
delphinium29
29 janvier 1595 : William Shakespeare donne pour la première fois sa pièce "Roméo et Juliette" au Théâtre de Londres. Elle assure un vif succès à son auteur de son vivant. Jamais démenti depuis.[CC
29 janvier 1635 : Louis XIII autorise la constitution de l'Académie Française, chargée de veiller sur la langue française. Elle est composée de 40 membres. [CC / -_
29 janvier 1910 : le niveau de la Seine atteint la cote record de 8,50 mètres au pont de la Tournelle lors de la célèbre crue centennale. Du jamais vu depuis 1658.[CC /
29 janvier 1917 : Georges Guynemer devient l'un des plus grands pilotes de guerre de l'histoire
Le 29 janvier 1917, le pilote Georges Guynemer abat son 30ème avion et entre dans la légende. Le jeune homme n'a que 22 ans. C'est un héros de la guerre récompensé par le président Poincaré lui-même. Sa jeunesse, son courage et ses actes de chevalerie en font la coqueluche des médias. Neuf mois plus tard, il décède après avoir totalisé 53 victoires, un record égalé uniquement par "l'As des as" René Fonck. Guynemer est encore aujourd'hui célébré par l'Armée de l'air.
Capusa06
Vicente Blasco Ibáñez, né le 29 janvier 1867 à Valence et mort le 28 janvier 1928 à Menton, est un écrivain, journaliste et homme politique espagnol. Il est considéré comme l'un des plus grands romanciers de langue espagnole.
Anticlérical et républicain, il mena une vie agitée et fut à l'origine d'un mouvement politique auquel il donna son nom, le blasquisme ; il fonda également le journal El Pueblo en 1894 pour diffuser ses idées. Son style de roman naturaliste l'a fait comparer à Émile Zola.
Biographie
Né le 29 janvier 1867 à Valence, en Espagne, Vicente Blasco Ibáñez est le fils du commerçant Gaspar Blasco et de Ramona Ibáñez, une famille bourgeoise qui lui a inculqué dès son plus jeune âge l'idéal républicain. En 1882, il commence ses études en droit à l'université de Valence. La même année, il publie son premier texte dans une revue locale, mais peu de temps après il doit s'enfuir à Madrid, où il est arrêté en raison de ses activités républicaines et anticléricales.
Cinq ans après, en 1887, il fonde le journal fédéraliste La Revolución, dont il est le directeur et où il publie son premier livre, Fantasías. L'année suivante, à l'âge de 20 ans, il obtient sa licence en droit .
Arènes sanglantes, Boue et Roseaux, Parmi les orangers, Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse, et L'Argonaute sont les plus connus de ses romans. Un nombre important de ses écrits ont été traduits en français, tout d'abord par Georges Hérelle, puis par Renée Lafont, ce qui contribue à sa notoriété littéraire en France.
Il est le père du journaliste et homme politique Sigfrido Blasco-Ibáñez.
Il est connu dans le monde entier, notamment en Argentine, où il est invité en 1909 pour effectuer une tournée de conférences. A cette occasion, il décide de fonder, dans cette partie du monde, des colonies de peuplement pour les agriculteurs valenciens. Mais quatre ans plus tard, il se rend compte que c'est un échec, il se retrouve ruiné et endetté. Il revient alors en Europe et se consacre de nouveau à l'écriture.
Puis en octobre 1919, il est invité aux États-Unis pour y animer de multiples conférences. Il est désormais très apprécié et célèbre non seulement en Europe et en Amérique du Sud mais également aux États-Unis. Il sera très courtisé par la presse américaine et par Hollywood, à tel point qu'il sera nommé docteur honoris causa par l'université de Washington.
C'est à partir de 1925 que Vicente Blasco Ibáñez doit s'exiler en France, à Menton, pour des raisons d'adversité face à Primo de Rivera. De plus, la publication de son œuvre, Una nación secuestrada, le mène à avoir des poursuites contre sa famille, menacée par la ville de Valence.
Vicente Blasco Ibáñez meurt à Menton le 28 janvier 1928.
