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La Journée européenne des langues a été créée à l’initiative du Conseil de l'Europe lors de l'Année européenne des langues en 2001 en partenariat avec la Commission européenne.
Elle est célébrée chaque année le 26 septembre.
Objectifs
La journée européenne des langues vise à :
célébrer la diversité linguistique et culturelle,
promouvoir la riche diversité culturelle et linguistique de l'Europe, qui doit être maintenue et cultivée
favoriser le plurilinguisme et la communication interculturelle,
permettre l'apprentissage des langues tout au long de la vie.
Elle est soutenue notamment par l’association mondiale d’espéranto : la langue internationale espéranto est un outil de communication neutre dont l’un des objectifs est la défense et la sauvegarde des langues nationales.
Outils
Le Centre européen des langues vivantes (CELV) propose de nombreuses activités via son site Internet, notamment autoévaluer son niveau en langues et en apprendre une ou plusieurs. Il est disponible en 37 langues.
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26 septembre 2019 :
Décès de Jacques Chirac, haut fonctionnaire et homme d'État français.
Né 29 novembre 1932, Jacques René Chirac est le fils de François Chirac (1898-1968), médaillé de la croix de guerre 1914-1918, décoré de la Légion d'honneur, employé de la Banque nationale pour le commerce et l'industrie (BNCI), directeur général de la société Henry Potez, en 1937 puis administrateur d'une filiale de la SNCAN, et de Marie-Louise Valette (1902-1973).
Tous deux sont issus de familles corréziennes laïques et républicaines.
Ses deux grands-pères sont des hussards noirs de la République, des instituteurs devenus directeurs d'école.
Il commence ses études à l'école communale de Sainte-Féréole (Corrèze), où il est scolarisé de 1940 à 1943, puis les poursuit en région parisienne (où son père, après avoir été employé de banque, est nommé directeur à la BNCI en 193619), tout d'abord au lycée Hoche de Versailles pendant un an, puis au cours Hattemer, au lycée Carnot et enfin au lycée Louis-le-Grand, où il obtient le baccalauréat en 1950, en section « mathématiques élémentaires » avec mention « assez bien ».
Après son baccalauréat, il fait une campagne de trois mois comme matelot sur un navire charbonnier, le Capitaine Saint-Martin, contre l'avis de son père et signe l’appel de Stockholm sur la non-prolifération des armes nucléaires.
De retour en France, il fait une année en « hypotaupe » au lycée Louis-le-Grand.
Le 17 octobre 1953, il se fiance avec Bernadette Chodron de Courcel (née en mai 1933), rencontrée à Sciences Po, qu'il épouse le 16 mars 1956 à Paris 6e, malgré les réticences de la famille de celle-ci vis-à-vis d'un jeune homme issu d'un milieu différent.
Il commence son service militaire le 15 avril 1955 à l'École de Cavalerie de Saumur, dont il sort huitième sur 118.
Le grade d'officier lui est refusé en raison de son passé communisant et il faut l'intervention des relations de la famille Chodron de Courcel pour l'obtenir.
Il en sort donc finalement comme sous-lieutenant de cavalerie.
En tant qu'élève de l'ENA, il aurait pu éviter de faire la guerre d'Algérie, mais il se porte volontaire et il est affecté, à partir du 1er avril 1956, au 11e puis 6e régiment de chasseurs d'Afrique, en poste à Souk-el-Arba dans le département de Tlemcen.
Au cours de son service militaire, il est blessé au visage, puis promu lieutenant au début de l'année 1957.
Il est libéré de son service militaire le 20 juillet 1957, le maintien sous les drapeaux ayant alors été porté à 27 mois.
Pierre Juillet, proche conseiller du Premier ministre Georges Pompidou, le fait entrer en novembre 1964 à la commission de développement économique régional du Limousin puis, le 14 mars 1965, Chirac est élu conseiller municipal de Sainte-Féréole (Corrèze).
Lors des élections législatives de 1967, Georges Pompidou souhaite qu'il se présente dans une circonscription parisienne, mais Jacques Chirac préfère Ussel (Corrèze), réputée être un bastion de gauche.
Il bénéficie du soutien de Marcel Dassault, ami de son père qui finance pour lui un hebdomadaire UDR ayant son siège à Limoges, L'Essor du Limousin et qui souhaite en faire un secrétaire d'État à l'Aviation civile.
Il l’emporte de justesse au second tour, face à Georges Émon, candidat du Parti communiste français.
Le 8 mai 1967, Jacques Chirac est nommé secrétaire d'État à l'Emploi auprès du ministre des Affaires sociales Jean-Marcel Jeanneney, dans le troisième gouvernement Pompidou, entamant une longue carrière ministérielle qui continue dans tous les gouvernements successifs, dirigés par Maurice Couve de Murville, Jacques Chaban-Delmas et Pierre Messmer, jusqu'en 1974.
Durant Mai 68, il joue un rôle capital lors des accords de Grenelle et devient l'archétype du jeune énarque brillant.
