
delphinium29
le 11 mai1904 : Naissance à à Figueras (Espagne) de Salvador Dali i Domènech, dit Salvador Dali, artiste-peintre espagnol. Connu pour des œuvres telles que "La persistance de la mémoire" ou le "Torero hallucinogène", il est l'une des figure du surréalisme.[AFP Archives]
le 11 mai 1998 : Le premier euro est frappé à l'atelier de Pessac en Gironde (France).La monnaie européenne sera mise en circulation le 1er janvier 2002 [Philippe Huguen / AFP/Archives]
FAE
"Isabelle Mergault, née le 11 mai 1958 dans le 14e arrondissement de Paris, est une actrice, réalisatrice, scénariste, dramaturge, chroniqueuse et romancière française.
Dans les années 1980, elle enchaîne les seconds rôles, généralement comiques, où elle joue de sa dyslalie. Mais en 1991, elle décide d'arrêter sa carrière d'actrice et de se consacrer à l'écriture, notamment de scénarios. En 2005, elle écrit et réalise son premier film, Je vous trouve très beau, qui lui vaut un succès public et critique et un César du meilleur premier film, puis réalise trois autres films : Enfin veuve (2008), Donnant donnant (2010) et Des mains en or (2023).
Après avoir joué dans plusieurs pièces de théâtre, dont deux de Laurent Ruquier, elle écrit ses propres pièces de comédie dans lesquelles elle joue également : L'Amour sur un plateau (2011), Adieu je reste ! (2012), Ouh Ouh (2014), Ne me regardez pas comme ça ! (2015), La Raison d'Aymé (2018) et Elle & Lui (2020).
En parallèle, elle participe en tant que chroniqueuse aux différentes émissions radiophoniques et télévisuelles de Laurent Ruquier, notamment aux Grosses Têtes sur RTL.
Isabelle Mergault est née à Paris le 11 mai 1958 d'un père chirurgien et d'une mère chercheuse en médecine et dermatologue. Elle grandit à Aubervilliers avec son frère et sa sœur. Elle passe son baccalauréat en candidate libre avant d'étudier à l'école des Beaux-Arts. Parallèlement, entraînée par une copine, elle prend des cours de théâtre.
Atteinte d'un « chuintement » (défaut de prononciation sur les sons « ch » (/ʃ/) et « j » (/ʒ/)), elle consulte un orthophoniste à l'âge de 18 ans. Mais ce dernier lui conseille de garder cette particularité qui lui permettra, selon lui, de se différencier dans le milieu du théâtre. Persévérant dans cette voie en courant les castings, elle travaille également comme secrétaire sténo-dactylo.
Carrière d'actrice (années 1980)
En 1979, elle décroche son premier rôle dans La Dérobade de Daniel Duval où elle joue une prostituée. Elle obtient un autre petit rôle en 1981 dans Diva de Jean-Jacques Beineix en tant que la fille du jeu vidéo.
Dans les années 1980, son cheveu sur la langue lui fait enchaîner les seconds rôles comiques, comme On n'est pas des anges... elles non plus et Les hommes préfèrent les grosses en 1981, ou Pour cent briques, t'as plus rien... et Ça va faire mal ! en 1982. Elle se fait remarquer en 1985 dans le rôle d'une professeur lunatique dans P.R.O.F.S de Patrick Schulmann.
Elle est également présente à la télévision dans différents téléfilms et séries télévisées, elle joue par exemple Miss Lulu, la babysitteur de Yolande, dans huit épisodes de Navarro de 1989 à 1991.
Les Grosses Têtes et scénariste de cinéma (années 1990)
Parallèlement à son activité d'actrice, son exubérante gaieté et sa gouaille délurée lui permettent d'intégrer en 1988 Les Grosses Têtes de Philippe Bouvard sur RTL et TF1 en 1992, ce qui la fait accéder à une certaine notoriété à la radio et à la télévision.
