier secrétaire du tout nouveau Parti socialiste, dénonce l'affairisme de la droite.
Plus inquiétant pour le pouvoir, la coalition de droite se déchire.
Le deuxième parti de la majorité, les Républicains Indépendants, dirigé par Valéry Giscard d'Estaing, ministre de l'économie et des finances, ne se fait pas faute de dénoncer la mainmise de son envahissant allié, l'UDR, l'ex-parti gaulliste, sur les rouages de l'administration.
C'est « l'État-UDR ».
Michel Poniatowski, ami proche de Giscard d'Estaing, s'en prend même à « la république des copains et des coquins ».
La formule fait mouche.
Sans doute va-t-elle contribuer à la défaite aux présidentielles suivantes, en mai 1974, du candidat gaulliste Jacques Chaban-Delmas, d'autant que ce dernier, alors premier ministre, est atteint par la révélation dans Le Canard Enchaîné de sa feuille d'impôt.
Elle montre qu'il ne paie aucun impôt grâce à une optimisation fiscale judicieuse.
Le procès de la Garantie foncière s'ouvre enfin à l'automne 1973.
Rives-Henrys choisit pour sa défense maître Jean-Louis Tixier-Vignancour, avocat et candidat d'extrême-droite aux élections présidentielles de 1965.
On peut craindre que les débats dérivent mais il n'en est rien.
En mars 1974, les principaux prévenus sont condamnés à des peines d'emprisonnement ferme. Mais le scandale a déjà échappé aux écrans radar.
La mort du président Pompidou, l'accession à la présidence de Valéry Giscard d'Estaing et surtout la fin des Trente Glorieuses vont donner aux Français bien d'autres motifs de discussion.
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5 juillet 1946 : Naissance explosive du bikini .
Le 5 juillet 1946, au bord de la piscine Molitor, à Paris, le public découvre avec ravissement un maillot de bain féminin « plus petit que le maillot de bain le plus petit au monde » selon le slogan de son créateur, un ingénieur automobile du nom de Louis Réard.
Ce maillot de bain deux pièces, effectivement plus étriqué que ceux qui l'ont précédé, est baptisé du nom de Bikini, un atoll de l'archipel des Marshall sur lequel les Américains ont fait un essai nucléaire quelques jours plus tôt.
Les mannequins professionnels s'étant défilées, c'est à une danseuse nue du Casino de Paris, Micheline Bernardini, que son créateur a dû s'adresser pour sa présentation officielle à la presse internationale. Avec lui débutent les... « Trente Joyeuses ».
Capusa06
5 juillet 1922 : Création du passeport Nansen pour les apatrides
À la suite de la Première Guerre mondiale et des bouleversements géopolitiques qu’elle a déclenchés, des centaines de milliers de personnes se sont retrouvées sans nationalité et sans rattachement à aucun État. L’explorateur norvégien Fridjtof Nansen, nommé en 1921 premier Haut commissaire aux réfugiés par la Société des Nations, élabore alors ce qui devient rapidement le « passeport Nansen ». Ce document de voyage, rédigé en français, est reconnu le 5 juillet 1922 par seize États à l’issue d’une conférence tenue à Genève. Valable à l’origine pour les Russes, il est par la suite étendu à d’autres nationalités, et reconnu par un nombre croissant d’États. Au total, 450 000 personnes vont en bénéficier dans l’Entre-Deux-Guerres, disposant ainsi de documents d’identité leur permettant de voyager.
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Giuseppe Garibaldi (1807 - 1882)
Éternel rebelle
Né à Nice le 4 juillet 1807, Giuseppe (ou Joseph) Garibaldi est honoré par l'Italie mais aussi par Nice, sa ville natale, et l'Uruguay, lieu de ses premiers exploits.
Mousse à 13 ans, il se passionne pour les idées révolutionnaires et rejoint le mouvement «Jeune Italie» de Giuseppe Mazzini.
