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Léo Ferré
24 août 1916 à Monte-Carlo (Monaco) - 14 juillet 1993 à Castellina-in-Chianti (Italie)
Léo Ferré, chanteur rebelle et anarchiste, est né à Monte-Carlo au foyer d'un cadre du casino ! Comme ses cadets Georges Brassens et Jacques Brel, il a mis de la musique sur la poésie (Apollinaire, Prévert, Aragon...) et fait aimer celle-ci au grand public.
Ses chansons, qui parlent d'amour davantage que de révolution, continuent de vivre sans que souvent l'on garde le souvenir de leur auteur : Avec le temps, C'est extra, L'Affiche rouge...
FAE
"Abondance de biens ne nuit pas . . ."
"Patrick Stewart1 est un acteur britannique né le 13 juillet 1940 à Mirfield (Yorkshire de l'Ouest).
Homme de théâtre avant tout et considéré comme un acteur shakespearien, il fait partie entre 1966 et 1982 de la Royal Shakespeare Company et glane deux Laurence Olivier Awards du meilleur second rôle en 1979 et 2009 pour Antoine et Cléopâtre et Hamlet, ainsi que le Drama Desk Award de la meilleure interprétation en solo en 1992 pour son seul en scène A Christmas Carol, d'après Charles Dickens.
Outre sa longue et riche carrière théâtrale, Patrick Stewart connait également une prolifique carrière devant la caméra. Parmi ses premiers grands rôles, il tient celui de Léodagan dans le film arthurien Excalibur (1981) de John Boorman, ainsi que celui du maître d'armes Gurney Halleck dans le film de science-fiction Dune (1984) de David Lynch. Son rôle le plus connu et qui lui a octroyé une reconnaissance mondiale, est celui du capitaine Jean-Luc Picard qu'il tient pendant près de trente-six ans dans la franchise Star Trek et qu'il interprète pour la première fois dans la série Star Trek: The Next Generation entre 1987 et 1994. Par la suite, il retrouve le personnage dans différents films entre 1994 et 2002, jeux vidéo entre 1995 et 2006, ainsi que dans sa propre série, Star Trek: Picard, lancée en 2020 et qui se conclut en 2023. Il est également connu du grand public pour avoir interprété le rôle du professeur Charles Xavier, directeur de l'école pour jeunes mutants, dans les films de la saga X-Men de 2000 à 2017, ainsi qu'une variante du personnage dans le film Doctor Strange in the Multiverse of Madness, vingt-huitième film de l'univers cinématographique Marvel sorti en 2022. Au milieu des années 2010, il se fait également remarquer pour son rôle de l'animateur de télévision Walter Blunt dans la sitcom Blunt Talk (2015-2016), ainsi que pour celui d'un chef d'un groupe de skinheads néonazis dans le film huis clos Green Room (2016). "
Misterprof-
13 juillet 1942 :
Naissance de l'acteur américain Harrison Ford, surtout connu pour son rôle d’Indiana Jones.
Il est né d'un père catholique, Christopher Ford (1906-1999), et d'une mère juive, Dorothy Nidelman (1917-2004).
Son grand-père paternel, John Fitzgerald Ford, est irlandais et sa grand-mère, Florence Veronica Niehaus, est allemande.
Ses grands-parents maternels, Harry Nidelman et Anna Lifschutz, sont des immigrés juifs ashkénazes venus de Minsk, en Biélorussie.
Sa mère est actrice de radio, avant de se consacrer à son foyer, tandis que son père est directeur publicitaire, faisant occasionnellement l'acteur de radio comme sa femme.
Harrison et son frère Terence, né en 1945, grandissent dans une famille de la classe moyenne. Christopher et Dorothy Ford élèvent leurs enfants en « inventant » une éducation basée sur la combinaison de leurs convictions religieuses et culturelles respectives.
Harrison Ford commence sa scolarité à l'école élémentaire Graeme Stewart.
Celui que ses camarades appellent « Harry » est admis à la Maine East High School en 1956.
Élève moyen, il participe néanmoins à toutes sortes de clubs au sein de l'établissement : président du club de sciences sociales, membre du club de modélisme ferroviaire, représentant du club des garçons de l'école et délégué de classe.
À cette période, il effectue également ses premières performances publiques en étant la voix de la radio du collège qui vient d'être créée.
Par ailleurs, il intègre la troupe de danse de l'école ainsi que l'équipe de gymnastique pour une brève période.
En 1960, il quitte le lycée diplômé et intègre, sous la pression de ses parents, le Ripon College dans le Wisconsin.
Il fait partie de la fraternité Sigma Nu, fraternité étudiante localisée aux États-Unis et au Canada, établie en 1869 par James Frank Hopkins, le juge Greenfield Quarles et James McIlvaine Riley juste après qu'Hopkins a été témoin de ce qu'il considère être un rituel de bizutage par des supérieurs à l'Institut Militaire de Virginie).
Il étudie la littérature anglaise et la philosophie mais avec de piètres résultats.
En troisième année, le mauvais élève qu'il est prend part aux cours d'art dramatique, pensant ainsi saisir l'opportunité d'obtenir facilement de bonnes notes.
C'est le déclic, Harrison sait désormais ce qu'il veut faire de sa vie professionnelle.
En 1964, à trois jours de la remise des diplômes, il apprend qu'il ne sera pas diplômé à cause de ses absences répétées.
Il rentre en Illinois avec un sentiment de honte et d'humiliation.
Sachant que ce n'est pas dans le Wisconsin qu'il pourra lancer sa carrière, il décide de se rendre à Hollywood avec Mary Marquardt, une comédienne qu'il a rencontrée durant ses années d'études et qu'il épouse en 1964.
Au cours des années 1960, débuts professionnels n' ont pas été très concluants, et les rôles ne se bousculaient pas.
Durant cette période, il échappe de peu à la mort lors d'un accident de voiture quand il perd le contrôle de son véhicule et percute un poteau.
Sa cicatrice au menton, aujourd'hui l'un de ses signes distinctifs, constitue une séquelle de cet événement.
Les années 1970 marquent un nouveau départ.
Devenu charpentier,il trouve son premier travail de menuiserie sur le chantier d'un studio d'enregistrement pour le compositeur Sérgio Mendes.
En parallèle de son nouveau métier, il accepte quelques petits rôles au cinéma (Zabriskie Point en 1970) ou dans la série télévisée (Gunsmoke en 1972).
Durant cette période, sa femme donne naissance à leur deuxième fils, Willard.
Un contrat avec Columbia Pictures le rémunère alors de 115 dollars par semaine.
