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24 septembre 2000 :
Référendum sur le quinquennat en France.
Le 24 septembre 2000, le gouvernement français soumet à référendum un amendement à la Constitution de la Ve République qui instaure le quinquennat et aligne la durée du mandat présidentiel sur la durée du mandat des députés.
C'est la fin du septennat instauré 127 ans plus tôt.
73% des votants s'expriment en faveur de l'amendement constitutionnel, mais la participation est très faible (30% des inscrits).
Le manque d'enthousiasme de l'électorat vient de ce que la réforme a été mise en œuvre pour des raisons de convenance partisane par le président Jacques Chirac et son Premier ministre Lionel Jospin, le premier de droite, le second de gauche.
Un an plus tard, la réforme est complétée par l’inversion du calendrier électoral qui place désormais le scrutin législatif au mois de juin dans la foulée de la présidentielle, avec pour objectif de garantir au chef de l’État une majorité parlementaire durant tout son mandat et d’éviter toute nouvelle cohabitation au sein de l'exécutif entre un Président et un Premier ministre de bords opposés.
Ces modifications d'apparence anodine auront pour effet de transformer le Parlement en une chambre d'enregistrement, tout juste bonne à entériner les décisions du Président.
Capusa06
24 septembre 1853
La Nouvelle-Calédonie devient française
Le 24 septembre 1853, le contre-amiral Febvrier-Despointes prend possession de la Nouvelle-Calédonie au nom de l'empereur Napoléon III.
C'est l'époque où les Français redécouvrent l'outre-mer et reconstituent un empire colonial pour remplacer celui qu'ils ont perdu un siècle plus tôt, lors du traité de Paris.
Sous le règne de Louis-Philippe Ier, les Français s'étaient fait doubler par l'ennemie héréditaire, la Grande-Bretagne, dans la prise de possession de la Nouvelle-Zélande.
Dès le début du Second Empire, ils organisent dans le plus grand secret, en guise de revanche, la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie voisine.
Avec l'annexion de cet archipel de l'océan Pacifique à peine deux fois plus étendu que la Corse, la France manifeste son désir de renouer avec l'expansion outre-mer.
Un siècle et demi plus tard, l'avenir de l'archipel reste suspendu au processus électoral enclenché par les accords de Matignon de 1988.
Un archipel délaissé
La Nouvelle-Calédonie avait été abordée en 1774 par l'explorateur James Cook qui la baptisa ainsi parce qu'il lui trouvait une ressemblance avec l'Écosse (Calédonie est l'autre nom de l'Écosse).
Les habitants de la Nouvelle-Calédonie, des Mélanésiens (à peau noire) dénommés Kanaks (ou Canaques), furent ensuite évangélisés par des missions protestantes anglaises, puis par des missions concurrentes, catholiques, venues de France.
Quand la France impose sa souveraineté aux habitants, elle est donc en terrain de connaissance. Dès 1854 est fondé un établissement portuaire sous le nom de Port-de-France. Douze ans plus tard, pour éviter la confusion avec la capitale de la Martinique (Fort-de-France), il est rebaptisé du nom kanak du lieu, Nouméa. La ville est aujourd'hui la capitale du territoire, avec plus de 100 000 habitants.
En mai 1864, ne sachant trop quoi faire de ces terres éloignées de tout et sans ressources notables, le gouvernement impérial y installe, faute de mieux, une colonie pénitentiaire. Elle sera supprimée en 1887, en raison de conditions de détention jugées trop... douces.
En même temps qu'arrivent les premiers déportés, un ingénieur découvre sur l'archipel des gisements de nickel. Bientôt affluent des Alsaciens-Lorrains qui cultivent les terres et exploitent les mines avec succès. Peu à peu, les immigrants d'Europe mais aussi de Polynésie deviennent plus nombreux que les autochtones kanaks.
Il s'ensuit des tensions communautaires attisées par les convoitises réciproques sur les ressources du sous-sol et les terres. Elles s'aggravent dans les années 1980.
L'apaisement revient le 26 juin 1988 avec les accords de Matignon-Oudinot, une large autonomie et la promesse d'un référendum d'autodétermination.
De celui-ci, qui s'est tenu le 4 novembre 2018, il a résulté un rejet de l'indépendance à près de 60% des votants. Les Calédoniens, toutes origines confondues, ont préféré une autonomie très étendue, sous l'égide de la France, à une indépendance aventureuse. Affaire à suivre...
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23 septembre 1938 :
Naissance de l'actrice Romy Schneider.
Rosemarie Magdalena Albachest une actrice germanoc-française.
