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C'est arrive un 11 juin...............................
11 juin 1842 : François Guizot et Alexis Legrand bâtissent le réseau ferré français
Le 11 juin 1842, François Guizot, ministre du roi Louis-Philippe, promulgue une loi décisive sur les chemins de fer. Elle va dessiner le futur réseau ferré français et relancer l'investissement en remédiant à l'insuffisance de capitaux. Par cette loi, l'État promet en effet des monopoles avec des concessions à long terme aux compagnies privées qui voudront se lancer dans l'aventure.
Conçue en concertation avec l'ingénieur des Ponts et Chaussées Alexis Legrand, la loi projette aussi sept réseaux en étoile au départ de Paris, vers la Manche, l'Atlantique, les Pyrénées, la Méditerranée et le Rhin, ainsi que deux réseaux transversaux de la Méditerranée au Rhin et de l'Atlantique à la Méditerranée. Chaque réseau est déconnecté des autres car il ne s'agit pas que les compagnies privées puissent fusionner et se constituer en monopole !
Ce réseau centralisé, dit « étoile de Legrand », va déterminer l'aménagement du territoire national pour le siècle à venir. Il va être repris par les législateurs britanniques, avec un réseau en étoile autour de Londres, les Américains et les Allemands lui préférant un réseau multipolaire avec des hubs.
La mise en oeuvre de la loi Guizot va être retardée par les crises économiques et politiques et ne démarrera vraiment que sous le Second Empire, sous l'impulsion de Napoléon III qui a retenu de son exil antérieur les réussites anglaises...
C'est sa fête : Barnabé
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11 juin 1144 :
Naissance de l'art gothique à Saint-Denis.
Le chœur et l'avant-nef de la prestigieuse abbatiale dédiée au premier évêque de Paris sont solennellement consacrés.
L'énergique abbé Suger avait entrepris, quinze ans plus tôt, de reconstruire son église abbatiale qui menaçait ruine.
Construite quatre siècles plus tôt en style pré-roman, elle avait été dédicacée le 24 février 775 en présence du futur Charlemagne.
À vrai dire, il s'en est tenu à la construction d'un nouveau chœur dans le prolongement de l'abbatiale existante.
Pour les fidèles qui entrent dans l'église par sa partie romane, sombre et deux fois moins haute, l'éblouissement est total quand ils se rapprochent du chœur, inondé de lumière divine et qui semble s'élever vers le ciel.
Pour la consécration de son œuvre, Suger a invité le roi de France, Louis VII le Jeune, et sa femme, la duchesse Aliénor d'Aquitaine, ainsi que tous les grands personnages du royaume, y compris vingt-quatre évêques et archevêques, sans compter aussi l'archevêque anglais de Cantorbéry.
Tous ces prélats, émerveillés par la lumière des vitraux et l'élancement de la structure, vont regagner leur diocèse avec le désir de reconstruire leur propre cathédrale dans le style particulier de Saint-Denis.
C'est ainsi que ce style architectural, dont les prémices sont apparues en Normandie et à Sens, va se diffuser dans le royaume et bien au-delà dans toute l'Europe jusqu'au début de la Renaissance, quatre siècles plus tard.
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10 juin 1791 :
Le Québec à la conquête de sa souveraineté.
Le roi d'Angleterre George III signe l'Acte constitutionnel du Canada, qui fait suite à l'annexion du Canada par l'Angleterre le 10 février 1763, au traité de Paris.
Il partage la colonie nord-américaine en deux provinces :
– À l'ouest de la rivière Outaouais est créé le Haut-Canada, à dominante anglophone ;
– À l'est, le Bas-Canada réunit les Canadiens de souche française.
Il compte 160 000 habitants dont seulement 20 000 anglophones.
Sa capitale est la ville de Québec.
Cette réforme satisfait les communautés anglophone et francophone en créant deux provinces ainsi qu'en introduisant des assemblées de représentants élus.
Sitôt annexée à l'issue de la guerre de Sept Ans, l' ancienne colonie française du Canada (ou Nouvelle-France) avait été rebaptisée Province of Quebec
Les nouveaux maîtres montrent d'abord une grande sévérité à l'égard des colons, obligeant notamment les candidats à la fonction publique à abjurer le catholicisme par le serment du Test. Ils répriment aussi l'usage de la langue française.
Mais quand éclate l'insurrection des Treize colonies qui deviendront les États-Unis, Londres renverse la vapeur et décide de s'allier les élites québécoises.
Une difficulté inattendue survient lorsqu' arrivent des États-Unis 40 000 loyalistes anglophones désireux de rester sous les lois britanniques.
Attirés par les dons en terres et en argent de la couronne britannique, huit mille d'entre eux s'établissent dans la province du Québec.
Comme ces nouveaux arrivants ne veulent pas des lois françaises, il faut encore une fois changer les lois.
C'est ainsi qu'a été promulgué l'Acte constitutionnel du Canada, qui officialise le partage territorial entre francophones et anglophones.

ANCOLIE67
Le massacre de Tulle est un ensemble de crimes commis dans la ville de Tulle par la 2e division SS « Das Reich » le 9 juin 1944, trois jours après le débarquement en Normandie. Après une offensive des FTP, les 7 et 8 juin 1944, au cours de laquelle les troupes allemandes perdent au moins 35 soldats et tuent dix-huit garde-voies, l'arrivée d'éléments de la « Das Reich » contraint les maquisards à évacuer la ville.
