
huarsy
Pour toi qui est différent
J’avais peur, je dois le reconnaître, Mais ça, c’était avant, avant de te connaître, J’avais peur comme on craint ce qu’on ne connaît pas, J’avais des préjugés, toi tu n’en avais pas.
Je ne savais pas ce qu’il fallait te dire, Si tu me comprenais, les gestes à proscrire, Si tu étais, pour moi, un adulte, un enfant, Mais j’ai compris très vite : tu es toi, simplement.
Tu es venu vers moi, visage souriant, Tu m’as pris par la main, d’un geste rassurant, Moi, je voulais t’aider, c’est toi qui m’a guidée Et notre « différence » s’est, très vite, effacée.
Si tes yeux sont bridés, je le sais aujourd’hui, C’est d’offrir, tout le temps, ce visage ravi, Si ton cœur est si gros, c’est pour mieux contenir, Tout cet amour, immense que tu veux nous offrir.
Veux-tu que je te dise où est la différence ? Toi, tu sais tout donner, sans pudeur , sans méfiance, Moi, de mon côté, j’apprends à regarder, Derrière le handicap, ta belle humanité.
La tolérance, vois-tu, c’est quand l’intelligence, Pas celle de l’esprit, mais bien celle du cœur, Réussit à gommer toutes les différences, A reconnaître, chez l’autre, sa véritable valeur.
Massannie
huarsy
Portrait de l’autre
L’Autre : Celui d’en face, ou d’à côté, Qui parle une autre langue Qui a une autre couleur, Et même une autre odeur Si on cherche bien…
L’Autre : Celui qui ne porte pas l’uniforme Des bien-élevés, Ni les idées Des bien-pensants, Qui n’a pas peur d’avouer Qu’il a peur…
L’Autre : Celui à qui tu ne donnerais pas trois sous Des-fois-qu’il-irait-les-boire, Celui qui ne lit pas les mêmes bibles, Qui n’apprend pas les mêmes refrains…
L’Autre : N’est pas nécessairement menteur, hypocrite, vaniteux, égoïste, ambitieux, jaloux, lâche, cynique, grossier, sale, cruel… Puisque, pour Lui, l’AUTRE… C’est Toi
Robert Gélis
huarsy
La différence
Pour chacun, une bouche deux yeux deux mains deux jambes
Rien ne ressemble plus à un homme qu’un autre homme
Alors entre la bouche qui blesse et la bouche qui console
entre les yeux qui condamnent et les yeux qui éclairent
entre les mains qui donnent et les mains qui dépouillent
entre le pas sans trace et les pas qui guident où est la différence la mystérieuse différence ?
Jean Pierre Siméon
huarsy
L’homme qui te ressemble
J’ai frappé à ta porte pour avoir un bon lit j’ai frappé à ton coeur pour avoir un bon lit pour avoir un bon feu pourquoi me repousser ? Ouvre-moi mon frère...!
Pourquoi me demander si je suis d’Afrique si je suis d’Amérique si je suis d’Europe ? Ouvre-moi mon frère...!
Pourquoi me demander la longueur de mon nez l’épaisseur de ma bouche la couleur de ma peau et le nom de mes dieux ? Ouvre-moi mon frère...!
Ouvre-moi ta porte Ouvre moi ton coeur Car je suis un homme L’homme de tous les temps L’homme de tous les cieux L’homme qui te ressemble...!
René Philombé (Yaoundé,1977)
huarsy
L’autre
L’autre, femme ou homme, de la même espèce que moi, et pourtant différent, comment le regarder ? Comment me comporter face à lui ?
Si je vois en lui un ennemi qui me menace, qui me fait peur, je ne songe qu’à me défendre contre lui, et pour mieux me défendre, à l’attaquer. C’est cela le racisme.
Si je vois en lui un obstacle qui gêne ma progression, je ne cherche qu’à le dépasser, à l’éliminer. C’est cela la compétition qui transforme la vie de chacun en une suite de batailles parfois gagnées, en guerre toujours perdue.
Pour être réaliste, je dois voir en l’autre une source qui contribuera à ma propre construction. Car je suis les liens que je tisse ; me priver d’échanges c’est m’appauvrir. Le comprendre c’est participer à l’Humanitude.