En 1991, elle décide d'arrêter sa carrière d'actrice et apparait pour la dernière fois sur grand écran dans Les Clés du paradis de Philippe de Broca. Elle se consacre alors à sa véritable passion : l'écriture. Elle écrit les scénarios et dialogues d'épisodes de séries télévisées et de films, comme ceux de Voyage à Rome de Michel Lengliney en 1992 et Meilleur Espoir féminin de Gérard Jugnot en 1999." [. . .]
FAE
Merci les amis ! 😃
J'ai une photo d'un portrait de Mme de Récamier par
"François Gérard, né le 4 mai 1770 à Rome et mort le 11 janvier 1837 à Paris, est un peintre d’histoire, portraitiste et illustrateur néo-classique français. Élève de Jacques-Louis David, il fut l'un des principaux peintres du Premier Empire et de la Restauration"
Capusa06
Juliette Récamier
4 décembre 1777 à Lyon - 11 mai 1849 à Paris
Belle entre les belles, Juliette Récamier est sous le Directoire et le Consulat l'une des reines de la mode.
Elle se fait représenter sur les premières revues de mode, ancêtres de nos magazines féminins, inaugure le style «Directoire» et propage la vogue du coton blanc. Elle lance la «mode à la grecque» ou à «l'étrusque».
Entourée d'innombrables soupirants comme Benjamin Constant ou le général Wellington, auxquels elle n'accorde que les «consolations de la bonté», elle noue une longue amitié amoureuse avec François-René de Chateaubriand. Son portrait et celui de son amie Mme de Staël ont été immortalisés par le baron Gérard...
Misterprof-
11 mai 1865 :
Ouverture du magasin Le Printemps.
Sur les Grands Boulevards, près de la gare Saint-Lazare, vient d'ouvrir un grand magasin qui va devenir un pôle d’attraction pour le monde entier : Le Printemps.
À l’origine de ce projet, on trouve un ancien vendeur de vêtements pour dames, Jules Jaluzot, qui a su investir à bon escient la dot de sa jeune épouse.
Dix ans plus tôt sont apparus Le Bon Marché et les Les grands magasins du Louvre.
La même année que Le Printemps, alors que le Second Empire brille de tous ses feux, naît aussi La Samaritaine, en plein coeur de la capitale, sur les bords de la Seine.
Chefs-d’œuvre de l’Art nouveau, le bâtiment actuel du Printemps et sa grande coupole en vitrail sont érigés en 1908.
Le Printemps est aujourd’hui une étape incontournable pour toute visite de la capitale.
Capusa06
10 mai 1920
La France élit sa première Miss
« Miss France fête ses 100 ans et peut-être que l’élection sera différente, mais elle aura lieu. » déclarait la présidente du Comité Miss France, Sylvie Tellier, en avril 2020. Le coronavirus aura-t-il raison de l’élection d’une reine de beauté cette année ? Affaire à suivre, de près… ou de loin.
La première « plus belle femme de France » fut couronnée le 10 mai 1920 et le concours prit officiellement le nom de « Miss France » en 1927. Depuis, chaque édition est le reflet de son temps. Entre sexisme et scandales, à la fois moderne et conservateur, le concours est à l’image de la société. Chaque année, il continue de réunir des millions de téléspectateurs, curieux de découvrir - et avides de juger – les « plus belles femmes » de France et d’Outre-mer.
Une du Journal du 28 avril 1920 présentant les 7 lauréates du concours pour la plus belle femme de France.
La première lauréate met la barre haut
Quelques mois après la Première Guerre mondiale, c'est sur une idée du journaliste d'origine belge Maurice de Waleffe que Le Journal organisa le concours de « La plus belle femme de France ». L’idée de son instigateur était de « mettre en avant la splendeur physique » et de prouver que « le choix de la majorité indique le type instinctif d’une nation ».
Le quotidien invita ses lecteurs à faire leur choix parmi une sélection de 2063 candidates convaincues par les arguments de Waleffe. Chacune était présentée sous un pseudo de nom de fleur, de pierre, d'oiseau ou de déesse.
Après plusieurs éliminatoires, les photos de 49 jeunes femmes furent distribuées dans les cinémas parisiens. Les Français, mais aussi les Belges, furent invités à se rendre à plusieurs reprises au cinéma pour voter lors des sept manches que compte le concours.
