
Capusa06
André-Charles Bolt dit André-Charles Boulle, né le 10 novembre 1642 à Paris, mort le 29 février 1732 dans la même ville, est un ébéniste, fondeur, ciseleur, doreur, et dessinateur français des xviie et xviiie siècles. Ébéniste du roi, il fut le premier de son temps à appliquer du bronze doré à l'ébénisterie. Principal ébéniste de son siècle, sa longévité et son succès auprès de ses contemporains expliquent la profusion de ses œuvres.
Les premières années
André-Charles Boulle naît le 10 novembre 1642. Il est le troisième enfant de Johann Bolt, dont le nom francisé devient Jean Boulle, compagnon menuisier en ébène originaire du duché de Gueldre installé à Paris dès 1637, et de Légère Thorin.
Son père lui enseigne durant sa jeunesse de nombreuses techniques artistiques, en particulier le dessin, la sculpture, la reparure, la ciselure, la dorure, ainsi que la peinture. Johann lui fait abandonner cette dernière, pour laquelle André-Charles Boulle présentait une préférence, au profit de la menuiserie car le garçon montre de grandes dispositions pour cette dernière. Le talent du jeune homme est tel que, selon le père Orlandi, Le Bernin venu en France durant l'année 1665, le prend en amitié et lui prodigue des conseils sur la technique du dessin architectural. À partir de 1666, alors qu'il n'a pas encore atteint la majorité, le nom d'André-Charles est mentionné comme ayant acquis la maitrise parisienne, que son père n'avait jamais obtenue. L'atelier familial se trouve rue de Reims, face au collège Sainte-Barbe. Grâce à la réputation du jeune artiste et à un nombre de commande grandissant, le petit atelier s'agrandit rapidement et emploie toute la famille. Sa rapide ascension sociale apparaît dans le contrat de mariage de la sœur de André-Charles, Constance, mariée à Philippe Poitou futur ébéniste de roi, qui cite comme témoins un procureur, un avocat au Parlement de Paris, un contrôleur général de la Marine ainsi qu'un auditeur de la Chambre des comptes.
L'atelier produit alors une marqueterie de « bois de rapport », c'est-à-dire utilisant diverses essences de bois, avec lesquelles il réalise des « tableaux de fleurs » très appréciés. Vers 1666, il intègre la manufacture des Gobelins, que le ministre Jean-Baptiste Colbert vient d'installer pour fournir Versailles en objets d'art. Tout en conservant son atelier, il y travaille en tant que décorateur et sculpteur sur bois sous la direction artistique du peintre Charles Le Brun, qui fournit aux artisans de nombreux dessins de modèles, tout en leur octroyant une certaine liberté d'interprétation.
La reconnaissance royale
Première commande royale
À l'instar de la bourgeoisie et de la noblesse de robe parisienne, la famille royale accorde son intérêt à l'ébéniste à partir de 1672, par l'intermédiaire de Jean-Baptiste Colbert en lui commandant l’estrade de la petite chambre de la reine Marie-Thérèse à Versailles. Ce soutien est confirmé en mai 1672 lorsque le logement des « Galleries du Louvre » de l'ébéniste Jean Macé, décédé le 14 du mois, est attribué à André-Charles, qui est préféré à Pierre Gole, pourtant ébéniste du roi depuis 25 ans. À cette date, le roi est en Flandres avec son armée. Colbert, qui avait fait son choix entre les deux prétendants, fait signer le 20 mai le brevet accordant le logement à Boulle à la reine alors régente. Le ministre n'informera le roi que deux jours plus tard, le 22, lui précisant que Boulle est « le plus habile ébéniste de Paris ». La décision ayant déjà été prise, le roi qui ne connaît pas personnellement Boulle, ne peut qu’acquiescer et répond « le logement des Galleries au plus habile ». Être admis au Louvre est un signe de la faveur royale, mais c’est aussi un privilège de liberté par rapport aux corporations parisiennes. Le prestige qui en découle entraîne une nette augmentation des commandes. Boulle possède alors deux ateliers, celui de l'ancienne rue de Reims et celui du Louvre, pour lesquels toute la famille travaille, y compris la sœur de André-Charles, première femme connue comme ouvrier ébéniste.
