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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
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delphinium29

5 juin 2026 08:05

Robert Kennedy abattu à 42 ans, l’Amérique perd un second frère.......
Le 5 juin 1968, quelques minutes après minuit, Robert F. Kennedy est touché par trois balles dans la cuisine de l’hôtel Ambassador à Los Angeles. Il vient de remporter la primaire démocrate de Californie et prononce son discours de victoire. Il mourra le lendemain, à 42 ans.

Son assassin, Sirhan Sirhan, un Jordanien de 24 ans, est maîtrisé sur place. Il dira plus tard avoir agi par colère contre le soutien de Kennedy à Israël. Le mobile reste encore débattu par les historiens cinquante ans après les faits.
Robert Kennedy était le frère cadet de JFK, assassiné cinq ans plus tôt. En deux mois, l’Amérique venait de perdre Martin Luther King puis Bobby Kennedy. Le pays basculait dans une décennie de violence politique sans précédent.

Un détail troublant : son discours de victoire, ce soir-là, avait duré exactement 18 minutes. Il y parlait de réconciliation raciale et de fin de la guerre du Vietnam. Beaucoup d’historiens estiment que sans cet assassinat, Richard Nixon n’aurait jamais été élu président.

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5 juin 2026 08:02

C'est arrivé un 5 juin ......
Deux frères, un ballon et le rêve fou de quitter le sol
Le 5 juin 1783, à Annonay en Ardèche, Joseph et Étienne de Montgolfier réalisent la première démonstration publique de leur invention. Devant les États particuliers du Vivarais, un ballon de toile et de papier s’élève à près de 1 000 mètres d’altitude. Il n’y a personne à bord, mais le mLe ballon mesure environ 11 mètres de diamètre et pèse 225 kilos. Il vole pendant dix minutes avant de retomber à deux kilomètres de son point de départ. Personne dans l’assistance ne réalise encore que ce vol va engendrer l’aviation.

Les deux frères sont papetiers de métier, pas scientifiques. Selon la légende, c’est en observant une chemise gonflée par l’air chaud d’une cheminée qu’ils ont eu l’idée. Cinq mois plus tard, un premier vol habité aura lieu à Paris, comme on l’a raconté dans notre rétrospective de photos historiques. Mais ce 5 juin, l’humanité venait de quitter le sol pour la première fois.onde vient de basculer.

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lyvi

5 juin 2026 08:01

Le 5 juin 1883 :
Départ de Paris du premier convoi de l’Orient-Express

De la gare de l’Est aux confins de Constantinople, l’Orient-Express transforme en 1883 la traversée de l’Europe en manifeste de modernité. Wagons-lits, restaurant, intercirculation, gaz et suspension raffinée : l’audace de Georges Nagelmackers, qui dix ans auparavant a créé la Compagnie des Wagons-Lits, impose le luxe ferroviaire, raccourcit les distances et fait du rail un somptueux salon roulant, postal et cosmopolite, entre Occident et Orient.


Le 5 juin 1305 :
Élection de Clément V, premier pape français depuis trois siècles

C'est le jour de l’élection du pape Clément V, Bertrand de Goth, un Gascon. Archevêque de Bordeaux à 29 ans, il n’a pas 40 ans au moment de monter sur le trône de saint Pierre. C’est un pape français, et à l’époque cela faisait plus de 300 ans que ce n’était pas arrivé.

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FAE

5 juin 2026 06:30

"Bernard Pivot est un journaliste français, écrivain, critique littéraire, animateur et producteur d'émissions culturelles télévisées, né le 5 mai 1935 à Lyon et mort le 6 mai 2024 à Neuilly-sur-Seine.

D'abord journaliste au Figaro littéraire, qu'il quitte en 1974 après avoir été rédacteur en chef, Bernard Pivot fonde le magazine Lire. Il lance à la télévision l'émission littéraire Apostrophes, qu'il présente de 1975 à 1990 et qui reste la référence en matière de culture à la télévision. Il anime ensuite l'émission Bouillon de culture de 1991 à 2001, et crée des championnats d'orthographe et des dictées qui remportent un immense succès populaire.

