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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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martinemdh

23 novembre 2023 11:25

De Manuel De Falla j'aime beaucoup" la danse du feu "

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23 novembre 2023 11:17

Commandés par le général Leclerc, les soldats français pénètrent dans Strasbourg le 23 novembre 1944. Conscients du poids symbolique de l'opération, les Américains les laissent entrer en premiers dans la ville, comme ils l'avaient fait à Paris.

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Capusa06

23 novembre 2023 10:20

Le Mémorial est une œuvre de Blaise Pascal datée du lundi 23 novembre 1654. Écrit pendant la nuit du 23 au 24 novembre, dite la Nuit de feu, ce texte d'une extrême brièveté est l'un des classiques de la spiritualité catholique et chrétienne en général.

Ces quelques lignes où Pascal exprime sa conversion à la personne de Jésus-Christ au moment même où il la vit ont valeur de paradigme, en raison des termes qu'il emploie mais aussi du caractère fulgurant de cette expérience mystique. Constamment réédité et commenté depuis la fin du xviie siècle, le Mémorial contient une triple invocation à Dieu régulièrement citée : « Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob, non des philosophes et des savants... »

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23 novembre 2023 09:20

23 novembre 2012 :
Décès de l'acteur Larry Hagman.
Né le 21 septembre 1931 à Fort Worth (Texas), Larry Hagman est un acteur, réalisateur et producteur américain.
Il est notamment connu du grand public pour son rôle emblématique de J. R. Ewing dans la série télévisée Dallas (1978-1991).
Fils de l'actrice et chanteuse Mary Martin (1913-1990), il est le premier rôle masculin de la série américaine Jinny de mes rêves (1965-1970) dans le rôle de Tony Nelson.
Il devient ensuite John Ross Ewing, redoutable homme d'affaires texan, manipulateur et sans scrupules.
À partir du 13 juin 2012, il fait partie de la distribution principale de la nouvelle série Dallas pour la chaîne câblée TNT, où il reprend son rôle de J. R. Ewing.
Son personnage meurt dans la seconde saison et sera enterré dans l'épisode « Inoubliable J.R. » Cependant, il apparaît encore dans la saison 3.
Larry Hagman était marié depuis 1954 à Maj Axelsson, une suédoise décoratrice d'intérieur, avec laquelle il a eu deux enfants (une fille, Heidi Kristina, et un garçon, Preston) et cinq petites-filles.
En 2008, il devient un militant actif pour l'usage des énergies renouvelables et possède une maison qu'il décrit sur son site web comme entièrement auto-alimentée en énergie.
Il vivait paisiblement entre les États-Unis et de fréquents voyages, à Paris notamment.
À la suite de problèmes d'alcool pendant 15 ans, il a dû subir une greffe de foie le 23 août 1995, et avait tout arrêté depuis sa greffe.
Larry Hagman meurt le 23 novembre 2012 à l'âge de 81 ans, des suites d'un cancer de la gorge. Suivant ses souhaits, il a été incinéré et ses cendres ont été dispersées sur le terrain du Southfork Ranch à Parker Texas.

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FAE

23 novembre 2023 07:32

Bonjour à tous ! 😄
"Manuel de Falla (de son nom complet : Manuel María de los Dolores Clemente Ramón del Sagrado Corazón de Jesús Falla y Matheu) est un compositeur parmi les plus importants d'Espagne, né le 23 novembre 1876 à Cadix (Espagne), et mort le 14 novembre 1946, à Alta Gracia (Argentine).

Manuel de Falla commence l'étude du piano à huit ans avec des enseignants de province, avant de devenir, en 1890, élève de José Tragó, un pianiste de haut niveau. Il obtient un prix après avoir été, de 1896 à 1898, élève au Conservatoire royal de Madrid. En 1904, il écrit La Vie brève (La vida breve), sorte d'exercice pour achever sa courte formation à l'instrumentation avec Felipe Pedrell qui est l'initiateur du renouveau de la musique espagnole.