Au début des années 1950, vers l'âge de 15 ans, elle commence sa carrière d'actrice dans le genre Heimatfilm (de l'allemand Heimat, « patrie »), film de genre portant sur une histoire pittoresque et mettant en scène la campagne reculée et des gens simples.
De 1955 à 1957, elle interprète l'impératrice Élisabeth d'Autriche, surnommée « Sissi », dans trois films (Sissi en1955, Sissi impératrice en1956 et Sissi face à son destin en 1957) qui lui valent succès et reconnaissance internationale.
Elle s'installe alors en France où elle joue dans des films à succès et plébiscités par la critique.
Sa collaboration avec Henri-Georges Clouzot pour le très attendu L'Enfer (1964) n'aboutira pas et le film restera inachevé.
En 1969, La Piscine de Jacques Deray avec Alain Delon sera un succès remarqué.
Dans les années 1970, elle travaillera notamment avec Claude Sautet dans cinq films dont Les Choses de la vie (1970), César et Rosalie (1972) ou Une histoire simple (1978) pour lequel elle obtiendra le César de la meilleure actrice.
Elle avait déjà obtenu le tout premier César de la meilleure actrice pour L'important c'est d'aimer (1975) d'Andrzej Żuławski.
En 1958, Romy Schneider rencontre l'acteur français Alain Delon avec lequel elle se fiance l'année suivante.
Leur relation prend fin en 1963.
Après un passage au Brésil en mars 1965, Romy Schneider retourne à Berlin, à l'occasion de l'inauguration du restaurant Blatzheim à l'Europa-Center de Berlin-Ouest.
Elle y rencontre l'acteur et metteur en scène de théâtre de boulevard berlinois Harry Meyen, de quatorze ans son aîné et d'origine juive.
Encore marié, il entame une liaison avec elle, puis se sépare de sa femme en décembre 1965 avant de divorcer en mai 1966.
Le 3 décembre 1966, à 9 heures 06, âgée de 28 ans, Romy Schneider donne naissance à son premier enfant, David-Christopher Meyen.
Le divorce houleux de l'actrice avec Harry Meyen est prononcé le 5 juillet 1975 à Berlin-Ouest en l'absence des deux intéressés.
Le 18 décembre 1975, enceinte de six mois, elle épouse donc Daniel Biasini à Berlin.
Deux semaines plus tard, le 31 décembre 1975, vers 18 heures, elle ressent de violentes douleurs au ventre.
Elle fait une fausse couche, non pas à la suite d'un accident de voiture (cet accident a en fait eu lieu en janvier 1977), mais sans doute à cause d'un virus contracté au cours de l'extraction d'une dent de sagesse une semaine auparavant.
Le 21 juillet 1977, à l'âge de 38 ans, elle accouche prématurément d'une fille, la future actrice Sarah Biasini, à Gassin (Var).
La césarienne l'a épuisée : elle reste une année entière auprès de sa famille puis reprend à nouveau le chemin des plateaux de cinéma.
Elle renoue très vite avec le succès grâce à Une histoire simple, de Claude Sautet en 1978.
Le 5 juillet 1981, David passe le dimanche chez ses grands-parents.
L'après-midi, vers 16 h 30, après une balade à vélo avec des copains, il est de retour à la maison mais le portail, haut de deux mètres, est clos.
Pour ne pas déranger sa famille, il escalade le mur d'enceinte comme il en a l'habitude, mais perd l'équilibre et, dans sa chute, s’empale sur les pointes de métal de la grille.
Il meurt le soir même à l'hôpital, à l'âge de 14 ans.
Le soir du vendredi 28 mai 1982, Romy Schneider sort dîner avec son compagnon Laurent Pétin chez la belle-sœur de ce dernier, Claude, et son compagnon.
Ils rentrent tard le soir, et alors que son compagnon part se coucher, l'actrice préfère rester seule pour écouter de la musique.
Au matin du samedi 29, elle est retrouvée inanimée sur son bureau.
Laurent Pétin, la croyant endormie, la transporte dans leur lit mais se rend vite compte qu'elle ne respire plus.
Il appelle les secours mais le décès est constaté vers sept heures du matin.
Elle était âgée de 43 ans.
Capusa06
Le chewing-gum , gomme à mâcher, pâte à mâcher, chique, chiclette ou gomme (en Amérique du Nord) est une gomme à laquelle sont ajoutés des arômes et parfums alimentaires. Elle est destinée à être mâchée et non avalée.
