Avatar fae

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

Avatar fae

fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

avatar
Avatar Capusa06

Capusa06

27 février 2025 09:52

27 février 1844
Naissance de la République dominicaine
Le 27 février 1844, quarante ans après l'indépendance d'Haïti, la population créole de la partie orientale de l'île, de langue espagnole, profite d'une grave crise politique pour s'émanciper.

C'est ainsi que naît la République dominicaine (República Dominicana), aussi appelée Saint-Domingue (Santo Domingo), du nom de sa capitale. D'une superficie de 49 000 km2, elle occupe les deux tiers de l'île d'Hispaniola.

Au contraire de sa voisine, la nouvelle république s'ouvre très largement à l'immigration européenne dans le désir avoué de « blanchir » sa population (à l'époque du nazisme, elle sera le seul pays du Nouveau Monde à proposer d'ouvrir ses portes aux Juifs européens).

Ses premières années d'existence sont marquées par des coups d'État et une grande instabilité politique. En mars 1861, Saint-Domingue étant menacée d'invasion par Haïti, le président Santana remet ses pouvoirs à l'ancienne métropole, au gouvernement de Madrid. Cas unique d'un État qui revient librement à son ancien statut de colonie. L'indépendance est restaurée en 1865 au terme d'une brève guerre de Restauration.

Rafael Le�nidas Trujillo Molina (24 octobre 1891, San Crist�bal - 30 mai 1961, Saint-Domingue)Suite à une banqueroute, en 1905, les États-Unis prennent le contrôle des finances publiques. Leurs troupes occupent même le pays de 1916 à 1924, comme à la même époque, Haïti !

L'instabilité politique prend fin avec la prise de pouvoir du colonel Rafael Trujillo en 1930. Il restera à la tête du pays, avec le titre de Bienfaiteur (« Benefactor » !), jusqu'à son assassinat le 30 mai 1961.

Sous sa férule et celle de ses successeurs, Saint-Domingue va accomplir des progrès notables en économie (agriculture, tourisme) comme dans le domaine social.

Aujourd'hui, grâce à la stabilité politique et au tourisme, les Dominicains, au nombre d'environ 10 millions, jouissent d'un niveau de vie très supérieur à celui des Haïtiens (aussi nombreux). C'est au point que nombre de ceux-ci traversent la frontière pour travailler dans les plantations dominicaines, dans des conditions proches de l'esclavage.