À leur arrivée au cinéma, chaque spectateur se voyait remettre un ticket d’entrée et une carte postale portant les noms des candidates. « Mettez, dans l'ordre de vos préférences, un numéro (de 1 à 7) en face de chaque candidate, en mettant le numéro 1 à la préférée », peut-on lire en guise de consigne dans Le Journal du vendredi 20 février 1920.
Une fois leur décision prise, les votants n'avaient plus qu'à signer et indiquer leur adresse sur la carte puis à l'envoyer au journal, pour le décompte des votes en présence d'un huissier.
Arrive le grand jour, le 10 mai 1920 : la France élit donc sa première reine de beauté. L’heureuse élue est une jeune fille de 17 ans, Agnès Souret, native d’Espelette (Basses-Pyrénées). Née d'un père breton et d'une mère basque, elle a les cheveux châtain clair, les yeux bruns et mesure 1 mètre 68.
En cadeau, la lauréate reçoit 4 000 francs des Films-Eclair, son portrait par la Photographie d'art Sartony et un coffret d'essences rares de la parfumerie Arys.
Agnès Souret savoure sa victoire le temps d’une année mais elle meurt tragiquement en 1928 à l'âge de 26 ans, d'une inflammation du péritoine. À cette occasion, Le Figaro lui adressa un article très élogieux : « Le ciel lui avait donné, outre une beauté étourdissante qu'on pouvait ne pas aimer, mais qui était certaine, infiniment de sagesse et de bonté ; elle avait ce don précieux et rare entre tous les dons : un heureux caractère, que nul mouvement d'humeur n'a jamais troublé. (...) C'est si dangereux d'être trop belle, et l'orgueil vient si vite au coeur humain! Agnès Souret était toute simplicité. »
À en croire les belles paroles du journaliste qui lui dédia cet hommage, la beauté de la jeune femme égalait son doux caractère. « C'est si rare, une très jolie personne qui a un caractère de bonté et de gentillesse, alors que tant de femmes laides sont, en outre, nuisibles ! Disons adieu à l'innocente enfant, qui était timidement venue à nous de son clair pays basque. Non, elle n'était pas née pour Paris. Elle est repartie directement pour le paradis, le séjour des anges, où sa place est toute trouvée… »
Difficile de faire mieux. Les futures Miss ont intérêt à être à la hauteur.
Le concours reprend en 1927, sous le nom de « Miss France » et va connaître un succès retentissant, malgré les nombreux scandales qui parsèment son histoire.
Misterprof-
10 mai 1961 :
Naissance de l'acteur Bruno Wolkowitch.
Bruno Wołkowicz est issu d'une famille juive originaire de Pologne.
Fils unique d'un tailleur devenu expert-comptable, et d'une esthéticienne devenue assistante en dermatologie, il grandit dans une famille modeste.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, sa mère, son oncle et sa grand-mère furent cachés par des habitants du village d'Arzens (Aude).
Avec sa famille, il vit à Champigny-sur-Marne puis à Saint-Maur-des-Fossés.
En octobre 2015, à l'antenne de France Inter, l'acteur reconnaît avoir fait un très court séjour en prison en Israël à l'âge de 17 ans, pour protéger une amie dans une histoire de stupéfiants.
Il serait, depuis lors, interdit de séjour dans ce pays.
Il rencontre l'actrice Fanny Gilles en 2003 sur le tournage d'un épisode de PJ.
Ils ont ensemble deux enfants : Lou, née en 2006, et Luca, né en 2011.
Début 2021, Bruno Wolkowitch annonce que le couple est séparé depuis 7 ans.
Il se forme au métier d'acteur de 1981 à 1984 au Studio 34 de Claude Mathieu.
En 1984, il est reçu au Conservatoire national d'art dramatique de Paris et décroche un diplôme d'art dramatique.
De 1984 à 1987, il suit les classes de Viviane Theophilides, Michel Bouquet et Jean-Pierre Vincent. Parallèlement, il fait son entrée à la Comédie-Française.
