
delphinium29
C'est arrive un 3 juin .................
Certaines dates accumulent les événements comme d’autres collectionnent les timbres. Le 3 juin fait partie de celles-là : un boxeur légendaire qui préfère la prison au Vietnam, une invention à deux roues qui va bouleverser le quotidien de millions de Français, et une duchesse de Windsor dont le mariage a fait trembler la monarchie britannique.
e 3 juin 1967, Mohamed Ali comparaît devant un tribunal fédéral de Houston, au Texas. Son crime ? Avoir refusé d’être incorporé dans l’armée américaine pour aller combattre au Vietnam. Le boxeur, alors champion du monde des poids lourds en titre, a prononcé quelques semaines plus tôt une phrase devenue célèbre : « Aucun Viêt-cong ne m’a jamais traité de nègre. »
Le verdict tombe le jour même : cinq ans de prison et 10 000 dollars d’amende. Ali est immédiatement déchu de son titre mondial et sa licence de boxe lui est retirée dans tous les États. Il a 25 ans, il est au sommet de sa carrière, et il vient de tout perdre en une audience. L’affaire remontera jusqu’à la Cour suprême des États-Unis, qui annulera sa condamnation à l’unanimité en 1971. Mais entre-temps, Ali aura passé trois ans et demi sans pouvoir monter sur un ring — les plus belles années d’un boxeur, envolées.
Ce qui rend cette histoire encore plus frappante : Ali aurait pu accepter un poste confortable dans l’armée, loin du front, comme d’autres sportifs célèbres l’avaient fait avant lui. Il a refusé par conviction. Ce sacrifice a fait de lui bien plus qu’un champion de boxe — un symbole du mouvement des droits civiques américain
. Mais un autre événement, survenu exactement deux ans plus tôt, avait lui aussi marqué l’histoire de la conquête spatiale.
Un Américain flotte dans le vide spatial pour la première fois
Le 3 juin 1965, l’astronaute Ed White ouvre la trappe de la capsule Gemini 4 et se propulse dans le vide. Il devient le premier Américain à effectuer une sortie extravéhiculaire — ce qu’on appelle une « marche dans l’espace ». Il flotte pendant 23 minutes au-dessus de la Terre, relié à son vaisseau par un cordon ombilical de 7,6 mètres.
Les Soviétiques avaient pris de l’avance : le cosmonaute Alexeï Leonov avait réalisé la même prouesse trois mois plus tôt, le 18 mars 1965. Mais la sortie de Leonov avait failli tourner au drame — sa combinaison s’était gonflée dans le vide et il avait eu un mal fou à rentrer dans le sas. White, lui, a vécu l’expérience avec une aisance qui a stupéfié le centre de contrôle de Houston.
Détail surprenant : quand Houston lui a ordonné de rentrer dans la capsule, White a répondu — en direct — qu’il s’agissait du « moment le plus triste de sa vie ». Deux ans plus tard, Ed White mourra dans l’incendie de la capsule Apollo 1 au sol, lors d’un simple test de routine. Il avait 36 ans. Cette tragédie poussera la NASA à revoir entièrement la conception de ses vaisseaux, ouvrant la voie au succès d’Apollo 11.
Misterprof-
3 juin 2014 :
François Hollande redessine les Régions françaises.
En panne de résultats dans le domaine économique et social, le président de la République rebondit en lançant la réforme des collectivités territoriales.
La France souffre, en premier lieu, de ce que les finances locales sont disséminées dans un nombre exubérant de communes (36000) dont l'immense majorité ont tout au plus quelques centaines d'habitants.
Elle souffre en second lieu du chevauchement des compétences qui multiplie les doublons entre communes, intercommunalités, départements et régions.
En foi de quoi, le président décide qu'il n'y a rien de plus urgent que de réduire le nombre de Régions de 22 à 13, quitte à ce que cela se traduise par des dépenses supplémentaires à court et moyen terme (transferts de personnels et construction de nouveaux hôtels de Région).
La réforme est entérinée en décembre 2014 par les députés, lesquels ne veulent pas prendre le risque d'une dissolution en s'opposant au président pour si peu.

lyvi
FAE a écrit :
(10:45) Un de mes professeurs à la Sorbonne disait que l'oubli est la condition de la mémoire . . .
