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Jean Fourastié est un économiste français né le 15 avril 1907 à Saint-Benin-d'Azy (Nièvre) et mort 25 juillet 1990 à Douelle (Lot), auteur prolifique d'une quarantaine d'ouvrages, connu notamment pour avoir été à l'origine de l'expression les « Trente Glorieuses », désignant la période prospère qu'ont connue la France et la plupart des pays industrialisés de la fin de la Seconde Guerre mondiale au premier choc pétrolier (1947-1973).
Jean Fourastié est connu aussi pour ses travaux sur les prix, la productivité et surtout le progrès technique. Selon lui, c'est là que réside la clef des mécanismes fondamentaux de l'économie (évolution des prix et de la rente, explication des crises et du chômage, ressort du commerce extérieur, évolution de la production et de la population active…).
Son optimisme technologique (Le Grand Espoir du xxe siècle, PUF 1949 ; Machinisme et Bien-Être, éditions de Minuit 1951 ; Les 40 000 heures, 1965) le conduit à annoncer dès 1945 pour des temps futurs la semaine de 30 heures et une durée de vie active d'environ 35 années, et à prévoir que la société évoluera implacablement vers une civilisation de type tertiaire, dominée par les services, mais où il espérait que le comportement moral des hommes progresserait également (Essais de morale prospective, 1966).
Il s'intéressait à l'homme davantage encore qu'à l'économie. Il a écrit quelques ouvrages de réflexion philosophique : La grande métamorphose, Comment mon cerveau s'informe, Ce que je crois, Essais de morale prospective…
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15 avril 2019 : un violent incendie ravage la cathédrale Notre-Dame de Paris alors en travaux en France, détruisant son toit et sa charpente surnommée "la forêt" et faisant chuter sa fameuse flèche sous les cris horrifiés de témoins "spectateurs" bien qu'aucune victime ne soit à déplorer.
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14 avril 1940 :
Naissance de l'actrice britannique Julie Christie.
Elle naît dans une plantation de thé de Chabua, dans la région d'Assam (Indes britanniques).
Elle est l'aînée des enfants de Rosemary (née Ramsden), peintre, et de Francis « Frank » St. John Christie, mais elle a une demi-sœur plus âgée, June, née d'une relation de son père avec une femme indienne travaillant dans la plantation.
Frank et Rosemary Christie se séparent quand elle est encore enfant.
Après le divorce de ses parents, Julie part vivre avec sa mère dans une région rurale du pays de Galles.
Elle est baptisée dans l'Église anglicane et fait ses études dans un pensionnat catholique de St Leonards-on-Sea, dans l'Est Sussex.
Elle étudie également à Paris, où elle perfectionne sa connaissance de la langue française, avant de tenir un poste de lecteur d'Anglais au Lycée Marie-Curie de Tarbes.
Julie Christie fait ses débuts professionnels sur scène en 1957, dans des rôles à l'écran et à la télévision britannique.
En lice pour le rôle de Honey Rider dans le film James Bond 007 contre Dr No, sorti en 1962, elle est récusée par le producteur Albert R. Broccoli au motif qu'elle a une poitrine trop petite.
Elle commence sa carrière cinématographique dans deux comédies réalisées par Ken Annakin avant d'obtenir son premier rôle mineur mais marquant dans Billy le menteur de John Schlesinger : sur l'impulsion du Vogue britannique, elle est immédiatement promue au rang d’égérie de la mode, le magazine la décrivant comme « l'une des meilleures choses dans le film ».
En 1966, elle gagne l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans Darling, à nouveau réalisé par Schlesinger et sorti en 1965.
Ce rôle et son interprétation de Lara Antipova dans le film Le Docteur Jivago de David Lean, d’après le livre de Boris Pasternak, sorti la même année, lui valent une célébrité mondiale.
Son style et sa garde-robe dans ce film influencent l'époque, au point que le magazine Life baptise l'année 1965 comme « L'Année de Julie Christie » et, deux ans plus tard, souligne que « ce que porte Julie Christie a plus d'impact sur la mode que tous les vêtements des dix femmes les mieux habillées au monde ».
Dans les années qui suivent, Julie Christie travaille beaucoup.
