
FAE
"Jean Mermoz, né à Aubenton1 (Aisne), le 9 décembre 1901 et disparu dans l'océan Atlantique le 7 décembre 1936, est un aviateur français, figure légendaire de l'Aéropostale, surnommé l'Archange.
Il est aussi un des membres fondateurs et vice-président, en 1936 du Parti social français (PSF) avec le colonel François de La Rocque, ancien président des Croix-de-Feu. "
Misterprof-
9 décembre 1955 :
Adoption du drapeau européen par le Comité des ministres du Conseil de l'Europe.
adopte un drapeau
Ce drapeau, destiné à représenter les instances européennes et la fédération en devenir, est ainsi devenu l'un des trois symboles de l'Union européenne, avec une devise et un hymne.
Quant au Conseil de l'Europe, qui n'a aucun lien formel avec l'Union européenne, il se dote en 1999 d'un logo distinctif avec un C ou un E tourbillonnant sur fond d'emblème européen.
L'emblème adopté en 1955 est constitué de 12 étoiles sur fond bleu, formant un cercle en signe d'union.
Le nombre d'étoiles est invariable et, évoquant aussi bien les apôtres que les fils de Jacob, les travaux d'Hercule, ou les mois de l'année, symbolise la perfection et la plénitude.
Le Conseil de l'Europe, qui siège à Strasbourg au Palais de l'Europe, est une assemblée née en 1949 en vue de promouvoir les droits de l'homme sur le continent .
En son sein sont représentés la plupart des pays européens (46 membres en 2022) mais il n'a qu'une autorité morale et aucun pouvoir politique.
Dès sa création, le Conseil a souhaité donner à l'Europe des symboles auxquels les peuples puissent s'identifier.
Le directeur de l'information Paul Michel Gabriel Lévy étudia quelques dizaines de propositions, et le concept d'une ou plusieurs étoiles dorées sur fond bleu ne tarda pas à s'imposer.
Après cinq ans de recherches et de tentatives avortées, le 25 octobre 1955, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe choisit à l'unanimité un emblème d'azur portant une couronne de douze étoiles d'or.
Son choix du drapeau européen, qui renvoie inconsciemment à des traditions spirituelles très fortes, allait obtenir très vite les faveurs des citoyens comme des institutions.
L'Autrichien Arsène Heitz, modeste fonctionnaire, artiste à ses heures et fervent catholique, à l'origine de la maquette du drapeau et de plusieurs propositions, revendiqua par la suite la paternité du symbole et déclara s'être inspiré de la médaille miraculeuse de la rue du Bac à Paris.
Celle-ci représente la Vierge avec la couronne de 12 étoiles qu'évoque l'Apocalypse de Saint Jean. Le fond bleu rappellerait quant à lui la couleur traditionnelle du manteau de la Vierge.
La référence mariale, en effet, n'était pas pour déplaire aux dirigeants chrétiens-démocrates à l'origine de la construction européenne (Conrad Adenauer, Robert Schuman, Alcide De Gasperi, entre autres).
Par un singulier hasard, le texte portant adoption du drapeau européen fut signé le 8 décembre 1955, fête de l'Immaculée Conception.
L'emblème fut inauguré solennellement le 13 décembre de la même année à Paris.
En 1983, le Parlement européen adopta à son tour le drapeau créé par le Conseil de l'Europe et préconisa qu'il devienne également l'emblème de la Communauté Européenne.
En 1971, le Conseil de l'Europe compléta son travail en proposant le Prélude à l'Ode à la Joie, de la 9ème Symphonie de Beethoven comme hymne européen.
Le chef d'orchestre Herbert von Karajan en prépara l'arrangement musical.
En 1986, l'hymne fut adopté à son tour par la Communauté Européenne.
Il devint l'autre emblème commun à l'ensemble des Européens et préside depuis lors à toutes les manifestations européennes, sous les couleurs bleu et or du drapeau marial.
En 2004 enfin, le projet de traité constitutionnel européen, destiné à mettre à jour et clarifier tous les textes antérieurs, a proposé, outre le drapeau et l'hymne, une devise qui ne manque pas d'allure : « Unie dans la diversité ».