Etait-ce lui ou un autre qui disait qu'il faut avoir oublié deux fois une chose pour se la rappeler . . .
Un de mes amis, britannique, disait que l'homme est le seul être vivant capable de commettre deux fois de suite la même erreur.
J'ai cité sa nationalité eu égard à l'amour inconditionnel que les britanniques ont pour les animaux.
Je dirais que votre professeur avait, me semble-t-il, tout à fait raison.
« La mémoire ne pourrait exister sans l'oubli. Elle est finalement constitutive de l'oubli lui-même.»
Mais votre ami aussi 😉
« l'erreur est humaine, mais l'entêtement (ou la persévérance dans son erreur) est diabolique »
Albert Einstein
« Une erreur constamment répétée, ce n'est plus une erreur, c'est un choix.»
Confucius
Bonne fin de journée
FAE
(10:45) Un de mes professeurs à la Sorbonne disait que l'oubli est la condition de la mémoire . . .
Etait-ce lui ou un autre qui disait qu'il faut avoir oublié deux fois une chose pour se la rappeler . . .
Un de mes amis, britannique, disait que l'homme est le seul être vivant capable de commettre deux fois de suite la même erreur.
J'ai cité sa nationalité eu égard à l'amour inconditionnel que les britanniques ont pour les animaux.

ANCOLIE67
Giuseppe Garibaldi
Giuseppe (Josep[2] / Jousé en niçois) Garibaldi (prononciation italienne : [dʒuˈzɛppe] [ɡariˈbaldi] Écouterⓘ), né Joseph Marie Garibaldi le 4 juillet 1807 à Nice (département des Alpes-Maritimes sous le Premier Empire) et mort à Caprera (royaume d’Italie) le 2 juin 1882, est un général, homme politique et patriote italien. Il est considéré, avec Camillo Cavour, Victor-Emmanuel II et Giuseppe Mazzini, comme l’un des « pères de la patrie » italienne.
Garibaldi est un personnage fondamental du Risorgimento italien, pour avoir personnellement conduit et combattu dans un grand nombre de campagnes militaires qui ont permis la constitution de l’Italie unifiée. Il a essayé, le plus souvent, d’agir sous l’investiture d’un pouvoir légitime, ce qui ne fait pas de lui à proprement parler un révolutionnaire : il est nommé général par le gouvernement provisoire de Milan en 1848, général de la République romaine de 1849 par le ministre de la Guerre, et c’est au nom et avec l’accord de Victor-Emmanuel II qu’il intervient lors de l’expédition des Mille.
Il est surnommé le « Héros des Deux Mondes » en raison des entreprises militaires qu'il a réalisées aussi bien en Amérique du Sud qu'en Europe, ce qui lui a valu une notoriété considérable tant en Italie qu'à l'étranger. Celle-ci est due à la couverture médiatique internationale exceptionnelle dont il a bénéficié pour l'époque, et qui a relaté, parfois avec romantisme, son épopée. Parmi les plus grands écrivains, beaucoup, notamment français, Victor Hugo, Alexandre Dumas, George Sand lui ont montré leur admiration. Le Royaume-Uni et les États-Unis lui ont été d'une grande aide, lui proposant, dans les circonstances difficiles, leur soutien financier et militaire.
Républicain convaincu, il met entre parenthèses ses idées, reconnaissant l'autorité monarchique de Charles-Albert et Victor-Emmanuel II, les fédérateurs de l'action unitaire. Il s'oppose en cela à Mazzini bien qu'il ait été un de ses adeptes au début de sa vie politique. L'expédition des Mille sera l'élément culminant de son action : il conquiert le sud de la péninsule qu'il remet à Victor-Emmanuel II, le faisant roi d'Italie. Ses derniers combats destinés à intégrer Rome dans le royaume d'Italie sont des échecs dus à l'opposition de la France de Napoléon III. La monarchie confiera à d’autres le soin de conquérir Rome.
Garibaldi est, à l'époque, un mythe qui connaît aussi des détracteurs : le milieu réactionnaire et clérical, anti-républicain et anti-socialiste.
Garibaldi est Grand Maître de presque toutes les obédiences italiennes[261].
