Avatar fae

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

Avatar fae

fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

avatar
Avatar FAE

FAE

13 janvier 2024 11:10

"Richard Btesh, alias Richard Anthony, né le 13 janvier 1938 au Caire (Égypte) et mort le 19 avril 2015 à Pégomas (Alpes-Maritimes), est un chanteur français d’origine syrienne.

Pionnier du twist en France et importateur de rock, il est surnommé « le père tranquille du rock », et compte plus de six cents titres enregistrés et plus de cinquante millions de disques vendus. Il a enregistré des titres dans six langues : français, anglais, allemand, espagnol, italien et arabe."

Répondre·

Avatar FAE

FAE

13 janvier 2024 09:52

Bonjour à tous ! 😃
Merci Mstrprf !

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

13 janvier 2024 09:51

Esrange (acronyme de European Spaceresearch RANGE, « RANGE recherche spatiale européenne ») est une base de lancement de ballons et de fusées-sondes créée par le Conseil européen de recherches spatiales et mise en service en 1966. En 2023 s'ouvre une nouvelle installation devant aussi permettre des décollages de fusées pour des lancements de satellites. Cette base est située dans la commune de Jukkasjärvi, à 40 km de Kiruna, dans le Nord de la Suède en Laponie, à 200 km au nord du cercle polaire arctique.

Historique

La première agence spatiale européenne l'ESRO est créée en mars 1964 pour développer dans le cadre d'une coopération un programme spatial scientifique et mettre au point les technologies nécessaires. Esrange est créée par l'ESRO pour servir de base de lancement de fusées expérimentales avec comme objectif scientifique l'étude de l'atmosphère terrestre, de l'ionosphère et des aurores polaires. La base est inaugurée officiellement en septembre 1966 et la première fusée est lancée le 20 novembre de la même année. En 1972, les programmes de l'ESRO sont réorganisés et peu après l'ESRO est dissoute et ses activités sont reprises par l'Agence spatiale européenne. Le site d'Esrange est repris par le gouvernement suédois qui le confie le 30 juin à la Swedish Space Corporation (en) (SSC). En 1974, une station de lancements de ballons scientifiques est créée. Celle-ci est régulièrement améliorée. Cette organisation envisage au début des années 1990 d'y construire une infrastructure pour lancer de petits satellites en orbite polaire mais ce projet est abandonné avant d'être repris au début des années 2020.

C'est le 13 janvier 2023 que le roi de Suède Carl XVI Gustaf, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre suédois Ulf Kristersson inaugurent le ruban du port spatial Esrange, présenté comme « le premier complexe de lancement de satellite en Europe continentale ». Le premier lancement d'un satellite est prévu alors au premier trimestre 2024.