Le 9 juin 1944, après avoir raflé les hommes de 16 à 60 ans, les SS et des membres du Sipo-SD vouent 120 habitants de Tulle à la pendaison, dont 99 sont effectivement suppliciés. Dans les jours qui suivent, 149 hommes sont déportés à Dachau, où 101 perdent la vie. Au total, les crimes de la Wehrmacht, de la Waffen-SS et du Sipo-SD font 218 victimes civiles à Tulle.
L'attaque de Tulle est planifiée par le commandant des maquis FTP de Corrèze, Jacques Chapou, dit Kléber, mi-avril[c] ou début mai 1944 : « à l'origine, il semble bien que cette attaque ait été envisagée sans aucun lien avec le débarquement dont la date était encore imprévisible[11] ». Elle poursuit plusieurs objectifs : « désarmer, et si possible, anéantir la garnison allemande ; désarmer les Gardes Mobiles et s'approprier leurs armes et véhicules ; rendre inoffensifs la Milice et les collaborateurs connus[12] », mais aussi, « creuser des vides dans la garnison, inspirer une crainte salutaire à ses chefs et les amener à se retrancher dans Tulle sans en plus sortir, faisant ainsi cesser, au moins pour un temps, les expéditions contre les maquis[13]. » Contactés, les responsables de l'Armée secrète se montrent tout à fait opposés à une opération contre un centre urbain[14].
Selon J. Delarue, Tulle est défendue par une garnison de sept cents hommes du 3e bataillon du 95e régiment de sécurité de la Wehrmacht, auxquels il faut ajouter six ou sept cents hommes des Gardes Mobiles et de la Milice française ; B. Kartheuser estime quant à lui les effectifs du 95e régiment de sécurité à 289 hommes, issus des 8e, 13e compagnies et de l'état-major, sur la base d'un relevé détaillé établi le 17 mai[15]. Face à eux, les résistants disposent de 1 350 combattants, dont 450 ne participent pas au déclenchement de l'opération et de 1 350 hommes en soutien[16]. Pour Jean-Jacques Fouché et Gilbert Beaubatie, les forces en présence s'élèvent à un peu plus de trois cents hommes du côté allemand, l'attaque étant lancée par quatre cents FTP, qui sont rejoints ensuite par cent-vingt combattants supplémentaires en milieu d'après-midi le 7 et le 8 au matin[17].
L'offensive se déclenche le 7 juin 1944 à cinq heures du matin[18] et un coup de bazooka tiré sur la caserne du Champ de Mars où sont cantonnées les forces de maintien de l'ordre donne le signal de l'attaque[19]. Dès six heures, les édifices dans lesquels se trouve la garnison allemande sont cernés ; la poste et la mairie, où les FTP établissent leur poste de commandement, sont occupées vers sept heures[20]. À huit heures, la gare elle aussi est prise par les résistants, qui y trouvent dix-huit gardes-voies et un employé des chemins de fer, Abel Leblanc[21] : invités à rejoindre le maquis, ceux-ci préfèrent attendre la fin des combats dans la salle d'attente. À 11 h 30, les forces de la Milice et des GMR hissent le drapeau blanc sur la caserne du Champ de Mars : après des négociations, ils quittent la ville vers seize heures, en emportant tout leur matériel[19]. Pour Elie Dupuy, dont le groupe de combat FTP n'avait pas été touché par l'ordre de repli de Chapou, ce départ est un échec, l'un des buts de l'opération étant de récupérer le matériel de guerre et de transport des forces de l'ordre ; mais avec son seul bataillon de quatre-vingt-dix hommes, il n'a pas les moyens « de poursuivre l'attaque contre la garnison allemande et, en même temps, d'imposer une reddition inconditionnelle aux policiers[22] ».
Pendant ce temps, vers 13 h 30, les Allemands profitent du retrait partiel des maquisards sur les hauteurs ordonné par Chapou[23] et reprennent brièvement le contrôle de la gare, dans laquelle ils découvrent à leur tour les gardes-voies, porteurs d'un brassard blanc, signe distinctif de leur fonction, mais semblable à celui des FTP. Dès que les gardes-voies sortent du bâtiment, sans le moindre interrogatoire, sans même être fouillés, ils sont pris sous le feu des troupes allemandes dans la cour de la gare ou le long des voies menant au garage du chemin de fer départemental, fauchés « par des tirs croisés dont ceux d'une mitrailleuse leur tirant dans le dos », alors qu'ils s'adressent aux Allemands en leur criant « Camarades ! Camarades ! »[24]. Seul Abel Leblanc survit à la fusillade. Pour B. Kartheuser, il s'agit d'un assassinat délibéré, les Allemands étant au courant de la présence des gardes-voies et connaissant leur tenue[25].