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

27 février 2025 09:31

27 février 1594 :
Henri IV est sacré à Chartres.
Dans la cathédrale de Chartres Henri, roi de Navarre, devient roi de France sous le nom d'Henri IV.
Contrairement à la tradition, le nouveau souverain n'a pu se faire sacrer à Reims car la ville est entre les mains de ses ennemis, la famille de Guise et les Ligueurs.
Il n'empêche qu'avec ce sacre, les Français commencent à entrevoir la fin des guerres de religions qui ont ensanglanté le pays pendant une génération.
Le précédent roi, Henri III, est mort cinq ans plus tôt, le 2 août 1589, poignardé par un moine fanatique, Jacques Clément.
Comme il n'avait pas de fils, la couronne de France revient à son cousin Henri de Navarre, fils d'Antoine de Bourbon et de Jeanne d'Albret.
Mais ce dernier est protestant et la majorité catholique du royaume n'admet pas qu'il monte dans ces conditions sur le trône.
La guerre religieuse se double dès lors d'une guerre civile.
Les catholiques intransigeants se regroupent derrière la famille de Guise.
La Ligue catholique transgresse les règles de succession et désigne pour nouveau souverain l'oncle d'Henri de Navarre, le cardinal Charles de Bourbon.
Celui-ci prend le nom de Charles X.
De son côté, le roi d'Espagne Philippe II, qui se présente comme le champion européen de la Contre-Réforme catholique, tente d'imposer sur le trône de France sa fille Isabelle, petite-fille de l'ancien roi Henri II.
L'armée catholique, conduite par le duc de Mayenne, de la famille de Guise, est battue par Henri à Arques puis à Ivry, dans le nord de la France.
C'est au cours de cette bataille, le 14 mars 1590, face à des troupes catholiques beaucoup plus nombreuses, que le truculent Béarnais, jouant son va-tout, aurait lancé son apostrophe célèbre : « Ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez toujours au chemin de l'honneur et de la victoire ! »
Henri comprend qu'aussi nombreuses que soient ses victoires, elles ne lui permettront jamais de se rallier la majorité du royaume.
Il décide de se convertir à la religion dominante sur les conseils de son ami Maximilien de Béthune, futur duc de Sully, lui-même protestant, et de sa jeune maîtresse Gabrielle d'Estrées.
C'est ainsi que le 25 juillet 1593, il abjure la foi protestante et demande à devenir catholique.
C'est la sixième et dernière fois qu'il change de religion ; enfant, il avait dû se convertir selon qu'il passait sous la tutelle de son père catholique ou de sa mère protestante ; il avait dû également se convertir au catholicisme après le massacre de la Saint-Barthélemy avant de revenir à la foi de sa mère.
Il se présente donc devant le portail de l'abbatiale de Saint-Denis, au nord de Paris. « Qui êtes-vous ? lui demande monseigneur de Beaune, archevêque de Bourges, en grand apparat.
- Je suis le roi, répond Henri.
- Que demandez-vous ?
- À être reçu dans le giron de l'Église catholique, apostolique et romaine ».
Là-dessus, le roi s'agenouille et jure de mourir dans la religion catholique.
L'archevêque lui donne l'absolution et le roi baise son anneau.
L'année suivante, enfin, Henri ose se faire sacrer roi à Chartres et quelques semaines plus tard, il rentre triomphalement à Paris, sa capitale, en bénéficiant de la complicité du gouverneur de la ville, le duc de Brissac.
Henri IV témoigne à cette occasion d'un sens politique assez rare en faisant fi de tout esprit de revanche.
Encouragés par son indulgence et sa générosité, ses anciens ennemis se rallient sans difficulté.
Il ne lui reste plus qu'à renvoyer les troupes espagnoles qui étaient entrées en France sous prétexte de défendre la cause catholique.
Avec l'Édit de de Nantes, quatre ans plus tard, Henri IV pousse la hardiesse jusqu'à offrir de solides garanties de sécurité à la minorité protestante, sans craindre de heurter ses contemporains pour qui il est inconcevable qu'un souverain se fasse respecter de sujets d'une autre religion que la sienne.

Répondre·

Avatar delphinium29

delphinium29

27 février 2025 09:13

27 février 1848 : Ouverture des Ateliers nationaux
Le 27 février 1848, à l'initiative de Louis Blanc, le gouvernement provisoire de la IIe République prend la décision d'ouvrir des Ateliers nationaux pour donner du travail aux chômeurs, à Paris et en province. Brest

Répondre·

Avatar FAE

FAE

27 février 2025 09:01

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

26 février 2025 17:16

26 février 1885
La conférence de Berlin livre le Congo au roi des Belges
Le 26 février 1885 prend fin la conférence de Berlin sur l'Afrique. Considéré par les Européens comme une terre sans maître, l'immense continent noir est partagé comme une vulgaire tarte aux pommes... sans que les habitants, pas plus que les pommes, aient leur mot à dire.

Acte final de la Conférence de Berlin
Le Congo, objet de toutes les convoitises
Léopold II, roi des Belges (1835-1909Une dizaine d'années plus tôt, le roi des Belges Léopold II a organisé à ses frais une conférence de géographie à Bruxelles en vue de faire le point sur l'exploration de l'immense bassin du Congo (ou Zaïre), au centre de l'Afrique équatoriale.

Presque aussi vaste que les Indes, il est l'un des rares espaces de la planète encore libres de toute ingérence européenne.