Après Mai 68, il est secrétaire d'État à l'Économie et aux Finances, d'abord sous l'autorité du gaulliste François-Xavier Ortoli dans le gouvernement Maurice Couve de Murville, puis de celle du libéral Valéry Giscard d'Estaing, après l'élection à la présidence de la République de Georges Pompidou et la formation du premier gouvernement Chaban-Delmas, en juin 1969.
Son épouse Bernadette,quant à elle, est élue conseillère municipale de Sarran en 1971 (et deuxième adjointe au maire à partir de 1977), ainsi que conseillère générale pour le canton de Corrèze en 1979.
De plus en plus proche de Georges Pompidou, il est choisi en juillet 1969 par le couple présidentiel pour devenir le premier directeur général de la Fondation Claude-Pompidou.
Il commence également, à cette époque, à se lier avec deux collaborateurs du président de la République qui deviennent ses deux principaux conseillers durant les années 1970, Pierre Juillet et Marie-France Garaud.
Le 7 janvier 1971, Jacques Chirac est nommé directement par l'Élysée, et sans l'aval du chef de gouvernement Jacques Chaban-Delmas, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des relations avec le Parlement.
Il obtient son premier poste gouvernemental d'importance le 5 juillet 1972, en étant nommé ministre de l'Agriculture et du Développement rural, dans le gouvernement Messmer.
Le 27 février 1974, probablement à la suite de l'affaire des écoutes du Canard enchaîné, il « échange » son poste avec celui de Raymond Marcellin, jusque-là ministre de l'Intérieur.
Il est Premier ministre de 1974 à 1976,sous la Présidence de Valéry Giscard d'Estaing.
Entretenant de mauvaises relations avec Giscard, il démissionne de Matignon et lance le Rassemblement pour la République (RPR), un parti politique se réclamant du gaullisme.
Tout en poursuivant sa carrière d'élu en Corrèze, il devient maire de Paris en 1977 et se présente sans succès à l'élection présidentielle de 1981.
Après la victoire de la droite aux élections législatives de 1986, il est désigné par le président socialiste François Mitterrand pour exercer à nouveau la fonction de Premier ministre, poste qu'il occupera de 1986 à 1988.
Il est battu au second tour de l’élection présidentielle de 1988 face au président sortant, puis prend la tête de l’opposition, bien que confronté par la suite à la popularité croissante d'Édouard Balladur.
En 1995, il est élu président de la République avec 52,6 % des voix au second tour, face au socialiste Lionel Jospin.
À la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale en 1997, il perd la majorité au Parlement et se voit contraint à une cohabitation avec Lionel Jospin, lors de laquelle a notamment lieu un référendum instaurant le quinquennat présidentiel.
Lors de l'élection présidentielle de 2002, il est réélu pour cinq ans avec 82,2 % des voix au second tour, bénéficiant d'un « front républicain » face au candidat du Front national, Jean-Marie Le Pen. Pendant son second mandat, après avoir lancé l'Union pour un mouvement populaire (UMP), il prend en 2003 la tête de l'opposition internationale à la guerre d'Irak lancée par le président américain George W. Bush, et s'implique pour le « oui » dans le référendum de 2005 sur la Constitution européenne, qui se solde par la victoire du « non ».
Victime d'un accident vasculaire cérébral en 2005, Jacques Chirac est dès lors frappé par des moments d'absence, des pertes de mémoire et est également atteint de forte surdité.
En septembre 2011, les avocats de l'ancien président indiquent qu'il n'est pas « en capacité » d'assister au procès des emplois fictifs.
Ses apparitions publiques se font de plus en plus rares.
Il est hospitalisé à plusieurs reprises dans les années 2010, notamment en décembre 2015 pour affaiblissement et en septembre 2016 à la suite d'une infection pulmonaire.
Il se déplace avec une canne puis en fauteuil roulant, tandis que sa surdité et ses difficultés pour communiquer s'accroissent.
Ainsi, il ne peut aller voter à l'élection présidentielle de 2012 et effectue sa dernière apparition publique le 21 novembre 2014, lors de la remise annuelle des prix de sa fondation.
Retiré de la vie politique, il siège jusqu’en 2011 au Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit en tant qu'ancien président de la République.
Jacques Chirac meurt d'une insuffisance rénale à son domicile parisien le 26 septembre 2019 à l'âge de 86 ans.
Les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande ainsi que de nombreux élus et responsables politiques de tous bords lui rendent hommage, de même que de nombreuses personnalités politiques étrangères.
Plusieurs hommages lui sont également rendus en Corrèze, où un hommage officiel, à la demande de la famille et du département, se tient le 5 octobre 2019.
Le 29 septembre 2019, un hommage populaire lui est rendu aux Invalides, où le cercueil de l'ancien président recouvert du drapeau français est exposé pour que le public puisse venir se recueillir. Jacques Chirac est inhumé au cimetière du Montparnasse, auprès de sa fille Laurence.
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"Thomas Stearns Eliot Né le : 26/09/1888
Décédé le : 04/01/1965
Poète britannique d'origine américaine (1888-1965) critique littéraire, auteur dramatique et lauréat du prix Nobel de littérature, célèbre pour son oeuvre poétique la Terre vaine (The Waste Land).
