
Misterprof-
7 juin 1520 :
Le Camp du Drap d'Or.
François Ier et Henri VIII, respectivement rois de France et d'Angleterre, se rencontrent à proximité de Calais.
L'entrevue se déroule dans un camp de toile d'un luxe inouï, mais n'en va pas moins échouer.
Il faudra attendre encore plus de trois siècles avant que les deux pays s'engagent dans la voie de la concorde.
L'année précédente, le roi de France François Ier s'est étourdiment endetté pour se faire élire à la tête du Saint Empire romain germanique.
Battu, il en garde rancune au vainqueur, Charles Quint, et veut nouer une coalition contre lui en s'alliant avec Henri VIII.
C'est dans cette perspective qu'il organise la rencontre dite du « Camp du Drap d'Or ».
François Ier (25 ans) et Henri VIII (28 ans) sont alors au faîte de leur gloire.
L'un et l'autre sont des gentilshommes de la Renaissance, cultivés, charmeurs et sportifs.
Pendant trois semaines, la vie de cour va étaler toutes ses séductions au milieu des tournois et des fêtes.
C'est une première dans l'Histoire de l'Europe.
Henri VIII n'aime pas beaucoup François Ier, qui le lui rend bien et celui-ci va trouver le moyen de l'humilier par un excès de fanfaronnade.
À l'Anglais, obèse, qui lui propose de lutter, le vainqueur de Marignan ne se le fait pas dire deux fois et, pour plaire à l'assistance féminine, fait chuter Henri sans façon.
Du coup, les diplomates ont le plus grand mal à s'entendre sur un traité et les festivités s'achèvent sur un échec diplomatique, en creusant un peu plus la dette du roi de France.
Deux semaines à peine après les embrassades du Camp du Drap d'Or, Henri VIII rencontre Charles Quint dans des conditions autrement plus modestes.
Avec l'empereur (20 ans), qui est le neveu de sa femme Catherine d'Aragon, le roi d'Angleterre signe un traité secret contre le roi de France.
Tout cela s'achèvera par la défaite des armées françaises et la capture du roi de France à Pavie, près de Milan, cinq ans plus tard.
delphinium29
Alan Turing
23 juin 1912 à Londres (Royaume-Uni) - 7 juin 1954 à Londres (Royaume-Uni)
Biographie Alan Turing
Diplômé de Manchester, Cambridge (Angleterre) et Princeton (États-Unis), Alan Turing est considéré comme l'« Einstein des mathématiques ». Dès 1936, dans des articles retentissants, il a pressenti l'avènement des ordinateurs et ouvert la voie à l'intelligence artificielle. Il est admis aujourd'hui qu'il a aussi joué un rôle de premier plan dans le déchiffrage du code Enigma employé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.
Ce génie est aussi un excentrique introverti, coureur de fond, admirateur de Blanche-Neige et les sept nains et homosexuel.
Condamné en 1952 pour « outrage aux bonnes moeurs » après qu'il eut porté plainte contre un amant qui l'avait volé, il se résigne à la castration chimique pendant un an pour échapper à la prison. Brisé, malgré un retour en grâce dans sa chère université de Cambridge, il se suicide le 7 juin 1954, peu avant ses 41 ans, en croquant comme Blanche-Neige une pomme empoisonnée au cyanure (la légende veut qu'il s'agisse d'une pomme de la variété Macintosh).
C'est afin de lui rendre hommage que Steve Jobs a fait de la pomme arc-en-ciel le logo de son entreprise Apple, bien qu'il s'en soit défendu. Alan Turing a été officiellement réhabilité par la reine Élisabeth II le 24 décembre 2013.
FAE
"L'ancienne Première dame Bernadette Chirac, épouse inséparable de Jacques Chirac, est morte à l'âge de 93 ans
Bernadette Chirac a longtemps vécu dans l'ombre de son mari, avant de s'engager en politique en Corrèze. Elle était aussi connue pour avoir popularisé l'opération Pièces jaunes.
Elle a été l'une des Premières dames préférées des Français. Bernadette Chirac est morte vendredi 5 juin dans la soirée, annonce sa fille Claude Chirac samedi à l'AFP. L'épouse de Jacques Chirac, lui-même disparu en septembre 2019 à l'âge de 86 ans, avait 93 ans. Avant de représenter l'ancien président dans les dernières années de sa vie, Bernadette Chirac a longtemps vécu dans l'ombre de son mari, plusieurs fois ministre et Premier ministre, avant d'accéder à la présidence de la République de 1995 à 2007.