Bernard Pivot est élu en 2004 à l'académie Goncourt, dont il est le président de 2014 à 2019."

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5 juin 2026 06:06

Bonjour et bonne fin de semaine à tous ! 😃
Merci Misterprof !

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5 juin 2026 05:50

5 juin 1947 :
Le plan Marshall.
Dans un discours à l'Université de Harvard, le général George C. Marshall, Secrétaire d'État du président Harry Truman, annonce un programme d'aide au développement comme le monde n'en avait encore jamais connu.
Ce « programme de reconstruction européenne » (European Recovery Program ou ERP) gardera dans l'Histoire le nom de son auteur.
Le facteur déclenchant du plan est la Grèce, victime d'une violente guerre civile entre communistes et libéraux et menacée de tomber sous la coupe des premiers.
Seize pays acceptent l'aide américaine : Autriche, Belgique, Danemark, Irlande, France, Grande-Bretagne, Grèce, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Suède, Suisse et Turquie (en fait, tous les pays qui ont échappé en 1945 à l'occupation soviétique).
En 1949, ils sont rejoints par la République fédérale allemande (RFA).
Pour la répartition de l'aide américaine et la promotion des échanges au sein du Vieux Continent les Européens mettent en place, le 16 avril 1948, une organisation supranationale : l'OECE (Organisation européenne de coopération économique).
Cependant Molotov, commissaire du peuple aux Affaires étrangères de l'Union soviétique, refuse l'aide américaine sous prétexte de souveraineté nationale.
À l'instigation de Staline, les États d'Europe centrale occupés par l'Armée rouge refusent le plan Marshall et l'adhésion à l'OECE.
La Tchécoslovaquie est un moment tentée d'accepter, mais un coup d'État communiste la remet dans le « droit chemin ».
En guise de lot de consolation, Staline fonde le 25 janvier 1949 une organisation économique rivale de l'OECE : le Conseil d'aide économique mutuelle, plus connu sous son sigle anglais, Comecon (Council for Mutual Economic Assistance).
Outre l'URSS, il comprend la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie et la Tchécoslovaquie. Il est bientôt rejoint par l'Albanie, la République démocratique allemande (RDA), la Mongolie et plus tard Cuba.
La Yougoslavie en est membre associé.

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4 juin 2026 21:57

Un grand merci à Delphinium !

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delphinium29

4 juin 2026 12:12

Le 4 juin est le 155e jour, moins souvent le 156e, de l'année du calendrier grégorien ; il en reste ensuite 210.

Son équivalent était généralement le 16 prairial du calendrier républicain ou révolutionnaire français, officiellement dénommé jour de l'œillet (la fleur).

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4 juin 2026 12:09

4 juin 1952 : le film franco-italien "Le petit monde de don Camillo", de Julien Duvivier avec Fernandel, sort sur les écrans. Le premier d'une longue série.[Capture YouTube]
Six films sont tournés avec Fernandel : Le Petit Monde de don Camillo (1952), Le Retour de don Camillo (1953), La Grande Bagarre de don Camillo (1955), Don Camillo Monseigneur (1961) et Don Camillo en Russie (1965), le dernier Don Camillo et ses contestataires en 1970 étant inachevé à Don Camillo est une série cinématographique franco-italienne adaptée des nouvelles Don Camillo de l'écrivain italien Giovannino Guareschi. Ces films mettent en scène l'acteur français Fernandel dans le rôle du curé de Brescello en Bassa padana, tandis que le comédien italien Gino Cervi incarne son rival Peppone, maire communiste du village.

Six films sont tournés avec Fernandel : Le Petit Monde de don Camillo (1952), Le Retour de don Camillo (1953), La Grande Bagarre de don Camillo (1955), Don Camillo Monseigneur (1961) et Don Camillo en Russie (1965), le dernier Don Camillo et ses contestataires en 1970 étant inachevé à cause de la mort du comique marseillais. Cet ultime film est terminé sous le titre Don Camillo et les contestataires (1972), Gastone Moschin et Lionel Stander remplaçant Fernandel et Gino Cervi.