Le roi songe à rien de moins que de s'approprier et coloniser ce territoire considéré comme terra nullius (« terre sans maître »). Mais les Français, installés à l'embouchure du Congo, ont aussi des visées sur lui, à commencer par Savorgnan de Brazza qui a conclu le 10 septembre 1880 un premier traité avec un chef de la rive droite du fleuve.

Plus au sud, les Britanniques et les Portugais sont en bisbille à propos de l'arrière-pays des implantations portugaises d'Angola et du Mozambique. Ces implantations médiocres contrarient le projet britannique de relier Le Cap au Caire par un ensemble continu de colonies...

Pour ne rien arranger, les Allemands eux-mêmes commencent à s'intéresser à l'Afrique noire, avant tout pour des questions de prestige. Le 24 février 1884, le Reich place sous sa protection les implantations allemandes du Sud-Ouest africain.

Tout juste deux jours plus tard, le gouvernement de Londres signe avec Lisbonne un traité par lequel il reconnaît la souveraineté du Portugal sur l'embouchure du Congo. Tollé chez les marchands anglais et protestations de Léopold II.

Le 24 avril 1884, le chancelier Bismarck s'entretient de l'Afrique avec l'ambassadeur de France Alphonse Chodron de Courcel et, pour la première fois, évoque une concertation internationale sur le sujet afin de mettre tout le monde d'accord.

Après le succès du congrès de Berlin sur les Balkans, en 1878, il ne déplaît pas au chancelier de replacer Berlin au coeur de la diplomatie européenne et mondiale.

La conférence et ses résultats
C'est ainsi que s'ouvre la conférence, le samedi 15 novembre 1884. Y participent les représentants des puissances directement concernées par le Congo : l'Allemagne, l'Angleterre, la France et le Portugal...

D'emblée, les participants, à commencer par Bismarck, se fixent de nobles objectifs comme le désenclavement du continent africain ou l'éradication de l'esclavage et de la traite musulmane.

Le représentant anglais prévient qu'il ne sera pas plus question de traiter du bassin du Niger, domaine réservé de l'Angleterre, que de celui du Sénégal, domaine réservé de la France. L'attention se focalise donc sur celui du Congo, pompeusement qualifié par Bismarck de « Danube de l'Afrique ».

La lettre d'invitation à la conférence prévoyant de traiter des « nouvelles occupations sur les côtes d'Afrique », les Anglais proposent d'édicter aussi des règles pour l'intérieur ! Mais l'ambassadeur de France fait observer que cela reviendrait à un partage de l'Afrique, ce qui n'est pas l'objet de la conférence ! Dont acte.

Après trois mois et demi, l'« acte général » de la conférence définit des zones de libre-échange dans le bassin du Congo. Il proclame la liberté de navigation sur les grands fleuves africains, le Niger et le Congo. Il arrête aussi quelques principes humanitaires contre la traite des esclaves ainsi que le commerce de l'alcool et des armes à feu. Enfin et surtout, il reconnaît à Léopold II, roi des Belges, la possession à titre privé d'un vaste territoire au coeur de l'Afrique noire, qui sera baptisé « État indépendant du Congo » !

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

26 février 2025 08:33

26 février 1815 :
Napoléon quitte l'île d'Elbe.
Napoléon Ier quitte l'île d'Elbe en catimini avec quelques compagnons d'infortune.
Dédaignant la souveraineté de l'île, pourtant concédée par ses vainqueurs, il projette de restaurer l'Empire français.
Son entreprise réussira à la barbe des gouvernants européens, réunis en Congrès en Vienne pour remodeler l'Europe.
Il ne faudra que Cent jours avant que Napoléon Ier rende définitivement les armes.
Les royalistes et les réactionnaires de tout poil prendront alors leur revanche.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

26 février 2025 07:33

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !

"Michel Thomas, dit Michel Houellebecq, est un écrivain, poète, essayiste et acteur français né le 26 février 1956 à Saint-Pierre (La Réunion).