La faveur de Boulle est concomitante avec celle de Jean Bérain père, qui obtient simultanément un logement au Louvre et dont le style décoratif inspire les créations de Boulle.
Dans les années qui suivent, Boulle s'initie au travail de la marqueterie à écaille et métal, qui deviendra sa spécialité.
Installation au Louvre
Le 1er mars 1677, André-Charles épouse Anne-Marie Leroux en l'église Saint-Sulpice à Paris. Elle est elle-même fille d'ébéniste et sept enfants naîtront de leur union. L'année de leur mariage, l'atelier continue son accroissement. Constance Boulle étant décédée l'année précédente, Philippe Poitou se remarie et devint à son tour ébéniste du roi. Il semble que c'est à ce moment que Colbert entreprend de confier à Boulle un large espace au Louvre, faisant de son atelier le plus grand de Paris. Le palais est à cette période progressivement déserté, le roi s'installant à Versailles et la reine-mère, dont les appartements se trouvaient non loin de l'atelier, étant décédée en 1666. En outre, des travaux entrepris pour l'érection d'un théâtre ont été abandonnés à la mort de cette dernière. Une importante partie du palais est donc vacante. Les lieux sont alors partagés afin d'accueillir d'une part l'Académie royale de peinture et de sculpture et, d'autre part, l'atelier de Boulle. Si la date exacte de la prise de possession par Boulle de ce nouvel atelier s'étendant sur la moitié du théâtre n'est pas connue, il conviendrait de la situer vers 1677, date à laquelle l'atelier de la rue de Reims est fermé. Qui plus est, le 29 octobre 1679, Boulle voit son logement du Louvre situé dans la Grande Galerie augmenté de deux étages, occupés jusqu'en 1677 par Vincent Petit. L'appartement de l'ébéniste et son atelier couvrent alors une surface de 780 mètres carrés.
En 1685, l'atelier de Boulle se dote d'une fonderie, illustrant l'importance nouvelle du bronze doré dans la production de l'ébéniste, qui, grâce à son privilège, peut pratiquer un autre métier, ce qui n'aurait pas été possible s'il avait continué de travailler comme maître ébéniste à Paris. Elle est placée dans un bâtiment non loin de l'atelier du Louvre, racheté à Madeleine Laniel, veuve de Denis Buret, ébéniste, et s'étend sur près de 200 mètres carrés. L'occupation du bâtiment cesse probablement vers 1692, de manière certaine en 1699. Elle sera alors rapatriée au sein de ses ateliers au Louvre. À la fin du siècle, l'atelier a atteint un développement important : Boulle dispose de quinze collaborateurs ayant le statut de compagnons, issus de nombreux corps de métier (ciseleurs, doreurs, ébénistes, menuisiers, graveurs en marqueterie), ainsi que d'un grand nombre d'assistants et d'apprentis.
Apogée
Une partie du succès s'explique par les fournitures au chantier du château de Versailles pour lequel l'atelier produit, à partir de 1680, nombre de meubles de prestige. On compte ainsi dès 1680 une commande de la reine pour un cabinet d'orgue portative dont le coût fut estimé à 8 000 livres (sachant que le salaire journalier moyen au xviie siècle est légèrement inférieur à une livre). Le Grand Dauphin commande en 1682 à l'atelier la réalisation de son premier cabinet des Glaces pour lequel l'ébéniste percevra 59 900 livres. Cette livraison le couronne de succès. En raison de l'importance de la demande, l'atelier ne produit alors que sur commande.
Ces années de gloire sont l'occasion pour Boulle d'acquérir un patrimoine foncier avec l'achat de terres ainsi que d'une maison de rapport, situés à proximité de Paris. Collectionneur de dessins et d'estampes, il en profite également pour acquérir de nombreuses œuvres. Néanmoins, Boulle avance régulièrement l'argent pour ses commandes royales et les paiements se font souvent attendre. Si bien que les versements du roi ne suffisent plus à couvrir les 169 000 livres qu'il a engagées dans la réalisation des œuvres royales. L'ébéniste doit alors s'endetter avant d'être payé quelque temps plus tard par le trésor royal. Il s'agit là d'une période de plus faible production, même si elle reste remarquable pour l'époque.