Dans la nuit du 7 au 8, alors que les maquisards, toujours privés des 450 hommes du groupe A, se sont retirés sur les hauteurs, la garnison allemande se regroupe en trois lieux : l'école normale de jeunes filles au nord, la manufacture d'armes et l'école de Souilhac au sud[19]. Les combats reprennent à six heures trente du matin[26], la principale offensive étant dirigée contre l'école normale, bastion principal des troupes allemandes. Face à la résistance des Allemands, les FTP boutent le feu à l'édifice vers quinze heures. Vers dix-sept heures, dans des circonstances qui restent peu claires et discutées, les Allemands tentent une sortie ou essaient de se rendre : si l'un d'entre eux agite un chiffon blanc[d], d'autres portent des grenades amorcées[19]. Dans la confusion la plus totale, les maquisards ouvrent le feu à l'arme automatique : certains soldats sont fauchés à bout portant, des grenades explosent, ce qui explique les blessures, terriblement mutilantes observées sur les cadavres. Après la reddition des troupes allemandes, neuf membres du SD sont identifiés, notamment avec l'aide d'une trentaine de maquisards libérés, emmenés au cimetière et fusillés sans jugement[]. Les combats cessent dès ce moment, les résistants se contentant de maintenir l'encerclement de la manufacture d'armes et de l'école de Souilhac, qu'ils comptent attaquer le lendemain. Alors que les blessés allemands et français sont emmenés à l'hôpital, Kléber se rend à la préfecture et demande au préfet Pierre Trouillé de continuer à assurer la direction de l'administration. Pour la résistance, à l'exception des deux petits bastions à prendre le lendemain, Tulle est libérée].

lyvi
Le 9 juin 1760 :
Établissement d’une petite poste chargée de la distribution et de la relève du courrier dans Paris.
Révolutionnant l’échange urbain de lettres, elle est la descendante d’un service rudimentaire porté par des « nuntii volantes » au XIVe siècle, suivi d’une poste centralisée et publique sous Louis XI, Richelieu et Sully
Le 9 juin 1603 :
Henri IV manque de se noyer dans la Seine, à Neuilly
Du temps de Henri IV, on passait encore à Neuilly la Seine dans un bac. Ce prince revenant de Saint-Germain-en-Laye avec la reine et plusieurs dames et seigneurs de la cour, entra dans le bac sans sortir de son carrosse ; les deux derniers chevaux tirant trop de côté, tombèrent dans l’eau et entraînèrent la voiture ; on courut au secours, et on fut assez heureux pour sauver tout le monde. Afin de prévenir dans la suite de pareils accidents, le roi fit construire un pont, qui depuis a été remplacé par un autre beaucoup plus solide et plus magnifique.
Le 9 juin 1348 :
Le pape Clément VI achète la ville d’Avignon
Par un contrat du 9 juin 1348, le pape Clément VI achète de Jeanne, reine de Sicile, la ville d’Avignon avec ses faubourgs, son territoire et ses confins, pour la somme de quatre-vingt mille florins. Les papes possédaient déjà le Comté-Venaissin, par le don que leur en avait fait Philippe le Hardi dans son entrevue à Lyon avec Grégoire X.
Dès l’année 1308, le pape Clément V avait transféré le Saint-Siège de Rome à Avignon ; il y resta jusqu’en 1376, que Grégoire XI (le dernier pape qui ait été français) en partit pour retourner à Rome, où il arriva en 1377, et le Saint-Siège y est toujours resté depuis. Toutes les fois que les rois de France étaient mécontents de la cour de Rome, ils étaient dans l’usage de se saisir d’Avignon et du Comtat-Venaissin.
Louis XIV s’en empara deux fois, l’une en 1662, du temps du pape Alexandre VII, et l’autre en 1688, sous le pontificat d’Innocent XI ; Louis XV s’en empara également le 11 juin 1768. Enfin le comtat a été réuni à la France en 1791, et forme aujourd’hui le département du Vaucluse.
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9 juin 1815 :
L'Acte final du Congrès de Vienne.
Ce document de 300 pages en français (la langue universelle de l'époque) redéfinit les contours de l'Europe après la chute de Napoléon Ier.
Les Alliés se réunissent à Vienne sous l'égide de l'empereur et de son chancelier et ministre des Affaires étrangères, l'habile Metternich (42 ans).
La France se fait représenter par le non moins habile Talleyrand (60 ans).
Talleyrand s'incline devant le partage du grand-duché de Varsovie (résurgence de l'ancienne Pologne) mais se flatte de sauver le royaume de Saxe, traditionnel allié de la France, sur lequel lorgnait la Prusse.
Celle-ci se console en annexant la Rhénanie.
De la même façon que les Polonais sont assujettis à leurs voisins sans qu'on leur demande leur avis, les Belges sont réunis à leurs frères ennemis du nord dans le royaume des Pays-Bas.
Les Anglais veulent ce faisant prévenir une nouvelle annexion de la Belgique et surtout du port d'Anvers par les Français.
Les Italiens de Lombardie et de Vénétie sont, quant à eux, réunis dans un « royaume lombardo-vénitien », partie intégrante de l'empire d'Autriche.
Les négociations sont houleuses mais n'empêchent pas les très nombreux participants de s'amuser dans un tourbillon de fêtes qui ressuscitent pour un temps l'art de vivre de l'aristocratie du XVIIIe siècle.
Négociateurs et fêtards sont à peine troublés lorsqu'ils apprennent que le 1er mars 1815, Napoléon, l'empereur déchu, a quitté son royaume d'opérette de l'île d'Elbe et débarqué à Golfe-Juan en vue de reprendre sa place à la tête de la France.