Il est révélé par les romans Extension du domaine de la lutte (1994) et surtout Les Particules élémentaires (1998), qui le fait connaître d'un large public. Ce dernier roman et son livre suivant Plateforme (2001) sont considérés comme précurseurs dans la littérature française, notamment pour leur description de la misère affective et sexuelle de l'homme occidental dans les années 1990 et 2000. Avec La Carte et le Territoire, Michel Houellebecq reçoit le prix Goncourt en 2010, après avoir été plusieurs fois pressenti pour ce prix. Son œuvre est traduite en plus de 40 langues.

En parallèle de ses activités littéraires, il est également lecteur de ses propres textes, réalisateur et acteur, s'illustrant notamment en 2014 dans deux films : L'Enlèvement de Michel Houellebecq et Near Death Experience. En 2019, il est à l'affiche de Thalasso aux côtés de Gérard Depardieu."

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

25 février 2025 09:55

25 février 1830 :
La « bataille d'Hernani ».
Victor Hugo, alors âgé de 27 ans, est déjà un écrivain à succès.
Il anime le Cénacle romantique, l'un des salons littéraires confidentiels dans lesquels se réunissent les jeunes romantiques en quête de gloire et de reconnaissance dans les années 1820.
Le Cénacle tient ses réunions chez Hugo lui-même, à Paris, rue Notre-Dame-des-Champs.
On y rencontre Balzac, Nerval, Vigny, Musset, Dumas, Sainte-Beuve, le peintre Delacroix, les frères Devéria, peintres, le sculpteur Pierre-Jean David d'Angers etc.
Le jeune Hugo lit, lors de ces réunions, ses oeuvres poétiques.
Il fait figure de chef de file et sa puissance créatrice suscite l'admiration de ses invités.
La réunion du 30 septembre 1829 est consacrée à la lecture d'Hernani.
On s'enthousiasme pour cette pièce, qui brise les canons du théâtre classique et notamment les trois unités de temps, de lieu et d'action énoncées par Boileau sous le règne lointain de Louis XIV. Elle raconte l'histoire d'amour malheureuse d'un proscrit, Hernani, pour une jeune infante, doña Sol.
Arrive le jour de la première, à la Comédie-Française.
Puisque désormais, selon l'auteur, « il n’y a ni règles, ni modèles », les tenants de la tradition s'attendent au pire.
Et ils ont raison : la pièce détruit méthodiquement toutes les conventions en matière d'écriture théâtrale : les décors se succèdent, les personnages vieillissent de quelques mois en un entracte.
Remontés à bloc, échauffés par de longues discussions préliminaires, les « Jeune-France » et « chevelus » romantiques du parterre, parmi lesquels se signalent Gérard de Nerval et Théophile Gautier, revêtu de son gilet rouge flamboyant, insultent copieusement les « perruques » et les « philistins » des tribunes qui restent fidèles aux règles classiques.
Très vite, on en vient aux mains.
On se bat et l'on joue du poing au milieu des fauteuils d'orchestre.
La révolution romantique ne se limite pas au théâtre.
L'année d'Hernani (1830) est aussi celle de la Symphonie fantastique de Berlioz et du Rouge et le Noir de Stendhal.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

25 février 2025 09:10

Bonjour à tous ! 😃
Merci Capusa.

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

25 février 2025 09:04

25 février 1429
Jeanne d'Arc rencontre le roi à Chinon
Le 25 février 1429, Jeanne d'Arc rencontre le roi Charles VII à Chinon. Venue tout droit de Vaucouleurs, aux marches de Lorraine, la jeune paysanne illettrée était attendue avec une certaine impatience et beaucoup d'appréhension.

Le souverain, qui désespérait de conserver sa couronne face à l'offensive des Anglais, n'attendait plus guère qu'un miracle. Aussi avait-il accueilli avec faveur la proposition de Robert de Baudricourt, son fidèle prévôt de Vaucouleurs, de lui envoyer une jeune fille qui se disait destinée par Dieu à sauver le pays et la monarchie...