Les années 1700 marquent la reprise des commandes royales avec la commande du mobilier du château de la Ménagerie pour la duchesse de Bourgogne. En 1707, le prince de Condé lui passe également commande et, en 1708, c'est au tour de Jules Hardouin-Mansart, dont Boulle est proche, de lui obtenir la commande de deux commodes pour le Trianon de Versailles.
Dernières années
La mort de Louis XIV, en 1715, marque un tournant. André-Charles Boulle, âgé de 72 ans, décide de passer la main à ses quatre fils, qui poursuivront son œuvre. Un inventaire nous indique que l'atelier emploie alors une trentaine d'ouvriers et conserve une centaine de meubles et objets en bronze. Boulle continuera cependant son activité, réalisant ainsi deux médailliers pour le directeur des Monnaies et des Médailles où les bronzes dorés suivent avec imagination la mode du caprice (cartouches frontaux et latéraux, têtes égyptiennes).
Un incendie sans doute criminel se déclare dans son logement au Louvre le 30 août 1720 à trois heures du matin, détruisant une grande partie de son atelier. Les pertes englobent son stock de bois précieux (« tous les bois, de sapin, de chesne, de noyer, de panneau ou mairin, bois de Norvège, amassés et conservés depuis longtemps pour la bonté et qualité des ouvrages ») d'une valeur estimée à 12 000 livres.
Les apports
Les apports de Boulle ont été rendus possibles grâce à ses multiples talents de dessinateur, bronzier, ébéniste, certes, mais également grâce à son inventivité, mais aussi grâce au soutien et aux commandes royales sans lesquels il ne lui aurait pas été possible d'affirmer son génie. Il reste, de ce fait, l'un des plus grands ébénistes de tous les temps, si ce n'est le plus grand.
La spécificité du travail de Boulle consiste à décorer les meubles avec un placage en marqueterie constitué de différents matériaux : bois de rapport, métal (étain, laiton) et écaille de tortue, découpés selon un dessin très précis et collés sur le bâti du meuble à la façon d'un puzzle. C'est la marqueterie Boulle qui porte aujourd'hui son nom. Afin d'économiser et de tirer profit de matériaux coûteux, il utilisa un système d'inversion positif / négatif : la partie (où l'écaille sert de fond et le métal fait le motif) et la contrepartie (où le métal fait le fond et l'écaille le motif). Les deux matériaux provisoirement collés étaient estampés selon le dessin choisi, ce qui permettait ensuite, en les séparant, de faire correspondre les motifs sans ouvrage supplémentaire. La plaque d'écaille, importée à grand frais, pouvait ainsi être utilisée deux fois. Le plus souvent, un placage d'ébène noir venait souligner les matières pour affirmer l'éclat et la somptuosité des pièces. Il réalisa, suivant cette technique, de nombreux meubles ornés de très riches décors de bronzes dorés : armoires et bas d'armoires, bureaux plats, commodes, consoles, gaines, cabinets, boîtiers de pendules, miroirs... Il put ainsi démontrer l'adaptabilité de sa technique à des types d'objets très divers, tout en démontrant l'étendue de son savoir-faire.
Selon une idée préconçue, Boulle n'aurait fait que porter à son apogée, grâce à son talent, une technique existante à base d'écaille et de métal inventée aux Pays-Bas. En réalité, comme l'ont montré les recherches de Jean-Nérée Ronfort et de Jean-Dominique Augarde, la première utilisation apparaît dans un parquet du château de Maisons. C'est seulement plus tard qu'elle se développa en Italie et en Hollande. En outre, Boulle contribua à instaurer l'usage du bronze dans l'ameublement, ce qui conférera au mobilier une valeur considérable qu'il avait commencé d'avoir avec l'ébénisterie mais qu'il ne possédait pas autant que d'autres techniques comme la pierre dure, l'orfèvrerie, la soie, la tapisserie ou la porcelaine. En raison de ses connaissances et de sa créativité, Boulle est un artisan exceptionnel, qui s'inscrit dans la lignée des artistes-artisans du siècle précédent, les Bernard Palissy, Hugues Sambin ou Léonard Limosin.