"En accomplissant le destin de Jacques Chirac, elle s'est accomplie elle-même", assurait le journaliste Erwan L'Eléouet, auteur de Bernadette Chirac, les secrets d'une conquête(Nouvelle fenêtre) (éd. Fayard), en 2023 dans Le Figaro(Nouvelle fenêtre) . Mais en parallèle, elle a été elle même élue de Corrèze et s'était engagée pour l'hôpital, notamment au travers de l'opération Pièces jaunes. Un travail pour lequel elle avait été élevée au rang d'officier de la Légion d'honneur en 2024.
Deux étudiants très différents
Tout commence sur les bancs de Sciences Po Paris en 1951. Celle qui s'appelle encore Bernadette Chodron de Courcel se retrouve par hasard face à Jacques Chirac à une table d'amphithéâtre. Tout les oppose : lui est fils d'instituteurs de Corrèze, elle est issue d'une grande famille aristocrate ; il est l'un des élèves les plus brillants de sa promotion, elle bûche sans parvenir aux mêmes résultats ; il a du panache et de l'ambition, elle cultive sa discrétion et "fait partie d'une petite bande surnommée ironiquement 'La Mondaine'", relate Paris-Match(Nouvelle fenêtre). "Il passait son temps à remuer ses jambes, avec une cadence ! On aurait dit un moteur en folie", se souvient Bernadette Chirac dans le documentaire Bernadette Chirac, mémoires d'une femme libre, diffusé sur France 2 en 2016.
"Je me suis dit : 'Il est drôle ce garçon. Ou il prend de la drogue, ou il boit du café toute la journée !'"
"Tout s'est passé comme si Jacques Chirac avait repéré en elle – dès Sciences Po, où elle n'était pas la plus charismatique, mais pas la moins audacieuse – la coéquipière, la partenaire", décryptait Erwan L'Eléouet auprès de La Nouvelle Républiqueen 2019. "Elle a vite tiré un trait sur ses études. Elle soupçonnait que cet homme allait faire une carrière." De fait, Bernadette Chirac abandonne Sciences Po, mais prend des cours de dactylographie afin de pouvoir taper les cours de l'ENA de son tout jeune mari, épousé en 1956. "Ce n'était pas qu'un mariage d'amour, mais un mariage d'ambition", a-t-elle d'ailleurs reconnu en 2015.
La Corrèze, une passion politique
Bernadette Chirac accompagne son mari dans son ascension politique jusqu'au plus haut sommet. Pourtant, elle aussi va sortir de l'ombre et embrasser une carrière politique. Elle est ainsi à ce jour la seule Première dame, avec Anne-Aymone Giscard d'Estaing, à avoir exercé un mandat politique, et ce, pendant plus de quarante ans. "Le plus beau jour de ma vie, c'est lorsque Jacques m'a demandé d'être candidate aux élections cantonales en Corrèze en 1979", confie l'octogénaire à une ancienne camarade de Sciences Po en 2017, selon Paris-Match. Ce n'était, au départ, pas gagné.
Alors maire de Paris et député de la Corrèze, Jacques Chirac estime qu'il doit garder le leadership dans ce département où il a fait ses premiers pas en politique. Ses conseillers poussent la candidature de sa femme et il finit par se laisser convaincre. La pilule est bien plus difficile à avaler pour Bernadette Chirac. "Elle est effrayée à l'idée d'y aller. Elle finit en pleurs chez la veuve du conseiller général qu'elle est amenée à remplacer. Elle a peur de faire campagne, de devoir forcer sa nature, mais surtout de ne pas y arriver, de décevoir Jacques", selon les mots du journaliste Erwan L'Eléouet au Figaro.
Elue dès 1971 au conseil municipal de Sarran (Corrèze), Bernadette Chirac accepte finalement la proposition. Elle officiera durant six mandats comme conseillère générale, jusqu'en 2015. "On peut effectivement dire qu'il a vraiment influencé la personnalité de sa femme. Il l'a forcée à sortir d'elle-même, à devenir un leader, à tenir la boutique, pour qu'il y ait toujours un Chirac en Corrèze", analyse Erwan L'Eléouet.