La France de Charles VII et Jeanne d'Arc
Cliquer pour agrandir la carte
La France de Charles VII et Jeanne d'Arc (1429)À la mort de Charles VI le Fou, en 1422, la France est une mosaïque de territoires, les uns soumis aux Anglais, les autres aux Bourguignons, les derniers enfin au Dauphin, futur Charles VII. Sans compter les provinces périphériques, aujourd'hui françaises, qui sont encore terres d'Empire (Lorraine, Provence...).

Noter à l'est de la Lorraine l'enclave de Vaucouleurs et Domrémy, dont le seigneur fait allégeance au Dauphin. De cette terre lointaine va surgir Jeanne d'Arc...

Jeanne et ses anges gardiens
Jeanne est une jeune fille d'environ dix sept ans. Elle serait née le 6 janvier 1412 dans le ménage d'un prospère laboureur du nom de Jean Darc, à Domrémy (la famille sera en décembre 1429 anoblie par Charles VII et changera son nom en d'Arc).

Domrémy (Vosges) : la maison natale de Jeanne d'ArcEnclavé en Lorraine, terre d'Empire, ce village des bords de la Meuse relève du roi de France et de son représentant, qui réside à Vaucouleurs.

D'après ce qu'elle dira plus tard à son procès, Jeanne entend pour la première fois, à l'âge de douze ou treize ans, dans la cour de sa maison, derrière l'église, une «voix» qui lui demande de «bouter l'Anglais hors de toute France» et de restaurer Charles comme seul roi légitime.

Avec l'aide de son oncle et en cachette de ses parents, la jeune paysanne se rend à Vaucouleurs, chez le capitaine des gens d'armes, Robert de Baudricourt, et obtient de se rendre à Nancy, auprès du duc Charles de Lorraine.

Enfin Baudricourt accepte de l'envoyer à Chinon. Le départ a lieu enfin le 13 février 1429. Jeanne, à dater de ce jour, choisit de revêtir ses habits d'homme et de se couper les cheveux. À cela une raison impérieuse : se protéger des hommes de rencontre et se faire respecter des soldats de son escorte et de ses armées futures.

Départ de Jeanne de Vaucouleurs, Jean-Jacques Scherrer (1855-1916), 1886, mairie de Vaucouleurs
Le retour de la confiance
Enfin arrive l'audience tant attendue. La jeune paysanne entre dans la grande salle, accompagnée du grand maître de l'hôtel du roi, le comte de Vendôme. Le roi l'attend, en petit comité.

Elle l'amène à l'écart et lui confie sans doute que Dieu lui a pardonné le meurtre du duc de Bourgogne, sur le pont de Montereau, et qu'il est prêt à lui rendre son royaume. Elle l'assure aussi de sa filiation royale. Le regard de Charles VII s'illumine. Convaincu par la foi de Jeanne, il accepte de lui confier quelques troupes, à charge pour elle d'aller délivrer Orléans au plus vite de l'assaut anglais...

Répondre·

Avatar FAE

FAE

24 février 2025 20:02

Merci les amis !

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

24 février 2025 09:44

24 février 1956 :
Rapport de Khrouchtchev sur les crimes de Staline.
À Moscou, les délégués du XXe Congrès du Parti Communiste d'URSS s'apprêtent à quitter la salle après dix jours de débats sans anicroche ni surprise.
Les journalistes et les délégués étrangers sont déjà sortis.
Nikita Khrouchtchev, Premier secrétaire du parti, demande alors aux délégués de se rasseoir et pendant quatre heures, il va leur lire un rapport secret dont il leur sera expressément demandé de ne divulguer aucun extrait écrit à l'extérieur.
Devant les délégués abasourdis, le secrétaire général accuse son prédécesseur Staline de crimes ignobles, hélas bien réels.
Notamment, de la mise en accusation et de l'exécution de nombreux dirigeants communistes lors des grands procès de Moscou, vingt ans plus tôt (parmi lesquels Trotski).
Il condamne également le culte de la personnalité qui a entouré le « petit père des peuples » et met en cause ses qualités de stratège pendant la Seconde Guerre mondiale.
Mais il reconnaît à Staline un « rôle positif » dans la collectivisation des terres et l'industrialisation, même si ces opérations se sont soldées par la déportation et le massacre de plusieurs millions de Soviétiques dans les années 1931-1936.
Malgré toutes les précautions prises par les Soviétiques, le New York Times publie des extraits du rapport secret dès le 16 mars.
Le texte a été bienveillamment fourni au quotidien de New York par la CIA, qui l'a elle-même obtenu d'un leader communiste polonais juif, irrité par des allusions antisémites de Khrouchtchev, par l'intermédiaire du Mossad (les services secrets israéliens).
Le rapport est publié in extenso quelques semaines plus tard.
Il consacre la prise de pouvoir par Nikita Khrouchtchev et clôt son entreprise de « déstalinisation », trois ans après la mort de Staline.

