đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47


chantoon
Tu as raison. Montreal. Mais quand je met une Poésie, je pense toujours à la personne qui veut bien venir lire...et il n'y a jamais de commentaires, de critiques (bon ou mauvais) aussi je me dis que je les lasse...tout le monde
n'aime pas LA Poesie....
Moi, en tout cas je ne m'en lasse pas....je vais me contenter de ça.
ET surtout de découvrir vos textes, me REJOUIT. Merci encore à vous deux.
mistouflette
La Tendresse
La Tendresse
C'est tout ce qu'il nous reste
Quand on a trop aimé
Lorsque le cĆur est mort
D'avoir trop exister
La Tendresse
C'est un sourire dans le regard
Une main qui se tend
Et te parle d'Espoir
C'est ce qu'on peut donner
Sans risque de se faire mal
La Tendresse
C'est une caresse au fond des yeux
Un sourire qui s'illumine
Comme une guirlande qui scintille
Ce sont les mots qu'on ne dit pas
Mais que l'on comprend Toi et Moi
Mistou 13 Mai 2016
Copyright 2R6U1FA
montreal
Nuls poÚmes n'est trop longs lorsqu'il s'agit de s'exprimer , il faut apprécier justement le ressenti de la personne qui s'est exprimée , c'est la respecter et admirer à sa juste valeur son expression .
Triste saison
Quand résonne le chant du flavert
Sur la forĂȘt qui s'endort
Dans les prémices de l'hiver
L'automne sĂšme ses feuilles d'or
Valse de tutus mordorés
Le petit rat tourbillonne
Gracieuse voltige élaborée
Du feuillage qui papillonne
BientĂŽt ne subsisteront
Que de fines silhouettes
Branches lisses oĂč dormiront
Les frĂȘles alouettes
Le souffle glacé de la bise
Hurlera son chant funeste
Dans la froidure,seule l'iphise
Vers une proie odorée,se preste
La nature doucement sommeil
Engrenage du cycle de la vie
Ronde fragile du vert au vermeil
Passé les frimas,la douceur ravi

chantoon
Bonjour, bonjour...
Je vous ai trouvÚ un poÚme, trés trés trés long...je n'ai pas fini de le lire....
:lol: mais aussi trÚs intéressant ....qu'en pensez-vous ????
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
Jeunes et vieux de leur demeure
S'empressent de déloger,
Et le mĂȘme instant sonne l'heure
De la messe et du berger.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
Réunis en grande famille,
Ce jour-lĂ , nos bons lurons
Vont chanceler Ă la Courtille
Et tomber aux Porcherons.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
Javotte, désertant la halle,
Court étaler à Clichy
Son déshabillé de percale
Que la veille elle a blanchi.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
L'ouvrier promĂšne sa femme
Du Bon-Coin au Soleil-d'Or,
Du Soleil-d'Or au mélodrame,
OĂč le couple heureux s'endort.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
Le laquais, dédaignant sa veste,
Se déguise en habit neuf ;
Et l'homme de bien, plus modeste,
Brosse son habit d'Elbeuf.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
Le marchand, muni d'une assiette
Et d'un petit vin nouveau,
Pour déjeuner à la Muette,
Porte une langue de veau.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
A l'église on voit la grisette
Prier Dieu dévotement,
Pour que le beau temps lui permette
D'aller trouver son amant.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
Le commis au tendron qu'il aime
DĂ©pĂȘche un billet galant ;
Et l'écolier fait de son thÚme
L'oreille d'un cerf-volant.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
Ă chaque porte de la ville
Le chagrin est consigné,
Et le débiteur, plus tranquille,
Ne craint pas d'ĂȘtre assignĂ©.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.
Si quelquefois l'ennui conspire
Contre un désordre aussi beau,
Un refrain combat son empire,
Et le vin est son tombeau.
Vive, vive le dimanche !
Vieil enfant du Carnaval,
De la gaieté la plus franche
Ce beau jour donne le signal.

chantoon
Bonjour....
C'est exactement ça Montreal...merci de nous l'avoir fait découvrir.
Aujourd'hui au lever du jour, j'ai découvert la pluie et ce poeme, qui correspond bien à ce que j'ai ressenti.
C'était un jour de pluie...
CâĂ©tait un jour de pluie ;
Un de ces jours tout gris,
Qui laisse pousser lâennui
Et sâĂ©couler la vie.
CâĂ©tait un jour dâhiver ;
Un de ces jours amers,
Qui laisse les mots se taire
Et lâenvie qui se perd.
CâĂ©tait un matin noir,
A peine teintĂ© dâespoir
De sâĂ©lancer ce soir
Au milieu du miroir.
Pouvoir aller enfin
Au-delĂ du mur tain
Rencontrer le chemin
Qui mĂšne jusquâĂ demainâŠ
Enfin est arrivé,
Le désir animé
De pouvoir sâenvoler
LĂ , de lâautre cĂŽtĂ©....
A peine lâĂ©garement
Dâun si petit moment
Dans le jour finissant,
Que câest lâinstant suivant.
La couleur est azur.
Les traits se dessinent, purs
Sans aucune rature.
Leur goût sucré rassure.
Un léger souffle chaud
Me cĂąline le dos,
Me murmure plein de mots,
Qui me portent aussitĂŽt
Alors donc me voilĂ ,
Etouffée par la joie
De gommer les tracas
Dâun si long embarras...
Alors donc câest ici
Que cesse enfin la pluie
Dans mes yeux obscurcis
Par le chagrin enfoui ?
Alors donc câest ainsi
Que dĂ©bute lâinfini
De ce qui me ravi
Et me plonge dans lâoubli⊠?
Alors toute embrumée,
La Nuit sâest avancĂ©e,
A petits pas, comptés.
Le jour sâest rĂ©veillĂ©,
En riant, amusé
De ce tour si bien joué.
montreal
La santé.
Recueil : Opuscules poétiques (1820)
Que sont tous les trésors auprÚs de la santé ?
Que sont de vains honneurs, la naissance,
Des décorations, la faveur, la puissance,
Les dignitĂ©s, la gloire, et mĂȘme la beautĂ© ?
PrÚs d'un morceau de pain qu'on mange en liberté,
Des biens d'opinion placés dans la balance,
Que pĂšsent-ils ? Rien. Ă qui vit de souffrance,
L'or ne peut procurer un instant de gaieté.
Privé des vrais plaisirs dont s'embellit la vie,
Son sort semble souvent ĂȘtre digne d'envie,
Quand l'ennui le dévore au fond de son palais.
Cesse donc, ĂȘtre ingrat, d'accuser la nature ;
Toi, qui d'elle a reçu le plus grand des bienfaits ;
De tout bonheur réel, la source la plus pure.
Lazare Carnot.

