Avatar fae

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

Avatar fae

fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

avatar
Avatar FAE

FAE

20 octobre 2024 11:45

Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
Merci les amis. Vous m'en apprenez tous les jours, merci !

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

20 octobre 2024 09:38

20 octobre 1952 :
La révolte des Mau-Mau au Kenya.
Les Kikouyous et les Kambas sont les principales populations bantoues qui habitent le Kenya. Après avoir lutté contre les Massaï et été soumis à l’influence des Arabes puis des Portugais, le pays tombe aux mains des Britanniques lorsque le sultan d’Oman concède les droits de la zone côtière à la British East Africa Company en 1887.
En 1895, le Kenya devient un protectorat britannique, occupé par le Royaume-Uni qui construit un chemin de fer entre Mombasa, sur la côte, et Kisumu, au bord du lac Victoria.
Cette innovation permet un constat de taille : une grande partie des plateaux traversés par le chemin de fer est fertile et occupée seulement par de rares populations de pasteurs ou d'agriculteurs.
Des milliers de colons européens s’installent alors, expulsant au passage les agriculteurs kikouyous ou les employant comme main-d’œuvre bon marché, notamment pour la culture du café.
Cette aventure coloniale a inspiré en 1937 un chef-d'oeuvre de la littérature anglaise, Out of Africa, sous la plume de la Danoise Karen Blixen (le roman a été adapté au cinéma en 1985 par Sidney Pollack, avec Meryl Streep et Robert Redford).
De protectorat, le Kenya devient une colonie de la Couronne en 1920.
Mais, dès 1925, s'ébauche une organisation politique nationale à l'initiative d'intellectuels éduqués par les missionnaires protestants : la Kikuyu Central Association.
Après la Seconde Guerre mondiale, elle est dissoute par son président, Jomo Kenyatta, qui crée la KAU (Kenyan African Union), dont le programme est d' abolir les barrières raciales et appliquer l’égalité en matière de droits politiques.
Pour la majorité des membres de la Kikuyu Association, ce n’est pas suffisant, car la puissance coloniale leur a laissé moins d’un quart des terres cultivables.
Ils adhèrent alors à une société secrète connue sous le nom de Mau-Mau, ancrée sur le fonds culturel traditionnel et sur des pratiques de sorcellerie.
En mai 1952, les Mau-Mau commencent à assassiner ceux des Kikouyous qui ne voulaient pas les rejoindre, et en novembre, les premiers meurtres d’Européens sont commis.
Le 20 octobre 1952, l’État d’urgence est proclamé et des renforts militaires envoyés.
En juin 1953, 7 500 Britanniques, 5 000 soldats africains des King’s African Rifles et 21 000 policiers sont déployés.
À la fin des l’année 1955, la révolte est définitivement écrasée.
Seuls quelques centaines de Mau-Mau se sont réfugiés dans les zones les plus impénétrables de la forêt de montagne.
La guerre s’achève officiellement en octobre 1956 avec la capture et la pendaison de Dedan Kimathi, le principal chef Mau-Mau.
Le bilan fait état de 32 civils et 63 soldats tués chez les Européens, 26 civils et 12 soldats tués chez les Asiatiques, 100 policiers, 1 800 civils et 10 000 Mau-Mau chez les Africains.
Renforcés par leur succès, les Britanniques négocient les modalités de l’indépendance avec Jomo Kenyatta, emprisonné pour avoir mené la révolte alors même qu'il dénonçait la violence des Mau-Mau.
Deux coalitions ethniques donnent jour à deux nouveaux partis : la Kanu (Kenya Africain National Union) dirigée par Jomo Kenyatta et la Kadu (Kenya African Democratic Union).
Le 1er juin 1963, Jomo Kenyatta est désigné Premier ministre.
Surnommé « le Javelot flamboyant », le leader kikouyou devient le chef du nouvel État.
Le Kenya accède à une pleine indépendance le 12 décembre 1963 et adopte un régime républicain, tout en restant dans le Commonwealth.

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

20 octobre 2024 09:11

Jean Daniel Abraham Davel, dit le major Davel (20 octobre 1670, à Morrens - 24 avril 1723, Vidy) est un soldat et patriote vaudois. Sa famille, d'origine lombarde, acquit la bourgeoisie de Riex en 1564 et celle de Cully en 1577.

