
Capusa06
25 juillet 1985 : révélation de la maladie du S.I.D.A. de l'acteur américain Rock Hudson .
Rock Hudson est un acteur américain, né le 17 novembre 1925 à Winnetka (Illinois) et mort le 2 octobre 1985 à Beverly Hills (Californie). Il est l'une des stars de cinéma les plus populaires de son époque et a eu une carrière qui a duré plus de trois décennies. Il était une figure marquante de l'âge d'or d'Hollywood
Il atteint la célébrité avec son rôle dans Le Secret magnifique (1954), suivi de Tout ce que le ciel permet (1955), et Géant (1956), pour lequel il reçoit une nomination à l'Oscar du meilleur acteur. Il a également connu un succès continu dans une série de comédies romantiques avec Doris Day : Confidences sur l'oreiller (1959), Un pyjama pour deux (1961) et Ne m'envoyez pas de fleurs (1964). À la fin des années 1960, ses films comprennent L'Opération diabolique (1966), Tobrouk, commando pour l'enfer (1967) et Destination Zebra, station polaire (1968). Mécontent des scénarios qui lui sont proposés, il se tourne vers la télévision et connaît le succès avec la populaire série policière McMillan (1971-1977). Son dernier rôle est celui d'invité star dans la cinquième saison (1984-1985) du feuilleton Dynastie, jusqu'à ce qu'une maladie liée au sida l'empêche de continuer.
Bien qu'il soit discret sur son orientation sexuelle, les collègues de Hudson dans l'industrie cinématographique savent qu'il est homosexuel, en contradiction avec l'image que donnent de lui ses rôles à Hollywood. En 1984, il est diagnostiqué du sida. L’année suivante, il devient l’une des premières célébrités à déclarer publiquement être atteint de cette maladie. Il est la première grande célébrité américaine à mourir d'une maladie liée au sida, le 2 octobre 1985, à l'âge de 59 ans .
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C'est sa fête : Saint Jacques le Majeur
Le saint vénéré à Saint-Jacques de Compostelle, en Espagne, à l'extrémité de la Galice, est l'un des deux apôtres portant le nom de Jacques. Son qualificatif de Majeur est tardif et n'apparaît dans aucun texte biblique.
Jacques et son frère Jean l'Évangéliste ont été appelés par Jésus alors qu'ils pêchaient avec leur père Zébédée. ils étaient avec Pierre les disciples favoris de Jésus. Dans les Évangiles, les deux frères apparaissent dans plusieurs événements importants de sa vie.
Ainsi, ils sont avec lui lors de la résurrection de la belle-mère de Pierre (Mc.1 29 sq) et celle de la fille de Jaïre (Lc.8, 51 Mc.5, 37). Avec Pierre, ils assistent aussi à la Transfiguration au mont Thabor (Mc.9, 1 Mt.17, 1), avant la Passion.
Ils font partie du petit groupe (Pierre, André, Jacques, Jean) qui recueille un enseignement particulier,« à l'écart » (Mc.13, 3-4). Avec Pierre encore, ils sont invités à veiller pendant l'agonie de Jésus à Gethsémani sur le mont des Oliviers (Mc.14, 33 Mt.26, 37).
Décapité sur l'ordre d'Hérode, saint Jacques le Majeur, fêté le 25 juillet, est le premier apôtre martyr (Ac. 12, 1-2).
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"Claude Zidi, né le 25 juillet 1934 à Paris 14e, est un réalisateur, scénariste et producteur français.
Diplômé en 1955 de l'École technique de photographie et de cinématographie, il entame sa carrière au poste d'assistant opérateur, puis cadreur et directeur de la photographie (notamment pour Claude Chabrol). À partir de 1970, il devient réalisateur et scénariste en mettant en scène Les Charlots, dans quatre films qui obtiendront de grands succès : Les Bidasses en folie, Les Fous du stade, Le Grand Bazar et Les Bidasses s'en vont en guerre.