Le premier film, Le Petit Monde de don Camillo, est un triomphe commercial en Italie et en France, demeurant des décennies plus tard l'un des plus grands succès aux box-offices italien et français.cause de la mort du comique ...

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4 juin 2026 09:28

Le 4 juin 1783 :
Première expérience des frères Montgolfier, à Annonay, sur les ballons

Ce jour marque l’envol d’un « nuage factice » de toile et de papier à Annonay. Sous les yeux stupéfaits des États du Vivarais, l’aérostat des frères Montgolfier s’arrache à la terre, franchit les airs et inaugure, dans l’enthousiasme savant du siècle, la conquête humaine de l’atmosphère.

En 1783, les fils de Pierre Montgolfier, riche fabricant de papier à Annonay, dans la province du Vivarais (aujourd’hui département de l’Ardèche) étaient déjà dans la fleur de l’âge — Joseph avait 42 ans et Étienne 38 ans. Ils s’occupaient d’expériences de physique.

Joseph Montgolfier, après s’être assuré par de petites expériences faites en particulier, dans le courant de 1782 et au commencement de l’année 1783, qu’une chaleur de cent degrés raréfie l’air de moitié dans un vaisseau fermé, et lui fait occuper dans ce nouvel état un espace double de celui qu’il occupait précédemment, ou, en d’autres termes, en diminue la pesanteur de moitié, supputa quelle était la forme et le volume d’une machine qui, remplie d’un air ainsi raréfié, devrait s’élever dans l’air, en entraînant le poids de son enveloppe.

Son premier ballon fut un petit parallélépipède creux, en taffetas très mince, contenant moins de deux mètres cubes d’air. Il le fit monter au plafond d’un appartement, au mois de novembre 1782, à Avignon, où il se trouvait alors. Rentré peu de temps après à Annonay, les deux frères répétèrent en commun, avec succès, l’expérience en plein air. Certains alors du principe, ils firent une machine plus considérable, et qui contenait au delà de 20 mètres cubes d’air ; elle s’éleva de même, rompit les cordes à l’aide desquelles on voulait la retenir, et alla tomber sur les coteaux voisins, après être montée à une hauteur de deux à trois cents mètres.

Les frères Montgolfier firent alors une très grande et forte machine, avec laquelle ils voulurent faire constater publiquement leur découverte. L’expérience eut lieu le 4 juin 1783. L’assemblée des États du Vivarais se trouvant à Annonay, fut invitée à y assister, et voici en quels termes en a rendu compte Faujas de Saint-Fond, auteur de la Description des expériences de la machine aérostatique, publiée la même année :

« Après avoir médité longtemps sur l’ascension des vapeurs dans l’atmosphère, où elles se réunissent pour former des nuages qui, malgré leurs masses et leur pesanteur, se soutiennent non seulement à de grandes hauteurs, mais encore flottent et voyagent au gré des vents, ils entrevirent la possibilité d’imiter la Nature dans une de ses plus grandes et de ses plus majestueuses opérations.

« Ils conçurent dès lors l’idée hardie de former, à l’aide d’une vaste enveloppe et d’une vapeur légère, une espèce de nuage factice que la seule pesanteur de l’air atmosphérique forcerait de s’élever jusqu’à la région où les orages et les tempêtes prennent naissance. L’idée seule de ce projet suppose nécessairement du génie, son exécution, du courage, et une tête organisée de manière à trouver des ressources pour parer à la multitude d’obstacles qui devaient environner une entreprise de cette espèce.

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« La pesanteur du gaz était à peu près moitié de celle de l’air, car il pesait 990 livres, et la machine pesait, avec le châssis, 500 livres. Il restait donc 490 livres de rupture d’équilibre, ce qui s’est trouvé conforme à l’expérience. Les différentes pièces de la machine étaient assemblées par de simples boutonnières arrêtées par des boutons ; deux hommes suffisent pour la monter et pour la remplir de gaz, mais il en fallut huit pour la retenir et qui ne l’abandonnèrent qu’au signal donné : elle s’éleva par un mouvement accéléré, mais moins rapide sur la fin de son ascension, jusqu’à la hauteur d’environ 1000 toises.