Se liant d'amitié avec Paul Dukas, il effectue un séjour en France (1907-1914) où il fait la connaissance de Claude Debussy, Maurice Ravel et Isaac Albéniz. Ces trois grands musiciens consacrés trouvent en lui « un grand compositeur plein d'esprit ». En 1908, ses Quatre Pièces espagnoles sont publiées à Paris et en 1910, ainsi que ses Trois Mélodies sur des textes de Théophile Gautier.
Manuel de Falla, ca. 1913.

La neutralité de l'Espagne lors de la Première Guerre mondiale revitalise la vie culturelle de la capitale espagnole, Madrid, et attire divers artistes internationaux, tels que Serge de Diaghilev et ses Ballets russes, qui font le tour du pays en 1916 et 1917. Falla prend contact avec Igor Stravinsky et Diaghilev et effectue deux voyages en leur compagnie et du danseur Léonide Massine en 1916, dans le sud du pays, et au cours de l'été 1917 pendant lequel, le 8 octobre, ils participent à Fuendetodos à l'inauguration d'un monument en hommage à Francisco de Goya. Avant la fin de l'année, il entame une nouvelle tournée dans le nord de l'Espagne dans laquelle il accompagne au piano la soprano Aga Lahowska.

Il revient en Espagne et prend part à Madrid de la tertulia de l'écrivaine basque Pilar de Zubiaurre. Il écrit la première version de sa musique de ballet L'Amour sorcier en 1915, puis celle du ballet Le Tricorne en 1917 qui est créé avec succès à Londres deux ans plus tard par les Ballets russes de Serge Diaghilev.

On compte parmi ses autres œuvres majeures Nuits dans les jardins d'Espagne (1921), pour piano et orchestre ; La Vie brève (La Vida breve), drame lyrique en deux actes, se déroulant à travers l'évocation des charmes de la ville de Grenade ; Le Retable de Maître Pierre (1922), opéra de chambre ; son Concerto pour clavecin et cinq instruments (1923-1926) dédié à Wanda Landowska : une des toutes premières œuvres modernes dédiées à cet instrument en cours de « résurrection ». Falla n'écrit plus après cette date que des œuvres de circonstance (Pour le tombeau de Paul Dukas pour piano seul, 1935) et se consacre à une cantate sur un poème de Verdaguer y Santalo, L'Atlantide (restée inachevée et terminée par Ernesto Halffter).

Toute sa musique, à des degrés différents, est marquée par le génie de son pays natal, l'Espagne, et basée, de manière plus ou moins reconnaissable, sur des thèmes folkloriques espagnols très habilement et admirablement repris, tant dans sa période parisienne que dans celle qui précède son séjour en Argentine.
L'ancienne maison de Manuel de Falla à Grenade, changée en musée.

À partir de 1921, il réside à Grenade, où il organise un concours de Cante jondo les 13 et 14 juin 1922 en lien avec Federico García Lorca. Sa maison, sur le flanc de la colline de l'Alhambra, est aujourd'hui la maison-musée Manuel de Falla. En 1931, au cours d'un ultime voyage à Londres où il dirige Le Retable de Maître Pierre pour une émission de la BBC, il envoie, le 14 mai, un mois après la proclamation de la Seconde République espagnole, une lettre publique au président, Niceto Alcalá-Zamora, et à son ami Fernando de los Rios, ministre de la Justice, pour leur demander de prendre les mesures appropriées pour que cessent les incendies et le pillage des églises, et le processus de déchristianisation de l'Espagne engagé par les socialistes venus au pouvoir. Son prestige public est tel que, cette même année, il est nommé membre du Conseil National de Musique nouvellement créé.
Après la guerre civile en Espagne (1936-1939), Manuel de Falla part pour l'Argentine. Il y vivra, dans la nostalgie perpétuelle de son pays natal, jusqu'à sa mort, dans la sierra d'Alta Gracia.
Fervent catholique, sa dépouille mortelle a été solennellement transférée d'Argentine en Espagne, à Cadix, sa ville natale, où elle repose, par autorisation spéciale du pape Pie XII, dans la crypte de la cathédrale Santa Cruz."

