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chantoon - 16 janvier 2014 05:47

scoubidou51
đ âš NoĂ«l đ đ
Coupez le gui ! Coupez le houx !
Feuillage vert, feuillage roux,
Mariez leurs branches ;
Perles rouges et perles blanches,
Coupez le gui ! Coupez le houx !
Câest la NoĂ«l, fleurissez vous !
Chassez les grives et les merles,
Chassez les mésanges au dos bleu
Du gui dont les fleurs sont des perles,
Du houx dont les fleurs sont du feu !
Courez Ă la forĂȘt prochaine,
Courez Ă lâenclos des fermiers ;
Coupez le gui sur le grand chĂȘne,
Coupez le gui sur les pommiers.
Coupez le houx le long des haies
Qui bordent le chemin des bois ;
Coupez le houx sous les futaies
OĂč sont nos vieux temples gaulois ?
⊠Et coupez-les par tas, par piles !
Liez en gerbes leurs rameaux,
Et quâon en pavoise les villes,
Quâon en pavoise les hameaux !
Coupez le gui ! Coupez le houx !
Feuillage vert, feuillage roux,
Mariez leurs branches !
Perles rouges et perles blanches ;
Coupez le gui ! Coupez le houx !
Câest la NoĂ«l ! Fleurissez-vous !
scoubidou51
Si Noël c'est la paix
Si NoĂ«l, câest la Paix, la Paix doit passer par nos mains.
Donne la paix Ă ton voisin...
Si NoĂ«l, câest la LumiĂšre, la LumiĂšre doit fleurir en notre vie.
Marche vers ton frĂšre pour illuminer ses jours.
Si Noël, c'est la Joie, la Joie doit briller sur nos visages.
Souris au monde pour qu'il devienne bonheur.
Si NoĂ«l c'est l'EspĂ©rance, l'EspĂ©rance doit grandir en notre cĆur.
SÚme l'Espérance au creux de chaque homme.
Si NoĂ«l c'est l'Amour, nous devons en ĂȘtre les instruments.
Porte l'Amour à tous les affamés du monde.
poĂšme haĂŻtien
scoubidou51
La ronde des santons (rondel)
Voici la ronde des santons ;
Noël revient dans les villages.
Tous les petits enfants sont sages,
Qu'ils soient du nord ou bien bretons.
C'est le réveil des marmitons :
Dindes, marrons, bûches fromages.
Voici la ronde des santons ;
Noël revient dans les villages.
Partout sonnent les clochetons,
L'air retentit de leurs messages.
L'Ă©toile đ guide les rois mages
Et dans un flot de blancs moutons
Voici la ronde des santons.
Maurice FLOCH
martinemdh
La gadoue la gadoue la gadoue
Câest jamais que de la terre est de lâeau
La gadoue la gadoue la gadoue
Ca fait shplouf ça fait flouc et câest beau
Tu sors pas de la cuisse de Jupiter
Simplement dâune boule de terre
Le Bon Dieu a fait quoi entre nous
Y a fait le premier homme avec de la gadoue
La gadoue la gadoue la gadoue
Câest jamais que de lâeau et de la terre
La gadoue la gadoue la gadoue
Ca fait shlof ça fait floc câest pas cher
On a tous un pâtit cĂŽtĂ© canard
AussitĂŽt que lâon voit une marre
Non seulement on ne lâĂ©vite pas
Mais on y va tout droit patauger dans la joie
La gadoue la gadoue la gadoue
Câest jamais que de la terre et de lâeau
La gadoue la gadoue la gadoue
Ca fait shplof ça fait flock câest trop beau
La gadoue la gadoue la gadoue
Guillaume tâas de la boue dans tes baskets
La gadoue la gadoue la gadoue
Ca fait shplaf ça fait flac et câest chouette
Tu mets ton costume du Mercredi
Ta chemise blanche tes tennis vernis
Et tu rentres le soir aussi sale aussi sale
Quâun joueur de rugby Ă la fin dâun France â Galles
La gadoue la gadoue la gadoue
Câest jamais que de la terre et de lâeau
La gadoue la gadoue la gadoue
Ă Ă Ă Ă
La gadoue la gadoue la gadoue
La gadoue la gadoue la gadoue
La gadoue la gadoue la gadoue
La gadoue la gadoue la gadoue
La gadoue la gadoue la gadoue
La gadoue
La gadoue la gadoue la gadoue
scoubidou51
CALENDRIER DE LâAVENT
Quand revient le temps de lâAvent,
Qui réjouit petits et grands,
Je me souviens des jours dâantan
OĂč je nâĂ©tais encore quâenfantâŠ
Chaque jour, jâouvrais, dĂ©licatement,
Une des fenĂȘtres et une, seulement,
Du calendrier de lâAvent
Que mâavaient offert mes parents.