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

13 janvier 2024 09:31

13 janvier 2009 :
Décès de l'acteur Patrick McGoohan.
Né le 19 mars 1928 dans le quartier new-yorkais Astoria (dans le Queens), Patrick McGoohan est un acteur, scénariste et réalisateur irlando-américain.
Il est le fils de Rose Fitzpatrick et Thomas McGoohan, immigrants Irlandais qui, peu de temps après la naissance de leur fils, retournèrent vivre en Irlande, à Mullaghmore (comté de Leitrim), avant de déménager sept ans plus tard à Sheffield.
Il poursuit ses études au Ratcliffe College, à Ratcliffe on the Wreake (Leicestershire).
Le 19 mai 1951, il épouse Joan Drummond, avec qui il resta marié jusqu'à son décès en 2009.
Il a trois filles : Catherine McGoohan, actrice (née le 31 mai 1952), Frances McGoohan (née en 1959) et Anne McGoohan (née en 1960).
Acteur vedette des séries Destination Danger et Le Prisonnier (série dont il est le cocréateur), Patrick McGoohan a également participé à plusieurs épisodes de la série Columbo, en jouant le rôle du meurtrier à quatre reprises et en réalisant plusieurs épisodes.
La série Le Prisonnier dont il est le maître d’œuvre (il en écrit deux scénarios, réalise lui-même trois épisodes tout en incarnant le héros, à savoir le Numéro 6) connaît dès les premiers passages un énorme succès en Angleterre.
Au fur et à mesure des 17 épisodes que comporte la série, le public britannique attend avec hâte de connaître enfin qui est le Numéro 1.
Mais le dernier épisode en forme d'épilogue allégorique qui clôt la série fait scandale en ne donnant pas de réponses claires et simples.
McGoohan, du jour au lendemain, devient détesté, voire physiquement agressé dans les rues de Londres, par une partie de son public britannique qui estime avoir été lésé ou trahi, et McGoohan comprend qu'« il doit se retirer pour un moment ».
Il quitte l'Angleterre pour vivre en Californie.
En décembre 1969, il donne une interview dans Pace Magazine dans laquelle il explique à la fois ses motivations et le contexte de l'époque, où il déclare avoir voulu 'exprimer sa position sur un sujet qui lui tenait à cœur : la transformation en numéros, la médiocrité, le nivellement des gens par la soumission.
Au début des années 1960, tout auréolé du succès de la série d'espionnage britannique Destination danger (où il incarne l'espion John Drake pendant quatre saisons et 86 épisodes), il se voit proposer le rôle de James Bond dans James Bond 007 contre Dr No de Terence Young.
Il refuse ce rôle, jugeant le personnage de James Bond incompatible avec ses critères moraux.
McGoohan avait pour projet d'adapter la série Le Prisonnier au cinéma, mais le temps lui manqua pour aboutir.
Il a prêté sa voix dans un épisode de la saison 12 des Simpson, où il incarnait son propre personnage de la série Le Prisonnier.
À la télévision, la star revint notamment en justicier double dans le feuilleton L'Épouvantail, prêtant ses traits à Nicolas Fouquet dans L'Homme au masque de fer de Mike Newell (1977) et incarnant en 1983, dans une nouvelle version de L'Auberge de la Jamaïque, le personnage de Joss Merlyn, terrorisant Mary Yellan, interprétée par Jane Seymour.
Dans sa carrière éclectique, mentionnons un premier rôle aux côtés de Rock Hudson dans Destination Zebra, station polaire de John Sturges, son rôle mémorable de directeur de prison dans L'Évadé d'Alcatraz de Don Siegel face à Clint Eastwood (1979), et une collaboration intéressante avec David Cronenberg : Scanners en 1981.
Son dernier rôle marquant, au cinéma, fut celui du roi Édouard Ier d'Angleterre dans Braveheart de Mel Gibson en 1995, beau-père d'Isabelle de France jouée par Sophie Marceau.
Sa dernière interprétation, au cinéma, fut celle d'un savant fou.
Dans Hysteria, il incarne un inquiétant docteur qui sous couvert d'une psychothérapie révolutionnaire, utilise un implant électronique pour gérer les émotions de ses patients.
Patrick McGoohan meurt de maladie à Santa Monica, le 13 janvier 2009.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

12 janvier 2024 17:44

Bonsoir et bonne fin de semaine à tous ! 😃
Merci les amis. A Torquay, j'ai visité le musée Agatha Christie. Très intéressant. Je me rappelle une photo sur laquelle on voit des femmes en maillots de bain se baignant à la plage réservée aux femmes. A l'époque les hommes avaient aussi une plage qui leur était réservée.

Répondre·

Avatar delphinium29

delphinium29

12 janvier 2024 10:00

12 janvier 1956
Poujade sème la panique
Le 12 janvier 1956, aux cris de «Sortez les sortants», 52 députés poujadistes font leur entrée à l'Assemblée. Deux ans plus tard, la V° République «sortira» tout le monde.

Commando sans boussole
Ils sont comme un commando sans boussole parachuté en territoire ennemi. Cinquante-deux, pour la plupart commerçants (et en leur sein, une majorité d'épiciers), des artisans, des agriculteurs, des hôteliers, des VRP. Une demie-centurie partie, fleur au fusil, pour faire plier la IV° République et qui, victime à son tour des «délices et des poisons du régime» (Charles de Gaulle), va finir engloutie dans son naufrage sans avoir toujours tout compris du film.