T. S. Eliot de son nom complet Thomas Stearns Eliot (26 septembre 1888 - 4 janvier 1965), est un poète, dramaturge et critique littéraire américain naturalisé britannique. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1948."
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Wangari Muta Maathai, née Wangarĩ Muta et surnommée la femme qui plantait des arbres, née le 1er avril 1940 à Ihithe (colonie du Kenya) et morte le 25 septembre 2011 à Nairobi (Kenya), est une biologiste, professeure d'anatomie en médecine vétérinaire et militante politique et écologiste.
Le 8 octobre 2004, elle reçoit le prix Nobel de la paix pour « sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix » à la suite de son engagement contre la déforestation du Kenya. C’est la première femme africaine à recevoir cette distinction.
Biographie
Wangari Maathai est élevée dans les White Highlands (en) au centre du Kenya. Ses parents, du peuple kikuyu, sont des fermiers qui luttent pour la subsistance de leur tribu. Étant l'aînée d'une famille de six enfants, elle s'occupe de la majorité des tâches ménagères de la maisonnée. En 1948, grâce à la volonté de sa mère, Wangari Maathai entre à l'école primaire de Ihithe (Ihithe Primary School), alors que très peu de filles y accèdent.
Puis elle suit des études secondaires au Couvent Loreto, une école de filles de Limuru. En 1959 elle obtient son baccalauréat et en 1960 elle obtient une bourse du Students Airlifts Programme. Cette bourse, mise en place par Tom Mboya en collaboration avec l'African-American Students Foundation, permet à des étudiants kényans de terminer leurs études dans des universités américaines.
Elle devient ainsi, en 1964, la première femme d'Afrique de l'Est à obtenir une licence en biologie puis un doctorat au Mount Saint Scholastica College à Atchison, dans le Kansas. Elle poursuit ses études à Pittsburgh en Pennsylvanie jusqu’en 1966, année où elle retourne chez elle pour une brève période, avant de s'envoler pour l'Allemagne, où elle obtient un emploi à l'université de Munich. Elle rejoint ensuite l'Université de Nairobi pour travailler en médecine vétérinaire comme assistante de recherche auprès du Professeur Reinhold Hofmann et y obtient, en 1971, son Ph.D. (doctorat). Elle enseigne dès lors l'anatomie vétérinaire et devient par la suite doyenne de la faculté. En 2002, elle est professeure invitée au Global Institute of Sustainable Forestry de l'université Yale (Yale School of Forestry & Environmental Studies (en)).
Elle est membre honoraire du Club de Rome.
Elle meurt le 25 septembre 2011 à l'hôpital de Nairobi, des suites d'un cancer. Son corps est mis dans un cercueil confectionné en bambou et en fibres de jacinthe, pour respecter la demande qu'elle avait faite à sa famille de ne pas couper d'arbre pour fabriquer son cercueil. Le jour de la cérémonie, un arbre est planté par ses enfants et petits-enfants en présence de centaines de personnes, au Uhuru Park (Parc de la Liberté en Swahili) à Nairobi. Il s'agit du parc que Wangari Maathai a sauvé de la destruction en mettant en échec un projet de gratte-ciel que le régime autoritaire de l'ancien président Daniel arap Moi voulait construire à cet endroit.
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25 septembre 1969 :
Naissance de l'actrice et chanteuse britannique Catherine Zeta-Jones.
Elle nait à Swansea d’un père confiseur, David James Jones et d’une mère couturière d'origine irlandaise, Patricia Fair, de religion catholique.
Elle est ainsi prénommée en hommage à ses grands-mères Catherine Fair (du côté maternel) et Zeta Jones (du côté paternel), à qui elle doit son deuxième prénom qu'elle ajoute à son nom de scène.
Deuxième d'une fratrie de trois enfants, elle grandit dans le quartier de Mumbles et décrit son éducation comme « stricte », avec une mère « sévère mais gentille ».
Son frère aîné, David Jones (né en 1967), est responsable de développement dans le cinéma et son frère cadet, Lyndon Jones (né en 1972), est producteur pour la société Milkwood Films.
C'est parce qu'elle est une enfant hyperactive que ses parents l'inscrivent à des cours de danse à la Hazel Johnson School of Dance dès l'âge de quatre ans.
Elle y rencontre brièvement la célèbre chanteuse Shirley Bassey.
À l’âge de neuf ans, elle est choisie pour jouer July, l’une des orphelines de la comédie musicale Annie, qui est jouée dans le West End de Londres.
Deux ans plus tard, elle décroche le rôle principal de cette même comédie musicale, qui est cette fois jouée au Grand Théâtre de Swansea.
Elle débute sur scène dans les années 1980, puis elle obtient son premier rôle au cinéma dans Les Mille et Une Nuits (1990) de Philippe de Broca.
Elle poursuit ensuite sa carrière à la télévision, notamment avec la série The Darling Buds of May, qui la fait connaître en Grande-Bretagne.
Au début de son adolescence, ses capacités en danse lui permettent de devenir championne nationale de claquettes.
S'ensuivent plusieurs participations dans d'autres productions théâtrales.
En 1983, elle retrouve le West End et devient Tallulah, le personnage féminin principal de la pièce de théâtre Bugsy Malone.
