
Capusa06
Pierre Boulat, né le 3 juin 1924 à Condé-Sainte-Libiaire et mort le 11 janvier 1998 à Nemours, est un photographe, photojournaliste et reporter français.
Biographie
Pierre Boulat est un collaborateur photographique des revues internationales comme Elle, Paris Match, Life, National Geographic et People.
Après ses études à l'école de Vaugirard, pour échapper au travail obligatoire en Allemagne, il passe en zone libre et se trouve à Vichy au service photo du gouvernement.
Il commence sa carrière, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans le journal Samedi Soir.
Il est le premier journaliste occidental à entrer en URSS en 1955 .
Pierre Boulat photographie, durant les années 1950 et 1960, l'actualité mondiale, la vie parisienne, le monde politique et les artistes de cinéma.
En 1973, il devint photographe indépendant.
Il est le père d'Alexandra Boulat, photojournaliste et reporter, d'Antoinette Boulat, cinéaste, et de Patrice Boulat Massoteau,graphiste. Il est le mari d'Annie Boulat, fondatrice et directrice de l'Agence Cosmos et de l'Association Pierre et Alexandra Boulat afin de promouvoir l'œuvre créatrice de son mari et de sa fille. Il a également été marié à Eglal Farhi, directrice du club de jazz le New Morning, à Paris.
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2 juin 2005 :
Décès de l'acteur Mike Marshall.
Né le 13 septembre 1944 à Los Angeles (Californie), Michael Marshall est un acteur franco-américain.
Il est le fils de l'acteur, réalisateur et producteur américain Bill Marshall et de l'actrice française Michèle Morgan.
Il est le demi-frère de l'actrice, scénariste et réalisatrice Tonie Marshall, fille de l'actrice Micheline Presle, deuxième épouse de son père.
Au divorce de ses parents, il est confié au père qui veille à ce qu'il reçoive une éducation américaine.
Il entame des études de droit, mais rêve aux techniques du cinéma.
Pensionnaire de 1956 à 1958 à l'École des Roches à Verneuil-sur-Avre (Eure).
il rejoint sa mère à Paris en 1961 et obtient la nationalité française.
Il suit les cours d'art dramatique de Raymond Girard et tourne son premier film en France, Patate, adapté de la pièce du même nom de Marcel Achard, sous la direction de Robert Thomas.
Il a déjà figuré dans deux films d'outre-Atlantique.
Gérard Oury, alors compagnon de Michèle Morgan lui offre, dans La Grande Vadrouille, le rôle d'un jeune aviateur britannique tombé sur le toit de l'opéra de Paris et caché dans sa loge par Louis de Funès, et le rôle du docteur dans la comédie Le Coup du parapluie, avec Pierre Richard et Valérie Mairesse.
Au théâtre, il fait partie de la distribution de Croque-monsieur, un grand succès de Marcel Mithois créé au théâtre Saint-Georges, et joué plus de 600 fois par Jacqueline Maillan, Henri Virlogeux, Hubert Deschamps et Jacques Dynam.
En 1986, mère et fils tournent ensemble, pour la première et unique fois, dans Le Tiroir secret, feuilleton télévisé écrit par Danièle Thompson, fille de Gérard Oury, et réalisé par Édouard Molinaro, Nadine Trintignant, Michel Boisrond et Roger Gillioz.
Tonie Marshall y tient aussi le rôle de sa sœur.
Mike Marshall est le père de six enfants issus de trois mariages.
De son premier mariage avec Catherine Prou, mannequin pour Louis Féraud, naît Samantha.
Il épouse ensuite une autre mannequin, Sylvie Elias, qui lui donne trois nouveaux enfants : Deborah, William et Sarah.
De son troisième mariage naissent Peter et Jessee-Lee.
Il meurt d'un cancer, le 2 juin 2005 à l'hôpital de Caen à l'âge de 60 ans.
Ses obsèques se tiennent à Deauville le 7 juin et il est incinéré au columbarium du cimetière américain de la même ville.
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François Chicoyneau, né à Montpellier le 1er juin 1702 et mort dans la même ville le 21 juin 1740, est un médecin et botaniste français.
Biographie
François Chicoyneau naît à Montpellier en 1702. Il est fils du médecin François Chicoyneau et de sa première épouse Catherine Fournier .
Son père est son premier maître. Puis son grand-père maternel Pierre Chirac lui enseigne à Paris les principes de la médecine. Du Verney et Winslow lui apprennent l'anatomie et Vaillant la botanique. Doué, il progresse vite .
Il remplit avec succès sa fonction d'intendant du jardin des plantes de Montpellier, le plus ancien du royaume, qu'il renouvelle entièrement et en peu de temps. Passionné de botanique, il possède en ce domaine des connaissances étendues.
Il occupe, comme cinquième membre de sa famille, la charge de professeur et chancelier de la Faculté de médecine de Montpellier. Il enseigne au cours public d'anatomie, et a pour élève Antoine de Jussieu.
Il est premier médecin du roi.
Membre de l'Académie de Montpellier, il produit deux mémoires : l'un sur l'Irritabilité des étamines de certaines plantes, l'autre sur les Mouvements particuliers que présentent les fleurs des chicoracées. Il s'y montre observateur exact et écrivain élégant.
À la demande de son père, il occupe également la charge de conseiller à la cour des aides. De ce fait, il pratique le droit avec aisance, bien qu'avec moins de goût que pour la médecine.
En 1736, il épouse Marie Rouzier de Saint-Esteve, fille d'un conseiller à la cour des comptes, aides et finances de Montpellier.