À l'instar de Gérard Oury, Francis Veber et Jean-Marie Poiré, il s'impose comme l'un des plus prolifiques réalisateurs de films comiques populaires des années 1970 à 2000, avec des comédies comme La Moutarde me monte au nez, L'Aile ou la Cuisse, L'Animal, La Zizanie, Les Sous-doués, Inspecteur la Bavure, Banzaï, Les Ripoux et Astérix et Obélix contre César.
Sur trente années de carrière, Claude Zidi a dirigé nombre d’actrices et d’acteurs renommés, tels Pierre Richard, Louis de Funès, Coluche, Julien Guiomar, Annie Girardot, Jacques Villeret, Jean-Paul Belmondo, Josiane Balasko, Thierry Lhermitte, Philippe Noiret, Patrick Bruel, Christian Clavier et Gérard Depardieu.
Ses films ont attiré des dizaines de millions de spectateurs en Europe, en Asie, en Amérique du Sud et en Afrique. Très peu apprécié par la critique, il reçoit toutefois la reconnaissance de la profession en 1985 avec le César du meilleur réalisateur et celui du meilleur film pour Les Ripoux.
Avec vingt-cinq longs-métrages réalisés entre 1971 et 2003, Claude Zidi est le troisième réalisateur français ayant attiré le plus grand nombre de spectateurs dans les cinémas français, avec plus de 80 millions d’entrées. Il se place juste derrière les réalisateurs Henri Verneuil et André Hunebelle. "
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C'est sa fête : Christine
Christine de Bolsena, chrétienne comme son nom l'indique, aurait été, selon une légende édifiante, la fille d'un officier du palais impérial, à Rome. Emprisonnée et persécutée par son père pour son refus d'adorer les dieux païens, elle aurait été finalement exécutée.
Capusa06
Machu Picchu
Le 24 juillet 1911, l’archéologue américain Hiram Bingham (36 ans), mandaté par l'université de Yale, arrive au sommet d’une montagne, au Pérou, en compagnie d’un officier péruvien et d’un jeune paysan de la région.
Il aperçoit alors d’énormes murs de maisons en ruines !... Il vient de découvrir les restes de la cité inca du Machu Picchu (vieille montagne en langue quechua, la langue majoritaire des Améridiens du Pérou).
Les ruines monumentales du Machu Picchu, vieilles de cinq siècles, sont devenues la fierté du Pérou, jusqu'à faire oublier les autres témoignages d'une Histoire plurimillénaire.
Perchée à 2400 mètres d’altitude, au-dessus de la vallée sacrée de l’Urubamba, à 120 kilomètres de Cuzco, Machu Picchu couvre un plateau de dix hectares.
La cité surprend par ses murs en grosses pierres assemblées sans mortier, selon une technique bien maîtrisée par les Incas.
Construite vers 1450, soit peu avant l’arrivée des Espagnols, pour servir de lieu de repos à l’empereur Pachacutec (1438-1471) et à sa famille, loin du tumulte de la capitale Cuzco, elle aurait abrité un maximum de 600 personnes.
Du fait que l'empereur est aussi un chef religieux (le fils du Soleil), la religion est indissociable de ses résidences et l'on identifie au Machu Picchu des édifices qui devaient servir à des rites religieux.
Difficile d'accès, le site a été rapidement abandonné après la conquête espagnole.
Mais il n’a cessé d’être connu localement de quelques habitants et aventuriers avant que n'y mette le pied l'archéologue américain Hiram Bingham.
Son reportage photographique, publié par la revue National Geographic, allait valoir au Machu Picchu une notoriété mondiale et en faire - de façon quelque peu excessive - le symbole de la grandeur du Pérou précolombien.
Misterprof-
24 juillet 1943 :
Naissance du chanteur et humoriste Bézu.
Après des études au Conservatoire d'art dramatique de Tourcoing, André Pierre Nestor Bézu débute comme acteur, jouant Shakespeare ou Marivaux, à Bruxelles et à Paris.
Il devient, dans les années 1970, secrétaire général du Théâtre du Palais-Royal à Paris, puis attaché de presse dans le cinéma et la chanson, notamment de Louis de Funès, Hervé Vilard, Tino Rossi et des Charlots, et travaille sur plusieurs films, dont Les Valseuses, La Course à l'échalote et Bons baisers de Hong Kong.
