
kankou
<< la guinguette! ça va guincher!! >>
Le bal musette
Au bal musette ! Ah ! Quel plaisir !
On va guincher tout à loisir !
Oublier le quotidien, la vie en gris.
Sourire au temps présent qui s’enfuit.
Ils se rejoignent pour une java,
Un tango, un slow ou une salsa.
Elle lui a accordé cette danse.
Peut-être que commence une romance !
Au son de l’accordéon,
L’amour naît, parfois, en chanson !
Farandoles, ritournelles et flonflons,
Les rythmes libèrent, aussi, les passions.
La musique envoûte les cœurs.
Les danseurs oublient ce monde dur et lourd.
Les yeux dans les yeux ou joue contre joue,
Ils se donnent du bonheur.
Danser pour garder la folie.
Danser dans les bras de Marie.
Valser pour que dure la fête.
Valser à faire tourner les têtes.
Ah, que de fous tourbillons !
Vibrer et se donner le frisson.
Se griser d’un air entraînant
Rêver à un amour brûlant.
Puis vient la dernière danse :
Un air populaire, une romance,
Une valse de Vienne, un air de barcarolle.
L’accordéon se tait, et finit la farandole.
(un internaute)
syssy62
si tu t"imagines
Si tu t'imagines
si tu t'imagines
fillette fillette
si tu t'imagines
xa va xa va xa
va durer toujours
la saison des za
la saison des za
saison des amours
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures
Si tu crois petite
si tu crois ah ah
que ton teint de rose
ta taille de guêpe
tes mignons biceps
tes ongles d'émail
ta cuisse de nymphe
et ton pied léger
si tu crois petite
xa va xa va xa va
va durer toujours
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures
les beaux jours s'en vont
les beaux jours de fête
soleils et planètes
tournent tous en rond
mais toi ma petite
tu marches tout droit
vers sque tu vois pas
très sournois s'approchent
la ride véloce
la pesante graisse
le menton triplé
le muscle avachi
allons cueille cueille
les roses les roses
roses de la vie
et que leurs pétales
soient la mer étale
de tous les bonheurs
allons cueille cueille
si tu le fais pas
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures
Raymond Queneau, L'instant fatal
huarsy
@Frimousse - pleine Lune - la Lune est tellement claire qu'elle m'empêche de dormir -
@Toinette55 - grand poète que ce Mr Rimbaud -
@Tiopier - j'aime l'humour de ton poème -
@Kankou - oui, attendre demain et demain ; le tout est de faire retenir le "suicidaire"
André Quain
Désert
Il est des pays chauds et secs.
Où le sable même est brûlant.
Et le vent rivalise avec,
pour que plus rien n'y soit vivant.
Survivre dans cette fournaise,
n'est pas facile évidemment.
Mais certaines plantes s'y plaisent,
et y parviennent cependant.
Dans ces vastes terrains arides,
où il ne pleut que rarement.
Elles n'ont autour d'elles que le vide,
et n'ont pas d'ombre assurément.
Le chacal, courbant son échine,
ne s'en approche pas souvent.
Car le cactus a des épines,
et le chardon également.
Il est aussi, je crois des gens,
qui vivent au milieu d'un désert.
Mais leur coeur est évidemment.
de bois mort, plutôt que bois vert.
Car il ne peut être possible,
qu'un autre être humain comme moi,
subisse un sort aussi horrible,
que le mien, quand je suis sans toi.
J'ai tant besoin de ta présence,
je veux pouvoir toucher ta main,
et ne peux subir ton absence.
quand je m'éveille le matin.
Viens consoler mon âme en peine,
Pardonne-moi d'avoir fauté.
S'il se pouvait que tu reviennes,
ton regard, comme une rosée,
serait pour moi comme eau bénite.
et je serais comme un ermite,
buvant l'eau de son bénitier.
tiopier
Petit poème
La nuit était noire
La lune était blanche
Nous étions seuls
Elle et moi
Sa peau si douce
Ses yeux si bleus
Je savais ce qu'elle
Attendait de moi
Je lui dis de se calmer
De ne pas se rebeller
Je fis courir ma main
Doucement sur ses reins
Je n'y connaissais rien
Mais je fis de mon mieux
Pour placer mes doigts
Délicatement entre ses seins
Je me souviens de ma peur
De l'excitation de mon coeur
Jusqu'à ce moment béni
Où ma honte s'enfuit
Après quelques Hisse et Han
Il ne fallut pas longtemps
Pour qu'en un jet puissant
Jaillisse le liquide blanc
Enfin j'avais réussi
J'étais un homme à présent
C'était la toute première fois cet automne...