Le traité constitutionnel européen a été approuvé par les parlementaires des différents États mais rejeté massivement par les peuples français et néerlandais après un débat démocratique intense, en raison de différentes dispositions qui portaient atteinte à la démocratie et à la souveraineté des peuples.
À la suite de cette déconvenue, les instances dirigeantes des États membres ont réécrit le traité constitutionnel en reprenant toutes les dispositions rejetées par les citoyens et l'ont fait approuver par les Parlements nationaux et eux seuls en 2009.
Ce fut le premier "cocufiage" des électeurs, le second ayant eu lieu lors des primaires socialistes de 2017.
Ce traité de Lisbonne a remis à plat les traités antérieurs.
Mais pour éluder la comparaison avec le texte constitutionnel antérieur, ils ont évacué les références à un drapeau, une devise et un hymne européens.
Les symboles européens n'ont donc plus d'existence officielle.
Le drapeau reste toutefois l'emblème de la Commission et des autres organes de l'Union.
Par ailleurs, 16 pays ainsi que la France ont rappelé leur attachement aux symboles européens dans l'acte final du traité de Lisbonne (protocole n°52).
La bannière bleue aux douze étoiles peut donc continuer de flotter aux frontons de nos mairies et le président de la République française ne néglige jamais de l'arborer, y compris dans ses visites en Afrique.
Notons que ces couleurs ne font pas l'unanimité en Europe, loin de là.
Ainsi, le gouvernement polonais, qui préfère mille fois l'OTAN à l'UE, a dédaigné de les arborer lors de la venue à Varsovie du président américain Joe Biden le 21 février 2023.
Capusa06
Salome, en français Salomé, est un opéra en un acte (op. 54) de Richard Strauss sur un livret du même compositeur, d'après la traduction allemande de Hedwig Lachmann de la pièce de théâtre Salomé d'Oscar Wilde et créé le 9 décembre 1905 au Königliches Opernhaus de Dresde.
Composition
Le texte de Hedwig Lachmann est une adaptation allemande très proche de Salomé d'Oscar Wilde, elle-même tirée d'Hérodias des Trois Contes de Gustave Flaubert.
Sur le conseil du poète viennois Anton Lindner, Strauss a commencé la composition en juillet 1903 et l'a terminée en août 1905 cependant qu'il travaille à la révision du Traité d'orchestration d'Hector Berlioz. Salomé a été créée au Königliches Opernhaus de Dresde le 9 décembre 1905 sous la direction d'orchestre d'Ernst von Schuch avec Irene von Chavanne dans le rôle d'Herodias, Karel Burian dans celui d'Hérode et Karl Perron (1858–1928) en tant que Jochanaan. La régie était assurée par Willi Wirk, la mise en scène par Emil Rieck (1852–1939), les costumes par Leonhard Fanto (1874–1958). L’orchestration généreuse, dans laquelle interviennent orgue, harmonium et percussions, s’inscrit dans la ligne tracée par Wagner, autant que l’utilisation systématique du leitmotiv. L'œuvre ne comporte pas de prologue. La Danse des sept voiles est la partie orchestrale la plus connue et la plus jouée. L'œuvre est composée dans une forme continue avec des touches de tonalité libre. Cent deux musiciens sont nécessaires pour l'exécuter. La première représentation suscita un tel scandale que la soprano Marie Wittich refusa d'abord d'interpréter le rôle, et se serait écriée : « Je ne vais pas chanter ça ! Je suis une femme honnête ! », et elle exigea au moins de se faire doubler pour la danse... qu'au bout du compte elle interpréta malgré tout elle-même.
Capusa06
In Flanders fields (Au champ d'honneur) est un poème de guerre écrit pendant la Première Guerre mondiale par le lieutenant-colonel canadien John McCrae. Rédigé à l'occasion des funérailles d'un ami de l'auteur, le lieutenant Alexis Helmer, tombé lors de la deuxième bataille d'Ypres en Belgique, les circonstances de sa composition font l'objet de plusieurs hypothèses.