Rendu populaire, dans les années 1980, grâce à l'émission de télévision La Classe à laquelle il participe pendant plusieurs années, Bézu se lance dans la chanson, sur le conseil de Guy Lux et avec l'aide de Gérard Tempesti.
Il rencontre un succès considérable avec les titres À la queuleuleu (1987) et Le Tortillard (1989) ainsi qu'avec son groupe Le Grand Saint Germain, interprète des tubes Ali Baba et Moi vouloir du couscous.
Avec la fin de l'émission La Classe, en 1994, Bézu va connaître des années difficiles.
Il est pris en main en 1997 par l'association La Roue tourne, de Janalla Jarnach, qui vient en aide aux stars déchues, ou artistes oubliés du show-business, où il trouvera de précieux conseils.
Peu avant sa disparition, il effectuait à travers la France des tournées de gala en interprétant ses succès populaires.
Il portait un béret noir et un nœud papillon tricolore, arborant fièrement son patriotisme.
Il meurt subitement le 7 février 2007 à Paris, à l'âge de 63 ans.
À la fin de la cérémonie d'enterrement, son accordéoniste Michel Pruvot et le chanteur Marcel Zanini entament son célèbre tube À la queuleuleu.
Il repose au cimetière du Père-Lachaise.
Capusa06
Haïlé Sélassié Ier
23 juillet 1892 à Egersa Soro (Éthiopie) - 27 août 1975 à Addis-Abeba
Le prince Tafari Mekonen est né le 23 juillet 1892 à Egersa Goro, dans la province du Harar, en Éthiopie. Il devient empereur sous le nom de Haïlé Sélassié Ier en 1930 et se fait connaître du monde entier en juin 1936 suite à l'invasion de son pays par les troupes italiennes. Chef du seul État africain représenté à la Société des Nations (avec le Libéria), il lance de la tribune de la SDN à Genève une vibrante dénonciation du fascisme le 30 juin 1936 et remonte sur son trône après la défaite italienne.
Disqualifié par une famine qui frappe son pays, l'empereur Haïlé Sélassié Ier est déposé en septembre 1974 par un groupe d'officiers marxistes dirigés par le colonel Mengistu Hailé Maryam. Il est assassiné le 27 août 1975, sans doute par strangulation. Sa dépouille sera retrouvée sous le plancher du bureau du dictateur après la chute de celui-ci en 1991... Le meurtrier du dernier empereur coule aujourd'hui une retraite paisible au Zimbabwe.
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C'est sa fête : Brigitte
Sainte Brigitte est l’une des Suédoises les plus célèbres de l’histoire. Née vers 1302, cette pieuse aristocrate, choquée par les mœurs dissolues de la cour de Suède, décide de se consacrer à la religion après la mort de son mari en 1344. Veuve avec huit enfants, elle fonde un ordre monastique à Vadstena, l’ordre du Très Saint-Sauveur, dont l’originalité est de faire cohabiter moines et moniales sous la responsabilité d’une abbesse.
Vers 1350, elle s’installe à Rome où elle acquiert une grande notoriété pour sa bonté et sa sagesse mais également en raison du caractère prémonitoire de certaines de ses prophéties et par des Révélations sur l'enfer…
Elle s'associe aussi à sainte Catherine de Sienne pour réclamer le retour du pape à Rome (c'était le temps de l'exil à Avignon). Brigitte de Suède meurt le 23 juillet 1373 après un pèlerinage en Terre Sainte.
Canonisée en 1391, elle demeure la seule sainte suédoise reconnue par le Vatican et l’ordre qu’elle avait fondé essaimera dans toute l’Europe. Brigitte de Suède a été décrétée par Jean-Paul II co-patronne de l’Europe le 1er octobre 1999, avec Catherine de Sienne et Edith Stein, sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix.
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23 juillet 1952 :
Fin de la monarchie en Égypte.
Le roi Farouk 1er avait succédé à son père, Fouad 1er, le 6 mai 1936 sans cesser de faire allégeance aux Anglais.
