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"POST - POESIES POUR TOUS" -

huarsy - 24 avril 2012 15:33

METTONS SUR CE POST : nos poésies créées - copiées - aimées - recopiées - qu'importe au grès du temps et du vent.

JOYEUSES - TRISTES - FLEURIES - GOURMANDES - AMOUREUSES - EROTIQUES -

Pour éviter de faire plusieurs posts ! si vous êtes d'accord évidemment !

Pierrette pour ne pas encombrer ta discussion


1 par jour - 1 par personne Merci ! ce post est pour tous les poètes alors, à vos inspirations !!!


NE PAS OUBLIER DE METTRE VOS INITIALES OU PSEUDO OU AUTEUR

"POST - POESIES POUR TOUS" -

Avatar huarsy

huarsy24 avril 2012 15:33

METTONS SUR CE POST : nos poésies créées - copiées - aimées - recopiées - qu'importe au grès du temps et du vent.

JOYEUSES - TRISTES - FLEURIES - GOURMANDES - AMOUREUSES - EROTIQUES -

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kankou

24 septembre 2012 01:41

Plic, plac, ploc
Plic, plac, ploc
septembre, je troque
l'été qui finit
contre un parapluie
Plic, plac, ploc
Septembre, je croque
le goût de l'automne
au cœur d'une pomme

Francis Carco

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huarsy

23 septembre 2012 14:14

Le mot et la chose m'ignorent tellement
De eux à moi, ce silence est pesant.
Ce mot tant attendu ne vient pas.
Difficile à prononcer pour ne pas te dévoiler.
J'attends encore, encore ce mot dit ne revient pas !
La chose m'encombre la vie, me regarde, observe mes pas.
Je la caresse, la touche doucement avec ce chiffon ;
Faisant ressurgir les images de ta venue sur le bahut.
Mot, tu m'causes pas !
Chose, tu m'réponds pas !
Ils m'ignorent !!!
VB

Et oui, ça sent l'automne au coin du feu avec de bons "chocolats" !!!

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huarsy

22 septembre 2012 17:52

Georges Brassens, 1964.
LES COPAINS D'ABORD

Non ce n'était pas le radeau
De la méduse ce bateau
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en père peinard
Sur la grande mare des canards
Et s'appelait "Les copains d'abord"
Les copains d'abord

Ses fluctuat nec mergitur
C'était pas de la littérature,
N'en déplaise aux jeteurs de sort,
Aux jeteurs de sort,
Son capitaine et ses matelots
N'étaient pas des enfants de salauds,
Mais des amis franco de port,
Des copains d'abord.

C'étaient pas des amis de luxe,
Des petits Castor et Pollux,
Des gens de Sodome et Gomorrhe,
Sodome et Gomorrhe,
C'étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boetie,
Sur le ventre ils se tapaient fort,
Les copains d'abord.

C'étaient pas des anges non plus,
L'Evangile, ils l'avaient pas lu,
Mais ils s'aimaient toutes voiles dehors,
Toutes voiles dehors,
Jean, Pierre, Paul et compagnie,
C'était leur seule litanie
Leur Credo, leur Confitéor,
Aux copains d'abord.

Au moindre coup de Trafalgar,
C'est l'amitié qui prenait le quart,
C'est elle qui leur montrait le nord,
Leur montrait le nord.
Et quand ils étaient en détresse,
Que leur bras lançaient des S.O.S.,
On aurait dit les sémaphores,
Les copains d'abord.

Au rendez-vous des bons copains,
Y'avait pas souvent de lapins,
Quand l'un d'entre eux manquait a bord,
C'est qu'il était mort.
Oui, mais jamais, au grand jamais,
Son trou dans l'eau ne se refermait,
Cent ans après, coquin de sort!
Il manquait encore.

Des bateaux j'en ai pris beaucoup,
Mais le seul qui ait tenu le coup,
Qui n'ai jamais viré de bord,
Mais viré de bord,
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards,
Et s'appelait les Copains d'abord
Les Copains d'abord.

Des bateaux j'en ai pris beaucoup,
Mais le seul qui ait tenu le coup,
Qui n'ai jamais viré de bord,
Mais viré de bord,
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards,
Et s'appelait les Copains d'abord
Les Copains d'abord.

Pour toutes copines et les copains - :bisous:

Bonne soirée tout le monde et bienvenue aux nouvelles et nouveaux sur le forum de Lille -

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Avatar kankou

kankou

22 septembre 2012 08:25

Journée ensoleillée !!!