Un vent à peine sensible vers la surface de la terre la porta à 1200 toises de distance du point de son départ. Elle resta 10 minutes en l’air ; la déperdition du gaz par les boutonnières, par les trous d’aiguilles et autres imperfections de la machine, ne lui permit pas d’y rester davantage. Le vent, au moment de l’expérience, était au midi, et il pleuvait ; la machine descendit si légèrement qu’elle ne brisa ni les épis, ni les échalas de la vigne sur lesquels elle se reposa. »

Le physicien Jérôme de Lalande écrit dans son Histoire des mathématiques (1802) que « jamais la physique n’avait fait une aussi belle découverte ; peut-être même l’esprit humain n’avait jamais rien produit d’aussi étonnant. De tous les noms célèbres, celui de Montgolfier est fait pour l’emporter sur tous les autres ; il planera sur les temps comme il nous a appris à planer sur les airs. »

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« Pour la rendre plus utile, il faudrait pouvoir diriger les aérostats : mais les physiciens n’en désespèrent pas. Dans la campagne de 1793, il y a eu 28 ascensions dans la Belgique, et le 7 messidor, à la bataille de Fleurus, le général Morelot fut pendant deux heures dans un aérostat. Il envoya au général Jourdan deux lettres de la hauteur de deux cents toises ; elles firent gagner la bataille, dont le succès entraîna la conquête de toute la Belgique.

« On a fait à Meudon, sous la direction de M. Conté, beaucoup d’expériences curieuses, en 1797 : lorsqu’elles seront publiées, l’art de l’aérostation sera considérablement perfectionné, et déjà nous savons qu’au lieu de dépenser 3000 fr. pour l’acide vitriolique, on peut décomposer l’eau en la faisant couler lentement dans des tuyaux de fer rougis au feu, et cela suffit pour remplir les ballons. »

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4 juin 2026 09:26

Les manifestations de Tian'anmen se déroulent entre le 15 avril et le 4 juin 1989 sur la place Tian'anmen à Pékin, la capitale de la république populaire de Chine. Elles se concluent par une vague de répression, parfois englobée sous l'expression de massacre de la place Tian'anmen.

Cet événement politique, le plus important de l'après-révolution culturelle, prit la forme d’un mouvement d'étudiants, d'intellectuels et d'ouvriers chinois, qui dénoncent la corruption et demandent des réformes politiques et démocratiques. La contestation s'étend à la plupart des grandes villes, comme Shanghai, et aboutit à Pékin à une série de grandes manifestations et de grèves de la faim organisées sur la place Tian'anmen. Après plusieurs tentatives de négociation, le gouvernement chinois instaure la loi martiale le 20 mai 1989 et fait intervenir l'armée le 4 juin 1989.

La répression du mouvement provoque un grand nombre de victimes civiles (de quelques centaines à dix mille selon les sources), et de nombreuses arrestations dans les mois suivants. Plusieurs dirigeants politiques favorables au mouvement sont limogés et placés en résidence surveillée, notamment le secrétaire général du Parti communiste chinois, Zhao Ziyang. Le gouvernement expulse les journalistes étrangers et contrôle strictement la couverture de l’événement par la presse chinoise. À l'étranger, la répression provoque une condamnation générale du gouvernement chinois[1].

Les manifestations de Tian'anmen ont été un moment critique dans l'histoire moderne de la Chine. Les réformes politiques de la Chine depuis 1986 lancées par Deng Xiaoping et Zhao Ziyang ont échoué et se sont terminées de façon spectaculaire, avec des réformistes comme Zhao démis de leurs fonctions[2],[3]. Le programme « Réforme et ouverture » s'est arrêté après les manifestations et n'a repris qu'après la tournée d'inspection de Deng Xiaoping dans le Sud en 1992.