Le temps du bonheur à l'Elysée
Si Bernadette Chirac prend à cœur son mandat corrézien, elle n'en oublie pas pour autant son mari et son ambition dévorante. Le 7 mai 1995, le couple attend les résultats du second tour de la présidentielle. "C'est le moment où une telle émotion vous envahit qu'il y a à la fois ce souhait formidable qui vous habite depuis des mois, pour ne pas dire des années puisque ce n'était pas son premier essai, et cette crainte d'avoir eu des illusions et de s'être trompés", se souvient Bernadette Chirac dans le documentaire que lui a consacré France 2 en 2016. A 20 heures, c'est le visage de son mari qui apparaît, et non celui de Lionel Jospin. Jacques Chirac est élu avec 52,64% des suffrages.
"J'ai joué un rôle aux côtés de mon mari comme un wagon qui fournit le charbon à la locomotive."
Pendant douze ans, Bernadette Chirac va régner en maîtresse de maison à l'Elysée et conquérir le cœur des Français. "C'est là qu'elle prend goût à la lumière, et qu'elle développe son capital sympathie, longtemps déficitaire – on parlait d'une femme effacée, froide, austère, peut-être même un peu triste", décryptait le journaliste Erwan L'Eléouet en 2023. L'engagement caritatif de la Première dame marque également les esprits. Présidente depuis 1994 de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France (elle le restera jusqu'en 2019 avant de devenir présidente d'honneur), Bernadette Chirac est devenue le visage de l'opération Pièces jaunes, qui permet de récolter la "petite monnaie" au profit des enfants hospitalisés.
Ces quatre moments où Bernadette Chirac a soufflé à l'oreille de son président de mari
Les débuts du septennat sont pourtant difficiles. "Elle est carrément jugée ringarde par Jacques Pilhan, qui gère la communication du chef de l'Etat, et, pire encore, par Claude [sa fille], raconte L'Express. Tous deux l'excluent de certains événements." Mais, poursuit le magazine, "quelques années plus tard, elle réapparaît en sauveuse de la chiraquie. Un retour en grâce qu'elle ne doit qu'à sa combativité et à son sens politique. N'a-t-elle pas alerté sur les dangers de la dissolution en 1997 et la montée du vote Le Pen le 21 avril 2002 ?" Dans le documentaire diffusé sur France 2, Bernadette Chirac revient ainsi sur le pari de son mari de déclencher des élections législatives anticipées après deux ans de mandat. "Je lui dis qu'il ferait une énorme bêtise s'il décidait cette dissolution et que j'étais absolument contre. Mais vous savez, mon mari..."
La vie d'après
Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy est élu comme président de la République. Après douze ans passés à l'Elysée, les Chirac s'apprêtent à quitter les lieux. Un départ vécu difficilement par la Première dame. "Ç'a été atroce ! J'étais là-haut, dans l'appartement. Mon mari me disait au téléphone : 'Surtout, ne prenez pas l'ascenseur parce que vous allez vous croiser avec le président Sarkozy !' Est-ce que vous vous rendez compte du ridicule de la situation ?", se souvient Bernadette Chirac, qui ne voulait pas croiser le nouveau chef de l'Etat avec sa "paire de baskets aux pieds".
"Le personnel (…) regardait la gueuse qui n'avait pas fini son déménagement et qui partait en rasant les murs !"
Le virage de l'après-Elysée s'avère ardu à négocier. Victime d'un AVC en 2005, Jacques Chirac voit sa santé se détériorer au fil des années. "Il va comme un homme de 79 ans, qui aura 80 ans le 29 novembre. La vieillesse, le général de Gaulle l'avait dit : 'C'est un naufrage'", racontait Bernadette Chirac à Europe 1 en 2012. Un autre drame familial bouleverse le clan. En 2016, Laurence, la fille aînée des Chirac, meurt à l'âge de 58 ans. Elle souffrait d'anorexie mentale chronique depuis de nombreuses années. "Le drame de ma vie", avait confié un jour le pudique Jacques Chirac. Son épouse avait renchéri en évoquant la "souffrance" d'une mère et la "très grande solitude des familles" face à la maladie.
Bernadette Chirac n'oublie pas la politique. Contrairement à Jacques Chirac, qui préfère Alain Juppé, elle continue de soutenir inlassablement Nicolas Sarkozy. "Dans cette bataille, je me place résolument à ses côtés", lance-t-elle en 2012. Malgré leurs désaccords, Bernadette et Jacques Chirac ont formé le couple présidentiel le plus politique de la Ve République à ce jour, sans jamais se séparer. "Mon mari est toujours revenu au point fixe", résumait-elle dans un livre d'entretiens avec le journaliste Patrick de Carolis, publié en 2001. "De toute façon, je l'ai plusieurs fois mis en garde : 'Le jour où Napoléon a abandonné Joséphine, il a tout perdu.'"
delphinium29
Mais où était donc le général de Gaulle le 6 juin 1944, lorsque les Alliés ont débarqué en Normandie ?