C'est Thomas Adams qui, en mélangeant du chiclé (latex issu du sapotillier) avec de la résine et du sirop, fabrique puis commercialise en 1872 les premiers chewing-gums.
Préhistoire
Dès la Préhistoire, les hommes mâchaient de la sève de conifères : des empreintes dentaires ont été laissées sur des résines dont les polyphénols devaient servir d'antiseptique . Des traces de pâte à mâcher à base de sève de bouleau datant d'il y a plus de 6 500 ans ont été découvertes en 1997 en Suède. Il y a plus de 5 000 ans, les Mayas, au Mexique, mastiquaient de la sève de sapotillier. La sève de cet arbre originaire du Yucatan est un latex appelé chiclé ( « tchiclé »). Les Égyptiens — du temps des pharaons — utilisent un masticatoire à base de résine de lentisque pour fabriquer de la gomme à mâcher. Les Grecs utilisaient quant à eux le pistachier lentisque.
Moyen Âge
Les Asiatiques mâchaient le bétel (pratique toujours actuelle en Inde avec la noix d'arec), les Amérindiens des Andes chiquaient les noix du kolatier et ceux d'Amazonie chiquaient des boulettes de tabac. Les Européens adoptèrent cette habitude à la suite de l'importation de cette plante en France, en 1560.
Invention du chewing-gum moderne
Le chewing-gum moderne naît en Amérique du Nord : en 1869, Antonio López de Santa Anna, général mexicain, est chassé de son pays par la révolution. Il arrive à New York avec son « Trésor de Mexico » : 250 kg de sève séchée de sapotillier pour en faire un substitut au caoutchouc. Il charge Thomas Adams de négocier le chiclé qui, finalement, s’avère impropre à l'usage envisagé ; mais Adams conserve le stock, et le revend en pharmacie à un coût inférieur à la paraffine. C’est le début du succès. D’autres pionniers tentent d’améliorer le produit mexicain : William J. Whit ajoute du sirop de glucose dans son « Yucatan Chewing Gum ». William Semple, dentiste de l’Ohio, obtient le premier brevet d’invention du chewing-gum moderne en dissolvant du naphte et de l’alcool, et en y ajoutant une petite dose de réglisse pour lui donner un goût agréable[5]. William Wrigley Jr., quant à lui, se charge de lancer le produit sur tout le sous-continent nord-américain, grâce à de grandes campagnes de publicité à la fin du xixe siècle.
Chewing-gum contemporain
Le chewing-gum est popularisé en Europe par les Américains à la fin de la Première Guerre mondiale. La Croix-Rouge américaine expédie 4,5 millions de chewing-gum en France en 1918 pour les troupes américaines. À la suite de cette introduction, des sociétés françaises, belges, britanniques et italiennes passent des commandes massives aux États-Unis pour commercialiser le chewing-gum en Europe. Dès le début des années 1920, des compagnies européennes se lancent dans la fabrication de chewing-gum.
En France, c'est avec l'arrivée des G.I. en 1944, à l'occasion du Débarquement, que le chewing-gum est vraiment popularisé[8]. L'un de ces soldats, Courtland E. Parfet, décide de revenir en France en 1952, pour y lancer la marque Hollywood, un chewing-gum à la chlorophylle entièrement fabriqué en France (la première usine est installée à Montreuil).
Dans différents marchés, le chewing-gum a été associé à la collection de petites vignettes (les marques Globo, dès l'entre-deux-guerres, Malabar ou Bazooka par exemple) ou des tatouages temporaires. Depuis les années 1870, plusieurs artistes l'ont utilisé dans leurs créations. À l'origine, et dans des marchés haut de gamme comme au Japon, le chewing-gum est à base de chiclé et de gélatine.
Période de déclin
La popularité du chewing-gum diminue au début du 21e siècle . Perçu comme un problème pour l'environnement et pour la santé, le chewing-gum voit ses ventes baisser au milieu des années 2010. Au début des années 2020, le produit n'attire plus les jeunes et semble en décalage avec la demande de produits plus naturel.
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22 septembre 1922 :
Naissance d' Yvette Horner, accordéoniste, pianiste et compositrice française.
Yvette Marie Eugénie Hornère (patronyme modifié par sa mère qui trouvait cela plus « commercial ») passe quelques années de son enfance à Rabastens-de-Bigorre, où son père, Louis Hornère, est entrepreneur en bâtiment.
Enfant unique, sa mère l'incite à faire de la musique.
Son professeur, Marguerite Lacoste, lui enseigne ses premières notes de musique au piano.
Elle étudie la musique au conservatoire de Tarbes, puis au conservatoire de Toulouse où, âgée de 11 ans, elle obtient un 1er prix de piano.