Biographie

Fils de pasteur, Abraham Davel est né le 20 octobre 1670 à Morrens. Après des études à Lausanne, il devient notaire public à Cully en 16881, petite ville de Lavaux proche de Lausanne, puis commissaire arpenteur. En 1692, il commence sa carrière militaire au service du prince Eugène de Savoie puis de John Churchill, duc de Marlborough. Il participe aux côtés des Bernois à la deuxième bataille de Villmergen de 1712.

Après la victoire de l'alliance protestante, il est nommé major et reçoit une rente à vie2. Il s'établit dans le Pays de Vaud où il reprend une charge judiciaire. En 1717, il est nommé par les Bernois à la tête du commandement des milices vaudoises de l'arrondissement de Lavaux.

Tentative révolutionnaire

Alors que les Vaudois se montrent réticents à l'introduction du Consensus helvétique, des visions mystiques enjoignent à Davel de libérer sa patrie du pouvoir bernois.

Le 25 mars 1723, il convoque ses troupes pour une revue près de Puidoux. Le 31 mars 1723, il appelle ses troupes sur la place d’Armes de Cully. Le même jour, il entre dans Lausanne accompagné de 600 soldats réunis pour une inspection, à un moment où les baillis bernois sont absents.

Là, il rassemble le conseil municipal et lui présente un manifeste, par lequel il reproche de nombreux abus au gouvernement de Berne. Il rend alors public son plan visant à l'autonomie du Pays de Vaud. Il veut la « pleine, entière et assurée délivrance de la domination de Berne ». Le Conseil municipal feint l'intérêt face à ces doléances, mais adresse dans le même temps un rapport secret immédiat à Berne.

Davel est arrêté le 1er avril par les autorités lausannoises. Lors de son arrestation, il déclare « Je vois bien que je serai la victime de cette affaire ; mais n'importe ! Il en reviendra quelque avantage à ma patrie ».

Leurs Excellences de Berne veulent savoir qui sont ses complices. Même sous la torture, il maintiendra que son entreprise lui a été suggérée directement par Dieu et qu'il n'a pas de complice. Il décrit sa tentative comme « La plus belle action de sa vie ». Il est condamné à mort par le tribunal (lausannois) des bourgeois et citoyens. Le 24 avril, au gibet de Vidy, il prend la parole devant la foule avant d'être décapité.

En 1725, on retrouva sa tête tranchée conservée dans du formol chez un apothicaire de Lausanne. Leurs Excellences de Berne la font brûler.

Postérité

Mémorial, au lieu de son exécution, dans le parc Louis-Bourget de Vidy.
Leurs Excellences de Berne s'employèrent à faire passer le séditieux pour fou, en traquant de manière obsessionnelle les copies du Manifeste dans lequel Davel dresse un véritable réquisitoire contre l'autorité bernoise . Dans les faits, elles ne purent pas empêcher une audience internationale de l'affaire, en particulier dans les cours protestantes et le bouche-à-oreille de garder vivace la tentative de la rébellion de Davel. Cité furtivement en 1798, et tu en 1803 en raison de son caractère clivant pour les relations confédérales du nouveau canton de Vaud, Davel ne devient le symbole de la devise du drapeau vaudois "Liberté et Patrie" qu'après la révolution libérale de décembre 1830. Une plaque est apposée dans la cathédrale en 1839, grâce à la générosité de Frédéric-César de La Harpe ; et un obélisque est érigé à Cully en 1841. Dès lors, il est le héros exclusif des Vaudois, se chargeant au fil du temps de nouvelles valeurs (soldat chrétien, figure pacificatrice, archétype du Vaudois, résistant plutôt que rebelle).

En 1842, Juste Olivier publie une biographie intitulée Le major Davel. Dès 1845, des pièces de théâtre rendent hommage à ce héros vaudois.

Exécutant le testament de Marc-Louis Arlaud, le gouvernement cantonal commande un tableau en 1846 à Charles Gleyre, peintre vaudois installé à Paris. Cette œuvre magistrale (avec le visage de Juste Olivier1), exposée au palais de Rumine à Lausanne, sera détruite par le feu en raison d'un acte de vandalisme commis par un inconnu dans la nuit du 24 août 1980.

En 1892, un bateau à vapeur de la Compagnie générale de navigation sur le lac Léman est baptisé Major Davel. En 1898, une sculpture est inaugurée, contre la face sud du Château Saint-Maire. En 1899, un monument est érigé dans le parc Louis-Bourget, à l'endroit même où se dressait jadis le gibet. Il porte l'inscription suivante : « Ici Davel donna sa vie pour son pays. 24 avril 1723 ».