Les apports de Boulle ne se limitent pas à la marqueterie. Lorsque le style baroque s'assouplit à la fin du siècle, Boulle place des motifs courbés hors de la structure - ce qui annonce le style rocaille -, améliore la construction avec la table sans traverse pour la duchesse de Bourgogne et invente un nouveau meuble, la commode, pour le Trianon. La commode est un rangement bas, rompant avec les meubles à rangement haut imposants qui se sont développés depuis la fin du Moyen Âge avec le dressoir, puis le buffet, l'armoire et le cabinet. Tout en diminuant le volume, Boulle parvient à conserver une apparence de prestige. La commode connaîtra un succès considérable et s'imposera dans les intérieurs, en offrant la possibilité d'une décoration au-dessus, par la pose d'objets décoratifs comme les pendules et les vases, mais aussi en la surplombant d'un miroir. La commode pourra ainsi faire pendant à une console à miroir placée de l'autre côté de la pièce. La table sans traverse préfigure, quant à elle, la suppression des entretoises grâce au pied à double courbure dit « pied Louis XV ».
Enfin, l'apport de Boulle au domaine du bronze d'ameublement est considérable. S'il utilise le bronze doré pour amplifier la richesse des meubles, celui-ci sert aussi de « terminaison » pour protéger les parties les plus sensibles comme les angles et les pieds et pour contribuer à dresser les plaques d'écaille. Il l'emploie dans toute sa diversité. D'abord et surtout fondu, ciselé et doré au mercure à partir de modèles originaux modelés et moulés en plâtre pour réaliser des mascarons, espagnolettes, cartels. À ces motifs en relief, s'ajoutent des entrées de serrure obtenues avec la même technique. Il réalise aussi des baguettes qui forment des encadrements.
Boulle produit également des objets en bronze pour l'horlogerie (pendules), les cheminées (chenets) ou le luminaire, contribuant à diversifier une fabrication du bronze jusqu'alors cantonnée à la sculpture et qui deviendra l'industrie la plus puissante des arts décoratifs au xixe siècle.
Plus généralement, Boulle participa au rayonnement retrouvé des arts décoratifs français, l'Italie et les Flandres ayant pris la domination de ce marché depuis la fin du xve siècle. Outre une clientèle privée dont fait partie le Grand Condé, il travailla aussi pour les électeurs de Bavière et de Cologne, le roi d'Espagne ou les ducs de Lorraine et de Savoie. Soutenu à ses débuts par Colbert, qui voulait développer les arts et manufactures en France et favoriser les exportations, Boulle incarna la réussite éclatante de cette politique. La somptuosité quelque peu pompeuse de ses réalisations sert pleinement la magnificence du Roi-Soleil, des autres monarchies et des puissants.
Les marqueteries dans le genre de Boulle eurent également du succès sous les règnes de Louis XVI et de Napoléon III.
Il publia un recueil de Nouveaux dessins de meubles et ouvrages de bronze et de marqueterie.
Une des plus célèbres écoles d'Arts Appliqués de Paris porte son nom : il s'agit de l'école Boulle.
Boulle collectionneur
Collectionneur d'Art passionné et déraisonnable, il sera plusieurs fois proche de la ruine financière et devra son salut à une intervention du roi soleil Louis XIV dont il est alors « premier ébéniste ». Pour l'anecdote, la collection d'art de Boulle, composée d'œuvres très diverses, connue en son temps comme une des plus belles et des plus complètes (Rubens, Antoine Van Dyck, Pierre Mignard, Frans Snyders, Sébastien Bourdon, Charles Le Brun et bien d'autres), estimée alors à 370 770 livres, disparut presque entièrement dans l'incendie qui ravagea son atelier.
FAE
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". . . Dans sa filmographie, riche de plus de soixante-dix films des années 1930 aux années 1980, figurent de grands réalisateurs français et américains de ces cinq décennies, dont Marcel Carné, Marc Allégret, Jean Grémillon, Julien Duvivier, Michael Curtiz, Carol Reed, René Clément, Claude Autant-Lara, René Clair, André Cayatte, Jean Delannoy, Henri Decoin, Henri Verneuil, Michel Deville, Claude Chabrol ou Claude Lelouch, et des partenaires tels Michel Simon, Raimu, Jean Gabin, Charles Boyer, Humphrey Bogart, Jean Marais, Gérard Philipe, Henri Vidal, Bourvil, Michel Piccoli, Marcello Mastroianni ou Alain Delon.
