
delphinium29
28 septembre 1956 :
La France produit ses premiers kW nucléaires à Marcoule
Le 28 septembre 1956, la France devient le premier pays d'Europe occidentale à produire de l'énergie atomique. G1, la pile atomique construite à Marcoule dans le Gard, avait entamé une réaction nucléaire le 7 janvier de la même année puis était montée en puissance jusqu'à être apte à faire tourner un générateur EDF. Commence pour la France une ère nouvelle basée sur l'énergie atomique, dont on espère qu'elle garantira son indépendance énergétique. En 1974, dans l'année qui suit le premier choc pétrolier, elle relance son effort avec le Plan Messmer qui prévoit 58 réacteurs atomiques supplémentaires.
FAE
"Créée en 1794, l'Ecole Polytechnique n'accueillait que des hommes. C'est en 1972 que Michel Debré, alors Ministre de la Défense du gouvernement Pompidou, a décidé d'ouvrir l'X aux femmes ! L'année 2022 marque donc le cinquantenaire de l'accès des femmes à Polytechnique."
Capusa06
28 septembre 1794 : Création de la future École Polytechnique
Le 28 septembre 1794, soit deux mois après la chute de Robespierre, le Comité de Salut public décide, à l'initiative de Lazare Carnot, de créer une École centrale des travaux publics, afin de fournir aux armées de la République française les cadres scientifiques dont elles ont besoin pour faire face à leurs ennemis.
L'école est installée au Palais Bourbon, aujourd'hui siège de l'Assemblée nationale. Sa mise en place est confiée à un collectif de savants dirigé par le mathématicien Gaspard Monge. Elle sera rebaptisée École polytechnique l'année suivante puis, en 1804, transformée par Napoléon 1er en école militaire, avec un général à sa tête, pour former les officiers d’artillerie et du génie.
Misterprof-
28 septembre 1956 :
La France produit ses premiers kW nucléaires à Marcoule.
C’est par un simple communiqué conjoint du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et d’EDF que les Français l’apprendront : le 28 septembre 1956, pour la première fois en Europe continentale de l’Ouest, ils ont produit de l’électricité d’origine nucléaire.
La première étape avait eu lieu le 7 janvier lorsque G1, la pile atomique construite à Marcoule (Gard), chargée d’uranium, avait produit sa première réaction nucléaire.
Depuis lors, le réacteur était monté en puissance pour dégager une chaleur suffisante pour faire tourner un générateur d’EDF.
C’était l’aboutissement d’une aventure scientifique qui faisait entrer la France dans une ère nouvelle.
La France avait joué un rôle de pionnier dans l'histoire de l’atome.
Pierre et Marie Curie puis sa fille Irène, mariée à Frédéric Joliot, tous deux prix Nobel de chimie en 1935, avaient par leurs découvertes jeté les bases de cette nouvelle technologie.
Les premiers brevets nucléaires français étaient déposés en 1939.
Très vite, les possibilités de l’atome, aussi bien thérapeutiques, énergétiques que militaires avaient été pressenties.
Lorsque la guerre a éclaté, en 1940, la France a acquis en Norvège un stock d’eau lourde, substance qui pourrait être utilisée à la fabrication d’une bombe ou d’un moteur atomique pour les sous-marins.
Tout s’arrête en juin 1940 avec l’invasion allemande.
Lorsque le Général de Gaulle embarque le 15 juin pour l’Angleterre, il rapporte dans ses mémoires de guerre que son navire transportait une précieuse cargaison : les stocks d’eau lourde de la France.
En fait, il se trompe.
Ce liquide destiné à ralentir la réaction nucléaire avait été embarqué à Bordeaux à destination de l’Angleterre avec quelques savants français.
Désormais l’aventure atomique se poursuivrait en terre anglo-saxonne, au Royaume Uni, au Canada et, bien sûr, aux Etats-Unis, où elle allait aboutir un matin de juillet 1945, quelque part dans le désert du nouveau Mexique,à l’explosion de la première bombe nucléaire.
La France, en pointe à la veille du conflit, avait vu se réaliser sans elle la maîtrise de la réaction nucléaire.
Frédéric Joliot-Curie qui dirigeait le laboratoire du Collège de France avait refusé de partir en Angleterre.