Durant sa jeunesse, ses parents gagnent 100 000 livres sterling à un jeu d'argent (le Bingo), leur permettant notamment de financer les études de leur fille.
C'est ainsi que Catherine Zeta-Jones est scolarisée à la Dumbarton House School, une école privée de Swansea, mais elle prend la décision de la quitter avant d’obtenir son O-level, soit avant d’obtenir un diplôme lui permettant d’aller en classe de première.
Ensuite, elle part étudier dans une école d’arts à Chiswick, à l’ouest de Londres, où elle reste trois ans.
Elle est alors engagée pour faire partie de la troupe de The Pajama Game.
En 1987, sa carrière au théâtre prend une autre tournure par un coup de hasard.
Alors qu'elle sert de doublure dans la comédie musicale 42nd Street, Catherine Zeta-Jones remplace au pied levé l'actrice principale qui est tombée malade.
Elle se voit ainsi propulsée en haut de l'affiche.
Le producteur est tellement impressionné qu’il lui offre définitivement le rôle-titre pour les représentations suivantes.
À cette occasion, elle fait la rencontre du chanteur Freddie Mercury, qui vient l'encourager régulièrement.
En 1989, elle s'illustre dans le rôle de Mae Jones dans Street Scene, un opéra de Kurt Weill, qu'elle joue avec l'English National Opera.
Mais c’est en 1998, avec son interprétation d'Elena de la Vega dans Le Masque de Zorro de Martin Campbell, qu’elle devient mondialement connue.
L'actrice enchaîne ensuite plusieurs productions à gros budget et voit sa carrière évoluer grâce au film Traffic (2000) de Steven Soderbergh, qui lui offre sa première nomination aux Golden Globes.
Depuis 2000, elle est l'épouse de l'acteur américain Michael Douglas avec lequel elle a deux enfants.
En 2003, elle remporte l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation de Velma Kelly dans Chicago de Rob Marshall, obtenant ainsi la consécration de la profession.
En 2010, ses débuts à Broadway aux côtés d'Angela Lansbury dans A Little Night Music sont salués par l'octroi du Tony Award de la meilleure actrice dans une comédie musicale.
À partir du milieu des années 2010, elle délaisse le cinéma au profit d’un retour à la télévision.
Catherine Zeta-Jones. a souvent collaboré avec des réalisateurs de renommée mondiale comme Martin Campbell, Stephen Frears, Steven Soderbergh, Steven Spielberg, les frères Coen et Tim Burton pour ne citer qu’eux.
À l'écran, elle est connue pour avoir donné la réplique à Antonio Banderas, George Clooney, Brad Pitt, Tom Hanks ou encore Tom Cruise.
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24 septembre 2000 :
Référendum sur le quinquennat en France.
Le 24 septembre 2000, le gouvernement français soumet à référendum un amendement à la Constitution de la Ve République qui instaure le quinquennat et aligne la durée du mandat présidentiel sur la durée du mandat des députés.
C'est la fin du septennat instauré 127 ans plus tôt.
73% des votants s'expriment en faveur de l'amendement constitutionnel, mais la participation est très faible (30% des inscrits).
Le manque d'enthousiasme de l'électorat vient de ce que la réforme a été mise en œuvre pour des raisons de convenance partisane par le président Jacques Chirac et son Premier ministre Lionel Jospin, le premier de droite, le second de gauche.
Un an plus tard, la réforme est complétée par l’inversion du calendrier électoral qui place désormais le scrutin législatif au mois de juin dans la foulée de la présidentielle, avec pour objectif de garantir au chef de l’État une majorité parlementaire durant tout son mandat et d’éviter toute nouvelle cohabitation au sein de l'exécutif entre un Président et un Premier ministre de bords opposés.
Ces modifications d'apparence anodine auront pour effet de transformer le Parlement en une chambre d'enregistrement, tout juste bonne à entériner les décisions du Président.
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24 septembre 1853
La Nouvelle-Calédonie devient française
Le 24 septembre 1853, le contre-amiral Febvrier-Despointes prend possession de la Nouvelle-Calédonie au nom de l'empereur Napoléon III.
C'est l'époque où les Français redécouvrent l'outre-mer et reconstituent un empire colonial pour remplacer celui qu'ils ont perdu un siècle plus tôt, lors du traité de Paris.
Sous le règne de Louis-Philippe Ier, les Français s'étaient fait doubler par l'ennemie héréditaire, la Grande-Bretagne, dans la prise de possession de la Nouvelle-Zélande.
Dès le début du Second Empire, ils organisent dans le plus grand secret, en guise de revanche, la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie voisine.
Avec l'annexion de cet archipel de l'océan Pacifique à peine deux fois plus étendu que la Corse, la France manifeste son désir de renouer avec l'expansion outre-mer.
Un siècle et demi plus tard, l'avenir de l'archipel reste suspendu au processus électoral enclenché par les accords de Matignon de 1988.
Un archipel délaissé
La Nouvelle-Calédonie avait été abordée en 1774 par l'explorateur James Cook qui la baptisa ainsi parce qu'il lui trouvait une ressemblance avec l'Écosse (Calédonie est l'autre nom de l'Écosse).