Par Ronan Coquelin-Lion
On commémore ce samedi 6 juin 2026 les 82 ans du Débarquement des forces alliées en Normandie. Que faisait le général de Gaulle, figure la résistance française, ce jour-là ? C’est « la question pas si bête » à laquelle a répondu « l’édition du soir ».
Le 6 juin 1944, plus de 150 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages normandes pour libérer l’Europe occidentale et vaincre l’Allemagne nazie. Cette opération d’envergure baptisée Overlord est un tournant majeur de la Seconde Guerre mondiale. Les forces militaires du D-Day sont composées de soldats américains, britanniques et canadiens. Il y a aussi quelques Français engagés au sein des Forces françaises libres formées par De Gaulle au cours de l’été 1940. Cependant ce 6 juin 1944, le leader de la résistance française semble absent. Mais alors, où était Charles de Gaulle le jour du Débarquement ?
Lire aussi : L’histoire méconnue des 2 500 pianos de la victoire, envoyés sur le front par l’armée américaine pendant le Débarquement
Prévenu au dernier moment
« Il est à Londres », répond Christophe Prime, historien spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et responsable des collections au Mémorial de Caen, interrogé par l’édition du soir en juin 2025. « Il y est depuis une journée seulement puisque le 4 juin, il était à Alger. C’est à la demande du Premier ministre britannique Winston Churchill qu’il a pris l’avion pour se rendre en Grande-Bretagne. »
Le Premier ministre britannique, qui entretient une relation compliquée avec le chef de la France Libre, a en effet attendu le dernier moment pour lui donner la date exacte du Débarquement. « De Gaulle est mis devant le fait accompli, c’est assez blessant pour lui », raconte le spécialiste. L’échange entre les deux hommes sera très tendu. « Ce qu’il redoute le plus, c’est la mise en place d’une administration militaire alliée comme cela a été le cas en Italie. C’est quelque chose que De Gaulle refuse totalement. »
Écoutez notre podcast consacré à ce sujet :
Ce 6 juin 1944, volontairement mis de côté, De Gaulle ne se montre pas mais se fait tout de même entendre. La figure de la résistance française prononce un discours depuis les studios de la BBC à Londres. « Roosevelt et Churchill avaient préparé son allocution mais il va en modifier les termes. Il annonce que la bataille suprême est engagée et appelle les Français et les Françaises à combattre l’ennemi, par tous les moyens dont ils disposent. »
Lire aussi : Peu après le D-Day, la double billetterie de l’exposition sur la Bataille de Caen fait scandale, voici son histoire
Le général arrivera en Normandie quelques jours après, le 14 juin 1944 « entre les villages de Graye-sur-Mer et Courseulles », précise Christophe Prime. « Les Alliés avaient prévu un rapide tour “des popotes” mais De Gaulle ne va pas s’en laisser conter et va rester plus longtemps que prévu. » Il prononcera notamment un discours historique à Bayeux où il affirme l’indépendance de la France et la mise en place d’une administration française sous son autorité, dissuadant les États-Unis de placer le pays sous leur administration.
Jamais présent aux célébrations du 6 juin 1944
Par la suite, le général de Gaulle refusera toujours de participer aux commémorations du Débarquement : « La France a été traitée comme un paillasson ! Le Débarquement du 6 juin, ç’a été l’affaire des Anglo-Saxons d’où la France a été exclue. Ils étaient bien décidés à s’installer en France comme en territoire ennemi ! Et vous voudriez que j’aille commémorer leur débarquement alors qu’il était le prélude à une seconde occupation du pays ? Ma place n’est pas là », rapporte Alain Peyrefitte dans ses mémoires.
Lire aussi :82e anniversaire du Débarquement en Normandie : cérémonies, commémorations, animations… Le programme complet de 2026
Celui qui fût le premier Président de la Ve République restera en revanche très attaché aux commémorations du Débarquement de Provence survenu en août 1944, menée par le Français Jean de Lattre de Tassigny, « et qui mettait mieux en avant la participation française à la libération du territoire », conclut l’historien.
delphinium29
Cest arrive le 6 juin..............
Le 6 juin est le 157e jour, moins souvent le 158e, de l'année du calendrier grégorien ; il en reste ensuite 208.
