
Misterprof-
3 décembre 1967 :
Première greffe du cœur.
Le 3 décembre 1967, une greffe du coeur est effectuée pour la première fois au monde. L'événement se produit à l'hôpital Groote Schur du Cap (Afrique du Sud).
Du jour au lendemain, le professeur Chris Barnard (45 ans) devient mondialement célèbre.
Ce chirurgien brillant s'est formé aux États-Unis avant de rentrer exercer dans son pays.
Son patient, Louis Washkansky, ne survit que 18 jours à l'opération.
l succombe à une simple infection pulmonaire suite à l'affaiblissement de ses défenses immunitaires.
Sans se décourager, le professeur renouvelle la tentative un mois plus tard sur un nouveau patient, le dentiste Philip Blaiberg.
Celui-ci survit 18 mois !
On peut dès lors parler d'un incontestable succès.
Toutes les équipes de chirurgie cardiaque du monde entier s'engouffrent dans la voie ouverte par le professeur sud-africain.
En France, la première greffe du cœur est effectuée le 27 avril 1968 par le professeur Christian Cabrol mais le patient ne survit que deux jours.
Très vite, grâce à une plus grande maîtrise technique et surtout à de meilleurs médicaments anti-rejets comme la cyclosporine, les nouveaux greffés gagnent en délai de survie.
Le record appartient aujourd'hui à un Anglais qui a survécu 33 ans à la greffe.
Capusa06
Rubber Soul est le sixième album des Beatles, paru le 3 décembre 1965 au Royaume-Uni, et trois jours plus tard aux États-Unis. Produit par George Martin sous le label Parlophone, l'album est publié moins de trois mois après la sortie de Help!. Enregistré en seulement quatre semaines entre le 12 octobre et le 11 novembre 1965 aux studios EMI de Londres, l'album est pourtant le fruit d'un important travail d'écriture et de composition du duo Lennon/McCartney. En effet, alors que la Beatlemania est en pleine expansion, le groupe planifie trois tournées américaines sur deux ans et fait des rencontres déterminantes au cours de celles-ci. Les Beatles font ainsi la connaissance de Bob Dylan durant l'été 1964, qui les initie à la consommation de cannabis, mais aussi d'Elvis Presley et du groupe The Byrds, qui influencent significativement leur travail. George Harrison montre également un intérêt grandissant pour la culture indienne et la musique de Ravi Shankar.
Rubber Soul se compose de quatorze chansons inédites dans sa version britannique. Il est ainsi le deuxième album des Beatles à ne comporter aucune reprise, après A Hard Day's Night. Deux chansons supplémentaires, We Can Work It Out et Day Tripper, sont éditées en single « double face A » le même jour que la sortie de l'album. Publié sur le marché américain par Capitol Records, Rubber Soul est réparti sur deux disques : l'un portant le même nom, mais avec douze chansons dont deux provenant de l'album Help!, et l'autre ayant pour titre Yesterday and Today, sorti six mois plus tard, comprenant le hit Yesterday, et plusieurs chansons de l'album suivant, Revolver.
Rubber Soul se caractérise par une évolution significative de la musique des Beatles, avec l'introduction de nouveaux instruments, comme le sitar ou l'harmonium. Les textes écrits par le groupe font par ailleurs l'objet d'importants progrès, puisque les trois auteurs John Lennon, Paul McCartney et George Harrison écrivent des chansons plus matures et personnelles par rapport aux disques précédents. Les Beatles abordent différents thèmes comme l'amour, l'amitié ou la mort, l'adultère ainsi que les psychotropes de manière détournée. Nowhere Man de Lennon, quatrième titre sur la face A du 33 tours original, est par ailleurs la première chanson du groupe à ne pas aborder le thème des filles et de l'amour.