Dans Le Quai des brumes de Marcel Carné, son partenaire Jean Gabin lui adresse l'une des répliques les plus célèbres du cinéma français : « T'as d'beaux yeux, tu sais. ».
Élue dix fois par le public « actrice française la plus populaire », elle est également la première actrice à recevoir le prix d'interprétation féminine au premier Festival de Cannes en 1946 pour son rôle de Gertrude dans le film La Symphonie pastorale (1945). Très primée à l'apogée de sa carrière dans les années 1950, elle reçoit en 1992 un César d'honneur, ainsi qu'un Lion d'or en 1996, en hommage à sa contribution au cinéma.
À partir des années 1970, elle se fait plus discrète à l'écran et consacre son temps à la peinture, passion qui remonte à sa rencontre avec le peintre franco-polonais Moïse Kisling aux États-Unis en 1943, qui fit alors son portrait. On lui doit quelque sept cents dessins et peintures."
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Elias Holl (né le 28 février 1573 à Augsbourg ; mort le 6 janvier 1646) fut l’architecte le plus important du début de l'époque baroque dans le Saint-Empire. Il a été l'architecte de la ville impériale d'Augsbourg.
Vie
Elias Holl descend d'une famille d'architectes et est donc tout d'abord formé par son père, Hans Holl (1512-1594). En 1596, il devient maître de guilde. Dans les années 1600-1601, il voyage en Italie (Bolzano, Venise) et, de retour à Augsbourg, il devient « maître d'œuvre ».
Le 8 juillet 1602, il est nommé responsable des infrastructures architecturales d'Augsbourg (l'équivalent d'architecte de la ville) : il lui revient de planifier et construire des aménagements hydrauliques, fortifications, tours, moulins, ponts et entrepôts. Il dessine également des bâtiments prestigieux : la boulangerie et la boucherie de la ville, l'Arsenal, le lycée Sainte Anna, le nouvel Hôtel de ville.
En 1629, à la suite du décret de l'Empereur Ferdinand II, il refuse de se convertir au catholicisme. En 1631, il est renvoyé, avec tous les employés protestants de la ville et n'est plus que « géomètre de la ville ». Il retrouve temporairement sa place d'architecte de la ville entre 1632 et 1635, lors de l'occupation suédoise.
Sa tombe se situe dans le cimetière protestant d'Augsbourg.
Œuvre
L'architecture de Holl respecte notamment la tradition paladine de l'Italie du Nord.
Son ouvrage le plus important est la mairie d'Augsbourg, édifiée entre 1615 et 1620, et dont la « salle d'Or » (Goldenen Saal) est particulièrement renommée.
Il est aussi l'auteur des plans du château de Schwarzenberg à Scheinfeld, toujours en possession de la famille princière Schwarzenberg.
Misterprof-
25 juillet 1986 : Naissance du réalisateur américain Vincente Minnelli.
Il naît dans une famille de gens du spectacle.
Son père, Vincent Charles Minnelli, est le fils d'un patriote sicilien pourchassé pour ses activités lors du soulèvement de Palerme en 1848.
Vincent Charles dirigeait le Minnelli Brothers' Tent Theatre, tandis que sa mère, Marie Émilie Odile Lebeau, avait des ancêtres canadiens français avec probablement des racines amérindiennes.
C'est grâce à cet environnement que le jeune Vincente entre dans le monde du spectacle dès l'âge de trois ans.
Montrant un certain talent pour le dessin, il commence sa carrière comme dessinateur de costumes et décorateur, et aborde la mise en scène en tant qu'assistant.
Nommé directeur artistique du Radio City Music Hall à New York en 1933, il fait ses débuts à Broadway, montant entre autres le spectacle Ziegfeld Follies qu'il adaptera des années plus tard pour l'écran.
Au début des années 1940, Arthur Freed lui propose de le rejoindre à la MGM.
Minnelli trouve alors ternes et statiques les mises en scène hollywoodiennes et entreprend de rendre dans ses films l'atmosphère des artistes qui l'avaient touché, les fauves, les impressionnistes et les surréalistes.