À cette époque, Ford fait notamment la rencontre du couple de cinéastes français formé par Jacques Demy et Agnès Varda, avec qui il se lie d'amitié.
Demy envisage notamment de lui confier le rôle principal du premier film qu'il s'apprête à tourner aux États-Unis, Model Shop, mais ses producteurs l'en empêchent et engagent à son insu un acteur plus expérimenté.
Des décennies plus tard, Varda fait apparaître brièvement Ford dans ses documentaires L'Univers de Jacques Demy (1995) et Les Plages d'Agnès (2008).
Il se lie également d'amitié avec Fred Roos, le directeur de casting d'Universal, qui lui présente un jeune réalisateur encore inconnu, George Lucas.
Cette rencontre est déterminante pour la carrière d'acteur de Harrison Ford, au cours de laquelle il recevra de nombreuses distinctions, dont deux Saturn Awards, un People's Choice Awards, un César d'honneur, un AFILAA et une Palme d'honneur au Festival de Cannes 2023.
Il a en outre bénéficié d'une nomination aux Oscars et de quatre nominations aux Golden Globes.
Sa collaboration avec George Lucas, le premier qui lui a donné l'occasion de s'affirmer en tant qu'acteur avec American Graffiti (1973), lui permet d'accéder au rang de vedette internationale avec les rôles de Han Solo dans la trilogie originelle de Star Wars, de 1977 à 1983 et d’Indiana Jones de 1981 à 2023.
Parallèlement, il collabore avec de grands cinéastes : Francis Ford Coppola le dirige dans Conversation secrète (1974) et Apocalypse Now (1979) ; Ridley Scott lui confie le rôle de Rick Deckard dans l'ambitieux film de science-fiction à caractère expérimental Blade Runner en 1982.
À partir des années 1980, il s'impose par ailleurs dans un registre plus réaliste en étant la tête d'affiche de Witness (1985) et Mosquito Coast (1986) de Peter Weir, Frantic (1988) de Roman Polanski, Working Girl (1988) et À propos d'Henry (1991) de Mike Nichols puis Présumé innocent (1990) d'Alan J. Pakula.
Il revient ensuite au cinéma d'action : d'abord en succédant à Alec Baldwin dans le rôle de Jack Ryan pour Jeux de guerre (1992) et Danger immédiat (1994), puis en interprétant le docteur Richard Kimble face à Tommy Lee Jones dans Le Fugitif (1993), grand succès critique et commercial.
Il incarne également le président des États-Unis dans Air Force One (1997).
Il porte aussi le thriller militaire K-19 : Le Piège des profondeurs (2002), réalisé par Kathryn Bigelow.
Son statut d'acteur majeur du cinéma de divertissement américain lui vaut, en 1994, d'être consacré « star du siècle du box-office » par la National Association of Theatre Owners.
En effet, les films dans lesquels il a tenu l'un des rôles principaux ont dégagé près de six milliards de dollars de recettes dans le monde.
En outre, Sydney Pollack le dirige dans la comédie romantique Sabrina (1995) et le thriller L'Ombre d'un soupçon (1999).
Après plusieurs échecs durant les années 2000, il reprend ses rôles mythiques en redevenant Indiana Jones en 2008 puis 2023 (Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal et Indiana Jones et le Cadran de la destinée respectivement), Han Solo en 2015 (Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force) et Rick Deckard en 2017 (Blade Runner).
Dans le domaine de la conservation de la nature, Harrison Ford participe à la sensibilisation de l'opinion publique, notamment sur le cas critique de la déforestation des zones tropicales.
Son changement de registre pour Apparences est salvateur. Il est très convaincant en « méchant »121. Son rôle dans Firewall est moyennement accueilli. Son jeu est juste122 mais le personnage vieillissant au cœur d'un film d'action donne l'impression amère de déjà-vu123. Avant l'avant-première d'Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal au Festival de Cannes, la critique est plutôt enthousiaste de retrouver sur grand écran l'aventurier, surtout ceux qui ont grandi avec lui124. La performance de Harrison Ford en vieux baroudeur n'est pas remise en cause à l'inverse du film qui est parfois « accusé » de suffisance par rapport aux anciens opus125,126,127.
Salaires et cachets
Au début de sa carrière, Harrison Ford est sous contrat avec la Columbia Pictures qui lui verse un salaire hebdomadaire fixe. C'est ainsi qu'il gagne 150 dollars par semaine17 en 1966 et 1967, période durant laquelle il fait ses premières apparitions au cinéma dans Un truand, Luv et La Poursuite des tuniques bleues. En 1973, il perçoit 600 dollars pour jouer Bob Falfa, son premier rôle notable, dans American Graffiti de George Lucas32.
Pour son rôle de Han Solo dans Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir, il signe un contrat qui lui permet de gagner mille dollars hebdomadaire ainsi que mille dollars supplémentaires par semaine de tournage en Angleterre128. À cela s'ajoute un pourcentage sur les revenus du film accordé par George Lucas128. En 1983, Harrison Ford touche un salaire de 500 000 dollars pour reprendre son rôle dans Le Retour du Jedi129.
En 1990, pour Présumé innocent d'Alan J. Pakula, l'acteur négocie un contrat qui lui permet de gagner douze millions et demi de dollars. En acceptant le rôle de Jack Ryan, Harrison Ford obtient au total un salaire de dix millions de dollars pour jouer dans deux films (neuf millions pour Jeux de guerre et un million pour Danger immédiat)130.
Avec de grands succès commerciaux tel que la saga Indiana Jones et Le Fugitif, qui le relance, Harrison Ford est l'un des acteurs les plus bankables du cinéma hollywoodien et donc l'un des mieux payés131. C'est avec cette réputation qu'il négocie un salaire de quinze millions de dollars pour Sabrina puis de vingt millions de dollars pour Ennemis rapprochés131, Air Force One132, Six jours, sept nuits, L'Ombre d'un soupçon et Apparences129. Avec K-19 : Le Piège des profondeurs, il atteint même un salaire de 25 millions de dollars ainsi qu'une participation au bénéfice en tant que producteur délégué à hauteur de 20 %129.
Pour reprendre son rôle d'Indiana Jones dans Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, l'acteur accepte, comme George Lucas et Steven Spielberg, de ne pas recevoir de salaire en échange d'un intéressement sur les recettes du films133 qui ont atteint plus de 780 millions de dollars dans le monde entier57. Pour reprendre son rôle de Han Solo dans Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force (2015), il aurait eu un cachet de 25 millions de dollars, auxquels peuvent s'ajouter près de 9 millions (un pourcentage sur les recettes du film), ainsi que 1,5 million de compensation pour sa blessure lors du tournage134.