Garibaldi est initié à la franc-maçonnerie en 1844 dans la loge irrégulière Asilo de la Virtud, de Montevideo, Uruguay, puis le 15 juillet de la même année dans la loge régulière Les Amis de la Patrie du Grand Orient de France[261]. En 1861, après l'élection à l'Assemblée constituante du Grand Orient d'Italie de Turin au cours de laquelle il est battu par le pro-cavourien Filippo Cordova, le Grand Orient d'Italie lui décerne le titre honorifique de « Premier franc-maçon d'Italie »
Il est férocement anti-clérical, ce qui est commun chez les Italiens libéraux : « Si naissait une société du démon qui combatte les despotes et les prêtres, je m'engagerais dans ses rangs[270] ». Sa lutte contre le pape est anti-cléricale mais pas anti-religieuse[269]. Marc Monnier relate son discours devant la population napolitaine « Je suis un chrétien, et je parle aux chrétiens - je suis un vrai chrétien, et je parle aux vrais chrétiens. J'aime et je vénère la religion du Christ, parce que le Christ vint au monde pour délivrer l'humanité de l'esclavage… » et « vous avez le devoir d'éduquer les gens — éduquer les gens — les éduquer pour être chrétiens, les éduquer pour être Italiens… Vive l'Italie ! Vive la chrétienté ! »[271].
L'anti-cléricalisme de Garibaldi s'appuie sur son obédience maçonnique. Deux mois avant Aspromonte, il tente d'unir toutes les obédiences contre le pape[266],[262]. Il soutient l'anticoncile proposé par Giuseppe Ricciardi, à Naples, en 1869, destiné à s'opposer au premier concile œcuménique du Vatican convoqué par Pie IX qui proclame l'infaillibilité pontificale[272]. Ce mouvement reçoit le soutien d'Edgar Quinet, de Victor Hugo et de Claude Louis Michelet, secrétaire de la Société philosophique de Berlin
Pour anecdote, sa haine envers le pape et le clergé est illustrée par le nom que Garibaldi donne à son âne Pionono et par le fait qu'il parle du pontife en utilisant l'expression « un mètre cube de fumier .
(wiki)
delphinium29
C'est arrive un 2 juin ...
Le 2 juin 1953, c’est en réalité une femme de 27 ans qui est couronnée, et pas n’importe laquelle : Elizabeth II. Mais ce qui rend cette cérémonie historique, c’est qu’elle fut la première à être diffusée en direct à la télévision. Plus de 20 millions de Britanniques ont regardé le sacre depuis leur salon — un record absolu pour l’époque, dans un pays qui ne comptait que 2,7 millions de postes de télévision.
Winston Churchill, alors Premier ministre, s’était fermement opposé à la retransmission. Il trouvait l’idée vulgaire et craignait qu’un incident en direct ne ridiculise la monarchie. Elizabeth a insisté personnellement. L’archevêque de Canterbury a posé une condition : les caméras ne filmeraient pas le moment de l’onction sacrée, jugé trop intime entre la reine et Dieu.
Le pari a payé au-delà de toute attente. Des millions de familles ont acheté leur premier téléviseur spécialement pour l’occasion, et la BBC a estimé que 277 millions de personnes dans le monde ont suivi la cérémonie, radio comprise. Ce jour-là, la reine qui allait régner 70 ans a compris avant tout le monde le pouvoir de l’image. Mais un autre événement du même jour, bien plus ancien, a changé la face d’un continent entier.
1793 :quand la Révolution française a dévoré ses propres enfants
Le 2 juin 1793, la Convention nationale vit l’un de ses épisodes les plus brutaux. Sous la pression de 80 000 sans-culottes armés qui encerclent les Tuileries, les députés votent l’arrestation de 29 Girondins et de 2 ministres. C’est un coup de force des Montagnards, emmenés par Robespierre et Marat.
Les Girondins n’étaient pourtant pas des royalistes. C’étaient des révolutionnaires convaincus, mais ils voulaient une République décentralisée et modérée. Leur tort ? Avoir tenté de faire juger Marat devant le Tribunal révolutionnaire — et avoir perdu. Quatre mois plus tard, 21 d’entre eux seront guillotinés en moins d’une demi-heure.
Ce 2 juin marque le début officiel de la Terreur. En un an, environ 17 000 personnes seront exécutées par décision de justice, et des dizaines de milliers d’autres mourront en prison ou sans procès. La Révolution, qui promettait la liberté, venait de basculer dans la machine à broyer. Et l’un des hommes les plus controversés de cette époque connaissait déjà très bien les murs d’une prison.