Son équivalent était généralement le 18 prairial du calendrier républicain ou révolutionnaire français, officiellement dénommé jour du pavot (famille botanique dont fait par exemple partie le coquelicot).

lyvi
Puisqu'on est dans les décès du 6 juin 😉
Le 6 juin 1710 :
Mort de Louise de La Vallière, l'amoureuse authentique de Louis XIV
Première maîtresse officielle de Louis XIV, connue pour sa beauté et sa piété, elle se retire au Carmel après avoir quitté la cour, laissant derrière elle une histoire d’amour sincère et tragique
Le 6 juin 1813 :
Mort de l’architecte Alexandre-Théodore Brongniart
Par la construction d’un grand nombre d’hôtels, par le dessin élégant de plusieurs jardins, enfin par son habileté dans les arts d’ornements, Alexandre-Théodore Brongniart avait acquis une certaine notoriété lorsqu’il fut chargé par Napoléon, en 1807, de la construction du palais de la Bourse de Paris, dont il ne verra pas l’achèvement mais qui marqua le sceau à sa réputation
Le 6 juin 1821 :
Mort du botaniste Louis Richard
« Personne n’a poussé plus loin l’art d’observer la nature presque dans ses moindres détails. La difficulté d’une recherche était pour lui une raison de s’en occuper ; l’organisation la plus compliquée était celle qui l’intéressait le plus ; il passait des mois entiers à suivre une observation, lorsqu’elle lui paraissait devoir répandre quelque lumière sur un point encore obscur. Ses écrits sont parfois d’un style négligé ; mais il n’en est aucun qui rie contienne des observations neuves et profondes. C’est lui qui a inspiré à la génération actuelle le goût de cette analyse rigoureuse et de cet examen approfondi qui caractérise essentiellement l’école française. »
Et......................................
Le 6 juin 1944,
plus de 150 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages normandes pour libérer l'Europe occidentale et vaincre l'Allemagne nazie.
Le débarquement de Normandie, lancé dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 sous le nom de code « Opération Neptune », constitue la plus vaste opération amphibie et aéroportée de l'histoire.
Misterprof-
FAE a écrit :
Bravo les filles et un grand merci ! 😃
Il n'y a pas que les filles 😄
6 juin 2000 :
Décès de l'écrivain Frédéric Dard.
Né le 29 juin 1921 à Bourgoin-Jallieu (Isère), Frédéric Dard est un écrivain français principalement connu pour les aventures du commissaire San-Antonio, souvent aidé de son adjoint Bérurier, dont il a écrit 175 aventures entre 1949 et sa mort.
Son père, Francisque, d'abord chaudronnier dans la société Diederichs, lance une entreprise de chauffage central à Bourgoin-Jallieu.
Sa mère, Joséphine-Anna Cadet, est fille d'agriculteurs.
Frédéric Dard naît avec le bras gauche atrophié et inerte.
Ses parents, très occupés par l'affaire familiale, le font élever par sa grand-mère Claudia Berlet qui l'incite à dévorer Les Pieds Nickelés autant que Les Misérables.
Il en gardera un souvenir ému et le goût pour la lecture.
Le jeune Frédéric surmonte son handicap en puisant dans ses lectures et son imagination.
Ne pouvant jouer avec les autres enfants, il se rattrape en leur racontant pendant les récréations les derniers films à l'affiche et, quand il ne les a pas vus, fait preuve d'une grande imagination pour les inventer.
Le krach de 1929 précipite le déclin de l'entreprise familiale, qui est mise en faillite.
Tous les biens des parents sont saisis, sous les yeux du jeune Frédéric.
La famille émigre alors à Lyon, dans un petit appartement du boulevard des Brotteaux. Son père devient contremaître en usine et sa mère travaille dans une boulangerie. Frédéric suit sans grand intérêt des études de comptable à l'école La Martinière.
Il est présenté en 1938 à Marcel E. Grancher, le fondateur des Éditions Lugdunum et du journal Le Mois à Lyon, par son oncle, ouvrier-mécanicien dans un garage automobile que Grancher fréquente.
Engagé comme stagiaire, il assume peu après un rôle de secrétaire de rédaction, officiellement à la fin de l'été 1940, puis de courtier en publicité.
Ses premiers articles, certainement encouragés par ses aînés comme le docteur Edmond Locard ou le romancier Max-André Dazergues, sont publiés anonymement dans le journal dès 1939.