Sa mère l'oblige à abandonner son instrument pour l'accordéon chromatique.
Au long de sa vie, Yvette Horner garde la nostalgie de son premier instrument, avec lequel elle enregistre même en 1950 un récital d'œuvres classiques sur l'album 33 tours Le Jardin secret d'Yvette Horner, et se produisant maintes fois en pianiste lors d'émissions télévisées.
Cependant, elle fait ses débuts au Théâtre Impérial de Tarbes (renommé par la suite Théâtre des Nouveautés), qui appartient à sa grand-mère paternelle.
La jeune fille commence à se produire dans les casinos.
Son éducation se poursuit à Paris, où elle est l'élève de Robert Bréard.
En 1937, à Paris, elle remporte le Concours international de l’accordéon, organisé par l'Association internationale des accordéonistes, ex aequo avec André Beauvois et devant Freddy Balta.
En 1938 elle participe, en compagnie de Freddy Balta et d'André Lips, aux premiers championnats du monde d'accordéon (actuelle Coupe mondiale de l'accordéon) qui réunissent les joueurs d'accordéon chromatique et diatonique, organisés à Paris, au Moulin de la Galette, par l'Association internationale des accordéonistes.
Elle donne son premier concert en 1947 à Paris et en 1948, remporte la deuxième édition de la Coupe mondiale de l'accordéon.
Le 30 avril 1947, à Vielle-Adour (Hautes-Pyrénées) elle épouse René Droesch (1915-1986), originaire de Bourg-en-Bresse, footballeur aux Girondins de Bordeaux, qu'elle a rencontré en 1936.
Droesch interrompt sa carrière pour devenir son manager, son mari et la décharger des « soucis matériels ».
Yvette Horner a regretté de ne pas avoir eu d'enfant avec son mari, mort le 3 mars 1986 à Créteil.
Le grand prix international d'accordéon de Paris lui est attribué en 1950.
En 1950, elle reçoit le grand prix du disque de l’académie Charles-Cros pour l'album Le Jardin secret d'Yvette Horner, récital d'œuvres classiques interprétées au piano et à l'accordéon .
En 1952, la société Calor, qui sponsorise le Tour de France, lui propose d'accompagner la course, ce qui lance sa carrière.
Elle joue sur un podium à l'arrivée de chaque étape.
Coiffée d'un sombrero et juchée sur le toit d'une Citroën Traction Avant aux couleurs de la marque Suze, elle réitère les années suivantes, accompagnant au total onze fois le Tour de France (de 1952 à 1963).
Elle est également reine des Six jours de Paris en 1954.
Dans les années 1980, elle change la couleur de ses cheveux, passant de brune à rousse, et adopte des tenues de scène plus extravagantes (telles que la célèbre « robe Tour Eiffel ») créées par le couturier Jean-Paul Gaultier, qui en fait l'une de ses égéries.
En 1987, elle devient la marraine du club d'accordéon de Doudeville, le Cany-Accordéon-Club, dirigé par sa fondatrice, Annie Lacour, qui travailla à la Schola Cantorum de Paris pendant cinq ans.
En 1989, elle prend part aux célébrations du Bicentenaire de la Révolution en se produisant sur la place de la Bastille.
L'année suivante, elle est la vedette d'une revue au Casino de Paris.
Dans les années 1990, elle se produit sur scène en compagnie de Marcel Azzola puis collabore avec le chorégraphe Maurice Béjart lorsque celui-ci monte le ballet Casse-Noisette de Tchaïkovski au théâtre du Châtelet en 1999.
En 2005 paraît son autobiographie, intitulée Le Biscuit dans la poche.
Cette même année, l'accordéoniste vend la maison de Nogent-sur-Marne où elle avait vécu durant une cinquantaine d'années.
Elle met aux enchères à l'hôtel Drouot des objets personnels, dont sa collection de robes Jean Paul Gaultier.
La vente se tient au profit de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et d'une association de lutte contre le cancer.
Après la vente de sa maison de Nogent, l'artiste vit dans une résidence pour personnes âgées située à Paris.
En juin 2006, la musicienne entame un documentaire sur sa vie avec le réalisateur canadien Damian Pettigrew.
Son album Double d'Or sort en 2007.
En 2009, elle prend part à la tournée La plus grande guinguette du monde.
En 2011, l'accordéoniste est invitée par le chanteur Julien Doré à participer à l'enregistrement de son album Bichon.
Un nouvel album d'Yvette Horner, intitulé Hors Norme, est édité en mai 2012.