Activités publiques et engagements
Engagement pour l'environnement
Lancement du « Jules Verne Festival » à Los Angeles, le 6 octobre 2006.
De gauche à droite: Ray Harryhausen, Harrison Ford, Malcolm McDowell, Jane Goodall, James Cameron et George Lucas. Au premier plan, Jean-Christophe Jeauffre et Frédéric Dieudonné.
Dès son adolescence, Harrison Ford côtoie la nature de près en assistant de temps à autre un garde forestier19. Et c'est en achetant son ranch à Jackson, dans le Wyoming, qu'il décide de se consacrer à la préservation de l'environnement. Il cède ainsi près de la moitié de ses terres au Jackson Hole Land Trust à des fins de conservation de la nature135.
Harrison Ford siège au conseil d'administration de la Conservation International depuis 1991136,137 et il est l'un des « gardiens volants » de la Riverkeeper, une organisation dont le but est d'identifier et de poursuivre en justice les pollueurs du fleuve Hudson. En 2003, il reçoit le « prix Lindbergh »138 pour ses patrouilles en hélicoptère au-dessus du fleuve135.
Le 6 octobre 2006, il est honoré du « Jules Verne Spirit of Nature Award » remis par l'association Jules Verne Aventures, pour son engagement pour la protection de l'environnement139. En avril 2008, dans un spot publicitaire, il s'épile le torse avec de la cire pour dénoncer symboliquement la déforestation des forêts tropicales140,141.
Son action écologique est aussi récompensée par diverses distinctions, dont le « Prix mondial du citoyen écologique » de la Faculté de médecine de Harvard142 ou le « Prix mondial d’écologie » du Centre international pour l’écologie tropicale, mais la récompense la plus insolite reste le baptême d'une fourmi native du Honduras et de Belize, sous le nom de Pheidole harrisonfordi135,143 et d'une araignée californienne, Calponia harrisonfordi, une reconnaissance de ses efforts en faveur du Musée américain d'histoire naturelle144.
Convictions politiques
Comme ses parents, Harrison Ford est un démocrate de longue date145. En 2003, il condamne publiquement la guerre d'Irak et appelle à un changement de gouvernement aux États-Unis146. Il accuse Hollywood de produire trop de films violents. Il est également pour un plus grand contrôle des armes à feu dans le pays146.
L'acteur s'oppose à la réélection du gouverneur de Californie, Gray Davis, mais avertit que le remplacer par Arnold Schwarzenegger serait une erreur147.
En 2007 pour l’Action de grâce, lui et Calista Flockhart se joignent à Kirk Douglas pour servir des repas chauds aux sans-abris de Los Angeles148. Cette action permet de rappeler que Los Angeles est la ville qui compte le plus de sans-abris aux États-Unis148.
Depuis des années, Harrison Ford soutient également la cause des Tibétains et de leur chef spirituel, le Dalaï-lama. Le 7 septembre 1995, il intervient au Congrès des États-Unis pour témoigner de son expérience du Tibet149. Ford et son épouse Melissa Mathison ont soutenu le Tibet, et à l'instar d'autres célébrités d'Hollywood se virent interdits d'entrer en Chine. En 2007, il matérialise de nouveau ce soutien en étant le narrateur du documentaire Dalai Lama Renaissance149. Ce film témoigne de la rencontre du Dalaï-lama avec des penseurs occidentaux à Dharamsala. Ils abordent ensemble les questions de savoir comment changer le monde et comment résoudre ses problèmes150.
Archéologie
Le chapeau et le fouet sont deux des accessoires distinctifs d'Indiana Jones.
Après avoir joué l'archéologue au cinéma, Harrison Ford soutient ensuite le travail des archéologues professionnels. Depuis 2008, il siège au conseil d'administration de l'Institut archéologique américain (AIA) en tant qu'administrateur général151. Sa nomination est due, d'après le président de l'AIA, « à son rôle significatif qui a stimulé l'intérêt du public pour les explorations archéologiques ». À la suite de son intégration à l'organisation, l'acteur déclare que « la connaissance est pouvoir et que comprendre le passé nous aide à faire le présent et le futur »152.
Cependant, cette nomination suscite la polémique au sein de la profession. Oscar Muscarella, ancien conservateur du Metropolitan Museum of Art et pourfendeur du trafic d'antiquités, estime que l'image d'Indiana Jones, et donc de Harrison Ford, est l'inverse de ce qu'est un vrai archéologue. En faisant référence à l'intervention du président de l'AIA, il déclare qu'« Indiana Jones est l'antithèse de l'archéologue. Il a en fait joué un rôle en stimulant les destructeurs de sites et les pilleurs qui approvisionnent les musées en antiquités »153.
Aviation
Harrison Ford au Air Force Museum en 2003.
Harrison Ford commence à prendre des cours de pilotage dans les années 1960. Il vole sur un biplan TriPacer, mais le prix de onze dollars de l'heure est trop élevé pour qu'il puisse continuer l'apprentissage154. Son intérêt pour le pilotage renaît au milieu des années 1990 quand il achète un Grumman Gulfstream II. Il demande alors à un pilote expérimenté, Terry Bender, de lui donner de nouvelles leçons de pilotage. Les leçons commencent sur un Cessna 182, pour ensuite passer sur un Cessna 206154. Il obtient finalement son brevet de pilotage en 1996 et étend, par la suite, sa pratique au pilotage d'hydravions et d'hélicoptères155.
Dans le cadre de sa participation à des interventions d'urgence avec les autorités locales, il secourt un randonneur isolé souffrant de déshydratation156. Il aide également le service de secours du comté de Teton pour d'autres sauvetages en montagne157.
Le 23 octobre 1999, Harrison Ford est victime d'un crash en hélicoptère158 lors d'un vol d'entraînement de routine au-dessus du lac Piru, près de Santa Clarita en Californie. Lors d'une tentative d'autorotation, il perd de l'altitude et percute violemment le sol. Ni lui, ni son instructeur ne sont gravement blessés159. Quand, lors de son émission de télévision, James Lipton demande à Harrison Ford ce qui s'est passé, celui-ci répond simplement : « Je l'ai cassé »4. Le 5 mars 2015, il est a nouveau victime d'un crash, cette fois avec un avion monoplan biplace sur un terrain de golf près de Los Angeles : il s'en sort avec quelques blessures légères160,161.