Les attentats anti-britanniques se multiplient.
Le 25 janvier 1952, le général George Erskine réprime durement la révolte d'un millier de Boulouks, ou auxiliaires de police, à Ismaïlia.
Il s'ensuit 49 morts, dont trois Britanniques.
Le lendemain, des émeutes secouent Le Caire.
Des immeubles, bars, cafés et cinémas, sont incendiés et des ressortissants britanniques lynchés par la foule.
La police reste les bras croisés et le roi Farouk, qui offre un banquet de six cents couverts à ses officiers, regarde sans mot dire les incendies qui illuminent la capitale.
Dans les semaines qui suivent, le Premier ministre est congédié et les ministères se succèdent sans résultat.
Le régime est attaqué d'une part par la droite religieuse et des Frères musulmans, un mouvement fondé en 1928 par Hassan al-Banna en vue de prendre le pouvoir et établir un régime théocratique et, d'autre part, par un groupe de jeunes « Officiers libres », mouvement progressiste fondé par un lieutenant-colonel de 33 ans, Gamal Abdel Nasser.
Le 21 juillet 1952, les Officiers libres décident de passer aux actes.
Le déclenchement de l'insurrection doit avoir lieu à minuit.
Mais leur complot est découvert et le chef d'état-major réunit les chefs de l'armée en vue d'arrêter les officiers séditieux.
La troupe entoure la caserne où ils se sont réunis.
Coup de théâtre : le chef des assaillants se range du côté des Officiers libres et gagne avec ses troupes le Grand Quartier général où délibèrent les chefs de l'armée.
Les sentinelles ne se doutent de rien en voyant revenir leurs camarades.
En un quart d'heure, l'état-major est capturé.
Dans la nuit même du 22 au 23 juillet, tous les points névralgiques de la capitale sont occupés par les insurgés.
Au petit matin, un officier prend la précaution d'avertir l'ambassade britannique que «l'action qui se déroule est d'ordre purement intérieur et que toute tentative d'immixtion de la part des autorités britanniques sera considérée comme un acte d'hostilité».
Vainqueur du bras de fer qui l'oppose à la monarchie, Nasser fait réveiller le général Mohamed Naguib (41 ans), un aîné plus connu et plus prestigieux que lui.
Il s'efface devant lui et lui remet la présidence du Conseil et le commandement en chef des armées.
Homme intègre et sympathique, Néguib, à vrai dire, n'a ni l'étoffe ni l'ambition d'un chef.
Soucieux d'instaurer une démocratie parlementaire, il se montre très conciliant à l'égard de la puissante confrérie islamiste des Frères musulmans.
Sitôt aux commandes, Nasser impose une réforme agraire majeure par laquelle il confisque les domaines royaux, limite la grande propriété foncière et permet à un million de petits paysans de racheter à des conditions avantageuses les terres des grands féodaux.
Le 18 juin 1953, la République est proclamée.
Naguib en devient le Président et le Premier ministre.
Mais il doit bientôt faire une place de Premier ministre adjoint à Nasser.
Le 14 novembre 1954, Naguib est enfin déposé par son jeune rival, qui devient le chef absolu de l'Égypte avec le titre de « raïs ».
L'anniversaire de ce 23 juillet est devenu fête nationale en Égypte.
Coup de théâtre. Le chef des assaillants se range du côté des Officiers libres et gagne avec ses troupes le Grand Quartier général où délibèrent les chefs de l'armée. Les sentinelles ne se doutent de rien en voyant revenir leurs camarades. En un quart d'heure, l'état-major est capturé.
Dans la nuit même du 22 au 23 juillet, tous les points névralgiques de la capitale sont occupés par les insurgés. Au petit matin, un officier prend la précaution d'avertir l'ambassade britannique que «l'action qui se déroule est d'ordre purement intérieur et que toute tentative d'immixtion de la part des autorités britanniques sera considérée comme un acte d'hostilité» (*).