Il est réalisé par Patrick Brugalières.
Parmi les artistes invités figurent Lio, Didier Lockwood, Richard Galliano et Marcel Amont.
La pochette est illustrée par Jean-Paul Gaultier.
Elle donne son dernier concert en 2011.
Yvette Horner meurt le 11 juin 2018 à Courbevoie, à l'âge de 95 ans.
Elle est inhumée au cœur du cimetière Saint-Jean à Tarbes.
Neuf mois après son décès, une statue la représentant est posée sur son monument funéraire. C’est à sa demande que le sculpteur Yves Lacoste a réalisé cette pièce pour un hommage à son public mais aussi à ses parents, à son mari, à ceux qui l'ont aidée dans ses efforts pour accéder à la notoriété.
Finalement, l'œuvre est grandeur nature (soit 1,54 m), avec une Yvette Horner portée par des mains qui l'applaudissent, émergeant d'un cocon et empoignant un accordéon, réplique directe de celui qu'elle utilisait pour l'un de ses morceaux préférés.
Durant sa carrière, l'accordéoniste a donné plus de 2 000 concerts.
Sa discographie compte 150 disques, dont les ventes ont atteint les 30 millions d'exemplaires.
Capusa06
22 septembre 1932
Naissance au forceps de l'Arabie séoudite
Le royaume d'Arabie séoudite (ou Arabie saoudite) a été fondée par le chef d'une famille bédouine, Ibn Séoud (en anglais Ibn Saud), le 22 septembre 1932, au terme à une guerre longue et meurtrière.
La famille dont est issu Ibn Séoud règne sur la région du Nedjd (ou Nadjd), au coeur de la péninsule arabe, autour de l'oasis de Riyad (aujourd'hui capitale de l'Arabie... séoudite).
Son destin bascule au milieu du XVIIIe siècle lorsque son chef, Mohammed ibn Séoud, s'allie avec un illuminé du nom de Wahhab, fondateur de la secte musulmane des wahhabites.
Wahhab prêche le retour au Coran et aux hadith (les faits et gestes du Prophète) de la façon la plus stricte qui soit, en écartant toute interprétation ultérieure. C'est en vertu de son enseignement éclairé que Ben Laden et consorts s'accoutrent et accoutrent leurs femmes comme ils pensent que faisaient le Prophète et ses compagnons ! Chassé de partout, Wahhab trouve donc refuge auprès de Séoud dont il devient le gendre.
Les Séoud imposent le wahhabisme à leurs sujets et mènent une guerre sainte en vue de l'imposer aussi à leurs « frères arabes ». Dans un premier temps, cela ne leur vaut rien. Acculé, le dernier représentant des Séoud doit se réfugier chez l'émir de Koweit.
Victoire à l'arraché
C'est alors qu'intervient son fils Abd el-Aziz III ibn Séoud, né officiellement le 15 janvier 1876. Par un coup de main audacieux, il reprend l'oasis de Riyad en 1902 puis, grâce au soutien des Britanniques, se proclame émir de Nedjd et imam des wahhabites.
Il reprend le combat après la Première Guerre mondiale. Au terme d'une guerre fratricide dont on évalue à 200 000 le nombre de victimes (dans une péninsule à l'époque peuplée d'à peine 3 millions d'habitants), il s'empare de Médine et chasse le chérif Hussein de La Mecque le 5 décembre 1924.
Enfin, il se fait proclamer roi d'Arabie le 22 septembre 1932, unifiant sous sa férule la péninsule arabe à l'exclusion du Yémen et des émirats du Golfe Persique.
Depuis sa mort, le 9 novembre 1953, ses nombreux fils se succèdent sur le trône de Riyad. Le 22 janvier 2015, le prince Salman (79 ans) a ainsi succédé à son demi-frère Abdallah, mort à 91 ans.
Le temps n'a pas effacé la méfiance entre les Séoud et les Hachémites, dont les descendants se sont vu offrir en compensation par les Anglais un royaume en Transjordanie, l'actuelle Jordanie (capitale : Amman).
delphinium29
22 septembre 1969 : Georges Pompidou évoque Gabrielle Russier, morte d'aimer
Professeure de lettres, Gabrielle Russier a 32 ans quand elle ouvre le gaz dans son appartement de Marseille en cette rentrée du 1er septembre 1969. Ce suicide intervient alors qu’elle risque de retourner en prison après y avoir déjà effectué un court séjour. Son crime ? Avoir vécu une histoire d’amour avec un de ses élèves, âgé de 17 ans. Cet amour hors-la-loi a ému les Français et jusqu'au président de la République Georges Pompidou. Il l'évoque avec émotion lors de sa conférence de presse du 22 septembre 1969 en citant trois vers du poète Paul Éluard...