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22 novembre 2023 15:14

Le 22 novembre 1831 éclate sur la colline de la Croix-Rousse, au nord de Lyon, la révolte des canuts. Les insurgés prennent pour emblème le drapeau noir et la devise : «Vivre en travaillant ou mourir en combattant». Ils s'emparent de Lyon.
Considérée comme l'une des premières révoltes de la classe ouvrière de l'ère industrielle, la révolte des Canuts, qui éclata à Lyon en novembre 1831, a pour toile de fond un désaccord entre les canuts (ouvriers des manufactures de soie) et les marchands de soie autour des salaires.

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22 novembre 2023 14:07

"Les sociétés musicales, vocales et instrumentales qui se multiplient au cours du XIXe siècle contribuent, qu’elles soient laïques ou non, à populariser la fête de sainte Cécile, patronne des musiciens. La Sainte-Cécile (22 novembre) est pour elles l’occasion de se mettre en scène, d’affirmer leur identité, d’afficher leur cohésion, et même de transgresser provisoirement quelques normes."

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22 novembre 2023 11:02

Bons souvenirs de jeunesse . . . Merci !

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22 novembre 2023 10:32

With the Beatles est le deuxième album des Beatles, paru le 22 novembre 1963 en Grande-Bretagne. Il est enregistré dans la foulée de la sortie du single She Loves You, qui bat des records de vente alors que la Beatlemania est en plein essor. Au milieu des tournées en Europe, le groupe enregistre en sept journées de travail, étalées sur trois mois, quatorze chansons composées pour moitié par le duo Lennon/McCartney pendant les tournées.

Enregistré quatre mois après leur premier album, Please Please Me, l'album contient huit chansons originales (incluant la toute première composition de George Harrison) et six reprises, principalement de succès rhythm and blues de la Motown. Davantage que dans leur album précédent, les Beatles ont recours à de nouveaux instruments et techniques de studio, notamment pour doubler leur voix. L'album, généralement moins connu que le précédent, est malgré tout jugé plus abouti. Le disque ne contient cependant pas de chanson majeure du groupe, à l'exception d'All My Loving, les morceaux au meilleur potentiel étant conservés pour les singles.

Ce deuxième opus connaît un énorme battage médiatique, battant tous les records de pré-commande, et détrône Please Please Me pour siéger 21 semaines en tête des classements britanniques. Il est également le premier album d'un artiste britannique à dépasser le million d'exemplaires vendus au Royaume-Uni. Outre ses records de vente, et sa pochette qui deviendra une des plus pastichées de l'histoire du rock, With the Beatles est connu comme le premier disque des Beatles à faire l'objet de critiques dans un journal sérieux, le Times. C'est aussi le premier disque du groupe publié en France, mais simplement intitulé « Les Beatles », et au Canada, avec le titre Beatlemania! With the Beatles. La majorité des chansons de l'album sont réutilisées sur l'album américain Meet The Beatles!, sorti le 20 janvier 1964, qui est le premier disque du groupe largement diffusé aux États-Unis.

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Capusa06

22 novembre 2023 10:29
FAE a écrit :
Bonjour à tous ! 😃
Un grand merci Capusa, de nous permettre de rafraîchir nos connaissances de ce personnage. On regrette les disparitions de ces automates !

Je pourrais passer des heures à les regarder.