Il joue ensuite dans de nombreux téléfilms et accède à la notoriété avec la série télévisée Madame le maire en 1997, puis avec PJ où il interprète le rôle du capitaine, puis commandant Vincent Fournier, de 1997 à mars 2006 sur France 2.
Il tourne son dernier épisode en mai 2005, mais apparaissait par éclipses depuis plusieurs saisons.
Parallèlement à son rôle de policier, il continue à interpréter d'autres personnages, notamment celui de Lagardère dans un téléfilm en deux parties, diffusé en 2003.
Outre la télévision, il joue également au théâtre.
En 2006, il est à l'affiche de Mademoiselle Julie d'August Strindberg, avec Christine Citti et Émilie Dequenne.
Bruno Wolkowitch est aussi passionné par la photographie.
FAE
"Françoise Fabian est une actrice et chanteuse française née le 10 mai 1933 à Algera (Algérie française).
Après une formation artistique à Alger, puis à Paris, sa carrière cinématographique commence en 1954 et prend toute sa dimension au début des années 1970, à la suite de son succès dans Ma nuit chez Maud (1969) réalisé par Éric Rohmer et qui lui ouvre encore davantage les portes d'une grande variété de rôles à l'écran.
Biographie
Françoise Fabian naît en 1933a à Alger sous le nom d'état civil de Michelle Cortès, de Marcel Cortès, instituteur né à Perpignan, et d'Henriette Sautes, originaire de Maureillas-las-Illas, autre commune des Pyrénées-Orientales. Elle dit avoir des origines polonaises et catalanes, de confession juive.
Elle commence sa formation artistique au conservatoire de musique d’Alger, où elle apprend le piano et l’harmonie.
Après le baccalauréat, elle arrive à Paris au début des années 1950, et s'inscrit au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, où elle rencontre Jean-Paul Belmondo et Jean-Pierre Marielle.
Carrière
Années 1950
Jean Meyer, metteur en scène de la Comédie-Française, dirige les premiers pas de Françoise Fabian qui se font au théâtre.
Sa première prestation est un rôle dans la pièce Le Pirate, en 1954.
Deux ans plus tard, elle apparaît dans six films : Mémoires d'un flic, Le Feu aux poudres, Cette sacrée gamine, Le Couturier de ces dames, Les Aventures de Till l'Espiègle et Michel Strogoff.
Années 1960
Durant les années 1960, elle tourne très régulièrement et travaille pour des cinéastes majeurs, Gilles Grangier (Maigret voit rouge en 1963), Louis Malle (Le Voleur en 1966), Luis Buñuel (Belle de jour en 1966 où elle incarne Charlotte, employée d'une maison de rendez-vous) et Éric Rohmer (Ma nuit chez Maud en 1969, elle donne la réplique à Jean-Louis Trintignant), des rôles où elle laisse transparaître son potentiel.
Années 1970
C’est dans la décennie 1970 que Françoise Fabian tourne le plus, avec, pour commencer, Raphaël ou le Débauché de Michel Deville, où elle doit résister à un Maurice Ronet implacable.
Dès lors, elle ne cesse de tourner et bâtir une filmographie importante, avec notamment Jacques Rivette, Claude Lelouch, Mauro Bolognini, André Delvaux, Jean-Claude Guiguet, Jacques Demy, Jerry Schatzberg, Nelly Kaplan, Manoel de Oliveira, François Ozon...
Parallèlement, elle poursuit une riche carrière au théâtre, et travaille pour des metteurs en scène tels que Jean Marais, Marcel Maréchal, Pierre Mondy, Yasmina Reza, Claude Santelli ou Jacques Weber.
Le 5 avril 1971, Françoise Fabian est l’une des signataires du manifeste des 343, rédigé par Simone de Beauvoir, en faveur du droit à l'avortement et qui paraît dans Le Nouvel Observateur sous le titre « la liste des 343 Françaises qui ont le courage de signer le manifeste “Je me suis fait avorter” ».
Années 1990
En 1999, dans la comédie La Bûche de Danièle Thompson, celle d'Emmanuelle Béart, de Charlotte Gainsbourg et de Sabine Azéma.
Années 2000
Françoise Fabian au Dinard Festival du film britannique en 2009.