En 1923, le parlement vaudois célèbre le bicentenaire de sa mort, le Conseil fédéral assiste au spectacle Davel en mai (de René Morax et Gustave Doret, au Théâtre du Jorat) et Charles Ferdinand Ramuz prononce un discours le 24 avril à Cully. En 1932, Charles Clément lui consacre l'un des vitraux qu'il réalise pour la cathédrale de Lausanne, offert par les Anciens de la société suisse d'étudiants Helvétia. En 1988, Michel Bühler réaliste une tournée avec son spectacle Le retour du major Davel.

Aujourd'hui, la section vaudoise de la société suisse d'étudiants de Zofingue commémore tous les 24 avril le sacrifice du Major Davel par une marche retraçant son parcours le même jour de 1723, partant du château Saint-Maire de Lausanne et menant jusqu'au monument de Vidy, endroit où il fut exécuté. Il deviendra un héros pour tous les vaudois.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

19 octobre 2024 09:09

Bonjour et merci les amis !
Vos participations sont toujours aussi passionnantes.

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

19 octobre 2024 08:13

Joseph Étienne, dit Étienne de Jouy1, né le 19 octobre 1764 à Versailles 2 et mort le 4 septembre 1846 à Saint-Germain-en-Laye3, est un dramaturge et librettiste français.

Biographie

Élève au collège d’Orléans à Versailles, la discipline de l'institution Gorsas laissait à désirer et les sorties étaient fréquentes ; la passion amoureuse devient si forte et Étienne de Jouy montre une nature si ardente qu’à l’âge de 16 ans, on l’embarque le 28 mai 1782 pour l’Amérique du Sud pour aller prendre du service sous les ordres du gouverneur de la Guyane, le baron de Besner. A Cayenne, au fort Sinnamary, il rencontre le capitaine du Génie Murinais d'Auberjon, admirateur de Voltaire. Il revient presque aussitôt en France pour achever ses études, le bras en écharpe après l'attaque d'un corsaire à la suite d'un coup de feu et se réengage deux ans plus tard. Il est envoyé comme sous-lieutenant d’artillerie aux Indes orientales (1787), où il a diverses aventures, qui inspireront plus tard son théâtre. Le voilà sur les bords du Gange et de l'Indus, où il rencontre Tipû Sâhib, successeur d'Haidar Ali Khan, qui venait de monter sur le trône de Mysore. À la suite de la profanation d'un temple, il est mis au cachot, mais des officiers du Régiment de Luxembourg volent à son secours et il quitte les côtes à bord d'un frêle esquif qui chavire ; un vaisseau anglais le recueille et le dépose à Madras où le chevalier de Parny le traite comme un frère.

Lorsque la Révolution éclate, il retourne en France (1790). On pense qu’il contribue à la rédaction de l'ouvrage Le Paquebot ou Rencontre des ouvriers de Londres et de Paris (17915, avant de partir avec le grade de capitaine pour l’armée du Nord comme aide de camp du général irlandais Jacques O'Moran. Il y sert avec distinction et est nommé adjudant-général après la prise de Furnes. Il appelle néanmoins le soupçon sur lui en refusant de porter un toast à Marat, et est arrêté et condamné à mort. Parvenant à s'évader, il se réfugie en Suisse, épuisé sans le sou, il frappe à la porte du collège de Reichenau et reconnaît parmi les professeurs le duc de Chartres exilé sous le nom de Corby et son voyage le mène à Genève, à Lausanne, à Zurich et à Bâle. Il y est en contact avec divers réfugiés français. C'est en compagnie de M. Lemontey sur la route de Bâle qu'il apprend la chute de Robespierre. Il rentre en France au 9 Thermidor.

« Le 2 Prairial, où Boissy d'Anglas a donné l'exemple du courage civil, Monsieur de Jouy, à la tête d'un bataillon de jeunes Républicains qu'il avait armés la veille, délivre la Convention envahie par une populace ivre de sang et fait triompher la Loi. »

Il reprend le service sous les ordres du général Menou et commande la place de Lille, mais est accusé d’intelligence avec l’envoyé britannique, James Harris, 1er comte de Malmesbury, qui a été dépêché en France pour négocier un traité de paix. Il est incarcéré quelque temps et, las de cette suspicion permanente, quitte le service en prétextant ses nombreuses blessures (1797)

En 1799, chez Briard, il fait paraître anonymement La Galerie des femmes. Collection incomplète de huit tableaux recueillis par un amateur, un ouvrage érotique qu'il regrettera d'avoir publié quelques années plus tard, une fois devenu célèbre.