Les anciens Alliés se remobilisent contre l'Usurpateur.
La France, malgré les efforts de ses représentants, ne peut éviter une remise en cause du traité de Paris.
Elle doit se préparer à la perte de quelques nouveaux territoires et à une occupation militaire que consacrera un deuxième traité de Paris.
Le congrès clôt ses travaux sans même attendre la défaite définitive de Napoléon Ier à Waterloo (18 juin 1815).
La Russie s'accroît de la plus grande partie de l'ancien grand-duché de Varsovie, transformé en un « royaume de Pologne » directement inféodé au tsar.
La Prusse reçoit la Poméranie suédoise, la Saxe du nord et surtout la Westphalie et la plus grande partie de la Rhénanie.
L'Autriche met la main sur la Lombardie et la Vénétie, la côte adriatique (Illyrie et Dalmatie), le Tyrol et Salzbourg.
La mosaïque allemande est réduite de 350 États à seulement 39, réunis au sein d'une Confédération germanique sans plus de pouvoir que l'ancien Saint Empire romain germanique.
La péninsule italienne n'est plus divisée qu'en sept États.
L'Espagne et le Portugal retrouvent leurs souverains, mais voient leurs empires coloniaux se disloquer peu à peu.
La Suède enlève la Norvège au Danemark, tout en concédant aux Norvégiens une très large autonomie.

ANCOLIE67
1984 ou en toutes lettres Mil neuf cent quatre-vingt-quatre[1] (titre original : Nineteen Eighty-Four), est un roman dystopique de l'écrivain britannique George Orwell. Publié le 8 juin 1949 par Secker & Warburg (en), il s'agit du neuvième et dernier livre d'Orwell paru de son vivant. Thématiquement, il se concentre sur les conséquences du totalitarisme, de la surveillance de masse, et de l'enrégimentement répressif des personnes et des comportements au sein de la société. Orwell, fervent partisan du socialisme démocratique et membre de la gauche antistalinienne, décrit dans son roman une Grande-Bretagne, trente ans après une guerre nucléaire entre l'Est et l'Ouest censée avoir eu lieu dans les années 1950, et où s'est instauré un régime totalitaire fortement inspiré à la fois de certains éléments du stalinisme et du nazisme. Plus largement, le roman examine le rôle de la vérité et des faits au sein des sociétés et les manières dont ils peuvent être manipulés.
L'histoire se déroule dans un futur imaginaire. L'année en cours est incertaine, mais on pense qu'il s'agit de 1984. Une grande partie du monde est en guerre perpétuelle. La Grande-Bretagne, désormais connue sous le nom d'Airstrip One, est devenue une province du super-État Océania, dirigée par Big Brother, un leader dictatorial soutenu par un culte de la personnalité intense orchestré par la police de la Pensée. Le Parti s'engage dans une surveillance gouvernementale omniprésente et, par l'intermédiaire du ministère de la vérité, dans un négationnisme historique et une propagande constante pour persécuter l'individualité et la pensée indépendante. La liberté d'expression n'existe plus, tous les comportements sont minutieusement surveillés grâce à des machines appelées télécrans et d'immenses affiches représentant le visage de Big Brother sont placardées dans les rues, avec l'inscription « Big Brother vous regarde » (« Big Brother is watching you »).
Le protagoniste, Winston Smith, est un employé assidu de niveau intermédiaire au ministère de la Vérité qui déteste secrètement le Parti et rêve de rébellion. Il tient un journal interdit et entame une relation avec sa collègue Julia. Ils découvrent un groupe de résistance obscur appelé la Fraternité. Cependant, leur contact au sein de ce groupe s'avère être un agent du Parti, et Smith et Julia sont arrêtés. Smith est soumis à des mois de manipulation psychologique et de torture de la part du ministère de l'Amour. Il trahit finalement Julia et est libéré. Il prend conscience, dans les dernières pages du roman, qu'il est « guéri » et qu’il aime Big Brother.
Résumé
Le monde en 1984 selon George Orwell[2]. Le territoire contrôlé par l'Océania est représenté en rose, le territoire d'Eurasia est en mauve et celui d'Estasia en vert. Les territoires en jaune sont ceux qui sont revendiqués par les trois puissances.
Le résumé qui suit utilise les noms et expressions proposés par Amélie Audiberti, première traductrice en France du roman.
L’histoire se déroule en 1984 (comme l'indique le titre du roman), à Londres. Le monde, depuis les grandes guerres nucléaires des années 1950, est divisé en trois grands blocs géopolitiques : l’Océania (Amériques, îles de l'Atlantique, comprenant notamment les îles Britanniques, Océanie et Afrique australe), l’Eurasia (reste de l'Europe et URSS) et l’Estasia (Chine et ses contrées méridionales, îles du Japon, et une portion importante mais variable de la Mongolie, de la Mandchourie, de l'Inde et du Tibet[3]) qui sont en guerre perpétuelle les uns contre les autres. Ces trois grandes puissances sont dirigées par différents régimes totalitaires revendiqués comme tels, et s'appuyant sur des idéologies nommées différemment mais fondamentalement similaires : l’Angsoc (ou « socialisme anglais ») pour l'Océania, le néo-bolchévisme pour l'Eurasia et le « culte de la mort » (ou « oblitération du moi ») pour l'Estasia[4],[5]. Tous ces partis sont présentés comme communistes avant leur montée au pouvoir, jusqu'à ce qu'ils deviennent des régimes totalitaires et relèguent les prolétaires qu'ils prétendaient défendre au bas de la pyramide sociale. Les trois régimes sont présentés comme étant socialement, économiquement et idéologiquement sensiblement les mêmes[].