Que je trayais une vache Bretonne.
kankou
J'ai trouvé ce poème sur un site …. Il interpelle
lettre à un suicidaire
Tout est noir autour de toi
Tout est flou dans ta tete
La vie n'est plus qu'une grande souffrance
Ton ame n'est plus qu'un gouffre de silence.
Tu te demande "qu'est ce que je fais là ?"
Et tu pense que tu n'en peux plus,
Que tu ne peux aller plus loin.
Mais dis-moi, la mort tu sais,
Elle viendra c'est sur ;
c'est meme la seul chose qui nous arrivera à tous ;
Alors pourquoi se presser?
As -tu songé à tout ce que tu n'as pas fait,
A tout ce que tu n'as pas vu,
A tous ceux que tu n'as pas encore rencontrés?
Ils sont là, quelque part, programmés
Sur le fil ténu de l'avenir de ta vie.
Mais si tu coupe ce fil, alors tout cela sera perdu.
N'as-tu pas la curiosité de voir cela?
Alors dis-moi : L'idée d'une vie entière te fait peur,
Mais l'idée d'un jour? d'un jour de plus à attendre
Pour remettre ton geste,
Est-ce trop te demander?
Alors si tu peux attendre un jour de plus, fais-le.
Et demain, et bien demain essaies de te dire la meme chose.
Tu sais, demain peut-etre tu dois rencontrer un etre qui va boulverser ta vie,
Alors, tu ne voudrais pas le manquer, dis?
Et si ce n'est pas demain, peut-etre aprés-demain...
Alors attends encore un jour...
Et demain tu attendras encore un jour..."
Je ne sais pas qui l'a écrit,.... mais je trouve que ça….. Fait réfléchir
huarsy
Une vie ne suffit pas.
Si je te disais que
Le temps me manque :
Pas assez pour tout lire
Pas assez pour tout vivre.
Ça suffit pas, ça me suffit pas,
Une vie n'est pas assez.
Je veux plus, un peu plus,
Un infini sans limite.
Je veux rajouter des heures
Sur le cadran de ma montre,
Je veux arrêter les aiguilles
Ne plus qu'elles tournent.
Je veux prendre le temps de faire le deuil
De l'instant qui a passé
Sans pour autant m'empêcher de vivre,
Et y a pas assez de jours pour ça.
Je veux vivre plus, le temps me manque.
Je veux l'infini dans mon sablier,
Je veux me laisser le temps de rêver,
Je veux avoir le temps de crever.
Je veux me souvenir de choses oubliées,
Et réapprendre mes erreurs,
Avoir le temps de les refaire,
Pour mieux tirer les conclusions.
Je veux partir à l'aventure,
Je veux connaître l'inconnu,
Je veux une année dans les nuages,
Que ma jeunesse ne finisse plus,
Je veux pouvoir écrire de beaux vers,
Je veux avoir le temps de chercher mes rimes ;
Je veux plus qu'une simple vie,
Je veux vivre l'exceptionnel.
J'aime vous lire - bonne soirée - :bisous:
huarsy
Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.
Voilà que j'ai touché l'automne des idées,
Et qu'il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.
Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?
- Ô douleur ! Ô douleur ! Le temps mange la vie,
Et l'obscur ennemi qui nous ronge le cœur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie !
[ L'ennemi ]
Poèmes de Charles Baudelaire
Merci à vous - bonne soirée -
kankou
FLEUR OU FEMME
Graine Fragile
La terre la nourrit,
L'eau la rafraîchit.
De boutons en boutons
Elle s'épanouit. Comme une jeune fille
Elle aime paraître chaque jour au balcon.
Si l'arrosage est insuffisant
Elle commence à végéter
Puis à s'étioler.
Les pétales tombent un à un.
Elle a un air penchant
Et dans la tiédeur du soir s'éteint.
Femme ou fleur,
La vie bat son plein
Et chante un hymne sans fin
Qui vibre au fil des ans
Au son du bonheur
Malgré les épreuves du temps.