Il meurt à Montpellier en 1740, âgé de 38 ans. Pour lui succéder, Louis XV choisit son fils, âgé de deux ans.
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1er juin 1885 :
La dépouille de Victor Hugo est conduite au Panthéon.
Le poète est décédé dix jours plus tôt, à 83 ans, en l'avenue qui porte son nom.
Il écrit dans son testament : « Je donne cinquante mille francs or aux pauvres.
Je désire être porté au cimetière dans leur corbillard.
Je refuse l'oraison de toutes les Églises.
Je demande une prière à toutes les âmes.
Je crois en Dieu ».
Victor Hugo n'a sans doute jamais été baptisé mais est venu à la foi au mitan de sa vie.
Il n'en refuse pas moins la présence des Églises à ses funérailles.
Le 31 mai, son cercueil est exposé sous l'Arc de Triomphe drapé de noir.
Le lendemain, plus d'un million de personnes suivent le corbillard des pauvres dans lequel il a demandé à être conduit.
Le Panthéon, œuvre de l'architecte Soufflot, anciennement église Sainte-Geneviève, est réouvert à cette occasion et devient le mausolée des gloires nationales.
C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'un poète reçoit de pareils hommages.
Victor Hugo, il est vrai, a non seulement cumulé tous les talents (littérature, poésie, théâtre, dessin) mais aussi témoigné sa vie durant d'une sincère et profonde empathie pour les pauvres et les humbles, tout en affichant des convictions politiques en harmonie avec son temps.
Il a été successivement royaliste légitimiste, monarchiste constitutionnaliste et libéral, républicain et anticlérical, ce qui lui a valu cette oraison funèbre du journal La Croix, représentatif de la frange la plus conservatrice des catholiques : « Il était fou depuis trente ans !... »
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31 mai 1911 : André Gide, Jean Schlumberger et Gaston Gallimard fondent les Éditions de la Nouvelle Revue française futures Éditions Gallimard.
Histoire
Le 31 mai 1911, André Gide (1869-1951), Jean Schlumberger (1877-1968) et Gaston Gallimard (1881-1975) signent à Paris l’acte de fondation des Éditions de La Nouvelle Revue française. Il ne s’agit alors que d’un comptoir d’édition issu de La Nouvelle Revue française (La NRF), la revue de littérature et de critique créée en février 1909 par un groupe d’écrivains réunis autour de Gide .
Les trois premiers livres, publiés dès 1911 avec une couverture crème aux liserés rouges et noir frappée du monogramme NRF, sont L’Otage de Paul Claudel, Isabelle de Gide et La Mère et l’enfant de Charles-Louis Philippe. Saint-John Perse (1911), Jules Romains (1916), Roger Martin du Gard (1913), Joseph Conrad (1912) et Paul Valéry (1917) figurent, à leur suite, parmi les premiers auteurs représentés dans ce qui devient ensuite la collection « Blanche ». Une centaine de titres sont ainsi publiés de mai 1911 à juin 1919 par les Éditions de la NRF, dont La Jeune Parque, qui marque le retour de Paul Valéry à la poésie. Fils de Paul Gallimard (grand collectionneur de tableaux et d’estampes, propriétaire du théâtre des Variétés), Gaston Gallimard est appelé comme gérant de l’entreprise par André Gide et Jean Schlumberger. Associé financièrement à l'affaire, il se découvre une vocation d’éditeur . Avec l’aide de Gide et du secrétaire de la NRF Jacques Rivière (1886-1925), il parvient notamment à convaincre en 1917 Marcel Proust de lui confier la publication de son œuvre, cinq ans après que Du côté de chez Swann, le premier volume de À la recherche du temps perdu, a été hâtivement refusé par la NRF et publié à compte d’auteur par Bernard Grasset. La parution du second volume, À l’ombre des jeunes filles en fleur, à l’enseigne de la NRF permet à la maison d’édition d’obtenir son premier prix Goncourt en 1919 .
En août 1913, Jean Schlumberger et Jacques Copeau (1879-1949), également soucieux d’une profonde rénovation dramatique, fondent le théâtre du Vieux-Colombier, associé à la NRF jusqu’en 1924. Gaston Gallimard en est l’administrateur, Jacques Copeau le directeur, et Louis Jouvet le régisseur. Cette nouvelle scène parisienne, à laquelle sont associées une troupe (où figure Charles Dullin) et une école, est inaugurée le 23 octobre 1919. Y sont présentés de grands textes du répertoire (Molière, Shakespeare…) et créées quelques pièces écrites par des auteurs proches de la NRF (Paul Claudel, André Gide, Jules Romains, Charles Vildrac, Henri Ghéon…) [ ... ]
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31 mai 1961 :
Naissance de Lea Thompson, actrice, productrice et réalisatrice américaine.
Elle est la plus jeune d'une famille de 5 enfants, de Clifford et Barbara Barry Thompson.
Elle a deux sœurs, Coleen Goodrich et Shannon Katona et deux frères, Andrew (danseur de ballet) et Barry.
Sa mère est d'origine Irlandaise.
Elle habite dans un motel jusqu'à ce que son père trouve un travail à Minneapolis.
À l'âge de 6 ans, ses parents divorcent et c'est sa mère, alcoolique, qui continue à s'occuper de la famille.
Enfant, elle adore danser, et elle se produit dans plusieurs petits ballets.
Elle étudie le ballet et danse professionnellement à l'âge de 14 ans, en décrochant une bourse pour le American Ballet Theatre, le San Francisco Ballet et le Pennsylvania Ballet.
Après que Mikhail Baryshnikov lui-même lui ait annoncé qu'elle n'avait pas le bon corps pour devenir première ballerine, elle change d'orientation pour devenir actrice.