lyvi
Le 2 juin 1881 :
Mort du lexicographe et philosophe Émile Littré
Homme de travail connu pour son Dictionnaire de la langue française et qui se délassait d’un labeur par un autre labeur plus rude, Émile Littré avait fini par connaître le champ entier de l’activité intellectuelle et par acquérir un savoir véritablement encyclopédique
Le père d’Émile, d’Avranches, auquel Barthélémy Saint-Hilaire dédia sa traduction de la Politique d’Aristote, fut collaborateur du Journal des hommes libres.
C’était un patriote, un érudit, un philologue distingué. Émile Littré, son fils, né le 1er février 1801 à Paris, ne parlait de lui qu’avec attendrissement.
« Souvent, a-t-il écrit, en me comparant à mon père et en reconnaissant combien je lui suis inférieur, j’ai regretté que. les circonstances n’eussent pas été plus favorables à lui et, par compensation, moins à moi.
Qu’est-il advenu ?
Il a passé inconnu, vieillissant dans un emploi obscur, après avoir parcouru, non sans naufrages, les mers de l’Inde et combattu contre les Anglais.
Et moi, quelques travaux qui ne sont pas restés sans encouragement de la part du public, m’ouvrant les Académies, m’ont placé avantageusement parmi les hommes de ma génération.
Les succès tardifs (les miens l’ont été) ont cela de particulier que, n’éveillant pas dans l’âme une ambition qui serait sans avenir, ils demeurent sereins, comme la vieillesse, quand elle est sage. »
L’éducation de la maison paternelle fut complétée par de brillantes études au lycée Louis-le-Grand. Les jours de congé, Émile réunissait dans le jardin paternel de la rue des Maçons-Sorbonne ses camarades de collège, qui tous restèrent ses amis dévoués.
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« À ceux qui aiment à trouver partout la pensée sous la matière, le beau sous l’utile, et la magnificence de la vérité à côté des intérêts de la vie, je dirai que la science a, comme la poésie, sa splendeur qui ravit les intelligences, et que lorsqu’on arrive à pénétrer quelques-unes des lois si simples et si grandes qui régissent les corps, à percevoir en esprit les rapides mouvements des globes célestes, à suivre les éternelles transformations de la matière, océan d’où tout sort et où tout rentre, enfin à considérer d’un œil calme et sérieux ce train toujours égal dont marche l’univers suivant l’expression de La Fontaine, on éprouve quelqu’un de ces indéfinissables sentiments qui viennent assaillir l’âme de celui qui, assis au bord de la mer, demeure absorbé dans la contemplation de l’immense et mobile scène déroulée à ses pieds. »
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Émile. Littré publia dans le National une série d’articles qui firent connaître la philosophie positiviste au grand public.
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« Aimer, connaître, savoir, a dit Littré, et, à mesure que nous avançons dans la vie, cultiver le souvenir de ceux que nous avons perdus, tel est le fondement de notre existence morale et de notre fidélité permanente. »
Tel est en trois lignes, le résumé de sa longue carrière de quatre-vingts ans.
Misterprof-
2 juin 1946 :
Naissance de la République italienne.
Les Anglo-Saxons débarquent en Sicile le 10 juillet 1943, en Calabre le 3 septembre et en Campanie le 9 septembre.
À Rome, c'est la panique.
Dans la nuit du 24 au 25 juillet 1943, le Grand Conseil fasciste relève Mussolini de sa charge et le roi Victor-Emmanuel III l'assigne à résidence.
Le maréchal Badoglio prend la direction du gouvernement et s'empresse de négocier un armistice avec les envahisseurs.
Celui-ci est rendu public le 8 septembre 1943 dans la plus grande confusion.
Hitler ne veut pas laisser l'Italie sortir de la guerre.
Il dépêche 30 divisions de la Wehrmacht en Italie pour neutraliser les troupes italiennes et contenir l'avance des Alliés.
Après de rudes combats, les Alliés font leur entrée à Rome le 4 juin suivant mais il leur faudra encore près d'une année avant de libérer complètement l'Italie du nord.
Le 25 avril 1945 a lieu l'insurrection générale des partisans antifascistes.
