
kankou
Le brouillard
Le brouillard a tout mis
Dans son sac de coton ;
Le brouillard a tout pris
Autour de ma maison
Plus de fleurs au jardin,
Plus d'arbres dans l'allée ;
La serre des voisins
Semble s'être envolée.
Et je ne sais vraiment
Où peut s'être posé
Le moineau que j'entends
Si tristement crier.
Maurice Carême
kankou
Chaque jour elle peut être présente
La gentillesse . . .
Accompagner toute notre vie
Se faire aussi plutôt absente
Malgré tout ce qu'on en dit
La gentillesse c'est un sourire
Une main tendue,de l'amitié
C'est tout simplement un plaisir
Qu'on est heureux de partager
Il faut savoir l'entretenir
Pour garder au fond de nos coeurs
Tout ce qui peut nous faire grandir
Pour vivre dans un monde meilleur
'(inconnu)

maryola
Toi femme
Femme de la couleur
Claire
Au noir d'ébène
Tes beaux yeux
Et ton corps
Devenus
Par la folie de l'homme
Corps mutilé
Par jambes bras cassés
Traumatismes
Qui conduit
Au coma
Et qui malheureusement
pour certaines
La dernière demeure
Est le cimetière
Hommage
A ces femmes
Dont le sang
Crie du fond de la tombe
Où celui qui lui à dit un jour :
" je t'aime"
La conduit
huarsy
Jean de LA FONTAINE (1621-1695)
L'Amour et la Folie
Tout est mystère dans l'Amour,
Ses flèches, son Carquois, son Flambeau, son Enfance.
Ce n'est pas l'ouvrage d'un jour
Que d'épuiser cette Science.
Je ne prétends donc point tout expliquer ici.
Mon but est seulement de dire, à ma manière,
Comment l'Aveugle que voici
(C'est un Dieu), comment, dis-je, il perdit la lumière ;
Quelle suite eut ce mal, qui peut-être est un bien ;
J'en fais juge un Amant, et ne décide rien.
La Folie et l'Amour jouaient un jour ensemble.
Celui-ci n'était pas encor privé des yeux.
Une dispute vint : l'Amour veut qu'on assemble
Là-dessus le Conseil des Dieux.
L'autre n'eut pas la patience ;
Elle lui donne un coup si furieux,
Qu'il en perd la clarté des Cieux.
Vénus en demande vengeance.
Femme et mère, il suffit pour juger de ses cris :
Les Dieux en furent étourdis,
Et Jupiter, et Némésis,
Et les Juges d'Enfer, enfin toute la bande.
Elle représenta l'énormité du cas.
Son fils, sans un bâton, ne pouvait faire un pas :
Nulle peine n'était pour ce crime assez grande.
Le dommage devait être aussi réparé.
Quand on eut bien considéré
L'intérêt du Public, celui de la Partie,
Le résultat enfin de la suprême Cour
Fut de condamner la Folie
A servir de guide à l'Amour.
@Caloumaya - le pain petit chose indispensable à notre quotidien
@Christie002 - moment de tendresse -
Bonne :dort:
huarsy
Pierres précieuses
Pendant des millénaires, dans votre gangue de roche,
Vous avez dormi, dans les entrailles de la terre.
Peaufinant vos facettes, vos formes, vos couleurs,
Vous avez attendu patiemment votre heure.
Et, au hasard des phénomènes climatiques,
Où, par la main de l’homme
Vous fûtes découvertes.
Miracle des éléments naturels,
Vous êtes apparues dans toute votre splendeur!
Des verts, des bleus des rouges,
Des couleurs de feux, de glaces,
Des myriades de tons, de formes,
Toutes aussi magnifiques les unes que les autres,
Pierres précieuses où semi-précieuses,
Vous êtes les plus recherchées,
Les plus convoitées,
Vous êtes espérances pour certains,
Désespoirs pour d’autres,
Vous enrichissez, où appauvrissez,
Vôtre beauté n’est égale à aucune autre pareille,
Vous êtes recherchez pour votre eau, votre limpidité,
La nature vous a créé pure, chaude, lumineuse,
Où froide selon son humeur,
On vous révère, où l’on vous maudit,
Mais vous ne laissez personne indifférent
Pierres de toutes les convoitises, vous faites rêvées.