Dans les années 2000, Françoise Fabian joue principalement des rôles de mère.
En 2005 aux côtés de Jean-Pierre Cassel, elle est Marthe, 73 ans, dans un téléfilm sentimental La Femme coquelicot pour France 3.
En 2008, elle est la mère de Sophie Marceau dans le film LOL de Lisa Azuelos, puis celle de Patrick Bruel et de Vincent Elbaz en 2009 dans le drame Comme les cinq doigts de la main d'Alexandre Arcady.
Années 2010
Françoise Fabian à la cérémonie des César 2014.
En 2011, Françoise Fabian est à l'affiche de Je n'ai rien oublié de Bruno Chiche. Elle y joue le rôle d'une femme de pouvoir très fatale nommée Elvira. Ce film à suspense lui permet de donner la réplique à Gérard Depardieu qui joue le rôle d'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer ainsi qu'à Niels Arestrup jouant son fils.
Elle participe en 2011 à l'émission de divertissement Le Grand Restaurant proposée par France 2 et avec Pierre Palmade, mettant en scène de grands noms du cinéma, du théâtre et des arts et spectacles, interprétant plusieurs petits sketchs dont l'action se passe dans un restaurant distingué parisien tenu par Pierre, le directeur (Pierre Palmade).
Après le film La Bûche, elle collabore de nouveau en 2011 avec Danièle Thompson dans la pièce de théâtre L'Amour, la Mort, les Fringues aux côtés d'Alexandra Lamy, Julie Ferrier et Rachida Brakni.
En 2012, elle travaille de nouveau avec Patrick Bruel dans l'adaptation cinématographique de la pièce de théâtre Le Prénom.
En 2015, l'actrice se révèle dans un portrait intime tourné à l'iPhone par l'écrivain Arthur Dreyfus, diffusé par la Cinémathèque française. La même année, Dominique Besnehard consacre également un documentaire plus classique à la carrière de l'actrice.
En 2015, elle chante deux titres de l'album Les Gens dans l'enveloppe, chansons écrites et composées par Alex Beaupain pour accompagner le livre du même nom d'Isabelle Monnin.
En 2015, elle joue dans la série télévisée Dix pour cent, produite par son ami, l'agent artistique Dominique Besnehard, dans un épisode consacré à sa rivalité avec Line Renaud.
En mai 2018, elle sort son premier album musical, intitulé simplement Françoise Fabian. Alex Beaupain, Charles Aznavour, Julien Clerc ou encore La Grande Sophie font partie des auteurs.
Françoise Fabian est engagée en faveur de l'« euthanasie choisie »
Années 2020
En 2021, Françoise Fabian tient le rôle principal de Rose, film d'Aurélie Saada.
Vie privée
Le 2 août 1958 à Autheuil dans l'Eure, Françoise Fabian épouse le cinéaste Jacques Becker, de près de vingt-six ans son aîné, avec lequel elle a une fille, Marie, en 1959. Celle-ci a treize mois lorsque Jacques Becker meurt prématurément en 1960.
En 1963, elle rencontre l'acteur Marcel Bozzuffi, sur un plateau de tournage, certainement sur celui de Maigret voit rouge. Ils se mettent en couple et se marient vingt-trois ans plus tard dans le 7e arrondissement de Paris, le 25 septembre 1986. Ils restent mariés un an et demi jusqu'à ce qu'un cancer, traité en vain durant deux ans, emporte Marcel Bozzuffi le 1er février 1988."
FAE
". . . Célèbre pour son humour grinçant, mis en valeur par une remarquable aisance littéraire, Pierre Desproges s'est illustré avec des thèmes souvent évités par les autres humoristes de son époque, prenant à contre-pied certaines positions convenues dans la société. Il est notamment considéré comme l'auteur de la maxime suivante : « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde ».
Journaliste à L'Aurore, il débute à la télévision sur TF1 dans l’émission de Jacques Martin, Le Petit Rapporteur. À la radio, il est notamment le procureur fantasque du Tribunal des flagrants délires sur France Inter. Auteur de spectacles, il a aussi présenté l'émission humoristique La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède sur FR3.