Le Duce est exécuté par des partisans le 28 avril 1945, ainsi que sa compagne Clara Petacci. Hitler le suivra dans la mort deux jours plus tard.
Les troupes allemandes encore présentes en Italie capitulent face aux Alliés le 2 mai 1945.
L'Italie entrevoit la sortie du cauchemar.
La transition vers la démocratie est lente et hasardeuse.
Le gouvernement Badoglio n'a aucune prise sur le pays et celui-ci est de fait administré par les Alliés.
Le 10 décembre 1945, le gouvernement revient à Alcide De Gasperi, qui a fondé la Démocratie chrétienne en 1942.
Celle-ci apparaît comme la principale force politique du pays, devant le parti socialiste et le parti communiste.
Très vite, le nouveau Président du Conseil annonce un référendum sur les institutions.
Le roi Victor-Emmanuel III, qui s'est discrédité en amenant Mussolini au pouvoir, tente de sauver la couronne en abdiquant au profit de son fils Humbert II le 9 mai 1946.
Mais ce geste ne suffit pas à réhabiliter la monarchie et, par le référendum du 2 juin 1946, les citoyens se prononcent à 54% pour la République.
Celle-ci est officiellement instaurée le 18 juin suivant.
En même temps que le référendum a lieu l'élection d'une assemblée constituante.
Les démocrates chrétiens recueillent 35% des voix contre 20% aux socialistes dirigés par Pietro Nenni et 19% aux communistes conduits par Palmiro Togliatti.
Le 2 juin est depuis lors fête nationale chômée en Italie.
Par le traité de Paris du 10 février 1947, l'Italie fait le sacrifice de tous ses acquis territoriaux depuis la fin de la Première Guerre mondiale ainsi que de ses colonies.
Elle est également astreinte à des réparations financières à l'égard de l'URSS, la Grèce, l'Albanie, l'Éthiopie et la Yougoslavie.
Pendant près d'un demi-siècle, la vie politique italienne est rythmée par les combinaisons partisanes autour de la Démocratie chrétienne.
Celle-ci dirige tous les gouvernements de coalition jusqu'en 1981 avec des hommes dont le nom est tombé dans l'oubli à l'exception du malheureux Aldo Moro et de Giulio Andreotti.
En dépit de cette instabilité institutionnelle qui n'est pas sans rappeler celle de la IVe République française (1946-1958), l'Italie de l'après-guerre connaît un surprenant développement économique sans équivalent en Europe.
On parle à juste titre de « miracle italien ».
Dans l'après-guerre, le cinéma néoréaliste illustre avec des chefs-d’œuvre mémorables l'état de délabrement du pays (Le Voleur de bicyclette, Vittorio De Sica, 1948).
Mais dès avant les années 1950, le pays connaît un rapide redressement.
Il profite pleinement des prêts du plan Marshall et de son intégration dans la CECA puis dans la CEE.
L'exode traditionnel des jeunes Italiens vers la France, la Suisse ou les États-Unis se ralentit. Chacun retrousse ses manches et investit à qui mieux mieux dans de petites entreprises industrielles.
Celles-ci, loin de jouer en solo, cultivent la solidarité locale et familiale.
Des petites villes comme Piacenza ou Busto Arsizio (au nord de Milan) deviennent ainsi des centres majeurs de construction mécanique tout en étant dépourvues de grandes usines.
delphinium29
Norma Jeane, la petite fille que personne ne voulait
Le 1er juin 1926, à l’hôpital général de Los Angeles, une femme prénommée Gladys Baker accouche d’une fille qu’elle baptise Norma Jeane Mortenson. Le père n’est pas présent — et ne le sera jamais. Gladys, monteuse de films à Hollywood, souffre de troubles psychiatriques sévères. Deux ans après la naissance, elle sera internée. La petite Norma Jeane passera son enfance entre familles d’accueil et orphelinats. Onze foyers différents en seize ans.