Le 15 juin 1945, il épouse l'actrice Judy Garland.
De cette union dissoute le 29 mars 1951, l'actrice ayant surpris son mari avec un homme (leur chauffeur), est née en 1946 l'actrice, chanteuse et danseuse Liza Minnelli.
En 1951, il est nommé à l'Oscar du meilleur réalisateur pour Un Américain à Paris, film qui remporte l'Oscar du meilleur film.
En février 1954, il épouse la Française d'origine italienne Georgette Magnani qui, en juin 1953,
avait accompagné sa sœur cadette Christiane, dite Christiane Martel (née en 1932), future actrice et mannequin, au concours de Miss Univers à Long Beach (Californie), qu'elle remporta.
À cette époque, Minnelli avait proposé à Georgette de lui faire effectuer un essai destiné à lui ouvrir la carrière d'actrice, mais elle avait refusé.
De son union avec Georgette Magnani, dissoute en 1957, est née Christiana Nina Minnelli en avril 1955.
En 1958, il reçoit l'Oscar du meilleur réalisateur pour Gigi (1958.
Le 15 janvier 1962, il épouse le mannequin serbe Dusica Radosavljevic, dite Danica Radosavljevic, dont il divorcera le 1er août 1971.
Le 1er avril 1980 il épouse, à Beverly Hills (Californie), l'actrice britannique Margaretta Lee Anderson (1909-2009).
Il meurt d'une pneumonie le 25 juillet 1986 à Beverly Hills.
Les films de Minnelli sont hauts en couleur et son habileté à mêler plusieurs styles le rend célèbre.
Il met en scène de nombreuses comédies musicales, réputées pour leurs scènes oniriques et l'intégration de scènes de ballet ou de chansons en osmose avec le déroulement de l'histoire.
Il écrit ses mémoires, Tous en scène (I Remember it Well) dont le titre anglais est une référence à une chanson de Gigi, et le titre français celui de l'un de ses grands succès, Tous en scène (The Band Wagon), comédie musicale sur le thème de l'entertainement (distraction, spectacle) hollywoodien et la vie de scène.
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Pierre Clostermann
28 février 1921 à Curitiba (Brésil) - 22 mars 2006 à Montesquieu-des-Albères
Biographie Pierre Clostermann
Lorsque la guerre éclate, Pierre Clostermann a 18 ans. À l'ambassade de France, à Rio, où il se présente comme volontaire, il est refoulé. Déçu, il part aux États-Unis où il obtient un diplôme d'ingénieur en aéronautique et un brevet de pilote.
Là-dessus, son père l'ayant mis au courant de la présence à Londres d'un général français qui appelle à poursuivre le combat, il gagne l'Angleterre sur un paquebot et obtient un engagement dans les Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL). Il a 20 ans. Après plusieurs mois d'entraînement, il est nommé sergent dans le groupe de chasse Alsace, sous les ordres du commandant Mouchotte.
Commencent alors les missions au-dessus du Continent, qu'il racontera dans un livre à succès : Le grand cirque (1948). En l'honneur de De Gaulle, il nomme chacun de ses appareils « Le Grand Charles » et les agrémente d'une croix de Lorraine.
C'est ainsi qu'il arrive à la fin de la guerre avec le grade de capitaine, 33 victoires homologuées et cinq probables, sans compter les destructions de matériels au sol. Il entame ensuite une double carrière d'ingénieur et d'homme politique.
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28 février 1935 : Invention du nylon
Le 28 février 1935, dans les laboratoires de la firme Du Pont de Nemours (ou DuPont), le chimiste Wallace Carothers met au point une fibre textile de type polyamide (matière plastique). Elle sera commercialisée sous le nom de nylon. D'abord utilisé pour les brosses à dents, le nylon est appliqué en 1940 à la fabrication des bas de femme et remplace avantageusement les bas de soie. Toutes les femmes, même les plus modestes, peuvent désormais mettre en valeur leurs jambes.