Misterprof-
29 janvier 1929 :
Décès de la danseuse de cancan La Goulue.
Née le 12 juillet 1866 à Clichy, Louise Weber est la fille de Dagobert Weber, charpentier né le 10 décembre 1828 à Geispolsheim (Bas-Rhin), et de Madeleine Courtade, couturière née le 4 octobre 1835 à Wissembourg (Bas-Rhin également).
Elle passe une grande partie de son enfance dans la maison ouvrière familiale de Clichy et, lors des bombardements de Clichy par les Allemands, elle fuit la guerre de 1870 avec ses parents, sa sœur Marie-Anne, Victoire Madeleine et son frère Joseph, pour s'installer dans le 17e arrondissement de Paris.
Sa mère Madeleine met au monde, le 28 février 1871, un petit Henri-Joseph qui ne survivra que quelques jours, ce qui affecte toute la famille.
Madeleine, usée et fatiguée par les privations, ne s'occupe plus vraiment de ses enfants.
Elle débute à l'Élysée-Montmartre à l'âge de 6 ans, au profit des enfants d'Alsace-Lorraine, et sous la présidence de Victor Hugo et de la comtesse Céleste Mogador.
Son père va dès lors l'exhiber sur la table des invités de noce ou de banquet où elle pratique le chahut.
En 1882, elle s'installe à Montreuil avec Edmond, son ami.
La même année, elle découvre le Moulin de la Galette où elle se fait remarquer comme danseuse.
En 1884, elle vit boulevard Ornano avec son ami Charles Tazzini, un déménageur, et débute comme blanchisseuse rue Neuve-Notre-Dame.
Elle se fait tatouer sur le bras gauche « J'aime Charlot pour la vie », qu'elle remplace, une fois l'idylle terminée, par une fleur et tente de dissimuler le tout sous des accessoires.
Elle est tour à tour blanchisseuse, modèle pour les peintres et les photographes, notamment Auguste Renoir, qui l'introduit dans un groupe de modèles .
Dansant dans de petits bals de banlieue, Louise Weber se fait connaître grâce à Charles Desteuque, un journaliste qui tient, dans la revue Gil Blas, une rubrique réservée à la promotion des demi-mondaines.
En 1885, elle est aussi remarquée par un certain Gaston Goulu Chilapane qui l'accueille quelque temps dans son hôtel particulier de l'avenue du Bois (actuelle avenue Foch).
Elle débute dans une revue, au cirque Fernando, où elle devient dompteuse, selon son acte de mariage.
La danseuse-chorégraphe Grille d'Égout et Céleste Mogador lui prodiguent leçons et conseils et la font débuter professionnellement à l'Élysée-Montmartre en tant que danseuse, ainsi qu'à Montparnasse, au bal Bullier et à la Closerie des Lilas.
Despres, les frères Oller et Charles Zidler la lancent dans le cancan.
Lorsqu'elle danse le quadrille naturaliste, elle taquine l'audience masculine par le tourbillon de ses jupes à volants relevés qui laissent entrevoir sa culotte et, de la pointe du pied, elle fait voler le chapeau d'un homme.
Son habitude à vider les verres des clients, tandis qu’elle passe à leurs tables, lui vaut son surnom de « La Goulue ».
Louise est prise en main par Charles Zidler et Joseph Oller qui ouvrent leur bal du Moulin-Rouge dès 1889.
Louise fait la connaissance de Jules Étienne Edme Renaudin (1843-1907), fils d'avocat qui fut marchand de vin avant de devenir une célébrité de la danse, sous le nom de scène de Valentin le Désossé.
Ensemble ils deviennent un couple de danse apprécié.
Elle est la première vedette à inaugurer la scène de l'Olympia, fondé par Joseph Oller en 1893.
Au Jardin de Paris, elle apostrophe le prince de Galles, futur Édouard VII : « Hé, Galles ! Tu paies l'champagne ! C'est toi qui régales, ou c'est ta mère qui invite ? ».
Elle devient un des sujets favoris de Toulouse-Lautrec, qui l'immortalise dans ses portraits et ses affiches pour le Moulin Rouge, au côté de Valentin le Désossé.