À côté de ces trois blocs subsiste une sorte de « quart-monde », dont le territoire ressemble approximativement à un parallélogramme ayant pour sommets Tanger, Brazzaville, Darwin et Hong Kong. C'est le contrôle de ce territoire, ainsi que celui de l'Antarctique, qui justifie officiellement la guerre perpétuelle entre les trois blocs[].
George Orwell a indiqué que 1984 s'inspirait d'un ouvrage de l'écrivain russe Evgueni Zamiatine, intitulé Nous autres (ou Nous selon les traductions) et paru en 1920, qui donne aussi la description d'une dystopie totalitaire. En 1946, George Orwell avait publié une critique de Nous autres dans la presse, estimant notamment que ce roman avait influencé Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley, mais Huxley ne l'a pas reconnu[15],[16].
1984 emprunte à Nous autres son intrigue et ses personnages. Ainsi, dans Nous autres, un homme vit dans une société totalitaire et se révolte. Il est soutenu dans cette rébellion par une femme ayant une liberté politique et sexuelle identiques à ce qui existait avant l'avènement de l'ordre totalitaire. Les deux sont pris et torturés, physiquement et psychologiquement. Finalement, l'homme devient aimant vis-à-vis de l’État oppresseur et désavoue son engagement révolutionnaire, trahissant ses compagnons de combat. Les différences sont minimes : dans Nous autres, les héros sont nommés par des matricules, les moyens de surveillance ne sont pas des écrans. De plus, les immeubles sont en verre, ce qui permet de suivre ce qui s'y passe[16],[17].
Paul Owen du Guardian estime que Nous autres gâche son intrigue avec des sauts confus dans le temps et l'espace et que 1984 est une œuvre supérieure. D'ailleurs, l'impact culturel de 1984 a été reconnu presque immédiatement par l'attribution du prix « Partisan Review ». Et les idées de 1984 qui sont entrées dans la culture sont celles de George Orwell : la réécriture de l'histoire, la novlangue, l'utilisation extrême de la propagande, de la censure et de la surveillance, les slogans qui signifient le contraire de ce qu'ils disent, la double pensée, le crime de la pensée, la police de la pensée, etc. L'adjectif « orwellien » est ainsi rentré dans le langage courant pour dénoncer des dérives de ce type. Paul Owen note par ailleurs que le ton pessimiste de 1984 est aussi la marque de George Orwell. Paul Owen juge que le style de 1984 fait preuve d'une maîtrise experte, avec des rebondissements sophistiqués et convaincants, mais Owen rend également hommage à Nous autres : sa conclusion, la capitulation du héros, est selon lui « puissante ». Elle est reprise par Orwell, qui change simplement le sort de l'héroïne : celle-ci capitule également, alors que l'héroïne de Nous autres garde ses convictions[17].
L'Obs ajoute que Nous autres restreint sa critique à la révolution russe, tandis que 1984 remet en cause tous les totalitarismes, « une parabole bien plus ambitieuse et profonde »[16]. Pierre Ropert de France culture estime que 1984 ne peut être considéré comme un plagiat de Nous autres : le style littéraire n'a « rien à voir » et Orwell « pousse bien plus loin la réflexion »[15].
George Orwell s'est également inspiré de La Kallocaïne[18], dystopie de la Suédoise Karin Boye, publié en 1940, qui pose le problème de la confiance, de la délation et de la trahison des proches dans un régime totalitaire.
Le titre du roman a pour origine l'année d'écriture, 1948, dont les deux derniers chiffres ont été inversés[
delphinium29
ON EST LE 8 JUIN ET ON FETE LES MEDARD
Quelques dictons :
« S’il pleut à la Saint-Médard, Il pleut quarante jours plus tard. »
Ce dicton est souvent complété par: « Mais vient le bon saint Barnabé Qui peut encore tout raccommoder ». La Saint-Barnabé est le 11 juin, soit trois jours plus tard.
Les autres dictons sur la Saint Médard :
« S’il pleut à la Visitation, pluie de Saint-Médard continuation. »
« Du jour de saint Médard en juin, le laboureur se donne le soin. »
« Le temps sera à la moisson, comme à la Saint-Médard nous l’avons. »
« Pleurs de Saint-Médard, quarante jours bousards. »
« Pluie de Saint-Médard, tarit le vin et coupe le lard. »
« Quand il pleut à la Saint-Médard, il y a des russes dans le blé noir. »
« Quand saint Médard ouvre les yeux, écoute voir s’il pleut. »
« Saint Médard, beau et serein, promet abondance de grain. »
« Saint Médard éclairci, fait le grenier farci. »
« Saint Médard, c’est le meilleur jour pour semer le blé noir. »
« Saint Médard, grand pissard, fait boire le pauvre comme le richard. »
« Saint Médard, planteur de choux, mangeur de lard. »
« S’il pleut à la Saint-Médard, le quart des biens est au hasard. «

lyvi
Le 8 juin 1376 :
Mort d’Edouard,prince de Galles, surnommé le prince Noir
C’est le héros que l’Angleterre honore le plus, après Alfred. Sa gloire est toute chevaleresque, et on ne la voit cependant jamais achetée aux dépens d’une sage politique. Fils d’Edouard III, roi d’Angleterre, et de Philippine de Hainaut, épouse de ce monarque, il naquit en octobre 1330. Dès l’âge de quinze ans, il fut conduit en France et armé chevalier par son père qui découvrait le héros dans ce prince à peine adolescent.