Vainqueur du bras de fer qui l'oppose à la monarchie, Nasser fait réveiller le général Mohamed Naguib (41 ans), un aîné plus connu et plus prestigieux que lui. Il s'efface devant lui et lui remet la présidence du Conseil et le commandement en chef des armées. Homme intègre et sympathique, Néguib, à vrai dire, n'a ni l'étoffe ni l'ambition d'un chef. Soucieux d'instaurer une démocratie parlementaire, il se montre très conciliant à l'égard de la puissante confrérie islamiste des Frères musulmans.
Sitôt aux commandes, Nasser impose une réforme agraire majeure par laquelle il confisque les domaines royaux, limite la grande propriété foncière et permet à un million de petits paysans de racheter à des conditions avantageuses les terres des grands féodaux.
Le 18 juin 1953, la République est proclamée. Naguib en devient le Président et le Premier ministre. Mais il doit bientôt faire une place de Premier ministre adjoint à Nasser. Le 14 novembre 1954, Naguib est enfin déposé par son jeune rival qui devient le chef absolu de l'Égypte avec le titre de « raïs » (président ou chef, d'après un mot arabe qui désignait autrefois un dignitaire ottoman).
Capusa06
Le 22 juillet 1209, la population de Béziers est massacrée suite à la prise de la ville par une armée de croisés venus du nord.
C'est le premier des nombreux drames qui émailleront la croisade contre les Albigeois, destinée à éradiquer l'hérésie cathare dans le Midi.
Un massacre, dites-vous ?
Avant qu'ils ne pénètrent dans la ville de Béziers, les croisés auraient demandé au légat Arnaud-Amalric comment distinguer les hérétiques des autres habitants et le représentant du pape aurait répondu par un mot resté fameux : « Tuez-les tous et Dieu reconnaîtra les siens ! ». À vrai dire, ce mot est apocryphe et n'a jamais été prononcé. Il vient du récit du siège par le moine allemand Césaire de Heisterbach, qui ne portait pas les Français dans son coeur.
Les croisés s'en prennent aux seigneurs du Midi
Le roi de France Philippe Auguste étant en guerre avec ses voisins du nord et indisponible, la direction de la croisade a été confiée au légat du pape, Arnaud-Amalric (ou Arnaud-Amaury), abbé de Cîteaux, chef du puissant ordre des moines cisterciens.
Son objectif est d'attaquer les seigneuries et les communautés urbaines qui, bien que catholiques, sont supposées soutenir l'hérésie.
Le légat, qui bénéficie du ralliement forcé et contraint du comte de Toulouse Raimon VI, décide de briser d'abord le maillon le plus faible, à savoir Raimon-Roger de Trencavel, vicomte de Béziers et Carcassonne...
Les croisés font un exemple
Le malheureux vicomte échoue à convaincre les croisés de sa bonne foi. Ipso facto, les croisés marchent sur Béziers, sa capitale. La ville a des greniers pleins de provisions et possède maintes sources à l'intérieur de ses murailles. Elle ne craint pas le siège. À l'opposé, les assiégeants manquent de vivres et doivent affronter une paysannerie hostile. Le siège se présente d'autant plus mal que les croisés ont toute latitude de rentrer chez eux au terme de quarante jours de campagne, selon la coutume féodale.
Pour tenter d'arranger les choses, l'évêque catholique de la ville demande à ses fidèles de livrer 222 bonshommes cathares auxquels ils auraient accordé l'hospitalité. Bien que bons catholiques, les Biterrois refusent la transaction. Ils refusent également de se rendre aux croisés à la suite de leur évêque.
C'est alors qu'une poignée de Biterrois commettent une erreur qui leur sera fatale : ils opèrent une sortie en vue de défier les croisés en rase campagne. Ces derniers profitent de l'occasion pour pénétrer dans la ville, laquelle tombe bientôt entre leurs mains. La population, terrorisée, se réfugie dans l'église Sainte-Madeleine, mais les croisés n'en ont cure et la massacrent à qui mieux mieux...
Avec la prise de Béziers, les chefs de la croisade veulent dissuader les autres villes du Midi de leur résister. Ils ont hâte d'en finir avant que leurs propres hommes ne regagnent leurs seigneuries du nord. Dès le 1er août suivant, les croisés investissent la place forte de Carcassonne, entre Béziers et Toulouse. La cité tombe le 15 août...