À l'intérieur du Parti communiste chinois, deux lignes s'affrontent à la fin des années 1980. Derrière Deng Xiaoping, ses alliés demandent une accélération des réformes, tant économiques que politiques. À l'opposé, et face à la montée de l'inflation provoquée par la libéralisation des prix[14], les adversaires traditionnels de Deng Xiaoping, notamment l'économiste Chen Yun, prônent un arrêt des réformes, voire un retour au contrôle de l'État. Jusqu'en 1986, Deng Xiaoping s'entoure principalement de réformistes, notamment Hu Yaobang et Zhao Ziyang. Cependant, les manifestations étudiantes de 1986-1987 renforcent les partisans d'un arrêt des réformes et poussent Deng Xiaoping à limoger Hu Yaobang[15], alors secrétaire général du Parti, et à prendre comme Premier ministre Li Peng[16], un protégé de Chen Yun.

L'ancien Premier ministre, Zhao Ziyang, proche de Hu, prend la tête du Parti[16]. La direction chinoise se trouve alors divisée entre deux tendances : réformistes (avec Zhao) et conservateurs (avec Li). Les dissensions entre ces deux groupes jouent un rôle déterminant dans le mouvement de 1989. Ces divergences au sommet se retrouvent également à l'intérieur de la société. La seconde moitié des années 1980 voit une accélération de l'inflation et une augmentation du chômage[17], situation qui oppose des ouvriers, souhaitant un retour à l'ancien système, à plusieurs intellectuels, qui, eux, souhaitent une accélération des réformes.

Histoire supprimée en Chine continentale

À la suite des manifestations, les instances gouvernementales interdisent les films et les livres sujets à controverse et réduisent de nombreux journaux au silence. En une année, 12 % de la presse écrite, 8 % des maisons d'édition, 13 % des périodiques de sciences sociales et plus de 150 films sont interdits ou fermés. Le gouvernement annonce également une saisie de 32 millions de livres de contrebande et de 2,4 millions de vidéos et cassettes audio[155].

Actuellement, en raison d'une mesure de censure émanant du gouvernement chinois et incluant la censure d'Internet, les médias d'actualité ne sont pas autorisés à faire état des actions ou des événements concernant les manifestations. Les sites consacrés aux manifestations sont bloqués, du moins dans la Chine continentale[156]. Une recherche Internet concernant les événements de 1989 ne donne aucun résultat ; en effet, seuls, les sites du Quotidien du Peuple ou autres médias étroitement contrôlés s'avèrent disponibles, et ils ne présentent que la version officielle des faits[157].

En janvier 2006, Google accepte de censurer son site en Chine, Google.cn, et supprime certaines informations relatives au massacre[158] et à divers sujets tels que l'indépendance du Tibet, le Falun Gong et le statut de Taïwan. Lorsque les internautes effectuent des recherches sur les sujets censurés, le message suivant s'affiche en chinois en bas de page : « Conformément aux lois et réglementations politiques, certains résultats de recherche ne sont pas affichés ».
Évocation de l'homme de Tian'anmen sur une fresque de Cologne (2015).

En 2006, le programme américain Frontine sur PBS diffuse un extrait vidéo filmé à l'intérieur de l'université de Pékin, dont de nombreux étudiants ont en leur temps participé aux manifestations de 1989. Une photo de l'homme de Tian'anmen est montrée à quatre étudiants, mais aucun d'entre eux n'a pu identifier ce qui s’y passe. Certains ont répondu qu'il s'agissait d'un défilé militaire ou d'une œuvre artistique.