Riche et célèbre elle décide, en 1895, de quitter le Moulin Rouge et de se mettre à son compte dans les fêtes foraines, puis comme dompteuse.
Le 6 avril, elle passe commande à Toulouse-Lautrec de panneaux décoratifs pour orner sa baraque de danseuse orientale.
En décembre 1895, La Goulue accouche d'un fils, Simon Victor, de père inconnu.
Un forain l'adopte et lui donne son nom.
En 1898, elle se produit chez Adrien Pezon devant l'ambassadeur de Chine.
Elle avait, depuis deux ou trois ans, appris à dresser les lions.
Le 10 mai 1900, à la mairie du XVIIIe arrondissement, elle épouse le prestidigitateur Joseph-Nicolas Droxler (1872-1915).
Les témoins du couple sont tous issus du monde des forains.
Comme dompteuse, elle se produit dans les ménageries, fête à Neu-Neu et foire du Trône, et dans des cirques, où elle est une belluaire éminente de 1904 à 1907.
Elle et son mari sont agressés par leurs fauves. Elle abandonne alors le domptage et réapparaît en qualité d'actrice dans des petits théâtres et même aux Bouffes du Nord.
Joseph-Nicolas Droxler, dont elle s'était par ailleurs séparée sans divorcer, meurt en 1915 dans son lit, d'un problème cardiaque, tandis que son fils Simon-Victor décède en 1923, à l'âge de 27 ans, en laissant une fillette prénommée Marthe.
Après cette épreuve, elle sombre dans l'alcoolisme.
Amie de Rétoré, chiffonnier et brocanteur au marché aux puces de Saint-Ouen, elle vit aux beaux jours dans sa roulotte située à deux pas de là, revenant pour l'hiver vers Montmartre, où elle possède toujours son logement sur le boulevard Rochechouart, contre le cabaret La Cigale.
La Goulue, devenue Madame Louise, entourée d'une cour de rejetés de la société, recueille les animaux de cirque malades et âgés ainsi qu'une multitude de chiens et de chats.
Elle flâne sur la Butte Montmartre et dans les bistrots où tout le monde la connaît.
Pour le plaisir de rencontrer encore « le beau monde », elle va devant l'entrée du Moulin Rouge, où se produit Mistinguett, vendre des cacahuètes, des cigarettes et des allumettes.
Au hasard de ses virées dans les bars et cafés, elle signe ses photos à ceux qui la reconnaissent. Cette grosse femme qu'elle est devenue reste néanmoins Madame Louise.
C'est Jeanne Aubert qui la fit remonter sur scène pour la présenter au nouveau public du Moulin Rouge.
En 1928, Georges Lacombe la filme à l'improviste, habillée comme tous les jours, dans La Zone.
Sur ces images, peu de temps avant sa mort, elle est déjà malade.
Souffrant de rétention d'eau, La Goulue fait une attaque d'apoplexie et décéde après dix jours d'agonie à l'hôpital Lariboisière le 29 janvier 1929.
Elle est enterrée au cimetière parisien de Pantin presque sans témoin, mais en présence de Pierre Lazareff, attaché à la direction artistique du Moulin-Rouge.
Grâce à son arrière-petit-fils Michel Souvais (1946-2012), elle est exhumée en 1992 et le maire de Paris, Jacques Chirac, ordonne le transfert de ses cendres au cimetière de Montmartre, où elle repose désormais.
Michel Souvais prononce l'oraison funèbre.
Les médias, des personnalités ainsi que deux mille personnes assistent à cette cérémonie.
Sa biographe Maryline Martin dépose un dossier à la mairie du 18e arrondissement, où elle motive son souhait de voir une place ou une rue honorer la mémoire de Louise Weber dite La Goulue.
Une délibération est proposée et votée au Conseil de Paris en février 2021 et un jardin Louise Weber, situé au cœur de Montmartre, porte désormais son nom.