Les habitants de la Nouvelle-Calédonie, des Mélanésiens (à peau noire) dénommés Kanaks (ou Canaques), furent ensuite évangélisés par des missions protestantes anglaises, puis par des missions concurrentes, catholiques, venues de France.
Quand la France impose sa souveraineté aux habitants, elle est donc en terrain de connaissance. Dès 1854 est fondé un établissement portuaire sous le nom de Port-de-France. Douze ans plus tard, pour éviter la confusion avec la capitale de la Martinique (Fort-de-France), il est rebaptisé du nom kanak du lieu, Nouméa. La ville est aujourd'hui la capitale du territoire, avec plus de 100 000 habitants.
En mai 1864, ne sachant trop quoi faire de ces terres éloignées de tout et sans ressources notables, le gouvernement impérial y installe, faute de mieux, une colonie pénitentiaire. Elle sera supprimée en 1887, en raison de conditions de détention jugées trop... douces.
En même temps qu'arrivent les premiers déportés, un ingénieur découvre sur l'archipel des gisements de nickel. Bientôt affluent des Alsaciens-Lorrains qui cultivent les terres et exploitent les mines avec succès. Peu à peu, les immigrants d'Europe mais aussi de Polynésie deviennent plus nombreux que les autochtones kanaks.
Il s'ensuit des tensions communautaires attisées par les convoitises réciproques sur les ressources du sous-sol et les terres. Elles s'aggravent dans les années 1980.
L'apaisement revient le 26 juin 1988 avec les accords de Matignon-Oudinot, une large autonomie et la promesse d'un référendum d'autodétermination.
De celui-ci, qui s'est tenu le 4 novembre 2018, il a résulté un rejet de l'indépendance à près de 60% des votants. Les Calédoniens, toutes origines confondues, ont préféré une autonomie très étendue, sous l'égide de la France, à une indépendance aventureuse. Affaire à suivre...
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23 septembre 1938 :
Naissance de l'actrice Romy Schneider.
Rosemarie Magdalena Albachest une actrice germanoc-française.
Au début des années 1950, vers l'âge de 15 ans, elle commence sa carrière d'actrice dans le genre Heimatfilm (de l'allemand Heimat, « patrie »), film de genre portant sur une histoire pittoresque et mettant en scène la campagne reculée et des gens simples.
De 1955 à 1957, elle interprète l'impératrice Élisabeth d'Autriche, surnommée « Sissi », dans trois films (Sissi en1955, Sissi impératrice en1956 et Sissi face à son destin en 1957) qui lui valent succès et reconnaissance internationale.
Elle s'installe alors en France où elle joue dans des films à succès et plébiscités par la critique.
Sa collaboration avec Henri-Georges Clouzot pour le très attendu L'Enfer (1964) n'aboutira pas et le film restera inachevé.
En 1969, La Piscine de Jacques Deray avec Alain Delon sera un succès remarqué.
Dans les années 1970, elle travaillera notamment avec Claude Sautet dans cinq films dont Les Choses de la vie (1970), César et Rosalie (1972) ou Une histoire simple (1978) pour lequel elle obtiendra le César de la meilleure actrice.
Elle avait déjà obtenu le tout premier César de la meilleure actrice pour L'important c'est d'aimer (1975) d'Andrzej Żuławski.
En 1958, Romy Schneider rencontre l'acteur français Alain Delon avec lequel elle se fiance l'année suivante.
Leur relation prend fin en 1963.
Après un passage au Brésil en mars 1965, Romy Schneider retourne à Berlin, à l'occasion de l'inauguration du restaurant Blatzheim à l'Europa-Center de Berlin-Ouest.
Elle y rencontre l'acteur et metteur en scène de théâtre de boulevard berlinois Harry Meyen, de quatorze ans son aîné et d'origine juive.
Encore marié, il entame une liaison avec elle, puis se sépare de sa femme en décembre 1965 avant de divorcer en mai 1966.
Le 3 décembre 1966, à 9 heures 06, âgée de 28 ans, Romy Schneider donne naissance à son premier enfant, David-Christopher Meyen.
Le divorce houleux de l'actrice avec Harry Meyen est prononcé le 5 juillet 1975 à Berlin-Ouest en l'absence des deux intéressés.
Le 18 décembre 1975, enceinte de six mois, elle épouse donc Daniel Biasini à Berlin.
Deux semaines plus tard, le 31 décembre 1975, vers 18 heures, elle ressent de violentes douleurs au ventre.
Elle fait une fausse couche, non pas à la suite d'un accident de voiture (cet accident a en fait eu lieu en janvier 1977), mais sans doute à cause d'un virus contracté au cours de l'extraction d'une dent de sagesse une semaine auparavant.
Le 21 juillet 1977, à l'âge de 38 ans, elle accouche prématurément d'une fille, la future actrice Sarah Biasini, à Gassin (Var).
La césarienne l'a épuisée : elle reste une année entière auprès de sa famille puis reprend à nouveau le chemin des plateaux de cinéma.
Elle renoue très vite avec le succès grâce à Une histoire simple, de Claude Sautet en 1978.