Publié le 8 décembre 1915 dans le magazine britannique Punch, la popularité du poème ne cesse de croître à mesure de l'avancement du conflit. Rapidement traduit dans plusieurs langues, il est aussi largement utilisé dans le cadre de la propagande de guerre. L'image des coquelicots qu'il évoque est ainsi mise à profit lors d'opérations de levée de fonds telles que les émissions d'obligations de guerre. Cette image est aussi devenue l'emblème de la Campagne du Coquelicot, campagne annuelle d'appel aux dons menée en Grande-Bretagne et dans certains pays du Commonwealth, en soutien aux familles des soldats morts ou blessés au combat.
La popularité du poème se confirme après guerre, aussi bien au Canada que dans d'autres pays, où il est notamment utilisé lors des commémorations du jour du Souvenir, sous des formes diverses.
Contexte d'écriture
Le lieutenant-colonel John McCrae en uniforme lors de la Première Guerre mondiale.
L'auteur du poème, John McCrae, est un lieutenant-colonel originaire de la ville de Guelph dans la province canadienne de l'Ontario. Son goût pour l'écriture de poésie remonte à ses jeunes années et il pratique cette activité tout au long de sa vie[1]. Les premières publications de ses créations datent du milieu des années 1890, essentiellement dans des magazines et des journaux canadiens. Parmi les thèmes qu'il aborde à l'époque, figurent, entre autres, ceux de la mort et du repos éternel.
Lors de l'entrée en guerre du Canada au début de la Première Guerre mondiale — alors qu'il est âgé de 41 ans —, il fait le choix de s'engager dans les forces du corps expéditionnaire canadien. Il se porte volontaire pour intégrer non pas le corps médical comme le lui aurait permis sa formation, mais une unité combattante, en qualité d'artilleur et de médecin de terrain. Il s'agit là de son second engagement dans les troupes canadiennes, après un premier service lors de la seconde guerre des Boers. Il se considère avant tout comme un soldat, en digne successeur d'un père ayant officié comme chef militaire à Guelph et lui ayant inculqué le sens de l'engagement envers son pays et l'Empire britannique.
Au printemps 1915, il fait partie des troupes engagées dans la deuxième bataille d'Ypres, ville belge située en Flandre, victimes de l'une des premières attaques chimiques lancées par l'armée allemande. De fait, le 22 avril 1915, les positions tenues par les forces canadiennes sont attaquées à la bertholite (chlore à l'état gazeux). Les forces allemandes ne parviennent toutefois pas à enfoncer les lignes de défense, malgré deux semaines d'intenses combats. Dans une lettre à sa mère, McCrae qualifie la situation de « cauchemardesque » : « Pendant dix-sept jours et dix-sept nuits, nul d'entre nous n'a eu la chance de pouvoir enlever ses vêtements ou même de se déchausser, ou alors de façon très exceptionnelle. Pendant tout le temps où j'ai été éveillé, les bruits d'obus et de fusils ne nous ont jamais accordé plus de 60 secondes de répit… avec toujours dans un coin d'esprit la vision des morts, des blessés, des mutilés, et la terrible crainte de voir les lignes de défense lâcher face à l'ennemi ». C'est lors de cette bataille que McCrae est touché par la perte d'un frère d'armes, Alexis Helmer, tué le 2 mai. Il prend en charge les funérailles de son ami et constate alors à quel point les coquelicots (Papaver rhoeas) poussent vite sur les tombes des soldats tombés lors de la bataille. Le lendemain, il compose le poème, assis à l'arrière d'une ambulance.
Texte
Le poème inscrit sur un livre en bronze au mémorial de John McCrae à Guelph (Ontario, Canada).
Ce poème de John McCrae, en forme de rondeau, rend hommage aux individus, tant civils que militaires, qui sont morts lors de la Première Guerre mondiale.
Texte original
In Flanders fields the poppies grow
Between the crosses row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.
We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved and now we lie
In Flanders fields.
Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.