Il refusera d’apporter son concours aux Allemands, eux aussi engagés dans la course à l’atome. Une poignée de ses collaborateurs, comme Bertrand Goldsmith, auteur des Pionniers de l’atome (Stock) partiront et participeront à l’effort de guerre allié.
A leur retour, ils permettront à la France libérée de revenir dans la course.
Le Général de Gaulle avait, comme beaucoup, été frappé de stupeur par l’efficacité redoutable de l’arme atomique dont deux exemplaires avaient suffit à mettre le Japon hors de combat. L’explosion d’Hiroshima avait eu lieu le 6 août 1945.
Le 18 octobre de la même année le Général créait le Commissariat à l’énergie atomique.
Frédéric Joliot-Curie prenait la responsabilité scientifique du nouvel organisme tandis que Raoul Dautry, ancien ministre du ravitaillement et de l’effort de guerre de Daladier en prenait la direction administrative et financière.
Les équipes de 1939 étaient reconstituées.
Officiellement, il s’agissait de domestiquer l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.
A partir de 1948, année de la mise en route de la première pile atomique française « Zoé » dans un laboratoire à Châtillon, la guerre froide fait rage.
Frédéric Joliot-Curie est entré au parti communiste dans la résistance.
Pour lui, il est hors de question de participer à la construction d’une arme qui pourrait être utilisée contre « la patrie des travailleurs », l’URSS.
De toute façon la France n’a aucun intérêt à révéler qu’elle cherche « la bombe » et, pour elle, la personnalité de Frédéric Joliot-Curie est une caution de ses bonnes intentions.
Au demeurant l’opinion publique croit aux vertus pacifiques de l’atome sur lesquelles elle fonde de grands espoirs.
Persuadés qu’il fournira une énergie bon marché inépuisable, les « écolos » d’alors mettent en avant les promesses du nucléaire civil pour combattre les projets de construction de barrages hydro-électriques.
Frédéric Joliot-Curie devra les détromper et leur faire comprendre que l’énergie nucléaire, ce n’est pas pour tout de suite.
Même le premier réacteur de Marcoule mis en route en cette année 1956 consommera davantage d’électricité qu’il n’en produira.
En réalité, l’objectif français est double et d’abord militaire.
Il le deviendra de plus en plus à mesure des progrès de la recherche.
Le général de Gaulle, trop amer de ne pas avoir pu convaincre les politiques avant guerre de doter la France d’un corps de bataille cuirassé ne veut pas rater cette nouvelle révolution dans la stratégie militaire.
Nul doute qu’il pense à la bombe lorsqu’il crée le commissariat à l’énergie atomique.
La particularité de la technologique utilisée à cette époque pour produire de l’électricité, de l’uranium non enrichi, du graphite et du gaz, est de générer un sous-produit directement utilisable à la fabrication des bombes : le plutonium.
EDF, en rivalité avec le CEA, n’est pas forcément convaincue des avantages compétitifs de l’atome.
Si l’établissement public veut être dans le coup, c’est plus à titre expérimental que dans un but vraiment industriel.
En 1955, au moment où l’on construisait Marcoule, le directeur général d’EDF,Roger Gaspard, déclarait qu’il n’était pas question pour son entreprise de jouer les mécènes à l’égard du CEA.
Un mois après la mise en route de Marcoule, les Français trouvaient du pétrole dans le Sahara. Celui-ci allait rester très bon marché jusqu’à la guerre du Kippour.
Des années plus tard, en 1969, l’un de ses successeurs, Marcel Boiteux, n’acceptait que ses ingénieurs participent à la construction de centrales nucléaires que « comme gymnastique en attendant que l’atome devienne compétitif ».
Il a fallu attendre l’embargo de 1973 et le plan Messmer de 1974 pour que la France se dote des 58 réacteurs qui assureront son indépendance énergétique.
Elle le fera en adoptant une technologie américaine mise au point par Westinghouse.
C’est donc les applications militaires qui prendront le pas sur les applications civiles et l’électricité qui deviendra un sous-produit du plutonium.
En 1950, Frédéric Joliot-Curie sera renvoyé du CEA pour ses déclarations prosoviétiques et Raoul Dautry décèdera un an plus tard.
C’est alors que deux hommes providentiels apparurent : Félix Gaillard, nommé secrétaire d’État à la présidence du conseil et Pierre Guillaumat, qui prendra la tête du CEA.