Enfin une journée très ensoleillée
Qui me redonne du baume au cœur
Je ferme les yeux pour rêvasser
D’un monde unique de bonheur

Je me laisse aller certes à l’idéalisme
J’efface toutes les ignominies de la vie
Pour n’apercevoir que de l’optimisme
Au travers des rayons d’embellies

J’entend au loin le murmure des vagues
Cette mer si limpide qui m’attend
Un océan à perte de vue qui divague
Et cet air iodé et parfumé que je sens

Une belle évasion pour redorer le moral
Des minutes magiques hors du temps
Que je vais bientôt trouver si génial
Que je risque de savourer très longtemps
bretonnevero

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Avatar syssy62

syssy62

22 septembre 2012 04:17

L’écureuil et la feuille

Un écureuil, sur la bruyère,
Se lave avec de la lumière.
Une feuille morte descend,
Doucement portée par le vent.

Et le vent balance la feuille
Juste au-dessus de l’écureuil ;

Le vent attend, pour la poser
Légèrement sur la bruyère,

Que l’écureuil soit remonté
Sur le chêne de la clairière

Où il aime à se balancer
Comme une feuille de lumière.

Maurice CARÊME (1899-1978)

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huarsy

21 septembre 2012 16:20


Une souris grise
repasse ses chemises

Un jeune souriceau
recoud son chapeau

Un rat d'opéra
reprise ses bas
Une souricette
lave ses chaussette

Un petit rat d'hôtel
fixe ses bretelles
Une souris des champs
astique ses gants

Un joli raton
met son pantalon
Une souris blanche
retrousse ses manches

Un beau rat musqué
lace ses souliers
Une jeune rate
renoue sa cravate

Mais un vieux rat d'égout
ne fait rien du tout.
Jean-Pierre Valloton -

Nous avons sauvé une petite souris qui était tombée dans un trou -

Merci pour ces moments de nature !!!
Bonne soirée -

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Avatar kankou

kankou

21 septembre 2012 05:42

J'étais un papillon.

Un joli papillon, avec des couleurs vives; je voletais gaiement, faisant
battre mes ailes de fleur en fleur. Mes antennes captaient le bonheur de la
vie, les signaux de mes congénères... Sur mes ailes poudrées glissait la
fraîcheur de l'air. Tout semblait si facile: la vie, les gens me souriaient;
le ciel m'appartenait...
Rien ne pouvait m'atteindre.

J'étais un papillon.
Mais ce fut éphémère! Un jour, quelqu'un, voulant de me détruire, toucha mes
ailes, et le velours magique disparut. Incapable de voler, je dus me
réfugier dans la chrysalide d'où j'étais à peine sortie... Je la refermai,
aussi bien que je le pus, et j'en soudai l'ouverture.
Rien ne pouvait plus m'atteindre.

J'étais un papillon.
Dans mon cocon, bien à l'abri, je me suis menti. Je me suis fabriqué une
carapace (La plus dure qui existe, j'en suis sûre!). Mais chaque nuit, je
rêvais que je m'envolais à nouveau. Et chaque jour, je pensais que j'étais
mieux à l'intérieur, loin des hommes, loin de cette vie qui fait souffrir,
loin de moi, loin de tout...
Là où rien ne pouvait m'atteindre.

J'étais un papillon.
Lorsque j'ai voulu sortir, j'ai commencé à fendiller la coque. Seulement,
avec ma cuirasse, je suis restée coincée à mi-chemin... Aujourd'hui, elle
est trop lourde à porter, je voudrais m'en débarrasser, mais je n'ai plus la
force de l'ôter... Ma nouvelle prison est encore plus difficile à supporter.
Rien ne peut plus m'atteindre...

J'étais un papillon.
Devenue scarabée, pour me protéger de tout, de tous, je parais forte,
solide, lisse et brillante... Mais comme un insecte, je suis trop tendre et
vulnérable à l'intérieur. Celui qui brisera ma carapace me tiendra tout
entière dans ses mains... J'ai peur... En attendant, je rêve du jour où je
pourrai soulever mes élytres noirs, et enfin m'envoler... et refaire battre
mes ailes polychromes, dans le vent, comme avant,
quand rien ne pouvait m'atteindre,

quand j'étais un papillon...
--SB.

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Avatar tiopier

tiopier

20 septembre 2012 08:40

kankou joli texte voici la suite

La réponse d'Alfred de Musset :
(Lire le premier mot de chaque ligne)
Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un cour
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.