Étienne de Jouy est librettiste de plusieurs des principaux opéras du début du XIXe siècle, notamment Guillaume Tell de Rossini (1829) et La Vestale de Spontini (1807).

Etienne Jouy est aussi l’auteur d’une quinzaine de jeux de cartes éducatifs (on disait « instructifs »), publiés entre 1804 et 1821. Chaque jeu comprend 48 cartes contenant essentiellement du texte et un petit médaillon gravé sur bois (voir Gravure sur bois) par Pierre-François Godard. L’histoire, la géographie, la mythologie, la Bible, l’astronomie, mais aussi la lecture, la musique et les animaux, sont parmi les sujets traités. En dépit d’un aspect peu attirant (beaucoup de texte, peu d’illustrations, pas de couleur), ces jeux ont connu le succès, certains ont été réédités (et mis à jour) après la chute du Premier Empire, plusieurs ont été traduits en italien, suédois, grec, etc. Plusieurs de ces jeux se trouvent à la Bibliothèque nationale de France (département des Estampes)

Il est également journaliste, critique et chansonnier et fait partie de la Société du Caveau et du « Déjeuner de la Fourchette ». Il publie avec succès dans la Gazette de France des satires de la vie parisienne, réunies sous le titre L’Ermite de la Chaussée d’Antin, ou observations sur les mœurs et les usages français au commencement du XIXe siècle (1812-1814, 5 vol.) L’Ermite de la Chaussée d’Antin fut suivi de plusieurs séries similaires : Guillaume le franc-parleur (1814-1815), L’Ermite de la Guyane (1815-1817), puis L’Ermite en province (1817-1827). À en croire L'Hermite en Italie (1824), qui mêle des souvenirs épars et difficiles à vérifier, il aurait voyagé en Italie de l'automne 1805 à l'automne 1807, puis de nouveau sous la Restauration. Mais ce récit pourrait être l'œuvre d'autres auteurs (Charles-Maxime de Villemarest et Louet de Chaumont, avocat, d'après Barbier et Quérard), qui cherchaient à exploiter le succès du filon des « Ermites ».

Il est élu à l’Académie française le 11 janvier 1815 en remplacement d’Évariste Parny, mais ne peut prononcer son discours de réception en raison des événements. Un article de la Biographie nouvelle des contemporains, dont il est l’un des fondateurs, lui vaut encore un mois de prison ; l’Académie lui manifeste sa sympathie lorsqu’il est libéré, ce qui mécontente le gouvernement. À l’Académie, il est du parti des classiques et vote contre Victor Hugo.

Sous la Restauration, il retrouve le peintre Louis Garneray, qu'il avait connu à l'Île de France, alors qu'il était lui-même officier de la garnison. Il entreprend de visiter en sa compagnie les côtes et les ports de France et ils en tirent un ouvrage intitulé Vue des Côtes et des Ports de France en 1823. Louis Garneray retrouvait Jouy qu'il avait connu officier de la garnison de l'Île de France et, par lui, fut mis en rapport avec Madame de Staël, Chateaubriand, La Fayette etc.... Après avoir appris la gravure avec le célèbre Debucourt, en 1823, Garneray, en compagnie de Jouy, entreprit de visiter les côtes et les ports de France et, plusieurs fois, Surcouf réunit chez lui Garneray, Jouy et d'anciens compagnons d'aventures.

En 1821, sa tragédie Sylla triomphe, en partie grâce à l'interprétation de Talma, qui s’inspire de Napoléon Ier pour camper le rôle-titre : elle a quatre-vingts représentations de suite.

Après la Révolution de 1830, il remplit jusqu’au 9 août les fonctions de maire de Paris, puis il est nommé bibliothécaire du Louvre. Il meurt au château de Saint-Germain-en-Laye, où il dispose d’un appartement. Il est inhumé au cimetière ancien de Saint-Germain-en-Laye .