La poésie est le plus mystérieux et parfois le plus efficace moyen d’échange. Les poèmes sont des sources convergentes apportant au lecteur la douceur de l’eau et la violence du torrent.
Albert Jacquard
huarsy
En souhaitant un monde meilleur !
L'hiver est là sur les toits du village
Le ciel est blanc, et j'entends
La chorale des enfants
Dans la vieille église, sur un orgue
Aux couleurs du temps
Que la paix soit sur le monde
Pour les cent mille ans qui viennent
Donnez-nous mille colombes
A tous les soleils levant
Donnez-nous mille colombes
Et des millions d'hirondelles
Faites un jour que tous les hommes
Redeviennent des enfants
Demain c'est nous, et demain plus de guerre
Demain partout, les canons
Dormiront sous les fleurs
Un monde joli est un monde
Où l'on vit sans peur
Que la paix soit sur le monde
Pour les cent mille ans qui viennent
Donnez-nous mille colombes
A tous les soleils levant
Donnez-nous mille colombes
Et des millions d'hirondelles
Faites un jour que tous les hommes
Redeviennent des enfants
vishale
Il ne se voit,dans ces moments de bonheur que Noêl et nouvel an nous apportent, dans les yeux étincelants de nos enfants et petits enfants à l' approche de ses fêtes si prometteuses la venue du père Noel avec ses cadeaux par milliers ( enfin presque) qui se se fait pressant, et aussi tout le bonheur des gens qui sont loin,l' un de l' autre , et qui vont se retrouver pour la nouvelle année et faire des projets prometteurs , je pense à ses militaires en Afghanistan , au Mali et Afrique occidentale loin de leur famille toute l' année , qui sont dans une terrible attente de retour, en parfaite condition de santé, à ceux aussi qui doivent travailler pendant ces jours de liesse dont souvent on bafoue le métier( Policiers, pompiers, gendarmes, douaniers , infirmières, excusez moi si j' en oublie), Je vous souhaite à tous et à toutes des bonnes fêtes de fin d' année
huarsy
Merci à vous pour ce petit moment bonheur de lecture de vos poèmes choisis -
L’Etoile
Je revois l’étoile,
et je vois.
Je vois la mer se reposer
dans le reflet de la lune.
Tout le monde peut voir.
Tout le monde peut voir
l’immense joie de la nuit.
Un miroir si calme
d’un visage qui brille,
tranquillement.
Tout le monde peut boire
La boisson si douce et amère.
L’immense joie de la nuit.
Et je vois si clair,
Comme si ce fut… le jour
La nuit étincelle.
Tout le monde enchanté.
Tout ce monde enchanté…
La joie est si calme à la fin de la nuit.
Et je vois si clair,
Comme si ce fut le jour.
Chloe Douglas, 1992
huarsy
La lune était sereine et jouait sur les flots. -
La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,
La sultane regarde, et la mer qui se brise,
Là-bas, d'un flot d'argent brode les noirs îlots.
De ses doigts en vibrant s'échappe la guitare.
Elle écoute... Un bruit sourd frappe les sourds échos.
Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,
Battant l'archipel grec de sa rame tartare ?
Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour,
Et coupent l'eau, qui roule en perles sur leur aile ?
Est-ce un djinn qui là-haut siffle d'une voix grêle,
Et jette dans la mer les créneaux de la tour ?
Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ?
Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,
Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé
Du lourd vaisseau, rampant sur l'onde avec des rames.
Ce sont des sacs pesants, d'où partent des sanglots.
On verrait, en sondant la mer qui les promène,
Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine...
La lune était sereine et jouait sur les flots.
(inconnu)
gardien14
Toutes les femmes du monde
"Il " a rempli la Terre de toutes ces orchidées Qui ont tant besoin d'amour dans leur fragilité Pour faire notre bonheur et combler notre cœur
"Il " a créé ces fleurs avec toutes les couleurs : Blondes filles du Nord Aux longs cheveux pleins d'or Qui viennent du bord des mers Où chantent les sirènes.
Brunes biches aux abois Qu'on aperçoit parfois Au détour d'un chemin Quand décide le destin
Rousses aux tempéraments Semblables à des pur-sang Le feu sur votre visage Éclate en petites taches.,
Femmes à la peau bronzée Derrière vos formes voilées, Vos prunelles étincellent Comme les éclairs du ciel
Papillons jaunes d'Orient Qui sourient tout le temps, Silhouettes effacées, Aux longues nattes tressées.