Le succès du nylon est d'emblée immense mais l'industriel ne tarde pas à en déplorer un défaut rédhibitoire : il est « infilable » de sorte que les ventes de bas ne tardent pas à fléchir. Les chimistes de l'entreprise se remettent aussitôt au travail pour fragiliser le nylon et ainsi favoriser le marché de renouvellement. C'est l'une des premières applications de l'obsolescence programmée, une démarche à l'opposé du civisme et de l'écologie qui vise à raccourcir la durée de vie des produits pour multiplier les achats. Dès 1924, cette démarche a été sciemment appliquée par un consortium de fabricants d'ampoules à filament pour en réduire la durée de vie de 2500 heures à 1000 heures !
FAE
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. . . "Il fonde à Marseille en 1934 sa propre société de production et ses studios de cinéma, et réalise de nombreux films avec les grands acteurs de la période (en particulier Raimu, Fernandel et Pierre Fresnay), dont Angèle (1934), Regain (1937) et La Femme du boulanger (1938).
En 1946, il est élu à l'Académie française. Après 1956, il s'éloigne du cinéma et du théâtre et entreprend la rédaction de ses Souvenirs d'enfance avec notamment : La Gloire de mon père et Le Château de ma mère. Il publie enfin, en 1962, L'Eau des collines, roman en deux tomes : Jean de Florette et Manon des Sources, inspiré de son film Manon des sources, réalisé dix ans auparavant et interprété par Jacqueline Pagnol.'
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Bienvenue chez les Ch'tis est un film français réalisé par Dany Boon, sorti le 20 février 2008 dans le Nord-Pas-de-Calais et dans quelques salles de la Somme, le 27 février dans le reste de la France, en Belgique et en Suisse, un jour après au Luxembourg, et le 25 juillet au Canada.
Deuxième long métrage réalisé par l'humoriste français Dany Boon après La Maison du bonheur (2006), le film raconte les aventures de Philippe Abrams, directeur d'une agence de La Poste dans le Sud de la France qui, par mesure disciplinaire, est muté pour une durée de deux ans à Bergues, dans le Nord-Pas-de-Calais. Pour la première fois, Kad Merad occupe seul le rôle principal d'un film, notamment après plusieurs films de son duo Kad et Olivier.
Bienvenue chez les Ch’tis a rencontré un immense succès auprès du public : à la surprise de ses protagonistes, il a dépassé le nombre d'entrées réalisées par La Grande Vadrouille (1966) et est alors devenu, avec 20 489 303 entrées, le meilleur résultat d'un film français au box-office national, et le deuxième au total, juste derrière Titanic (1997) et les 20 758 841 entrées de son exploitation initiale .
En 2009, le film a été nommé au César du meilleur scénario original.
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27 février-6 mars 1943
Cri d'amour dans la Rosenstraße
Le 27 février 1943, les nazis raflent à Berlin les derniers Juifs de la ville. Il s'agit pour la plupart d'hommes mariés à des femmes dites « Aryennes ». Plusieurs centaines attendent dans un bâtiment de la Rosenstraße d'être déportés dans un camp d'extermination.
Les malheureux sont conduits dans cinq centres de détention au coeur de Berlin. L'un d'eux est situé au 2-4, Rosenstraße (rue des roses).
Le soir, des épouses constatant l'absence de leur mari se rendent devant le centre de détention. Le lendemain, un dimanche, jour chômé, elles sont plusieurs centaines qui crient devant la façade: « Rendez-nous nos maris ! »
La manifestation se prolonge les jours suivants et même après la tombée de la nuit, malgré un froid glacial. Elle rassemble par moments plusieurs centaines de personnes dont quelques hommes.
Une brigade SS est appelée à la rescousse. Elle menace de mitrailler les manifestants mais la détermination de ceux-ci ne faiblit pas. Enfin, au bout d'une semaine, Goebbels, de guerre lasse, se résigne à suspendre la rafle des Mischehen (ceux mariés à des non-juifs).
À partir du 6 mars, les détenus du 2-4, Rosenstraße sont autorisés à rejoindre leur famille.
Cet épisode peu connu a fait l'objet d'un film remarquable : Rosenstraße
On peut lire sur la résistance civile au nazisme le livre très bien documenté de Jacques Semelin : Sans armes face à Hitler, la résistance civile en Europe 1939-1943 (préface de Jean-Pierre Azéma, Bibliothèque historique Payot, 1989, 270 pages). De ce livre est tiré le récit ci-dessus.