Le premier, fervent défenseur de l’atome dans tous les gouvernements obtiendra les moyens financiers nécessaires à la poursuite des programmes.
Le plan Gaillard, prévoyant la construction de deux réacteurs à Marcoule fut présenté en 1952 au Parlement par le gouvernement Pinay.
Un amendement communiste visant à interdire l’utilisation du plutonium à des fins militaires fut rejeté, y compris par les socialistes.
En 1958, dernier président du conseil de la IVème république,Félix Gaillard donnait les ordres pour que les premiers essais d’une bombe atomique ait lieu au Sahara en 1960.
Pierre Guillaumat, devenu ministre des Armées du général de Gaulle exécutera le programme.
L’aventure du CEA illustre la recette qui allait permettre à la France d’après guerre de redevenir une puissance économique et militaire : planification, continuité de la collaboration entre les ingénieurs, les scientifiques et les politiques pour la plupart issus de la résistance et soucieux de reconquérir l’indépendance.
Même si ils ne l’avouent guère, des hommes de gauche comme Mendes France et Guy Mollet ont soutenu l’effort nucléaire français.
L’humiliation de la conférence de Genève qui mit fin en 1954 à la guerre d’Indochine et le piteux retrait de Suez en cette même année1956 rendait ce choix de la bombe inévitable.
Comme plus tard le chantage à l’embargo pétrolier allait conduire le pays à se doter d’une industrie nucléaire civile performante pour maîtriser la totalité du cycle du combustible.
Ce sont ces choix faits depuis 1945 qui conduisent la France d’aujourd’hui à accueillir le prototype de réacteur à fusion nucléaire Iter à Cadarache.
Et c’est la nostalgie de ces années de croissance et de plein emploi qui amène le gouvernement à relancer des grands projets industriels et scientifiques autour des pôles de compétitivité.
Reste à restaurer l’enseignement universitaire scientifique car tout a commencé dans les laboratoires.
Capusa06
Misterprof- a écrit :
27 septembre 1748 :
Abolition des galères.
Le 27 septembre 1748, une ordonnance du roi Louis XV abolit l'institution des galères et incorpore ces dernières dans la marine royale.
Les forçats sont désormais internés dans des prisons côtières ou dans des navires hors service, notamment à Toulon, dans ce qui sera le bagne.
C'est à Jacques Coeur, marchand et Grand Argentier du roi, que revint l'idée de recruter de force des rameurs à l'image de ce qui se faisait déjà sous l'Antiquité romaine.
Comme il faisait face à une pénurie d’embauche de marins qui menaçait son négoce, il proposa à Charles VII de procéder à des enrôlements de force et lui demanda d’autoriser l’utilisation des « méchantes gens » responsables de l’insécurité dans les villes, en tant que mariniers-avironneurs.
Le 22 janvier 1443, Charles VII, convaincu, se décida à suivre les conseils de son Argentier et lui accorda le « privilège » d’enrôler par tous les moyens, y compris la force, et à condition de leur fournir une convenable rémunération, les « personnes oyseuses, vagabondes et autres caïmans » qui troublaient l’ordre et la paix des cités du littoral.
Depuis 1560, où une ordonnance de Charles IX avait institué une peine de réclusion d'un minimum de dix ans, les condamnés étaient enchaînés à leur banc.
À leurs côtés, les engagés volontaires n'étaient pas enchaînés.
Quand la galère coulait, ceux-ci pouvaient tenter de survivre si, du moins, ils savaient nager.
Les condamnés quant à eux coulaient avec l'épave.
Les uns et les autres formaient la chiourme.
Les galères s'étaient multipliées au siècle suivant, sous le règne de Louis XIV.
Le Roi-Soleil avait manifesté sa volonté de dominer les mers comme le continent et il avait confié à son ministre Colbert le soin de créer une marine digne de ce nom, rivale des marines anglaise et hollandaise.
Colbert avait d'abord acheté des navires à l'étranger avant de lancer une industrie navale en France même.
Dès 1677, la France comptait 116 vaisseaux dont douze de premier rang, avec 74 à 120 canons.
Au total plus de 6000 canons.
Les galères royales basées à Toulon étaient au nombre d'une quarantaine.
Ces bateaux longs et bas, à un pont et deux mâts, étaient armés de canons à l'avant.
À l'arrière, ils étaient surmontés du carrosse ou tabernacle, où se tenaient les officiers.