Josyan le 29 / 05/ 2007
huarsy
Certain renard gascon, d'autres disent normand,
Mourant presque de faim, vit au haut d'une treille
Des raisins mûrs apparemment,
Et couverts d'une peau vermeille.
Le galand en eût fait volontiers un repas ;
Mais comme il n'y pouvait atteindre :
" Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats. "
Fit-il pas mieux que de se plaindre ?
[ Le Renard et les Raisins ]
Poèmes de Jean de La Fontaine
@Frimousse - merci à toi fidèle - :bisous:
à toi @Christie002 aussi :bisous:
huarsy
@Ctoicmoi - @Mouette - @1952sivry - toutes, et tous, vous qui lisez où êtes-vous ?
@Kankou - merci de penser aux femmes ! :bisous:
@Frimousse - bien ce poème homme - homme de couleurs - :bisous:
Pour l'autoroute de l'Amour comme me dit : Maman, il faudrait pouvoir partir à deux !
:cligne:
kankou
Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets,
A celles qu'on connaît à peine,
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais.
A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à la fenêtre,
Et qui preste, s'évanouit,
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui.
A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage,
Font paraître court le chemin ;
Qu'on est seul peut-être à comprendre,
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main.
A celles qui sont déjà prises,
Et qui vivant des heures grises
Près d'un être trop différent,
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant.
Chères images aperçues,
Espérances d'un jour déçues,
Vous serez dans l'oubli demain ;
Pour peu que le bonheur survienne,
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin.
Mais si l'on a manqué sa vie,
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus,
Aux coeurs qui doivent vous attendre,
Aux baisers qu'on osa pas prendre,
Aux yeux qu'on a jamais revus.
Alors aux soirs de lassitude,
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir,
On pleure les lèvres absentes
De toutes les belles passantes
Que l'on a pas su retenir.
d'Antoine Pol
huarsy
A qui n'est-il jamais arrivé
De lever les yeux vers un ciel étoilé,
De plonger son regard dans ces astres éclairés
Qui illuminent les longues soirées d'été.
S'allonger au milieu de rien
Et se laisser aller, seulement se sentir bien,
Contempler les cieux au-dessus de soi,
Se laisser envahir par cette simple joie
Se sentir minuscule face à cet infini,
N'être pas grand chose, être tout petit
Mais en même temps fort et puissant
Tout en contemplant ce firmament.
Faire le vide en soi, ne pas réfléchir,
Oublier le passé, le présent et l'avenir,
Juste être là, s'en contenter
Et puis bien sûr en profiter
Perdre une à une ses notions,
Ne plus vraiment faire attention,
Simplement regarder les étoiles briller
Et ainsi ne rien regretter
Il serait en effet bien dommage
De se priver d'un si beau paysage,
De passer à côté de ce simple plaisir
Qui pourrait graver tant de bons souvenirs.
Il faut parfois savoir se contenter de peu
Pour parvenir à être heureux.
De petits riens peuvent suffire,
Nous égayer, nous faire un sourire.
Ils sont à la portée de chacun,
Ils n'appartiennent pas qu'à un
Tous peuvent donc en bénéficier,
Et ce n'est pas si compliqué
Lylou -
@Frimousse - le petit lutin c'est un clin d'œil à MC pour VB ! :bisous:
@Kankou - toujours bien imagés tes poémes ! :rire: :bisous:
kankou
LES LUNETTES
Il court, il crie, maître Louis :
« Mes lunettes ont disparu ! »
Il fouille tout - son pantalon,
Ses chaussures et son veston.
Il met tout sens dessus dessous
Dans son armoire, il devient fou !
« Mais on a dû me les voler,
Elles n'ont pas pu s'envoler ! »
Il regarde sous le piano
Et puis sous les doubles rideaux.
II soulève le canapé,
Tousse et glousse, tout essoufflé.
De rage il va pour arracher
La moquette de son plancher
Ou pour appeler la police
Lorsque tout à coup, son oeil glisse
Sur un miroir - ce n'est pas vrai,
Il regarde encore - ça y est,
Les lunettes sont retrouvées!
Il les avait sur son nez.
JULAN TUWIM
Et oui ..cela arrive..L'.Alzheimer nous guette..:hihi: :cligne: pour ceux qui me connaissent (ne riez pas)
kankou
Ma dame (poème rigolo)
1 plus 1, parait t’il, cela fait 2!
