
huarsy
Aymeric Caron
Quand tu es loin de moi, quand tu traverses une épreuve, chacune de mes pensées est dirigée vers toi. Pour te montrer à quel point je pense à toi, je te dédie ce poème.
Jour et nuit, tu es dans mon cœur.
Entièrement dévoué, il ne bat que pour toi.
Pouvoirs de l'esprit de nous réunir en rêve,
Enchantement de pouvoir te retrouver en pensée.
Nous sommes éloignés et pourtant je suis proche,
Sentant cette connexion incassable qui nous unit.
Etrange et rassurante, elle me permet de surmonter ton
Absence et me rapproche un peu plus de toi chaque jour.
Tous les deux, nous ne faisons qu'un par nos esprits
Ouverts l'un à l'autre sans réserve et pour toujours.
Impossible pour moi de croire que loin des yeux loin du coeur.
huarsy
Inégalité du superflu
Tourbillons de désirs
paramétrant notre bonheur décadent
Humanité arythmique
Possessions
Éblouis par la lumière
les ectoplasmes en transhumance
se laissent guillotiner
par l’orgasme matérialiste
Troupeau malade de richesse
Petit Chaperon Rouge éphémère
de notre société putréfiée
Le Loup jubile
dévore ta cervelle
se régénère à la fontaine des pulsions mondaines
Je ne participe pas au suicide collectif
Je vais m’envoler sur une étoile
apaisée sous la luciole de mes rêves
Sybille Rembard, 2013
kankou
🐞 Coucou @Huarsy @ Tous 🐞
Un jour par an
Un jour par an on devrait faire semblant
que la mort aille s’inscrire au chômage,
que nul ne puisse plus perdre son courage,
que personne ne soit tué pour quelques francs.
Les catastrophes dormiraient calmement,
à leur hôtel, jusques au lendemain.
Nul sur son frère ne porterait la main,
nul ne quitterait ce monde volontairement.
Plus d’incendies, plus aucun enterrement,
les assassins eux-mêmes feraient la grève.
Vous pensez sûrement: ce n’est qu’un rêve.
Moi, je dis seulement: faisons semblant.
Stig Dagerman
huarsy
Bonjour aux poètes et aux autres qui passent par ce post pour lire et apprécier la poésie -
Bon dimanche -
PAUL ELUARD (1895-1952)
Bien que ses relations avec Breton fussent conflictuelles, Eluard a été l'un des principaux surréalistes. Grand poète du lyrisme amoureux, il montre pendant la dernière guerre que l'amour et la révolte peuvent s'unir. Son poème "Liberté" (1941) le rend célèbre et le place parmi les grandes voix de la France occupée.
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux nE m'ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.
cunegonde08
Un manque toujours aussi présent
Un coeur qui saigne toujours autant
S'il est une chose difficile à vivre c'est le vide
Et comment combler un vide quand il semble aussi grand que le néant
Seul l'amour est aussi grand que le néant
Alors il faut se raccrocher à ce que l'aime
Et à ceux que l'on aime......si toutefois......
kankou
🐞 Coucou @ Huarsy @ Tous 🐞
Nous sommes bien peu de chose……sur terre :cligne:
Nous sommes bien peu de chose sur terre
Quelques grains de poussière qui,
rassemblés en masse
Forment tout simplement un être humain
Humain qui veut bien l’être,
Si dans ce corps se trouve un coeur
Qui vous envoie de la chaleur par les sentiments
Il faut bien cerner ce qu’est une vraie amitié
Ou une amitié que l’on croit vraie
Qui se transforme parfois en un abandon total
Certaines personnes passent , arrivent
Et descendent aussi vite de votre train
Vous donnent un peu d’espoir
Vous redonnent le goût de continuer
Ce chemin qu’est le lendemain
Mais d’un coup, plus de nouvelle …
L’amitié que l’on pensait devenir éternelle
Se fane comme une fleur éphémère
Savoir que l’on est pas oublié(e)s
Sentir que l’on est aimé(e)s
Par un petit bonjour, un comment vas-tu ?
Nous ressentons alors un bol d’oxygène
Nous savons que nous ne sommes pas seul(e)s
C’est ça le plus beau parcours de l’amitié,
Georges (un internaute)
huarsy
Pour toi qui se reconnaîtra - pour lui parti si jeune -
Pensées pour vous deux et vos familles -
« L’Arbre et la graine » – Benoît Marchon
Quelqu’un meurt, et c’est comme des pas qui s’arrêtent.
Mais si c’était un départ pour un nouveau voyage ?
Quelqu’un meurt, et c’est comme un arbre qui tombe.
Mais si c’était une graine germant dans une terre nouvelle ?
Quelqu’un meurt, et c’est comme une porte qui claque.
Mais si c’était un passage s’ouvrant sur d’autres paysages ?
Quelqu’un meurt, et c’est comme un silence qui hurle.
Mais s’il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie ?
huarsy
Bonjour @Vous -
(toujours d'actualité)
Le petit poisson et le pêcheur.
Petit poisson deviendra grand,
Pourvu que Dieu lui prête vie ;
Mais le lâcher en attendant,
Je tiens pour moi que c'est folie :
Car de le rattraper il n'est pas trop certain.
Un carpeau, qui n'était encore que fretin,
Fut pris par un pêcheur au bord d'une rivière.
« Tout fait nombre, dit l'homme en voyant son butin ;
Voilà commencement de chère et de festin :
Mettons-le en notre gibecière. »
Le pauvre carpillon lui dit en sa manière :
« Que ferez-vous de moi? je ne saurais fournir
Au plus qu'une demi-bouchée.