Le 5 juillet 1981, David passe le dimanche chez ses grands-parents.
L'après-midi, vers 16 h 30, après une balade à vélo avec des copains, il est de retour à la maison mais le portail, haut de deux mètres, est clos.
Pour ne pas déranger sa famille, il escalade le mur d'enceinte comme il en a l'habitude, mais perd l'équilibre et, dans sa chute, s’empale sur les pointes de métal de la grille.
Il meurt le soir même à l'hôpital, à l'âge de 14 ans.
Le soir du vendredi 28 mai 1982, Romy Schneider sort dîner avec son compagnon Laurent Pétin chez la belle-sœur de ce dernier, Claude, et son compagnon.
Ils rentrent tard le soir, et alors que son compagnon part se coucher, l'actrice préfère rester seule pour écouter de la musique.
Au matin du samedi 29, elle est retrouvée inanimée sur son bureau.
Laurent Pétin, la croyant endormie, la transporte dans leur lit mais se rend vite compte qu'elle ne respire plus.
Il appelle les secours mais le décès est constaté vers sept heures du matin.
Elle était âgée de 43 ans.
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Le chewing-gum , gomme à mâcher, pâte à mâcher, chique, chiclette ou gomme (en Amérique du Nord) est une gomme à laquelle sont ajoutés des arômes et parfums alimentaires. Elle est destinée à être mâchée et non avalée.
C'est Thomas Adams qui, en mélangeant du chiclé (latex issu du sapotillier) avec de la résine et du sirop, fabrique puis commercialise en 1872 les premiers chewing-gums.
Préhistoire
Dès la Préhistoire, les hommes mâchaient de la sève de conifères : des empreintes dentaires ont été laissées sur des résines dont les polyphénols devaient servir d'antiseptique . Des traces de pâte à mâcher à base de sève de bouleau datant d'il y a plus de 6 500 ans ont été découvertes en 1997 en Suède. Il y a plus de 5 000 ans, les Mayas, au Mexique, mastiquaient de la sève de sapotillier. La sève de cet arbre originaire du Yucatan est un latex appelé chiclé ( « tchiclé »). Les Égyptiens — du temps des pharaons — utilisent un masticatoire à base de résine de lentisque pour fabriquer de la gomme à mâcher. Les Grecs utilisaient quant à eux le pistachier lentisque.
Moyen Âge
Les Asiatiques mâchaient le bétel (pratique toujours actuelle en Inde avec la noix d'arec), les Amérindiens des Andes chiquaient les noix du kolatier et ceux d'Amazonie chiquaient des boulettes de tabac. Les Européens adoptèrent cette habitude à la suite de l'importation de cette plante en France, en 1560.
Invention du chewing-gum moderne
Le chewing-gum moderne naît en Amérique du Nord : en 1869, Antonio López de Santa Anna, général mexicain, est chassé de son pays par la révolution. Il arrive à New York avec son « Trésor de Mexico » : 250 kg de sève séchée de sapotillier pour en faire un substitut au caoutchouc. Il charge Thomas Adams de négocier le chiclé qui, finalement, s’avère impropre à l'usage envisagé ; mais Adams conserve le stock, et le revend en pharmacie à un coût inférieur à la paraffine. C’est le début du succès. D’autres pionniers tentent d’améliorer le produit mexicain : William J. Whit ajoute du sirop de glucose dans son « Yucatan Chewing Gum ». William Semple, dentiste de l’Ohio, obtient le premier brevet d’invention du chewing-gum moderne en dissolvant du naphte et de l’alcool, et en y ajoutant une petite dose de réglisse pour lui donner un goût agréable[5]. William Wrigley Jr., quant à lui, se charge de lancer le produit sur tout le sous-continent nord-américain, grâce à de grandes campagnes de publicité à la fin du xixe siècle.
Chewing-gum contemporain
Le chewing-gum est popularisé en Europe par les Américains à la fin de la Première Guerre mondiale. La Croix-Rouge américaine expédie 4,5 millions de chewing-gum en France en 1918 pour les troupes américaines. À la suite de cette introduction, des sociétés françaises, belges, britanniques et italiennes passent des commandes massives aux États-Unis pour commercialiser le chewing-gum en Europe. Dès le début des années 1920, des compagnies européennes se lancent dans la fabrication de chewing-gum.
En France, c'est avec l'arrivée des G.I. en 1944, à l'occasion du Débarquement, que le chewing-gum est vraiment popularisé[8]. L'un de ces soldats, Courtland E. Parfet, décide de revenir en France en 1952, pour y lancer la marque Hollywood, un chewing-gum à la chlorophylle entièrement fabriqué en France (la première usine est installée à Montreuil).
Dans différents marchés, le chewing-gum a été associé à la collection de petites vignettes (les marques Globo, dès l'entre-deux-guerres, Malabar ou Bazooka par exemple) ou des tatouages temporaires. Depuis les années 1870, plusieurs artistes l'ont utilisé dans leurs créations. À l'origine, et dans des marchés haut de gamme comme au Japon, le chewing-gum est à base de chiclé et de gélatine.