Et la réponse de George Sand :
(Lire le premier mot de chaque ligne)
Cette insigne faveur que votre cour réclame
Nuit à ma renommée et répugne mon âme.

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Avatar kankou

kankou

20 septembre 2012 06:38

La Nocive

Va t-en je n’en veux plus de toi !
Chaque nuit, je ne cesse de méditer ;
Pour trouver une raison de te quitter ;
Bien que les raisons n’en manquent pas ;
A commencer par la santé.
Chaque nuit. Je me dis demain c’est fini ;
Et pourtant dés que je me réveille ;
C’est toi qui me viens à l’esprit ;
Je t’ai assez supporté ;
Tu m’as roulé, ruiné et rouillé ;
Je ne te supporte plus.
J’ai pu combler le vide que m’a laissé ;
Ma plus chère au monde: [ma mère] ;
Celle qui me traitait avec affection et tendresse ;
Qui me serrait fort contre son cœur ;
Qui me berçait et restait à mon chevet .
J’ai pu également me passer ;
De son sein qu’elle me donnait ;
Pour me nourrir pour m’endormir et grandir.
Je me demande comment me suis-je attaché ;
A celle qui nourrit mes maladies ;
Qui m’a fait souffrir et vieillir ;
Qui nuit à l’humanité ;
Qui a fait de moi un squelette :
Et qui n’est autre que la cigarette.
(un internaute)

Ce n'est pas mon cas d'être un squelette :rire: pour le reste à méditer !!!

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Avatar huarsy

huarsy

19 septembre 2012 20:34

@Rina - tu fais ta pub. !!!!!!
Il y a beaucoup de jeux sur ce forum - ceux qui aiment tant mieux - il suffit de tourner les pages pour retrouver les discussions - bonne soirée -

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Avatar huarsy

huarsy

19 septembre 2012 17:56


Attente

Cette graine que je tiens
dans le creux de ma main,
qu’en naîtra-t-il demain ?
Un roseau ou un chêne ?
Quelque plante de jardin ?
J’ignore et ne m’en plains.
Mais le coeur me palpite,
sachant qu’en elle habite
une vie qui attend
mon plaisir du moment
et qui dira : présent
pourvu que je lui trouve
bonne terre qui la couve.
Ainsi, bonne graine attend.
Cet amour que tu tiens
dans le creux de ta main,
qu’en naîtra-t-il demain ?
Mon bonheur, ou ma peine ?
Ou mes regrets sans fin ?
Je l’ignore, ô combien.
Mais là, mon coeur se glace
de ne savoir ma place
au destin qui attend
ton plaisir du moment.
Car c’est toi qui choisis,
et c’est moi qui subis.
Bonne chienne qui attend.
Et bon chien s’y entend.
Esther Granek, Portraits et chansons sans retouches, 1976

Merci pour vos participations - au plaisir de vous lire -
Bonne soirée - :bisous:

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Avatar kankou

kankou

19 septembre 2012 17:23

@Topier A lire en sautant une ligne à chaque fois... la lettre de George Sand ....j'ai plaisir à la redire et suis :mdr:

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Avatar tiopier

tiopier

19 septembre 2012 15:32

Lettre de George Sand à Alfred de Musset :
Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
dont vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourrez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.

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Avatar kankou

kankou

19 septembre 2012 07:21

@Syssy .c'est une chanson de Serge Reggiani ??je crois :cligne:

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Avatar syssy62

syssy62

19 septembre 2012 05:16

Ilsuffirait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise "Je t’aime"
Que je te prenne par la main
Pour t’emmener à Saint-Germain
T’offrir un autre café-crème

Mais pourquoi faire du cinéma
Fillette allons regarde-moi
Et vois les rides qui nous séparent
A quoi bon jouer la comédie
Du vieil amant qui rajeunit
Toi même ferais semblant d’y croire

Vraiment de quoi aurions-nous l’air
J’entends déjà les commentaires
"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver"

Il suffirait de presque rien
Pourtant personne tu le sais bien
Ne repasse par sa jeunesse
Ne sois pas stupide et comprends
Si j’avais comme toi vingt ans
Je te couvrirais de promesses

Allons bon voilà ton sourire
Qui tourne à l’eau et qui chavire
Je ne veux pas que tu sois triste
Imagine ta vie demain
Tout à côté d’un clown en train
De faire son dernier tour de piste

Vraiment de quoi aurais-tu l’air
J’entends déjà les commentaires
"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver"

C’est un autre que moi demain
Qui t’emmènera à St-Germain
Prendre le premier café crème
Il suffisait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise "Je t’aime"

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