Elle tient deux rôles dans Fahrenheit 451 de François Truffaut, avant de tourner pour la troisième fois sous la direction de John Schlesinger dans Loin de la foule déchaînée.
Parmi ses autres films notables, on compte Petulia de Richard Lester, Le Messager de Joseph Losey, John McCabe de Robert Altman, Ne vous retournez pas de Nicolas Roeg, Le ciel peut attendre de Warren Beatty et Chaleur et Poussière de James Ivory, ce qui lui donne l'occasion de tourner dans son pays natal.
Elle fait partie du jury international lors de la Berlinale 1979.
Elle proteste à l'occasion contre la présentation du film, Voyage au bout de l'enfer relatif à la guerre du Viet-Nam, car elle y perçoit une apologie de la machine de guerre américaine contre un petit peuple luttant pour sa liberté.
À partir du milieu des années 1980, elle se fait plus rare à l'écran.
Ses interprétations dans L'Amour... et après d'Alan Rudolph et Loin d'elle de Sarah Polley lui valent chacune une nomination aux Oscars.
Elle tient de petits rôles dans deux films français, Les Quarantièmes rugissants en 1982 avec Jacques Perrin en navigateur et Belphégor, le fantôme du Louvre avec Sophie Marceau en 2001.
Dans les années 2000, elle est à l'affiche de deux grosses productions anglo-saxonnes : Troie dans lequel elle joue Thétis et Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban où elle joue Madame Rosmerta.
Au début des années 1960, Julie Christie a eu une relation sentimentale avec l'acteur Terence Stamp.
Puis elle a été en couple avec Don Bessant, lithographe et professeur d'arts plastiques, de décembre 1962 à mai 1967, avant d'être la compagne de l'acteur Warren Beatty durant sept ans (1967-1974).
En 1975, séparée de Warren Beaty, dont elle ne supporte plus les infidélités, elle disparaît pendant plusieurs années pour s'engager dans des combats écologistes, féministes et anti-nucléaires.
Elle patronne la Campagne de Solidarité Palestine.
Julie Christie est mariée au journaliste Duncan Campbell ; ils vivent ensemble depuis 1979, mais la date de leur mariage n'est pas connue.
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14 avril 1626 : Gaspare Aselli, chirurgien et anatomiste italien, découvreur des vaisseaux lymphatiques de l'intestin, encore appelés chylifères
Biographie
Aselli naît à Crémone, dans le temps de la domination espagnole. Il y étudie les lettres et la philosophie.
Après ses études de médecine à l'université de Pavie, il s'installe comme chirurgien à Milan. De 1612 à 1620, il assure le commandement des chirurgiens de l'armée espagnole en Italie.
Le 23 juillet 1622, en pratiquant des vivisections sur des chiens, il découvre, presque par hasard, les vaisseaux lymphatiques, encore appelés « vaisseaux de lait », du système lymphatique de l'intestin. Il confirme son observation en poursuivant des recherches systématiques sur le rôle de ces structures vasculaires.
Cette découverte des vaisseaux lymphatiques vient compléter celle de la circulation sanguine par William Harvey, à peu près à la même époque, et remet en cause les théories enseignées jusqu'alors. La découverte d'Aselli sera confirmée, trois décennies plus tard, par la découverte du circuit lymphatique par le médecin normand Jean Pecquet.
En 1624, il obtient la chaire d'anatomie à Milan.
Le résultat des travaux d'Aselli est publié en 1627 à Milan, un an après sa mort, grâce à la générosité de Fabri de Peiresc.
Aselli est enterré à Milan, dans l'église San Pietro Celestino (it), près de la porte de Venise.
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13 avril 1964 : Sidney Poitier est le premier acteur noir à recevoir l'Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans Le Lys des champs (Lilies of the Field) réalisé par Ralph Nelson
Sidney Poitier est un acteur et réalisateur américano-bahaméen né le 20 février 1927 à Miami et mort le 6 janvier 2022 à Los Angeles.
Chevalier-commandeur de l'ordre de l'Empire britannique (KBE) en 1974 et ambassadeur des Bahamas, il est le premier acteur noir et le premier Bahaméen à recevoir l'Oscar du meilleur acteur en 1964, pour son rôle dans le film Le Lys des champs (1963) de Ralph Nelson.