Chaque ouverture cachait présent,
Une friandise le plus souvent,
Qui permettait dâattendre sagement
Noël béni en salivant.
Puisque aujourdâhui je suis plus grand,
Je me montre bien moins impatient
Mais câest toujours mon Ăąme dâenfant
Qui vibre pendant un mois durant.
Car il me plait tant ce moment
OĂč chacun cherche, en se cachant,
Comment chérir amis, parents,
En choisissant bonnes chÚres, présents.
La nuit magique que lâon attend,
Celle oĂč lâon sâaime plus fort quâautant,
Câest pour demain, câest maintenant,
Vive NoĂ«l et bientĂŽt vive lâAn !
Ampaza,
martinemdh
La premiĂšre neige
En silence sâest installĂ©e, Ă©tirant sous lâencre du ciel la robe blanche de lâhiverâŠ
Elle est venue tout doucement
Pendant la nuit
Emmitoufler de sa blancheur
Les quelques fermes du hameau
En silence sâest installĂ©e
Ătirant sous lâencre du ciel
La robe blanche de lâhiver
Avec tendresse elle a bordé
Le lit de lâĂ©tang engourdi
Couvert de sa main floconneuse
La surface dâun tain blanchĂątre
Elle est tombée tout doucement
Sans faire de bruit
Amortissant de son moelleux
La cascade de ses cristaux
Elle est venue sans rendez-vous
Parer la campagne frileuse
Dâune houppelande dâhermine
Avec talent elle a ourlé
Les toits dâune lisiĂšre blanche
VĂȘtu les arbres, les sapins
De longs manteaux immaculés
Elle est venue tout doucement
Pendant la nuit
Apaiser la terre épuisée
Par trois saisons pleines, fécondes
Elle est venue tout doucement
Sans faire de bruit
Poser son emplùtre glacé
Sur ses coups et ses contusions
Avec amour elle est venue
Panser les plaies de la nature
Et lui offrir pour quelques mois
Un relùche bien mérité.
© Catherine Gaillard-Sarron
scoubidou51
SAINTE CATHERINE (dédiée à toutes les poétesses célibataires)
Elle a eu vingt cinq ans tantĂŽt
Mais elle ne va pas se marier de si tĂŽt
Elle trouve que la vie de célibataire c'est trop beau
Elle a envie de vivre seule et libre depuis le berceau
Au prince charmant, elle y a cru un jour.
Mais, ce rĂȘve c'est enfui pour toujours.
Trop de bandits, de vauriens et de troubadours
A sa fenĂȘtre sont venus lui chanter des chansons d'amour.
Ce soir, elle se coiffera de son chapeau jaune et vert.
Pour chanter, danser et rire, sortir de son univers.
Mais, ne lui offrez pas de verres, ne jouez pas non plus les pervers.
Parlez lui simplement et tendrement en prose ou en vers.
Elle ne cherche pas vraiment une Ăąme soeur
Juste une amitié et beaucoup de bonheur
Mais qui sait, peut ĂȘtre que quelqu'un lui fera battre son coeur
Lui faisant oublier ces moments de douleurs avec un peu de douceur.
Quelque soient les difficultĂ©s que l'on rencontre en amour il faut y croire encore, chaque ĂȘtre est unique et nous faisons partie de l'unicitĂ© des ĂȘtres.
Bonne fĂȘte Ă toutes en espĂ©rant que vous ne soyez plus cĂ©libataires l'annĂ©e prochaine.
Avec toute mon amitié
Karine
scoubidou51
đ« đ â âš NOĂL DANS PEU DE TEMPS đ« đ â âš
BientĂŽt les bergers reprendront la route
Vers ces flambĂ©es dâĂ©toiles dans les cieux
OĂč scintillera lâastre du berger sous la voĂ»te
ĂtoilĂ©e, lĂ dans une Ă©table est nĂ© un bĂ©bĂ© fabuleux.
Myriade dâinfini se disperse ,en tourbillons
Dans lâespace sur le NoĂ«l des passants
Qui se pressent pour honorer la fĂȘte de lâAvent
Le sapin souverain dresse son fanion.
Enguirlandé de lumiÚres et boules dorées
Son étoile scintille au sommet de ce roi
Alors quâĂ son pied des souliers sont posĂ©s
Placés là par les petits enfants en émoi.
Le PÚre Noël sur son traßneau glisse au travers
Des nuages qui tourbillonnent dans le ciel en joie
Les carillons sonnent et annoncent la foi
Des croyants qui la célébreront là sur terre.
Les enfants aprÚs une nuit agitée se réveillent
SâarrĂȘtent un instant surpris devant tant de merveilles
Les cadeaux tapissent de partout le sol
Douce magie de guĂ©rison dans lâamour qui console.