Paul Eluard : Mieux vaut mourir d'amour que d'aimer sans regrets. ,
delphinium29
e 21 septembre 1963, c’est la course à la conquête de l’espace et contre toute attente, le président des États-Unis, John F. Kennedy propose, lors d’une assemblée générale de l’ONU à l’URSS d’étudier une expédition commune pour se poser sur la Lune. Mais l’URSS ne donnera pas suite à cette proposition.
Le 21 septembre 1980, à bord d’une embarcation de 5,60 mètres de long, Gérard d’Aboville termine sa traversée de l’Atlantique à la rame. Il était parti le 10 juillet des États-Unis de Cape Cod, à bord du Capitaine Cook et il est arrivé 71 jours et 23 heures et après avoir parcouru 5 200 kilomètres à Brest (France).
Le 21 septembre 2001, explosion, à 5 km de Toulouse, de l’Usine AZF appartenant à Total. La déflagration tue 20 personnes, en blesse plus de 5 000, endommage 30 000 logements et creuse un cratère de 10 mètres de profondeur.
Capusa06
Virgile
15 octobre 70 av. J.-C. à Andes (Italie) - 21 septembre 19 av. J.-C. à Brindes (Italie)
Poète et écrivain, Virgile est le principal représentant de la littérature latine. Du manoir de Mantoue, sa province natale, d'où le chassent les spoliations à l'époque des guerres civiles, il garde la nostalgie de la vie campagnarde.
Son génie poétique et son amour de la terre italienne lui gagnent l'admiration d'Auguste et la protection de Mécène, ami et conseiller du prince. Ainsi lui commandent-ils les Bucoliques et les Géorgiques, quatre chants à la gloire des travaux de la terre.
Virgile meurt au retour d'un voyage en Grèce en compagnie du prince sans avoir pu achever son dernier ouvrage, l'Énéide. Dans ce récit épique, en douze chants, il raconte le passé héroïque du peuple romain et la fondation légendaire de Rome.
Notons dans ce poème l'avertissement du prêtre troyen Laocoon à propos du cheval de bois abandonné sur la plage par les assiégeants grecs : Timeo Danaeos et dona ferentes (« Je redoute les Grecs, même porteurs de cadeaux »).
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21 septembre 1822 :
Exécution des Quatre Sergents de La Rochelle.
Le 21 septembre 1822, quatre sergents du 45e régiment de ligne basé à La Rochelle sont guillotinés à Paris, en place de Grève.
Leur crime est d'appartenir à la Charbonnerie, une organisation qui fait profession de comploter contre le régime.
Depuis l'exil de Napoléon Ier à Sainte-Hélène et la restauration de Louis XVIII, les quelques milliers de bourgeois autorisés à voter se partagent entre les ultra-royalistes et les nostalgiques de la Révolution ou de l'Empire.
Comme la loi électorale empêche les libéraux de se faire entendre au Parlement, ces derniers complotent dans des organisations secrètes, dont la plus importante est la Charbonnerie.
Créée par des étudiants, elle emprunte son nom aux « carbonari » napolitains, une organisation similaire née sous l'occupation française !
Cette société secrète est similaire dans son fonctionnement aux loges maçonniques.
Elle compte parmi ses animateurs Philippe Buonarroti, né à Pise en 1761, dans une famille qui se flatte d'avoir donné au monde Michel-Ange !
Lui-même a participé avec Gracchus Babeuf à la Conjuration des Égaux, à la fin de la Révolution, avant d'être exilé.
La Charbonnerie se donne pour objectif l'élection d'une Assemblée Constituante destinée à restaurer la souveraineté populaire.
Mais ses revendications laissent la masse du peuple indifférente.
Depuis la chute de Napoléon Ier les Français, dans leur majorité, aspirent à vivre en paix et se désintéressent des jeux politiques de la bourgeoisie.
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"Georget Bernier, dit le professeur Choron ou Georges Bernier, est un écrivain, journaliste satirique, humoriste, éditeur, patron de presse et chanteur français, né le 21 septembre 1929 à La Neuville-aux-Bois (Marne) et mort le 10 janvier 2005 à Paris 15e. Créateur et animateur de plusieurs journaux, il est notamment le cofondateur des magazines Hara-Kiri et Charlie Hebdo. Son pseudonyme provient de la rue Choron où se trouvaient les premiers locaux de Hara-Kiri.