Période de déclin
La popularité du chewing-gum diminue au début du 21e siècle . Perçu comme un problème pour l'environnement et pour la santé, le chewing-gum voit ses ventes baisser au milieu des années 2010. Au début des années 2020, le produit n'attire plus les jeunes et semble en décalage avec la demande de produits plus naturel.
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22 septembre 1922 :
Naissance d' Yvette Horner, accordéoniste, pianiste et compositrice française.
Yvette Marie Eugénie Hornère (patronyme modifié par sa mère qui trouvait cela plus « commercial ») passe quelques années de son enfance à Rabastens-de-Bigorre, où son père, Louis Hornère, est entrepreneur en bâtiment.
Enfant unique, sa mère l'incite à faire de la musique.
Son professeur, Marguerite Lacoste, lui enseigne ses premières notes de musique au piano.
Elle étudie la musique au conservatoire de Tarbes, puis au conservatoire de Toulouse où, âgée de 11 ans, elle obtient un 1er prix de piano.
Sa mère l'oblige à abandonner son instrument pour l'accordéon chromatique.
Au long de sa vie, Yvette Horner garde la nostalgie de son premier instrument, avec lequel elle enregistre même en 1950 un récital d'œuvres classiques sur l'album 33 tours Le Jardin secret d'Yvette Horner, et se produisant maintes fois en pianiste lors d'émissions télévisées.
Cependant, elle fait ses débuts au Théâtre Impérial de Tarbes (renommé par la suite Théâtre des Nouveautés), qui appartient à sa grand-mère paternelle.
La jeune fille commence à se produire dans les casinos.
Son éducation se poursuit à Paris, où elle est l'élève de Robert Bréard.
En 1937, à Paris, elle remporte le Concours international de l’accordéon, organisé par l'Association internationale des accordéonistes, ex aequo avec André Beauvois et devant Freddy Balta.
En 1938 elle participe, en compagnie de Freddy Balta et d'André Lips, aux premiers championnats du monde d'accordéon (actuelle Coupe mondiale de l'accordéon) qui réunissent les joueurs d'accordéon chromatique et diatonique, organisés à Paris, au Moulin de la Galette, par l'Association internationale des accordéonistes.
Elle donne son premier concert en 1947 à Paris et en 1948, remporte la deuxième édition de la Coupe mondiale de l'accordéon.
Le 30 avril 1947, à Vielle-Adour (Hautes-Pyrénées) elle épouse René Droesch (1915-1986), originaire de Bourg-en-Bresse, footballeur aux Girondins de Bordeaux, qu'elle a rencontré en 1936.
Droesch interrompt sa carrière pour devenir son manager, son mari et la décharger des « soucis matériels ».
Yvette Horner a regretté de ne pas avoir eu d'enfant avec son mari, mort le 3 mars 1986 à Créteil.
Le grand prix international d'accordéon de Paris lui est attribué en 1950.
En 1950, elle reçoit le grand prix du disque de l’académie Charles-Cros pour l'album Le Jardin secret d'Yvette Horner, récital d'œuvres classiques interprétées au piano et à l'accordéon .
En 1952, la société Calor, qui sponsorise le Tour de France, lui propose d'accompagner la course, ce qui lance sa carrière.
Elle joue sur un podium à l'arrivée de chaque étape.
Coiffée d'un sombrero et juchée sur le toit d'une Citroën Traction Avant aux couleurs de la marque Suze, elle réitère les années suivantes, accompagnant au total onze fois le Tour de France (de 1952 à 1963).
Elle est également reine des Six jours de Paris en 1954.
Dans les années 1980, elle change la couleur de ses cheveux, passant de brune à rousse, et adopte des tenues de scène plus extravagantes (telles que la célèbre « robe Tour Eiffel ») créées par le couturier Jean-Paul Gaultier, qui en fait l'une de ses égéries.
En 1987, elle devient la marraine du club d'accordéon de Doudeville, le Cany-Accordéon-Club, dirigé par sa fondatrice, Annie Lacour, qui travailla à la Schola Cantorum de Paris pendant cinq ans.
En 1989, elle prend part aux célébrations du Bicentenaire de la Révolution en se produisant sur la place de la Bastille.
L'année suivante, elle est la vedette d'une revue au Casino de Paris.
Dans les années 1990, elle se produit sur scène en compagnie de Marcel Azzola puis collabore avec le chorégraphe Maurice Béjart lorsque celui-ci monte le ballet Casse-Noisette de Tchaïkovski au théâtre du Châtelet en 1999.
En 2005 paraît son autobiographie, intitulée Le Biscuit dans la poche.
Cette même année, l'accordéoniste vend la maison de Nogent-sur-Marne où elle avait vécu durant une cinquantaine d'années.
Elle met aux enchères à l'hôtel Drouot des objets personnels, dont sa collection de robes Jean Paul Gaultier.
La vente se tient au profit de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et d'une association de lutte contre le cancer.
Après la vente de sa maison de Nogent, l'artiste vit dans une résidence pour personnes âgées située à Paris.
En juin 2006, la musicienne entame un documentaire sur sa vie avec le réalisateur canadien Damian Pettigrew.
Son album Double d'Or sort en 2007.