Né le 9 mai 1939 à Pantin, c'est à Paris que Pierre Desproges grandit et passe l'essentiel de sa jeunesse. Il est l'aîné d'une petite fratrie (une sœur et un petit frère) élevée essentiellement par leur mère, issue de la « petite bourgeoisie » parisienne. Son père, instituteur, a fait le choix d'une carrière aux colonies, où il est directeur d'école. C'est ce qui vaut à Pierre, adolescent, d'accompagner son père un an à Luang Prabang au Laos, en 1953, et trois ans en Côte d'Ivoire, dont un an d'internat à Abidjan. Les vacances se passent immanquablement en Limousin, à Châlus (Haute-Vienne), chez ses grands-parents paternels. C'est le cadre de cette petite ville limousine qui inspirera son seul roman, Des femmes qui tombent.
Élève se revendiquant dilettante, il rate son baccalauréat, ce qui n'entrave pas son avidité de culture et son goût de la polémique, hérités de sa mère. En 1958-59, il entreprend des études de kinésithérapie, sans conviction, qu'il abandonne assez vite.
En 1959, il accomplit son service militaire durant vingt-huit mois, d'abord à Épinal (en tant qu'élève officier de réserve aux transmissions), puis à Baden-Baden et à Montélimar. Envoyé finalement en Algérie, il va conserver de cette période un souvenir exécrable. De retour à la vie civile et ne sachant trop que faire pour gagner sa vie, il écrit des romans-photos réalisés avec des amis et qui sont publiés, vend des assurances-vie (qu'il rebaptise « assurances-mort ») puis des poutres en polystyrène expansé.
L'Aurore et débuts à la télévision
Pierre Desproges devient ensuite journaliste à L'Aurore, où il entre grâce à son amie d'enfance, la journaliste Annette Kahn, dont le frère, Paul-Émile, était son condisciple au lycée Carnot à Paris. Le chef de service des informations générales, Jacques Perrier, qui n'aime pas son humour et ne le supporte pas, le fait renvoyer.
Il travaille alors à Paris-Turf, journal hippique appartenant au même groupe de presse. Lorsque Perrier est à son tour licencié, en mai 1968, Bernard Morrot, nommé pour le remplacer, fait revenir Desproges à L'Aurore et lui confie une rubrique de brèves insolites à l'humour acide, que Pierre Desproges appelle la « rubrique des chats écrasés ». Jugé un peu trop caustique, il évite son licenciement grâce à Françoise Sagan (dont il fera plus tard une interview décalée pour Le Petit Rapporteur) qui écrit une lettre au journal en affirmant qu'elle n'achète L'Aurore que pour la rubrique de Desproges. En octobre 1973, il publie un article traitant de l'arrestation de Jacques Mesrine dans lequel il le qualifie de « fanfaron suicidaire » et lui attribue de nombreux meurtres et hold-up. Mesrine lui répondra par courrier en contestant ses affirmations et en le menaçant, ce qui inquiètera longtemps Desproges.
Remarqué par ses confrères de la télévision, il devient, en septembre 1975, chroniqueur dans l'émission de Jacques Martin, Le Petit Rapporteur sur TF1. Sa prestation dans cette émission dominicale, auprès de son complice Daniel Prévost, demeure gravée dans l'esprit des amateurs d'humour noir et de cynisme. Il finit toutefois par claquer la porte, car ses interventions sont de plus en plus souvent coupées au montage (Jacques Martin aurait pris ombrage de la popularité de Desproges), et retourne à L'Aurore, où il se sent mieux.
Activité à la radio
Pierre Desproges (à gauche) en procureur humoristique du Tribunal des flagrants délires sur France Inter en 1980.