Femmes en quête de mariage
Prenez grand soin
De votre corps et de votre teint.
Femmes d'un âge avancé
Ne tournez pas trop vite la page,
Il vous faut encore plaire à l'être aimé.
Mélanie
huarsy
Sans doute, pensez vous que mon trésor
Se compte sur les doigts de nos mains,
Que sa richesse brille au soleil comme l'or,
Que ce trésor s'achète, se vend sans fin.
Mon précieux trésor n'a pas de prix
Il vaut plus que l'or, plus qu'un rubis.
Mon trésor c'est mes vrais amis,
Ma famille, mon doux chéri.
Mon précieux trésor , c'est aussi mes souvenirs,
Mon amour, mes rêves, ma vie à venir.
Une vie heureuse comblé de tendresse, d'amour
Qui chaque heure m'entoure d'amour.
Mon précieux trésor n'appartient qu'à moi
Personne ne l'a ni l'aura.
Nul ne peut me l'acheter, me l'ôter
Ni le copier ni le garder.
Car même si je perds ma famille , mes amis
Il reste mes doux souvenirs gravés ici.
Anonyme
@Frimousse - le bonheur est fait d'un petit rien - :bisous:
huarsy
Sois soumis, mon chagrin, puis dans ton coin sois sourd.
Tu la voulais la nuit, la voilà, la voici :
Un air tout obscurci a chu sur nos faubourgs,
Ici portant la paix, là-bas donnant souci.
Tandis qu'un vil magma d'humains, oh, trop banals,
Sous l'aiguillon Plaisir, guillotin sans amour,
Va puisant son poison aux puants carnavals,
Mon chagrin, saisis-moi la main; là, pour toujours,
Loin d'ici. Vois s'offrir sur un balcon d'oubli,
Aux habits pourrissants, nos ans qui sont partis;
Surgir du fond marin un guignon souriant;
Apollon moribond s'assoupir sous un arc,
Puis ainsi qu'un drap noir traînant au clair ponant,
Ouïs, Amour, ouïs la Nuit qui sourd du parc.
Georges Perec -
@Kankou - comme ça c'est la "totale" :rire: - sourd, aveugle et Alzheimer -
@Frimousse127 - douceur de l'automne -
@Toinette55 - bonté, respect.......facile à dire - à écrire, faut que j'arrive à faire chaque jour !!!
@Syssy62 - la "destinée" !
kankou
Alzheimer
Qu'as-tu vieux paysan ?
Fuis-tu la vie ?
La vie te fuit-elle ?
Tes regards fixent avec frayeur les objets...
tes pantoufles t'intriguent.
Je t'aime, mais tu ne me connais pas...
On est obligé de te rappeler qui je suis et quel est mon nom.
À quoi penses-tu, grand homme de la nature, toi qui longe les barres tendues
le long des couloirs des hôpitaux
Ta vie est clôturée par des murs hauts.
Et cette infirmière qui te prend pour son gosse !
Montre-lui, grand-père, que tu ne maîtrises plus tes faits et gestes.
Montre-lui, quand même, tes savoirs et tes besoins d'espace.
Pourquoi éprouves-tu ce sentiment de fuite où que tu sois ?
As-tu peur des hommes ?
Voudrais-tu fuir la réalité de ce monde ?
Que caches-tu, vieil homme, derrière ce masque de l'oubli ?
Tu reconnais ton copain de classe et tu ne me reconnais pas
Moi, ta petite-fille qui t'aime tant ?
Tant de maladies détruisent les plus intelligents des hommes.
Oh, grand-père,
Quelle ânerie cette maladie !
Écrit par Séverine, 15 ans.
syssy62
Destinée
Comme l’eau stagnante d’une rivière morte
L’histoire d’une vie qui me reporte
de l’espoir aux démons que je supporte
Je hante mon quotidien, simple cloporte
Une étincelle émotionnelle qui se nourrit d’un rien
une addiction virtuelle qui me maintient
Jamais je ne pourrais sortir de ces entretiens
Un sourire, un geste maladif je me contients.
Au fond de moi comme un trésor de vie
Sublimer cet espoir, une question de survie
Ô combien admettre son manque d’envie
Que ce jour là enfin arrive, ma destinée sans son avis.
Ethan Street