C'est mathématique !
Mais c’est rarement véridique
Car si je fais le calcul avec ma moitié,
Alors, 1 + 1/2 :
Cà ne fait plus qu’1 et demi !
C'est automatique !
Hélas, aujourd'hui, ma moitié a beaucoup grossi,
Elle est boulimique,
A tel point, que je peux l'appeler mon double,
Ce qui donne, 1 plus 2, çà fait 3 !
C'est pathétique !
Mais c'est vrai, qu'en plus d'être forte,
Elle ne sait pas faire grand-chose,
On peut même dire, qu'elle est carrément zéro !
Alors voilà, 1 plus 0, çà fait toujours 1 !
Là, c'est tragique !
Mais quand il faut dépenser mon fric,
Alors là, elle en vaut 10
Et croyez-moi, ce n'est pas du tout comique !
Heureusement, depuis, elle m'a quitté,
Je me retrouves donc seul,
Ce qui fait qu'avec moi, je ne fais plus qu'1 !
C'est logique ! C’est pratique
Et c’est quand même plus économique !
Ah pourtant, que j'aimerais retrouver l'âme sœur,
Celle avec qui, à nous 2, nous ne ferions qu'1 !
Ce serait magnifique !
Que dis-je mirifique !
Ensuite, nous ferions un enfant,
Alors moi, plus elle, enceinte,
A nous 2 nous ferions 3 !
Là ce serait magique !
Que dire, ce serait l'Amérique !
Enfin, la morale de tout cela,
C'est que je ne comprends plus rien,
Aux mathématiques !
Car dans la vie, quoique l'on fasse,
Le compte n'est jamais bon !
Malheureusement pourtant, le seul résultat valable,
Se trouve au bout de notre vie,
Lorsque l'on casse sa pipe,
Là, 1 moins 1,
Cà fait bien zéro !
Et là C'est dramatique,
Mais c’est bien là, qu’est la logique !!!
Amitiés poétiques !
Fanfantastique !
par fanfan46
huarsy
Parole de chanson Toute la pluie tombe sur moi
Toute la pluie tombe sur moi
Et comme pour quelqu'un dont les souliers
Sont trop étroits,
Tout va de guingois
Toute la pluie tombe sur moi
De tous les toits
A chaque instant, je me demande vraiment
Ce qui m'arrive et ce que j'ai fait au Bon Dieu
Ou à mes aïeux pour
Qu'autant de pluie tombe, soudain comme ça... sur moi
Mais je me dis qu'au fond
J'en ai reçu bien d'autres dans ma vie
Que je m'en suis toujours sorti avec le sourire
Toute la pluie tombe sur moi
Oui mais... moi je fais comme si je ne la sentais pas
Je ne bronche pas, car
J'ai le moral et je me dis qu'après la pluie...
Vient le beau temps et moi j'ai tout mon temps
Coda :
J'ai le moral et je me dis qu'après la pluie
Oui, je sais bien qu'après la pluie
Vient le beau temps
Et moi j'ai tout mon temps
Vient le beau temps
Et moi j'ai tout mon temps...
Merci Sacha Distel, nous l'avons encore tous en tête -
kankou
[email protected] Note....:hihi:..:bisous:
« Hé bien mon jeune ami, quelle drôl’ de tête tu fais,
Tu as l’air fatigué et tu n’as pas bonne mine,
On dirait un zombie qui vient de s’enrhumer
Ou qui a abusé de trop d’amphétamines.
Tu n’es pas beau à voir et tu me fais pitié,
Tes yeux sont tout vitreux et ton regard fuyant,
Je serais à ta place j’irais me recoucher,
Tu ne tiens pas debout, pourtant y’a pas de vent.
Tu ferais peur à voir au milieu de la nuit,
Un peu de Frankenstein, un peu de Dracula,
Je te donne un conseil, c’est moi qui te le dis,
Vas donc te recoucher et planque toi sous les draps. »
« Merci mon bon miroir d’avoir cette franchise,
Tu m’as ouvert les yeux et je sais à présent,
Quelle sera ma journée, je te fais une bise,
Je vais me recoucher et prendre un remontant. »
par ALAIN01