Par la suite, elle arrive à New York et, au début des années 1980, joue notamment dans plusieurs publicités télévisées pour Burger King, en même temps que Sarah Michelle Gellar et Elisabeth Shue.
Lea Thompson obtient un premier rôle dans Les Dents de la mer 3 (1983) où elle rencontre Dennis Quaid qui devient son compagnon.
Puis elle donne la réplique au jeune Tom Cruise dans L'Esprit d'équipe.
En 1984, elle joue aux côtés de Patrick Swayze et Charlie Sheen dans L'Aube rouge.
En 1985, elle accède à la notoriété grâce à son rôle de Lorraine McFly dans la trilogie Retour vers le futur.
En 1986, parmi toutes les propositions qui s'offrent à elle, elle retient celle de George Lucas, mais le film Howard... une nouvelle race de héros (Howard the Duck, 1986) est un échec commercial retentissant.
En 1987, le réalisateur Howard Deutch lui propose un rôle qu'elle refuse d'abord, avant d'accepter sur son insistance.
Ils tombent amoureux, et Lea quitte Dennis.
Elle continue à tourner, faisant des pauses pour mettre au monde leurs enfants, Madeline (1990) et Zoey (1994).
En 1995, son rôle dans la série télévisée Caroline in the City lui vaut une récompense.
Mais au fil des 4 saisons, la série change plusieurs fois d'horaire et sa qualité se dégrade par manque d'idées.
Elle fait une apparition dans l'un des épisodes de la série New York, unité spéciale (saison 6, épisode 1 : Copie conforme).
En 2012, elle prête son image à un jeu d'objets cachés intitulé Mystery Case Files : Shadow Lake, produit par les studios Big Fish.
Entre 2011 et 2017 elle interprète le rôle de Kathryn Kenish dans la série télévisée Switched (Switched at Birth).
En 2014 elle participe à la dix-neuvième saison de Dancing with the Stars.
Comme l'acteur Joseph Bryan, elle est éliminée à deux semaines de la finale de l'émission.
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Jacob (ou Jakob) Christian Schäffer (ou Schäffern) est un enseignant, botaniste, mycologue, entomologiste, ornithologue et inventeur allemand, né le 30 mai 1718 à Querfurt et mort le 5 janvier 1790 à Ratisbonne.
Biographie
De 1736 à 1738, il effectue des études de théologie à l’université de Halle avant de venir enseigner à Ratisbonne. En 1760, l’université de Wittenberg lui donne un titre de docteur en philosophie et 1763 l’université de Tübingen un titre de docteur en théologie. En 1779, il devient surintendant de la municipalité protestante et pasteur à Ratisbonne.
Il fait paraître en 1759, Erleichterte Artzney-Kräuterwissenschaft, un manuel de botanique et des effets des plantes à destinations des médecins et des pharmaciens. De 1762 à 1764, il fait paraître les quatre volumes richement illustrés de son œuvre mycologique, Natürlich ausgemahlten Abbildungen baierischer und pfälzischer Schwämme, welche um Regensburg wachsen. En 1774, il fait paraître Elementa Ornithologica où il propose un système de classification des oiseaux basé sur la structure de leurs pattes, l'ouvrage est suivi par Museum Ornithologicum en 1789 où il décrit les oiseaux de sa collection. En 1779, il fait paraître les trois volumes des Icones insectorum circa ratisbonam indigenorum coloribus naturam referentibus expressae, comprenant 280 planches gravées sur cuivre et coloriées à la main, illustrant environ 3 000 insectes. En 1789, il fait paraître une introduction à l’entomologie sous le titre de Elementa entomologica.
Schäffer organise un riche cabinet de curiosités, le Museum Schaefferianum, ouvert au public et que Goethe (1749-1832) visite en 1786 lors d'un voyage qui le conduit en Italie. Il fait partie de nombreuses sociétés savantes comme celles de Göttingen, Mannheim, Saint-Pétersbourg, Londres, Uppsala, etc. Il est membre correspondant de l’Académie des sciences de Paris et rejoint, en 1757, la Kaiserlich-Carolinische Akademie der Naturforscher et deux ans plus tard participe à la fondation de la Bayerischen Akademie der Wissenschaften. Schäffer entretient une correspondance avec de nombreux naturalistes de son temps comme Carl von Linné (1707-1778) ou René-Antoine Ferchault de Réaumur (1683-1757).
L’histoire naturelle n’est pas le seul domaine qui l’intéresse. Il fait des expériences sur l’électricité, les couleurs, l’optique (il reste d’ailleurs célèbre pour sa fabrication de prismes et de lentilles). Il invente la première machine à laver, sur laquelle il publie en 1767 Die bequeme und höchstvortheilhafte Waschmaschine, ainsi que d’autres appareils comme une scie, des fours, etc. L’industrie papetière l’intéresse aussi et fait paraître de 1765 à 1771, le résultat de ses observations et de ses expériences dans Versuche und Muster, ohne alle Lumpen oder doch mit einem geringen Zusatze derselben, Papier zu machen. Il expérimente notamment la fabrication de papier à partir des végétaux variés comme le peuplier, la mousse, le houblon, etc., sans pour autant que ces tentatives soient utilisées par les fabricants de pâtes à papier.
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30 mai 1908 :
Naissance de l'acteur Mel Blanc.
Melvin Jerome Blank est un acteur américain spécialisé dans le doublage des dessins animés.
Il a travaillé pour de nombreux studios d’animation, notamment ceux de Warner Brothers et Hanna-Barbera.