En mars 2004, Harrison Ford devient le président des Young Eagles, un programme de l'Experimental Aircraft Association qui consiste à initier les enfants à l'aviation. Il est invité par le vice-président de la EAA à remplacer Chuck Yeager, parti à la retraite. Depuis sa première participation au programme en 2001, Harrison Ford a accompagné plus de 250 enfants155.
Vie privée
Harrison Ford et sa troisième épouse, l'actrice Calista Flockhart, ici au Festival du cinéma américain de Deauville 2009.
Le 18 juin 1964, Harrison Ford épouse Mary Marquard, ensemble ils ont deux garçons : Benjamin, né le 22 septembre 1967 et Willard, né le 14 mai 1969. En 1976, pendant le tournage de Star Wars, il a une relation extra-conjugale pendant trois mois avec Carrie Fisher162. Harrison Ford et Mary Marquardt divorcent en 1979163. Atteinte ultérieurement de sclérose en plaques, Mary est soutenue psychologiquement et financièrement par l'acteur. Il lui achète une maison et prend en charge son traitement et tous les frais médicaux qui lui sont nécessaires164.
Le 14 mars 1983, il épouse la scénariste Melissa Mathison165 (1950-2015) avec laquelle il a un fils, Malcolm, né le 10 mars 1987, et une fille, Georgia, née le 30 juin 1990163. Ils divorcent après plus de 20 ans de mariage, le 6 janvier 2004. Ce divorce est l'un des plus coûteux de Hollywood166.
Après plusieurs années de vie commune, Harrison Ford se marie avec l'actrice Calista Flockhart le 15 juin 2010167. Ensemble, ils élèvent leur garçon, prénommé Liam, que l'actrice a adopté le 1er janvier 2001168.
Filmographie
Cinéma
Années 1960
1966 : Un truand (Dead Heat on a Merry-Go-Round) de Bernard Girard : un groom (non crédité)169
1967 : Luv de Clive Donner : un hippie (non crédité)170
1967 : La Poursuite des tuniques bleues (A Time for Killing) de Phil Karlson : le lieutenant Shaffer (crédité sous le nom de Harrison J. Ford)
1968 : La Brigade des cow-boys (Journey to Shiloh) de William Hale : Willie Bill Bearden
Années 1970
1970 : Zabriskie Point de Michelangelo Antonioni : un employé de l'aéroport (coupé au montage) (non crédité)171
1970 : Campus (Getting Straight) de Richard Rush : Jake
1973 : American Graffiti de George Lucas : Bob Falfa
1974 : Conversation secrète (The Conversation) de Francis Ford Coppola : Martin Stett
1977 : Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir (Star Wars - Episode IV : A New Hope) de George Lucas : Han Solo
1977 : Héros (Heroes) de Jeremy Kagan : Ken Boyd
1978 : L'ouragan vient de Navarone (Force 10 from Navarone) de Guy Hamilton : Mike Barnsby
1979 : Apocalypse Now de Francis Ford Coppola : le colonel Lucas
1979 : Guerre et Passion (Hanover Street) de Peter Hyams : David Halloran
1979 : Le Rabbin au Far West (The Frisco Kid) de Robert Aldrich : Tommy
1979 : American Graffiti, la suite (More American Graffiti) de Bill L. Norton : Bob Falfa (non crédité)172
Années 1980
1980 : Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque (Star Wars - Episode V : The Empire Strikes Back) d'Irvin Kershner : Han Solo
1981 : Les Aventuriers de l'arche perdue (Raiders of the Lost Ark) de Steven Spielberg : Indiana Jones
1982 : Blade Runner de Ridley Scott : Rick Deckard
1982 : E.T., l'extra-terrestre (E.T. the Extra-Terrestrial) de Steven Spielberg : Le directeur de l'école (non crédité - scène coupée)
1983 : Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi (Star Wars - Episode VI : Return of the Jedi) de Richard Marquand : Han Solo
1984 : Indiana Jones et le Temple maudit (Indiana Jones and the Temple of Doom) de Steven Spielberg : Indiana Jones
1985 : Witness de Peter Weir : John Book
1986 : Mosquito Coast (The Mosquito Coast) de Peter Weir : Allie Fox
1988 : Frantic de Roman Polanski : le docteur Richard Walker
1988 : Working Girl de Mike Nichols : Jack Trainer
1989 : Indiana Jones et la Dernière Croisade (Indiana Jones and the Last Crusade) de Steven Spielberg : Indiana Jones
Années 1990
1990 : Présumé innocent (Presumed Innocent) d'Alan J. Pakula : Rusty Sabich
1991 : À propos d'Henry (Regarding Henry) de Mike Nichols : Henry Turner
1992 : Jeux de guerre (Patriot Games) de Phillip Noyce : Jack Ryan
1993 : Le Fugitif (The Fugitive) d'Andrew Davis : le docteur Richard Kimble
1994 : Jimmy Hollywood de Barry Levinson : lui-même (non crédité)173
1994 : Danger immédiat (Clear and Present Danger) de Phillip Noyce : Jack Ryan
1995 : Sabrina, de Sydney Pollack : Linus Larrabee
1997 : Ennemis rapprochés (The Devil's Own) d'Alan J. Pakula : Tom O'Meara
1997 : Air Force One de Wolfgang Petersen : le président Marshall
1998 : Six jours, sept nuits (Six Days, Seven Nights) d'Ivan Reitman : Quinn Harris
1999 : L'Ombre d'un soupçon (Random Hearts) de Sydney Pollack : William Van Den Broeck
Années 2000
2000 : Apparences (What Lies Beneath) de Robert Zemeckis : Norman Spencer
2002 : K-19 : Le Piège des profondeurs (K-19: The Widowmaker) de Kathryn Bigelow : Alexei Vostrikov
2003 : Hollywood Homicide de Ron Shelton : Joe Gavilan
2004 : Star Wars : L'Empire des rêves de Kevin Burns : Han Solo (documentaire)
2006 : Firewall de Richard Loncraine : Jack Stanfield
2008 : Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal (Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull) de Steven Spielberg : Indiana Jones
2009 : Droit de passage (Crossing Over) de Wayne Kramer : Max Brogan
2009 : Brüno de Larry Charles : lui-même