Misterprof-
22 juillet 1944 :
Accords de Bretton Woods.
Tandis que la Seconde Guerre mondiale se poursuit avec rage, tant sur le front européen que dans le Pacifique, une conférence financière réunit les représentants de 44 nations alliées à Bretton Woods (New-Hampshire).
Elle se conclut le 22 juillet 1944 en mettant en place un nouveau système financier destiné à corriger l'instabilité monétaire d'entre les deux guerres mondiales.
La précédente conférence économique de Gênes, en 1922, avait confirmé la primauté de l'étalon-or : toutes les monnaies étaient évaluées en référence à l'or et les banques centrales devaient être en mesure de donner leur équivalent en or à quiconque en faisait la demande.
Cela était le cas lorsqu'un pays avait une balance commerciale déficitaire : ses fournisseurs n'avaient d'autre choix que de convertir en or le produit de leurs ventes.
Mais le krach de Wall Street de 1929 avait mis à nu les faiblesses des pays européens.
À partir de l'été 1942, le Chancelier de l'Échiquier britannique et le Secrétaire du Trésor américain, en charge des questions économiques et financières au sein de leur gouvernement, entament d'âpres négociations par le biais de leurs conseillers respectifs.
Le premier est le prestigieux économiste John Maynard Keynes, le second, moins connu, est Harry Dexter White, un proche du très influent Secrétaire du Trésor Henry Morgenthau Jr.
Soucieux des intérêts de son pays, Keynes préconise une organisation multilatérale qui laisse à chaque pays une certaine marge de manœuvre économique, commerciale et monétaire.
Quelque peu visionnaire et en tout cas audacieux, il suggère d'en finir avec l'or et de le remplacer par un étalon monétaire international purement conventionnel, le bancor, qui serait géré par une institution internationale multilatérale.
Tout cela est en radicale opposition aux visées de White.
Celui-ci a pris acte de ce que les États-Unis sont devenus le créancier de la planète et ont à ce titre leur mot à dire sur les politiques de leurs partenaires.
White veut donc un système centralisé et rigide avec des taux de change fixes par rapport à l'or et au dollar, avec une institution supranationale qui propose des prêts aux pays en déficit commercial à des conditions très strictes.
À la conférence de Bretton Woods, White s'attribue la présidence de la commission la plus importante, celle qui doit mettre en place l'institution monétaire, le futur FMI.
Keynes reçoit la présidence de la commission de la future Banque mondiale.
Une troisième commission travaille sur une organisation mondiale du commerce, mais ses travaux n'aboutiront pas, du moins pas dans l'immédiat.
Il faudra attendre très précisément un demi-siècle pour que l'OMC sorte de terre, en 1994.
Harry Dexter White fait adopter par les financiers de sa commission le principe que les pays devront déclarer la parité de leur monnaie en or ou en une devise convertible en or.
Après la guerre, par manque d’or à donner en échange de leurs devises, tous les pays vont de fait déclarer leur parité en dollar, faisant de la monnaie américaine le cœur du système.
L'étalon-or d'avant-guerre est abandonné au profit du Gold Exchange Standard, qui accorde une place prépondérante au dollar.
Ce n'est plus par rapport à l'or que les différentes monnaies seront référencées mais par rapport au dollar, celui-ci seulement étant indexé sur l'or.
Les accords de Bretton Woods se soldent par la création du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale (BIRD, Banque Internationale pour la reconstruction et le développement). Ils inaugurent une longue période de stabilité monétaire qui perdurera pendant 27 ans, jusqu'à la fin de la convertibilité-or du dollar par le président Nixon.
Ils mourront pour de bon quatre décennies plus tard, avec les accords du Plaza (du nom du Plaza Hotel de New York où ils furent signés).
Par ces accords, les pays signataires (États-Unis, Japon, Allemagne de l'Ouest, Royaume-Uni France, constituant le G5) acceptent, entre autres choses, d'intervenir sur le marché des changes afin de déprécier le cours du dollar américain par rapport à ceux du yen et du mark allemand.