Il a interprété toutes les voix originales des personnages créés par Tex Avery et d'autres réalisateurs de la Warner (Porky Pig, Daffy Duck, Bugs Bunny, Sam le pirate, etc.).
Il a participé ensuite aux voix dans les dessins animés télévisés de Hanna-Barbera, et plus particulièrement celle de Barney Laroche dans Les Pierrafeu et Cosmo G. Espacito dans Les Jetson.
Ayant commencé à fumer à l'âge de neuf ans, il fume un paquet par jour jusqu'à ce qu'on lui diagnostique un emphysème, ce qui le pousse à arrêter de fumer à 77 ans.
Dans le cadre du cinquantième anniversaire de Bugs Bunny, Blanc filme une publicité pour Oldsmobile avec son fils, Noel Blanc.
À la fin du tournage, Noel remarque que son père a une forte toux.
Ils se rendent chez le médecin, qui propose à Mel soit de rester à l'hôpital pendant la nuit par mesure de précaution, soit lui installer un inhalateur chez lui.
Mel Blanc choisit l'hôpital.
Mais à l'hôpital, quelqu'un oublie de relever les barrières de son lit, dont il tombe de son lit et se brise le fémur, ce qui génère une embolie graisseuse qui provoque un accident vasculaire cérébral. Il meurt au cours des 48 heures suivantes, le 10 juillet 1989, au centre médical Cedars-Sinai de Los Angeles (Californie).
Il est enterré au Hollywood Forever Cemetery d' Hollywood.
Mel Blanc a demandé que l'on inscrive sur sa pierre tombale « THAT'S ALL FOLKS » (C'est fini les amis en français) , la réplique bien connue qui termine les premiers cartoons de la série.
Surnommé « l'homme aux mille voix », Blanc est considéré comme l'une des personnes les plus influentes dans l'industrie du doublage des voix.
Il était aussi un habitué du show The Jack Benny Program, aussi bien la version originale radiophonique que la version télévisée.
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29 mai 1627 : Anne-Marie-Louise d'Orléans dite la Grande Mademoiselle, duchesse de Montpensier, princesse royale française († 3 avril 1693).
Anne Marie Louise d’Orléans, duchesse de Montpensier, dite la Grande Mademoiselle, née le 29 mai 1627 au palais du Louvre et morte le 5 avril 1693 au palais du Luxembourg, est une des principales personnalités de la haute noblesse de cour du Grand siècle. Fille de Gaston d'Orléans, petite-fille de Henri IV et cousine germaine de Louis XIV, elle hérite, par sa mère, de la souveraineté de la principauté de Dombes, qu’elle transmet au fils légitimé du roi, le duc du Maine.
Indépendante, dotée d'un fort caractère, elle n'a pas hésité à tenir tête à son père et au Roi Soleil au sujet de mariages qu'ils voulaient lui imposer ou de son immense fortune — qu'elle a tenu à gérer elle-même, à sa majorité, devenant ainsi une redoutable femme d'affaires.
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29 mai 1913 :
Le Sacre du Printemps fait scandale.
Lors de sa première représentation dans le nouveau théâtre des Champs Élysée, le Sacre du Printemps, sous-titré Tableaux de la Russie païenne, surprend le public par son impression de chaos et la répudiation des critères conventionnels de la beauté.
Ce spectacle a été créé par les Ballets russes de Serge Diaghilev, sur une musique d'Igor Stravinsky, avec une chorégraphie de Vaslav Nijinski.
En dépit ou à cause du scandale provoqué par la première, le ballet et son compositeur vont ouvrir la voie à de nouvelles formes musicales.
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"Henri, Jules, Constant, Guillaumet (né le 29 mai 1902 à Bouy, près de Châlons-en-Champagne et mort le 27 novembre 1940 au-dessus de la Méditerranée) est un aviateur français, pilote des Lignes Latécoère, puis Aéropostale et Air France et fait partie des plus grands pilotes civils de l'aviation française. En Espagne, au-dessus du Sahara espagnol, dans les Andes, par-dessus l'Atlantique Sud, puis l'Atlantique Nord, il contribua à la gloire de la Ligne Aéropostale ainsi qu'à l'ouverture de nombreuses routes commerciales françaises.
Biographie
Il eut deux frères aînés, René et André, et n'avait que deux ans lorsque sa mère, Marie, décéda en mettant au monde un quatrième enfant, prénommé Pierre, qui ne survécut pas. Les enfants furent élevés par leur grand-mère et par leur père, Paul, jusqu'à la mort de ce dernier en 1918 et c'est ensuite le frère aîné, René, qui tint le rôle de chef de famille.
Il assiste à six ans, à une navigation d'Henri Farman, qui relie Mourmelon à Reims ; il effectue son baptême de l'air à l'âge de quatorze ans, alors que le premier conflit mondial dure depuis déjà deux années. Habitant à côté du Camp de Châlons, il côtoie, en cachette, les différents avions militaires jusqu'à ce qu'un officier de reconnaissance, lui propose un vol en avion Voisin, en toute illégalité.
Après guerre, et autorisé par son frère, il obtient une bourse afin d'incorporer l'école de pilotage d'Orly, créée sous l'égide de l'Aéronautique militaire, par Charles Nungesser, célèbre as de la Première Guerre mondiale et futur candidat à la transatlantique. Il vole seul pour la première fois, le 1er août 1921 et obtient son brevet de pilote militaire le 15 octobre suivant, aux commandes d'un avion Nieuport 11, plus communément appelé « Bébé Nieuport », alors qu'il est âgé de 19 ans.