Ils s'appellent Georges Julliard, député du Gard, Marcel Bouyer (Charente-Maritime), Roger Bourel (Côtes du Nord), Marcel Varvier (Isère), Jean Damasio (Paris), Louis Allouin (Rhône)ou Robert Nerzic (Ille-et-Villaine). Mais d'eux tous, l'histoire ne retiendra finalement que deux noms : celui de Pierre Poujade, fondateur de l'Union des commerçants et des artisans (UDCA) qui les a lancés à l'assaut de l'Assemblée nationale en négligeant, lui-même, de se faire élire député. Et Jean-Marie Le Pen qui, quelques mois après l'élection, s'envolera de ses propres ailes. On connaît la suite, qui n'est pas finie...

Ce lundi 12 janvier 1956, l'irruption de ces trouble-fête au verbe haut plus à l'aise derrière un comptoir que derrière un pupitre (à l'exception de Le Pen lui-même qui, deviendra, sous l'étiquette du CNI, le plus jeune rapporteur du budget de la Défense nationale, en 1958), n'est pas seulement un traumatisme pour une Assemblée où règnent en maîtres hauts fonctionnaires, avocats ou médecins, et parmi eux, combien d'anciens et futurs ministres ! C'est aussi un désaveu pour les deux mouvements qui, depuis la naissance de la IV° République, dix ans plus tôt, se partagent le pouvoir et les postes : les socialistes de la SFIO et les démocrates chrétiens du MRP. Et quelle humiliation pour les communistes qui, depuis l'échec du RPF du général de Gaulle, aux élections législatives de 1951, se croyaient redevenus les seuls dépositaires du vote populaire et de la protestation !

Oui, en cette soirée d'hiver, parmi les plus froides du siècle, la politique française est entrée en ébullition. La droite qui, en la personne d'Edgar Faure, président du Conseil sortant, avait provoqué, en décembre 1955, des élections anticipées, a perdu le pouvoir ; et la gauche, qui le récupère en envoyant Guy Mollet à Matignon, ne dispose que d'une majorité relative. Du désordre indescriptible né de ces législatives, émergeront cependant quelques célébrités à l'avenir prometteur: un certain Valéry Giscard d'Estaing élu député dans le Puy de Dôme, Roland Dumas en Haute-Vienne, Christian Bonnet dans le Morbihan. En attendant, les 2,5 millions de voix du mouvement Poujade (11,5% des votants à l'échelon national) ont cassé le jeu : jusqu'au retour au pouvoir du général de Gaulle, aucun gouvernement ne durera, en moyenne, plus de six mois !

Grève de l'impôt
Tout a commencé deux ans et demi plus tôt quand,le 22 juillet 1953, un papetier-libraire de trente-trois ans, conseiller municipal de Saint Céré (Lot) organise la première - et dernière - grève de l'impôt de toute l'histoire républicaine.

L'enfer étant pavé de bonnes intentions c'est, paradoxalement, une amnistie fiscale - celle décrétée par Antoine Pinay en 1952 - qui a provoqué la jacquerie. Subitement désoeuvrés, les «polyvalents», comme on les appelle alors, ont en effet concentré leur zèle sur une proie facile : le petit commerce confronté à l'éclosion des premiers drugstores et autres Prisunic.

Les contrôles pleuvent, les redressements et les faillites aussi. On se plaint, on paye, on se suicide. Jusqu'à ce jour d'été de 1953 où, dénonçant la «Gestapo fiscale», Pierre Poujade, dit «Pierrot», prend la tête de 23 commerçants de Saint Céré menacés d'un contrôle fiscal. Un pour tous, tous pour un : chacun fait de son corps un rempart pour empêcher les agents dufisc d'accéder au magasin de l'autre. Le soir, les fonctionnaires des impôts repartent bredouilles, sous les quolibets.

L'échauffourée de Saint Céré met le feu à la plaine : en quelques semaines, soixante départements connaissent des incidents similaires. On envoie les CRS ; rien n'y fait. La population s'interpose pour protéger ses commerçants ! De Lille à Marseille et de Strasbourg à Bordeaux, le nom de Poujade devient synonyme de résistance au fisc. On le consulte comme un oracle, on requiert sa présence, on se masse pour l'écouter.
Un orateur exceptionnel, Pierre Poujade
Et l'on découvre que l'orateur est exceptionnel, même si son art n'a rien de spontané : avant d'entrer dans la Résistance, en 1943, Poujade a abandonné ses études d'architecte pour militer au Parti Populaire Français de Jacques Doriot, l'un des meilleurs tribuns de sa génération, du Parti communiste jusque dans lesrangs de la collaboration.