Le 15 mai 2007, le chef pro-Pékin de l'Alliance démocratique pour l'amélioration de Hong Kong, Ma Lik, s'est vu critiqué pour avoir déclaré qu'il « n'y a pas eu de massacre » pendant les manifestations, pas plus que de « tirs intentionnels et sans discernement ». Il avait ajouté que Hong Kong « n'était pas assez mature » et que la faute en était à l'influence que les médias étrangers exerçaient à propos de l'interprétation des événements de Tian'anmen, la ville montrant ainsi son manque de patriotisme et son peu de sens de l'identité nationale. Il en concluait qu'elle ne serait donc « pas prête pour la démocratie avant 2022 »[159]. Ces remarques ont été vivement condamnées par le public[160]. Plus tard, Ma Lik a reconnu qu'il s'était sans doute montré « téméraire et frivole » en proférant de tels propos, mais n'en a pas moins insisté sur le fait qu'à, Tien'anmen, il ne s'était pas agi d'un massacre[

Grèves de la faim
Wang Dan, un des anciens représentants du mouvement étudiant, en 2009.

Les étudiants décident d'entamer une grève de la faim. Cette décision marque un tournant décisif dans l'histoire des manifestations de 1989. La grève commence le 13 mai et comptera plus de mille participants[14],[31]. Cette grève assure au mouvement l'appui d'une large partie de la population.

À Pékin, des manifestations de soutien, regroupant des étudiants, des ouvriers, des cadres et même parfois des policiers, ont lieu presque tous les jours, réunissant, à partir du 15 mai, plusieurs centaines de milliers de personnes[14]. La presse nationale, encore relativement libre de couvrir les événements, sans devoir propager la ligne du parti, rend compte des pourparlers, qui sont tenus dans la soirée du 18 mai entre le Premier ministre Li Peng et les chefs de file étudiants.

Au cours de ces entretiens, Wuer Kaixi, Wang Dan et autres accusent ouvertement le gouvernement d'être trop lent à réagir, et Li Peng est personnellement pris à partie pour son manque de sincérité dans la conduite de véritables discussions. Les pourparlers ne donnent que bien peu de résultats, mais permettent aux représentants étudiants d'apparaître à la télévision nationale chinoise[32].

Devant l'ampleur du mouvement, le parti communiste cherche quelle réponse lui apporter. La ligne officielle est que « l'agitation » est le fait d'une minorité, qu'il convient d'isoler du reste des étudiants. Deng, inquiet, déclare « nous devons être fermes. J'ai dit de nombreuses fois que nous avons besoin de stabilité si nous voulons nous développer. Comment pouvons-nous progresser lorsque les choses sont dans un tel désordre .

(wiki)

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4 juin 2026 05:27

4 juin 1958 : De Gaulle : « Je vous ai compris »
Du balcon du Gouvernement Général d'Alger, le général de Gaulle lance à la foule : « Je vous ai compris.
Je sais ce qui s'est passé ici.
Je vois ce que vous avez voulu faire.
Je vois que la route que vous avez ouverte en Algérie, c'est celle de la rénovation et de la fraternité.
Eh bien ! de tout cela, je prends acte au nom de la France, et je déclare qu'à partir d'aujourd'hui, la France considère que dans toute l'Algérie, il n'y a qu'une seule catégorie d'habitants : il n'y a que des Français à part entière, des Français à part entière avec les mêmes droits et les mêmes devoirs... »
Ce cri va semer d'amères illusions chez les Français d'Algérie, ceux-là mêmes qui ont ramené de Gaulle au pouvoir le 13 mai 1958.
Prenant leur souhait pour une réalité, dans son vibrant : « Je vous ai compris », ils veulent entendent : « Je partage vos convictions et vos attentes ».
Mais l'expression prise au pied de la lettre ne veut rien dire d'autre que : « J'ai compris ce que vous souhaitez et j'en prends acte sans que cela m'engage à quoi que ce soit. »
Le général laisse ainsi ses auditeurs croire à sa résolution de conserver l'Algérie à la France. Aujourd'hui, ces quatre mots : « Je vous ai compris », sont devenus pour beaucoup de Français le modèle du cynisme en politique.