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22 novembre 2023 08:20

22 novembre 1956 :
Alain Mimoun remporte le marathon aux JO de Melbourne.
Sur la ligne d'arrivée, Alain Mimoun devance son ami et rival de toujours, le Tchéque Emil Zatopek, qui ne terminera que sixième mais viendra le féliciter chaleureusement après la course.
C’est une première pour le caporal-chef Mimoun né près d'Oran.
Il s'initia à la course dans les tirailleurs algériens mais faillit perdre une jambe pendant la bataille du Monte Cassino, en 1944.
Il ne dut qu'à l'attention d'un chirurgien de ne pas être amputé.
Déjà médaillé aux Jeux de Londres et d’Helsinki, mais sur d’autres distances, il n’avait jamais couru un marathon.
La veille de son triomphe, au comble du bonheur, il avait appris que son épouse venait d'accoucher.
C’est la quatrième médaille d’or française, après celle de Christian d’Oriola au fleuret individuel, de Michel Rousseau en cyclisme sur piste (épreuve de vitesse) et de l’équipe de France de cyclisme sur route.
Avec ses quatre titres, la France termine à la onzième place.
Ces Jeux de la XVIème Olympiade voient la domination de l’URSS toutes disciplines confondues, et des États-Unis en athlétisme.
Ils consacrent de grands talents comme l’Américaine Pat Mac Cormick qui remporte les deux compétitions de plongeon, comme à Helsinki, ou le gymnaste ukrainien Viktor Chukarin qui s’attribue 5 médailles, dont trois d’or, portant son palmarès à 11 médailles, dont 7 d’or.
C'est aussi l’apparition de véritables phénomènes, telle la sprinteuse australienne Elizabeth “Betty” Cuthbert qui gagne trois médailles d’or (100 et 200 mètres et le relais 4 x 100 mètres) ou d’un autre Australien, le nageur Murray Rose qui, à 17 ans, s’adjuge trois titres olympiques.
Melbourne est également synonyme de nouveautés technologiques avec, pour l’escrime, la mise en place du fleuret électrique et, pour la natation, l’arrivée d’un appareil de chronométrage semi-automatique à affichage numérique.
Décidément, ces Jeux sont des premières à bien des égards.
C’est la première fois qu’ils se déroulent dans l’hémisphère sud.
C’est aussi la première fois (et la seule à ce jour) que des Jeux d’été sont scindés : en raison d’une quarantaine très stricte interdisant quasiment aux chevaux d’entrer sur le territoire australien, les épreuves équestres se sont déroulés à Stockholm du 10 au 17 juin, alors que Melbourne accueille les autres sports à la fin de l’automne.
Autre « première » de ces jeux : lors de la cérémonie de clôture, les athlètes de tous les pays défilent ensemble.
Une manière sans doute de faire oublier le boycottage de certains pays.
En raison de l’ intervention franco-britannique sur le canal de Suez, l’Égypte, le Liban et l’Irak ont refusé d’y participer.
Et, pour protester contre l’intervention soviétique à Budapest, l’Espagne, la Suisse et les Pays-bas n’ont pas envoyé d’athlètes à Melbourne.
Sans oublier la République populaire de Chine qui s’abstient elle aussi en raison de la présence de Taïwan.

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22 novembre 2023 07:19

Bonjour à tous ! 😃
Un grand merci Capusa, de nous permettre de rafraîchir nos connaissances de ce personnage. On regrette les disparitions de ces automates !

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21 novembre 2023 11:03

Jacques Vaucanson est le dixième enfant d’une famille de gantiers de Grenoble. Ses dispositions pour la mécanique se révèlent de très bonne heure. Sa mère le conduit tous les dimanches chez certaines vieilles dames, qui ont l’habitude de se débarrasser de lui en le reléguant dans une chambre non habitée, dont le principal meuble est une grande et antique horloge. Frappé du mouvement égal et constant du pendule, l’enfant veut en pénétrer la cause et y parvient, au point d’exécuter, à l’aide de son couteau et de quelques morceaux de bois, une horloge qui fonctionne avec assez de régularité .