Filles noires du soleil A la bouche roses vermeille Aux dents blanches éclatantes, Aux longues boucles pendantes
Il " vous a fait si belles et chacune différente Votre seule présence nous redonne confiance,
Pour élever notre esprit et nous montrer l'amour, Car une vie sans vous, n'a vraiment plus de goût !
huarsy
À vous mes amis.
Recueil : L'amitié (2010)
Qu'il est si doux et si agréable d'être avec vous ;
Se sentir être quelqu'un qui fait que tout à chacun
Aime se retrouver en nos moments de fraternité.
La chaleur de vos cœurs, la douceur de vos âmes,
Nos instants de bonheurs, vos mots qui me charment,
D'une si belle amitié où nos cœurs ont ainsi fusionnés.
Au secret de nos vies des fleurs se sont épanouies,
En instants de bonheurs qui font que chaque heure,
Eclosent toutes en douceur en nos mains unies.
En une douce espérance, sans moindre défaillance,
Partageant émotions et envies, nos passions et soucis,
Aux chemins de nos vies nos âmes se sont réunies.
Merci à vous, chers amis, qui fait que chaque jour
Ma vie est un bonheur d'une confiance sans détour,
Et d'une si belle amitié où nos âmes se sont liées.
Maxalexis -
MERCI @Sarina59490 - quelle sacrée surprise que ton cadeau qui me touche énormément (je t'appelle dès que possible) gros :bisous:
kankou
☁ ☁ Coucou @Huarsy @ Tous ☁ ☁
La grève des sapins
C'est la grève des sapins
Des aiguilles des pommes de pin
Ils veulent tous être palmiers
Cerisiers ou bananiers
Jujubier ou grenadier.
Les sapins sont fatigués
A la fin de chaque année
Toutes ces guirlandes à porter
Çà leur donne le dos courbé
Les sapins sont enrhumés
De vivre près des cheminées
Sans air pur sans horizon
Enfermés dans des maisons
Les sapins en ont assez
De faire de l'ombre l'été
Sans être remerciés
Et l'hiver d'être coupés
Les sapins font grise mine
Et attrapent des angines
Qu’ils soignent avec du parfum
A la sève de sapin!
Les sapins ont déclaré
Que pour la nouvelle année
Ils se mettront en congé
La forêt sera fermée
Les sapins s'en vont au vert
Les sapins quittent l'hiver
Pour aller se faire bronzer
Au chaud sous les cocotiers!
Dominique Dimey
huarsy
À Charles Morice
De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.
Il faut aussi que tu n'ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise
Rien de plus cher que la chanson grise
Où l'Indécis au Précis se joint.
C'est des beaux yeux derrière des voiles
C'est le grand jour tremblant de midi,
C'est par un ciel d'automne attiédi
Le bleu fouillis des claires étoiles!
Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la Couleur, rien que la nuance!
Oh! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor !
Fuis du plus loin la Pointe assassine,
L'Esprit cruel et le Rire impur,
Qui font pleurer les yeux de l'Azur
Et tout cet ail de basse cuisine !
Prends l'éloquence et tords-lui son cou !
Tu feras bien, en train d'énergie,
De rendre un peu la Rime assagie.
Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où ?
Ô qui dira les torts de la Rime ?
Quel enfant sourd ou quel nègre fou
Nous a forgé ce bijou d'un sou
Qui sonne creux et faux sous la lime ?
De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée
Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée
Vers d'autres cieux à d'autres amours.
Que ton vers soit la bonne aventure
Eparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym...
Et tout le reste est littérature.
VERLAINE : L'Art poétique(composé en 1874)
huarsy
Merci à vous toutes pour ces belles lectures -
Un rappel d'une poésie de :
Victor HUGO (1802-1885)
Un manque
Pourquoi donc s'en est-il allé, le doux amour ?
Ils viennent un moment nous faire un peu de jour,
Puis partent. Ces enfants, que nous croyons les nôtres,
Sont à quelqu'un qui n'est pas nous. Mais les deux autres,
Tu ne les vois donc pas, vieillard ? Oui, je les vois,
Tous les deux. Ils sont deux, ils pourraient être trois.