De Doriot, Poujade a gardé le style d'imprécateur, parlant volontiers en chemise, sans cravate - une curiosité, à l'époque ! -, les deux mains agrippées à la tribune. Mais aussi un mépris sans fond pour le système parlementaire.

Avec l'accent rocailleux de son Lot natal, il dénonce de meetings en meetings l'exploitation des «petits» et des «bonnes gens» par les «soupiers» de l'«État vampire», la mise en coupe réglée de la «maison France» par des «éminences apatrides» qu'il faut «pendre haut et court».

Défense des petits contre les gros au nom de la liberté d'entreprendre mais aussi de la lutte contre les «monopoles» ;antiparlementarisme forcené ; dénonciation du «totalitarisme fiscal» : voici le bréviaire du poujadisme qui n'a rien inventé mais tout concentré, au moment «t», en un cocktail explosif !

Quand, le 29 novembre 1954, l'UDCA est créée, elle revendique 500.000 adhérents et c'est tout naturellement qu'elle décide, lors de la dissolution de 1955, d'aller aux élections sous une étiquette créée ad hoc : Union et Fraternité française (UFF). Pour «instaurer» une dictature comme l'en accusent les communistes et les partis du système, subitement réconciliés face à l'intrus ? Non, pour obtenir une «réforme fiscale» qui permette au petit commerce d'«échapper à sa disparition programmée» !

C'est alors que Poujade commet sa première erreur, qui décidera de tout : il n'est pas lui-même candidat. Un homme va en profiter au-delà de toute espérance : Jean-Marie Le Pen, qui vient d'adhérer au mouvement et a d'emblée prévenu son chef que l'aventure ferait long feu s'il ne le transformait pas en un véritable parti politique.

Le trouble-fête Jean-Marie Le Pen
A vingt sept ans,le Pen qui préside la Corpo de droit des étudiants et s'est déjà taillé une célébrité au Quartier latin, s'impose, en quelques semaines comme le seul politique du mouvement Poujade. lu, le 2 janvier 1956 député de Paris, il prend rapidement l'ascendant sur le groupe parlementaire.

Poujade, d'abord fasciné par l'allant de son jeune disciple, ne met pas six mois à se rendre compte que les absents ont toujours tort. Pour garder la main sur ses députés, il organise l'exclusion de Le Pen. C'est sa dernière victoire, et pour l'exclu, le début de la célébrité.

Poujade ne veut plus de lui ? Il se met en congé de l'Assemblée et rejoint son régiment pour aller se battre en Algérie, puis regagne son siège de député (désormais non-inscrit)pour animer, courant 1957, une campagne en faveur de l'Algérie française sous l'égide de son premier mouvement: le Front national des combattants. C'est au cours de ces mois agités qu'il perd un oeil au cours d'une rixe avec les communistes, en portant secours à son collègue Ahmed Djebbour, français musulman, en grand danger d'être lynché.

Pendant qu'à l'Assemblée, le mouvement Poujade tombe dans l'anonymat, Le Pen, le fils de pêcheur, devient, pour la droite d'alors, une sorte de Minou Drouet de la politique. Car contrairement à Poujade,cet activiste qui aime la poudre et sentira bientôt le soufre est aussi un mondain. Ses bagarres pour un oui ou pour un non le rendent pittoresque, tout comme son sens de la formule, qui fait mouche dans les dîners en ville. Pendant que Poujade se morfond à Saint Céré, on voit Le Pen chez l'ex-empereur d'Annam, Bao Dai, comme chez le marquis de Cuevas; ces dames s'encanaillent en reprenant avec lui des refrains de marins, quand ce n'est pas l'intégralité de l'Internationale, et leurs maris apprécient l'étrange allant de cet enfant de nulle part dont les parents ne figurent pas plus dans le Bottin mondain que dans l'annuaire du téléphone et qui, entre un débat de nuit à l'Assemblée et un engagement dans le Djebel, se fait photographier à Alger avec Brigitte Bardot...