Années 2010
2010 : Mesures exceptionnelles (Extraordinary Measures) de Tom Vaughan : le docteur Robert Stonehill
2010 : Morning Glory de Roger Michell : Mike Pomeroy
2011 : Cowboys et Envahisseurs (Cowboys and Aliens) de Jon Favreau : le colonel Woodrow Dolarhyde
2013 : 42 de Brian Helgeland : Branch Rickey
2013 : Paranoia de Robert Luketic : Jock Goddard
2013 : La Stratégie Ender (Ender's Game) de Gavin Hood : le colonel Hyrum Graff
2013 : Légendes vivantes (Anchorman 2: The Legend Continues) de Adam McKay : Mack Tannen
2014 : Expendables 3 (The Expendables 3) de Patrick Hughes : Max Drummer
2015 : Adaline (The Age of Adaline) de Lee Toland Krieger : William Jones
2015 : Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force (Star Wars Episode VII: The Force Awakens) de J. J. Abrams : Han Solo
2017 : Blade Runner ⁉ de Denis Villeneuve : Rick Deckard
2019 : Comme des bêtes 2 (The Secret Life of Pets 2) de Chris Renaud : Rooster (voix)
2019 : Star Wars, épisode IX : L'Ascension de Skywalker (Star Wars Episode IX: The Rise of Skywalker) de J. J. Abrams : Han Solo
Années 2020
2020 : L'Appel de la forêt (The Call of the Wild), de Chris Sanders : John Thornton
2023 : Indiana Jones et le Cadran de la destinée (Indiana Jones and the Dial of Destiny) de James Mangold : Indiana Jones
2024 : Captain America: Brave New World, de Julius Onah : Thunderbolt Ross
2024 : Thunderbolts, de Jake Schreier : Thunderbolt Ross
Télévision
Téléfilms
1970 : The Intruders de William A. Graham : Carl
1975 : Judgment: The Court Martial of Lieutenant William Calley de Lee Bernhardi et Stanley Kramer : Frank Crowder
1976 : Dynasty de Lee Philips : Mark Blackwood
1977 : Les Envoûtés (The Possessed) de Jerry Thorpe : Paul Winjam
1978 : Au temps de la guerre des étoiles (The Star Wars Holiday Special) de Steve Binder : Han Solo
Séries télévisées
1967 : Le Virginien (The Virginian) saison 5, épisode 19, The Modoc Kid : Cullen Tindall
1967 : Le Virginien (The Virginian) saison 6, épisode 9, A Bad Place to Die : un jeune éleveur
1967 : L'Homme de fer (Ironside) saison 1, épisode 13, L'Heure perdue (The Past Is Prologue) : Tom Stowe
1968 : La Nouvelle Équipe (The Mod Squad) saison 1, épisode 1, The Teeth of the Barracuda : un policier sur la plage (non crédité)174
1969 : My Friend Tony saison 1, épisode 6, The Hazing
1969 : Sur la piste du crime (The F.B.I.) saison 4, épisode 18, Caesar's Wife : Glen Reverson
1969 : Sur la piste du crime (The F.B.I.) saison 5, épisode 11, Scapegoat : Everett Giles
1969 : Love, American Style saison 1, épisode 9, Love and the Former Marriage : Roger Crane
1971 : Dan August saison 1, épisode 22, The Manufactured Man : Hewett
1972 : Gunsmoke saison 18, épisode 11, The Sodbusters : Print
1973 : Gunsmoke saison 18, épisode 20, Whelan's Men : Hobey
1974 : Kung Fu saison 2, épisode 18, Le Serment (Crossties) : Harrison
1974 : Petrocelli saison 1, épisode 4, Edge of Evil : Tom Brannigan
1993 : Les Aventures du jeune Indiana Jones (The Young Indiana Jones Chronicles) saison 2, épisodes 5 et 6, Le Mystère du blues (Young Indiana Jones and the Mystery of the Blues) : Indiana Jones âgé de 50 ans
depuis 2022 : 1923 (série TV) : Jacob Dutton
2023 : Shrinking : Dr. Paul Rhodes
Distinctions
L'étoile d’Harrison Ford sur le Hollywood Walk of Fame de Hollywood Boulevard.
Empreintes de Harrison Ford dans le ciment du Grauman's Chinese Theatre.
Malgré de nombreux succès publics avec les sagas Star Wars et Indiana Jones, Harrison Ford obtient plus difficilement la reconnaissance de ses pairs. En effet, il n'a à son actif qu'une seule nomination à l'Oscar du meilleur acteur, obtenue pour son rôle dans Witness. C'est au fil des années que l'industrie cinématographique souligne finalement son apport à la profession avec notamment trois nominations aux Golden Globes et sa consécration en tant que « star du siècle du box-office » par l'Association nationale des propriétaires de salles de spectacle en 1994175. En 2002, il est honoré du Cecil B. DeMille Award pour l'ensemble de sa carrière précédant ainsi son obtention d'une étoile sur le Hollywood Walk of Fame au 6801 Hollywood Boulevard176 le 30 mai 2003177. Avant cela, le 4 juin 1992, il avait eu l'honneur de laisser ses empreintes dans le ciment du Grauman's Chinese Theatre178, une tradition pour les vedettes hollywoodiennes. En 1998, à 56 ans, il est élu l'homme vivant « le plus sexy du monde » par le magazine américain People179.
En plus des distinctions personnelles qu'il a reçues, six des films auxquels il a participé figurent au National Film Registry (American Graffiti, Apocalypse Now, Blade Runner, Conversation secrète, Les Aventuriers de l'arche perdue et Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir)180 et cinq sont classés dans le « top 100 » de l'American Film Institute (La Guerre des étoiles, Apocalypse Now, Les Aventuriers de l'arche perdue, American Graffiti et Blade Runner)181. Toujours dans les classements établis par l'American Film Institute, deux des personnages qu'il a interprétés, Indiana Jones (classé deuxième) et Han Solo (classé quatorzième), figurent dans le « top 50 » des plus grands héros du cinéma182.
Note : sauf mention contraire, les informations ci-dessous sont issues de la page Awards d'Harrison Ford sur l'Internet Movie Database183. Ici sont listés les principaux prix.