Condamné à mort par contumace à la suite d'un complot raté, il s'embarque pour le Brésil, où il participe à un soulèvement républicain puis passe en Uruguay pour défendre l'indépendance de ce petit pays avec une troupe d'exilés italiens.
Joseph Garibaldi dans son uniforme des Chemises rougesLes légionnaires de Garibaldi, reconnaissables à leur chemise rouge se feront désormais connaître sous l'appellation de «Chemises rouges».
En 1848, Garibaldi regagne l'Europe en ébullition. Il se précipite avec une nouvelle troupe de volontaires à Rome où Mazzini vient de proclamer la République.
Il vainc le corps expéditionnaire français du général Oudinot mais ne réussit pas à sauver la république romaine.
C'est à nouveau l'exil en Amérique mais il n'est que provisoire.
En avril 1860 éclate en Sicile un soulèvement contre le roi des Deux-Siciles, établi à Naples. Garibaldi débarque avec un millier de volontaires près de Palerme. C'est l'«expédition des Mille».
Jouant d'audace, il s'empare de l'île, remonte jusqu'à Naples et livre le royaume au roi du Piémont-Sardaigne qui peut se faire proclamer roi d'Italie.
Dédaigneux des honneurs, Garibaldi lève en 1862 une troupe pour partir à la conquête de la Ville éternelle où réside le pape sous protection française. C'est le pas de trop. Le roi le fait arrêter.. et relâcher aussitôt.
En 1867, il se lance à nouveau à l'attaque du réduit romain. Mais il est défait par les troupes françaises et pontificales à Mentana.
En 1871, l'unité italienne est achevée. Garibaldi, alors âgé de 64 ans, va-t-il enfin prendre du repos ? Que nenni ! Il met son épée au service des républicains français et Gambetta lui confie le commandement de 10.000 tirailleurs de l'armée des Vosges.
Devant l'Assemblée nationale française, Victor Hugo dit de lui : «Cet homme est une puissance». Giuseppe Garibaldi se retire définitivement sur son île de Caprera, près de la Sardaigne, où il rédige ses mémoires et meurt le 2 juin 1882.
Misterprof-
4 juillet 1925 :
Naissance de l'acteur Jacques Fabbri.
Jacques Fabbricotti est un acteur et réalisateur français.
Formé après la Libération à l'école des cabarets de la Rive Gauche, il entre en 1947 à l'école du Vieux Colombier.
Il y reste deux ans avec, pour professeurs, Henri Rollan, Michel Vitold, Tania Balachova et il en sort en remportant le prix annuel dans Jean III de Sacha Guitry.
Ses vrais débuts de comédien, il les fait dans Lucienne et le boucher de Marcel Aymé.
Il débute au cinéma dans Les Dieux du Dimanche de René Lucot.
En 1953, il fonde sa propre troupe qui remporte le concours des Jeunes Compagnies.
En 1963 et 1964, il dirige la Comédie de Provence à Aix-en-Provence avec Philippe Tiry, l'administrateur de sa compagnie.
En 1965, il met en scène Le Songe d'une nuit d'été à la Comédie-Française et se lance dans le même temps dans la réalisation de son premier film Les Pieds dans le plâtre.
Jacques Fabbri a joué dans de très nombreuses pièces de théâtre et de nombreux films.
Il s'est fait connaître à la télévision dans la série télévisée Schulmeister, espion de l'empereur , puis dans l’émission TV Tutti Fabbri diffusée sur la 1re chaîne à partir du dimanche 13 janvier 1974, qui succédait à l’émission Le Luron de Midi.
Il fut aussi un grand défenseur du jazz surtout traditionnel.
Il a été marié à la comédienne Claudine Collas.
Jacques Fabbri meurt le 24 décembre 1997 à Tourgéville à l'âge de 72 ans.
Il est inhumé au cimetière de Montmartre, dans une tombe ornée d'un brigadier.