À sa sortie, Rubber Soul est unanimement salué par la presse musicale. L'œuvre se hisse en première position des classements musicaux dans plusieurs pays, dont le UK Albums Chart au Royaume-Uni, le Billboard 200 aux États-Unis et remporte un succès immense auprès du public. L'album figure également dans de nombreux classements musicaux, et occupe notamment la cinquième place des 500 plus grands albums de tous les temps selon Rolling Stone. Plusieurs chansons se distinguent, comme la ballade Michelle, qui remporte un Grammy Awards, Girl, In My Life ou encore Norwegian Wood (This Bird Has Flown) et dans un genre plus rock, en ouverture de l'album, Drive My Car. Considéré comme l'album de transition de la carrière musicale des Beatles, Rubber Soul marque profondément l'histoire du rock, influence de nombreux artistes et préfigure l’avènement du mouvement hippie et du rock psychédélique.
delphinium29
Le 2 décembre est le 336e jour de l'année du calendrier grégorien, 337e lorsqu'elle est bissextile. Il reste 29 jours avant la fin de l'année.
C'est généralement l'équivalent du 12 frimaire du calendrier républicain ou révolutionnaire français, officiellement dénommé jour du raifort.
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Le 2 décembre est le 336e jour de l'année du calendrier grégorien, 337e lorsqu'elle est bissextile. Il reste 29 jours avant la fin de l'année.
C'est généralement l'équivalent du 12 frimaire du calendrier républicain ou révolutionnaire français, officiellement dénommé jour du raifort.
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2 décembre 1959 : Catastrophe de Malpasset
Le soir du 2 décembre 1959, un barrage se rompt à Malpasset, en amont de Fréjus, sur la côte méditerranéenne, entre Toulon et Nice. La ville est inondée et détruite par une vague de 40 mètres de haut. La catastrophe fait 423 morts et des milliers de sans-abri.
Dans un émouvant élan de solidarité, la France entière se mobilise aussitôt au secours des victimes. Des quêtes et des collectes de vêtements sont organisées à grande échelle dans les écoles. Européens et Américains se mobilisent également. Il s'agit de la première manifestation mondiale de solidarité.
Le barrage-voûte de Malpasset, destiné à l'irrigation et assis sur des roches instables, avait été conçu selon des normes moins draconiennes que les ouvrages hydroélectriques et n'a de ce fait pas résisté à des pluies diluviennes.
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2 décembre 1851 : Coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte.
Le 2 décembre 1851, anniversaire du sacre de Napoléon 1er et de la bataille d'Austerlitz, Louis-Napoléon Bonaparte conduit le coup d'État qui lui permettra de passer, l'année suivante, du statut de Prince-Président à celui d'Empereur des Français.
En effet le 2 décembre 1852, avec l'approbation du suffrage universel, Louis-Napoléon Bonaparte est couronné empereur des Français sous le nom de Napoléon III (le deuxième du nom est supposé être le fils unique de Napoléon 1er, mort en pleine jeunesse à Vienne).
Louis-Napoléon Bonaparte est le fils de Louis Bonaparte et de Hortense de Beauharnais.
Né en 1808 et exilé à la chute de Napoléon 1er, il devient le candidat des bonapartistes après la mort de « l'Aiglon »ainsi que de ses frères et de ses oncles.
Profitant du regain de ferveur bonapartiste provoqué par le retour des cendres de l'Empereur, il tente avec son ami Persigny, un aventurier comme lui, de prendre le pouvoir par la force en 1840. Cela lui vaut d'être condamné à la prison à vie au fort de Ham.
Il s'en échappe six ans plus tard en empruntant la tenue d'un ouvrier du nom de Badinguet (d'où l'un des surnoms du futur empereur).
Réfugié en Angleterre, le fringant conspirateur séduit une demi-mondaine, miss Howard, qui met sa fortune à sa disposition.
Survient la IIe République.
Empêché de revenir en France, Louis-Napoléon Bonaparte n'en est pas moins élu député dans plusieurs départements et, le 10 décembre 1848, le suffrage universel fait de lui le premier président de la République française.
Face à lui, le principal candidat républicain, le général Cavaignac, est discrédité par sa brutale répression des émeutes ouvrières de juin 1848.
Adolphe Thiers, chef des royalistes, convainc ses collègues de soutenir Louis-Napoléon.