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

19 octobre 2024 08:07

C'est sa fête : René
René Goupil, chirurgien et Jésuite, est parti au Québec afin d'évangéliser les Hurons. Le missionnaire a été torturé et décapité en 1642, sous les yeux de son compagnon d'infortune, Isaac Jogues. Canonisé en 1930, René Goupil est devenu le saint patron du Canada.

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

19 octobre 2024 08:05

19 octobre 1931 :
Naissance de l'écrivain John le Carré.
David John Moore Cornwell est un romancier britannique qui, durant les années 1950 et 1960, a travaillé pour le MI5 et le MI6.
Son troisième roman, L'Espion qui venait du froid (1963), est devenu un best-seller international et demeure l'une de ses œuvres les plus connues.
John le Carré dit qu'il n'a pas connu sa mère, qui l'a abandonné quand il avait 5 ans, jusqu'à ce qu’il la retrouve à 21 ans.
Sa relation avec un père tyrannique dont il fera le portrait dans Un pur espion (1986) a été difficile. L'homme, qui avait été emprisonné pour fraude à l'assurance, avait été un associé des jumeaux Kray (faisant partie des criminels les plus en vue à Londres dans les années 1950-1960) et était continuellement endetté.
Son père l'envoya dans des écoles privées pour le sortir de ce milieu.
Il quitte son foyer pour suivre des cours à la Sherborne School avant d'aller étudier l'allemand et le français à l'université de Berne de 1948 à 1949.
Il rejoint ensuite l'université d'Oxford avant d'enseigner quelque temps au collège d'Eton puis de rejoindre le Foreign Office pendant cinq ans.
Il est recruté par le Secret Intelligence Service alors qu'il est en poste à Hambourg.
C'est en service actif qu'il écrit son premier roman (L'Appel du mort) en 1961.
Sa carrière au sein du service de renseignement britannique prend fin après que sa couverture a été compromise par un membre du MI5, Kim Philby, agent double au service du KGB.
John le Carré est l'auteur de nombreux romans d'espionnage se déroulant dans le contexte de la guerre froide, en particulier ceux mettant en scène George Smiley dans la « Trilogie de Karla » (La Taupe, Comme un collégien, Les Gens de Smiley) et dans d'autres romans.
Son œuvre est à l'opposé de la mythologie de l'espion à la James Bond : ses héros sont bien plus complexes et beaucoup plus discrets.
La structure de ses romans est très élaborée et l'action n'y tient qu'une place réduite.
Le Carré a cherché, après la fin de la guerre froide, à élargir son inspiration vers des sujets plus contemporains.
En avril 2018, il publie un nouveau roman, L'Héritage des espions, suite de L’Espion qui venait du froid.
John le Carré meurt des suites d’une pneumonie au Royal Cornwall Hospital de Truro (Cornouailles), le 12 décembre 2020, à l’âge de 89 ans.
Peu de temps avant sa mort, il avait pris la nationalité irlandaise, par opposition au Brexit, mais aussi par désillusion face à ses concitoyens ayant préféré faire ce choix.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

18 octobre 2024 13:29

Bonjour à tous ! 😃
Vous êtes passionnants, merci !

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

18 octobre 2024 09:21

C'est sa fête : Luc
Médecin d'Antioche converti par saint Paul, Luc est l'auteur du troisième Évangile et des Actes des Apôtres.

Ses écrits parurent dans les années 60. Ils mettent en valeur la bonté et la miséricorde, par exemple dans la parabole du bon Samaritain. Ils insistent sur l'avènement prochain du Royaume de Dieu (la fin du monde et le Jugement dernier).

Luc est le seul évangéliste qui apporte des précisions sur l'enfance de Jésus, ce qui donne à penser qu'il côtoya Marie, la mère du Christ, dans sa vieillesse. La légende prétend même qu'il aurait fait son portrait.

Luc est le saint patron des peintres et des médecins. Il est représenté dans l'iconographie chrétienne par un taureau.

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

18 octobre 2024 09:20

Le 18 octobre 1860, les Français et les Anglais brûlent le Palais d'Été de l'empereur de Chine, près de Pékin, après l'avoir pillé. C'est une des merveilles du monde qui part en fumée.

La Seconde guerre de l'opium
Se saisissant de prétextes quelconques, la Grande-Bretagne et la France de Napoléon III ont envoyé vers Pékin un corps expéditionnaire avec mission de contraindre l'empereur à ouvrir son pays à leurs commerçants et missionnaires. C'est ce que l'on a appelé plus tard la « Seconde guerre de l'opium », la première s'étant conclue en 1842 par le traité de Nankin.