Chaque galère était placée sous le commandement de quatre officiers d'épée (des gentilshommes).
Ils avaient sous leurs ordres une centaine de soldats, appelés bas-officiers, qui faisaient office de geôliers.
Parmi eux les argousins, qui ferraient les galériens, et les pertuisaniers, qui surveillaient ceux-ci lors des corvées.
Les rameurs étaient des esclaves turcs achetés sur les marchés de Livourne, de Gênes ou de Malte, ainsi que des condamnés de droit commun.
À ceux-là s'ajoutaient de malheureux vagabonds, des huguenots ou encore des faux-saulniers, coupables de contrebande sur le sel.
Ils dormaient ordinairement sur leur banc et vivaient dans une puanteur à peine supportable.
Saint Vincent de Paul s'était indigné mais en vain du sort de ces hommes.
Leur malheur était le prix à payer pour la gloire de la « Royale », surnom encore actuel de la marine française.
Capusa06 27 septembre 2023 10:15
27 septembre 1748
Abolition des galères
😄
Misterprof-
27 septembre 1748 :
Abolition des galères.
Le 27 septembre 1748, une ordonnance du roi Louis XV abolit l'institution des galères et incorpore ces dernières dans la marine royale.
Les forçats sont désormais internés dans des prisons côtières ou dans des navires hors service, notamment à Toulon, dans ce qui sera le bagne.
C'est à Jacques Coeur, marchand et Grand Argentier du roi, que revint l'idée de recruter de force des rameurs à l'image de ce qui se faisait déjà sous l'Antiquité romaine.
Comme il faisait face à une pénurie d’embauche de marins qui menaçait son négoce, il proposa à Charles VII de procéder à des enrôlements de force et lui demanda d’autoriser l’utilisation des « méchantes gens » responsables de l’insécurité dans les villes, en tant que mariniers-avironneurs.
Le 22 janvier 1443, Charles VII, convaincu, se décida à suivre les conseils de son Argentier et lui accorda le « privilège » d’enrôler par tous les moyens, y compris la force, et à condition de leur fournir une convenable rémunération, les « personnes oyseuses, vagabondes et autres caïmans » qui troublaient l’ordre et la paix des cités du littoral.
Depuis 1560, où une ordonnance de Charles IX avait institué une peine de réclusion d'un minimum de dix ans, les condamnés étaient enchaînés à leur banc.
À leurs côtés, les engagés volontaires n'étaient pas enchaînés.
Quand la galère coulait, ceux-ci pouvaient tenter de survivre si, du moins, ils savaient nager.
Les condamnés quant à eux coulaient avec l'épave.
Les uns et les autres formaient la chiourme.
Les galères s'étaient multipliées au siècle suivant, sous le règne de Louis XIV.
Le Roi-Soleil avait manifesté sa volonté de dominer les mers comme le continent et il avait confié à son ministre Colbert le soin de créer une marine digne de ce nom, rivale des marines anglaise et hollandaise.
Colbert avait d'abord acheté des navires à l'étranger avant de lancer une industrie navale en France même.
Dès 1677, la France comptait 116 vaisseaux dont douze de premier rang, avec 74 à 120 canons.
Au total plus de 6000 canons.
Les galères royales basées à Toulon étaient au nombre d'une quarantaine.
Ces bateaux longs et bas, à un pont et deux mâts, étaient armés de canons à l'avant.
À l'arrière, ils étaient surmontés du carrosse ou tabernacle, où se tenaient les officiers.
Chaque galère était placée sous le commandement de quatre officiers d'épée (des gentilshommes).
Ils avaient sous leurs ordres une centaine de soldats, appelés bas-officiers, qui faisaient office de geôliers.
Parmi eux les argousins, qui ferraient les galériens, et les pertuisaniers, qui surveillaient ceux-ci lors des corvées.
Les rameurs étaient des esclaves turcs achetés sur les marchés de Livourne, de Gênes ou de Malte, ainsi que des condamnés de droit commun.
À ceux-là s'ajoutaient de malheureux vagabonds, des huguenots ou encore des faux-saulniers, coupables de contrebande sur le sel.
Ils dormaient ordinairement sur leur banc et vivaient dans une puanteur à peine supportable.
Saint Vincent de Paul s'était indigné mais en vain du sort de ces hommes.