Il écrit également une critique sur L'Expérience du docteur Mops, un auteur de romans de science-fiction.
Il considère ce roman comme « très curieux » en ajoutant que Jacques Spitz a su créer un genre qui « hésite entre HG Wells et Pierre Véry », ce qui sous-entend une certaine admiration pour le style de Spitz.
Enfin journaliste, le métier qui l'attire depuis longtemps, il passe à l'écriture à proprement parler et publie fin octobre 1940 son premier livre La Peuchère (une nouvelle paysanne, ainsi que la qualifiera son éditeur Marcel Grancher), son premier vrai roman, Monsieur Joos, récompensé par le premier Prix Lugdunum décerné sur manuscrit lui apportant enfin la notoriété en mars 1941 .
Frédéric Dard se marie en novembre 1942 avec Odette Damaisin (1923–2018), dont il aura deux enfants, Patrice (né en 1944) et Élizabeth (1948–2011).
Il s'installe avec sa femme à Lyon, dans le quartier de la Croix-Rousse, où il réside entre juillet 1944 et mars 1949.
Frédéric Dard écrit des livres pour enfants et des romans populaires pour nourrir sa famille, rencontre des écrivains repliés à Lyon.
Sa notoriété commence à dépasser les limites de la capitale rhodanienne.
Très influencé par le roman américain (Faulkner, Steinbeck) et surtout par le Britannique Peter Cheyney, il se lie avec Georges Simenon, qui lui rédige une préface pour son livre Au Massacre mondain.
Sous la houlette de Clément Jacquier, il écrit des romans avec ses premiers pseudonymes pittoresques : Maxell Beeting, Verne Goody, Wel Norton, Cornel Milk, etc.
Sur un coup de tête, ayant pris ombrage d'un livre de Marcel E. Grancher qui le cite dans ses souvenirs il part, en 1949, s'installer aux Mureaux avec sa famille dans un pavillon de banlieue.
Après quelques années de vaches maigres, il connaît ses premiers succès d'écriture au théâtre (notamment La Neige était sale, adaptation du roman de Simenon, montée par Raymond Rouleau au Théâtre de l'Œuvre en décembre 1950).
C'est en 1949 que paraît Réglez-lui son compte !, roman policier signé San-Antonio, et qui est un échec commercial.
Il rejoint alors les éditions du Fleuve noir, où il va côtoyer Jean Bruce et Michel Audiard, et y publie deux romans : Dernière mission, et le deuxième San-Antonio, Laissez tomber la fille.
En 1954, Frédéric Dard et Robert Hossein montent au Grand-Guignol Les Salauds vont en enfer, première pièce d'une longue collaboration théâtrale.
La notoriété naissante du commissaire San-Antonio engendre un succès qui, dès lors, ne le quittera plus.
Dard écrit vite et beaucoup, au rythme de quatre à cinq ouvrages par an : romans policiers, romans d'espionnage ou d'épouvante, scénarios, adaptation de roman pour le cinéma.
En 1964, il obtient le record du nombre de ventes de l'année en France avec L'Histoire de France vue par San-Antonio (350 000 exemplaires vendus).
Cependant, sa vie de couple avec Odette Damaisin n'est pas heureuse.
De 1966 à 1968, trois de ses romans illustrent cette période rendue encore plus douloureuse par son trouble bipolaire.
Le mercredi 29 septembre 1965, il tente de se pendre dans sa propriété « Les Gros Murs » à Meulan (Yvelines).
Transféré dans une clinique parisienne, il sera sauvé in extremis et pourra reprendre ses activités les semaines suivantes.
Il se remarie le 14 juin 1968 avec Françoise de Caro, la fille d'Armand de Caro, le cofondateur des éditions Fleuve noir.
En 1968, il prend la route de la Suisse avec sa nouvelle femme.
Le couple se fait construire le « chalet San-Antonio » à Gstaad.
Ils ont une fille, Joséphine, née en 1970, qui épousera Guy Carlier en 2006.
Quelques semaines après sa naissance, le couple Dard adopte un jeune Tunisien, prénommé Abdel.
Avec le temps, il commence à prendre du recul, et accorde de longues interviews à la presse.
En 1975, il fait paraître Je le jure, signé San-Antonio, un livre d'entretiens où il évoque son enfance, ses débuts, sa famille, ses idées].