3000 Français et autant d'Anglais débarquent en septembre 1860 dans le golfe de Petchili (ou mer de Bohai) et prennent la direction de Pékin. Après la prise du pont de Pa-li-kao, le 21 septembre, le corps expéditionnaire ne rencontre plus d'obstacle. Il arrive le 13 octobre 1860 dans la capitale chinoise, d'où s'est enfuie la cour impériale.

On peut voir sur la carte les lieux par lesquels transita la mission Macartney (1793), la ville de Tientsin (Tianjin), avant-port de Pékin et siège des légations occidentales au XIXe siècle, le tristement célèbre Palais d'Été et le pont de Palikao, où se déroula la bataille décisive de la « Seconde guerre de l'opium », enfin le pont Marco Polo, qui inaugura en 1937 l'invasion de la Chine par le Japon.

Le Palais d'Été pillé puis incendié
Peu avant, le 6 octobre au soir, un détachement français a atteint le Palais d'Été (ou Yuanming yuan, Jardin de la clarté ronde).

Cette splendide résidence des empereurs mandchous ou Qing, à la construction de laquelle ont participé des Jésuites, renferme de vastes collections d'oeuvres d'art et des livres de grande valeur.

Les Anglais ayant rejoint les Français, ensemble, ils dévalisent méthodiquement le palais en vue d'approvisionner les musées d'Europe. Les Français envoient en cadeau certains objets de valeur à l'impératrice Eugénie, patronne de cette glorieuse expédition en terre chinoise.

Mais les soldats, qui ne sont pas insensibles à ces trésors, se servent pour leur propre compte. Jade, or, laque, perles, bronzes... tout suscite la convoitise des pillards. Les contemporains appellent cet acte de vandalisme caractérisé du doux euphémisme de « déménagement du Palais d'Été ».

Avant de quitter les lieux, les soldats britanniques mettent le feu aux bâtiments, majoritairement construits en bois de cèdre, sur ordre de l'ambassadeur britannique, lord Elgin, qui veut ainsi venger les prisonniers torturés à mort par les Chinois.

De nouveaux traités humiliants
Avec le sac du Palais d'Été, l'Occident réduit à néant pour longtemps la possibilité de relations de confiance avec la Chine. Traumatisée par cet épisode, elle doit signer de nouvelles conventions avec les vainqueurs, en complément du traité de Tianjin de 1858. Outre la création de concessions supplémentaires, elle doit octroyer aux vainqueurs la liberté de circuler sur les fleuves, leur verser de fortes indemnités et supprimer les droits de douane pour les textiles britanniques.

La Chine entre dans une période d'instabilité chronique, marquée par la défiance du peuple à l'égard du gouvernement mandchou, accusé de collusion avec l'étranger.