Traduction littérale
Dans les champs de Flandre, les coquelicots fleurissent
Entre les croix qui, une rangée après l'autre,
Marquent notre place ; et dans le ciel,
Les alouettes, chantant valeureusement encore, sillonnent,
À peine audibles parmi les canons qui tonnent.
Nous, les Morts, il y a quelques jours encore,
Nous vivions, goûtions l'aurore, contemplions les couchers de soleil,
Nous aimions et étions aimés ; aujourd'hui, nous voici gisant
Dans les champs de Flandre.
Reprenez notre combat contre l'ennemi :
Nos bras meurtris vous tendent le flambeau,
À vous toujours de le porter bien haut.
Si vous nous laissez tomber, nous qui mourons,
Nous ne trouverons pas le repos, bien que les coquelicots fleurissent
Dans les champs de Flandre
Misterprof-
8 décembre 1949 :
Tchang Kai-chek se réfugie à Formose.
La fuite de Tchang Kaï-chek consacre la victoire de son rival, le leader communiste Mao Zedong.
Elle met fin aux troubles qui ont suivi la fondation de la République chinoise en 1911.
Le premier président de la République chinoise, Sun Yat-sen, meurt en 1925.
Tchang Kaï-chek prend alors la tête de son parti, le Kuomintang.
Il tente de réformer le pays et veut le libérer des tutelles étrangères ainsi que des «Seigneurs de la guerre».
Mais à peine a-t-il instauré la paix civile qu'il doit faire face à une terrible invasion japonaise.
Après la libération du pays, en 1944, le Kuomintang, usé et gangréné par la corruption, affronte une nouvelle guerre civile, cette fois face au parti communiste de Mao Zedong.
Battu, Tchang Kaï-chek n'a d'autre recours que de se réfugier à Formose sous la protection de la flotte américaine.
Initialement peuplée d'Aborigènes, l'île a été brièvement occupée par les Hollandais puis colonisée par les Chinois après sa conquête par le pirate Koxinga, au XVIIe siècle.
Tchang Kaï-chek amène avec lui son armée, deux millions de fidèles, ainsi que tous les trésors artistiques de la Chine ancienne.
Ils font aujourd'hui la fierté du musée national de Taïpeh, la capitale de l'île.
À Formose, tout juste libéré de cinquante ans de colonisation japonaise, le Kuomintang instaure la fiction d'un État qui représenterait toute la Chine (son nom officiel est République de Chine).
Il impose sa férule aux habitants de l'île : Formosans de souche et descendants d'anciens colons chinois, au total environ 6 millions d'âmes.
delphinium29
Dans le monde un 8 décembre
Journée mondiale du climat le huit décembre de chaque année.
Journée de l’Etudiant en Bulgarie.
Fête des Lumières à Lyon en France, dans la nuit du 8 au 9 décembre.
Fête des Mères au Panama le 8 décembre.
Pélerinage en l’honneur de la Vierge de Caacupé au Paraguay.
Jour de la Constitution en Roumanie.
Fête de la Constitution en Ouzbékistan.
delphinium29
8 décembre 1980 : Assassinat de John Lennon
Le 8 décembre 1980, John Lennon (40 ans) est assassiné à New York...
L'ancien chanteur des Beatles et sa compagne Yoko Ono viennent de recevoir dans leur appartement de Central Park la photographe Annie Leibovitz pour une séance photo mémorable (John nu et en position foetale sur les genoux de Yoko).
En sortant, le couple est accosté par plusieurs fans dont un certain Mark David Chapman (25 ans), ex-agent de sécurité et drogué, qui demande et obtient un autographe de son idole.
Après une séance en studio, John et Yoko regagnent le soir leur appartement. À l'instant de franchir le porche, John est foudroyé par quatre balles tirées par Chapman. Il meurt peu après.
L'émotion est immense dans le monde. Chapman explique son geste par le simple désir de sortir de l'anonymat ! Il purge une peine de prison à perpétuité.
delphinium29
Né en 1901, passionné très jeune par l’aviation, Jean Mermoz s’engage à 20 ans dans l’armée de l’Air. Il obtient son brevet de pilote un an plus tard et est envoyé en opération en Syrie, alors sous mandat français, où des rébellions meurtrières éclatent bientôt. Mermoz s’illustre alors, au cours de nombreuses missions, et son courage lui vaut plusieurs citations.