En 2009, elle prend part à la tournée La plus grande guinguette du monde.
En 2011, l'accordéoniste est invitée par le chanteur Julien Doré à participer à l'enregistrement de son album Bichon.
Un nouvel album d'Yvette Horner, intitulé Hors Norme, est édité en mai 2012.
Il est réalisé par Patrick Brugalières.
Parmi les artistes invités figurent Lio, Didier Lockwood, Richard Galliano et Marcel Amont.
La pochette est illustrée par Jean-Paul Gaultier.
Elle donne son dernier concert en 2011.
Yvette Horner meurt le 11 juin 2018 à Courbevoie, à l'âge de 95 ans.
Elle est inhumée au cœur du cimetière Saint-Jean à Tarbes.
Neuf mois après son décès, une statue la représentant est posée sur son monument funéraire. C’est à sa demande que le sculpteur Yves Lacoste a réalisé cette pièce pour un hommage à son public mais aussi à ses parents, à son mari, à ceux qui l'ont aidée dans ses efforts pour accéder à la notoriété.
Finalement, l'œuvre est grandeur nature (soit 1,54 m), avec une Yvette Horner portée par des mains qui l'applaudissent, émergeant d'un cocon et empoignant un accordéon, réplique directe de celui qu'elle utilisait pour l'un de ses morceaux préférés.
Durant sa carrière, l'accordéoniste a donné plus de 2 000 concerts.
Sa discographie compte 150 disques, dont les ventes ont atteint les 30 millions d'exemplaires.
Capusa06
22 septembre 1932
Naissance au forceps de l'Arabie séoudite
Le royaume d'Arabie séoudite (ou Arabie saoudite) a été fondée par le chef d'une famille bédouine, Ibn Séoud (en anglais Ibn Saud), le 22 septembre 1932, au terme à une guerre longue et meurtrière.
La famille dont est issu Ibn Séoud règne sur la région du Nedjd (ou Nadjd), au coeur de la péninsule arabe, autour de l'oasis de Riyad (aujourd'hui capitale de l'Arabie... séoudite).
Son destin bascule au milieu du XVIIIe siècle lorsque son chef, Mohammed ibn Séoud, s'allie avec un illuminé du nom de Wahhab, fondateur de la secte musulmane des wahhabites.
Wahhab prêche le retour au Coran et aux hadith (les faits et gestes du Prophète) de la façon la plus stricte qui soit, en écartant toute interprétation ultérieure. C'est en vertu de son enseignement éclairé que Ben Laden et consorts s'accoutrent et accoutrent leurs femmes comme ils pensent que faisaient le Prophète et ses compagnons ! Chassé de partout, Wahhab trouve donc refuge auprès de Séoud dont il devient le gendre.
Les Séoud imposent le wahhabisme à leurs sujets et mènent une guerre sainte en vue de l'imposer aussi à leurs « frères arabes ». Dans un premier temps, cela ne leur vaut rien. Acculé, le dernier représentant des Séoud doit se réfugier chez l'émir de Koweit.
Victoire à l'arraché
C'est alors qu'intervient son fils Abd el-Aziz III ibn Séoud, né officiellement le 15 janvier 1876. Par un coup de main audacieux, il reprend l'oasis de Riyad en 1902 puis, grâce au soutien des Britanniques, se proclame émir de Nedjd et imam des wahhabites.
Il reprend le combat après la Première Guerre mondiale. Au terme d'une guerre fratricide dont on évalue à 200 000 le nombre de victimes (dans une péninsule à l'époque peuplée d'à peine 3 millions d'habitants), il s'empare de Médine et chasse le chérif Hussein de La Mecque le 5 décembre 1924.
Enfin, il se fait proclamer roi d'Arabie le 22 septembre 1932, unifiant sous sa férule la péninsule arabe à l'exclusion du Yémen et des émirats du Golfe Persique.
Depuis sa mort, le 9 novembre 1953, ses nombreux fils se succèdent sur le trône de Riyad. Le 22 janvier 2015, le prince Salman (79 ans) a ainsi succédé à son demi-frère Abdallah, mort à 91 ans.
Le temps n'a pas effacé la méfiance entre les Séoud et les Hachémites, dont les descendants se sont vu offrir en compensation par les Anglais un royaume en Transjordanie, l'actuelle Jordanie (capitale : Amman).
delphinium29
22 septembre 1969 : Georges Pompidou évoque Gabrielle Russier, morte d'aimer
Professeure de lettres, Gabrielle Russier a 32 ans quand elle ouvre le gaz dans son appartement de Marseille en cette rentrée du 1er septembre 1969. Ce suicide intervient alors qu’elle risque de retourner en prison après y avoir déjà effectué un court séjour. Son crime ? Avoir vécu une histoire d’amour avec un de ses élèves, âgé de 17 ans. Cet amour hors-la-loi a ému les Français et jusqu'au président de la République Georges Pompidou. Il l'évoque avec émotion lors de sa conférence de presse du 22 septembre 1969 en citant trois vers du poète Paul Éluard...
Paul Eluard : Mieux vaut mourir d'amour que d'aimer sans regrets. ,