Il commence par réparer les horloges et les montres de son quartier. Il est élève au collège de Juilly de 1717 à 1722. En 1725, influencé par sa mère, il embrasse le noviciat auprès des Minimes de Lyon et souhaite suivre sa vocation religieuse (il prononce ses vœux en 1727). L’Église étant alors distante des sciences et techniques, il préfère finalement renoncer. Il suit alors à Paris, de 1728 à 1731, des études de mécanique, physique, anatomie et musique.

Il tente de reproduire mécaniquement les principales fonctions de l’organisme humain, encouragé par les chirurgiens Claude-Nicolas Le Cat et François Quesnay qui souhaitent de cette façon mieux comprendre ces fonctions. Il ne réussit pas à mener à bien ses constructions.

À partir de 1733 ou 1735 et jusqu’en 1737 ou 1738, il construit son premier automate, le flûteur automate, qui joue de la flûte traversière. Il semblait être grandeur nature, habillé en sauvage et jouant assis sur un rocher. Il fait forte impression au public, qui peut le voir à la foire de Saint-Germain, puis à l’hôtel de Longueville. Une grande partie du mécanisme de l’automate était placée dans un piédestal ; celui-ci, entraîné par un poids, consistait en un cylindre de bois couvert de picots, qui, par l’intermédiaire de quinze leviers et de chaînes et de câbles, pouvait modifier le débit d’air, la forme des lèvres, et les mouvements des doigts. Le flux était produit par neuf soufflets de puissances différentes, une sorte de langue artificielle ouvrait ou fermait le passage. La flûte n’est pour l’automate qu’un instrument remplaçable par un autre, et ce sont les mouvements des lèvres, doigts, et le contrôle du souffle qui lui permettent de jouer de la musique, comme un humain. Le flûteur automate a disparu au début du xixe siècle.

Son deuxième automate est lui aussi un joueur de flûte et de tambourin, de taille humaine, habillé en berger provençal. Mais son instrument, un galoubet, est plus complexe à utiliser : l’instrument nécessite des modulations d’un souffle puissant, des doigtés complexes (les trois trous de la flûte doivent être à moitié découverts pour jouer la bonne note), et des mouvements précis de la langue. Jacques Vaucanson en dit qu’il joue mieux du galoubet que des êtres humains : « L’Automate surpasse en cela tous nos joueurs de tambourin, qui ne peuvent remuer la langue avec assez de légèreté, pour faire une mesure entière de doubles croches toutes articulées. Ils en coulent la moitié & mon Tambourin joue un air entier avec des coups de langue à chaque note ». Ce joueur de tambourin, qui a lui aussi disparu au début du xixe siècle, est présenté en même temps que son troisième ouvrage.


La chaîne Vaucanson.

Il construit ensuite son automate le plus sophistiqué : un canard digérateur, exposé en 1744 au Palais-Royal, qui peut manger et digérer, cancaner et simuler la nage. Le mécanisme, placé dans l’imposant piédestal, était laissé visible par tous, dans le but de montrer la complexité du travail accompli. La digestion de l’animal en était le principal exploit : il semble rendre ce qu’il a avalé après une véritable digestion. Ce point est soupçonné d’être une exagération de la part de Vaucanson, et Jean-Eugène Robert-Houdin, entre autres, le dénonce comme une mystification. Il reste possible que cette mystification n’ait eu lieu que pour les répliques du canard de Vaucanson, réalisées plus tard. Quel que soit le fonctionnement de cette digestion, le reste du mécanisme reste très complexe, les ailes étant par exemple reproduites os par os. Des témoignages attestent que les mouvements du canard étaient d’un « réalisme quasi naturaliste »

Cet automate est acheté en 1840 par Georges Tiets, mécanicien, mais il brûle en 1880 lors de l’incendie du musée de Nijni Novgorod. Il n’en reste que quelques photographies du milieu du xixe siècle.