Après sa démobilisation en 1924, il est recruté comme pilote par la célèbre société Latécoère, qui lance à travers le monde de grandes liaisons aériennes, toutes pleines d’aventures… Mermoz vole ainsi sur la ligne Toulouse-Barcelone-Alicante, puis Casablanca-Dakar. En 1926, son avion doit se poser en plein désert. Fait prisonnier par des tribus rebelles, il est finalement libéré contre rançon. Il réussit en 1927 le premier vol Toulouse-Saint-Louis du Sénégal, sans escale.
Cette année-là est créée la Société générale aéropostale. Mermoz se voit chargé des lignes d’Amérique du Sud. Il vole ainsi chaque nuit, pour acheminer le courrier, sur d’immenses distances, traversant la redoutable cordillère des Andes. C’est au cours d’une de ces traversées qu’il doit poser en catastrophe son avion en pleine montagne. Il parvient finalement à redécoller en s’élançant en plein vide à partir d’un précipice !
En 1930, il réussit une grande première : la liaison postale France-Amérique du Sud en une vingtaine d’heures de vol.
Devenu chef des pilotes de la jeune compagnie aérienne Air France, Mermoz continue à développer les grandes traversées vers l’Amérique. C’est au cours d’une de ces liaisons, à bord de son légendaire avion Croix du Sud, qu’il trouve la mort, disparaissant en pleine mer, au large de l’Afrique. Une panne de moteur serait à l’origine de cet accident qui reste en grande partie mystérieux.
Alliant des qualités de pilote hors norme et une grande richesse humaine, Mermoz était devenu une grande figure pour la jeunesse de son époque. Il était l’image même de l’aventurier des temps modernes.
Capusa06
7 décembre 1732 : ouverture du théâtre de Covent Garden, à Londres.
Covent Garden est un quartier de Londres en Angleterre à la limite est de West End, entre St. Martin's Lane (en) et Drury Lane. Il est associé à l'ancien marché de fruits et légumes de la place centrale, qui est maintenant un site commercial et touristique fort populaire, ainsi qu'au Royal Opera House, qui est également connu sous le nom de « Covent Garden ». Le quartier est divisé par l'artère principale de Long Acre, au nord de laquelle se trouvent les boutiques indépendantes centralisées sur Neal's Yard et Seven Dials, tandis que le sud abrite sur la place centrale les artistes de rue et la plupart des superbes bâtiments, théâtres et lieux de divertissement, y compris le théâtre de Drury Lane et le musée du transport de Londres.
Principalement rural jusqu'au xvie siècle, le site fut brièvement occupé lorsqu'il devint le cœur de la ville commerçante anglo-saxonne de Lundenwic. Après l'abandon du site, la partie centrale fut entourée de murs et utilisée en tant que terres arables et vergers par l'abbaye de Westminster, et appelée « Convent Garden », c'est-à-dire « le jardin du couvent (l'abbaye de Westminster) ». Connu plus tard sous le nom de Covent Garden, le domaine fut saisi par Henri VIII d'Angleterre, et donné au Comte de Bedford en 1552. Francis Russell, 4e comte de Bedford confia à l'architecte Inigo Jones la tâche d'y édifier une place sur le modèle de la Renaissance italienne (piazza) bordée de belles maisons afin d'attirer des locataires aisés. Jones conçut une place à arcades avec l'église Saint-Paul de Covent Garden. Une telle place était une nouveauté à Londres. Elle eut une influence significative sur le développement urbanistique de Londres, servant de prototype pour l'aménagement de nouveaux lotissements. Un petit marché de fruits et légumes à l'air libre avait été développé sur le côté sud de la place à la mode en 1654. Peu à peu, le marché et ses environs acquirent une mauvaise réputation. Alors que les tavernes, les théâtres, les cafés et les bordels ouvraient, l'aristocratie quitta les lieux pour laisser la place aux intellectuels et aux dramaturges. Au xviiie siècle, il était devenu un célèbre quartier chaud, attirant les prostituées. Une loi du Parlement a été élaborée pour contrôler la zone, et l'immeuble néo-classique construit par Charles Fowler (en) a été érigé en 1830 pour couvrir et aider à organiser le marché. La zone se déclina en un lieu de loisirs lorsque le marché s'est développé et que d'autres bâtiments ont été ajoutés: Floral Hall, Charter Market, et, en 1904, le Jubilee Market. À la fin des années 1960, les embouteillages causant des problèmes, le marché dut déménager au New Covent Garden Market à environ 5 km au sud-ouest à Nine Elms (1974). Le bâtiment central a été rouvert comme centre commercial en 1980, et est maintenant un lieu touristique contenant cafés, pubs, petits commerces, et un marché artisanal appelé l'Apple Market, avec un autre marché organisé dans le Jubilee Hall.