Le Prince-Président se pose habilement en protecteur des faibles et en défenseur du suffrage universel contre l'Assemblée nationale, dominée par le « parti de l'Ordre », victorieux aux élections de mai 1849.
C'est un rassemblement hétéroclite de cinq cents députés royalistes et catholiques, unis dans la peur de la révolution ouvrière.
Face à eux seulement 70 républicains modérés et 180 « montagnards ».
Habilement, Louis-Napoléon les laisse se déconsidérer en allant au secours du pape Pie IX, dont le pouvoir temporel est contesté par les républicains.
Le 2 juillet 1849, aux portes de Rome, le général Oudinot défait ainsi les troupes de Garibaldi.
Puis l'Assemblée vote le 15 mars 1850 la loi Falloux qui ouvre l'enseignement aux congrégations religieuses.
Elle limite aussi la liberté de la presse par les lois du 27 juillet 1849 et du 10 juillet 1850.
Elle restreint le suffrage universel le 31 mai 1850.
Elle ordonne la déportation en Algérie des insurgés de Juin-1848.
Autant de mesures impopulaires qui renforcent par effet de contraste l'image sociale du Prince-Président.
Habilement, du 8 août au 12 novembre 1850, il accomplit des tournées triomphales dans le pays, se présentant tantôt comme le défenseur des ouvriers, tantôt comme celui de la religion et de la propriété.
Il parle également aux militaires de gloire et de liberté, ce qui lui vaut d'être salué le 10 octobre aux cris de « Vive l'Empereur ! », lors d'une revue militaire au camp de Satory.
Fort de sa popularité, il se verrait bien à la tête du pays pour de longues années.
Mais la Constitution de la IIe République, par une disposition très maladroite, interdit au président en exercice de solliciter un deuxième mandat.
Il se prépare donc à d'autres éventualités.
Capusa06
2 décembre 1763
Inauguration de la synagogue 🕍
La synagogue Touro est la plus ancienne synagogue d'Amérique du Nord et la seule datant de l'époque coloniale américaine toujours en activité. Elle est située à Newport dans l'État de Rhode Island.
Historique
L'origine de la communauté juive de Newport
En 1492, le roi d'Espagne Ferdinand II d'Aragon et la reine Isabelle I de Castille promulguent le Décret de l'Alhambra donnant quatre mois aux Juifs d'Espagne pour se convertir au catholicisme ou pour quitter l'Espagne. De nombreux Juifs quittent alors l'Espagne pour le Portugal.
La colonie hollandaise de La Nouvelle-Amsterdam reçoit dès 1654 les premiers émigrés juifs ibériques et en 1658 une quinzaine de familles juives d'origine portugaise, en provenance des Antilles néerlandaises, s'installent dans l'île de Rhode Island. Ce sont principalement des marranes, Juifs convertis au catholicisme afin de survivre. La liberté religieuse promise par Roger Williams, fondateur de la colonie de Rhode Island et des plantations de Providence leur permettent de revenir à la religion juive. Très rapidement, les avantages sociaux et économiques permettent à cette petite communauté de progresser.
La communauté Jeshuat Israel est fondée à Newport en 1658. Elle achète un terrain en 1677 pour en faire un cimetière. En 1780, la communauté compte huit familles et ouvre une école pour l'éducation de ses enfants.
La construction de la Synagogue
En 1758, Isaac de Touro (en) arrive d'Amsterdam comme hazzan c'est-à-dire chantre, pour prendre en main la destinée de la communauté. Depuis plus de cent ans, les membres de la communauté se réunissaient dans des maisons privées pour les offices. Il décide alors de la construction d'une synagogue. Ses fils Abraham et Judah, seront plus tard des bienfaiteurs importants de la synagogue.
La première pierre a été posée par Aaron Lopez, marchand d'esclaves à Newport. La congrégation Jeshuat Israël remonte à 1658 lorsque quinze familles juives espagnoles et portugaise arrivent, provenant de l'ouest, et beaucoup sont installés près Easton's Point. La synagogue a été officiellement consacré 2 décembre 1763. Parmi les autres dirigeant, figurait également Henry Samuel Morais (en).