Survient le 13 mai 1958, le retour de De Gaulle et, dans la foulée de la proclamation de la V° République, la dissolution de l'Assemblée élue en 1956. Seul député issu du mouvement Poujade réélu en octobre 1958, Le Pen sera à son tour battu en 1962 et commencera une traversée du désert de vingt-deux ans. Mais de Pierre Poujade, on ne parlera plus qu'épisodiquement. Tout juste se souvient-on qu'il soutint Jean Lecanuet à l'élection présidentielle de 1965, François Mitterrand en 1981 et 1988. Et Jacques Chirac en 1995. Non sans avoir milité, jusqu'à sa mort, en 2003, pour un biocarburant alternatif à base de topinambours. Sa dernière machine de guerre pour casser le monopole des «gros» !

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

12 janvier 2024 09:30

12 janvier 1976 :
Décès de l'écrivaine Agatha Christie.
Née le 15 septembre 1890 à Torquay (comté de Devon), d'un père américain courtier, Frederick Alvah Miller, et d'une mère britannique, Clarisse Margaret Boehmer, fille d'un capitaine de l'armée britannique et lointaine cousine par alliance des Miller, Agatha Christie est une femme de lettres britannique, auteur de nombreux romans policiers.
Son nom de plume est associé à celui de ses deux héros : Hercule Poirot, détective professionnel belge, et Miss Marple, détective amateur.
Alors que son frère et sa sœur sont placés en pensionnat, ses parents lui offrent une éducation à domicile soignée : sa gouvernante lui apprend à écrire et son père l'arithmétique, puis c'est essentiellement sa mère qui s'occupe d'elle après la mort de son père survenue lorsqu'elle a onze ans.
Cette éducation lui permet d'écrire très tôt des poèmes, des contes et des nouvelles, encouragée par sa mère.
En 1897-1898, la famille Miller vient passer six mois à Pau, à l'hôtel Beauséjour.
Une jeune gouvernante française, Marie Sigé, est recrutée pour s'occuper de la petite Agatha.
Non seulement elle lui fait pratiquer son français, lui léguant pour toujours une petite pointe d'accent du sud-ouest, mais encore elles s'entendent si bien que Marie Sigé suit la famille pendant plusieurs années, à Cauterets, à Paris, puis à Ashfield, en Angleterre.
En 1902, Agatha est inscrite pour la première fois à la Miss Guyer's Girls School à Torquay .
En 1906, sa mère l'emmène à Paris pour finir ses études dans des maisons d'éducation françaises Voulant embrasser une carrière d'artiste lyrique, Agatha y étudie notamment le chant et le piano, mais son trac et sa timidité excessive auront raison de ses talents.
Aussi, elle regagne Torquay, station balnéaire où viennent se réfugier de nombreux Belges pendant la Première Guerre mondiale, dont elle s'est inspirée pour son personnage d'Hercule Poirot.
Après plusieurs mois de « chasse au mari » au cours desquels elle entretient quatre relations successives, elle rencontre en 1912 le lieutenant Archibald Christie (1889-1962), séduisant aviateur appartenant au Royal Flying Corps, au cours d'un bal donné par Lord et Lady Clifford.
Ils tombent rapidement amoureux et se fiancent.
Son fiancé étant sur le point d'être appelé pour la Première Guerre mondiale, elle l'épouse le jour de Noël 1914.
Elle conserve le patronyme de son mari comme nom de plume.
Le 3 décembre 1926, très affectée par la mort de sa mère et l'infidélité de son mari, Agatha Christie disparaît.
Le lendemain, la police retrouve sa voiture, une Morris Cowley, abandonnée près de l'étang de Silent Pool.
La presse britannique s'empare alors de l'affaire : suicide d'une femme délaissée, meurtre commandité par son époux voulant retrouver sa liberté ou coup de publicité d'une romancière voulant renforcer le succès de ses livres, les hypothèses ne manquent pas.
De gigantesques battues sont organisées le mardi 7 et dimanche 12 décembre dans les environs de Newlands Corner.
15 000 bénévoles assistent la police dans ses recherches et les journaux promettent une récompense de 100 £.
Elle est retrouvée douze jours plus tard dans le Swan Hydropathic Hotel, hôtel de la station thermale d'Harrogate, où elle s'était inscrite comme pensionnaire sous le nom de « Mrs Teresa Neele », du nom de la maîtresse de son mari.
Agatha Christie meurt le 12 janvier 1976 dans sa résidence de Wallingford, près d'Oxford.
Elle est enterrée au cimetière de Cholsey.
Sur sa tombe est gravée une épitaphe extraite d'un verset de La Reine des fées écrit par Edmund Spenser, choisie par ses soins :
Sleepe after toyle, port after stormie seas,
Ease after war, death after life, does greatly please.
(Temps de repos après tant de labeur,
Havre de paix après les jours de tempête,
Trêve bénie succédant à la guerre,
La mort est douce après notre vie si âpre).
On a surnommé Agatha Christie « la reine du crime » car elle est l'un des écrivains les plus importants et novateurs du genre policier.
Elle a aussi écrit plusieurs romans, dont quelques histoires sentimentales, sous le pseudonyme Mary Westmacott.
Agatha Christie fait partie des écrivains les plus connus au monde et elle est considérée comme l'auteur le plus lu de l'histoire chez les Anglo-Saxons, après William Shakespeare ; c'est aussi de très loin l'auteur le plus traduit dans le monde.
Elle a publié 66 romans, 154 nouvelles et 20 pièces de théâtre, ces œuvres ayant été traduites en plusieurs langues.
La plupart des intrigues se déroulent à huis clos, ce qui permet au lecteur d'essayer de deviner l'identité du coupable avant la fin du récit.
La saveur de ses histoires réside dans la résolution de l'enquête, souvent improbable, prenant le lecteur par surprise.
Ses romans et nouvelles ont été adaptés au cinéma, dans des jeux vidéo ou à la télévision, en particulier Le Crime de l'Orient-Express, Dix Petits Nègres, Mort sur le Nil, Le Train de 16 h 50 et Témoin à charge.