Récompenses
Saturn Awards 1982 : Meilleur acteur pour Les Aventuriers de l'arche perdue184
Kansas City Film Critics Circle Awards 1985 : Meilleur acteur pour Witness185
Blockbuster Entertainment Awards 1994 : Acteur de film d'action préféré pour Le Fugitif
MTV Movie & TV Awards 1994 : Meilleur duo à l'écran pour Le Fugitif, partagé avec Tommy Lee Jones186
ShoWest Convention 1994 : Star du siècle au box-office187
Blockbuster Entertainment Awards 1995 : Acteur de film d'action préféré et Acteur de film d'action préféré (vidéo) pour Danger immédiat
Hasty Pudding Theatricals 1996 : Homme de l'année188
Saturn Awards 1996 : prix pour l'ensemble de sa carrière189
Bambi 1997190
People's Choice Awards 1998 : Acteur de film préféré191
Blockbuster Entertainment Awards 1999 : Acteur de comédie préféré pour Six jours, sept nuits
People's Choice Awards 1999 : Star préférée de tous les temps192
American Film Institute Life Achievement Awards 2000 : prix pour l'ensemble de sa carrière193
People's Choice Awards 2000 : Acteur de film préféré194
Blockbuster Entertainment Awards 2001 : Acteur de suspense préféré pour Apparences
Golden Globes 2002 : Cecil B. DeMille Award195
Taurus World Stunt Awards 2003 : Taurus Award d'honneur196
Young Hollywood Awards 2003 : Role Model Award
César du cinéma 2010 : César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière197
Saturn Awards 2016 : Meilleur acteur pour Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force
Harrison Ford reçoit une Palme d'or d’honneur à Cannes, le 18 mai 2023, pour l'ensemble de sa carrière198
Nominations
Harrison Ford lors de la 35e cérémonie des César en 2010.
Golden Apple Awards 1982 : Sour Apple
Saturn Awards 1985 : Meilleur acteur pour Indiana Jones et le Temple maudit
BAFTA Awards 1986 : Meilleur acteur pour Witness199
Golden Globes 1986 : Meilleur acteur dans un film dramatique pour Witness
Oscars 1986 : Meilleur acteur pour Witness200
Golden Globes 1987 : Meilleur acteur dans un film dramatique pour Mosquito Coast
Saturn Award 1991 : Meilleur acteur pour Indiana Jones et la Dernière Croisade
Golden Globes 1994 : Meilleur acteur dans un film dramatique pour Le Fugitif
MTV Movie & TV Awards 1994 : Meilleure interprétation masculine pour Le Fugitif
Golden Globes 1996 : Meilleur acteur dans un film musical ou une comédie pour Sabrina
Blockbuster Entertainment Awards 1998 : Acteur de film d'action préféré pour Air Force One
MTV Movie Awards 1998 : Meilleure bagarre pour Air Force One, partagé avec Gary Oldman201
Blockbuster Entertainment Awards 1999 : Acteur de film d'action préféré en vidéo pour Air Force One
Teen Choice Awards 2008 : Meilleur acteur de film d'action et d'aventures pour Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal202
Voix francophones
Article connexe : Richard Darbois.
En version française, Richard Darbois est la voix régulière d'Harrison Ford depuis Blade Runner203 en 1982. Il le double notamment dans Indiana Jones et la Dernière Croisade et sa suite, Le Fugitif, Présumé Innocent, Ennemis rapprochés ainsi que dans Le Réveil de la Force et L'Ascension de Skywalker (troisième trilogie de Star Wars204,203). Auparavant, Francis Lax204,203 a été la première voix la plus fréquente d'Harrison Ford dans quelques-uns de ses premiers grands rôles (notamment celui de Han Solo dans la première trilogie de Star Wars composée de La Guerre des étoiles, L'Empire contre-attaque et Le Retour du Jedi ainsi que pour le deuxième volet d’Indiana Jones et le Temple maudit). Occasionnellement, Claude Giraud l'a aussi doublé à trois reprises (Guerre et Passion, Indiana Jones et les Aventuriers de l'Arche perdue et pour la série Les Aventures du jeune Indiana Jones204,203) et Yves-Marie Maurin est sa voix pour le rôle de Bob Falfa lors de la duologie American Graffiti et sa suite203. À titre exceptionnel, il a aussi été doublé par Bernard Tiphaine dans Campus, Mario Santini pour la série télévisée Kung Fu203, Daniel Gall pour le premier doublage du film Conversation secrète205, Jean Roche pour le téléfilm The Possessed203, François Leccia dans L'ouragan vient de Navarone205, Bernard Woringer dans la première version du film Apocalypse Now203, Michel Creton dans Le Rabbin au Far West203 et Jean Barney dans Mosquito Coast, qu'il retrouvera en 2023 dans Shrinking205.
Lors d'éditions spéciales sorties en DVD, le film La Guerre des étoiles a été retravaillé avec l'ajout de scènes supplémentaires doublées par Bruno Carna205 et Gabriel Le Doze205, le film Apocalypse Now a connu un nouveau montage le rallongeant de 49 minutes nommé Apocalypse Now Redux203 comprenant un nouveau doublage effectué par Alain Courrivaud et le film Conversation secrète a bénéficié d'un deuxième doublage où Lionel Tua lui prête sa voix203. Lors du film Frantic, Harrison Ford s'exprime dans sa propre langue sans aucun doublage. Son personnage, un médecin américain venu à Paris pour y assister à un congrès, se heurte à la barrière linguistique.
En version québécoise, le doublage local n'étant effectif que depuis les années 1990, Ronald France lui a prêté sa voix durant six films (dont Blade Runner, Présumé Innocent, Le Fugitif, La Rage au cœur, Air Force One, Six jours, sept nuits206, etc.). À partir de 1999, Mario Desmarais lui succède et devient la voix québécoise régulière de Harrison Ford (dont Les Hasards du cœur, Droit de passage, Paranoïa, Blade Runner ⁉206, etc.). Exceptionnellement, Alain Zouvi lui prête sa voix pour le film Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal206.
Versions françaises
Richard Darbois dans Blade Runner, Indiana Jones et la Dernière Croisade, Présumé Innocent, Le Fugitif, Ennemis rapprochés (ainsi que dans la troisième trilogie de Star Wars204,203), etc.
Francis Lax dans la première trilogie de Star Wars, Indiana Jones et le Temple maudit204,203, etc.
Claude Giraud204,203 dans Guerre et Passion, Les Aventuriers de l'Arche perdue et la série Les Aventures du jeune Indiana Jones
Yves-Marie Maurin pour la duologie American Graffiti et American Graffiti, la suite205,203
Versions québécoises
Note : La liste indique les titres québécois.
Mario Desmarais dans Les Hasards du cœur, Droit de passage, Paranoïa, Expendables 3, Blade Runner ⁉206, etc.
Ronald France dans Blade Runner (director's cut), Présumé Innocent, Le Fugitif, La Rage au cœur, Air Force One206, etc.
Notes et références
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Harrison Ford » (voir la liste des auteurs).
Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
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« Comédiens ayant doublé Harrison Ford en France » [archive] sur Doublagissimo, consulté le 16 mars 2014.
« Comédiens ayant doublé Harrison Ford en France » [archive] sur RS Doublage.