Il est le père de la comédienne et humoriste Michèle Bernier et le grand-père de la comédienne Charlotte Gaccio.
Orphelin de père à onze ans, le futur « professeur Choron » est issu d'une famille de condition modeste. Sa mère était garde-barrière à Aubréville dans la Meuse.
Il obtient le certificat d'études à onze ans, soit trois ans plus tôt que la moyenne. Il se lance dans la vie sans avoir fait beaucoup d'études, en exerçant divers petits métiers, puis s'engage pour vingt-huit mois au 6°BCCP (bataillon colonial de commandos parachutistes) de Bigeard (voir photo d'époque aussi) en Indochine. Il revient en France atteint de la tuberculose, toutefois ses divers engagements l'amèneront à effectuer neuf ans de service au sein des TAP (troupes aéroportées) avant de revenir à la vie civile.
Hara-Kiri et Les éditions du square
Il travaille alors comme colporteur, puis comme chef des ventes du journal satirique Zéro. C’est là qu’il rencontre François Cavanna et Fred, avec qui il fonde en 1960 le mensuel Hara-Kiri, auquel son nom, avec celui des dessinateurs Topor, Reiser, Gébé, Wolinski et Cabu, restera attaché.
En 1962, après une première interdiction, la rédaction du journal passe de la rue Choron à la rue de Montholon et adopte comme raison sociale Les éditions du Square.
Le Professeur Choron assume dans l'équipe des éditions du Square le rôle de « patron » gestionnaire, mais s’investit également dans le travail de la rédaction. Il crée ou participe aux fausses pubs et aux photo-montages, écrit des textes, et apparait dans les romans-photos. Il se met lui-même en scène dans ses propres rubriques, les « Jeux de cons » et les « Fiches-bricolages ». À la même époque, il fait des apparitions dans l’émission de Jean-Christophe Averty Les Raisins verts.
Les éditions du Square éditent également Charlie Mensuel, mensuel consacré à la bande dessinée, dirigé au départ par Delfeil de Ton puis pendant plus de 10 ans par Wolinski. En 1969, en plus du mensuel, l'équipe de Hara-Kiri crée Hara-Kiri Hebdo qui devient peu de temps après L’Hebdo Hara-Kiri. Après la parution en novembre 1970 du titre « Bal tragique à Colombey : un mort », allusion à la mort du général de Gaulle et référence à l’incendie de la discothèque du 5-7 de Saint-Laurent-du-Pont qui avait fait 146 morts (et qui avait fait aussi l'objet d'un titre dans L’Hebdo Hara-Kiri : « Le bal continue pendant les travaux »), le titre est interdit. Choron et son équipe de rédaction décident alors de passer outre l’interdiction de paraître, en créant un nouveau journal qui serait cette fois la version hebdomadaire de Charlie. L’Hebdo Hara-Kiri renaît donc sous le nom de Charlie Hebdo. Le nouveau venu comporte quatre pages de bandes dessinées, imprimées sur fond de couleur pour les distinguer du reste du journal (elles disparaîtront vite au fil des numéros). On retrouve les mêmes rubriques, avec une typographie identique : seul leur nom a été changé.
Les autres journaux édités par la société de Choron sont La Gueule ouverte, un des premiers journaux écologistes français, fondé par le dessinateur Pierre Fournier, puis Mords-y l'œil, Surprise, dirigé par le dessinateur Willem et BD, l’hebdo de la BD, dirigé par l'écrivain Jean-Patrick Manchette.
Auteur de chansons, Choron les a interprétées sur scène, accompagné notamment par le dessinateur Philippe Vuillemin, Jackie Berroyer et Jean-Marie Gourio. Le groupe Odeurs, de Ramon Pipin, l’invite à assurer sa première partie à l’Olympia. En 1988, le Professeur Choron adapte pour Canal+ sa rubrique « fiches bricolages » de Hara-Kiri. Il a également participé à l’émission de Jean-Michel Ribes, Merci Bernard.
Habitué des provocations publiques, le professeur Choron se livre régulièrement, lors de ses apparitions dans les médias, à des excentricités, des déclarations salaces ou des esclandres, invectivant parfois le public ou les autres invités, que ce soit sur le plateau de Droit de réponse ou lors d'autres émissions.
En 1988 il participe au clip "Carnivore" des Garçons Bouchers.
