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Réunissons nous dans la poésie

beijaflor - 10 juillet 2023 12:40

Dans une tentative de réunir tout le monde, mettons un peu de poésie pour exprimer des grandes vérités. Écoutons ces paroles de Victor Hugo:

LXIV

“Homme, pourquoi nier ce que tu ne vois point ?
En deux égales parts, qu’un sort commun rejoint,
L’invisible au visible est mêlé dans un être
Qu’appesantit l’argile et que l’esprit pénètre ;
Cet être, composé de l’une et l’autre loi,
Mange et pense ; et veux-tu le voir, regarde-toi.
Homme, tu ne vois pas le céleste ; et c’est triste ;
Il se voile à tes yeux de chair ; mais il existe.
Cet univers, abîme autant qu’ascension,
Ce monde au double aspect, cette création
Dont la moitié splendide échappe à ta prunelle,
N’a pas, étant la sphère une, vraie, éternelle,
Le côté du démon sans le côté de Dieu ;
Le singe prouve l’ange, et l’homme est le milieu.”

Recueil - Toute la lyre
Œuvres complètes de Victor Hugo (Vol 33) / éditions Ollendorff

Réunissons nous dans la poésie

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beijaflor10 juillet 2023 12:40

Dans une tentative de réunir tout le monde, mettons un peu de poésie pour exprimer des grandes vérités. Écoutons ces paroles de Victor Hugo:

LXIV

“Homme, pourquoi nier ce que tu ne vois point ?
En deux égales parts, qu’un sort commun rejoint,
L’invisible au visible est mêlé dans un être
Qu’appesantit l’argile et que l’esprit pénètre ;
Cet être, composé de l’une et l’autre loi,
Mange et pense ; et veux-tu le voir, regarde-toi.
Homme, tu ne vois pas le céleste ; et c’est triste ;
Il se voile à tes yeux de chair ; mais il existe.
Cet univers, abîme autant qu’ascension,
Ce monde au double aspect, cette création
Dont la moitié splendide échappe à ta prunelle,
N’a pas, étant la sphère une, vraie, éternelle,
Le côté du démon sans le côté de Dieu ;
Le singe prouve l’ange, et l’homme est le milieu.”

Recueil - Toute la lyre
Œuvres complètes de Victor Hugo (Vol 33) / éditions Ollendorff

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Avatar Mafalda

Mafalda

23 août 2026 06:34
lacbleu a écrit :
Le chant de l’eau

L’entendez-vous, l’entendez-vous
Le menu flot sur les cailloux ?
Il passe et court et glisse
Et doucement dédie aux branches,
Qui sur son cours se penchent,
Sa chanson lisse.

Là-bas,
Le petit bois de cornouillers
Où l’on disait que Mélusine
Jadis, sur un tapis de perles fines,
Au clair de lune, en blancs souliers,
Dansa ;
Le petit bois de cornouillers
Et tous ses hôtes familiers
Et les putois et les fouines
Et les souris et les mulots
Ecoutent
Loin des sentes et loin des routes
Le bruit de l’eau.

Aubes voilées,
Vous étendez en vain,
Dans les vallées,
Vos tissus blêmes,
La rivière,
Sous vos duvets épais, dès le prime matin,
Coule de pierre en pierre
Et murmure quand même.
Si quelquefois, pendant l’été,
Elle tarit sa volupté
D’être sonore et frémissante et fraîche,
C’est que le dur juillet
La hait
Et l’accable et l’assèche.
Mais néanmoins, oui, même alors
En ses anses, sous les broussailles
Elle tressaille
Et se ranime encor,
Quand la belle gardeuse d’oies
Lui livre ingénument la joie
Brusque et rouge de tout son corps.

Oh ! les belles épousailles
De l’eau lucide et de la chair,
Dans le vent et dans l’air,
Sur un lit transparent de mousse et de rocailles ;
Et les baisers multipliés du flot
Sur la nuque et le dos,
Et les courbes et les anneaux
De l’onduleuse chevelure
Ornant les deux seins triomphaux
D’une ample et flexible parure ;
Et les vagues violettes ou roses
Qui se brisent ou tout à coup se juxtaposent
Autour des flancs, autour des reins ;
Et tout là-haut le ciel divin
Qui rit à la santé lumineuse des choses !...

Emile Verhaeren

« Les blés mouvants »

souvenir d'enfance

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Avatar colette

colette

11 juillet 2023 14:01

en ce moment je dirais 'levez vous orages désirés de René de Chateaubrillant la suite. viendra

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Avatar beijaflor

beijaflor

11 juillet 2023 10:10

⚜️🔔⚜️ Le responsable de la PAO sur ce forum ne pourrait il pas respecter le positionnement des vers voulus par l’auteur? La lecture en sera plus aisée et plus noble.
Merci.

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Avatar lacbleu

lacbleu

11 juillet 2023 08:44

Le chant de l’eau

L’entendez-vous, l’entendez-vous
Le menu flot sur les cailloux ?
Il passe et court et glisse
Et doucement dédie aux branches,
Qui sur son cours se penchent,
Sa chanson lisse.

Là-bas,
Le petit bois de cornouillers
Où l’on disait que Mélusine
Jadis, sur un tapis de perles fines,
Au clair de lune, en blancs souliers,
Dansa ;
Le petit bois de cornouillers
Et tous ses hôtes familiers
Et les putois et les fouines
Et les souris et les mulots
Ecoutent
Loin des sentes et loin des routes
Le bruit de l’eau.

Aubes voilées,
Vous étendez en vain,
Dans les vallées,
Vos tissus blêmes,
La rivière,
Sous vos duvets épais, dès le prime matin,
Coule de pierre en pierre
Et murmure quand même.
Si quelquefois, pendant l’été,
Elle tarit sa volupté
D’être sonore et frémissante et fraîche,
C’est que le dur juillet
La hait
Et l’accable et l’assèche.
Mais néanmoins, oui, même alors
En ses anses, sous les broussailles
Elle tressaille
Et se ranime encor,
Quand la belle gardeuse d’oies
Lui livre ingénument la joie
Brusque et rouge de tout son corps.

Oh ! les belles épousailles
De l’eau lucide et de la chair,
Dans le vent et dans l’air,
Sur un lit transparent de mousse et de rocailles ;
Et les baisers multipliés du flot
Sur la nuque et le dos,
Et les courbes et les anneaux
De l’onduleuse chevelure
Ornant les deux seins triomphaux
D’une ample et flexible parure ;
Et les vagues violettes ou roses
Qui se brisent ou tout à coup se juxtaposent
Autour des flancs, autour des reins ;
Et tout là-haut le ciel divin
Qui rit à la santé lumineuse des choses !...

Emile Verhaeren

« Les blés mouvants »

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Avatar propos

propos

10 juillet 2023 13:47

Labyrinthe : jeu du savoir pour aveugle ; découvrir le cheminement de la raison sans connaître le plan des circonstances. Les grandes vérités caches les petites ; les erreurs sont des œuvres tromperies. Le joueur en osmose pense être au paradis des élus : tromperie de chef d'orchestre ; fausse note. Les trois clés ou clefs ne peux être "forgées" que par le joueur. Le voyageur (se) s'allonge sur le sol "par le dos la fraîcheur".

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