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Annexes
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Harrison Ford, sur Wikiquote
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Cédric Delelée, « Critique de Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal », Mad Movies, no 209, juin 2008
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Indiana Jones
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Capusa06
13 juillet 1380 : Mort du connétable Bertrand Du Guesclin
Le 13 juillet 1380, le connétable Bertrand Du Guesclin (60 ans) est pris d'un malaise en assiégeant Châteauneuf-de-Randon, un repaire de routiers qui sème la désolation dans la région du Gévaudan. Il semble qu'il ait bu imprudemment de l'eau croupie ou trop froide.
Faisant ses adieux aux capitaines qui l'ont suivi pendant plus d'un quart de siècle, il leur rappelle une injonction aujourd'hui oubliée de la plupart des combattants : « N'oubliez pas ce que je vous ai répété mille fois, qu'en quelque pays que vous fassiez la guerre, les gens d'église, les femmes, les enfants, et même le peuple, ne sont point vos ennemis ».
Le gouverneur de la place, qui avait dès la veille promis se rendre, vient solennellement déposer les clés de la forteresse sur le cercueil du connétable ! Le roi Charles V, en reconnaissance des services rendus par Du Guesclin, ordonne que son corps soit porté à Saint-Denis, pour être inhumé à côté du tombeau qu’il s'est fait préparer. Lui-même le suit de peu dans la mort, le 16 septembre 1380.
FAE
"Magdalena Frida Carmen Kahlo Calderón, simplement appelée Frida Kahlo, est une artiste peintre mexicaine, née le 6 juillet 1907 dans une démarcation territoriale de l'actuelle entité fédérative de Mexico, la délégation de Coyoacán, et morte au même endroit le 13 juillet 1954.
Tout au long de sa vie, elle garde une santé fragile, souffrant de poliomyélite depuis l'âge de six ans puis victime d'un grave accident de bus. Elle devra subir de nombreuses interventions chirurgicales. Après son accident, elle se forme elle-même à la peinture.
En 1922, elle falsifie sa date de naissance en 7 juillet 1910, année du début de la révolution mexicaine, associant sa naissance à la fin du régime porfiriste. En 1929, elle épouse l’artiste Diego Rivera, mondialement connu pour ses peintures murales."
FAE
"C'est un monstre sacré de la littérature qui s'éteint. Le célèbre romancier franco-tchèque Milan Kundera est mort mercredi à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi la porte-parole de la Milan Kundera Library, dans sa ville natale de Brno. "Malheureusement, je peux vous confirmer que M. Milan Kundera est décédé hier (mardi) à la suite d'une longue maladie", a-t-elle indiqué. Kundera vivait en France depuis près de 50 ans et avait obtenu la nationalité française depuis plus de 40 ans."
Misterprof-
12 juillet 1998 :
La France remporte la Coupe du Monde de football.
C'est au terme d'une incroyable montée en tension que la France toute entière applaudit la victoire de son équipe, le 12 juillet 1998.
Les Bleus l'emportent sur les favoris, l'équipe du Brésil, par 3-0 grâce à deux buts de Zinedine Zidane et un d'Emmanuel Petit.
La France remporte la Coupe du Monde de football pour la première fois de son histoire et qui plus est à domicile.
Créée en 1928 à l'initiative de Jules Rimet, la Coupe du Monde se déroule tous les quatre ans en alternance avec les Jeux Olympiques et la France l'avait jusque-là accueillie une seule fois en 1938.
La victoire de 1998 met un terme provisoire à l'autodénigrement, un sport dans lequel les Français excellent plus qu'en aucun autre.
Voué aux gémonies pendant les deux années de préparation, l'entraîneur stéphanois Aimé Jacquet recevra de plates excuses du journal L'Équipe après le triomphe de son équipe et de sa méthode.
Entamée dans une relative indifférence le 10 juin 1988, la compétition produit une émotion croissante en France au fur et à mesure que les Bleus progressent dans le palmarès.
Avec leur qualification en quart de finale, le 3 juillet au Stade de France, par un match nul face à l'Italie, l'un des grands favoris de la compétition, l'euphorie gagne les Français de tous âges, tous sexes et toutes conditions, y compris les personnes habituellement réfractaires aux spectacles sportifs.
Pour la demi-finale face à la Croatie, le 8 juillet, les Français prennent d'assaut les stades où l'on organise des retransmissions du match sur écran géant.
Le phénomène se renouvelle avec une intensité accrue le soir de la finale.
Après le match, en soirée, plus d'un million de badauds se retrouvent spontanément sur les Champs-Élysées pour une liesse comme le pays n'en a pas connu depuis la Libération, un demi-siècle plus tôt.
Le lendemain 13 juillet, veille de Fête nationale, pas moins de cinq cent mille badauds acclament les joueurs lors de leur parade triomphale sur les Champs-Élysées.
L'euphorie rejaillit sur la popularité des gouvernants, tant le président Jacques Chirac que son Premier ministre de cohabitation, le socialiste Lionel Jospin.
Chacun célèbre aussi le caractère multiracial de l'équipe de France, sans équivalent ailleurs.
On y rencontre des origines hexagonales (le capitaine Didier Deschamps, Laurent Blanc, Emmanuel Petit, Christophe Dugarry, le gardien Fabien Barthez ou encore Bixente Lizarazu, attaché à ses racines basques), algériennes (Zinédine Zidane, meilleur joueur de sa génération), antillaises (Lilian Thuram), kanakes ou néo-calédoniennes (Christian Karembeu), arméniennes (Youri Djorkaeff et Alain Boghossian), africaines (Marcel Desailly) etc.
Les médias célèbrent cette France multiraciale issue des nouvelles vagues d'immigration, dite « black-blanc-beur » en référence à ses composantes afro-antillaises, européennes et arabo-musulmanes.
Intellectuels et hommes politiques de droite et de gauche veulent y voir la démonstration d'une intégration réussie et d'une nation réconciliée avec elle-même.
Mais dans le vestiaire percent déjà les violences racialistes du siècle suivant.
Suivant une confidence de Christophe Dugarry au micro de RTL en 2010, le soir du 12 juillet, dans les vestiaires, Lilian Thuram lance à la cantonade : « Allez les Blacks, venez, on va faire une photo tous ensemble ! ». Le même joueur va ensuite faire profession d'« antiracisme » et nourrir à satiété les rancoeurs communautaires.
Les épreuves du troisième millénaire vont rapidement mettre à mal l'optimisme né de la victoire des Bleus, jusqu'à faire oublier la joie collective et intense de ce moment.
Le consensus national va se briser sur l'arrivée inattendue du leader d'extrême-droite Jean-Marie Le Pen au second tour des élections présidentielles, le 21 avril 2002.