Il occupe la 22e place du classement des acteurs de légende AFI's 100 Years... 100 Stars, établi par l'American Film Institute.
Biographie
Le patronyme de Poitier, d'origine française, fut introduit en Angleterre au xie siècle durant la conquête normande. Au début des années 1800, un descendant de cette lignée, Charles Leonard Poitier, s'installe comme planteur sur l'île Cat, aux Bahamas. À son décès en 1834, son épouse hérite de 86 esclaves (39 hommes et 47 femmes), qui portent tous, comme le voulait la coutume, le patronyme de leur maître. Parmi eux se trouve l'un des ancêtres de Sidney Poitier.
Fils de Reginald James Poitier, un planteur de tomates et d'Evelyn Outten, Sidney Poitier naît lors d'un voyage de sa mère à Miami en Floride, dans le quartier de Coconut Grove.
Citoyen américain de ce fait, il grandit aux Bahamas dans le village de ses parents, sur l'île Cat. Afin de prévenir une tendance croissante à la délinquance, son père l'envoie à 15 ans rejoindre son frère à Miami. Alors qu'il avait été élevé dans une société à majorité d'origine africaine, il y est confronté au racisme qui divise le pays. « Je vivais dans un pays où je ne pouvais pas avoir de travail, sauf ceux mis à part pour ma couleur ou ma caste »
Carrière
À 16 ans, Sidney Poitier quitte le sud pour s'installer à New York où il exerce différents métiers pour subvenir à ses besoins. Après un bref passage dans l'armée comme employé dans un hôpital pour vétérans, il auditionne pour la troupe de l'American Negro Theater (en) fondée à Harlem par le dramaturge Abram Hill (en) et l'acteur Frederick O'Neal. Recalé une première fois, il travaille durant six mois pour perdre son accent et parfaire sa technique et parvient à l'intégrer. Il est repéré par un directeur de casting durant une répétition et décroche un petit rôle dans une production de Lysistrata à Broadway, s'attirant de bonnes critiques.
À la fin de l'année 1949, il se voit offrir un rôle dans La porte s'ouvre (No Way Out) de Joseph L. Mankiewicz.
Nommé pour l'Oscar du meilleur acteur en 1958 pour le film La Chaîne (The Defiant Ones), il remporte cette récompense en 1964 pour Le Lys des champs. Il devient ainsi le premier acteur noir à remporter ce prix.
Sidney Poitier a joué au cours de sa carrière dans une cinquantaine de films et en a réalisé une dizaine.
Décès
Sidney Poitier meurt le 6 janvier 2022 dans sa résidence de Beverly Hills à Los Angeles à l'âge de 94 ans, des suites d'une crise cardiaque. Il est inhumé au Western Cemetery de Nassau, aux Bahamas.
Vie privée
Après un mariage avec la danseuse Juanita Hardy de 1950 à 1965, avec qui il a eu quatre filles, Sidney Poitier épouse l'actrice Joanna Shimkus le 23 janvier 1976. De cette union naissent deux filles, dont l'actrice Sydney Tamiia
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13 avril 1946 :
Marthe Richard ferme les « maisons closes ».
Le 13 avril 1946, la Chambre des députés vote la loi Marthe Richard, du nom de son inspiratrice.
Elle impose, dans toute la France, la fermeture des « maisons closes ».
Prostituée à 16 ans puis mariée à un riche industriel, Marthe Richard (1889-1980) mène une vie fantasque.
Elle est l'une des premières Françaises à acquérir un brevet de pilote.
Elle prétend par ailleurs avoir fait de l'espionnage au service de la France pendant la Grande Guerre.
Conseillère municipale de Paris à la Libération, en 1945, elle accède à la respectabilité et impose sa loi aux députés et à l'opinion publique.
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Ça s’est passé un 13 avril
1598 Promulgation de l’Edit de Nantes par Henri IV.
1695 Mort de Jean de la Fontaine.
1946 La loi Marthe Richard ordonne la fermeture des maisons closes.
1986 Jean-Paul II se rend à la synagogue de Rome, première visite d’un pape à un lieu de culte hébraïque.
2019 Le Stratolaunch, plus grand avion du monde d’une envergure de 117 mètres, effectue son premier vol d’essai au-dessus du désert californien.
