đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47


chantoon
Bonjour....toujours pas de neige sur Nancy....đąâčïžâ
En hiver
A chaque fois que la neige tombe,
Je crois voir un ange
sur un fil transparent.
La danse de cette délicate créature
est différente chaque fois.
Toute sa blancheur,
pure et brillante,
nous entoure, il semble, pour toujours.
La pure et fine Blanche Neige,
empreintée de soleils et de lunes,
nâa pas pu voir les hommes
emportés par le vent.
Cette fĂ©e de lâhiver
nâa pas sentit lâodeur de la guerre.
Elle nâa pas eu le moment de rĂ©flechir.
Mais elle sait que son cĆur, pur et jeune,
est rempli de rĂȘves et de rimes
quâelle nâa pas encore exprimĂ©s.
Elle commence une nouvelle année
avec un frisson du Nord dans le corps.
Chloe Douglas.

chantoon
Bonjour....
Le vent soufflait dans les peupliers nus,
De petites vaguelettes s'amusaient sur l'étang,
Je marchais yeux baissĂ©s, tĂȘte nue.
Et là , entre les feuilles mortes à moitié cachÚe
Une petite violette se dressait fiĂšrement...
J'ai su que le printemps se montrait..
Je repartis nez au vent et de l'espoir au coeur.
Nancy le 2/02/2018
IL fait si froid et si sombre dans l'Est..
martinemdh
La folie dĂ©cida d'inviter ses amis ,tous se retrouvĂšrent ,aprĂšs le cafĂ© la folie proposa :on joue Ă cache cache ,câest quoi ça dit la curiositĂ© ..je compte jusqu'Ă cent ,quand j'ai fini je cherche ,le premier que je trouve sera le prochain Ă compter ..tous acceptĂšrent sauf la peur et la paresse ..1,2,3,la folie commença Ă compter ..lâempressement se cacha n'importe ou ..la timiditĂ© se cacha derriĂšre une touffe d'arbre ..la joie courut au milieu du jardin ..la tristesse commença Ă pleurer ,elle ne trouvait pas d'endroit ..l'envi accompagna le triomphe et se cacha prĂšs de lui ..la folie continua de compter ..le dĂ©sespoir Ă©tait dĂ©sespĂ©rĂ© en voyant que la folie Ă©tait Ă 99..cent cria la folie ..je vais commencer Ă chercher ..la premiĂšre a ĂȘtre trouvĂ©e fut la curiositĂ© ,elle n'avait pas pu s'empĂȘcher de sortir de sa cachette pour voir qui Ă©tait le premier ..en regardant sur le cotĂ© la folie vit le doute au dessus d'une clĂŽture,ne sachant pas de quel cotĂ© il serait mieux de regarder ..et ainsi de suite ,elle dĂ©couvrit la joie ,la tristesse,la timiditĂ© ..quand ils Ă©taient tous rĂ©unis la curiositĂ© demanda :ou est l'amour ..personne ne l'avait vu ..la folie commença Ă le chercher elle chercha au dessus d'une montagne ,dans les riviĂšres ,au pied des rochers ,mais elle ne trouvait l'amour ..cherchant de tous les cotĂ©s la folie vit un rosier ,prit un bout de bois et commença Ă chercher parmi les branches,lorsque soudain elle entendit un bruit ..c'Ă©tait l'amour qui criait parce qu'une Ă©pine lui avait crevĂ© lâĆil..la folie ne savait plus quoi faire ,elle s'excusa ,implora l'amour pour avoir son pardon et alla jusqu'a lui promettre de le suivre pour toujours ..l'amour accepta les excuses ..
aujourd'hui l'amour est aveugle et la folie l'accompagne toujours ..
c'est un texte que m'a envoyé une amie vivant au Canada

chantoon
Bonjour...
***Bonjour Chantoon
Avec du retard voici pour vous....
ANNIVERSAIRE
Il paraĂźt que les fleurs parlent dâamour bien mieux que des mots, surtout lorsquâelles sont offertes Ă la plus belle des fleurs ! Joyeux anniversaire.
Chaolin **
Oh la la, c'est gentil comme tout...merci infiniment , Je suis gĂątĂ©e, flattĂ©e. đđâșïž