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

24 février 2025 08:58

24 février 1525
François Ier est fait prisonnier à Pavie
Le 24 février 1525, François Ier est fait prisonnier en tentant d'assiéger Pavie, au sud de Milan. « De toutes choses ne m'est demeuré que l'honneur, et la vie qui est sauve », écrit-il à sa mère Louise de Savoie dans la belle langue de l'époque.

Le vainqueur de la bataille de Pavie est lui-même un Français, le connétable Charles de Bourbon. Il a servi François Ier à Marignan, dix ans plus tôt, avant de rejoindre son ennemi l'empereur Charles Quint.

La bataille de Pavie (gravure d'époque)

L'absurde entêtement du roi François Ier
Après les défaites des années précédentes, les rêves italiens de François 1er semblent compromis. L'Europe presque entière lui est hostile. Qu'importe ! Le roi repasse les Alpes. Il entre sans coup férir à Milan. Mais non loin de là, une place forte résiste aux envahisseurs. Il s'agit de Pavie, l'antique capitale des rois lombards.

L'armée française se prépare au siège de la ville. François Ier, qui dispose de pas moins de 30 000 hommes, ne craint pas d'en détacher 10 000 pour conquérir la région de Naples.

Pendant ce temps, le connétable de Bourbon marche au secours de la ville à la tête de 30 000 hommes. Les Français se tiennent à l'abri entre les murailles de la citadelle et un mur de ceinture de 15 kilomètres.

Dans la nuit du 23 au 24 février 1525, les Impériaux font une brèche dans le mur. Les Français, réveillés à temps, réussissent à les repousser malgré la brume et l'obscurité. Mais le « roi-chevalier » ne veut pas rester à l'écart d'une si belle victoire. À la tête de la cavalerie, il charge les lansquenets allemands, ce qui oblige les canonniers français à arrêter de tirer.

L'ennemi en profite pour se ressaisir. Les arquebusiers espagnols commencent à tirer sur les cavaliers français. Ceux-ci s'embourbent dans le sol marécageux et détrempé. Il ne reste plus à la garnison de Pavie qu'à sortir pour hâter la déroute française.

Le désastre et la captivité
La bataille de Pavie aura duré en tout guère plus d'une heure. Au milieu de ses compagnons morts, le roi de France, blessé, privé de cheval, continue de se battre avec bravoure jusqu'à la reddition inéluctable.

Après sa capture, il est transféré à Madrid. Il obtiendra sa libération en signant un traité calamiteux et en laissant ses deux fils en otage.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

24 février 2025 08:41

Bonjour et bonne semaine à tous ! 😃
Merci delphinium !
L'invention des caractères mobiles en effet, a bouleversé le monde culturel.

Répondre·

Avatar delphinium29

delphinium29

23 février 2025 10:10

23 février 1440 : Gutenberg découvre l'imprimerie
Gutenberg découvre l’imprimerie. On a souvent dit que Gutenberg n’avait pas été le réel inventeur de l’imprimerie. Il est certain qu’au XVe siècle, cette découverte était « dans l’air du temps ». (…)

Répondre·