Personne, dans le Los Angeles des années 1930, n’aurait parié un centime sur l’avenir de cette gamine timide et bègue. Pourtant, cette enfant deviendra Marilyn Monroe, l’actrice la plus célèbre du XXe siècle. En 2026, elle aurait eu 100 ans. Son image génère encore aujourd’hui plusieurs dizaines de millions de dollars par an — ce qui en fait l’une des personnalités décédées les plus lucratives de l’histoire.
delphinium29
Un secret militaire qui a sauvé des milliers de vies
Le 1er juin 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale, un avion civil reliant Lisbonne à Londres est abattu au-dessus du golfe de Gascogne par la Luftwaffe. Parmi les 17 passagers, l’acteur britannique Leslie Howard — la star d’Autant en emporte le vent — trouve la mort. L’attaque choque l’opinion publique alliée, mais la raison exacte de cet abattage reste aujourd’hui encore débattue par les historiens.
La théorie la plus tenace affirme que les services de renseignement allemands croyaient que Winston Churchill se trouvait à bord. Le Premier ministre britannique revenait effectivement d’une conférence à Alger à la même période, et son trajet aurait pu emprunter cette route aérienne. D’autres historiens estiment que c’est Leslie Howard lui-même qui était visé : l’acteur menait secrètement des missions de propagande anti-nazie dans toute la péninsule ibérique pour le compte du gouvernement britannique.
Quelle que soit la vérité, cet épisode tragique a poussé les Alliés à renforcer drastiquement la sécurité des vols civils en zone de guerre. Un sacrifice qui, indirectement, a protégé des dizaines de liaisons aériennes critiques jusqu’à la fin du conflit. Mais le 1er juin n’a pas seulement vu mourir des hommes — il en a aussi vu naître qui ont changé la face du monde.
delphinium29
Le 1er juin 1980, à 18 heures précises, un présentateur prend l’antenne depuis Atlanta, Géorgie. La chaîne s’appelle CNN — Cable News Network — et personne dans l’industrie télévisuelle n’y croit. Ted Turner, son fondateur, a investi 20 millions de dollars dans un pari jugé suicidaire : diffuser de l’information 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. À cette époque, les Américains regardent les nouvelles une demi-heure par soir, sur ABC, CBS ou NBC. Trois créneaux fixes, trois présentateurs vedettes, point final.
Les médias traditionnels surnomment le projet « Chicken Noodle Network ». Turner, lui, a préparé un discours d’ouverture grandiose : il promet que CNN ne cessera d’émettre que « le jour où le monde prendra fin ». Il ne bluffait pas. Quarante-cinq ans plus tard, la chaîne émet toujours, et le modèle du flux d’info continu qu’elle a inventé est devenu la norme planétaire. Mais ce soir-là, seuls 1,7 million de foyers câblés pouvaient la capter — moins de 2 % des ménages américains.
La vraie consécration viendra onze ans plus tard, en janvier 1991, quand CNN sera la seule chaîne à diffuser en direct les bombardements sur Bagdad pendant la guerre du Golfe. Ce soir-là, le monde entier découvre qu’une guerre peut se regarder en temps réel. Pourtant, un autre événement du 1er juin avait déjà bouleversé les règles de la communication bien avant la télévision.

lyvi
Le 1er juin 1841 :
Décès de l’inventeur de la conserve alimentaire Nicolas Appert
« Appert résolut le problème difficile de la conservation des substances alimentaires, que beaucoup avaient cherché avant lui, dont quelques-uns avaient entrevu la solution et que lui seul a fait passer de l’état de rêve à celui de la réalité
Parmi les hommes de science dont la mémoire est digne d’être conservée, il en est qui, se bornant aux études théoriques, dégagent les grandes lois de la nature d’une masse de faits jusque-là confusément reliés et compris. Ces lois deviennent alors comme des phares : elles guident dans leurs travaux les nouvelles générations de chercheurs qui peuvent aller sans cesse progressant.
À côté de ces génies de la théorie, travaillent, dans une voie parallèle, d’autres savants qui cherchent à utiliser ces connaissances de la nature, à tirer des recherches spéculatives une source nouvelle de bien-être pour l’humanité. Quelquefois, le même esprit théorique et pratique se trouve réuni en un homme, mais la plupart du temps, l’un ou l’autre domine et caractérise tel ou tel savant qui ne choisit pas sa voie, mais y est poussé naturellement par son tempérament et son esprit.
S’il est merveilleux de débrouiller les lois de la nature et de se laisser aller aux spéculations théoriques, n’est-ce pas aussi un résultat magnifique que de conquérir une nouvelle industrie, et de donner, dans une plus large mesure, satisfaction aux besoins journaliers de l’existence ?
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