chantoon
Bonsoir....
INONDATIONS
Il y eut un orage, et puis deux, et puis trois âŠ
Des trombes vrombissant avec un bruit dâenfer,
Nous assourdissant tous et flagellant les toits
En y rebondissant comme une pluie de pierres.
On ne sâest pas mĂ©fiĂ© : la pluie dans le Midi
Tombe le plus souvent sous forme de torrents,
Et nous nâavons pas vu que petit Ă petit
Lâeau montait en chuintant dans les rues et les champs.
Puis elle a envahi la place, les trottoirs,
Inexorablement. Un flot sale et bourbeux.
Le ciel sây reflĂ©tait, et lâĂ©trange miroir
Etait parfois zébré des éclats lumineux
De lâorage furieux ne voulant pas mourir.
BientÎt les magasins ont été envahis,
Puis les rez-de-chaussĂ©e ⊠Il a fallu sâenfuir
En laissant tous ces riens qui étaient notre vie.
Depuis nous attendons. Lâeau est calme et tranquille
Et lâon ne voit plus rien quâune surface lisse
Des toits noirs émergeant de ce qui fut la ville.
Nous faisons attention quâaucun de nous nâen glisse.
Un vieux tout ricanant parle dâApocalypse.
Didier Léveillé.

chantoon
Bonjour, Bonjour...
Il nous faudrait un grand rayon de soleil, sous n'importe quelle forme pour nous boostera un peu plus
le moral....âïžđâïžđâïžđâïžđâïžđâïžđ
Je nous ai trouvé une poesie, un peu longue mais vous verrez trÚs plaisante à parcourir...un auteur QUE j'aime
beaucoup.....
đ đș đ đŒ đ
Berger d'abeilles.
Le doux titre et lâemploi charmant :
Ătre, en juin, un berger dâabeilles,
Lorsque les prés sont des corbeilles
Et les champs des mers de froment ;
Quand les faucheurs sur les enclumes
MartĂšlent la faux au son clair,
Et que les oisillons dans lâair
Font bouffer leurs premiĂšres plumes !
Berger dâabeilles, je le fus,
A huit ans, la-bas, chez mon pĂšre,
Lorsque son vieux rucher prospĂšre
Chantait sous ses poiriers touffus.
Quel bonheur de manquer lâĂ©cole
Que lâĂ©tĂ© transforme en prison,
De se rouler dans le gazon,
Ou de suivre lâessaim qui vole,
En lui disant sur un ton doux
Pour quâil sâarrĂȘte aux branches basses :
» Posez-vous, car vous ĂȘtes lasses ;
Belles abeilles, posez-vous !
» Nous avons des ruches nouvelles
Faites dâun bois qui vous plaira ;
La sauge les parfumera :
Posez-vous, abeilles, mes belles ! »
Et les abeilles se posaient
En une énorme grappe grise
Que berçait mollement la brise
Dans les rameaux qui bruissaient.
» PÚre ! criais-je, pÚre ! arrive !
Un essaim ! » Et lâon prĂ©parait
La ruche neuve oĂč sans regret
La tribu demeurait captive.
Puis, sur le soir, lorsque, Ă pas lents,
Du fond des pĂątures lointaines
Les troupeaux revenaient bĂȘlants
Vers lâĂ©table et vers les fontaines,
Je retrouvais mon pĂšre au seuil
Comptant ses bĂȘtes caressantes,
Et lui disais avec orgueil :
» Toutes les miennes sont présentes ! »
Le doux titre et lâemploi charmant :
Ătre, en juin, un berger dâabeilles,
Lorsque les prés sont des corbeilles
Et les champs des mers de froment !
François FabiĂ©, Fleurs de genĂȘts.
đ đș đ đŒ đ

chantoon
Bonjour...
Je l'avais bien aimĂ© ce poĂ©me d'Aragon, Ătant adolescente, je l'aime toujours autant...đ
Nous dormirons ensemble.
Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin minuit midi
Dans l'enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C'était hier que je t'ai dit
Nous dormirons ensemble
C'était hier et c'est demain
Je n'ai plus que toi de chemin
J'ai mis mon cĆur entre tes mains
Avec le tien comme il va l'amble
Tout ce qu'il a de temps humain
Nous dormirons ensemble
Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J'ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t'aime que j'en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble.
Louis Aragon