Capusa06
Charlemagne
2 avril 742 - 28 janvier 814 à Aix-la-Chapelle (Empire d'Occident)
Biographie Charlemagne
Le 24 septembre 768, Charles 1er et son frère Carloman succèdent à leur père Pépin le Bref à la tête du « Royaume des Francs » qui s’étend de part et d’autre du Rhin. Après la mort de Carloman, trois ans plus tard, Charles entame une ascension qui lui vaudra le surnom glorieux de Charlemagne (du latin Carolus Magnus, Charles le Grand).
Au terme de quarante-six années de règne, dont 44 à la guerre, il va étendre son royaume de l'Èbre (Espagne) à l'Elbe (Allemagne) avec le souci de restaurer un semblant d'État centré sur sa résidence d'Aix-la-Chapelle (Rhénanie).
Ses compagnons ou comtes quadrillent le territoire. Ils sont l'amorce de la société féodale à venir. Les clercs qui entourent l'empereur consolident quant à eux l'autorité de l'Église, représentée par les évêques. Ils réhabilitent l'usage de l'écrit, avec le latin pour langue véhiculaire.
Toutes ces raisons font à juste titre de Charlemagne (Karl der Grosse en allemand) un personnage majeur de l'Histoire. Il est devenu un mythe en Allemagne comme en France et un exemple pour les conquérants et les bâtisseurs d'empire...
Misterprof-
28 janvier 1910 :
Crue exceptionnelle à Paris.
L'inondation a touché la plus grande partie de la vallée de la Seine et, bien qu'il n'ait pas été très meurtrier, le phénomène a causé d'importants dommages à l'économie régionale, en particulier à Paris.
La Seine a atteint son niveau maximal de 8,62 mètres sur l'échelle hydrométrique du pont d'Austerlitz à Paris.
L'inondation a affecté de nombreux quartiers de la capitale et de nombreuses villes riveraines du fleuve pendant plusieurs semaines avant et après cette date.
La montée des eaux s'est faite en une dizaine de jours, et la décrue en 35 jours environ.
Les affluents et les confluents de la Seine connaissent le même sort à des degrés différents à cause de l'interdépendance des différents systèmes hydrologiques.
Certaines villes de banlieue subissent des dégâts importants.
Cette crue est occasionnée par la conjonction de plusieurs facteurs : pluviométrie importante, neige et gel, crue de plusieurs cours d'eau tels que l' Yonne, le Loing, et le Grand Morin, sous-sols saturés dans tout le Bassin parisien.
Lors de cette grande crue de 1910, les députés, pour réamorcer la reprise du travail, se rendent à l'Assemblée nationale en barque.
Le Zouave du pont de l'Alma, sur lequel les Parisiens ont l’habitude de mesurer la hauteur des crues de la Seine, a de l’eau jusqu’aux épaules.
Les dégâts matériels sont très importants.
Des milliers d'immeubles et de maisons sont inondés et 200.000 Parisiens sinistrés, mais l'on ne déplore pas de victimes à part un sapeur pompier emporté avec son embarcation.
Misterprof-
27 janvier 1973 :
Accords de Paris mettant fin à la guerre du Viêt-nam.
La guerre du Vietnam fait suite à la guerre d'Indochine qui opposa, de 1946 à 1954, la France au Việt Minh, organisation politique indépendantiste et paramilitaire vietnamienne, créée en 1941 par le Parti communiste vietnamien.
Suite à la défaite de Diên Biên Phu le 7 mai 1954, les accords de Genève divisèrent le pays en deux par une zone démilitarisée au niveau du 17e parallèle nord.
Les deux parties du Viêt Nam connurent alors la mise en place de gouvernements idéologiquement opposés :
- au nord, la république démocratique du Viêt Nam (RDVN), régime communiste fondé par Hô Chi Minh en septembre 1945, soutenue par la république populaire de Chine à partir d'automne 1950 ;
- au sud, la république du Viêt Nam (RVN), régime nationaliste soutenu par les États-Unis et proclamé par Ngô Đình Diệm en août 1955, à la suite d'un coup d’État contre Bảo Đại.
Cette guerre ne fut jamais déclarée.
Aussi l'année exacte de son commencement fait débat.