Dépôts de bilan
La première version de Charlie Hebdo cesse de paraître à la fin de 1981. Choron est par la suite mis en cause par un certain nombre de membres de l'équipe, qui jugent sa gestion « calamiteuse ». Fin 1985, il doit également déposer le bilan d'Hara-Kiri et des Éditions du Square. Un éditeur italien rachète alors Hara-Kiri, qui continue de paraître avec Choron pour rédacteur en chef. En parallèle, Choron contribue à une nouvelle version de Zéro, magazine lancé par Henri-Claude Prigent avec comme rédacteurs en chef Gébé puis Gourio. Mais en 1987, un conflit avec le propriétaire du titre Hara-Kiri entraîne le départ de Choron et la fin du nouveau Zéro. Choron lance début 1988 son propre magazine, intitulé Professeur Choron, qui disparaît dès l'année suivante. Lorsque Hara-Kiri dépose le bilan, Choron, en tant qu'ancien gérant, est condamné à régler un passif de 500 000 francs, ce qui le laisse financièrement ruiné.
En 1992, lors de la relance de Charlie Hebdo, Choron reçoit la visite de Cabu et de Philippe Val qui veulent lui proposer d'animer une rubrique mais, au contraire de Cavanna, il refuse de participer à cette nouvelle formule du journal13. Choron intente ensuite une action en justice en revendiquant la propriété du titre Charlie Hebdo. Il est finalement débouté, plusieurs membres de l'équipe étant venus témoigner que Cavanna était l'auteur du titre du journal14. Il relance par ailleurs en 1993 un Hara-Kiri hebdomadaire, avec une équipe incluant Philippe Vuillemin, Charlie Schlingo, Stéphane Rosse, Bruno Blum et Patrick Eudeline, mais cette nouvelle version disparaît au bout de dix numéros.
Ses derniers titres de presse ont été Grodada (1991-1995) créé avec le dessinateur Charlie Schlingo, qui se voulait le premier journal pour enfants « non mièvre », où les animaux étaient sexués15 et La Mouise (1994-2006), vendu par des colporteurs SDF16. Il a par ailleurs participé à plusieurs publications se réclamant de Hara-Kiri, notamment La Grosse Bertha, ZOO, Généreux ou Yéti.
Tombe du professeur Choron au cimetière du Montparnasse (division 26).
Choron participe en 2000 à une nouvelle relance d'Hara-Kiri, dont André Bercoff avait fait l'acquisition. Cavanna intente alors un procès pour s'opposer à la sortie de cette nouvelle version, dont il conteste à la fois la ligne éditoriale et le fait que Bernard Tapie ait été annoncé comme collaborateur. En 2002, la justice donne à nouveau raison à Cavanna, qui se voit reconnaître la propriété du titre Hara-Kiri. Cavanna, qui projette de relancer Hara-Kiri avec une nouvelle équipe sous la direction de Val, tente de renouer avec Choron en lui proposant de réaliser un cahier interne au journal, mais Choron refuse violemment.
Le Professeur Choron meurt à l'hôpital Necker d’une anémie réfractaire le 10 janvier 2005. Il est enterré à Paris, au cimetière du Montparnasse (26e division) auprès de son épouse Odile Vaudelle (1934-1985).
En 2008, le réalisateur Pierre Carles et le dessinateur Martin lui consacrent un documentaire intitulé Choron Dernière. Pour le mensuel La Décroissance, « cette plongée réjouissante dans les années 1970 avec comme compagnon ce touchant « mystique de la subversion » permet de nous rendre compte à quel point notre époque contemporaine a écrasé toute transgression pour une fadeur bon teint dans laquelle on étouffe. » Le Monde juge par contre que le film est, autant qu'un hommage à Choron, un pamphlet contre le Charlie Hebdo nouvelle manière, les auteurs attaquant aussi bien Philippe Val que les anciens complices de Choron, Wolinski et Cabu, présentés comme des ingrats. Le quotidien conclut que la personnalité et l'humour de Choron sont insuffisamment évoqués, et que « cette évocation des heures caustiques des années 1970-80 nous laisse sur notre faim ».
En 2014, Sylvia Lebègue, la dernière compagne du professeur Choron, publie un livre de souvenirs, intitulé Choron et moi : elle y décrit une relation toxique avec un homme au comportement souvent violent et abusif, qui en arrivait parfois à la battre et à l'humilier. Elle raconte également que, ruiné par la faillite de ses journaux successifs, Choron n'hésitait pas à lui demander de se prostituer pour subvenir aux besoins du couple.
Ami de Jean-François Devay, directeur de l'hebdomadaire Minute, il lui est arrivé de mettre sa plume à la disposition de cet hebdomadaire très anti-gaulliste et proche de l'extrême droite."