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

18 octobre 2024 08:28

18 octobre 1982 :
Décès de Pierre Mendès France.
Né le 11 janvier 1907 à Paris, Pierre Mendès France est un homme d'État français, président du Conseil des ministres du 18 juin 1954 au 23 février 1955.
Il s'initie à la vie politique dès 1924 dans les mouvements étudiants d'opposition à l'extrême droite. Il rencontre Édouard Herriot, qui le motive à adhérer au Parti républicain, radical et radical-socialiste.
Aux élections législatives de 1932, il est élu de justesse député de l'Eure.
Malgré le fait qu'il soit plus identifié à gauche que la majorité du Parti radical, s'opposant parfois aux grandes figures du parti, il en reste membre.
Après les évènements du 6 février 1934 et la chute du gouvernement Daladier, il s'oppose fermement à l’alliance des radicaux avec la droite, dont la Fédération républicaine de Louis Marin.
En 1938, il participe à la coalition du Front populaire et devient membre du second gouvernement Blum.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, après avoir été incarcéré par le régime de Vichy, il parvient à rejoindre la Résistance et s'engage dans les Forces aériennes françaises libres.
Il est commissaire aux Finances puis ministre de l'Économie nationale dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle de septembre 1943 à avril 1945.
Son plan de rigueur est rejeté par le général de Gaulle, ce qui conduit Pierre Mendès France à la démission.
Après la défaite militaire de Diên Biên Phu, proposé à la présidence du Conseil par le président René Coty, il obtient l'investiture de l'Assemblée nationale à une écrasante majorité dans l'urgence de la situation.
Il cumule cette fonction avec celle de ministre des Affaires étrangères.
S'il parvient à conclure la paix en Indochine, à préparer l'indépendance de la Tunisie et à amorcer celle du Maroc, ses tentatives de réforme en Algérie entraînent la chute de son gouvernement, cible à la fois de ses adversaires colonialistes et de ses soutiens politiques habituels anticolonialistes.
Renversé par l'Assemblée sur cette question très sensible de l'Algérie française, il quitte la présidence du gouvernement en février 1955.
Ministre d'État sans portefeuille du gouvernement Guy Mollet en 1956, il démissionne au bout de quelques mois en raison de son désaccord avec la politique du cabinet menée en Algérie.
Il vote contre l'investiture de Charles de Gaulle à la présidence du Conseil en 1958, puis abandonne tous ses mandats locaux à la suite de sa défaite aux élections législatives qui suivent.
Après avoir été pressenti pour se présenter à l’élection présidentielle de 1965, il revient au Parlement en 1967, en se faisant élire député de l'Isère.
Ayant perdu son siège à l’Assemblée nationale l'année suivante, il forme un « ticket » avec Gaston Defferre, candidat à l'élection présidentielle de 1969, mais celui-ci ne recueille que 5 % des suffrages exprimés.
Après avoir subi des infarctus en 1967 et 1972120, Pierre Mendès France prend ses distances avec la vie politique française et choisit d'œuvrer en faveur de la paix au Proche-Orient.
En 1974, il soutient François Mitterrand qui, selon Franz-Olivier Giesbert, lui aurait proposé le ministère des affaires étrangères en cas de victoire.
Il émet cependant des réserves concernant le programme économique.
Il soutient toujours François Mitterrand lors de l'élection présidentielle de 1981, malgré une série de malentendus qui ont éloigné les deux hommes l'un de l'autre, et il est néanmoins présent, ému, lors de l'investiture du président socialiste.
Pierre Mendès France succombe à un infarctus foudroyant le 18 octobre 1982, à son bureau de la rue du Conseiller-Collignon (Paris 16e).
L'hommage et l'émotion de la classe politique est unanime, y compris à l'international.
Bien qu'il n'ait dirigé le gouvernement de la France que pendant un peu plus de sept mois, il constitue une figure morale pour une partie de la gauche en France.
Au-delà, il demeure une référence pour des personnalités de la classe politique française, incarnant le symbole d'une conception exigeante de la politique.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

17 octobre 2024 10:30

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

17 octobre 2024 09:07

Saint Baudouin était un moine du XIIIème siècle. Il se retira dans la solitude de Baudeloo, dans les Flandres. Il y termina sa vie vers 1205 après avoir, avec ses compagnons, défriché et mis en valeur toute la région. Baudouin, en étymologie germanique : ami et audacieux.
Un autre Saint Baudoin était au 7ème siècle, archi-diacre de Laon dans l'Aisne. Il fut mis à mort par les émissaires d'Ebroîn, maire du palais de Neustrie et inhumé, comme martyr dans l'abbaye Notre-Dame de Laon par sa soeur, sainte Anstrude qui en était Abesse.

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

17 octobre 2024 09:05

Ninon de Lenclos
10 novembre 1620 à Paris - 17 octobre 1705

Sa mère l'envoie à 16 ans dans le quartier du Marais, au voisinage de la place Royale, où réside la haute aristocratie. C'est le quartier du libertinage par excellence. C'est aussi celui de la préciosité. Les grandes dames font salon dans leur « ruelle », espace entre le lit et le mur de la chambre à coucher, et se plaisent à commérer et jargonner sur l'amour.

Choisissant ses amants et se faisant par ses charmes autant que par sa conversation, Ninon va entamer une grande carrière de courtisane qui lui vaudra l'opprobre des dévots et l'estime des hommes de lettres...

Ninon de Lenclos est l'illustration la plus accomplie d'un modèle féminin très particulier, la courtisane. Séductrice, de bonnes manières et surtout pleine d'esprit, elle a rayonné pendant plusieurs décennies sur les salons aristocratiques parisiens.

Par sa longue existence, elle couvre tout le Grand Siècle qui est aussi le Siècle des libertins et donc son siècle. Elle-même, si l'on en croit la chronique, aurait financé dans son grand âge les études d'un jeune homme plein d'avenir, appelé à illustrer lui aussi le libertinage : Voltaire !