En 1998, le gouvernement fédéral des États-Unis détermine que les militaires américains tombés après le 1er novembre 1955 (date de la création du premier groupe de conseillers militaires américains au Sud Viêt Nam) peuvent être considérés comme morts durant la guerre du Viêt Nam.
Ce n'est cependant qu'à partir de 1965 que les États-Unis interviennent massivement au Viêt Nam, par des bombardements massifs contre le territoire nord-vietnamien.
mais ils échouent à faire cesser la guérilla au Sud et l'offensive du Tết de 1968 confirme l'enlisement militaire du conflit vietnamien.
Le 27 janvier 1973, à Paris, Américains et Vietnamiens annoncent la signature d'un accord de cessez-le-feu.
C'en est fini de l'intervention militaire de Washington dans le conflit entre le Nord et le Sud du Vietnam.
Les Américains s'engagent à retirer leurs troupes dans les 60 jours, cependant que les Nord-Vietnamiens s'engagent à libérer leurs prisonniers américains.
Sont présents à la table des négociations les représentants des deux Viêt-nam ainsi que du Front National de Libération et des États-Unis.
Les principaux artisans des accords de Paris, Lê Duc Tho (Nord-Vietnam) et Henry Kissinger (États-Unis) seront récompensés par le Prix Nobel de la paix en octobre 1973.
La guerre ne s'en poursuit pas moins entre communistes et pro-Occidentaux jusqu'à la chute de Saigon et la réunification du pays sous l'égide du Nord.
delphinium29
27 janvier 1945
Libération du camp d'Auschwitz-Birkenau
Le 27 janvier 1945, tout en repoussant devant elles la Wehrmacht, les troupes soviétiques découvrent le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, à l'ouest de Cracovie (Pologne), aujourd'hui le plus emblématique des camps nazis. Accueillies par 7000 détenus survivants, elles ont la révélation de la Shoah.
Camp de concentration classique devenu plus tard camp de travail forcé et camp d'extermination immédiate, destination principale des juifs de France, Auschwitz a pris une place centrale dans l'histoire de la Shoah, au point de fausser la vision que l'on peut en avoir.
Il a fait oublier que la majorité des cinq à six millions de victime juives ont été exterminées par d'autres moyens que le gaz (famine, mauvais traitements et surtout fusillades de masse).
Un camp de concentration devenu camp d'extermination
Auschwitz (Oświęcim en polonais) se situe dans le gau de Haute-Silésie, dans le « Nouveau Reich », autrement dit dans une région polonaise annexée à l'Allemagne.
Le camp est aménagé le 30 avril 1940 dans une ancienne caserne pour incarcérer les résistants polonais. Son commandement en revient à Rudolf Höss, lieutenant-colonel SS de 39 ans qui a déjà servi au camp de Dachau, près de Munich. Il introduit dans le nouveau camp le système de Kapos inauguré à Dachau, par lequel les SS arrivent à maintenir les prisonniers dans la soumission avec un minimum d'effectifs.
Les Kapos sont des criminels de droit commun chargés de surveiller les autres prisonniers et de les faire travailler. S'ils ne se montrent pas assez efficaces et donc brutaux, ils sont déchus de leur statut et renvoyés avec les autres prisonniers, ce qui signifie pour eux une mise à mort généralement atroce dans la nuit qui suit. De fait, les premiers prisonniers qui arrivent à Auschwitz sont trente Kapos allemands.
Auschwitz et le travail forcé
Auschwitz I reçoit à partir de l'été 1941 des prisonniers de guerre soviétiques. Comme il est situé dans une région très industrialisée, le camp attire l'attention de la firme chimique IG Farben. Elle commence à implanter d'importantes usines à proximité afin de faire travailler les détenus.
Convaincu que le travail contribue à assagir les prisonniers, Höss affiche au-dessus de la grille du camp la devise cynique inaugurée à Dachau : Arbeit macht frei (« Le travail rend libre »). Mais les prisonniers soviétiques ne résistent pas longtemps aux mauvais traitements et beaucoup meurent d'épuisement.