Colette Guinard
martinemdh
Poésie des carburants
La lecture du poĂšme ci-dessous demande une petite gymnastique de lâesprit, mais quâen termes bien choisis ces choses lĂ sont dites!... Le plaisir dâessence Dans ce monde de brut de moins en moins raffinĂ© nous passons Leclerc de notre temps Ă faire lâEsso sur des routes, pour, au Total, quel Mobil ? On se plaint dâĂȘtre Ă sec, tandis que le moteur Ă©conomique, en ce temps peu ordinaire, est au bord de lâexplosion, dans un avenir qui semble citerne. Il conviendrait de rester sur sa rĂ©serve, voire, jauger de lâindĂ©cence de ces bouchons quâon pousse un peu trop loin. Il y a des coups de pompes ou des coĂ»ts de pompes qui se perdent. La vĂ©ritĂ© de tout cela sortira-t-elle du puits de pĂ©trole ? Quâen pensent nos huiles ? Peut-on choisir entre LâĂ©thanol et lâĂtat nul, voilĂ qui est super inquiĂ©tant! C'est en dĂ©gainant le pistolet de la pompe qu'on prend un fameux coup de fusil. Je vous laisse rĂ©flĂ©chir sur cet axe-lĂ ou sur ces taxes-lĂ âŠ
martinemdh
RĂȘvĂ© pour lâhiver
Arthur Rimbaud
Lâhiver, nous irons dans un petit wagon rose
Avec des coussins bleus.
Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose
Dans chaque coin moelleux.
Tu fermeras lâoeil, pour ne point voir, par la glace,
Grimacer les ombres des soirs,
Ces monstruosités hargneuses, populace
De démons noirs et de loups noirs.
Puis tu te sentiras la joue Ă©gratignĂ©eâŠ
Un petit baiser, comme une folle araignée,
Te courra par le couâŠ
Et tu me diras : » Cherche ! » en inclinant la tĂȘte,
â Et nous prendrons du temps Ă trouver cette bĂȘte
â Qui voyage beaucoupâŠ
Arthur Rimbaud
scoubidou51
đ«đ· đ©đȘ Armistice đ©đȘ đ«đ·
Voici partout la terre rouge du carnage
HĂ©rissĂ©e dâarbres dĂ©chiquetĂ©s et morts
Qui vibrent sur le vaste horizon qui maintenant sâendort
Et oĂč lâhumanitĂ© a poursuivi tant dâannĂ©es son naufrage
DâĂ©tranges flaques oĂč se mĂȘlent la pluie, le gaz et le sang
ReflĂštent dans lâeau trouble lâimage de lâenfer
En dressant çà et là des morceaux de chairs qui sortent de terre
Effrayantes visions de cadavres putréfiants
Le lourd silence aujourdâhui lourdement sâabat
Sur les lieux maudits des combats
OĂč tant de malheureux, dans la fleur de lâĂąge ont Ă©tĂ© balayĂ©s
Passant nâoublie jamais, non jamais !âŠ
Que ci-gĂźt les hommes et une part de leur folie
Sous cette terre brĂ»lĂ©e condamnĂ©e Ă lâoubli!
guillaume Prevel
martinemdh
Rien de Raymond Devos
Rien
Mesdames et messieursâŠ, je vous signale que je vais parler pour ne rien dire. (âŠ)
Mais, me direz-vous, si on parle pour ne rien dire, de quoi allons-nous parler ?
Eh bien de rien ! De rien !
Car rien⊠ce nâest pas rien !
La preuve, câest quâon peut le soustraire.
Exemple :
Rien moins rien = moins que rien !
Si lâon peut trouver moins que rien, câest que rien vaut dĂ©jĂ quelque chose !
On peut acheter quelque chose avec rien !
En le multipliant !
Une fois rien⊠câest rien !
Deux fois rien⊠ce nâest pas beaucoup !
Mais trois fois rien !⊠Pour trois fois rien, on peut déjà acheter quelque chose⊠et pour pas cher !
Maintenant, si vous multipliez trois fois rien par trois fois rien :
Rien multiplié par rien = rien.
Trois multiplié par trois = neuf.
Cela fait : rien de neuf.
Oui⊠Ce nâest pas la peine dâen parler !
Raymond Devos
scoubidou51
Novembre
La forĂȘt se dĂ©fait de ses belles couleurs,
Dans le froid du matin quelques rĂȘves sâaccrochent,
Lâautomne se consume et lâhiver se rapproche,
Le temps sâĂ©coule avec une extrĂȘme langueurâŠ
Au long sommeil la vie semble se résigner ;
Tandis que lâhorizon timidement sâallume
Des écharpes de givre et des manteaux de brume
Sâenroulent tout autour des arbres dĂ©nudĂ©s.
Silencieusement sâĂ©vapore la nuit,
Lâamertume grandit au fur et Ă mesure ;
Novembre est là , qui décompose la nature
Et qui provoque un si mélancolique ennui.
Isabelle Callis-Sabot