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3 juin 2026 13:43

Bonjour à tous ! 😃
Chers amis, merci pour toutes ces richesses de vos participations.
C'est un bonheur de vous lire !
(09:11) J'ai eu des témoignages familiaux de cet événement car mon grand-père paternel travaillait pour Edouard VIII à l'époque. Bien qu'il désapprouvât son abdication, il accompagna Edouard VIII à Paris à ce moment-là.
Peu de temps après, Edouard ayant recommandé mon grand-père à son cousin, le Duc D'Albe, la vie de mes grands parents continua à Madrid . . .

Je cesse ici le récit car je ne souhaite pas mélanger ma vie privée et les discussions et jeux.

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ANCOLIE67

3 juin 2026 08:31

Joséphine Baker

3 juin 1906 à Saint-Louis, Missouri (États-Unis) - 12 mars 1975 à Paris

Biographie Joséphine Baker

Joséphine Baker est née dans une famille pauvre descendant d'esclaves africains à Saint-Louis, dans le Missouri, au sud des États-Unis, le 3 juin 1906. Elle connaît la misère et la ségrégation raciale mais à 13 ans monte sur scène et commence à gagner un cachet d'artiste.

À 19 ans, elle débarque à Paris et, le 2 octobre 1925, entame un nouveau spectacle au théâtre des Champs-Élysées : La Revue nègre, avec 12 musiciens et 8 danseuses dont elle. Elle acquiert la célébrité avec son refrain : « J'ai deux amours, Mon pays et Paris. Par eux toujours, mon coeur est ravie », en écho à Thomas Jefferson, premier ambassadeur des États-Unis à Paris.

Coqueluche des Parisiens dans les « Années folles », Joséphine Baker révèle un monde nouveau qui associe l'exotisme, l'érotisme et la négritude (c'est l'époque où Picasso découvre l'« Art nègre »). Elle se marie une première fois en 1937 et acquiert la nationalité française. Fidèle à son pays d'adoption, elle entre dans la Résistance pendant l'Occupation.

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delphinium29

3 juin 2026 07:11

Le mariage qui a fait abdiquer un roi d’Angleterre ........
Le 3 juin 1937, au château de Candé, en Touraine, le duc de Windsor épouse Wallis Simpson. Ce mariage peut sembler anodin vu d’aujourd’hui. Sauf que le duc de Windsor, six mois plus tôt, s’appelait encore Édouard VIII — roi du Royaume-Uni et empereur des Indes. Il a renoncé au trône pour épouser cette Américaine deux fois divorcée, provoquant la plus grave crise constitutionnelle britannique du XXe siècle.

Aucun membre de la famille royale n’assiste à la cérémonie. Le frère d’Édouard, devenu George VI — le père d’Elizabeth II — a expressément interdit à quiconque de s’y rendre. Le mariage se déroule dans un silence royal glaçant, avec seulement une poignée d’invités. Wallis Simpson ne recevra jamais le titre d’Altesse Royale, une humiliation calculée par la Couronne.

Ce que beaucoup ignorent : sans cette abdication, Elizabeth II n’aurait jamais régné. Le destin de la monarchie britannique moderne tient à une histoire d’amour que l’Establishment n’a jamais pardonnée.

Mais le 3 juin, c’est aussi une invention bien française qui mérite qu’on s’y arrête.
jour où le vélo est né sur une route française
Le 3 juin 1791, le comte de Sivrac — du moins selon la légende longtemps enseignée dans les écoles — aurait fait rouler pour la première fois un « célérifère » dans les jardins du Palais-Royal à Paris. Cette machine en bois, ancêtre du vélo, n’avait ni pédales, ni direction : on avançait en poussant le sol avec ses pieds, façon trottinette assi
Le jour où le vélo est né sur une route française
Le 3 juin 1791, le comte de Sivrac — du moins selon la légende longtemps enseignée dans les écoles — aurait fait rouler pour la première fois un « célérifère » dans les jardins du Palais-Royal à Paris. Cette machine en bois, ancêtre du vélo, n’avait ni pédales, ni direction : on avançait en poussant le sol avec ses pieds, façon trottinette assise.