Service militaire
En février 1922, il devance l'appel sous les drapeaux en contractant un engagement de trois ans, d'abord au Centre d'Instruction Militaire d'Istres, avant d'être affecté au 38e régiment de chasse de Thionville, dans la 8e Escadrille, sous les ordres du lieutenant Léon Challe. Il y rencontre la fine fleur des pilotes tels que Florentin Bonnet, René Weiser ou encore Jean Mermoz, ce dernier de retour d'une campagne militaire en Syrie. Sous l'uniforme, il remporte, en 1923, le concours de tir aérien à Cazaux, puis, après avoir renouvelé son engagement militaire d'une année, il gagne, le 15 juin 1925, la célèbre course Military Zenith, réservée aux pilotes militaires. La course, ouverte entre le 16 juin et le 15 de l'année suivante, avec une interruption, entre le 15 octobre et le 15 mars, s'effectue sur le circuit Villacoublay - Metz - Strasbourg - Dijon - Lyon - Châteauroux - Tours - Villacoublay, à effectuer deux fois dans la même journée, soit un total de 2 810 kilomètres. Aux commandes d'un avion Nieuport-Delage 29 sportivement prêté par le lieutenant Challe, pourtant titulaire du meilleur temps la veille de la fin de la compétition, Guillaumet, jusque-là héros malchanceux de l'épreuve, réussit l'exploit de remporter la victoire lors du dernier jour autorisé, en devançant son supérieur de dix minutes, avec une moyenne de 187,587 km/h pour l'ensemble du parcours. Il avait, entre le 22 mai et le 13 juin, déjà réalisé cinq tentatives infructueuses. C'est peu de temps ensuite, lors d'une permission en août 1925, qu'il retrouve, par hasard à la terrasse d'un café parisien, Jean Mermoz, démobilisé depuis plus d'un an. Ce dernier l'invite à le rejoindre dans l'entreprise Latécoère, future Aéropostale.
Ligne Latécoère puis Aéropostale
Une fois rendu à la vie civile, Henri rejoint donc, à Toulouse, la Compagnie Latécoère, le 13 février 1926. Sur le terrain de Montaudran, il commence aussitôt, comme c'est la règle avec le directeur d'exploitation Didier Daurat, par un stage aux ateliers afin de parfaire ses connaissances en mécanique. Il est ensuite affecté dans un premier temps à la ligne du courrier, Toulouse-Barcelone-Alicante, puis Casablanca-Dakar. Le 14 octobre 1926, il fait la connaissance d'Antoine de Saint-Exupéry, nouvellement embauché dans la Compagnie et qu'il initiera ensuite, lors de son premier courrier, devenant par la même occasion son indéfectible ami (anecdote relatée par Saint-Exupéry dans son livre « Terre des hommes »).
En mars 1927, alors en poste sur la ligne africaine Casablanca-Dakar, il participe avec Marcel Reine, Jean Mermoz et Léon Antoine, aux recherches qui permettent de libérer des aviateurs uruguayens prisonniers des Maures, ce qui leur vaudra décorations et les honneurs du monde entier. En juillet 1928, il effectue un voyage de reconnaissance entre Saint-Louis du Sénégal et Douala, puis de Saint-Louis du Sénégal à Brazzaville, où il vole 6 000 km au-dessus de la forêt équatoriale.
Le 9 juin 1929, il embarque à Marseille sur le paquebot Valdivia afin de rejoindre Jean Mermoz à Rio de Janeiro, alors qu'il vient de rencontrer Noëlle, une Suissesse qui deviendra sa femme. Le 14 juillet suivant, il débute sur le réseau de l'Amérique du Sud et inaugure bientôt la ligne régulière Argentine-Chili au-dessus de la Cordillère des Andes. Le 12 mai 1930, il réalise la dernière étape, entre Mendoza et Santiago du Chili, de la première liaison 100 % aérienne du courrier entre la France et le Chili, Mermoz ayant réalisé à cette occasion, la première traversée commerciale aérienne de l'Atlantique-Sud. Au mois d'août suivant, et après son incroyable aventure dans les Andes, Mermoz le rappelle en France en vue de le former pour les futurs vols transatlantiques.
Il obtient son brevet de pilote d'hydravion le 6 décembre de la même année, alors que la Compagnie Aéropostale commence à rencontrer de nombreux problèmes financiers dus à la crise financière de 1929, ainsi qu'à la révolution brésilienne. Henri demande alors à repartir en Amérique du Sud et s'y installe avec sa femme, au pied de la Cordillère, dont il effectuera 393 fois la traversée, ce qui lui vaudra le surnom d'« ange de la cordillère ».
Survie légendaire
Le 12 juin 1930, c'est l'hiver dans l'hémisphère sud et la tempête qui sévit oblige Henri à rebrousser chemin, et à revenir se poser à Santiago du Chili après plus d'une heure de vol infructueux. Le lendemain, vendredi 13 juin 1930, à 8 heures du matin, il décolle à nouveau du terrain de Colina, malgré une météo toujours aussi exécrable, pour sa 92e traversée des Andes, aux commandes de son Potez 25, immatriculé F-AJDZ. Après avoir vainement tenté de se faufiler à travers la montagne par la voie habituelle, celle du Nord, il opte pour un passage au Sud, en espérant un temps plus clément. Mais pris dans des vents rabattants d'une tempête de neige et sans aucune visibilité, il ne parvient pas à repasser les à-pics et, après avoir cherché un passage dans la montagne pendant deux heures, à court d'essence, décide de se poser aux abords de la Laguna Diamante. Durant l'atterrissage, la neige qui s'accumule devant ses roues freine son avion qui effectue un « pylône » et se retrouve à l'envers.
Le Potez 25-Lorraine d'Henri Guillaumet retourné dans les Andes.