Pour combler les vides dans un camp prévu pour plus de cent mille déportés, Himmler décide alors d'envoyer à Auschwitz essentiellement des Juifs, ceux qui survivent au travail forcé, aux épidémies et à la terreur étant de toute façon voués à être exécutés.
En 1942, une extension, avec des baraquements en bois (Auschwitz II), est réalisée près du village de Birkenau (Brzezinka en polonais), dans un terrain marécageux de 170 hectares. Là sont amenés les déportés destinés à une mort immédiate ou devenus inaptes au travail. Ils sont au début, comme dans les autres camps d'extermination, asphyxiés par les gaz d'échappement d'un camion, dans les bois jouxtant le camp.
Un troisième camp (Auschwitz III) reçoit, comme Auschwitz I, les prisonniers destinés au travail forcé. La plupart sont affectés dans une usine chimique voisine de la firme IG Farben dédiée à la production de caoutchouc synthétique.
Entrée du camp d'Auschwitz
Auschwitz, au bout de l'horreur
Fours crématoires du camp d'Auschwitz-BirkenauDans le camp d'extermination de Birkenau, Höss a bientôt l'idée de remplacer le gaz d'échappement par du Zyklon B, un insecticide à base d'acide cyanhydrique. Il s'agit de cristaux verts qui se gazéifient spontanément au contact de l'air !
À l'automne 1942, il fait construire quatre chambres à gaz capables de contenir chacune 2 000 victimes. Un industriel lui fournit autant de fours crématoires pour brûler au plus vite les cadavres de déportés.
Fours crématoires du camp d'Auschwitz-Birkenau ; les chambres à gaz sont au niveau du solCes fours doivent tout à la fois éliminer les corps, qui étaient au début ensevelis dans des fosses communes, et lutter contre une épidémie de typhus qui sévit dans le camp et affecte les gardiens autant que les déportés.
Du fait de ces équipements surdimensionnés qu'il faut bien utiliser, Auschwitz va devenir à partir du printemps 1943 le principal lieu d'extermination des Juifs. À cette date, notons-le, environ 80% des victimes de la Shoah ont déjà été tuées.
Vers Auschwitz vont être envoyés en particulier les déportés français, à partir du camp de transit de Drancy, au nord de Paris.
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Le camp, où sévissent 3 000 SS, va connaître une pointe d'activité ......
Dans le camp d'extermination de Birkenau, Höss a bientôt l'idée de remplacer le gaz d'échappement par du Zyklon B, un insecticide à base d'acide cyanhydrique. Il s'agit de cristaux verts qui se gazéifient spontanément au contact de l'air !
À l'automne 1942, il fait construire quatre chambres à gaz capables de contenir chacune 2 000 victimes. Un industriel lui fournit autant de fours crématoires pour brûler au plus vite les cadavres de déportés.
Fours crématoires du camp d'Auschwitz-Birkenau ; les chambres à gaz sont au niveau du solCes fours doivent tout à la fois éliminer les corps, qui étaient au début ensevelis dans des fosses communes, et lutter contre une épidémie de typhus qui sévit dans le camp et affecte les gardiens autant que les déportés.
Du fait de ces équipements surdimensionnés qu'il faut bien utiliser, Auschwitz va devenir à partir du printemps 1943 le principal lieu d'extermination des Juifs. À cette date, notons-le, environ 80% des victimes de la Shoah ont déjà été tuées.
Vers Auschwitz vont être envoyés en particulier les déportés français, à partir du camp de transit de Drancy, au nord de Paris.
Le camp, où sévissent 3 000 SS, va connaître une pointe d'activité à la fin de la guerre, au printemps 1944, avec l'extermination précipitée de 400 000 Juifs de Hongrie, ces malheureux étant gazés et brûlés au rythme de 6 000 par jour.
L'indicible vérité
En définitive, Auschwitz apparaît comme le seul camp où l'extermination a été pratiquée de façon industrielle. Un médecin diabolique, Josef Mengele, s'y est rendu par ailleurs célèbre en pratiquant des expériences insoutenables sur les déportés à des fins scientifiques.