L’histoire est en réalité plus compliquée. Les historiens modernes contestent l’existence même du comte de Sivrac, qui serait une confusion avec un certain Jean-Henri Sievrac, importateur de voitures à chevaux. Le véritable père du vélo serait plutôt le baron allemand Karl Drais, qui breveta sa « draisienne » en 1817 — un engin avec une direction, cette fois.

Peu importe la querelle de paternité : en France, la bicyclette deviendra un objet de liberté massive. Dans les années 1890, elle permettra aux femmes de circuler seules pour la première fois, poussant les féministes de l’époque à en faire un symbole d’émancipation. Susan B. Anthony, militante américaine, déclarera que le vélo « a fait plus pour l’émancipation des femmes que n’importe quoi d’autre au monde ». Un objet du quotidien devenu arme politique — qui l’aurait cru ?

1946 : une reine perd la tête, mais pas celle qu’on croit
Le 3 juin 1946, le Japon abolit officiellement le titre de « reine des abeilles » dans sa constitution impériale. Non, on plaisante — mais la vraie histoire est presque aussi absurde. Ce jour-là, l’Italie organise un référendum institutionnel qui met fin à la monarchie des Savoie, vieille de 85 ans. Les Italiens votent à 54 % en faveur de la République.

Le roi Umberto II, surnommé « le roi de Mai » parce qu’il n’a régné qu’un mois après l’abdication de son père Victor-Emmanuel III, quitte l’Italie le 13 juin sans même attendre la proclamation officielle des résultats. Il ne remettra jamais les pieds dans son pays. Sa famille restera bannie du territoire italien jusqu’en 2002 — plus d’un demi-siècle d’exil pour une dynastie qui avait unifié la péninsule.

Ce référendum a lieu dans un contexte de chaos : l’Italie sort dévastée de la guerre, le Sud a voté monarchie, le Nord a voté république. Des émeutes éclatent à Naples. Certains historiens estiment que les résultats ont été truqués. Umberto II, lui, contestera le vote jusqu’à sa mort en 1983, en exil au Portugal. Pendant ce temps, de l’autre côté de l’Atlantique, une future légende du rap voyait le jour.

Nés un 3 juin : du rap au cinéma
Le 3 juin 1906 naît Joséphine Baker à Saint-Louis, dans le Missouri. Danseuse, chanteuse, résistante, militante antiraciste, mère de douze enfants adoptés sur quatre continents — Baker est entrée au Panthéon en 2021, devenant la sixième femme à y reposer. Née dans la misère d’un ghetto américain, elle deviendra l’une des artistes les mieux payées d’Europe dans les années 1930.

Autre naissance marquante ce jour-là : Rafael Nadal, né le 3 juin 1986 à Manacor, sur l’île de Majorque. Le Taureau espagnol a remporté 22 titres du Grand Chelem, dont 14 à Roland-Garros — un record qui semble impossible à battre. Détail peu connu : Nadal est gaucher sur le court mais droitier dans la vie. C’est son oncle et entraîneur Toni qui lui a fait changer de main à l’âge de 12 ans, estimant que le revers à une main d’un gaucher serait plus redoutable.


L’anecdote que personne ne connaît
Le 3 juin 1880, Alexander Graham Bell réalise la première transmission téléphonique sans fil de l’histoire depuis le toit du Franklin Institute à Washington. L’appareil qu’il utilise s’appelle le « photophone » : il transmet la voix par un faisceau de lumière au lieu d’un câble électrique. Bell considérait cette invention comme supérieure au téléphone. Il avait raison — avec un siècle d’avance.

Le photophone fonctionne sur le même principe que la fibre optique moderne : la lumière comme vecteur d’information. En 1880, personne n’y voit d’intérêt commercial — les nuages, la pluie et la nuit rendent l’appareil inutilisable en extérieur. Bell range son invention dans un tiroir. Il faudra attendre les années 1970 et l’invention de la fibre optique pour que le concept renaisse et révolutionne les télécommunications mondiales. Comme quoi, avoir raison trop tôt, c’est presque la même chose qu’avoir tort.

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