Leur malheur était le prix à payer pour la gloire de la « Royale », surnom encore actuel de la marine française.
delphinium29
et le 27 septembre
Le 27 septembre 1822, Jean-François Champollion, qui a fait à l'archéologie le sacrifice de sa santé et de sa jeunesse, perce le secret des hiéroglyphes. Grâce aux inscriptions trilingues de la pierre de Rosette, il devance son rival anglais Thomas Young...
Capusa06
27 septembre 1748
Abolition des galères
Le 27 septembre 1748, une ordonnance du roi Louis XV abolit l'institution des galères et incorpore ces dernières dans la marine royale. Les forçats sont désormais internés dans des prisons côtières ou dans des navires hors service, notamment à Toulon, dans ce qui sera le bagne.
Résurgence du travail forcé sur les navires
C'est à Jacques Coeur, marchand et Grand Argentier du roi, que revint l'idée de recruter de force des rameurs à l'image de ce qui se faisait déjà sous l'Antiquité romaine. Comme il faisait face à une pénurie d’embauche de marins qui menaçait son négoce, il proposa à Charles VII de procéder à des enrôlements de force et lui demanda d’autoriser l’utilisation des « méchantes gens » responsables de l’insécurité dans les villes, en tant que mariniers-avironneurs.
Le 22 janvier 1443, Charles VII, convaincu, se décida à suivre les conseils de son Argentier et lui accorda le « privilège » d’enrôler par tous les moyens, y compris la force, et à condition de leur fournir une convenable rémunération, les « personnes oyseuses, vagabondes et autres caïmans » qui troublaient l’ordre et la paix des cités du littoral. Ainsi Cœur venait-il de fonder les bases de ce vieux bagne, de cette institution qui plus tard, et durant des siècles, porterait le nom infamant de « galères ».
Depuis 1560, où une ordonnance de Charles IX avait institué une peine de réclusion d'un minimum de dix ans, les condamnés étaient enchaînés à leur banc. À leurs côtés, les engagés volontaires n'étaient pas enchaînés. Quand la galère coulait, ceux-ci pouvaient tenter de survivre si, du moins, ils savaient nager... Les condamnés quant à eux coulaient avec l'épave. Les uns et les autres formaient... la chiourme.
Naissance de la Royale
Les galères s'étaient multipliées au siècle suivant, sous le règne de Louis XIV. Le Roi-Soleil avait manifesté sa volonté de dominer les mers comme le continent et il avait confié à son ministre Colbert le soin de créer une marine digne de ce nom, rivale des marines anglaise et hollandaise.
Colbert avait d'abord acheté des navires à l'étranger avant de lancer une industrie navale en France même. Dès 1677, la France comptait 116 vaisseaux dont douze de premier rang, avec 74 à 120 canons. Au total plus de 6000 canons.
Les galères royales basées à Toulon étaient au nombre d'une quarantaine. Ces bateaux longs et bas, à un pont et deux mâts, étaient armés de canons à l'avant. À l'arrière, ils étaient surmontés du carrosse ou tabernacle, où se tenaient les officiers.
Chaque galère était placée sous le commandement de quatre officiers d'épée (des gentilshommes). Ils avaient sous leurs ordres une centaine de soldats, appelés bas-officiers, qui faisaient office de geôliers. Parmi eux les argousins, qui ferraient les galériens, et les pertuisaniers, qui surveillaient ceux-ci lors des corvées.
Les rameurs étaient des... esclaves turcs achetés sur les marchés de Livourne, de Gênes ou de Malte, ainsi que des condamnés de droit commun. À ceux-là s'ajoutaient de malheureux vagabonds, des huguenots ou encore des faux-saulniers, coupables de contrebande sur le sel. Ils dormaient ordinairement sur leur banc et vivaient dans une puanteur à peine supportable.
Saint Vincent de Paul s'était indigné mais en vain du sort de ces hommes. Leur malheur était le prix à payer pour la gloire de la « Royale », surnom encore actuel de la marine française.
Capusa06
delphinium29 a écrit :
Le 26 septembre 1859 paraît La Légende des Siècles, monument poétique de Victor Hugo. Le poète romantique s'est volontairement exilé à Guernesey pour protester contre le coup d'État de Napoléon III. Il acquiert avec cette œuvre une stature de prophète.
Nous sommes le 27 septembre 😀