À leur arrivée, les convois de déportés faisaient l'objet d'une sélection sur la « rampe juive », située entre le camp principal et Auschwitz-Birkenau : les uns, généralement les moins valides, étaient immédiatement gazés et leurs cadavres brûlés ; les autres étaient envoyés aux travaux forcés dans les chantiers ou les usines du complexe, après avoir été tatoués.
Notons qu'Auschwitz est aussi le seul camp où les déportés destinés aux travaux forcés avaient le bras tatoué du matricule qui devenait leur seule identité officielle.
Environ un million cent mille Juifs sont ainsi morts à Auschwitz-Birkenau, auxquels s'ajoutent environ 300 000 non-Juifs.
Oświęcim est aujourd'hui une ville polonaise presque ordinaire de 40 000 habitants.
Capusa06
Renaud Capuçon, né le 27 janvier 1976 à Chambéry, est un violoniste et chef d'orchestre français.
Biographie
Il entre au conservatoire de sa ville natale à quatre ans, puis intègre le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris à l'âge de 14 ans dans la classe de Gérard Poulet. Il en ressort trois ans plus tard avec un premier prix de musique de chambre et un premier prix de violon.
Durant les années qui suivent, il participe à de nombreux concours internationaux et intègre l'Orchestre des Jeunes de la Communauté économique européenne, puis l'Orchestre des Jeunes Gustav Mahler (en tant que premier violon) sous la direction de Claudio Abbado.
Il entreprend en parallèle une carrière de soliste, mais également de chambriste en jouant notamment avec Nicholas Angelich, Jérôme Ducros, Frank Braley, Hélène Grimaud, Gérard Caussé, ainsi qu'avec son frère cadet Gautier Capuçon.
En 1996, il fonde un festival à La Ravoire, à côté de Chambéry : les Rencontres artistiques de Bel-Air. Ce festival accueille, pendant près de dix ans, les plus grands instrumentistes de musique de chambre, comme Jean-Pierre Wallez, Michel Dalberto, Martha Argerich, Stephen Kovacevich, Augustin Dumay, Gérard Caussé, Paul Meyer, Emmanuel Pahud ou encore Katia et Marielle Labèque.
En 2013, il crée le Festival de Pâques d'Aix-en-Provence, dont il est directeur artistique. Il participe aux Concerts de l'Avent à Villars-sur-Glâne. Il est également depuis 2016 directeur artistique du Festival des Sommets Musicaux de Gstaad.
Il a, entre autres, enregistré de la musique de chambre de Ravel, Schubert, Brahms, ainsi que les concertos pour violon de Schumann et de Mendelssohn sous la direction de Daniel Harding.
Le 25 mai 2009, il tourne dans le court métrage 7.57 am-pm, sous la direction de Simon Lelouch. On l'y voit interpréter La Mélodie d'Orphée de Christoph Willibald Gluck sur son Guarneri, au milieu des voyageurs de la ligne 6 du métro de Paris, dans l'indifférence quasi-générale.
Le 13 mars 2020, à la suite des interdictions de rassemblement liées à la pandémie de Covid-19, il demande au ministre de la Culture, Franck Riester, un plan d'urgence pour aider les artistes qui subissent des annulations de concerts. Par ailleurs, pendant le confinement, il donne tous les jours des concerts en direct sur les réseaux sociaux.
Le vendredi 10 avril 2020, Renaud Capuçon anime la vénération de la couronne d'épines du Christ dans Notre-Dame de Paris, à ciel ouvert et désertée par l'incendie et la pandémie du Covid-19.
En mai 2021, il est nommé nouveau chef titulaire de l’Orchestre de chambre de Lausanne (OCL). Il y fait son premier concert en tant que chef d'orchestre en septembre 2021. Le concert est retransmis en direct sur la chaîne Arte. Un mois plus tard, il joue avec l'OCL dans la prison de Lausanne.
En octobre 2021, il annonce avoir signé un partenariat avec le producteur de contenus audiovisuels Banijay pour accompagner les nouveaux talents de la musique classique.