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

12 janvier 2024 09:24

12 janvier 1870
Funérailles tumultueuses de Victor Noir

Le 12 janvier 1870, les funérailles d'Yvan Salmon, dit Victor Noir, sont suivies par 100 000 personnes et donnent lieu à de violentes manifestations d'hostilité au régime impérial de Napoléon III.

Offense chèrement payée
Victor Noir, à peine âgé de 22 ans, était journaliste à La Marseillaise, une feuille révolutionnaire et violemment anti-bonapartiste.

Le prince Pierre Bonaparte (55 ans), fils de Lucien Bonaparte, neveu de Napoléon Ier et cousin de Napoléon III, s'estime un jour diffamé par celle-ci. Il provoque en duel son rédacteur en chef qui envoie Victor Noir et un ami au domicile du prince en vue d'organiser le duel.

L'entrevue se passe mal. Victor Noir, semble-t-il, lève sa canne sur le prince et celui-ci, se saisissant d'un pistolet, fait feu sur le jeune homme et le tue net.

Le prince Bonaparte est connu pour son tempérament très violent (il a tué un homme en Italie). Il sera néanmoins acquitté par la Haute Cour de justice le 21 mars 1870.

En attendant, les autorités ont pris la précaution d'organiser l'enterrement de sa victime dans le cimetière de Neuilly, au cœur des quartiers bourgeois de la capitale.

En dépit de cela, l'émotion de la foule débouche sur de violentes manifestations hostiles à l'Empire et à Napoléon III. Devant le domicile de la victime, des manifestants réclament à cors et à cris : « À Paris, à Paris ! Il nous appartient, c’est un enfant du peuple, nous l’emmènerons au Père-Lachaise ». Mais Victor Noir n'en sera pas moins inhumé à Neuilly...

C'est le début d'une agitation politique qui ne cessera pas jusqu'à la chute de Napoléon III, quelques mois plus tard, malgré la démocratisation du régime et l'arrivée au gouvernement du libéral Émile Ollivier.

Henri Rochefort, fondateur de La Marseillaise, ose écrire : « J'ai eu la faiblesse de croire qu'un Bonaparte pouvait être autre chose qu'un assassin ».