La coqueluche des salons
Ninon est née à Paris sous le nom d'Anne de Lenclos, fille d'Henri de Lenclos (ou Lanclos). Sa date de naissance est incertaine : soit le 10 novembre 1620, soit, selon ses propres dires, en 1623.

D'emblée, son père, un libertin cultivé, qui joue à merveille du luth, se prend d'amour pour sa fille et, contre l'avis de sa mère, lui donne une éducation complète. Ninon apprend le luth, bien évidemment, mais aussi se prend de passion pour... Montaigne, un auteur du siècle antérieur, dont elle lit assidûment les Essais.

Malheureusement, en 1632, son père est mêlé à une sombre affaire d'adultère qui se termine par un meurtre. Le voilà obligé de fuir.

Sa mère envoie Ninon à 16 ans dans le quartier du Marais, au voisinage de la place Royale, où réside la haute aristocratie. C'est le quartier du libertinage par excellence. C'est aussi celui de la préciosité. Les grandes dames font salon dans leur « ruelle », ou chambre à coucher, et se plaisent à commérer et jargonner sur l'amour.

Ninon se livre à un premier amant qui l'abandonne sans façon puis, instruite par sa mésaventure, trouve à se faire entretenir par un riche conseiller du Parlement. En 1642, à la mort de sa mère, les grandes dames du Marais lui tournent le dos. Elle se réfugie alors chez Marion Delorme, la courtisane la plus réputée de l'heure.

La jeune femme attire autant par ses charmes que par la qualité de sa conversation. Selon le mémorialiste Tallemant des Réaux, « on a distingué ses amants en trois classes, les payeurs dont elle ne se souciait guère, et qu'elle n'a soufferts que jusqu'à ce qu'elle ait eu de quoi s'en passer ; les martyrs et les favorys ». Ses amants lui conservent leur amitié longtemps après la fin de leur liaison. Dans la liste figurent le Grand Condé, le Marquis de Sévigné, La Rochefoucauld, le maréchal d'Estrées ou encore l'astronome Christian Huygens, lequel écrit à propos de la jeune femme :
Elle a cinq instruments dont je suis amoureux :
Les deux premiers, ses mains ; les deux autres, ses yeux.
Pour le dernier de tous et cinquième qui reste,
Il faut être galant et leste.

Elle s'éprend de Louis de Mornay, marquis de Villarceaux, capitaine de la meute du roi. Ce sera son seul amour durable ! Tandis que Paris et la France résonnent des fureurs de la Fronde, elle se retire avec lui pendant près de trois ans dans sa belle propriété de Villarceaux, dans le Vexin français, à l'ouest de la capitale. Elle donne naissance à un fils qui brillera par ses qualités militaires mais ne laissera pas de descendance.

De retour à Paris, Ninon renoue avec son joyeux commerce. Sa réputation devient telle que les courtisans lui confient leurs fils pour qu'elle leur apprenne les bonnes manières et la façon de bien traiter les femmes !...

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

17 octobre 2024 07:41

17 octobre 1793 :
Les Vendéens sont défaits à Cholet.
Après une progression foudroyante de ville en ville, l'armée « catholique et royale » a remporté à Châtillon, le 11 octobre, une nouvelle victoire qui s'est transformée le lendemain en défaite.
Mais c'est à Cholet que se produit le premier revers décisif.
40.000 combattants sont cernés par trois armées républicaines et tentent sans succès de rompre l'enclercement.
Le généralissime d'Elbée est grièvement blessé et doit se réfugier à Noirmoutier où il sera plus tard capturé et fusillé dans son fauteuil.
Ses compagnons Bonchamps et Lescure sont blessés à mort.
Un cri retentit : « À la Loire ! À la Loire ! » et Charles de Bonchamps, agonisant, se replie avec l'armée vaincue vers la Loire.
À l'instant de franchir le fleuve avec femmes et enfants, les Vendéens se demandent que faire des 5 000 prisonniers qui les embarrassent.
L'idée de les exécuter se répand : « Mort aux Bleus ! »
C'est alors que Charles de Bonchamps (33 ans) se soulève sur son lit de souffrances et dans un ultime soupir, lance : « Grâce aux prisonniers ! »
Respectueux de son dernier vœu, les Vendéens libèrent les malheureux.

Répondre·