Ensuite vont se faire sentir les conséquences économiques de la monnaie unique : déficit commercial abyssal, rigueur budgétaire, croissance asthénique, etc.
Plus grave que tout, le fragile équilibre de la France « black-blanc-beur » va se heurter à une accélération de l'immigration (plus de 200 000 entrées par an à partir de 2002, 400 000 entrées officielles en 2019) avec des tensions proprement racistes entre les différentes composantes de la population.
Vingt ans après la victoire des Bleus, il se trouvera une vedette du show-biz (Djamel Debbouze) pour dénoncer une équipe nationale trop « black-blanc » et pas assez « beur » à son goût, ou encore un ancien joueur (Éric Cantona) pour critiquer le phénotype trop français de Didier Deschamps !
Dans le même temps, l'angélisme multiracial en viendra à légitimer son contraire : des réunions interdites aux « blancs ».
Il nous reste à espérer - sans y croire - un nouveau moment d'union nationale qui réconcilie le peuple français dans ses différentes composantes ethniques et sociales.
Misterprof-
11 juillet 1593 :
Décès de Giuseppe Arcimboldo, peintre maniériste italien, célèbre comme auteur de nombreux portraits suggérés par des végétaux, des animaux ou des objets astucieusement disposés.
Il est probablement né à Milan vers 1527, d'après l'inscription figurant dans les registres des décès milanais qui indiquait qu'il était décédé à l'âge de 66 ans.
Basée sur un autoportrait longtemps inconnu, qui contient l'année 1587 et l'âge de 61 ans, 1526 est maintenant l'année de naissance considérée comme la plus probable.
Il serait issu d’une famille de peintres milanais d'origine noble.
Sa famille a produit de hauts ecclésiastiques et des avocats, mais aussi des artistes comme son père Biagio.
La première mention de sa personne remonte à 1549 lorsqu' âgé de 21 ans, il travaille avec son père à la conception du dôme de Milan.
D'après les archives de la cathédrale de Milan, nous savons que ces travaux ont duré jusqu'en 1559.
Il réalise alors des cartons de vitraux et des fresques dans les cathédrales locales.
La ville de Milan, comme toute l'Italie du Nord, est sous la domination des Habsbourg depuis 1525. Rapidement, il se fait remarquer par Ferdinand Ier du Saint-Empire qui lui commande cinq blasons pour la cathédrale.
Sa renommée commence à s’étendre et il est appelé à Prague en 1562 puis, plus tard, à la cour des Habsbourg, au service de Maximilien II et de son fils Rodolphe II, pour être le portraitiste de la famille impériale.
Il existe ainsi plusieurs tableaux classiques attribués au peintre, sans aucune certitude, le plus connu étant son Portrait de Maximilien II de Habsbourg et de sa famille, qui aurait été peint vers 1563.
Le fils de Ferdinand Ier, l'empereur Maximilien II, le nomme peintre de cour en 1564.
Peu de temps après, il crée la première série de représentations des Quatre Saisons et des Quatre Éléments d'une manière qui lui devient typique.
Ils sont présentés à l'empereur le jour de l'an 1569.
Arcimboldo laisse éclater un style pictural surprenant, comprenant des portraits caricaturaux formés de plusieurs fruits, légumes, végétaux, symbolisant les saisons ou les métiers.
Cette œuvre suscite un engouement considérable à la cour.
Il réalise d’autres séries des Quatre Saisons en 1572 et 1573, dont une se trouve au musée du Louvre (L'Automne, daté de 1573, commandée par l'empereur Maximilien II de Habsbourg pour être offert à l'électeur Auguste Ier de Saxe).
Ses tableaux sont une glorification de la maison des Habsbourg, non sans ironie, car sous ces portraits en forme de plantes, on ressent l’influence de la caricature, genre cher à Léonard de Vinci.
D’autres portraits mêlent animaux ou objets : Les Quatre Éléments (Le Feu et L'Eau de 1566, au Kunsthistorisches Museum de Vienne) ou les personnifications de métiers (Le Bibliothécaire, Le Jardinier).
En dehors de quelques portraits, il a alors pour tâche principale d’enrichir les fameux Wunderkammern, cabinets d’art et de curiosités des empereurs Maximilien II et Rodolphe II.
Doué d’un esprit inventif et ingénieux, il se voit confier l’organisation des fêtes princières et il est nommé conseiller artistique pour la formation des collections impériales.
À partir de 1565, son nom apparaît dans la comptabilité impériale.
Il se distingue notamment par l’invention d’une méthode colorimétrique de transcription musicale.
En 1570, Arcimboldo est envoyé à Prague pour concevoir un grand défilé pour Maximilien avec des thèmes mythologiques.
Son ingéniosité en tant que peintre, mais aussi dans l'organisation de défilés, de cérémonies de couronnement, de mariages somptueux, etc., est universellement admirée.
Tout à la fois peintre, scénographe, architecte, ingénieur et organisateur, il met en scène des fêtes prestigieuses et coûteuses et des mascarades courtoises destinées à démontrer le pouvoir de l'empereur, à accroître sa renommée et à distraire le peuple, au moins pour une courte période, de sa misère quotidienne.
À partir de 1575, il est peintre de cour de l'empereur Rodolphe II, fils et successeur de Maximilien. Rodolphe II est un empereur politiquement assez insignifiant, mais est très proche des arts et des sciences ; il entretient une cour colorée d'artistes, d'astronomes, d'astrologues et d'alchimistes. Arcimboldo remplit pour lui des tâches similaires à celles qu'il avait auparavant pour Maximilien.
Il invente en outre des machines hydrauliques, travaille sur un projet de musée et poursuit son projet de transfert de musique en valeurs de couleur.
Il est convaincu que la peinture et la musique obéissent aux mêmes lois et tente donc de développer une théorie scientifique selon laquelle il existe une relation fixe entre les proportions harmoniques des tons et des demi-teintes d'une part et les nuances de couleurs d'autre part.
En 1587, il obtient de Rodolphe II l'autorisation de retourner en Italie pour y finir ses jours, promettant de continuer à peindre.
Flora sera l’un de ses derniers tableaux.
Rodolphe II avait précédemment confirmé sa noblesse héréditaire et l'avait honoré d'un blason. Retiré à Milan, il est promu au rang de comte palatin en 1591 et y meurt le 11 juillet 1593.
Durant cette dernière phase de sa carrière, il réalise le portrait composite de Rodolphe II, ainsi que son Autoportrait aux Quatre Saisons.
Ses contemporains italiens l'ont honoré avec de la poésie et des manuscrits célébrant son illustre carrière.
