đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47

martinemdh
Jupiter dit un jour : " Que tout ce qui respire
S'en vienne comparaĂźtre aux pieds de ma grandeur :
Si dans son composé quelqu'un trouve à redire,
Il peut le déclarer sans peur ;
Je mettrai remĂšde Ă la chose.
Venez, singe ; parlez le premier, et pour cause.
Voyez ces animaux, faites comparaison
De leurs beautés avec les vÎtres.
Ătes-vous satisfait ? - Moi ? dit-il ; pourquoi non ?
N'ai-je pas quatre pieds aussi bien que les autres ?
Mon portrait jusqu'ici ne m'a rien reproché ;
Mais pour mon frÚre l'ours, on ne l'a qu'ébauché :
Jamais, s'il me veut croire, il ne se fera peindre. "
L'ours venant lĂ -dessus, on crut qu'il s'allait plaindre.
Tant s'en faut : de sa forme il se loua trĂšs fort ;
Glosa sur l'éléphant, dit qu'on pourrait encor
Ajouter Ă sa queue, ĂŽter Ă ses oreilles ;
Que c'était une masse informe et sans be
auté.
L'éléphant étant écouté,
Tout sage qu'il était, dit des choses pareilles :
Il jugea qu'à son appétit
Dame baleine était trop grosse.
Dame fourmi trouva le ciron trop petit,
Se croyant, pour elle, un colosse.
Jupin les renvoya s'étant censurés tous,
Du reste, contents d'eux. Mais parmi les plus fous
Notre espĂšce excella ; car tout ce que nous sommes,
Lynx envers nos pareils, et taupes envers nous,
Nous nous pardonnons tout, et rien aux autres hommes :
On se voit d'un autre Ćil qu'on ne voit son prochain.
Le fabricateur souverain
Nous crĂ©a besaciers tous de mĂȘme maniĂšre
Tant ceux du temps passé que du temps d'aujourd'hui :
Il fit pour nos défauts la poche de derriÚre,
Et celle de devant pour les défauts d'autrui
delphinium29
Printemps qui vientâŠ
Elodie Santos
Printemps qui vient fleurir le temps
arrive un jour sans quâon le voit venir
Printemps qui vient comme le vent
souffler sur lâhiver et le faire partir
Printemps qui vient renaĂźtre Ă nouveau
nous caresser la peau et nous faire sourire
Printemps qui vient avec la Douceur
accueillir le Soleil quâon avait oubliĂ©
Printemps qui vient nous réchauffer
arroser les jardins, faire jaillir les fleurs
Printemps qui vient nous dire Je tâaime
Afin quâon puisse tout recommencer
martinemdh
Le temps qui passe / Creuse rides et sillons
Dans les prés, dans les montagnes et sur nos visages.
Le temps qui passe / Courbe les droites les plus fiĂšres
Et alourdit nos pauvres vertĂšbres.
Mais regarde au fond de tes yeux, / Une étincelle sommeille,
C'est l'enfant qui soudain se réveille, / L'enfant qui se joue de tout,
Du temps qui passe et qui rend fou.
montreal
l'utilitĂ© du rĂȘve
Qu'il soit logique
Ou maléfique
Parfois pathétique
Ou encore magnifique
Le rĂȘve est authentique
RĂȘver est souvent magique
Hier j'ai rĂȘver d'une route
Sans escale ni détour
Chemin de l'amour
Pour une vie sans carrefour
Existence sans retour
Vivre Ă deux pour toujours.
Hier j'ai rĂȘvĂ© d'un spectre
Qui se nome Lucifer
Prince des enfers .
MaĂźtre de mon univers
Qu'il couvre de ses ténÚbres
Et afflige tout mon ĂȘtre.
Hier j'ai rĂȘvĂ© de la misĂšre
Qui recouvrait la terre
D'un voile de tristesse
Par la noirceur de ses prouesses.
Des cĆurs meurtris en dĂ©tresse
Des corps morts en parenthĂšse.
Hier j'ai rĂȘvĂ© d 'une fĂ©e
Qui dans son halo doré
Jetait sur ce monde la beauté
Une poudre de gaieté
Sur les peuples oĂč la bontĂ©
Annihilait le mot 'pleurer'
Le rĂȘve est une Ă©vasion
Peu importe la destination
Il est moyen de vivre ses passions
De fuir ses préoccupations
Le rĂȘve est une fascination
Qu'il faut user sans modération .
?Marie.C
montreal
VeillĂ©e dâavril
Il doit ĂȘtre minuit. Minuit moins cinq. On dort.
Chacun cueille sa fleur au vert jardin des rĂȘves,
Et moi, las de subir mes vieux remords sans trĂȘves,
Je tords mon cĆur pour quâil sâĂ©goutte en rimes dâor.
Et voilĂ quâĂ songer me revient un accord,
Un air bĂȘte dâantan, et sans bruit tu te lĂšves
Ă menuet, toujours plus gai, des heures brĂšves
OĂč jâĂ©tais simple et pur, et doux, croyant encor.
Et jâai posĂ© ma plume. Et je fouille ma vie
Dâinnocence et dâamour pour jamais dĂ©fleurie,
Et je reste longtemps, sur ma page accoudé,
Perdu dans le pourquoi des choses de la terre,
Ecoutant vaguement dans la nuit solitaire
Le roulement impur dâun vieux fiacre attardĂ©.
Jules Laforgue
martinemdh
Rouge, plus vif encore que la couleur du sang,
Tu trÎnes sur la pierre, sous le soleil brûlant.
Réchauffant tes pétales de son nectar chaud
à mon beau Géranium, plus encore que beau !
A coté tes confrÚres de couleur rosé
Nous présentent des sphÚres dont les fleurs ouvertes
Aspirent les rayons du soleil d'été
Et tranchent -éblouissantes- sur les feuilles vertes.
Plus haut, dans les marmites suspendues Ă des chaĂźnes
C'est le Pélargonium qui s'étoffe sans gÚne
Boutons de mille fleurs bientĂŽt prĂȘtent Ă Ă©clore
Demande le soleil, et encore et encore...
Puis reste le- fan jan -mélange rouge et rose
Dont les tiges dépassant, sous une brise, bougent