L’Angleterre était si pauvre alors, que l’héritier présomptif du trône ne recevait pour solde que vingt schillings par jour. Comme il arrive souvent, les plus pauvres triomphèrent des plus riches. La bataille de Crécy fut gagnée le 26 août 1346 par les Anglais, qui décernèrent le principal honneur de cette victoire au fils de leur souverain. Peut-être était-ce une flatterie délicate pour Edouard III ; mais ce qui est du moins attesté par l’histoire, c’est que le jeune prince paya de sa personne et courut de grands dangers. Les officiers qui l’environnaient, effrayés de l’ardeur avec laquelle ils le voyaient s’engager dans les rangs ennemis à la tête du premier corps d’armée, envoyèrent dire au roi que le prince de Galles était enveloppé et avait besoin d’être secouru. Edouard III répondit en Spartiate. Il demanda d’abord si son fils était mort ou blessé, et rassuré sur cette crainte : « Dites à mes généraux, ajouta-t-il, que tant que mon fils vivra, ils ne me demandent point de secours ; car il faut qu’il ait tout l’honneur de cette journée, et qu’il se montre digne d’être chevalier. »
Ce mot, rapporté au héros de quinze ans, doubla ses forces, en lui montrant qu’il n’avait de ressource qu’en lui-même. Il rompit les rangs ennemis avec toute l’impétuosité du désespoir, et fut après la bataille récompensé de sa valeur, quand son père se précipitant dans ses bras, l’exhorta à persévérer dans la carrière où il venait de se montrer digne du trône. Parmi les morts de l’armée française, était le roi de Bohême, qui avait pour cimier trois plumes d’autruche avec cette devise en allemand : Ich diene (Je sers). En souvenir de son premier fait d’armes, le jeune vainqueur s’appropria cette devise, qui devint plus tard comme un emblème de sa destinée, puisqu’il vécut et mourut toujours utile à son roi et à son pays, mais sans avoir cessé d’être sujet.
L’admiration populaire l’environna dès lors ; peut-être lui-même chercha-t-il à se distinguer par un costume sombre et sévère qui lui valut son surnom. A une époque où l’éclat des armes était un luxe et une parure, il adopta une cuirasse brune, et on ne l’appela plus que le prince Noir. Son père l’investit du duché de Guyenne, et lui confia la conduite d’une guerre nouvelle contre la France. En 1355, il envahit et dévasta le Languedoc, et après avoir pris Carcassonne et Narbonne, il se retira dans Bordeaux. Un plus grand triomphe lui était réservé pour l’année suivante. Il avait ravagé l’Agenois, le Quercy et le Limousin, et était entré dans le Berry, lorsque sa marche aventureuse fut arrêtée par la nouvelle que le roi Jean II le Bon accourait à la tête de près de soixante mille hommes.
Les deux armées, si la petite troupe du prince Noir pouvait recevoir ce nom, se trouvèrent en présence à Maupertuis, près de Poitiers. La retraite était devenue impossible pour les Anglais, et le roi de France en temporisant pouvait les réduire par la lamine. Deux légats du pape négocièrent un accommodement, auquel le prince, convaincu de son danger, se prêta d’abord avec empressement. Il offrit la restitution de toutes les conquêtes qu’il avait faites l’année dernière et pendant sa campagne actuelle, et il y joignit l’engagement de rester sept ans sans porter les armes contre la France. Le monarque voulut l’avoir prisonnier, et le prince Noir déclara avec fierté que l’Angleterre ne serait jamais réduite à payer sa rançon.
On sait quel fut le résultat de la célèbre bataille de Poitiers, livrée le 19 septembre 1356. Là, comme à Crécy, il semble que le prince Noir n’ait dû la plénitude de son triomphe qu’à l’absence de toute ressource, et qu’à son désespoir même. Ce roi, qui avait voulu lui donner des fers, il le tenait dans les siens. Il ne lui restait plus qu’un moyen d’ajouter à sa grandeur, c’était de l’abaisser volontairement devant une grande infortune. Il quitta sa tente pour aller au-devant de son royal prisonnier, et pendant le repas qu’il fit servir, il se tint debout derrière sa chaise, et refusa constamment de s’asseoir.