Répondre·

Avatar FAE

FAE

11 janvier 2024 16:16

Merci Delphinium !
"Le paquebot France (troisième du nom, rebaptisé Norway en 1979, puis Blue Lady en 2006) est un ancien paquebot transatlantique construit aux Chantiers de l'Atlantique, à Saint-Nazaire, où il est mis à l'eau le 11 mai 1960 en présence du président de la République française, le général de Gaulle. Avec ses 314 mètres de long, il est pendant toute sa période d'activité le plus long paquebot (navire à passagers) jamais construit au monde jusqu'au lancement en 2004 du Queen Mary 2, long de 345 m (1 132 ft). Il est ainsi resté pendant 42 ans le plus grand paquebot au monde, un record encore actif aujourd'hui. Symbole du prestige de la France gaullienne, dont la fin de l'exploitation en France fut elle symbolique de la crise des années 1970, il fut surnommé le « petit frère du Normandie » par les chantiers de l'Atlantique.

Son port d'attache est Le Havre et il est mis en service en janvier 1962, pour le compte de la Compagnie générale transatlantique (CGT). Luxueusement meublé, le paquebot a été décoré par plusieurs peintres de l'École de Paris, notamment par Louis Vuillermoz.

Pendant douze ans, il assure des traversées transatlantiques et quelques croisières autour du monde, jusqu'en septembre 1974. Son désarmement est brutalement décidé avec l'accord du président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, pour cause de non-rentabilité, alors qu'il s'était engagé, au cours de sa campagne électorale, à le maintenir en service.

Revendu d'abord à l'homme d'affaires saoudien Akram Ojjeh, en 1977, puis à un armateur norvégien en 1979, rebaptisé Norway, il assure alors, après plusieurs transformations, des croisières en mer des Caraïbes. Revendu à un ferrailleur, il est rebaptisé Blue Lady en 2006 et son démantèlement prend fin en 2009 en Inde, sur le chantier d'Alang."

Répondre·

Avatar delphinium29

delphinium29

11 janvier 2024 09:36

Le France arrive au Havre le 23 novembre 1961 à 12 h 45.
Il effectue une seconde série d'essais en mer en décembre, fait une brève escale à Southampton, puis est inauguré le 11 janvier 1962 en présence de Michel Debré, alors Premier ministre, et d'autres ministres comme Valéry Giscard d'Estaing.
"Il y avait une sorte d'ébullition"
"Le regard est alors porté sur la ville du Havre à travers ce paquebot magnifique, rapide, stable, et représentatif d'une forme de prestige et d'art de vivre de la France sur les mers", rappelle Marie-Anne Du Boullay, directrice de French Lines & Compagnies, établissement public de coopération culturelle chargé de conserver et valoriser le patrimoine de la marine marchande. "La foule, le paquebot immense devant la plage… Il y avait une sorte d'ébullition au sein de la population."


Ce n'est que quelques jours plus tard, le 3 février, que France - puisqu'il convient normalement de l'appeler sans le pronom - s'élance pour la première fois vers New-York, après une première traversée vers les Canaries. Pendant douze ans, la cité Océane vit au rythme des arrivées et des départs du paquebot, d'autant que des Havrais travaillent pour la Compagnie générale transatlantique ou dans les entreprises chargées de l'entretien ou de la maintenance du navire. "Beaucoup ont pu l'approcher de près, voire monter à bord, cela renforce ce lien très fort entre le paquebot et la ville. Les gens se sentaient, quelque part, membre de la grande famille du paquebot France" analyse Marie-Anne Du Boullay.



00:00
-00:46
Mute

Répondre·

Avatar FAE

FAE

11 janvier 2024 09:19

Merci Capusa !

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

11 janvier 2024 08:58

11 janvier 1940 : première russe du ballet Roméo et Juliette de Serge Prokofiev.

Roméo et Juliette (en russe : Ромео и Джульетта, Romeo i Djulietta), op. 64, est un ballet en trois actes de Sergueï Prokofiev, composé en 1935 peu après le retour du compositeur en Union soviétique. Il est fondé sur la pièce éponyme de William Shakespeare.

Historique

La création du ballet fut difficile. L'œuvre est une commande de 1934 du Kirov de Leningrad, mais lorsque Prokofiev proposa le thème de Roméo et Juliette, le théâtre refusa. Prokofiev signa alors un contrat avec le Bolchoï pour la représentation du ballet, mais là encore les choses se passèrent mal. Une fois la partition achevée, à l'été 1935, les danseurs déclarèrent le ballet indansable, notamment à cause de la complexité rythmique et de passages jugés inaudibles. Prokofiev retravailla alors sa partition en 1936 pour en tirer deux suites pour orchestre symphonique en sept mouvements, ainsi qu'une transcription pour piano. Une troisième suite fut écrite en 1946.