C’est arrivé un 13 avril : En 1964 Sidney Poitier, 1er Afro-américain à recevoir l’Oscar du meilleur acteur
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12 avril 1980 : Terry Fox entame un "Marathon de l'espoir" au Canada.
Terrance Stanley Fox, dit Terry Fox, est un athlète, humanitaire et militant canadien pour la recherche dédiée au traitement du cancer, né le 28 juillet 1958 à Winnipeg (Manitoba) et mort le 28 juin 1981 à New Westminster (Colombie-Britannique).
Il devient célèbre pour son « Marathon de l'espoir », un périple trans-canadien qu'il entreprit afin de prélever des fonds pour la recherche contre le cancer ; il courut ce marathon malgré une jambe artificielle. Il est considéré comme un des plus grands héros canadiens du xxe siècle. Compagnon de l’Ordre du Canada, sa mémoire est honorée chaque année, au mois de septembre, lorsque la population participe à la Course Terry Fox. Désormais organisé à l'échelle planétaire, cet événement avait permis d'accumuler près de 200 millions de dollars au profit de la recherche pour lutter contre le cancer en 2016.
Biographie
Terry Fox naît à Winnipeg en 1958, il est le fils de Rolland, salarié de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada, et de Betty Fox. Terry a deux frères, Fred Fox, l’aîné, et Darrell Fox, le cadet, ainsi qu'une sœur cadette, Judith Fox. La famille déménage à Surrey en Colombie-Britannique en 1966, puis s'installe à Port Coquitlam en 1968. Les parents se dévouent entièrement à la famille, notamment la mère de Terry qui est très protectrice. C'est par cela que Terry devient très tôt dans son enfance un sportif accompli, montrant une préférence marquée pour le plongeon. Quatre points le caractérisent : il aime d'abord de nombreux sports notamment le football, le rugby, le baseball, et le basket-ball ; il est de petite taille et doit donc travailler plus fort que ses pairs plus grands ; il a l'esprit de compétition ; et finalement il possède une détermination sans faille.
Le sportif
Pendant son secondaire, Terry aime jouer au basket-ball et désire jouer comme arrière dans l'équipe des Cobras de Mary Hill, mais il mesure alors seulement 1,52 m et n'est pas un bon joueur. Afin d'atteindre son but, il décide de s'entraîner chaque jour afin d'améliorer la qualité de son jeu. À l'âge de dix-sept ans, il est considéré comme un très bon arrière, puis, parvenu au collège, il devient l'arrière partant des Corbeaux de Port Coquitlam grâce à sa détermination.
Sur les conseils de Bob McGill, son professeur d'éducation physique, il pratique également la course de fond.
Tout au long de son adolescence, il gagne de nombreuses médailles dans des compétitions de natation et de plongeon et impressionne son entourage par son endurance et sa détermination. Bien que plusieurs de ses entraîneurs lui conseillent de demeurer dans la pratique des sports nautiques et de s'entraîner de façon professionnelle, Terry rêve plutôt de devenir professeur d'éducation physique. Après l'obtention haut la main de son diplôme d'éducation secondaire au collège de Port Coquitlam (qui est maintenant nommé en son honneur Terry Fox Secondary School), il étudie la kinésiologie à l'université Simon Fraser de Burnaby, Colombie Britannique. Terry devient actif dans la vie étudiante de l'université et participe à un nombre important de clubs et de groupes sur le campus.
Le 12 novembre 1976, Terry a un accident de voiture en rentrant chez lui, après avoir été distrait par des travaux sur un pont aux abords de la route. Il s'en sort quasiment indemne, bien que sa voiture soit détruite dans l'accident. Sa seule blessure est une douleur diffuse au genou droit. En décembre, la douleur revient, mais Terry décide de ne pas s'en préoccuper avant la fin de la saison universitaire de basket. Pourtant, la douleur s'intensifie au fil des mois, au point qu’il doit aller à l'hôpital en mars 1977. Les médecins lui diagnostiquent alors un ostéosarcome, une forme de cancer qui atteint plus souvent les hommes que les femmes, souvent entre les âges de 10 et 25 ans. Ce cancer débute très souvent dans le genou, puis se répand dans les muscles et les tendons. Après le diagnostic de Terry, le seul traitement possible est de lui amputer la jambe plusieurs centimètres au-dessus du genou (6 pouces, soit environ 15 centimètres).