chantoon
Bonjour, bonjour...juste vous souhaiter une belle et douce journée pleine de poésies de toutes sortes...car comme vous le savez , TOUT, autour de nous est Poesie , si on veut se donner la peine de bien regarder, avec le coeur.
â€ïžđđđđđđ đ đ

chantoon
Bonjour, bonjour...
Merci Mistouflette.
La tendresse et la douceur...ça vous parle ? Moi personnellement , je ne pourrais m'en passer. ! je n'ai pas trouvé de qui c'était, dommage !
La douceur et la tendresse
Me remplissent dâivresse
Avec la joie dans le cĆur
Qui mâoffrent le bonheur
Mais la douceur et la tendresse
Peut, ĂȘtre dans le cĆur de chacun.
Oui câest comme une belle promesse
Que lâon reçoit gentiment de quelquâun
La douceur et la tendresse toujours
Fait partie de lâamitiĂ© et de lâamour.
Elles rĂ©chauffent ainsi tous les cĆurs
Oui,nous enlevant toutes les rancĆurs
La douceur et la tendresse bien sûr
Sont si belles mais aussi trĂšs pures.
La douceur et la tendresse dans la joie
Nous mettent, oh oui toujours en émoi.
mistouflette
DIVAGATIONS
Un Amour fou, irrationnel
Un Amour au risque de se perdre
Un Amour nocif qui n'apporte que le pire
Un Amour brulant, un Amour impossible
Comme une drogue, une souffrance
Qui te parle de désespérance
Cette impression de te noyer
Cette sensation d'étouffer
Comme un soleil qui disparaĂźt
Et te plonge dans les ténÚbres
Comme un champignon vénéneux
Comme un hurlement silencieux
Mourir Ă petit feu
Le temps compte si peu
Doucement s'étioler
Voir les années passer
Etre lucide jusqu'Ă l'extrĂȘme
Vouloir y croire, quoiqu'il advienne
Et toujours se voiler la face
Pour pouvoir encore faire face
Mistou 1° Novembre 2016
â
montreal
Un ami
Un ami c'est la bouĂ©e qui t'empĂȘche de couler,
quand tu sombres dans un océan de larmes.
Un ami c'est l'étoile qui te guide ,quand ta nuit
devient ténÚbres et te soutient jusqu'aux aurores
Un ami c'est l'ange qui veille sur toi,toujours présent
et te protĂšge sans jamais faillir .
Un ami c'est la pluie qui vient redonner vie dans ton coeur,
que le vent du désert a asséché et laissé sans joie.
Un ami c'est le vieux chĂȘne, qui rĂ©siste aux pires intempĂ©ries
qui plie mais reste debout pour toujours t'abriter .
Un ami c'est la personne qui te vient en tĂȘte quand tout va mal ,
quand tu as besoin de parler ,d'entendre,ou juste avoir une présence.
Un ami c est la confiance partagée, sans retenue aucune,la personne
que tu laisses entrer dans ton jardin secret.
Un ami c'est pas seulement un mot , un ami sait ĂȘtre un ami
et de donner des preuves que tu sauras reconnaitre
Un ami est un besoin de tous moments quand la vie te blesse
et te plonge dans l'incertitude .

chantoon
Bonjour, bonjour...
Je l'ai trouvé bien de saison...qu'en pensez-vous..??
Vieille ferme Ă la Toussaint
La ferme aux longs murs blancs, sous les grands arbres jaunes,
Regarde, avec les yeux de ses carreaux éteints,
Tomber trĂšs lentement, en ce jour de Toussaint,
Les feuillages fanĂ©s des frĂȘnes et des aunes.
Elle songe et resonge Ă ceux qui sont ailleurs,
Et qui, de pĂšre en fils, longuement sâĂ©reintĂšrent,
Du pied bĂȘchant le sol, des mains fouillant la terre,
A secouer la plaine Ă grands coups de labeur.
Puis elle songe encor quâelle est finie et seule,
Et que ses murs épais et lourds, mais crevassés,
Laissent filtrer la pluie et les brouillards tassés,
MĂȘme jusquâau foyer oĂč sâabrite lâaĂŻeule.
Elle regarde aux horizons bouder les bourgs ;
Des nuages compacts plombent le ciel de Flandre ;
Et tristement, et lourdement se font entendre,
LĂ -bas, des bonds de glas sautant de tour en tour.
Et quand la chute en or des feuillage effleure,
Larmes ! ses murs flétris et ses pignons usés,
La ferme croit sentir ses lointains trépassés
Qui doucement se rapprochent dâelle, Ă cette heure,
Et pleurent.
Emile Verhaeren, Toute la Flandre