Le prince Noir, afin de pouvoir mener sans obstacle le roi Jean en Angleterre, conclut avec la France une trêve de deux ans. A son entrée à Londres, tandis que son prisonnier, magnifiquement vêtu, était monté sur un superbe cheval blanc, il l’accompagnait dans son costume simple, et sur une petite haquenée noire. Cette modestie n’était au fond qu’un déguisement de l’orgueil. Ce fut trois ans après que, dans une nouvelle expédition en France, le prince conclut avec le dauphin le traité de Brétigny. Toutes les provinces dont la cession composait la rançon du monarque français furent réunies par Edouard III à la Guyenne, pour composer la principauté d’Aquitaine, dont le prince Noir reçut l’investiture en récompense de ses services et de ses exploits, sans autre tribut que la redevance annuelle d’une once d’or à l’Angleterre.
En 1363, le prince Noir fixa sa résidence à Bordeaux, et trois années s’écoulèrent pour lui dans une inaction, dont il s’empressa de sortir, lorsqu’il fut imploré par Pierre le Cruel, roi de Castille, que son frère naturel, Henri de Transtamare, avait chassé du trône. Après avoir obtenu le consentement de son père, il entra dans la Navarre à la tête d’une armée de trente mille hommes. Les bandes mercenaires, qu’on appelait alors grandes compagnies, avaient été amenées par Duguesclin sous les drapeaux de Henri. Mais telle était la renommée du prince Noir qu’elles abandonnèrent le capitaine breton pour se ranger du côté des Anglais. Malgré cette défection, les forces de Henri étaient encore supérieures à celles du protecteur de son frère : une bataille s’engagea entre les deux armées près de Najara.
Mais il était dans la destinée du prince Noir de vaincre toujours avec des troupes inférieures en nombre à celles qu’il avait à combattre. Il n’était pas moins dans la générosité de son âme de rendre sa victoire clémente et humaine. Le caractère de Pierre le Cruel rendit pour lui cette tâche et plus difficile et plus nécessaire. Il empêcha, dit-on, ce monarque frénétique d’assassiner de sang-froid tous les prisonniers. Au reste, il ne tarda pas à se repentir d’avoir travaillé à la restauration d’un prince indigne du trône et en horreur à ses sujets. Pierre ne paya ses bienfaits que par l’ingratitude, et refusa même de s’acquitter envers les troupes anglaises des conventions arrêtées pour la solde et pour les vivres. Edouard fut obligé, pour ramener ses soldats en Guyenne, de vendre sa propre vaisselle. Mais cet embarras imprévu n’altéra point son désintéressement naturel, et ce fut à cette époque même qu’il laissa Duguesclin maître de fixer lui-même sa rançon.
Au reste ce guerrier élevé au-dessus de son siècle par sa magnanimité, en partageait les préjugés despotiques. S’il honorait un ennemi pris les armes à la main, il ne se faisait point scrupule d’opprimer par des impôts arbitraires le peuple des provinces soumises à son autorité. Les habitants de l’Aquitaine, foulés par des taxes nouvelles, firent entendre des plaintes qui ne furent pas écoutées. Ils s’adressèrent alors au roi de France Charles V, qu’ils regardaient comme le seigneur suzerain.
Charles, qui répara par sa politique, dit Voltaire, les malheurs que les guerres avaient causés à la France, ne négligea pas ce prétexte pour se rappeler à l’affection des provinces qu’il avait été obligé de céder. Il fit ajourner à la cour des pairs le fils d’Edouard III, au moment où le héros commençait à être attaqué de la maladie dont il mourut. Il lui écrivit ces propres mots : « De notre majesté royale et seigneurie, nous vous commandons que viengniez en notre cité de Paris en propre personne, et vous montriez et présentiez devant nous en notre chambre des pers, pour ouïr droit sur lesdites complaintes et griefs émeus par vous, à faire sur votre peuple qui clame à avoir et ouïr ressort en notre cour. » Ce mandement fut porté, non par un huissier du parlement de Paris, mais par un envoyé du roi lui-même, au sénéchal de Toulouse, commandant et page de la noblesse. Ce sénéchal fit porter l’ajournement par un chevalier nommé Jean de Chaponval, assisté d’un page.
« Oui, répondit fièrement Edouard, j’irai à Paris, mais ce sera à la tête de soixante mille hommes. » On ne peut dire quel eût été le résultat de l’exécution de cette menace, et comment la France eût échappé au malheur de devenir une province anglaise, si une hydropisie, dont les premiers symptômes s’étaient manifestés dans l’expédition d’Espagne, n’eût enlevé le prince Noir à l’âge de quarante-six ans. De son mariage avec Jeanne, fille du comte de Kent, il laissa un fils, qui, sous le nom de Richard II, monta sur le trône d’Angleterre, pour en descendre ignominieusement.
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L'ASSOCIATION NOUAILLÉ 1356 PROPOSE,
DE FIN MARS À FIN JUIN,
4 SPECTACLES ET ÉVÉNEMENTS.
https://www.nouaille-1356.org/portail/index.php?page=tous-les-spectacles
La bataille de Poitiers a été livrée au cours de la guerre de Cent Ans le 19 septembre 1356 à Nouaillé-Maupertuis, près de Poitiers en Aquitaine. Le roi de France Jean II le Bon cherche à intercepter l'armée anglaise conduite par Édouard de Woodstock, prince de Galles, qui est en train de mener une chevauchée dévastatrice. Par une tactique irréfléchie, Jean II conduit ses troupes, quoique numériquement très supérieures, au désastre et se fait prendre, ainsi que son fils Philippe et de nombreux membres éminents de la chevalerie française[3].