Voici l'heure d'aller se promener dans l'ombre
Des grands bois, pleins d'oiseaux dont Dieu seul sait le nombre
Et qui s'envoleront aussi dans l'inconnu.
Il a son chapeau blanc, elle montre un pied nu,
Tous deux sont côte à côte ; on marche à l'aventure,
Et le ciel brille, et moi je pousse la voiture.
Toute la plaine en fleur a l'air d'un paradis ;
Le lézard court au pied des vieux saules, tandis
Qu'au bout des branches vient chanter le rouge-gorge.
Mademoiselle Jeanne a quinze mois, et George
En a trente ; il la garde ; il est l'homme complet ;
Des filles comme ça font son bonheur ; il est
Dans l'admiration de ces jolis doigts roses,
Leur compare, en disant toutes sortes de choses,
Ses grosses mains à lui qui vont avoir trois ans,
Et rit ; il montre Jeanne en route aux paysans.
Ah dame ! il marche, lui ; cette mioche se traîne ;
Et Jeanne rit de voir Georges rire ; une reine
Sur un trône, c'est là Jeanne dans son panier ;
Elle est belle ; et le chêne en parle au marronnier,
Et l'orme la salue et la montre à l'érable,
Tant sous le ciel profond l'enfance est vénérable.
George a le sentiment de sa grandeur ; il rit
Mais il protège, et Jeanne a foi dans son esprit ;
Georges surveille avec un air assez farouche
Cette enfant qui parfois met un doigt dans sa bouche ;
Les sentiers sont confus et nous nous embrouillons.
Comme tout le bois sombre est plein de papillons,
Courons, dit Georges. Il veut descendre. Jeanne est gaie.
Avec eux je chancelle, avec eux je bégaie.
Oh ! l'adorable joie, et comme ils sont charmants !
Quel hymne auguste au fond de leurs gazouillements !
Jeanne voudrait avoir tous les oiseaux qui passent ;
Georges vide un pantin dont les ressorts se cassent,
Et médite ; et tous deux jasent ; leurs cris joyeux
Semblent faire partout dans l'ombre ouvrir des yeux ;
Gorges, tout en mangeant des nèfles et des pommes,
M'apporte son jouet ; moi qui connais les hommes
Mieux que Georges, et qui sait les secrets du destin,
Je raccommode avec un fil son vieux pantin.
Mon Georges, ne va pas dans l'herbe ; elle est trempée.
Et le vent berce l'arbre, et Jeanne sa poupée.
On sent Dieu dans ce bois pensif dont la douceur
Se mêle à la gaîté du frère et de la soeur ;
Nous obéissons, Jeanne et moi, Georges commande ;
La nourrice leur chante une chanson normande,
De celles qu'on entend le soir sur les chemins,
Et Georges bat du pied, et Jeanne bat des mains.
Et je m'épanouis à leurs divins vacarmes,
Je ris ; mais vous voyez sous mon rire mes larmes,
Vieux arbres, n'est-ce pas ? et vous n'avez pas cru
Que j'oublierai jamais le petit disparu.
kankou
🐞 Coucou @Huarsy @ Tous 🐞
LA TOLÉRANCE
Et même s'il est noir, blanc, jaune, ou beurre
Et même s'il vient d'ici ou d'ailleurs
Et même si sa religion n'est pas la tienne
Saurais-tu l'accepter ?
Et même s'il n'a pas choisi sa vie
Et même s'il n'a pas les mêmes chances
Et même si ses opinions différent
Saurais-tu l'accepter ?
Et même s'il ne partage pas tes choix
Et même si tu ne le connais pas
Et même s'il adopte une autre politique
Saurais-tu l'accepter ?
Et même s'il n'a pas les mêmes pensées
Et même s'il n'a pas le même Dieu
Et même s'il est différent de toi
Saurais-tu l'accepter ?
Et même s'il n'a pas les mêmes mœurs
Et même s'il est très riche ou très pauvre
Et même s'il est plus fragile que toi
Saurais-tu l'accepter ?
Tous ensemble main dans la main mon ami
Je t'apprendrai tes droits et tes devoirs
Je crierai au respect de la liberté d'autrui
A l'indulgence, à la compréhension
Pour que vive, parmi tous : la tolérance !
CLOHOLLYDAY