En 1978 il acquiert à Bonnefontaine (Suisse), une ferme du XVIIIe siècle qu'il restaure : c'est dans ce domaine de L'Eau vive qu'il poursuit son œuvre en composant une centaine de romans et de nombreuses peintures, sa vocation contrariée.
La même année, il écrit Y a-t-il un Français dans la salle ?
Son éditeur et beau-père lui fait réaliser que s'il signe Frédéric Dard il en vendra 50 000 exemplaires, et que s'il signe San-Antonio il en vendra dix fois plus.
Il choisit la seconde option : l'auteur Frédéric Dard disparaît pour toujours derrière l'écrivain San-Antonio.
Le 23 mars 1983, Joséphine, âgée de treize ans à l'époque, est enlevée la nuit pendant son sommeil par un homme qui monte au premier étage de leur villa de Vandœuvres (Suisse), se faufile dans sa chambre, la drogue et s'enfuit avec elle dans un appartement à Annemasse.
Le ravisseur, Édouard Bois-de-Chesne, est le cadreur d'une équipe de télévision suisse venue auparavant faire un reportage sur le romancier.
Elle est libérée cinquante heures plus tard contre le versement d'une rançon de 2 millions de francs suisses grâce au chalet de Gstaad qui venait d'être vendu.
Le ravisseur est arrêté après avoir été repéré en parlementant avec Dard au téléphone sous un masque de Mitterrand, pour fausser sa voix.
Il est condamné à 18 ans de prison en novembre 1984 et la rançon est récupérée, mais l'épisode aura longtemps traumatisé Frédéric Dard et sa fille.
Il noue des liens très forts avec le R. P. Bruckberger (à qui il dédiera La Sexualité…) et avec l’écrivain Albert Cohen.
Il se passionne pour la peinture, notamment les œuvres de Domenico Gnoli, peintre hyperréaliste, ou celles de René Magritte, peintre surréaliste.
Il rend hommage à l'œuvre du poète belge Louis Scutenaire.
Frédéric Dard meurt le 6 juin 2000 à son domicile de Bonnefontaine.
Il est inhumé, suivant ses volontés, au nouveau cimetière de Saint-Chef en Dauphiné (Isère), village où il a vécu enfant en 1930, dans une maison appartenant à la famille de sa mère et où il aimait se ressourcer.
Un musée y est en partie consacré à son œuvre.
L'ancienne école de Saint-Chef, qu'il a fréquentée, porte une plaque commémorative rappelant ce fait.
À la mort de son père, son fils, Patrice a poursuivi l'écriture des San-Antonio jusqu'en 2016.
En 2024, une sculpture représentant le Chat de Philippe Geluck et figurant un hommage à l'œuvre de Frédéric Dard, ami de Geluck, est inaugurée à Saint-Chef.

ANCOLIE67
La guerre des Six Jours s'est déroulée du lundi 5 au samedi 10 juin 1967 et a opposé Israël à l'Égypte, la Syrie, l’Irak, et la Jordanie, après une offensive israélienne contre l’Égypte.
Les relations entre Israël et ses voisins arabes étaient restées conflictuelles depuis les accords d’armistice de 1949 qui ont mis fin à la guerre israélo-arabe de 1948-1949. En 1956, les tensions régionales se sont intensifiées lors de la crise de Suez, lorsque Israël a envahi l’Égypte en réaction à la fermeture du détroit de Tiran aux navires israéliens.
Les tensions israélo-arabes s’intensifient à nouveau au printemps 1967. La crise débuta le 7 avril, lorsqu'à la suite d'un incident mineur à la frontière israélo-syrienne, un combat aérien aboutit à la destruction de sept avions syriens. La montée des tensions fut exacerbée par les actions des commandos palestiniens opérant sur le territoire israélien, tandis que Israël menaça la Syrie d'une guerre en raison de son soutien aux Palestiniens. Le chef d'État égyptien, Gamal Abdel Nasser, répondit en fermant le détroit de Tiran, et en déployant des troupes aux frontières.
Le 5 juin 1967, Israël lança une série de frappes aériennes contre des aérodromes égyptiens et d'autres installations dans le cadre de l'opération Focus. Les forces égyptiennes furent prises par surprise et la quasi-totalité des moyens aériens militaires égyptiens furent détruits au sol, donnant à Israël la suprématie aérienne. Simultanément, l'armée israélienne lança une offensive terrestre dans la péninsule du Sinaï ainsi que dans la bande de Gaza. Les chars de l'armée israélienne prirent l'ascendant sur leurs adversaires. Après une résistance initiale, Nasser ordonna l'évacuation de la péninsule du Sinaï. La Jordanie, qui avait conclu un pacte de défense avec l'Égypte, a mené des attaques contre les forces israéliennes afin de ralentir leur avancée. Le cinquième jour, la Syrie est entrée en guerre en bombardant les positions israéliennes dans le nord.