Terry était persuadé que la blessure subie lors de l'accident de 1976 avait affaibli son genou et l'avait rendu plus vulnérable au cancer, bien que ses médecins ne soient pas de cet avis. Les causes de l'ostéosarcome ne sont pas connues.
Seulement trois semaines après son amputation, Terry Fox arrive à marcher à l'aide d'une jambe artificielle, impressionnant les médecins par son enthousiasme et son acharnement pour se rétablir. À l'été 1977, Rick Hansen, un employé de l'Association canadienne des sports en fauteuil roulant, lui propose de s'essayer au basket en fauteuil roulant. Deux mois après s'être essayé pour la première fois à ce sport, Terry devient membre de l'équipe des Cable Cars de Vancouver, et gagne le championnat national à Edmonton. Il remporte trois titres de champion avec cette équipe, et est même nommé dans l'équipe All-Stars pour la saison 1979-1980.
Cependant, trois ans après avoir perdu sa jambe, le jeune athlète décide d'accomplir le projet qu'il avait imaginé juste après son amputation : parcourir le Canada d'un océan à l'autre afin de recueillir des fonds pour la recherche contre le cancer. En effet, lors du diagnostic de sa maladie, le médecin lui avait dit qu'il avait 50 % de chances de survivre, comparé à seulement 15 % quelques années plus tôt. Ce progrès si important, accompli en si peu de temps grâce à la recherche, avait grandement impressionné Terry. En créant le Marathon de l'espoir, son but est d'obtenir 1 dollar de chaque citoyen canadien.
Le Marathon de l'espoir
Pendant 18 mois, Terry Fox se prépare en accumulant 5 000 kilomètres de courses.
Pour marquer le début de son périple, le 12 avril 1980, Terry trempe sa jambe dans l'océan Atlantique à Saint-Jean de Terre-Neuve. Il a l'intention de la tremper à nouveau dans l'océan Pacifique à son arrivée à Victoria, à l'extrême ouest de la Colombie-Britannique. Il remplit également deux bouteilles de l'eau de l'Atlantique, désirant en conserver une en souvenir et verser l'autre dans le Pacifique. Il espère courir en moyenne 42 km par jour, la distance normale d'un marathon. Personne n'a alors jamais réalisé ce que Terry tente d'accomplir.
Terry Fox traverse successivement Terre-Neuve, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick et le Québec. Mais, après avoir traversé une grande partie de l'Ontario, il se sent très mal. Les rayons X révèlent dans le poumon droit de Terry une masse cancéreuse de la taille d'une balle de golf, et une autre de la taille d'un citron dans le gauche. Ce sont des métastases de son cancer des os. Il est forcé d'arrêter son marathon le 1er septembre 1980 au nord-est de Thunder Bay (Ontario), après 143 jours. Il a couru sur une distance de 5 373 km (soit près de 42 km/jour).
Peu après que Terry a dû arrêter, le réseau de télévision CTV organise un téléthon afin de recueillir des sommes additionnelles pour sa cause. Toutes les personnalités connues pouvant se rendre à Toronto sont invitées à participer, et l’événement accumule plusieurs millions de dollars. Un grand nombre des invités ont contribué financièrement à l’œuvre de Terry ; l'acteur de télévision Lee Majors a appelé Terry « le vrai homme qui valait six millions ».
Mort
En juin 1981, Terry contracte une pneumonie, et tombe dans le coma le 27 juin. Il meurt le 28 à 4 h 35 (HNP), son heure préférée pour courir. Une année s'est écoulée depuis sa course légendaire, à un mois de son vingt-troisième anniversaire.
Les funérailles de Terry sont grandioses, diffusées en direct sur le réseau télévisé national. Il est enterré au cimetière de Port Coquitlam. Après toutes ses courses, il avait récolté plus de 22 millions de dollars .