Il tente de construire un nouvel automate, « dans l’intérieur duquel devait s’opérer tout le mécanisme de la circulation du sang » mais celui-ci ne sera jamais fini. Il semble qu’un des écueils ait été la fabrication de l’appareil circulatoire en caoutchouc, matière qui devait alors provenir de Guyane L’invention du concept de tuyau en caoutchouc lui est parfois attribuée .

Vaucanson n’est âgé que de 32 ans, lorsque Frédéric II, qui cherche à s’entourer de tous les grands hommes en Europe, lui fait faire des offres brillantes, mais Vaucanson ne veut pas quitter la France. Peu de temps après, le cardinal de Fleury l’en récompense en l’attachant à l’administration et en lui confiant le poste d’inspecteur général des manufactures de soie en 1741, le roi souhaitant réorganiser cette industrie, ce qui entraînera l’arrêt de ses travaux sur les automates.

De mai à octobre 1742, Jacques Vaucanson, accompagné d’un spécialiste lyonnais de la soie, le sieur Montessuy, inspecte les manufactures de France, mais aussi d’Italie. S’ensuivent des perfectionnements sur les diverses machines, dont le moulin à organiser la soie, qui fonctionne à l’aide d’une chaîne sans fin appelée « chaîne Vaucanson », pour laquelle il invente une machine de fabrication .

Entre autres, de 1745 à 1755, il y perfectionne les métiers à tisser de Basile Bouchon et de Jean-Baptiste Falcon, en les automatisant par hydraulique et en les commandant par des cylindres analogues à ceux de ses automates. Ces modifications inspireront ensuite Joseph Marie Jacquard, qui créera ses célèbres métiers Jacquard quelques années après. Jean-Eugène Robert-Houdin raconte que ses perfectionnements de machines entraînant une simplification de travail font à Vaucanson des ennemis parmi les ouvriers lyonnais de la soie, qui se croient seuls capables d’exécuter certaines étoffes dont le dessin est alors à la mode. Pour se venger de ceux-ci, qui l’avaient poursuivi à coups de pierres à Lyon : « Vous prétendez, leur dit-il, que seuls vous pouvez faire ce dessin… Eh bien, je le ferai faire par un âne ! » Et il construit une machine, avec laquelle un âne exécute une étoffe à fleurs, qu’on voit encore aujourd’hui au Conservatoire des arts et métiers, avec une partie du dessin exécuté. Ses travaux ont permis de mécaniser la manufacture royale de soie de la Famille Deydier, près d'Aubenas et Pélussin, où la technologie italienne des moulins à soie avait été importée au xvie siècle par la famille Benay.

En 1746, Jacques Vaucanson entre à l’Académie des sciences française. De cette date jusqu'à sa mort, il réside dans l'hôtel de Mortagne, situé aux numéros 51-53, rue de Charonne, à Paris, et y construit une grande partie de ses automates et de nombreux métiers à tisser la soie. Il meurt à Paris le 21 novembre 1782, léguant l'ensemble de ses machines au roi Louis XVI, qui achète alors l'hôtel de Mortagne en 1783 pour y établir le Cabinet des mécaniques du roi, ancêtre du Conservatoire national des arts et métiers.

Jacques Vaucanson est inhumé à Paris, dans la chapelle dite « des âmes du Purgatoire » en l'église Sainte-Marguerite, qui était sa paroisse. Sa sépulture n'est plus discernable aujourd'hui.

Sa fille unique, Victoire Angélique de Vaucanson, épouse François de Montrognon de Salvert (1743-1816), d'où une descendance toujours représentée.

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21 novembre 2023 09:08

Ca fait du bien de se rafraîchir la mémoire sur ce sujet fort intéressant. Merci Mstrprf !