Bloqué par la tempête de neige, il passe les deux premières nuits enveloppé dans son parachute, dans un abri qu'il a creusé dans la neige sous l'aile de son avion retourné. Puis, au matin du 3e jour, alors que le temps s'est calmé, il aperçoit dans le ciel un avion parti à sa recherche. Il tire une fusée de détresse mais l'avion continue sa route sans le voir. De dépit, il décide de partir à pied, après avoir inscrit sur la carlingue de son avion : « N'ayant pas été repéré, je pars vers l'Est. Adieu à tous, ma dernière pensée sera pour ma femme ». Il emporte sa petite valise, qui contient seulement une boussole, une lampe électrique, un petit réchaud à alcool solidifié, des allumettes et quelques vivres – de la viande en conserve, du lait condensé et du rhum –, puis il se met en route en estimant qu'avec trois à quatre jours de beau temps et de lune claire il pourrait marcher jour et nuit pour accomplir les 60 kilomètres qui le séparent de la plaine d'Argentine. Très vite fatigué par le froid et par l'altitude, il se force à ne jamais s'endormir, sachant que le sommeil risque d'entraîner sa mort. « Après deux, trois, quatre jours de marche, on ne souhaite plus que le sommeil. Je le souhaitais. Mais je me disais : ma femme, si elle croit que je vis, croit que je marche. Les camarades croient que je marche. Ils ont tous confiance en moi. Et je suis un salaud si je ne marche pas ». Il ne le savait pas, mais il n'était qu'à un jour et demi de marche d'un village argentin, or il choisit la mauvaise direction, ce qui explique qu'il ait dû marcher pendant cinq jours et quatre nuits avant de rencontrer un adolescent argentin de 14 ans, Juan Gualberto Garcia, avec sa mère, qui le recueillent près d'un ruisseau [archive].
Les secours sont prévenus par le père de l'adolescent et Guillaumet est alors conduit au village de San Carlos où il est recueilli par son ami Antoine de Saint-Exupéry. L'exploit, que les habitants des vallées résument parfaitement « Es imposible », construit la légende de cet homme discret au milieu des grands noms de l'Aéropostale. À Antoine de Saint-Exupéry venu le rechercher, il déclare : « Ce que j'ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l'aurait fait ». L'écrivain lui dédie, près de dix ans plus tard, son livre à succès Terre des Hommes, dans lequel il relate l'aventure de son ami. Contre toute attente, Guillaumet effectue en tout 393 traversées de la Cordillère. Lors de sa tentative de liaison de longue distance Paris-Saïgon, à la fin décembre 1935, Saint-Exupéry s'écrase dans le désert libyen en compagnie de son mécanicien André Prévot, il marche aussi dans la direction de l'est, « celle de la vie », que Guillaumet suivit dans la montagne[réf. nécessaire].
L'Atlantique Sud
Rappelé en France au sein de la nouvelle compagnie nationale Air France, qui a racheté l'Aéropostale, Henri Guillaumet participe avec Mermoz à sa première traversée de l'Atlantique Sud, le 25 septembre 1934, à bord de l'avion trimoteur Couzinet 70, Arc-en-Ciel, dans le sens Amérique du Sud-France. Dès lors, Henri Guillaumet effectuera au total 84 fois la traversée de l'océan, avec différents types d'avions et d'hydravions, la dernière ayant lieu le 11 novembre 1939.
Disparition de Mermoz
Le 7 décembre 1936, Guillaumet, qui est chef de l'hydrobase de Dakar, accueille pour la dernière fois Jean Mermoz avant son vol fatal avec tout l'équipage de l'hydravion postal, Latécoère 300, Croix-du-Sud. Il est le témoin du décollage, puis du retour de l'appareil et assiste aux tentatives de réparation sur le réducteur d'hélice défaillant, car aucun autre avion n'est disponible dans l'immédiat. Après avoir appris la nouvelle de la disparition de la Croix-du-Sud, il survole l'océan deux jours durant, aux commandes du Farman F 2200 F-AOXE Ville-de-Montevideo enfin réparé, parfois jusqu'à la limite de la panne de carburant, à la recherche de son grand ami. C'est ensuite lui qui annonce à « Mangaby », la mère de Mermoz, que jamais elle ne reverra son fils.
Course Istres-Damas-Paris
À l'été 1937, après l'annulation de la course New-York à Paris, devant commémorer le 10e anniversaire de la traversée de Charles Lindbergh, jugée trop dangereuse par le gouvernement américain, l'Aéroclub de France la remplace au pied levé par une course d'Istres à Paris, avec « détour » par Damas, en Syrie. Parmi les treize appareils au départ, quatre sont Français, dont le Breguet 470 T « Fulgur », codé « F-1 » de Paul Codos et de Maurice Arnoux, ainsi que le Farman F2231 et codé « F-2 » d'Henri Guillaumet. Le vendredi 20 août au soir, l'équipage du Farman immatriculé F-APUZ (futur Chef-pilote-Laurent-Guerrero), avec Louis Lanata en second pilote, Le Duff le radio et Vauthier le mécanicien, prend l'air à 20 h 12, en 4e position, derrière les autres équipages français. Le lendemain, à 10h31, Guillaumet passe à la verticale de Damas sans se poser, son appareil quadrimoteur étant le seul à disposer d'assez d'autonomie pour ne pas avoir à ravitailler. Pris au retour dans un orage d'une violence exceptionnelle, au-dessus de la péninsule de l'Istrie, il se déroute vers l'aérodrome de Belgrade, après 7 200 km et 26 heures de vol.
