đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47


chantoon
Bonjour, bonjour....
A L' Ă©poque mĂȘme en quatriĂšme, nous apprenions des sonnets, des poesies, aprĂ©s les avoir Ă©tudiĂ©s, mot Ă mot, dĂ©cortiquer,etc...
LA c'était parfois un peu long....mais bon...ON ne peut tout aimer...parfois certaines strophes me semblaient bizarres...
Sonnet : Que jâaime le premier frisson dâhiverâŠ
Que jâaime le premier frisson dâhiver ! le chaume,
Sous le pied du chasseur, refusant de ployer !
Quand vient la pie aux champs que le foin vert embaume,
Au fond du vieux chĂąteau sâĂ©veille le foyer ;
Câest le temps de la ville. â Oh ! lorsque lâan dernier,
Jây revins, que je vis ce bon Louvre et son dĂŽme,
Paris et sa fumée, et tout ce beau royaume
(Jâentends encore au vent les postillons crier),
Que jâaimais ce temps gris, ces passants, et la Seine
Sous ses mille falots assise en souveraine !
Jâallais revoir lâhiver. â Et toi, ma vie, et toi !
Oh ! dans tes longs regards jâallais tremper mon Ăąme ;
Je saluais tes murs. â Car, qui mâeĂ»t dit, madame,
Que votre coeur si tÎt avait changé pour moi ?
Alfred de Musset
montreal
Il se nommait TempĂȘte...
Elle aimait parcourir les plaines ensommeillées
Sur le dos de son ami Ă la robe fauve et blanche,
Sentir le vent sauvage sur ses cheveux mouillés...
Elle aurait fait pĂąlir l'aurore la belle Comanche !
Ils aimaient les riviÚres, écoutaient les oiseaux,
Entre la belle et la bĂȘte, une douce connivence
Ătait nĂ©e...mĂȘme si la pluie tombait en rideaux,
De ces moments privilégiés, point d'abstinence.
Par tous les temps, de l'aube d'or au couchant
Les sabots endiablĂ©s de son prĂ©cieux TempĂȘte
La menaient sur son grand rocher flamboyant
OĂč ils suivaient la farandole des nuĂ©es en fĂȘte...
LĂ -haut sur leur mirador ils parlaient au cieux,
Allez savoir, ils rĂȘvaient peut-ĂȘtre de cavalcade
Sur la voie sacrée des loups en levant les yeux.
CĆur de bĂȘte et d'indienne filaient en escapade.
Les saisons se succédaient, jamais ne se lassaient,
Les compagnons bravaient l'hiver et ses morsures,
Lui, fidÚle ami, sans jamais se plaindre, avançait.
Vint le jour oĂč Le grand sage rappela sa monture.
Se couchant prĂšs du cheval, s'endormit elle aussi
Et, son départ dans le silence n'étonna personne.
Unis, ils se promĂšnent vers les prairies de l'infini,
On dit que les soirs de tempĂȘte, un galop rĂ©sonne.â
petitcanari
Bonjour Chantoon, et tous, j'adore les chevaux donc:
Quelques pas, un saut et il sâĂ©lĂšve au Firmament
Merveilleux ĂȘtre de lumiĂšre divine
Fils élu de cette Nature Sublßme
Alchimie organique des quatre éléments
Cheval tu es le Feu qui fait brûler le vent
Le souffle dâAir de la BeautĂ© Parfaite
Lâanimal de la Terre au profil dâAthlĂšte
qui comme lâEau, coule au grĂ© du Temps
Pégase de la Nuit je suis Bellaphoron
Pur Sang inaccessible et Roi comme le Lion
Cheval tu tiens dans ton coeur le monde
Etalon de légende, passion céleste de Chine
Puissant comme Perceval, Hercule ou bien Odin
Tu es lâUniversel, tu propages le Bien
Winston Perez, 2009

chantoon
Bonjour....un peu de légÚreté ... Vu le temps...
IL PLEUT, IL MOUILLE.... đ§ đž đđ đ âïž
Il pleut il mouille
Câest la fĂȘte Ă la grenouille
Il pleut il fait beau temps
Câest la fĂȘte du serpent
Il pleut, il mouille
Câest la fĂȘte Ă la grenouille
Il pleut il fait soleil
C âest la fĂȘte Ă lâarc en ciel
Il pleut il mouille
Câest la fĂȘte Ă la grenouille
La grenouille a fait son nid
Dessous un grand parapluie.
Il pleut , il mouille
Câest la fĂȘte Ă la grenouille
Il pleut, il fait beau temps,
Câest la fĂȘte au paysan
Il pleut, il mouille
C âest la fĂȘte Ă la grenouille
Il mouille, il pleut
C âest la fĂȘte au poisson bleu
âïž đ§ đ đ đž đ
montreal
La cuisine
Dans la cuisine oĂč flotte une senteur de thym,
Au retour du marché, comme un soir de butin,
Sâentassent pĂȘle-mĂȘle avec les lourdes viandes
Les poireaux, les radis, les oignons en guirlandes,
Les grands choux violets, le rouge potiron,
La tomate vernie et le pĂąle citron.
Comme un grand cerf-volant la raie énorme et plate
GĂźt fouillĂ©e au couteau, dâune plaie Ă©carlate.
Un liÚvre au poil rougi traßne sur les pavés
Avec des yeux pareils à des raisins crevés.
Dâun tas dâhuĂźtres vidĂ© dâun panier couvert dâalgues
Monte lâodeur du large et la fraĂźcheur des vagues.
Les cailles, les perdreaux au doux ventre ardoisé
Laissent, du sang au bec, pendre leur cou brisé ;
Câest un Ă©tal vibrant de fruits verts, de lĂ©gumes,
De nacre, dâargent clair, dâĂ©cailles et de plumes.
Un tronçon de saumon saigne et, vivant encor,
Un grand homard de bronze, acheté sur le port,
Parmi la victuaille au hasard entassée,
Agite, agonisant, une antenne cassée.
Albert Samain,