
clotidia
sous les étoiles , je chercherai ton regard
plu-tard il fera noir
j'attendrai ce soir pour y croire !
au coin du hangar derrière le square
des mots, des phrases
j'ai espoir
dis-moi ..... je voudrai te voir ......
viendras-tu , hier j'ai déjà attendu ....tu n'ai pas venu .Grr .
montreal
Le soleil
Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures
Les persiennes, abri des secrètes luxures,
Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés
Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés,
Je vais m’exercer seul à ma fantasque escrime,
Flairant dans tous les coins les hasards de la rime,
Trébuchant sur les mots comme sur les pavés,
Heurtant parfois des vers depuis longtemps rêvés.
Ce père nourricier, ennemi des chloroses,
Eveille dans les champs les vers comme les roses ;
Il fait s’évaporer les soucis vers le ciel,
Et remplit les cerveaux et les ruches de miel.
C’est lui qui rajeunit les porteurs de béquilles
Et les rend gais et doux comme des jeunes filles,
Et commande aux moissons de croître et de mûrir
Dans le coeur immortel qui toujours veut fleurir !
Quand, ainsi qu’un poète, il descend dans les villes,
Il ennoblit le sort des choses les plus viles,
Et s’introduit en roi, sans bruit et sans valets,
Dans tous les hôpitaux et dans tous les palais.
Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

chantoon
Bonjour....
Aaaah....nous l'avons maudit quand il ne brillait pas, nous l'avons appelé quand sa copine la pluie lui chipait sa place, nous l'avons encensé quand il nous faisait l'aumône de quelques rayons, et nous l'aimons quand il remplit son rôle, parfois un peu trop....
☀️☀️☀️☀️☀️☀️☀️☀️☀️☀️☀️☀️☀️
Sur le soleil
Flambeau de l’Univers, charmant Père du Jour,
Globe d’or et de feu, Centre de la Lumière ;
Admirable Portrait de la Cause première ;
Tu fais de la Nature et la Joye et l’Amour.
Comme un superbe Roy, qui brille dans sa Cour,
Couronné de Rayons, en ta haute Carrière,
Des portes d’Orient tu franchis la barrière,
Pour visiter le Gange, et le Pô, tour-à-tour.
Ainsi, marchant toûjours dans ta Pompe royale,
Et courant de l’Aurore à l’Inde Occidentale,
Tu répans, en tous lieux, ton Éclat sans pareil.
Mais, si je te compare au Dieu de la Nature
Dont tu n’es, après tout, que la foible Peinture,
Ton Eclat n’est qu’une Ombre, et tu n’es plus Soleil.
Drelincourt, Laurent, « Sur le soleil », dans Jean Rousset.
☀️☀️☀️☀️☀️☀️☀️☀️☀️☀️☀️☀️☀️

chantoon
Bonjour.....je crois que nous avons toutes et tous un souvenir ému de notre petite scolarité....
Maîtresse.
Cela fait du bien de se tourner vers ses souvenirs,
De revoir avec nostalgie vos nombreuses rentrées scolaires,
Vos premiers élèves ou ce tableau noir magique sur lequel,
Vous nous appreniez à tracer d'une main hésitante,
Ces merveilleuses lettres de l'alphabet.
Qu'il est doux de revoir votre bureau de maîtresse,
Où nous récitions d'une voix mal assurée nos premiers poèmes.
Vous vous souviendrez de ces lourds cartables en cuir,
Souvent déjà usés par nos grands frères ou sœurs,
Des livres de lecture, du livre de calcul aux problèmes illustrés,
Des cahiers du jour aux pages décorées de frise colorées,
De la trousse qui sentait bon le cuir, du plumier,
De l'ardoise et de la boîte de plumes.
Il restera, gravées au fond de votre mémoire,
Des images qui vous rappelleront ces bons moments passés,
À nous regarder user nos fonds de culottes sur ces bancs d'école.
Ce tableau sur lequel était écrit en lettres rondes,
La maxime du jour qui devenait le sujet de la leçon.
Encore aujourd'hui, il doit vous arriver de sentir,
L'odeur douceâtre de cette craie et de cette encre,
Qui flottait dans vos salles de classe.
Souvenez-vous, Madame, comme dans un vieux film,
De vos élèves courbés sur leurs pupitres en bois,
Remplir une page d'écriture à l'encre violette,
En tirant la langue ou en pinçant les lèvres.
Merci à vous pour ces merveilleuses années.
Vous souhaitant un repos bien mérité.
Maxalexis