Laissez-moi carpe devenir :
Je serai par vous repêchée ;
Quelque gros partisan m'achètera bien cher :
Au lieu qu'il vous en faut chercher
Peut-être encor cent de ma taille
Pour faire un plat : quel plat ? croyez-moi, rien qui vaille.
- Rien qui vaille ? Eh bien ! soit, repartit le pêcheur :
Poisson, mon bel ami, qui faites le prêcheur,
Vous irez dans la poêle ; et vous avez beau dire,
Dès ce soir on vous fera frire. »
Un Tiens vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l'auras :
L'un est sûr, l'autre ne l'est pas.
Jean de La Fontaine.
huarsy
La terre
Envolez-moi au-dessus des chandelles noires de la terre.
Au-dessus des cornes venimeuses de la terre.
Il n’y a de paix qu’au-dessus des serpents de la terre.
La terre est une grande bouche souillée :
ses hoquets, ses rires à gorge déployée
sa toux, son haleine, ses ronflements quand elle dort
me triturent l’âme. Attirez-moi dehors !
Secouez-moi, empoignez-moi, et toi Terre chasse-moi.
Surnaturel, je me cramponne à ton drapeau de soie !
que le grand vent me coule dans tes plis qui ondoient.
Je craque de discordes militaires avec moi-même
je me suis comme une poulie, une voiture de dilemmes
et je ne pourrai dormir que dans vos évidences.
Je vous envie, phénix, faisan doré, condors.
Donnez-moi une couverture volante qui me porte
au-dessus du tonnerre, dehors au cristal de vos portes.
Max JACOB (1876-1944)
huarsy
A mour que fais tu devant tant de haine, de misère, de paroles en l'air ?
M enace de te réveiller un jour après tant de déchirements.
O toi Amour efface la méchanceté, supprime ces mots délirants, froids, destructeurs.
U nis tous ceux désirant que l'Amour soit un mot universel.
Ravive les ♥ des amoureux de la nature, des êtres pour un monde meilleur ! - VB
huarsy
@Vous toutes/tous MERCI de nous faire passer un bon moment de réflexions, de souvenirs, de textes que vous appréciez -
Merci pour ton "coucou" de Marseille @Jfeeryne - :bisous:
poésie pour chaussettes
Je vais m’appliquer à user les touches de ce clavier pour vous
Écrire sur ses chaussettes,
Vous me croirez ou non , mais il aime particulièrement
Les chaussettes, mais pas n’importe lesquelles,
Des chaussettes en fil d’écosse, celles qui viennent
S’enfiler comme un gant pour venir réchauffer
Ses jolis pieds, ce sont celles qu’il mettra
À la cheminée , pendues, bien sages, en attendant
Le père Noël.
Il me dit toujours : si j’ai de belles chaussettes, je trouverai
Toujours chaussures à mon pied!!!!
Quand il me fait un strip-tease, après l’abandon du veston,
De la chemise , du pantalon , de la cravate , et du string,
Il garde amoureusement ses chaussettes en fil d’écosse,
Çà me fais sourire et rire, il est tellement bien dedans,
Qu’il en n’oublie leur existence, je le trouve parfait dans ses
Chaussettes, il est tout simplement un fan de ses chaussettes,
Il les range précieusement dans le fond d’un tiroir, mais pour lui,
Mettre des chaussures sans chaussettes, serait un sacrilège,
Il s’angoisse, se sent tellement responsable de ses chaussettes,
Qu’il veille très minutieusement et amoureusement, au lavage de ses chaussettes, surtout ne pas
Les dépareillées, ne pas les faire rétrécir, ne pas les laisser glisser
Sour le lit, dans les draps, parfois elles nous accompagnent jusqu’au lit, mais je veille a ce qu'elles trouvent leur vraie place, sa nature coquine le stimule à toujours vouloir enfiler.....
Ses fameuses chaussettes en fil d’écosse.
Plustout
huarsy
Bonsoir aux poètes - merci -
Matin d’octobre
C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.
Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.
Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées ;
Mais ce n’est pas l’hiver encore.
Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.
François COPPÉE (1842-1908) Le Cahier rouge
kankou
🐞 Coucou @Huarsy @ Tous 🐞
À mes amis.
Rions, chantons, ô mes amis,
Occupons-nous à ne rien faire,
Laissons murmurer le vulgaire,
Le plaisir est toujours permis.
Que notre existence légère
S'évanouisse dans les jeux.
Vivons pour nous, soyons heureux,
N'importe de quelle manière.
Un jour il faudra nous courber
Sous la main du temps qui nous presse ;
Mais jouissons dans la jeunesse,
Et dérobons à la vieillesse
Tout ce qu'on peut lui dérober.
Évariste de Parny.(1851)
huarsy
Sérénité
-
A l'aurore du jour prochain,
La rose neuve de ma vie,
Un à un déplie ses pétales,
La beauté de la rose, c'est la joie du rosier.
A jamais je suis le rosier.
-
Sous l'écrasant soleil de Juin,
La rose ouverte de ma vie,
Un à un délie ses pétales,
Le parfum de la rose, c'est la voix du rosier.
A jamais je suis le rosier.
-
Dans l'air parfumé du serein,
La rose passée de ma vie,
Un à un oublie ses pétales.
Le destin de la rose, c'est la croix du rosier.
A jamais je suis le rosier.
-
En l'attente du clair matin,
Le nouveau bourgeon de la vie,
Un à un mûrit ses pétales,
Chaque jour une rose, c'est la loi du rosier.
A jamais je suis le rosier.
-
Au delà de la rose, demeure le rosier.
A jamais je suis le rosier.
-
Jacques Prévost ( Poèmes pour l'an 2000 - Extraits)