Désireux de repartir le soir même, Guillaumet, suivant des conseils avisés, remet son départ au lendemain. Et alors que les équipages italiens, arrivés aux trois premières places au Bourget, dès 16 heures le samedi 21, fêtent leur succès, Guillaumet fait son apparition bon dernier, 9e de la course, le dimanche 22 août à 13 h 17, après 41 h 55 de vol, à la moyenne de 145 km/h. Pour la France, l'échec de cette course est total, malgré la 5e place de Codos, démontrant au grand jour le retard certain pris par son aéronautique face à celles des autres grandes puissances.
L'Atlantique Nord
En vue de vols d'exploration au sein de la toute jeune compagnie Air France Transatlantique, et aux commandes de l'hydravion hexamoteur, Latécoère 521 F-NORD, Lieutenant-de-vaisseau-Pâris, du nom de l'officier de marine Paulin Paris, disparu en 1934, Guillaumet put enfin s'attaquer à l'Atlantique Nord. Et après une tentative avortée en octobre 1937, qui se solda en remplacement, par un record du monde de distance pour hydravion Classe C.Bis, entre Port-Lyautey et le Brésil (5771 km en 33 h 51), Guillaumet décolla enfin vers New-York. Le 23 août 1938, après décollage de Biscarrosse et des escales à Lisbonne et aux Açores, il amerrit à Port-Washington le 31 août, après un vol cumulé de 38 heures.
Le 6 septembre suivant, en empruntant la route du nord, au large de St Pierre-et-Miquelon, et après 7 402 km, il amerrit à Biscarrosse, le 9 septembre, réalisant le second aller-retour français sur la traversée, depuis Paul Codos et Maurice Rossi en 1934. Malheureusement, à la suite de la crise des Sudètes, déclenchée par Hitler, le gouvernement français annula tous les autres vols prévus pour l'année 1938. Après les accords de Munich, le 29 septembre suivant, la saison hivernale n'était plus propice aux vols sous les latitudes de l'Atlantique Nord.
C'est donc à partir du printemps 1939 que Guillaumet put reprendre ses vols d'exploration en effectuant au total douze fois la traversée, alternant entre les commandes du Lieutenant-de-vaisseau-Pâris (huit traversées) et son sister-ship, le Latécoère 522 F-ARAP,Ville-de-Saint-Pierre, (quatre traversées). Ainsi, les 14 et 15 juillet 1939, pour sa huitième traversée, il effectue, sans escale, la liaison directe New York - Biscarrosse en 28 heures et 27 minutes de vol, parcourant 5 875 km à la moyenne de 206 km/h, dont 2 300 km avec un moteur stoppé.
Cet exploit lui permet de décrocher le Ruban bleu du record de la traversée par hydravion, alors que la France fête le 150e anniversaire de la Prise de la Bastille. Pour l'occasion, son ami, l'écrivain pilote Antoine de Saint-Exupéry a pris place, en tant que passager, à bord de l'appareil. Le 28 août de la même année, il effectue sa dernière traversée de l'Atlantique Nord, les autorités ayant décidé de stopper toutes les traversées transatlantiques, en prévision de la guerre imminente.
Seconde Guerre mondiale
Lors de la déclaration de guerre avec l'Allemagne, Guillaumet demande à être affecté dans une unité de combat aérien et principalement dans la chasse. Il écrit au général Pujo, président d'Air France, et futur ministre de l'Air, « vous comprenez mon impatience, mon Général, car je suis de l'Est », une région ayant eu énormément à souffrir lors du premier conflit mondial. Malgré toutes ses démarches, l'intégration dans l'aviation militaire lui est refusée, du fait de son âge (37 ans) et de sa très grande expérience des lignes commerciales, indispensables au pays en ces temps difficiles, afin de pouvoir renforcer les relations avec tout l'empire colonial, ainsi qu'avec les nations alliées.
Il effectue, tout de même en 1939, avec le capitaine Paul Codos et sous les ordres de leur chef de mission, le capitaine de frégate Henri-Laurent Daillière, de longues missions de reconnaissance "de routes commerciales" au-dessus de l'Atlantique-Sud, aux commandes du Farman F 2234 no 1 F-AQJM Camille Flammarion, dans le but d'essayer de localiser le croiseur cuirassé de poche de la Kriegsmarine l'Admiral Graf Spee, ce dernier menant des missions dans l'hémisphère sud afin de couler des navires de ravitaillement à destination de l'Europe.
Jamais découvert, le navire sera finalement contraint de se saborder au large de Montevideo, à la suite des dégâts causés par la Royal Navy. Henri Guillaumet est rattaché, le 1er décembre 1939, au réseau d'Afrique, puis après l'Armistice de juin 1940, aux réseaux des lignes d'Orient. Les bureaux d'Air France étant déménagés à Marseille-Marignane, en zone libre, Henri Guillaumet et sa femme s'y installent, jusqu'à son dernier départ. Il totalise alors plus de 8300 heures de vol et 1 330 000 km parcourus.
Dernier vol
Le 27 novembre 1940, à 10 h 17, Guillaumet décolle de Marignane vers Beyrouth, aux commandes du quadrimoteur Farman, F 2234 no 3 Le Verrier immatriculé F-AROA, afin d'y convoyer Jean Chiappe, promu par le maréchal Pétain nouveau haut-commissaire de France au Levant pour la Syrie. Son équipage est composé de Marcel Reine, autre pionnier de l'Aéropostale, du radio Jean Le Duff, et des mécaniciens Fernand Franquès et Lucien Montaubin, alors que le capitaine Nicolas, attaché de cabinet du préfet, a pris place en tant que second passager. Paul Codos et Jean Dabry, arrivés la veille même de Bizerte à bord du Latécoère 522 Ville-de-St-Pierre, avaient prévenu le bureau d'Air France que, pour éviter un violent engagement des Italiens, dans une bataille aéronavale contre les Britanniques9, ils avaient délibérément enfreint les consignes de la commission d'armistice imposant aux avions français un itinéraire très précis, et ils avaient conseillé de faire de même ou alors de voler de nuit.