Le ballet ne fut finalement créé que le 30 décembre 1938 au Théâtre Mahen à Brno en Tchécoslovaquie, où il fut très bien accueilli, puis suivit une première russe le 11 juin 1940 au Kirov (chorégraphie de Leonid Lavrovski), et au Bolchoï en 1946. Une version a été créée pour le ballet de l'Opéra de Paris le 19 octobre 1984 qui présente depuis, fréquemment cette production.

C'est une de ses œuvres les plus appréciées en raison de la haute inspiration mélodique, de la grande variété rythmique et du caractère mémorable des thèmes principaux (en particulier la célèbre « Danse des chevaliers » et ses diverses variations, le thème de Juliette, la scène d'amour, ou les rythmes de la place du marché au début du IIe acte, donnant lieu à des danses acrobatiques, notamment dans la chorégraphie de Leonid Lavroski).

L'histoire de la création du ballet a été racontée par le compositeur Sergueï Prokofiev:

« À la fin du mois de décembre 1934 je suis revenu à Léningrad spécialement pour des négociations avec le Théâtre Kirov. J'ai exprimé mon désir de trouver un sujet lyrique pour le ballet... On a commencé à trier les sujets : Piotrovski a mentionné « Pelléas et Mélisande », « Tristan et Isolde », « Roméo et Juliette ». Je me suis immédiatement « accroché » à ce dernier – on ne pourrait pas trouver un meilleur sujet ! Nous avons convenu que le livret serait écrit par Piotrovski, Radlov et moi (S.P.). Il a été décidé d'impliquer un ancien élève de Radlov, Rostislav Zakharov en tant que metteur en scène... Pourtant, le contrat avec le Théâtre Kirov n’a pas été conclu... Je suis arrivé à Moscou, et Golovanov, qui était alors le chef d'orchestre du Théâtre Bolchoï, a dit que s’il s’agissait de « Roméo », le Théâtre Bolchoï conclurait immédiatement un contrat avec moi. Le contrat a été signé en été 1935. Le théâtre m'a octroyé la possibilité de travailler sur le ballet à la maison de repos Polénovo du Théâtre Bolchoï, où j'ai presque terminé le ballet, en utilisant partiellement des thèmes composés au printemps. À l'automne, une audition de ce ballet a eu lieu au théâtre. Il n’a pas eu de succès... Le ballet n'a pas été mis en scène à cette époque... Le ballet a été mis en scène au Théâtre Kirov en 1939 (1940). R. Zakharov a abandonné après le rejet du ballet par le Théâtre Bolchoï. Lavrovsky, lors de la mise en scène du ballet à Leningrad, a ajouté beaucoup de choses à ce qui avait été déjà créé avant. Par la suite, j'ai jugé nécessaire de l'inclure dans les co-auteurs du livret. »

Répondre·

Avatar FAE

FAE

11 janvier 2024 08:46

Bonjour à tous ! 😃
Merci Mstrprf !

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

11 janvier 2024 08:39

11 janvier 1713 :
Une école de danse pour les « petits rats » de Paris.

Après avoir créé, en 1661, l'Académie royale de la Danse, le roi Louis XIV se penche sur le problème des effectifs, bien décidé à « parvenir à élever des sujets propres à remplir les emplois qui manqueront ».
C'est ainsi que l'École de l'Académie voit le jour le 11 janvier 1713.
Gratuite, elle a pour vocation de mener les jeunes danseurs au rang de professionnels.
Tout en veillant sur l'héritage de l'Académie; il s'agit de développer l'école française fondée sur la primauté de l'harmonie, la coordination des mouvements, la justesse des placements et le dédain de la prouesse, recommandations qui donneront naissance au XIXe s. à la danse classique.
Installée depuis 1987 à Nanterre, l'École française de la danse, plus ancienne école de danse d'Occident, forme la presque totalité des danseurs des ballets de l'Opéra de Paris.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

10 janvier 2024 10:40

Merci les amis. Vous êtes toujours aussi passionnants.

Répondre·