Le projet étant très ambitieux pour la communauté, celle-ci doit faire appel à des communautés voisines. Ayant reçu des réponses positives, un terrain est acheté le 30 juin 1759 rue Griffin à Ebenezer Allen de Sandwich, Massachusetts.
Le 1er août 1759, la première pierre de la synagogue est posée. L'architecte américain d'origine anglaise, Peter Harrison, qui a émigré en 1738 et s'est installé à Rhode Island, offre ses services gracieusement. Pur produit du siècle des Lumières, il a déjà conçu de nombreuses églises et bâtiments officiels. La synagogue est considérée comme son œuvre majeure. La synagogue est dédiée le 2 décembre 1763.
Harrison est influencé par le néo-palladianisme qui réoriente le style anglais vers des sources classiques. Ses plans et les détails proviennent de livres qu'il importe d'Angleterre.
La synagogue est construite en briques importées d'Angleterre. Le bâtiment est orienté vers l'est en direction de Jérusalem et fait un angle aigu par rapport à la rue.
L'intérieur de la synagogue est de style colonial classique, incorporant de nombreux éléments typiques des synagogues espagnoles et portugaises. Elle présente quelques similarités avec la Synagogue Espagnole érigée à Amsterdam en 1675, particulièrement dans l'agencement des sièges et les colonnes imposantes: une série de douze colonnes ioniques en bois soutiennent les galeries pour les femmes et le plafond. Le nombre de colonnes est une référence aux douze Tribus d'Israël. Le haut des colonnes est de style corinthien et le bas de style ionique. Chaque colonne est taillée dans un seul tronc d'arbre. L'Arche Sainte contenant les rouleaux de la Torah se trouve sur le mur oriental. Au-dessus, une peinture murale représente les Dix Commandements en hébreu. Ce tableau est l'œuvre de Benjamin Howland, un artiste de Newport.
Cinq lustres ornent le plafond. Celui du centre, un lustre à douze banches est une donation de Jacob Pollock en 1789. Ce lustre a une caractéristique particulière : quatre têtes de singes apparaissent bien visibles sur le tronc central. Les quatre autres lustres ont été donnés par Naphtali Hart Myers en 1760, Aaron Lopez en 1770 et deux par Abraham Rodriguez Mendez en 1765.
Dénomination de la synagogue Touro
Abraham Touro, un des deux fils de Issac Touro laisse par testament la somme de 10 000 dollars à l'État de Rhode Island pour prendre soin de la synagogue et 5 000 dollars pour l'entretien de la rue la desservant (actuellement dénommée rue Touro). La synagogue est référée pour la première fois en tant que Synagogue Touro dans l'acte notarié d'acceptation des fonds.
En 1790, la communauté par la plume de Moses Seixas (1744-1809) écrit à George Washington pour lui exprimer le soutien de la communauté à son action mais aussi ses meilleurs vœux. George Washington écrit dans sa réponse :
« …le gouvernement des États-Unis n'approuve pas la bigoterie et ne peut tolérer les persécutions. Que les enfants de la Lignée d'Abraham, qui résident sur cette terre, continuent à mériter et à goûter la bienveillance des autres habitants ; Que chacun puisse vivre en sécurité sous sa propre vigne et son propre figuier, sans être autrement effrayé. Que le Père de toutes les Grâces dispense la lumière et non l'obscurité sur notre chemin, et qu'il nous rende tous utiles dans nos diverses vocations, et dans le temps qu'il aura voulu et de sa façon, éternellement heureux. »
La lettre de Moses Seixas et la copie de la réponse de George Washington, par son secrétaire particulier, sont conservées à la Bibliothèque du Congrès à Washington.
Misterprof-
1er décembre 1955 :
Naissance de l'actrice Cyrielle Besnard, dite Cyrielle Clair.
Après son baccalauréat, elle fait ses études à l'université de Paris Sorbonne, où elle obtient une maîtrise en sciences économiques.
Elle débute à la fin des années 1970 au théâtre Marigny avec Jean Le Poulain, qui l'engagera à la Comédie-Française lorsqu'il en deviendra administrateur général, dans la comédie Miam-miam ou le Dîner d'affaires.