Les conséquences de la défaite française sont catastrophiques pour la couronne des Valois. Le pays est nominalement dirigé par l'héritier du trône, le dauphin Charles. Celui-ci doit affronter la Grande Jacquerie en 1358, qui conteste les privilèges de la noblesse, celle-ci ayant perdu de son prestige à Poitiers. La première phase de la guerre de Cent Ans s'achève par une indéniable victoire anglaise, qui est confirmée par la signature du traité de Brétigny en 1360.
Misterprof-
8 juin 1925 :
Naissance de l'acteur Philippe Castelli.
Après une enfance sage et quelques études en région parisienne, ainsi que quelques emplois en particulier dans le milieu de la librairie, sa formation de base, Philippe Castelli se met à la recherche de rôles et de prestations artistiques.
Il court les cachets et la figuration durant les années 1950.
Au tout début de la décennie 1960, il rejoint les candidats débutants de l'émission de télévision Le Petit Conservatoire de la chanson, produite et animée par Mireille, sur la première chaîne de la RTF.
L'énergique directrice de ce petit conservatoire le conforte dans une carrière comique.
On le voit ainsi revenir régulièrement sur le petit écran entre 1960 et 1971, interprétant des chansons humoristiques ou des saynètes musicales où son physique, ses mimiques, son phrasé et ses gestes amusent le public et les téléspectateurs.
Il est à noter que ces chansons ou ces saynètes, musicales ou pas d'ailleurs, sont de sa composition tout comme de beaux poèmes qui, pour ces derniers, ne sont pas tous spécifiquement dans un registre comique et sont même d'une certaine qualité.
Le fait que dans le privé, cet homme a toujours parcouru les musées, était un grand amateur d'opéra et lu énormément les poètes n'est certainement pas étranger à cela.
Cette voie n'a malheureusement pas été assez exploitée par le "système".
L'année 1960 marque ses débuts au cinéma, en pleine période de la Nouvelle vague, avec Les Bonnes Femmes puis l'année suivante, Les Godelureaux, deux films réalisés par Claude Chabrol. En 1962, aux côtés de jeunes acteurs débutants comme Jean-Pierre Cassel, Claude Brasseur, Claude Rich, Jean Carmet, Jacques Jouanneau ou encore Guy Bedos, il participe à la distribution du film Le Caporal épinglé de Jean Renoir.
En complément de ses apparitions aux théâtres parisiens, dans les années 1960, la télévision publique française ORTF lui permet d'interpréter quelques rôles pour le rendez-vous Au théâtre ce soir, dans quelques séries et téléfilms ainsi que de participer à diverses émissions de variétés et des divertissements comme, durant les années 1970 et 1980, Les Jeux de 20 heures sur France 3 ou encore L'Académie des neuf, sur Antenne 2.
Sa notoriété se renforce essentiellement à partir de 1982, à la suite de ses interventions jusqu'au début des années 2000, à l'émission radiophonique Grosses Têtes, émission diffusée quotidiennement en semaine, animée sur RTL par Philippe Bouvard.
Plusieurs éditions télévisées spéciales de l'émission radio sont produites dans les années 1980 permettant d'organiser des tournées de galas sur scène.
Plus tard, dans les années 90, cette émission sera également adaptée sur scène pour la télévision, de façon mensuelle.
Philippe Castelli devient membre quasi permanent, quelle que soit la formule de l'émission.
Il sera également présent dans presque tous les disques issus de l'émission (épisodes choisis, inédits, interdits...).
La nonchalance de sa voix, son débit assez lent, ses histoires de qualité discutable généralement précédées par l'interjection « Ah, j'ai une histoire !… » lui valent d'amicales railleries de la part des autres sociétaires de l'émission.
Concernant cette période, il déclare : « Sans Philippe Bouvard, qui m'a imposé dans les Grosses têtes, je ne serais rien, ou alors un humble comédien, le plus souvent en quête d'un théâtre. ».
Anecdotiquement, on peut noter qu'il enregistre plusieurs chansons humoristiques, de sa composition ou non, dans les années 1980 mais ces disques ne remportent aucun véritable succès commercial.
Il est à préciser que ce ne sont pas celles qu'il avait créées auparavant, d'une qualité littéraire bien supérieure, ce qui est dommage.
Mais le style et les sujets (par exemple les marieuses, les rues du vieux Paris) ou les sous-entendus grivois n'étaient plus en vogue à l'époque, comme cela avait pu être le cas dans les années 1970, ou comme ils le redeviendront plus tard tout à la fin des années 1980, quand le côté « Titi » ou « vieille France » réapparut sur certaines scènes.
Philippe Castelli meurt le 16 avril 2006, à l'âge de 80 ans, à l'hôpital Georges-Pompidou de problèmes cardio-respiratoires.
Il est inhumé au cimetière de Montmartre.

lyvi
Le 7 juin 1788 :
Journée des Tuilesà Grenoble, en réaction à l’exil parlementaire forcé
Préfiguration des débordements de la Révolution, l’émeute, destinée à empêcher le départ en exil des magistrats du Parlement du Dauphiné, tient en échec les régiments royaux occupant la ville sur lesquels la population lance des tuiles...
(D’après « Documents historiques sur les origines dela révolution dauphinoise de 1788 »
paru en 1888)