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21 novembre 2023 08:49

21 novembre 1620 :
Le pacte du Mayflower.
Un jour froid de l'automne 1620, le Mayflower aborde en un lieu baptisé Plymouth, près de Cape Cod, sur la côte sauvage du Massachusetts.
Ce voilier amène d'Angleterre 102 colons.
Parmi eux, 35 protestants anglais très pieux, chassés de leur pays par les persécutions du roi Jacques Ier.
Cinq jours plus tôt, le 21 novembre 1620, ces « Pilgrim Fathers » ou Pères Pèlerins ont défini les principes de gouvernement de leur future colonie dans un pacte célèbre.
Les « Pilgrim Fathers » ont d'abord tenté leur chance à Leyde (Pays-Bas).
Mais l'état de l'Europe les a déçus : en Angleterre, les troubles religieux laissent entrevoir la chute de la monarchie et la dictature de Cromwell; l'Allemagne souffre de la guerre de Trente Ans et en France, la régence troublée de Marie de Médicis fait suite à l'assassinat d'Henri IV.
Le petit groupe d'Anglais décide donc de créer une « Nouvelle Jérusalem » en Amérique.
C'est le moment où la Compagnie de Virginie organise le peuplement de la nouvelle colonie anglaise de Virginie.
Les Pères Pèlerins embarquent en septembre 1620 à Plymouth sur le Mayflower, un voilier de 180 tonneaux.
Après une traversée agitée, le navire arrive en vue de Cape Cod le 21 novembre 1620 (11 novembre selon le calendrier julien encore en vigueur en Angleterre).
Les passagers comprennent alors qu'ils ont fait fausse route.
Ils doivent se résigner à débarquer sur une terre inhospitalière, encore inconnue des Européens.
En prévision de l'avenir, les « Pilgrim Fathers » et leurs compagnons de destinée signent le jour même, sur leur navire, un pacte de bonne entente.
Ce pacte connu comme le « Mayflower Compact Act » édicte les principes qui doivent régir le futur établissement.
Il met sur pied une démocratie locale efficace et respectueuse des croyances de chacun.
Il est prévu une assemblée, le General Court, qui se réunit autant que de besoin.
Elle élit le gouverneur et les administrateurs, fait les lois, lève les impôts et établit les tribunaux. Dès 1639, avec l'extension de la colonie et l'impossibilité pour beaucoup de fermiers d'assister aux réunions, il faudra recourir à un système représentatif.
Sitôt débarquée, la communauté conclut un traité de paix avec les Indiens des environs (Narrangans et Wampanoag).
Elle n'aura dès lors à se plaindre que d'incidents de voisinage, nombreux mais sans gravité.
Au cours de l'hiver, la famine et la maladie ont raison de nombreux colons.
Les dindes sauvages et le maïs obligeamment fourni par les Indiens permettent toutefois au plus grand nombre de survivre.
C'est ainsi qu'au terme de la première année, en novembre 1621, leur chef, William Bradford, décide d'organiser une journée d'action de grâce, le « Thanksgiving Day ».
Quelques semaines plus tard, les Indiens, qui commencent à s'inquiéter de l'enracinement des Blancs, envoient à ceux-ci une troupe de 50 guerriers porteurs d'une poignée de flèches liées par une peau de serpent.
À ce signe évident d'hostilité, Bradford répond en renvoyant la peau bourrée de poudre et de balles.
Les Indiens se le tiennent pour dit et la paix est préservée entre les deux communautés.
Les puritains du Mayflower et leurs compagnons d'aventure vont apprendre non sans difficulté les vertus de la tolérance et de la démocratie locale.
Ces vertus nées de la cohabitation de différentes communautés de réfugiés sont devenues l'idéal nord-américain.
C'est pourquoi le souvenir du Mayflower reste encore si vif aux États-Unis et au Canada.
Plusieurs navires relèveront ce nom mythique.
Dans les années 1840, l'un d'eux amènera d'Irlande à Boston de nombreux émigrants, catholiques ceux-là, chassés par la famine.

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