La guerre des Six Jours a entraîné plus de 15 000 morts coté arabe et moins de 1 000 coté israélien. En outre, 15 casques bleus de l’ONU ont été tués par des frappes israéliennes dans le Sinaï et 34 soldats américains ont été tués lors de l’incident du USS Liberty, au cours duquel les forces aériennes israéliennes ont attaqué un navire américain pour des raisons qui restent controversées.
En moins d'une semaine, l'Égypte perdit la bande de Gaza et la péninsule du Sinaï, la Syrie fut amputée du plateau du Golan et la Jordanie de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Israël prit le contrôle de la vieille ville de Jérusalem. Environ 280 000 à 325 000 Palestiniens ont été expulsés de la Cisjordanie et 100 000 Syriens ont fui ou ont été expulsés du plateau du Golan. La victoire d'Israël l'a placé au rang de puissance militaire au Moyen-Orient.
Les résultats de cette guerre, épisode du conflit israélo-arabe, influencent encore aujourd'hui la géopolitique de la région[2]. Si Israël s'est depuis retiré d'un de ces territoires occupés, à savoir le Sinaï, deux autres ont été annexés, Jérusalem-Est et le plateau du Golan, — deux actes non reconnus par la communauté internationale — une grande partie de la Cisjordanie est toujours occupée, et la bande de Gaza était depuis 2005 sous embargo maritime, terrestre et aérien jusqu'au début de la guerre de Gaza d'octobre 2023 à aujourd'hui. Ces territoires annexés sont considérés comme une occupation illégale selon le droit international.

lyvi
delphinium29 a écrit :
C'est arrivé un 5 juin ......
Deux frères, un ballon et le rêve fou de quitter le sol
Le 5 juin 1783, à Annonay en Ardèche, Joseph et Étienne de Montgolfier réalisent la première démonstration publique de leur invention. Devant les États particuliers du Vivarais, un ballon de toile et de papier s’élève à près de 1 000 mètres d’altitude. Il n’y a personne à bord, mais le mLe ballon mesure environ 11 mètres de diamètre et pèse 225 kilos. Il vole pendant dix minutes avant de retomber à deux kilomètres de son point de départ. Personne dans l’assistance ne réalise encore que ce vol va engendrer l’aviation.
Les deux frères sont papetiers de métier, pas scientifiques. Selon la légende, c’est en observant une chemise gonflée par l’air chaud d’une cheminée qu’ils ont eu l’idée. Cinq mois plus tard, un premier vol habité aura lieu à Paris, comme on l’a raconté dans notre rétrospective de photos historiques. Mais ce 5 juin, l’humanité venait de quitter le sol pour la première fois.onde vient de basculer.
Je dirais que c'est le 4 juin ? 😉
4 juin 1783 — Annonay:
« Première démonstration publique. Un ballon de 900 m³ s'élève à 1 000 mètres pendant 10 minutes devant les notables d'Annonay. Le ballon brûle à l'atterrissage, mais les témoins attestent du vol. L'Académie des Sciences est notifiée.»
https://airshow.fr/blogs/infos/histoire-de-la-montgolfiere-qui-l-a-inventee-et-comment
→ 4 juin 2026 11:28
Le 4 juin 1783 : Première expérience des frères Montgolfier, à Annonay, sur les ballons
delphinium29
Le jour où la planète a eu droit à sa propre alarme..........................
Le 5 juin 1972, à Stockholm, s’ouvre la toute première conférence des Nations unies sur l’environnement. C’est la première fois que 113 pays se réunissent pour parler de pollution, de déforestation et de survie de la planète. La date deviendra la Journée mondiale de l’environnement.
Cette conférence a donné naissance au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Avant Stockholm, aucune institution internationale ne s’occupait d’écologie. Le mot « environnement » n’existait même pas dans le vocabulaire diplomatique.
Un chiffre pour mesurer le chemin parcouru : en 1972, les émissions mondiales de CO₂ étaient de 16 milliards de tonnes par an. Aujourd’hui, elles dépassent les 37 milliards. La conférence a créé la prise de conscience, mais les résultats concrets se font encore attendre, comme le montrent les changements récents de juin 2026.