Covent Garden, avec le code postal WC2, se trouve dans les arrondissements londoniens de Westminster et Camden, et les circonscriptions législatives de Londres et de Westminster et de Holborn et St Pancras.
Ce site est desservi par la station de métro Covent Garden.
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7 décembre 1941 :
Les Japonais attaquent Pearl Harbor.
Le dimanche 7 décembre 1941, au petit matin, des nuées d'avions japonais attaquent par surprise la flotte de guerre américaine à Pearl Harbor, sur l'île d'Oahu, dans l'archipel des Hawaï.
Trois heures plus tard, le gouvernement japonais transmet à son homologue américain une déclaration de guerre en bonne et due forme.
Trois jours plus tard, c'est au tour de l'Allemagne et de l'Italie, alliées du Japon, de déclarer la guerre aux États-Unis.
D'Européenne, la guerre déclenchée en 1939 sur la frontière germano-polonaise devient mondiale.
Dix ans plus tôt déjà le Japon, dirigé par une junte militaire, s'est lancé à la conquête de la Chine sans reculer devant d'effroyables atrocités comme le « viol de Nankin » en 1937.
Les États-Unis, première puissance mondiale, près de dix fois plus riches que le Japon, auraient pu s'en tenir à leur tradition isolationniste.
Mais le président Franklin Roosevelt ne ménage pas son soutien aux Britanniques en lutte contre le IIIe Reich allemand et s'inquiète tout autant de l'impérialisme japonais.
Il décrète le 26 juillet 1940 un embargo sur le pétrole destiné au Japon.
Craignant l'asphyxie économique, le gouvernement du général Tojo se résout donc à frapper brutalement les États-Unis dans l'espoir fou de les obliger à conclure un armistice rapide et de les renvoyer à leur isolationnisme.
L'amiral Isoroku Yamamoto, qui commande la Flotte impériale, met donc sur pied le « plan Z » en vue d'attaquer Pearl Harbor, en plein océan Pacifique, à 5500 km des côtes japonaises.
Ses pilotes ont été entraînés en secret et leurs avions équipés de torpilles spéciales capables de plonger dans les eaux très peu profondes de la rade américaine.
Le jour venu, la flotte nippone, forte de 6 porte-avions, 423 avions et 27 sous-marins, s'approche à 500 km de l'archipel sans être repérée par les radars.
Le code de déclenchement de l'attaque est «Tora, Tora, Tora» (Tigre en japonais).
À 7h 40, une première vague d'assaut pique vers les navires rangés dans la rade (90 au total!).
Une deuxième vague frappe la base à 9h 45.
En deux heures, les Japonais détruisent ou endommagent huit cuirassés ainsi que 3 croiseurs, 3 destroyers et 4 navires auxiliaires.
188 avions sont aussi détruits.
Au total 2403 marins américains sont tués.
Du côté des assaillants, les pertes sont évaluées à 55 tués et 29 avions détruits.
Mais la flotte américaine est loin d'être détruite.
Ainsi que l'avait prédit l'amiral Yamamoto, bon connaisseur de l'Amérique, elle va reconstituer ses forces et reprendre l'initiative en six mois.