En 1980, elle joue son premier rôle au cinéma dans Tusk, un film d'Alejandro Jodorowsky.
Un an plus tard, elle incarne Alice Ancelin, la maîtresse de Josselin Beaumont, interprété par Jean-Paul Belmondo, dans Le Professionnel, de Georges Lautner (dans le générique, son nom est orthographié Cyrielle Claire).
Elle a aussi joué dans des films étrangers au cours de sa carrière.
En 2001, la ministre de la Culture Catherine Tasca la nomme chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres.
Capusa06
Le Charivari est un journal français et le premier quotidien illustré satirique du monde, qui parut de 1832 à 1937.
Fondé le 1er décembre 1832 par Charles Philipon comme un journal d'opposition républicaine à la monarchie de Juillet, le journal satirique à vocation distractive s'affirma au cours de son histoire tantôt radical, conservateur, républicain ou encore anti-clérical. Ses auteurs les plus notables furent notamment Taxile Delord ou encore Agénor Altaroche et ses caricaturistes les plus marquants furent entre autres Philipon, Nadar, Gustave Doré, Honoré Daumier, Henri Rochefort, Cham et Gavarni. En baisse d'audience, le journal disparaît en 1937, peu de temps après avoir été l'un des périodiques ayant participé à une campagne de calomnie contre Roger Salengro.
Historique
Fondé en 1832, sous le règne de Louis-Philippe, par le journaliste républicain Charles Philipon, il devient rapidement un moyen de communication de l’opposition, dans le même mouvement railleur que l’hebdomadaire La Caricature créé en 1830. Il ridiculise avec entrain la monarchie de Juillet et la bourgeoisie et fut souvent condamné par les tribunaux.
Les lois de septembre 1835, faisant suite aux grèves et aux émeutes de 1833 et 1834, condamneront plusieurs journaux dont La Gazette, La Quotidienne, La Tribune, Le Réformateur et Le Charivari, qui est astreint à un cautionnement de 100 000 francs et doit soumettre ses dessins à l’examen de la censure. Armand Dutacq, directeur-fondateur du journal Le Siècle, rachète Le Droit et Le Charivari. Ces lois entraînent de lourdes peines d’emprisonnement et de fortes amendes pour les gérants des journaux, ainsi Massy[précision nécessaire] subit-il les conséquences de ces lois, alors que la direction du journal revient à Agénor Altaroche, qui fait appel à Eugène Guinot, H. Lucas, Albéric Second, Alphonse Esquiros, Émile de La Bédollière, et les poètes Hegesippe Moreau et Louis-Agathe Berthaud. En 1838 de nouvelles modifications sont apportées à la direction du journal, Altaroche reste rédacteur en chef et s’adjoint comme collaborateurs Albert Cler, Taxile Delord, Clément Caraguel, Laurent-Jan, Félix Pyat, Philibert Audebrand et Moléri.
Sous le règne de Louis-Philippe Le Charivari subit vingt procès, en août 1847 le gouvernement de Guizot saisit plusieurs journaux, avec parmi eux Le Charivari, La Réforme et La Gazette de France. La loi du 2 juillet 1861 abroge le 1er paragraphe de l’article 32 du décret du 17 février 1852, qui supprimait tout journal ayant eu dans un délai de deux ans deux condamnations ou contraventions, tandis que le senatus-consulte du 18 juillet 1866 interdit toute remise en cause de la constitution ainsi que la publication de pétitions ayant pour objet sa modification. En mai, Le Charivari comme bien d’autres journaux est averti, subissant ainsi les sanctions du gouvernement, l’Empereur ne voulant entendre parler d’une possible liberté de la presse.
L'affaire Salengro
En 1936, Le Charivari participe, au côté notamment de Gringoire, à la campagne de calomnies à l'encontre de Roger Salengro, alors ministre de l'Intérieur du Front populaire. Roger Salengro était accusé à tort d'avoir déserté en 1916 et la campagne calomnieuse menée à son encontre le fragilisa et le conduisit au suicide en novembre 1936.