Pierre Desproges participe ensuite à plusieurs émissions de radio sur France Inter :
en 1978 et 1979, il anime en compagnie de Thierry Le Luron, Évelyne Grandjean, Bernard Mabille, Lawrence Riesner, l'émission hebdomadaire Des parasites sur l'antenne, produite par Olivier Nanteau et Monique Desbarbat et diffusée le samedi matin, de 9 h 10 à 10 h 30 ;
entre 1980 et 1983, il est le procureur du Tribunal des flagrants délires en compagnie de Claude Villers et Luis Rego. Ses féroces réquisitoires commencent invariablement par son célèbre : « Françaises, Français, Belges, Belges… » et par « Public chéri, mon amour ! » pour se terminer par une sentence sans appel : « Donc, l'accusé est coupable, mais son avocat vous en convaincra mieux que moi » ;
Article détaillé : Liste des réquisitoires de Pierre Desproges au Tribunal des flagrants délires.
en 1986, il anime une chronique radiophonique quotidienne d'environ trois minutes, intitulée Chroniques de la haine ordinaire, où il traite principalement de sujets à travers des coups de gueule et des coups de cœur.
Retour à la télévision
Le 12 mars 1977, Pierre Desproges participe aux côtés de l'humoriste Thierry Le Luron à un sketch diffusé sur TF1 (durant l'émission Interneige), l'« Entretien au coin du feu », où Le Luron endosse le rôle du président de la République Valéry Giscard d'Estaing et Desproges celui d'un interviewer hésitant et saugrenu, à l'occasion d'une fausse interview « décidée à la dernière minute » un jour avant les élections municipales. Ils réitéreront ce sketch plusieurs fois, notamment le 1er janvier 1978 pour les vœux de la nouvelle année dans l'émission Les Rendez-vous du dimanche de Michel Drucker également sur TF1.
En 1980 et 1981, il participe à l’émission L'Île aux enfants où il interprète le professeur Corbiniou dans une vingtaine de petits sketches destinés aux enfants, afin de « les abêtir davantage ». Cette séquence est en quelque sorte l'ancêtre de La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède. Durant la même période, il collabore au magazine Charlie Hebdo avec une petite chronique intitulée « Les étrangers sont nuls ».
En 1982, il collabore quelques mois au scénario de l'émission Merci Bernard sur FR3. C'est Desproges lui-même qui trouve le titre énigmatique de l'émission, en hommage à Bernard Morrot, l'homme qui lui offrit une seconde chance à L'Aurore.
Entre 1982 et 1984, il assure également sur FR3 (pendant cent émissions) une brève chronique d'humour absurde intitulée La Minute nécessaire de monsieur Cyclopède. Parodiant la forme des leçons de choses ou de savoir-vivre, Desproges y immortalise son célèbre « Étonnant, non ? » qui conclut chaque épisode. Il se joue des sujets, qu'ils soient sacrés (« Rentabilisons la colère de Dieu » ou bien « Essayons vainement de faire apparaître la Sainte Vierge ») voire tabous (« Essayons en vain de cacher notre antisémitisme » ou bien « Asseyons un aveugle dans un fauteuil pour sourd »). Desproges dit alors de cette émission : « Notre objectif est de diviser la France en deux : les imbéciles qui n’aiment pas et les imbéciles qui aiment ».
Au début de l'année 1988, le 9 janvier, il présente en direct l'arrivée des invités de l'émission Champs-Élysées en lieu et place de Michel Drucker, sur un ton caustique et irrévérencieux (qualifiant par exemple Serge Gainsbourg de « seul génie qui ressemble à une poubelle »).
Quelques semaines avant sa mort, il tourne une publicité parodique avec le groupe d'humoristes Les Nuls. Le tournage est difficile, comme le révèle Alain Chabat dans le livre Desproges est vivant. Sur le plateau de l'émission L'Assiette anglaise du 20 février 1988, Desproges déclare s'être fêlé une côte durant l'enregistrement du sketch, ce qui expliquerait sa fatigue du moment. Cette remarque est sujette à caution, Hélène Desproges ayant révélé des années plus tard que son mari était maintenu dans l'ignorance du cancer qui le rongeait. Cette fatigue était plus vraisemblablement due à la progression du cancer qu'à une hypothétique côte fêlée.