Toutefois, Guillaumet essuya un refus sans appel de la part du chef d'escale de Marseille, qui lui intima l'ordre de respecter strictement le plan de vol établi par la commission italienne en longeant les côtes de la Sardaigne jusqu'à son escale de Tunis. À 12 h 5, alors qu'il vole au-dessus de la Méditerranée, à environ, 90 kilomètres des côtes africaines, le Farman, pourtant facilement identifiable par ses « bandes d'armistice » orange et rouge imposées par les Allemands, est pris à partie et abattu par un chasseur italien[réf. nécessaire]. Les stations d'écoute de Tunisie captent les derniers signaux de morse lancés par l'opérateur radio : « Sommes mitraillés ! Avion en feu ! SOS ! SOU… » (en signal morse, le « S » étant signifié par trois points courts et le « U » par deux points courts et un trait long, le message indique que le radiotélégraphiste est brutalement interrompu dans l'émission du signal de la dernière lettre).
Aussitôt alerté, le torpilleur Typhon fait route vers les lieux du drame. Il n'y trouve que quelques débris difficilement identifiables et une ceinture de sauvetage aux marques d'Air France. Dans l'après-midi même, Radio Rome confirme le combat et la chute d'un gros avion inconnu, puis ne réitère plus son communiqué[réf. nécessaire]. Dès le lendemain, le gouvernement du régime de Vichy, par le biais du vice-président du conseil Pierre Laval, émet de vives protestations auprès du gouvernement britannique, accusant l'un de leurs pilotes d'avoir abattu l'avion civil, permettant à cette thèse de rester pour longtemps la seule officielle10, Chiappe pouvant avoir représenté une menace pour les intérêts britanniques au Proche-Orient10.
Pourtant, un opérateur de la station de radiogoniométrie de Tunis, resté à l'écoute au-delà de l'ultime message de l'avion, a, le jour même, parfaitement identifié certaines communications des pilotes italiens rentrant à leur base, l'un d'eux annonçant triomphalement avoir « abattu un gros appareil inconnu ». En pleine période de collaboration avec l'occupant germano-italien, il était politiquement plus utile, pour l'État français, de faire porter la responsabilité de cet « accident » aux Anglais plutôt qu'aux Italiens[réf. nécessaire]. Cité à l'ordre de la Nation le 11 décembre suivant, Henri Guillaumet reçoit un hommage unanime, à l'exemple du quotidien Paris-Soir, daté du 2 décembre proclamant : « La France, en perdant Henri Guillaumet, perd son plus grand pilote de ligne. »
Les carnets de vol de Guillaumet, couvrant la période de 1926 à 1940, sont conservés aux Archives nationales11.
Distinctions et honneurs
Décorations
Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur (octobre 1935)
Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur (18 janvier 1928) pour avoir participé au sauvetage de plusieurs pilotes uruguayens des mains des Maures, alors qu'il volait sur la ligne Casablanca-Dakar.
Chevalier de l'Ordre du Ouissam alaouite Chevalier de l'ordre du Ouissam alaouite (20 juin 1937)
Prix
En mars 1930, il est honoré de la médaille de vermeil de l'Aéroclub de France.
En 1937, il est récompensé du Prix Gourp Érable (du nom des deux pilotes des Lignes Latécoère assassinés par les Maures en 1926), décerné par l'aéroclub de France, pour avoir accompli 51 traversées de l'Atlantique-Sud, soit 162 617 km, dont 108 745 km pour la seule année 1936.
En 1937, il reçoit le Trophée Clifford B. Harmon, de la Ligue internationale des aviateurs.
En 1938, il est lauréat du prix Henry Deutsch de la Meurthe, de l'Académie des sports, récompensant un fait sportif pouvant entraîner un progrès matériel, scientifique ou moral, pour l’humanité. En l’occurrence, sa première traversée de l'Atlantique Nord.
Records et épreuves
Le 15 juin 1925, il remporte l'épreuve Military Zenith, réservée aux seuls pilotes militaires.
Le 14 juillet 1939, il obtient, aux commandes du Latécoère 521 Lieutenant de vaisseau Paris, le Ruban bleu du record de la traversée de l'Atlantique Nord par hydravion."
Capusa06
Paul Pelliot (nom chinois : Bo Xihe 伯希和), né le 28 mai 1878 à Paris 4e et mort le 26 octobre 1945 à Paris 13e est un philologue, linguiste français, sinologue et tibétologue, archéologue, historien, explorateur et spécialiste des manuscrits de Dunhuang.
Hyperpolyglotte, il parlait 13 langues orientales, à commencer entre autres par le chinois mandarin et cantonais, le turc, le russe, le mongol, l'hébreu, l'ouzbek, le pachto ou le tagalog mais aussi le sanscrit, et encore plus rares le ouïghour, le sogdien ou encore le tokharien.
Il fut l'élève de l'indianiste Sylvain Lévi et de l'archéologue Édouard Chavannes. Paul Pelliot fut membre de l'Ecole française d'Extrême-Orient de 1899 à 1911 où il développa la branche sinologue de l'Ecole. Une Chaire de langues, histoire et archéologie de l'Asie Centrale au Collège de France fut créée à son intention en 1911 alors qu'il n'avait que 33 ans .