Sur scène
En 1975 et les années suivantes, Pierre Desproges est à l'Olympia sur scène avec Thierry Le Luron. En 1977-1978, il interprète des sketches avec Évelyne Grandjean, notamment Le Banc. En 1978-1979, il débute en tête d'affiche sur scène dans un petit théâtre du quartier Mouffetard, le Théâtre des 400 coups. Il joue devant un maigre public une pièce de théâtre drolatique : Qu'elle était verte ma salade… Il accompagne aussi Thierry Le Luron à Bobino.
Il introduit à plusieurs reprises les tours de chant de Dalida. Dans les coulisses, les rapports sont houleux avec Orlando, le frère de la chanteuse, qui ne comprend pas toujours le second degré de l'humoriste.
Aidé par Guy Bedos, il remonte sur scène en 1984, cette fois pour présenter son premier spectacle solo intitulé Tout seul en scène ou Un cri de haine désespéré où perce néanmoins une certaine tendresse. FR3 diffusera le 21 juin 1986 le spectacle enregistré en 1984 à Quetigny (Côte-d'Or), en y ajoutant les réactions de quelques spectateurs privilégiés – une concierge d'immeuble, des enfants, Guy Bedos – incrustées dans la captation du spectacle. FR3 le rediffusera le 3 juillet 1988. Ce spectacle sera repris en 1984 au théâtre Fontaine. Devant le succès rencontré, il part en tournée l'année suivante où en 1986, il crée le spectacle Pierre Desproges se donne en spectacle au théâtre Grévin. Là encore, le succès étant au rendez-vous, il part en tournée à travers la France, tournée arrêtée à la suite de sa mort en avril 1988."
Misterprof-
9 mai 1960 :
La pilule contraceptive est mise en vente libre dans les drugstores américains.
Symbole de la libération sexuelle de la femme, la pilule contraceptive mise au point par le docteur Pincus opère un basculement du rapport de forces entre les hommes et les femmes et fait partie des innovations majeures du XXème siècle.
Aux États-Unis, une première barrière tombe à la fin des années 1940 : la publication des rapports Kinsley bouleverse les moeurs de l'Amérique puritaine.
C'est le premier rapport scientifique sur les rapports sexuels.
Dès lors, les recherches s'accélèrent, notamment celles visant à maîtriser la fécondité.
Le docteur Gregory Goodwin Pincus (1903-1967), professeur diplômé de l'université d'Harvard, spécialiste des hormones, met au point un contraceptif oral en 1955.
Mais cette innovation n'aurait pas vu le jour sans l'intervention de deux femmes : l'infirmière et militante féministe Margaret Sanger, qui lui donne l'idée (elle fondera le Planning familial), et Katharine McCormick, suffragette et mécène qui contribue au financement du projet de recherche en levant près de deux millions de dollars.
Associant progestérone et oestrogène de synthèse, cette pilule, nommée Enovid, permet d'inhiber l'ovulation.
Testée à Porto Rico en 1956, elle connaît un franc succès même si son efficacité n'est pas encore totale, car elle ne bloque pas complètement l'ovulation et la dose d'hormones qu'elle contient est trop élevée.
Après quelques ajustements, sa commercialisation est autorisée aux États-Unis dès 1957.
Elle n'est d'abord délivrée qu'à des fins curatives, pour remédier aux dérèglements menstruels, jusqu'à ce que l'autorité américaine des médicaments, la Food and Drug Administration, autorise enfin sa mise sur le marché le 9 mai 1960.
Dès le début, toutefois, la pilule suscite des réticences inattendues de la part des femmes elles-mêmes.
Beaucoup s'émeuvent de l'obligation de s'astreindre à un traitement chimique pendant toute leur vie féconde.
Les féministes s'inquiètent aussi de ce que les hommes y voient une déculpabilisation du sexe et un accès sans limite au corps de la femme.
Ces craintes, plus d'un demi-siècle plus tard, demeurent prégnantes et expliquent le rejet de la pilule par une fraction importante des femmes au profit de méthodes contraceptives plus conventionnelles.
En France, c'est le 28 décembre 1967, avec la loi Neuwirth, que la pilule contraceptive est autorisée sur libre prescription.
En 1974, elle est remboursée par la Sécurité sociale, répondant ainsi au souhait formulé par Simone Veil devant l'Assemblée nationale le 29 juin 1974.
